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dimanche 12 juillet 2015

Notre-Dame-des-Landes: 15.000 militants se sont encore mobilisés contre le projet

Pour les opposants, le projet d’aéroport est contraire aux objectifs de la COP21

Pour réclamer l'abandon du projet Ayrault d'aéroport à Nantes,
des milliers d'opposants à l'aéroport étaient rassemblés samedi 11 et dimanche 12 juillet sur le site du projet contesté. Ils estiment cet l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes néfaste pour l'environnement. A l'entrée du site, à Vigneux-de-Bretagne (Loire-Atlantique), où était organisé le quinzième rassemblement estival annuel des opposants au transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes, une grande banderole proclame "Chauffe la lutte, pas le climat." "Abandonner le projet de Notre-Dame-des-Landes, c'est totalement dans l'esprit de la conférence climat (la COP 21, qui se tient à la fin de l'année, d'une part parce qu'on devrait diminuer les vols d'avions pour baisser l'émission des gaz à effet de serre, et parce qu'on doit ici préserver la zone humide exceptionnelle", déclare Françoise Verchère, co-présidente du CEPDA (Collectif des élus doutant de la pertinence de l'aéroport), l'un des organisateurs de ce rassemblement. "Si on prétend lutter contre le réchauffement climatique, il faut abandonner les mauvais projets et Notre-Dame-des-Landes en est un", ajoute Mme Verchère, appelant l'exécutif à "agir en acte contre les modifications climatiques".

Les déclarations des responsables politiques -notamment la ministre Ségolène Royal- en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique sont en contradiction majeure avec la réalité des politiques économiques et des projets d’infrastructures, de transport en particulier. Ce site de 1.650 hectares, une zone humide à 98 %, "a été choisi il y a bien longtemps, à un moment où, certes, on ne se préoccupait pas de l'eau. Mais aujourd'hui, l’État, la région et Vinci Airports ne peuvent plus jouer avec l'environnement, sinon on va dans le mur, car on n'a pas des ressources inépuisables, fait valoir Bernard, un sexagénaire habitant une commune limitrophe de Notre-Dame-des-Landes. Pour lui, le rassemblement des opposants à l'aéroport est "la première étape" de la conférence de l'ONU sur le climat, "un exercice grandeur nature", car "on est en train de faire le contraire de ce qu'on prétend, (...) les gouvernants vont prêcher l'écologie, mais surtout pas la pratiquer".

"Ne rien lâcher"

Sur la quarantaine de débats et forums prévus tout le week-end, une large part était consacrée à l'écologie et au climat. D'autres ont dressé un "état des lieux de la lutte" contre le projet d'aéroport, mais aussi contre d'autres "grands projets inutiles", comme la ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin, le site d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse), Sivens, mais aussi le Center Parcs à Roybon (Isère). "Ce rassemblement est devenu une véritable université populaire, il dépasse largement le seul problème de Notre-Dame-des-Landes (...). Ici, on parle de démocratie, de prises de décision, de problèmes environnementaux, de climat", souligne Françoise Verchère.

"C'est l'occasion de se remobiliser, voir quelles sont les luttes en France et ailleurs. (...) et prouver que rien n'est fini", affirme un habitué de ce rassemblement, Julien, venu du Maine-et-Loire. Ce "rendez-vous devenu incontournable" et qui permet de "garder la mobilisation intacte" revêt un caractère "particulier" cette année, le tribunal administratif de Nantes devant rendre vendredi ses jugements dans le volet environnemental du projet, remarque Julien Durand, porte-parole de l'ACIPA (Association citoyenne intercommunale de populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes), principale association d'opposants.

Dix-sept requêtes au total ont été déposées pour demander l'annulation de cinq arrêtés préfectoraux autorisant le début des travaux du futur aéroport. Lors de l'audience, le 18 juin, le rapporteur public a préconisé le rejet des recours déposés par les opposants, estimant que le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne présentait pas d'atteinte environnementale majeure, mais qu'au contraire il y avait des "raisons impératives d'intérêt public à l'aménagement d'un nouvel aéroport". La construction du futur aéroport, dont l'inauguration était initialement prévue en 2017, a été suspendue dans l'attente de l'épuisement des recours déposés par les opposants.


Un seul et même combat au Bourget,
au nord de Paris, où se tiendra la Conférence des Nations unies sur le climat, la COP21, et à NDDL

"Les transports aériens sont les passagers clandestins de la lutte contre le réchauffement climatique, on les exonère de tout, a rappelé Lorelei Limousin, du Réseau action climat (RAC), lors du meeting central, dimanche matin. L’absence de taxe sur le gazole destiné à l’aérien fait perdre 550 millions d’euros par an au gouvernement, auxquels on peut ajouter la TVA réduite sur les billets d’avion, 600 millions d’euros, soit plus d’un milliard de manque à gagner." Et de poursuivre, sous les applaudissements des centaines de militants présents sous un grand chapiteau : "Air France est l’un des mécènes de la COP21, on croit rêver !"  

