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lundi 20 avril 2015

Migrants noyés: les Européens ne sont pas responsables, les tombeurs de Kadhafi, oui

La Lybie est devenue un plateforme de départ vers l'Europe

L
'Europe est sommée d'agir !

L'Italie est submergée par cette déferlante de migrants africains. 
La Libye redevient la plaque tournante du trafic de migrants africains

Le naufrage dans la nuit de samedi à dimanche d'un bateau de migrants en Méditerranée, au large de la Libye, fait vivement réagir aux plus hauts sommets de l'Europe et des Etats, qui ont multiplié les déclarations. Avec au moins 700 disparus présumés, il s'agirait de la pire tragédie de ce type en Méditerranée. Dimanche soir vers 22 heures, le bilan officiel de ce naufrage était de 24 morts et 28 rescapés.

Placés devant l'urgence du fait accompli, Mattteo Renzi et Alexis Tsipras notamment appellent l'Union européenne à l'aide, mais des agitateurs politiques en profitent pour stigmatiser les Européens qui tentent de surmonter le problème créé par le "printemps arabe" et la chute des dictateurs, dont Kadhafi, qui verrouillaient l'accès à la Méditerranée pour freiner l'hémorragie des forces vives du Proche Orient vers l'Europe.

Dans les Echos ce matin, Y. Bourdillon souligne que la montée des islamistes, les conflits et les conséquences du Printemps arabe expliquent les mouvements migratoires. Au-delà des mafias de passeurs attirés par le profitcertains soupçonnent aussi les islamistes, dont Daesh, d'instrumentaliser l'émotion européenne pour infiltrer des djihadistes et favoriser la déstabilisation et l'envahissement de l'Europe par l'infiltration d'islamistes sous couvert d'aide humanitaire.

Ancien guide touristique dans le désert du Sud libyen, Ahmed ne voit plus aujourd’hui passer que des migrants venus d’Afrique noire dans sa ville de Sebah.
"Il y en a énormément et ils sont de plus en plus nombreux", affirme-t-il . "Ils rentrent comme ils veulent", ajoutait Ahmed. "Qui peut les arrêter? Le gouvernement de Tripoli ne fait rien pour le Sud libyen. Ici, il n’y a pas de force de sécurité pour garder la frontière, et il n’y a pas de travail, rien à faire…"

Dans cette Libye sans État où les milices armées font la loi, le trafic des clandestins, parmi ceux des armes et de la drogue, est en pleine expansion. Ce pays est devenu l’ultime point de passage sur le continent africain pour des milliers de pauvres hères rêvant de gagner l’Europe. N’ayant plus d’argent pour payer les passeurs, ou ayant été rançonnés par ces derniers, certains demeurent coincés à Tripoli ou Benghazi. Les centres pour immigrés clandestins étant saturés, la capitale libyenne a même réquisitionné son zoo, vidé de ses animaux et fermé depuis la révolution! On peut y croiser les migrants qui n’ont pu embarquer sur des navigations de fortune à destination des côtes italiennes de l’île de Lampedusa, des Pouilles ou de la Calabre.

La route migratoire qui partait de l’Afrique vers l’île portugaise des Açores et celle qui traversait le Maroc ou l’Algérie à destination de l’Espagne sont aujourd’hui beaucoup moins fréquentées, les contrôles ayant été renforcés. C’est donc vers la Libye que converge maintenant l’essentiel de l’émigration clandestine africaine. Se retrouvent dans ce pays les Subsahariens venus de l’ouest de l’Afrique et ceux qui fuient la Corne de l’Afrique.
C’est cette dernière filière, "la route de la Méditerranée centrale", comme l’appellent les spécialistes, qui aujourd’hui convoie le plus d’immigrés clandestins vers l’Europe. Entre janvier et septembre 2013, l’agence veillant sur les frontières extérieures de l’Europe (Frontex) a enregistré pas moins de 31.500 migrants clandestins sur les côtes italiennes. Ils étaient environ 10.000 en 2012.

