POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Le Hyaric P. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Le Hyaric P. Afficher tous les articles

lundi 15 septembre 2014

Les frondeurs tentent un recyclage de l'union de la gauche

Double jeu des contestataires PS qui donnent des gages aux déçus de Hollande 

Ils dialoguent avec le Front de gauche, mais ne voteront pas contre la confiance, mardi
Le secrétaire national du PCF a rassemblé l'ensemble des forces de gauche hostiles à la politique du gouvernement. Samedi, à la Fête de l'Huma à la Courneuve (Seine-Saint-Denis) Martine Aubry est venue arpenter les allées en milieu de journée, après Ségolène Royal et avant Arnaud Montebourg, sont également venus saluer Pierre Laurent, alors qu'ils avaient boudé l'université d'été du PS à La Rochelle... Dès 2011, Ségolène Royal avait commence à "parler notre langue", selon l'extrême gauche, et "à force de répéter, elle va finir par y croire". La présidente de Poitou-Charentes avait alors souligné un peu plus tôt des "convergences" avec le Front de gauche sur la réforme bancaire ou l'interdiction des licenciements boursiers.
Clémentine Autain (Front de gauche), 
J-Vincent Placé (EELV),
Jérôme Guedj ("frondeur" du PS) 

et Pierre Laurent (PCF) 
A la veille du vote de confiance à l'Assemblée nationale, ces affichages ont laissé des taches sur le PS. Peu importe si tous les invités présents ne partageaient pas la volonté de Pierre Laurent de construire "une alternative à gauche", tous rêvent de faire chuter Manuel Valls au plus vite. Point commun à cet assemblage hétéroclite de personnalités aussi opposées que Jean-Luc Mélenchon et le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé, tous sont des déçus de la présidence socialiste, mais tous étaient soucieux de retisser des liens entre socialistes, écologistes et Front de gauche.

Parmi les députés PS frondeurs présents, Monsieur Hidalgo, Jean-Marc Germain, est venu marquer sa volonté de "réécrire une histoire commune à la gauche". Proche de Martine Aubry, il précise sa priorité: "Bâtir collectivement une feuille de route pour les trois ans à venir dans laquelle les communistes et les écologistes puissent se reconnaître". Et pour ça, Germain indique qu'il faut "sortir de cette logique de la Ve République qui fait qu'un homme ou deux décident de tout. Les solutions ne se trouvent pas dans un bureau à l'Élysée ou à Matignon mais au Parlement, dans les syndicats, les associations… L'intelligence est collective !"  
Aux communistes, Germain fait observer qu'il ne souhaite pas "une majorité alternative", mais "une majorité vraiment à gauche". Mais un autre frondeur, Jérôme Guedj, maintient que "le PS doit être le fil à plomb de l'union de la gauche". Si "l'intelligence est collective", les frondeurs ne sont pourtant pas prêts à renoncer à leur statut hégémonique. Se croient-ils sérieusement détenteurs de toute l'intelligence de la gauche ?

Guedj, Placé et Cherki
Pressé de questions sur le vote de mardi, Christian Paul, autre député frondeur proche de la maire PS de Lille, a esquivé, soulignant que les participants ne sont pas venus "pour débattre de l'abstention, mais pour savoir si la gauche va continuer à vivre…". Car les désaccords sont évidents.

Pas question pour les frondeurs, pas plus que pour la députée écologiste Cécile Duflot 
- venue vendredi à La Courneuve -, de voter contre la confiance. "Nous voulons une réorientation de la politique mais nous ne voulons pas le retour de la droite", a expliqué Jean-Marc Germain. "Je ne suis pas un opposant, je suis en désaccord", a nuancé pour sa part le député PS de Paris Pascal Cherki. "Notre objectif à cette étape, ce n'est pas de faire tomber le gouvernement."
Aussi détesté d'eux qu'il puisse être, Manuel Valls peut dormir sur ses deux feuilles de chou.
Une gauche rassemblée en petits morceaux

Les députés communistes , à quelques exceptions près, seront les seuls à voter contre la confiance. "Mais ils seront plus nombreux qu'au printemps à s'abstenir", a affirmé Pierre Laurent qui veut surtout "retenir la dynamique en train de se créer". Une dynamique à construire sur le long terme. Pour le secrétaire national du PCF, le vote de confiance "sera une épreuve de vérité, mais pas la seule". 
"Après le vote de confiance, après la conférence de presse de François Hollande, on doit fixer un calendrier de travail", a souligné Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale en sursis d'EELV, venue à La Courneuve dans la journée de samedi. Et pour elle, "il faut travailler, pas simplement sur des interrogations théoriques. Il faut sortir du sentiment que rien n'est possible et que tout est joué d'avance, sentiment qui pousse les gens vers le FN".

Au sein du Front de gauche, Pierre Laurent espère profiter de cette dynamique en terme de visibilité médiatique et de poids au sein du Front de gauche. Mais Jean-Luc Mélenchon est sur la défensive, lui qui avait déjà traité cet été les frondeurs de "couteaux sans lame". "Le 16 septembre, ce sera la séance de rattrapage pour ceux qui ont déjà eu la possibilité au printemps de faire tomber le gouvernement", a fait valoir Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. Anticipant en quelque sorte le vote de mardi, Mélenchon a plaidé, lors de la Fête de l'Huma, pour son mouvement en faveur de la VIe République. Il veut "dépasser" le Front de gauche.