Les responsables politiques présents, d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), du Parti de gauche (PG) et du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), ont enfoncé le clou. 
"La lutte contre le dérèglement climatique, c’est dans nos publicités, dans notre communication", disent les grands groupes, Air France, BNP Paribas qui investissent dans les énergies fossiles dans le monde, EDF, GDF-Suez, etc., mais en réalité, ils s’opposent à tout projet d’économie d’énergie, a estimé Yannick Jadot, député européen EELV. Ils disent oui, mais "pas ici, pas maintenant, pas comme ça'."

Martine Billard (PG) a taclé de ceux qui "veulent vendre des aéroports verts". « On nous vend même du nucléaire durable; pour être durable, le nucléaire est vraiment durable", ironisa-t-elle. Selon elle, toute la planète ne peut pas voyager, malheureusement, à la découverte de tous les pays du monde. "Il y a des limites, notre planète a des limites, et il faut faire des choix, c’est l’enjeu de la COP21", a-t-elle souligné. 

Pour la représentante du NPA, Christine Poupin, la question de "l’expropriation de ces grands groupes capitalistes" est posée.

Au-delà des déclarations politiques, facilitées par l’adhésion totale du public, le week-end de mobilisation contre le projet de Notre-Dame-des-Landes – et autres "grands projets inutiles", tels que  le Center Parc de Roybon (Isère), le barrage de Sivens (Tarn, où les agriculteurs souffrent actuellement de sécheresse)… sans oublier "l’usine" des mille vaches a été l’occasion d’un intense travail sur les argumentaires.

Les rendez-vous judiciaires

Tous les intervenants des dizaines de forums organisés sous les six chapiteaux du site ont exprimé leur opposition aux projets en cours. Le lien avec la lutte contre le réchauffement climatique, à cinq mois de la COP21, est permanent, souligné par la présence des responsables de la Coalition Climat 21 et des militants d’Alternatiba qui sont en train de réaliser, à vélo, leur tour de France militant.

"Un Airbus A 320 engloutira autant d’énergie en une heure à son décollage que moi en vingt ans dans mon exploitation agricole, résumait Daniel Durand, de la Confédération paysanne, très marquée à gauche. Pour rejoindre New York, il lui faudrait 150 ha de colza, 300 si on veut qu’il revienne. Alors, inutile de penser aux biocarburants pour le transport aérien."

Et puis il y a l’actualité du dossier de Notre-Dame-des-Landes. Vendredi 17 juillet 2015, le tribunal administratif de Nantes doit rendre sa décision sur les dix-sept derniers recours déposés par les opposants au projet d’aéroport. La veille, c’est le tribunal administratif de Grenoble, qui jugera des recours des opposants au Center Parc de Roybon.

Des compromis politiques

"Si l’avis nous est défavorable, comme le rapporteur public l’a suggéré, alors nous ferons appel. Et selon l’accord politique scellé avec le président de la République et les premiers ministres qui se sont succédés, aucun chantier ne pourra démarrer avant l’épuisement de toutes les démarches juridiques", rappelle, serein mais déterminé, Julien Durand, agriculteur et figure emblématique de l’ACIPA.

Autour des vastes prairies de La Pâquelais, où les opposants ont installé le rassemblement, des dizaines d’occupants de la zone à défendre (ZAD), répartis entre les fermes et les nombreuses cabanes disséminées dans le bocage, attendent eux aussi la suite, avec la ferme intention de ne pas laisser la place, un jour, aux engins de chantier.

En mars 2014, Royal suggéra un "référendum local"
"Pourquoi pas là aussi un référendum local au niveau départemental ?", avait lancé la ministre de l'Ecologie sur BFMTV"Dans le cadre de la réforme des procédures que je suis en train de réaliser, il y aura la possibilité d'ouverture pour les maîtres d'ouvrage de recourir à un référendum. (...) Pourquoi pas (sur Notre-Dame-des-Landes), comme sur les autres sujets ?"
Où est passé son ballon d'essai ?

samedi 27 décembre 2014

Zemmour "fait de la politique", "qu'il assume la critique", selon Le Foll; Thévenoud, non !

Le sectarisme affiché de Le Foll, porte-parole du gouvernement, avec les intonations de Hollande