"Je vais poursuivre les discussions avec les dirigeants européens, la Commission et le service diplomatique de l'UE sur la façon de remédier à la situation"
, a ainsi indiqué le président du Conseil européen Donald Tusk sur son compte Twitter, dimanche 19 avril. Donald Tusk prendra "une décision sur la possible tenue d'un sommet extraordinaire, après ces consultations", a précisé son porte-parole.

Les accusateurs


Tandis que le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy tombe dans le panneau et avertit qu'il en va de la"crédibilité" de l'Europe ("Nous Européens, nous risquons notre crédibilité si nous ne sommes pas capables d'éviter ces situations dramatiques qui se produisent tous les jours"), le premier ministre grec, Alexis Tsipras a, de son côté, culpabilisé l'Europe, l'invitant à prendre des"initiatives diplomatiques pour un règlement pacifique du conflit en Syrie, en Irak et en Libye", d'où sont issus une grande partie des migrants.

Eva Joly (EELV) surgit des flots ensanglantés
L'ex-magistrate bi-nationale et ex-candidate altermondialiste d'Europe Ecologie -les Verts à la présidentielle 2012 ( 2,31 % des voix) ressort de nulle part pour porter des accusations politiciennes contre la France: "C'est la conséquence de notre politique étrangère." 
VOIR et ENTENDRE la députée européenne EELV, Eva Joly, invitée ce lundi sur BFMTV, pointer  "notre absence d'intervention". "C'est la faillite de notre politique d'intervention. C'est la conséquence de notre politique étrangère et du fait que nous ne sommes pas intervenus en Syrie (…) C'est le KO du monde que nous voyons", a-t-elle affirmé.


Organisation internationale pour les migrations: "Rétablissez Mare Nostrum"
C'est cette fois l'exhortation du directeur de cette agence intergouvernementale basée à Genève mais qui se situe en dehors du système des Nations unies.
Le patron de l’OIM appelle à rétablir l’opération militaro-humanitaire italienne, au lendemain du naufrage meurtrier d’un chalutier en provenance de Libye. 
Le directeur de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a appelé lundi à rétablir l’opération militaro-humanitaire italienne Mare Nostrum après le naufrage d’un chalutier chargé de migrants au large de la Libye ce week-end, faisant craindre la mort de 700 personnes.

Le directeur de l’OIM, William Lacy Swing, a également encouragé d’autres pays européens à participer à cette opération abandonnée l’an passé en raison de son coût élevé, et remplacée par une autre opération, Triton, plus modeste et " insuffisante", selon lui. "Rétablissez Mare Nostrum, apportez-lui le soutien nécessaire pour sauver ces vies ", a déclaré M. Swing en marge d’une conférence à Jakarta.

Les migrants sont une chasse gardée de l'extrême gauche.
"Mare Nostrum a sauvé 200.000 vies d’octobre 2013 à décembre 2014", a ajouté M. Swing, soupçonné d'inflation: d'autres sources en valident un millier. Du seul fait que W. L. Swing, 81 ans, est ex-ambassadeur des États-Unis et ex-représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies. il est pourtant accusé de "recommander des politiques hostiles aux migrations", de vendre les "dernières technologies de contrôle", "d'entraîner les officiers de police et les patrouilles douanières à combattre les migrations", et de "construire des camps de détention" Mais cette campagne de surveillances est lancée par le réseau No Border constitué d'euro-anarchistes violents.

Concernant l’opération Triton, il n’y a pas de patrouille en eaux profondes et les équipements sont insuffisants : "Ils n’ont pas de mandat, ils sont une agence de protection des frontières ", a dit W. L. Swing. L’Italie avait abandonné Mare Nostrum faute d'avoir réussi à convaincre ses partenaires européens de participer au coût opérationnel de neuf millions d’euros par mois, sur fond de divisions, certains estimant que l’opération pourrait encourager de manière non intentionnelle des migrants à traverser la Méditerranée. "Il y a 27 autres membres de l’Union européenne. Nous pouvons certainement partager la responsabilité de cela, et ça ne coûterait pas trop cher à quiconque", a estimé M. Swing, sorte de Hollande qui considère que ce sont les Etats qui paient et non les contribuables européens.