L'agit prop de Mélenchon fait merveille en socialie


Le candidat de l'extrême gauche qui a recueilli 11,1% des suffrages à la présidentielle écrit ces mots sur son blog:
Voici donc ces quelques lignes qui sont passées inaperçues en dépit de leur contenu explosif. Comme mon sujet ici n’est pas de polémiquer avec les médias pour leurs étranges cécités, je ne dis rien de plus sur cet oubli si curieux. Je donne exactement mes sources pour qu’elles puissent être reprises, sans obligation de me citer, suivant l’usage en vigueur dans ce petit monde. Je me souviens comment les choses se sont passées après que j’ai déterré pour mon discours de l’université d’été du Parti de Gauche l’engagement pris par François Hollande dans un livre avec Edwy Plenel de se soumettre au suffrage universel à mi-mandat. Ici encore, le travail est fait. Il n’y a plus qu’à se servir. Les recherches sont donc inutiles. Les lignes qui suivent sont extraites de la page 19 de l’édition du 30 octobre 2014 du journal italien : Corriere della Sera. On peut trouver le lien ici.
Et pour être plus simple encore, je reproduits à présent les propos de Eric Zemmour dans la version italienne de l’entretien avant ma propre traduction. Je les regroupe en deux paquets pour faciliter la lecture. (Merci qui, coco ?). Dans la mesure où je ne suis pas un italianiste, il va de soi que ma traduction peut légitimement être améliorée si quelqu’un remet en cause ce que j’écris. [Les modifications de traductions proposées dans les commentaires sont notées entre crochets.] 
Eric Zemmour : « I musulmani hanno un loro codice civile, è il Corano. Vivono tra di loro, nelle periferie. I francesi sono stati costretti ad andarsene».
Question: « Lei allora che cosa suggerisce? Deportare cinque milioni di musulmani francesi? »
Eric Zemmour : « Lo so, è irrealista, ma la storia è sorprendente. Chi avrebbe detto nel 1940 che un milione di pieds-noirs, ventianni dopo, avrebbero lasciato l’Algeria per rientrare in Francia? O che dopo la guerra 5 o 6 milioni di tedeschi avrebbero lasciato l’Europa centro-orientale dove vivevano da secoli?»
Question : « Parla di esodi provocati da tragedie immense ».
Eric Zemmour : « Io penso che stiamo andando verso il caos. Questa situazione di popolo nel popolo, di musulmani dentro i francesi, ci porterà al caos e alla guerra civile. Milioni di persone vivono qui, in Francia, e non vogliono vivere alla francese ».
Eric Zemmour : « Les musulmans ont leur code civil, c'est le Coran. Ils vivent entre eux, dans les périphéries. Les Français ont été obligés de s'en aller. »
Question : « Mais alors que suggérez-vous de faire ? Déporter 5 millions de musulmans français ? » [L'idée et le terme, comme le rapporte Mélenchon, sont cux du journaliste italien]
Eric Zemmour : « Je sais, c'est irréaliste mais l'Histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 que un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d'Algérie pour revenir en France ? Ou bien  qu'après la guerre, 5 ou 6 millions d'Allemands auraient abandonné l'Europe centrale et orientale où ils vivaient depuis des siècles ? »
Question : « [Vous parlez d'exodes provoqués par] des tragédies immenses. »
Eric Zemmour : « Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. Des millions de personnes [vivent ici], en France, [mais] ne veulent vivre à la française. »
(…)
Question : Ma che significa vivere alla francese?
Eric Zemmour : « Significa dare ai figli nomi francesi, essere monogami, vestirsi alla francese, mangiare alla francese, formaggio per esempio. Scherzare nei caffé, fare la corte alle ragazze. Amare la storia di Francia, sentirsi i depositari di questa storia e volerla continuare, sto citando Ernest Renan. »
Question : « Mais que signifie : vivre à la française ? »
Zemmour : « Cela signifie donner à ses enfants des prénoms français, être monogame, s’habiller à la française, manger à la française, du fromage par exemple. [Blaguer] au café, faire la cour aux filles. Aimer l’Histoire de France et se sentir dépositaire de cette Histoire et vouloir la continuer, je cite ici Renan. »
Question : « Lei punta a fare l’ideologo del Front National?»
Eric Zemmour : « No, su certi temi siamo lontani, il Front National per esempio non si è schierato abbastanza contro il matrimonio degli omosessuali, e da un punto di vista sociale ormai è troppo a sinistra. Ma io non mi pongo sul terreno dei partiti, la mia dimensione è quella delle idee. Conduco una guerra culturale, come direbbe Gramsci».
Question : « [Avez-vous] l’intention d’être l’idéologue du Front national ? »

Eric Zemmour : « Non, sur certains thèmes nous sommes éloignés. Le Front national, par exemple, [n'a pas assez clarifié sa position contre] le mariage homosexuels et, d’un point de vue social, il est [désormais] trop à gauche. Mais je ne me situe pas sur le terrain des partis, mon domaine est celui des idées. Je mène une guerre culturelle, comme le dirait Gramsci."

En dépit du démenti de l'auteur italien de l'entretien, 
les accusateurs publics de la gauche sectaire (SOS Racisme et le CRAN) sont tombés dans le piège du spécialiste de l'agit-prop. Ils se sont jetés sur un prétexte non vérifié et se sont ensuite déchaînés sur des propos infondés.

Séance tenante, le groupe Canal+ a décidé de chasser son chroniqueur
La réaction des totalitaires n'a pas tardé: I-télé, sa chaîne satellite d'information - qui prospère sur son brillant chroniqueur depuis dix ans - a décidé de supprimer l'émission de débat avec Eric Zemmour "Ca se dispute" en janvier.  