Les acteurs européens pallient les conséquences du "printemps arabe"

Réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères européens
Les ministres des Affaires étrangères européens se réunissent ce lundi à partir de 15h, heure de Paris. Le commissaire européen chargé du dossier, Dimitris Avramopoulos, a annulé un voyage au Maroc pour se rendre à Luxembourg où il retrouvera de la chef de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini. D. Avramopoulos prépare une nouvelle "stratégie" sur l’immigration pour l’UE, qui doit être présentée dès la mi-mai.
Les ministres de l’Intérieur italien, Angelino Alfano, espagnol, Jorge Fernandez Diaz, et allemand, Thomas de Maizières, ont déjà confirmé leur présence lundi à Luxembourg. On attend en revanche la confirmation de Nanard Cazeneuve.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a indiqué dimanche soir qu’il consulte les dirigeants européens sur l’organisation d’un sommet de chefs d’Etat et de gouvernement consacré à la question
Réclamée par le président du Conseil italien, Matteo Renzi, et soutenue Washington, cette réunion en urgence des Etats européens sur l’immigration pourrait être organisée cette semaine face à ce que les media italiens appellent " la plus grave tragédie de l’après-guerre".


samedi 23 août 2014

EELV: recomposition du paysage Verts à l'université d'été

Chaos coutumier aggravé

A Bordeaux, Emmanuelle, les médiatiques brillent par leur absence
La page s'est-elle tournée pour les sexagénaires ?

Les écologistes sont les premiers à organiser leur université d'été qui a débuté ce jeudi à Bordeaux avec l'absence de grands vivants: Daniel Cohn-Bendit qui ne reconnaît pas ses petits, Noël Mamère qui s'aigrit et José Bové qui perd la foi politique. Pas de membres écologistes du gouvernement non plus, puisqu'ils en ont claqué la porte. L'an dernier Christiane Taubira (Justice) et Philippe Martin (Ecologie) avaient encore fait le déplacement à Marseille. Mais "il y aura d'anciens ministres", sourit un responsable du mouvement, en référence notamment à Cécile Duflot. De ce départ, il sera évidemment question jusqu'à samedi avec la sortie annoncée pour lundi 25 août du livre de la députée de Paris dans lequel elle raconte son expérience au ministère du Logement.

Les héritiers écartent l'intérimaire Emmanuelle Cosse 

Elle aurait dû être au premier plan mais n'a pas pu s'imposer. Pour ses premières journées d'été à la tête d'Europe Ecologie-Les Verts, qui se terminent samedi à Pessac (Gironde), Emmanuelle Cosse s'est faite zapper à la faveur du livre polémique de l'ex-patronne des Verts, Cécile Duflot, et par les rivalités internes de son parti.
E. Cosse a entamé son Voyage au pays des désillusions.  "Ce que raconte Duflot, c'est l'explication de ce qui cloche actuellement dans cette gauche, juge Mme Cosse. C'était important qu'elle le dise, mais on ne doit pas être simplement là pour discuter de personnes ou de stratégies."

"Tenir les deux bouts" 
Il aura été beaucoup question de personnes et de stratégies pendant ces trois jours sur le campus de Bordeaux-Montaigne. Mais après avoir fait fonction de secrétaire nationale d'EELV pendant un an, l'ex d'Act Up se retrouve repoussée dans l'ombre par la décision des deux ex-ministres, Cécile Duflot et Pascal Canfin, de quitter le gouvernement début avril, faisant ainsi voler en éclats sa majorité issue du congrès de Caen. "Depuis, elle passe son temps à signer des accords de non-agression", ricane le député des Français de l'étranger, Sergio Coronado.

Des recompositions sont en cours au sein du parti autour de deux lignes portées par l'ex-patronne des Verts et son ancien complice à la tête du parti, Jean-Vincent Placé. Très critique, la première cherche à construire une alternative à la politique menée par François Hollande, un oeil tourné vers les "frondeurs" du PS et l'autre posé sur une Eva Joly encline à un rapprochement avec Mélenchon, nouveau célibataire politique. Le second défend une majorité rassemblée autour du chef de l'Etat qui pourrait aller jusqu'au centre, avec l'UDI. E. Cosse, elle, se retrouve prise entre deux feux. "Je ne choisirai pas entre les deux, assure-t-elle. Ma responsabilité est de faire en sorte que les écolos obtiennent des résultats et soient en capacité de gouverner." A condition de garder sa place et d'acquérir de l'influence.