VOIR et ENTENDRE Eric Sopo (SOS Racisme) lancer la chasse aux sorcières, étalant aussitôt sa satisfaction d'une injustice et appelant RTL à censurer à son tour son chroniqueur :

Dans les heures qui suivent,
une pétition intitulée "la liberté de Zemmour, c'est notre liberté à tous" recueille 10.000 signatures contre l'éviction d'Eric Zemmour d'i-télé. Mais le pouvoir socialiste tombe néanmoins dans le piège de la manipulation du Front de gauche (communistes + frontistes du PG, parti mélenchonnien)

Le pouvoir socialiste appelle à ostraciser un citoyen français



Le polémiste Eric Zemmour s'est indigné de la réaction du gouvernement. Il a dénoncé sur RTL "une manipulation fantastique" à propos de la polémique suscitée par un entretien avec un quotidien italien sur les musulmans de France, à propos duquel des propos lui sont prêtés qu'il n'a pas tenus.

Eric Zemmour a réaffirmé jeudi que le mot "déporter" (cinq millions de musulmans français) écrit dans le Corriere della Sera n'a  pas été prononcé pendant l'entretien. "On m'a accusé d'avoir dit un mot que je n'ai pas prononcé, on m'a accusé ensuite de ne pas avoir contredit un mot qui n'a même pas été prononcé, c'est une histoire extraordinaire, on a là une manipulation fantastique", a ajouté le chroniqueur, qui intervient régulièrement sur RTL. 
VOIR et ENTENDRE le chroniqueur menacé de bannissement s'exprimer pour sa défense: 


Propos sur les musulmans: Zemmour dénonce une... by 20Minutes

Eric Zemmour a souligné que
le mot "n'a même pas été prononcé par le journaliste italien", qui a reconnu sur le site du Figaro l'avoir ajouté dans une de ses questions en retranscrivant l'entretien.
VOIR et ENTENDRE le mimétisme de "La Voix de son Maître", Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement (accessoirement ministre de l'Agriculture), lancer la chasse aux sorcières, avec de troublantes intonations et le rythme d'une déclaration prononcée par François Hollande:
Au journaliste Yves Calvi qui lui demandait de dire clairement s'il souhaite le départ de France des musulmans, il a répondu: "Je ne souhaite, ni ne demande rien du tout. C'est ridicule. Il y a des citoyens français, on ne va pas faire partir des citoyens français, il y a des étrangers, un Etat a le droit de dire aux étrangers 'maintenant vous rentrez chez vous'"
La Société des journalistes de RTL s'était "désolidarisée" des propos du polémiste, estimant que ses prises de positions "ternissaient les valeurs défendues" par la station, mais la direction a fermement préservé le pluralisme des idées sur son antenne. Et en France.

L'auteur du livre à succès "Le Suicide français" a aussi mis en cause la réaction des autorités à l'entretien. "On a un Premier ministre qui a déjà dit que mon livre n'était pas digne d'être lu, on a maintenant un ministre de l'Intérieur qui appelle à manifester contre moi, mais la prochaine fois qu'est-ce qu'ils vont faire? Ils vont  envoyer mes lecteurs en prison?", a souligné le polémiste. 
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait affirmé "son soutien aux musulmans de France odieusement attaqués" contre Eric Zemmour et appelé "tous les républicains à réagir et à manifester leur solidarité". 

L'association SOS Racisme se déchaîne
La LICRA et SOS Racisme ont annoncé le dépôt d'une plainte pour incitation à la haine raciale. "Il n'y a aucune incitation à la haine, j'essaie d'analyser rationnellement une situation", fait valoir Eric Zemmour contre le procès d'intention qui lui est intenté. "Après s'être présenté comme un analyste impertinent de la société française et de ses travers, Eric Zemmour, en réalité mû par une haine tenace envers les populations arabo-musulmanes vivant dans notre pays, évolue vers un rôle de prescripteur de politiques publiques ouvertement racistes", selon un communiqué de l'association antiraciste.

Ainsi adhèrent-ils tous aux procédés de celui qui lance "Ferme ta gueule! " à Angela Merkel:
Zemmour a répété ses craintes d'une éventuelle guerre civile: "la situation actuelle qui fait que les communautés se figent, se durcissent, se séparent sur le territoire de la France est une situation dramatique qui va conduire à la libanisation de la France, avec en perspective une guerre civile entre des communautés", a-t-il dit. "Vous savez qu'il y a des idées qui font mal", lui a lancé Yves Calvi. "Les idées font toujours mal", a répondu Eric Zemmour.

"Le premier qui dit la vérité doit être pendu", observe Guy Béart
Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié
D'abord on le tue
Puis on s'habitue
On lui coupe la langue on le dit fou à lier
Après sans problèmes
Parle le deuxième
Le premier qui dit la vérité
Il doit être exécuté.