"La porte de sortie, c'est elle"
Le parti s'est figé et incapable d'un débat public sur les questions qui auront pourtant beaucoup animé le "off" des journées d'été. Si dans le parti, nombreux sont ceux portés à l'indulgence, jugeant qu'elle "fait de son mieux" et réussit "à tenir les deux bouts", la situation est devenue intenable pour celle que l'on disait placée là par Duflot.

Or, pour lui simplifier les choses, son compagnon, le député de Paris Denis Baupin, a décidé de se placer en première ligne au côté de Jean-Vincent. "Elle est plutôt d'accord avec ces derniers, mais elle ne peut pas l'assumer publiquement, car ça voudrait dire mener une confrontation avec Duflot et avoir un discours de vérité avec la base du mouvement", commente Coronado

A l'instar du député du Gard Christophe Cavard, certains estiment que la quadragénaire doit absolument réussir à devenir "la troisième personnalité", seule solution pour sortir d'un duel stérilisant pour le parti. "La porte de sortie, c'est elle", s'aventure Cavard. Cela sera d'autant plus nécessaire à Mme Cosse, vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France, a bien l'intention de rempiler en 2015 et pas à n'importe quelle place.

Des dents longues à rayer le plancher
"Il est très possible que je me représente et la tête de liste en Ile-de-France m'intéresserait", a confié E. Cosse vendredi soir, se préparant une solution de repli. "Je la soutiens et Cécile aussi a priori", assure Placé
Interrogée par Le Monde sur ses ambitions pour cette élection, l'ancienne ministre pestiférée est restée beaucoup plus floue. "Je ne suis candidate à rien, mais je veux prendre toute ma place dans le débat politique : ça peut passer ou non par des candidatures", a-t-elle répondu, endormant les adversaires.

Si sa stratégie d'incarnation d'une alternative verte à François Hollande venait à échouer, la députée de Paris pourrait être tentée de se lancer dans la course aux régionales à l'heure où la réforme territoriale vise à donner aux futures régions plus de pouvoir. D'autant que le calendrier des élections, qui doit être repoussé à décembre 2015, lui est favorable. En attendant, comme elle l'avait fait pour les municipales à Paris, avec la complicité de la Ch'tite Martine Aubry, Duflot a choisi de ne se fermer aucune porte. Au risque de piétiner son ex-protégée.



vendredi 22 août 2014

Mélenchon "se casse" du Parti de gauche

Mélenchon quitte la coprésidence du parti de gauche
"Il n'y a ni crise, ni quoi que ce soit"
mais la volonté de se consacrer désormais  pleinement à la présidentielle de 2017, a précisé Jean-Luc Mélenchon.

Alors qu'il est contesté  par ses alliés communistes du  Front de gauche, Mélenchon quitte donc la coprésidence du parti de gauche (PG), mais assure pour l'heure qu'il continue le "combat" politique. A 63 ans, ce retrait s'inscrirait selon lui dans le cadre d'une réorganisation du parti. "Nous changeons notre dispositif pour l'adapter à une nouvelle stratégie", a-t-il assuré.
 
"Le parti va se battre pour la VIe République, notre candidat pour 2017, c'est la VIe République", a lancé Jean-Luc Mélenchon, martelant qu'il se consacrera désormais à cette tâche. Et "pour cela il ne faut pas que je sois président d'un parti", pas plus que Sarkozy, a-t-il souligné.
 
"Nous ne sommes pas d'accord pour être enterrés avec Hollande"

Hollande, les yeux sur ses souliers
Jean-Luc Mélenchon est très amer et se dit
prêt à "tirer les leçons de ce qui n'a pas fonctionné aux élections européennes", alors que le pouvoir socialiste réaffirme chaque jour qu'il ne changera rien à sa politique destructrice d'emplois, de croissance et de pouvoir d'achat.