J'affirme que l'on m'a proposé beaucoup d'argent
Pour vendre mes chances
Dans le Tour de France
Le Tour est un spectacle et plaît à beaucoup de gens
Et dans le spectacle
Y a pas de miracle
Le coureur a dit la vérité
Il doit être exécuté.

A Chicago un journaliste est mort dans la rue
Il fera silence
Sur tout ce qu'il pense
Pauvre Président tous tes témoins ont disparu
En choeur ils se taisent
Ils sont morts les treize
Le témoin a dit la vérité
Il doit être exécuté.

Le monde doit s'enivrer de discours pas de vin
Rester dans la ligne
Suivre les consignes
A Moscou un poète à l'Union des écrivains
Souffle dans la soupe

Où mange le groupe.
Le poète a dit la vérité
Il doit être exécuté.

Combien d'hommes disparus qui un jour ont dit non
Dans la mort propice
Leurs corps s'évanouissent
On se souvient ni de leurs yeux ni de leur nom
Leurs mots qui demeurent
Chantent "juste" à l'heure.
L'inconnu a dit la vérité
Il doit être exécuté.

Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha
La foule sans tête
Etait à la fête
Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas
C'est plus juste en somme
D'abattre un seul homme.
Ce jeune homme a dit la vérité
Il doit être exécuté.

Ce soir avec vous j'ai enfreint la règle du jeu
J'ai enfreint la règle
Des moineaux, des aigles
Vous avez très peur pour moi car vous savez que je
Risque vos murmures
Vos tomates mûres
Ma chanson a dit la vérité
Vous allez m'exécuter
Ma chanson a dit la vérité
Vous allez m'exécuter



Les Français aussi subissent la censure d'Etat


samedi 15 novembre 2014

Contre "l'austérité" de Valls, l'extrême gauche mobilise 100.000 personnes dans les rues

Des milliers d'opposants en France contre la "politique d'austérité du gouvernement Valls"

La lutte contre "l'austérité" du gouvernement a rassemblé des milliers de d'extrémistes de gauche un peu partout en France, samedi.
Front de gauche dans la rue? le 11 novembre 2014:
une insulte aux combattants pour la France ? 
Rien qu'à Paris, ils étaient déjà 30.000 à marcher dans la rue à l'appel du collectif "Alternative A l'Austérité" (3A), composé de partis de la gauche révolutionnaire, de syndicats et d'associations d'extrême gauche, pour "dire non à la politique d'austérité du gouvernement Valls".

Le collectif 3A organisait aussi une trentaine de manifestations dans plusieurs villes de province, dont Toulouse, Bordeaux ou Strasbourg "contre le budget d'austérité inefficace", qui doit être voté mardi à l'Assemblée, et la "répression accrue des mouvements sociaux, écologiques et citoyens", suite à la mort de Rémi Fraisse à Sivens (Tarn). 

Le plus large front de gauche depuis l'arrivée de Hollande

Dans la capitale, le défilé entre la Place Denfert-Rochereau et l'Assemblée nationale a réuni entre 7.500, selon la Préfecture de police, et 30.000 opposants à la majorité présidentielle, selon le Parti de gauche. Au total, "100.000 personnes" étaient dans la rue en France, a affirmé le PG.

Dans le cortège parisien, flottaient côte à côte les drapeaux du PG, du PCF ou du NPA. On apercevait les autocollants et pancartes de Nouvelle Donne un bric-à-brac (éléments venus du Front de gauche, d'EELV, du PS, du MoDem, des précaires, ainsi que des figures médiatiques, tels Bruno Gaccio, Patrick Pelloux, Dominique Meda, conseillère de Ségolène Royal en 2007, ou Edgar Morin), Ensemble, Gauche unitaire (de Christian Picquet, ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire, LCR, et du Parti de gauche) ou encore les altermondialistes de Cécile Duflot (EELV). 

Des responsables d'associations féministes, de lutte contre le chômage, des syndicalistes de la CGT et FSU, Solidaires, FO,  étaient aussi présents, soit une large part de la nébuleuse communiste et révolutionnaire "une centaine d'organisations mobilisées", selon Eric Coquerel, coordinateur du parti de Gauche. "C'est la plus grande diversité politique syndicale et associative depuis l'élection de François Hollande, de ce côté de l'échiquier politique", s'est-il félicité.

"On ne l'a pas élu pour ça"

"A ceux qui veulent nous vendre à la finance, le peuple répond résistance !", scandaient les manifestants anti-libéraux en tête de cortège, aux côtés de nombreux élus, dont Jean-Luc Mélenchon (PG), Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (NPA), Isabelle Attard (Nouvelle Donne), Clémentine Autain (Ensemble) ou Liem Hoang-Ngoc, ex-député européen PS représentant les "socialistes affligés".