Jean-Luc Mélenchon reste très affecté par le score du FN (près de 24,85 %) à ce scrutin, alors que le Front de gauche avait récolté 6,33 % des votes, perdant 50% de son électorat populaire au profit de l'extrême droite qu'il dit combattre. 

Abandon annoncé du PG par le Front de gauche

L'ancien candidat à la présidentielle précise encore qu'il n'abandonne pas non plus le Front de gauche, la grande formation créée par le PG et le Parti communiste, mais c'est le Front de gauche qui médite de s'en débarrasser, tant son image est détestable. Il dit qu'il sera "peut-être" présent à la réunion prévue le 6 septembre. "Je ne boude pas, je ne fais pas la tête", insiste-t-il. Et pour preuve qu'il ne s'agit nullement d'un retrait de la vie politique, Jean-Luc Mélenchon ajoute qu'il publiera un livre en novembre, L'Ére du peuple. Un Duflot bis ?

Le nouveau dispositif du PG doit être validé vendredi soir lors d'un bureau national à Grenoble où le parti tient ses "remue-méninges". Une conférence de presse est prévue samedi.

Martine Billard, coprésidente du PG, fait partie du même convoi à quitter le PG et se consacrer au réseau européen de l'éco-socialisme (!), a-t-il ajouté.
 
Dans le même instant, Eva Joly, EELV, refait surface dans les media

Eva Joly et Mélenchon
Dans une tribune, ancienne candidate à la présidentielle 2012, et Julien Bayou, responsable d'Europe Écologie-Les Verts, demandent l'organisation d'une primaire de l'autre gauche en vue de la présidentielle 2017. L'écologiste radicale, partisane d'une politique verte punitive, se déclare en recherche des moyens d’ouvrir un autre chemin pour 2017. Selon cette conseillère régionale d'Ile-de-France, une alliance politique est nécessaire pour trouver les voies de la confiance populaire. 
Le temps des migrations politiques s'ouvre et une nouvelle grille des programmes est en préparation, comme sur les autres chaînes médiatiques de propagande...

 

lundi 30 juin 2014

EELV: Duflot et Placé sont arrivés au point de rupture (bis*)

Leur affrontement, selon Le Monde: "Les chemins de Duflot et Placé se séparent"

Lors de leur conseil fédéral de la mi-juin, l'heure était à la recomposition chez les écolos 
 
Les Thénardier se font la gueule
En signant un texte intitulé "Rebondir", les écolos radicaux proches de Cécile Duflot consommaient une rupture politique avec Jean-Vincent Placé. La fin de "la Firme", disent certains: ni recomposition silencieuse, ni séparation politique par consentement mutuel entre Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé, surnommés "les Thénardier" des Verts ou la "Firme". 

C'est de divorce dont il est question. "Maintenant il y a deux firmes", sourit un dirigeant du parti. Qui poursuit : " C'est comme dans un couple, il vaut mieux se séparer quand on est en bons termes." En somme, avec le départ des écologistes du gouvernement, le parti est désormais divisé entre ceux qui s'en félicitent et ceux qui le regrettent. La fracture n'est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c'est que ces forces s'organisent et se comptent. Quelques mois après le Congrès de Caen, les alliances internes se défont et se refont.

Depuis ce congrès qui n'en est pas un, ce texte "Rebondir" circule largement en interne. 

Les Thénardier
Ses signataires avaient prévu de se retrouver, en marge du Conseil fédéral puis en "séminaire" dans un gîte près de Nantes, les 5 et 6 juillet prochain. Initié par David Cormand, le n°2 du parti et par Marine Tondelier (membre de la direction du parti), le texte est signé par des proches de Cécile Duflot dont Stéphane Sitbon-Gomez, par l'ancien ministre Pascal Canfin, par l'ex-chef des écolos,Pascal Durand, ou encore par des parlementaires comme Esther Benbassa (Azelma)Danielle Auroi (Éponine) ou Yannick Jadot.