"François Hollande doit comprendre qu'il n'est pas notre roi, il est juste notre élu", a lancé Jean-Luc Mélenchon devant la presse. "On ne l'a pas élu pour ça !", a-t-il poursuivi. "On ne l'a pas élu pour couper dans les dépenses publiques, couvrir des bavures policières, mépriser la vie des gens ordinaires et prétendre que c'est du courage, que de les amputer de ce qu'ils ont besoin tous les jours", a-t-il fustigé, ajoutant: " Ca suffit ! "

lundi 15 septembre 2014

Les frondeurs tentent un recyclage de l'union de la gauche

Double jeu des contestataires PS qui donnent des gages aux déçus de Hollande 

Ils dialoguent avec le Front de gauche, mais ne voteront pas contre la confiance, mardi
Le secrétaire national du PCF a rassemblé l'ensemble des forces de gauche hostiles à la politique du gouvernement. Samedi, à la Fête de l'Huma à la Courneuve (Seine-Saint-Denis) Martine Aubry est venue arpenter les allées en milieu de journée, après Ségolène Royal et avant Arnaud Montebourg, sont également venus saluer Pierre Laurent, alors qu'ils avaient boudé l'université d'été du PS à La Rochelle... Dès 2011, Ségolène Royal avait commence à "parler notre langue", selon l'extrême gauche, et "à force de répéter, elle va finir par y croire". La présidente de Poitou-Charentes avait alors souligné un peu plus tôt des "convergences" avec le Front de gauche sur la réforme bancaire ou l'interdiction des licenciements boursiers.
Clémentine Autain (Front de gauche), 
J-Vincent Placé (EELV),
Jérôme Guedj ("frondeur" du PS) 

et Pierre Laurent (PCF) 
A la veille du vote de confiance à l'Assemblée nationale, ces affichages ont laissé des taches sur le PS. Peu importe si tous les invités présents ne partageaient pas la volonté de Pierre Laurent de construire "une alternative à gauche", tous rêvent de faire chuter Manuel Valls au plus vite. Point commun à cet assemblage hétéroclite de personnalités aussi opposées que Jean-Luc Mélenchon et le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé, tous sont des déçus de la présidence socialiste, mais tous étaient soucieux de retisser des liens entre socialistes, écologistes et Front de gauche.

Parmi les députés PS frondeurs présents, Monsieur Hidalgo, Jean-Marc Germain, est venu marquer sa volonté de "réécrire une histoire commune à la gauche". Proche de Martine Aubry, il précise sa priorité: "Bâtir collectivement une feuille de route pour les trois ans à venir dans laquelle les communistes et les écologistes puissent se reconnaître". Et pour ça, Germain indique qu'il faut "sortir de cette logique de la Ve République qui fait qu'un homme ou deux décident de tout. Les solutions ne se trouvent pas dans un bureau à l'Élysée ou à Matignon mais au Parlement, dans les syndicats, les associations… L'intelligence est collective !"  
Aux communistes, Germain fait observer qu'il ne souhaite pas "une majorité alternative", mais "une majorité vraiment à gauche". Mais un autre frondeur, Jérôme Guedj, maintient que "le PS doit être le fil à plomb de l'union de la gauche". Si "l'intelligence est collective", les frondeurs ne sont pourtant pas prêts à renoncer à leur statut hégémonique. Se croient-ils sérieusement détenteurs de toute l'intelligence de la gauche ?

Guedj, Placé et Cherki
Pressé de questions sur le vote de mardi, Christian Paul, autre député frondeur proche de la maire PS de Lille, a esquivé, soulignant que les participants ne sont pas venus "pour débattre de l'abstention, mais pour savoir si la gauche va continuer à vivre…". Car les désaccords sont évidents.

Pas question pour les frondeurs, pas plus que pour la députée écologiste Cécile Duflot 
- venue vendredi à La Courneuve -, de voter contre la confiance. "Nous voulons une réorientation de la politique mais nous ne voulons pas le retour de la droite", a expliqué Jean-Marc Germain. "Je ne suis pas un opposant, je suis en désaccord", a nuancé pour sa part le député PS de Paris Pascal Cherki. "Notre objectif à cette étape, ce n'est pas de faire tomber le gouvernement."
Aussi détesté d'eux qu'il puisse être, Manuel Valls peut dormir sur ses deux feuilles de chou.
Une gauche rassemblée en petits morceaux

Les députés communistes , à quelques exceptions près, seront les seuls à voter contre la confiance. "Mais ils seront plus nombreux qu'au printemps à s'abstenir", a affirmé Pierre Laurent qui veut surtout "retenir la dynamique en train de se créer". Une dynamique à construire sur le long terme. Pour le secrétaire national du PCF, le vote de confiance "sera une épreuve de vérité, mais pas la seule". 
"Après le vote de confiance, après la conférence de presse de François Hollande, on doit fixer un calendrier de travail", a souligné Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale en sursis d'EELV, venue à La Courneuve dans la journée de samedi. Et pour elle, "il faut travailler, pas simplement sur des interrogations théoriques. Il faut sortir du sentiment que rien n'est possible et que tout est joué d'avance, sentiment qui pousse les gens vers le FN".