Les écologistes radicaux veulent afficher leur penchant pour l'extrême gauche

On peut y lire une forme de réponse à J.-V. Placé et F. de Rugy, les patrons des sénateurs et députés écolos, qui ont récemment signé une tribune commune avec le leader de "l'aile droite" du parti, Jean Desessard. "Les électeurs écologistes n’ont pas été convaincus par la sortie du gouvernement survenue après les municipales", écrivait le trio dans Libération après les résultats des Européennes. "S'il peut y avoir des regroupements d'idées, il faut les favoriser. L'accord avec une partie de l'aile gauche que voulait faire Cécile Duflot lors du Congrès à Caen, elle le fait une fois sortie du gouvernement. La majorité a éclaté. Placé et Duflot ne sont plus sur la même ligne", explique aujourd'hui Desessard.

Un membre du courant d'Eva Joly et de Julien Bayou se dit intéressé par la démarche de "Rebondir" 
Mais il demande à voir : "Il n'y a pas de souci à ce que la majorité se recompose. Mais si c'est pour entériner juste une petite pause entre Duflot et Placé, nous n'avons pas besoin de ça. Les parlementaires font les choses dans leur coin et le parti aussi. Cosse se retrouve un peu coincée." "Les équilibres du dernier Congrès sont déjà obsolètes mais on ne remet pas
en cause Emma Cosse", souligne Marine Tondelier, cheville ouvrière de "Rebondir".

Ces mêmes radicaux qui ont pactisé avec le PS justifient la sortie du gouvernement

"Nous avons assisté à l’abandon des enjeux écologistes", assurent-ils. Ils poursuivent: "Après le choc des municipales et le profond rejet des politiques menées que ce scrutin a révélé, nous avons déploré le choix du maintien du cap précédent par François Hollande. Dès lors, nous avons considéré que la participation gouvernementale n’était plus possible pour les écologistes car elle aurait été en contradiction avec nos principes et nos valeurs."
"Depuis trop longtemps, la différence entre la Droite et la Gauche traditionnelle réside dans la manière d’utiliser les marges de manœuvre budgétaires octroyées par les quelques points de croissance de l’économie. Avec la fin de la croissance, on constate que les différences entre les deux principales forces politiques disparaissent aux yeux des Français-es", pointe ce texte.

A la recherche de "convergences" 

Mélenchon-Duflot-Aubry
Refusant aussi bien une nouvelle "gauche plurielle" qu'un repli identitaire, les signataires sont à larecherche de "convergences" sans faire du PS l'allié privilégié. "Nous proposons donc de rechercher des convergences, avec toutes celles et ceux qui veulent encore croire qu'un changement est possible, quelle que soit leur appartenance partisane et leur engagement militant, et sans chercher à revendiquer a priori la conduite d'une alternative."

Parmi les axes qui doivent guider une convergence possible, on trouve "l'abandon de la monarchie républicaine au profit d'un régime parlementaire" avec "l'exigence de la proportionnelle"
Autre axe : passer "d’une société de 'l'avoir' à une société de 'l’être'". "Le modèle de croissance du 20e siècle n’est pas la solution, mais il est le problème." Deux thèmes qui peuvent les rapprocher du Parti de Gauche de Mélenchon, même si une telle alliance n'est jamais clairement énoncée encore. 

* Bis pour information: cet article a été bloqué une première fois -sans préavis, ni commentaire- par un démocrate bienveillant et partisan de la liberté d'expression à la soviétique...

jeudi 22 mai 2014

En chantant l'hymne européen en ...allemand, EELV donne-t-elle envie d'Europe ?

A Lille, Duflot et Cohn-Bendit font chanter l'Ode à la joie ...en allemand !

Il sentait le reniement, le meeting d’Europe-Écologie, 
le 16 mai au Grand Palais de Lille. Le PS est bien mal récompensé d'avoir passé un accord secret entre l'amère de Lille et la pastèque Cécile Duflot, qui a permis à EELV de s'emparer de sièges socialistes. C'est maintenant chacun pour sa pomme bio...

Pour la circonstance du 25 mai, d’Eva Joly à José Bové en passant par Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot,
les totalitaires de l'écologie étaient venus soutenir la liste qu’emmène Karima Delli. Une famille recomposée pour la photo de campagne  des Européennes.

Le coeur n'y était pas à la parade. 
"Ce ne sont pas les sondages mais les citoyens qui font l’élection", prévient la tête de liste. "Nous croyons à la bonne surprise comme en 2009. L’échelon européen est celui de la sortie de crise", assure Karima Delli, qui espère faire aussi bien qu’Hélène Flautre il y a cinq ans (12,1 %).  Delli n'est pourtant pas tant connue pour son activité à Bruxelles que pour son activisme, d'abord au Collectif Jeudi Noir, auquel elle appartient toujours, et ses avatars, La France qui se lève tôt ou Sauvons les riches, subitement mis en veilleuse en mai 2012 et l'accession de trois hommes d'affaires socialistes à la tête de la presse présidentielle, Le Monde et Le Nouvel Observateur.

Un optimiste forcé
 
Eurodéputée ou agitatrice ?
"Nous sommes là pour donner envie d’Europe, pas pour écouter les sirènes eurosceptiques. Les fonds européens ont financé 7000 projets dans la région et qui le sait ?", s’étonne la chef de file écologiste, avec Alexandre Jurado et Anny Poursinoff, mais en rivalité avec la tendance incarnée par Pascal Durand (IdeF), Yannick Jadot (Ouest), Sandrine Bélier (Est) ou Michèle Rivasi (Sud Est).

Quoi de mieux, pour donner envie, que d chanter ensemble en allemand...
VOIR et ENTENDRE Cécile Duflot émouvoir Daniel Cohn-Bendit en poussant la salle à entonner l'Ode à la joie en ...allemand:
Dans le même temps, Christiane Taubira, la garde des Sceaux guyanaise de Manolo Valls et camarade d'Eva Joly, candidate marginale de la présidentielle 2012, répugne à entonner la Marseillaise le jour de la commémoration de l'abolition de l'esclavage... 

Une tête de liste peu convaincante

Ses coéquipiers gagnent-ils à être connus? François Veillerette (ex-militant de l'ONG supranationale Greenpeace et déjà vice-président de la région Picardie), Majdouline Sbaï (déjà vice-présidente du conseil régional Nord-Pas de Calais), Michel Kfoury (leader de la Confédération paysanne dans l'affaire de la ferme des Mille vaches) ou Véronique Moinet.

Au passage, elle tacle les autres partis. 
K. Delli porte chapeau et moustache 
dans l'hémicycle de Strasbourg 
pour la journée de la femme 2011.
"Le Parlement européen n’est pas un lot de consolation ni une salle d’attente pour préparer les prochaines élections nationales, lance Karima Delli connue pour ses happenings, mais dont la légitimité reste pourtant à démontrer. Ses diplômes délivrés par l'Université de Lille ont récompensé le militantisme plus que le savoir et celle qui n'était que 4e en 2009, après Daniel Cohn-Bendit, l'ancienne juge Eva Joly, et Pascal Canfin, se trouve aujourd'hui propulsée en tête par l'abandon de anciens. Son credo laïc: "davantage d’Europe, un véritable saut fédéral, avec davantage d’écologie et de social".

José Bové abonde: "On construit notre campagne sur les solutions. En démontrant que sur le financement de la transition énergétique les réponses sont européennes, on croit au rêve européen, c’est le seul processus démocratique en construction dans l’Histoire."

En se désolidarisant de l'Etat PS, les Verts seront-ils exemptés de malus dans les urnes ?
Bravement, les Verts sont sortis du gouvernement pour ne pas endosser le bilan Hollande à la veille des Municipales et des Européennes.

Ni malus, ni bonus, pronostique Daniel Cohn-Bendit. "Il y avait de bonnes comme de mauvaises raisons de rester ou de quitter le gouvernement, mais ce n’est pas le problème" estime-t-il. "Nous faisons le choix de ne pas instrumentaliser la politique nationale," se défend Dany-le-rouge. 



lundi 12 mai 2014

Taubira refuse de chanter la Marseillaise: la gauche ne désavoue pas

La presse dénonce le FN qui réclame son limogeage

La ministre Christiane Taubira n'a pas voulu chanter La Marseillaise lors de la commémoration de l'abolition de l'esclavage


C'est à la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, que la presse s'en prend pour avoir reproché son refus à la Garde des Sceaux de Hollande, le dimanche 11 mai , dans les jardins du Luxembourg à Paris.