Au sein du Front de gauche, Pierre Laurent espère profiter de cette dynamique en terme de visibilité médiatique et de poids au sein du Front de gauche. Mais Jean-Luc Mélenchon est sur la défensive, lui qui avait déjà traité cet été les frondeurs de "couteaux sans lame". "Le 16 septembre, ce sera la séance de rattrapage pour ceux qui ont déjà eu la possibilité au printemps de faire tomber le gouvernement", a fait valoir Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. Anticipant en quelque sorte le vote de mardi, Mélenchon a plaidé, lors de la Fête de l'Huma, pour son mouvement en faveur de la VIe République. Il veut "dépasser" le Front de gauche.

Les schizophrènes exultent

Lors du discours de clôture qu'il prononce une année sur deux, en alternance avec Pierre Laurent, l'eurodéputé et patron du journal L'Humanité Patrick Le Hyaric a dénoncé la "longue coulée de boue, charriant des tombereaux de promesses non tenues, de retournements de vestes, de mensonges, de mépris, d'affaires, de trafics et de corruption jusqu'au plus haut niveau de l'Etat".

Faisant siffler régulièrement Manuel Valls, "petit Napoléon de l'austérité", Patrick Le Hyaric a appelé à une "autre politique (...) partagée par le peuple de gauche et de l'écologie".

dimanche 24 août 2014

Mélenchon a encore insulté un journaliste en mars 2014

Le dirigeant-socialo-communiste respecte les travailleurs, à sa façon...

Quand le dirigeant du Parti de gauche s'en prend à la presse, ça se sait ! 

C'est encore un journaliste qui écope ! Cette fois, Canal+ est sa cible: et pourquoi en effet la chaîne payante échapperait-elle aux insultes ? Le journaliste qu'il traite de "crétin" (et pas que !) est pourtant un salarié au travail. C'est à chaque fois une atteinte à l'intelligence de ceux qui l'approchent.


De l'âne, Jean-Luc Mélenchon a la mémoire. Et il dispose d'un vocabulaire aussi grossier que riche. Mais s'il est sans doute naturellement respectueux devant les caméras, il est aussi rancunier et, comme la presse a le don de lui agacer les yeux et les oreilles, il ne manque jamais une occasion de fouetter les mouches de sa queue ou de décocher un coup de sabot si d'aventure l'un d'entre eux passe à portée. 
C'est ainsi qu'une fois de plus, le rancunier, ancien candidat à l'élection présidentielle, s'en est pris à un journaliste téméraire. Lors de son meeting parisien du 16 mars 2014, il n'a pas supporté d'être approché de trop près et peut-être bousculé.  

Maître de lui comme on sait, le candidat de l'extrême gauche à la présidentielle qualifia le journaliste de "crétin" et "d'abruti"


Souverain, le maître intima un ordre républicain -aussitôt exécuté- à la valetaille de son service de sécurité: "Poussez-moi cette vermine" ! Une chance que le goulag n'ait pas survécu au régime soviétique...  

VOIR et ENTENDRE la nouvelle bordée d'insultes  (à partir de 3'15):

Plus qu'une impression de déjà-vu 

Les organes de presse envisageraient de lui dépêcher des journalistes de guerre...

VOIR et ENTENDRE le récidiviste s'en prendre à David Pujadas 
au JT de 20h du 21 avril 2009:
  
VOIR et ENTENDRE le même démocrate dans une de ses colères "saines":


Et dans
un récent billet de blog, le co-dirigeant du Front de gauche invitait ses militants à "créer une ambiance contraire et méprisante" à l'égard des journalistes. 

En décembre, c'est le journaliste Stefan de Vries qui était la victime de la colère du mal embouché, honneur du peuple laborieux. "Planqué", "glandu de première", et "péquenaud", débitait Jean-Luc Mélenchon sur le plateau du Grand journal à son encontre.

Et quand le totalitaire du Parti de gauche s'en prend à son entourage, ça ne se sait pas. Lors de la présidentielle 2012, Mélenchon (Parti de gauche), candidat du PCF, était contesté par nombre de militants communistes. Au cours de la fête de l'Humanité, un contestataire communiste tenta de se faire entendre, mais l'ancien socialiste tenta de  rappeler le camarade à la discipline stalinienne, puis le repoussa avec véhémence: "Dégage !"
VOIR et ENTENDRE la considération de Mélenchon pour sa base:

Selon Mélenchon, Hollande est "pire" que ... son prédécesseur

Comme lui, tout le monde doit-il démissionner ?

L'homme politique, qui vient de quitter la coprésidence du Parti de gauche (PG), accuse François Hollande
Il appelle les Français à aller au bout "de leur rejet de la caste qui dirige".
François Hollande est "pire" que Nicolas Sarekozy, a expliqué Jean-Luc Mélenchon (PG), lors d'une conférence de presse samedi à Grenoble
"Parce que monsieur Sarkozy, c'était la retraite à 62 ans, monsieur Hollande, c'est la retraite à 66 ans. Monsieur Sarkozy et monsieur Fillon ont donné 35 milliards (d'euros) au patronat en deux plans d'austérité. Quand on fait le total des concessions qu'a fait ce gouvernement, c'est 90 milliards", a-t-il rappelé.

Ancien candidat à la présidentielle, Mélenchon a affirmé qu'il refusera de se rassembler avec "des gens qui sont en train de ruiner le pays et d'étrangler ceux qui ne peuvent pas se défendre".

Il a également vivement critiqué les députés frondeurs du Parti socialiste.
Mélenchon les accuse de manquer de courage. "Je leur dis: 'Assumez! Pourquoi vous contentez-vous de couiner? Si vous n'êtes pas d'accord avec le budget, votez contre' ", a t-il dénoncé.

Mélenchon souhaite que les Français "aillent au bout de leur dégoût"

Il les incite au "rejet de la caste qui dirige", le partenaire des communistes appelant de ses voeux la formation d'un "grand mouvement populaire", et la construction d'un collectif en faveur de la VIème République.

Il s'est notamment dit prêt à travailler avec les écologistes qui partagent son analyse. 
"Mme Duflot, elle a enlevé la muselière, je la félicite. Il lui a fallu deux ans de plus qu'à nous pour comprendre de quoi il retournait",a  toutefois pointé ironisé Jean-Luc Mélenchon.


vendredi 22 août 2014

Mélenchon "se casse" du Parti de gauche

Mélenchon quitte la coprésidence du parti de gauche
"Il n'y a ni crise, ni quoi que ce soit"
mais la volonté de se consacrer désormais  pleinement à la présidentielle de 2017, a précisé Jean-Luc Mélenchon.

Alors qu'il est contesté  par ses alliés communistes du  Front de gauche, Mélenchon quitte donc la coprésidence du parti de gauche (PG), mais assure pour l'heure qu'il continue le "combat" politique. A 63 ans, ce retrait s'inscrirait selon lui dans le cadre d'une réorganisation du parti. "Nous changeons notre dispositif pour l'adapter à une nouvelle stratégie", a-t-il assuré.
 
"Le parti va se battre pour la VIe République, notre candidat pour 2017, c'est la VIe République", a lancé Jean-Luc Mélenchon, martelant qu'il se consacrera désormais à cette tâche. Et "pour cela il ne faut pas que je sois président d'un parti", pas plus que Sarkozy, a-t-il souligné.
 
"Nous ne sommes pas d'accord pour être enterrés avec Hollande"

Hollande, les yeux sur ses souliers
Jean-Luc Mélenchon est très amer et se dit
prêt à "tirer les leçons de ce qui n'a pas fonctionné aux élections européennes", alors que le pouvoir socialiste réaffirme chaque jour qu'il ne changera rien à sa politique destructrice d'emplois, de croissance et de pouvoir d'achat.

Jean-Luc Mélenchon reste très affecté par le score du FN (près de 24,85 %) à ce scrutin, alors que le Front de gauche avait récolté 6,33 % des votes, perdant 50% de son électorat populaire au profit de l'extrême droite qu'il dit combattre. 

Abandon annoncé du PG par le Front de gauche

L'ancien candidat à la présidentielle précise encore qu'il n'abandonne pas non plus le Front de gauche, la grande formation créée par le PG et le Parti communiste, mais c'est le Front de gauche qui médite de s'en débarrasser, tant son image est détestable. Il dit qu'il sera "peut-être" présent à la réunion prévue le 6 septembre. "Je ne boude pas, je ne fais pas la tête", insiste-t-il. Et pour preuve qu'il ne s'agit nullement d'un retrait de la vie politique, Jean-Luc Mélenchon ajoute qu'il publiera un livre en novembre, L'Ére du peuple. Un Duflot bis ?

Le nouveau dispositif du PG doit être validé vendredi soir lors d'un bureau national à Grenoble où le parti tient ses "remue-méninges". Une conférence de presse est prévue samedi.

Martine Billard, coprésidente du PG, fait partie du même convoi à quitter le PG et se consacrer au réseau européen de l'éco-socialisme (!), a-t-il ajouté.
 
Dans le même instant, Eva Joly, EELV, refait surface dans les media

Eva Joly et Mélenchon
Dans une tribune, ancienne candidate à la présidentielle 2012, et Julien Bayou, responsable d'Europe Écologie-Les Verts, demandent l'organisation d'une primaire de l'autre gauche en vue de la présidentielle 2017. L'écologiste radicale, partisane d'une politique verte punitive, se déclare en recherche des moyens d’ouvrir un autre chemin pour 2017. Selon cette conseillère régionale d'Ile-de-France, une alliance politique est nécessaire pour trouver les voies de la confiance populaire. 
Le temps des migrations politiques s'ouvre et une nouvelle grille des programmes est en préparation, comme sur les autres chaînes médiatiques de propagande...