La ministre de la Justice a confirmé ne pas avoir entonné l'hymne nationalSur sa page Facebook, la mélomane dit avoir préféré écouter les solistes... 


Trop de mots et d'arrogance provoatrice 
La ministre a surtout une notion très particulière de la communauté nationale. Christiane Taubira ironise notamment sur "certaines circonstances [qui] appellent davantage au recueillement [...] qu'au karaoké d'estrade". Que le peuple  rassemblé entonne l'hymne national défrise cette intellectuelle ! Et elle exprime son idéologie en des termes méprisants, voire "salissants", comme dirait la ch'tite de Lille.  et ne pas avoir voulu " aller gaillardement de [sa] part de fausses notes".

Réaction immédiate et saine: Marine Le Pen demande à "Manuel Valls[d'annoncer] le limogeage de Mme Taubira".
« En comparant “La Marseillaise” à un “karaoké d'estrade”, et en refusant de la chanter, Christiane Taubira a révélé son vrai visage, et celui du gouvernement. Ce dérapage inacceptable est en effet une preuve symbolique de premier ordre de leur mépris pour la France, pour son histoire, et pour son peuple, qui lui aime >chanter son hymne, et en est fier. »
Sur Twitter, plusieurs membres du Front national, dont Florian Philippot et Gilbert Collard, et un élu UMP parisien, Geoffroy Boulard, ont également réclamé la démission de Christiane Taubira.

La ministre de la Justice persiste et signe
Dans son texte prétentieux posté sur Facebook, elle alimente la polémique, la provocatrice s'en prend en retour à "ceux qui, par ces intimidations et ces traques, affichent des pratiques de miliciens", et qui se rendent coupable, selon elle, un "rapt [...] sur l'hymne, le drapeau, la nation, la République".
Trop pompeuse pour être honnête
Le président de l'UMP se déclare "choqué" par les propos de la ministre.
"Une boulette de plus", c'est peu dire! J.-F. Copé n'appelle d'ailleurs pas à la démission de la Garde des Sceaux. Interrogé lundi par Europe 1, il préfère dénoncer (Le Figaro dit "taper"!) sur "la politique laxiste" de la Garde des Sceaux plutôt que d'insister sur cette dernière provocation militante. En effet, selon lui, "elle aurait dû démissionner depuis longtemps compte tenu de sa politique laxiste sur la réforme pénale".
La ministre maintenue par Hollande est une propagandiste
Le Front National a déjà réclamé en mars 2013 l'exclusion de Karim Benzema de l'équipe de France pour avoir affirmé ne pas voir le problème de "ne pas chanter La Marseillaise".

Taubira se plaint de cristalliser le racisme sur sa petite personne
Ses provocations à répétition expliquent cet exutoire, mais on est d'ailleurs tenté de considérer que la Guyanaise, ex-indépendandiste, n'a que ce qu'elle mérite dans une version bananière du "qui sème le vent la récolte la tempête", n'en déplaise au CRAN et autres associations liberticides
Taubira réplique: "Nous sommes tous des singes français."  Tout est donc pour le mieux, si elle a acquis quelque sentiment national...


Or, un autre ministre de Valls en remet une couche 

La gauche est-elle liguée contre les emblèmes nationaux?

Benoît Hamon, à l'aile gauche du PS, en profite pour déclarer qu'il lui arrive aussi de bouder la Marseillaise. Un tel ministre gauchiste à l'Education, ça n'interpelle pas non plus Hollande...

Cela ajouté à la déclaration d'Eva Joly, la franco-norvégienne d'EELV
En 2011, Eva Joly a exprimé un "rêve" de bon sens, selon elle: la disparition du défilé militaire du 14 Juillet. Comment ne pas souhaiter que le symbole de notre République cesse de prendre la forme de ces cohortes de véhicules blindés, s'interrogea l'ex-magistrate. Les défilés militaires, ce seraient des coutumes propres aux régimes autoritaires, voire totalitaires (Russie, Chine, Corée du Nord...). Ou alors de pays en conflit avec leurs voisins.
"Mais pourquoi tant de rage contre Eva Joly", s'interroge Rue89 !...