Les schizophrènes exultent

Lors du discours de clôture qu'il prononce une année sur deux, en alternance avec Pierre Laurent, l'eurodéputé et patron du journal L'Humanité Patrick Le Hyaric a dénoncé la "longue coulée de boue, charriant des tombereaux de promesses non tenues, de retournements de vestes, de mensonges, de mépris, d'affaires, de trafics et de corruption jusqu'au plus haut niveau de l'Etat".

Faisant siffler régulièrement Manuel Valls, "petit Napoléon de l'austérité", Patrick Le Hyaric a appelé à une "autre politique (...) partagée par le peuple de gauche et de l'écologie".

mercredi 23 juillet 2014

Rachida Dati refuse la manifestation pro-palestinienne dans son arrondissement

La maire du VIIe arrondissement de Paris a été informée via la presse 

Un nouveau raté de la 
concertation par la préfecture de police
L'extrême gauche pro-palestinienne appelle à manifester à travers Paris
La première magistrate de l'arrondissement traversé mercredi par les manifestants pro-pro-palestiniens n'a pas été consultée sur l'itinéraire et l'autorisation accordée sous la pression de l'extrême gauche. Le cortège doit de surcroît rejoindre la très touristique esplanade des Invalides et le site de la Tour Eiffel.

Rachida Dati ne veut pas voir de manifestants pro-palestiniens dans son arrondissement. Dans un communiqué, la maire UMP du VIIe arrondissement de Paris a dénoncé l'autorisation et l'itinéraire, sans concertation. Le cortège, qui comptera plusieurs députés PS dans ses rangs, partira de la place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement) et doit rejoindre l'esplanade des Invalides, à proximité de la tour Eiffel.

Lors de la conférence de presse de présentation, Alexis Bachelay et Pascal Cherki étaient présents pour soutenir le mouvement et lancer un appel. lls battront le pavé parisien demain mercredi, en compagnie de "plusieurs dizaines" de camarades socialistes, se félicitait ce mardi matin Alexis Bachelay.
Les députés Pouria Amirshahi, Karine Berger, Fanélie Carrey-Conte, Kheira Bouziane, Barbara Romagnan, Patrick Vignal, Mathieu Hanotin ou encore Razzye Hammadi et Yann Galut appellent à descendre dans la rue ce mercredi. Ils sont aussi accompagnés d'eurodéputés comme Edouard Martin ou Guillaume Balas. Tous nient le danger d'importation du conflit israëlo-palestinien en France.

"Je tiens à rappeler au gouvernement les émeutes inouïes, les dégradations, les pillages sans précédent survenus lors d'une manifestation en 2006 sur l'esplanade des Invalides", écrit Rachida Dati mardi dans un communiqué. "Ces émeutes avaient traumatisé l'ensemble de nos compatriotes, mais aussi au-delà de nos frontières", poursuit l'eurodéputée.
"Compte tenu du climat actuel de violence et des émeutes qui choquent l'ensemble des Français, je considère qu'il est irresponsable d'autoriser cette manifestation dans un délai aussi court, sans aucune concertation ni même consultation", s'indigne l'édile. Selon son entourage, Rachida Dati a été informée par la presse de l'autorisation et du trajet de la manifestation. "Les habitants et les commerçants de l'arrondissement n'ont pas plus été informés", indique un collaborateur de l'élue.

Lundi, au lendemain d'un week-end marqué par la guerilla urbaine au cours de deux manifestations pro-palestiniennes, l'ex-garde des Sceaux regrettait sur Twitter que "la France apaisée voulue par François Hollande est aujourd'hui fracturée par Manuel Valls".

Liste complète des députés co-signataires de l'appel:

Pouria AMIRSHAHI, Député des Français établis hors de France ; Guillaume BALAS, Député européen d'Île-de-France ; Alexis BACHELAY, Député des Hauts-de-Seine, Karine BERGER, Député des Hautes-Alpes ; Yves BLEIN, Député du Rhône ; Kheira BOUZIANE, Députée de la Côte-d'Or ; Fanélie CARREY-CONTE, Député de Paris ; Nathalie CHABANNE, Député des Pyrénées-Atlantiques ; Marie-Anne CHAPDELAINE, Députée de L'Ille-et-Vilaine ; Dominique CHAUVEL, Députée de Seine-Maritime ; Pascal CHERKI, Député de Paris ; Guy DELCOURT, Député du Pas-de-Calais ; Françoise DESCAMPS-CROSNIER, Députée des Yvelines ; Razzye HAMMADI, Député de Seine-Saint-Denis ; Mathieu HANOTIN, Député de Seine-Saint-Denis ; Régis JUANICO, Député de la Loire ; Chaynesse KHIROUNI, Députée de Meurthe-et-Moselle ; Arnaud LEROY, Député des Français établis hors de France ; Lucette LOUSTEAU, Députée de Lot-et-Garonne ; Edouard MARTIN, Député européen du Grand Est ; Martine MARTINEL, Députée de Haute-Garonne ; Kleber MESQUIDA, Député de l'Hérault ; Monique ORPHE, Députée de la Réunion ; Hervé PELLOIS, Député du Morbihan ; Michel POUZOL, Député de l'Essonne ; Valérie RABAULT, Députée de Tarn-et-Garonne ; Denys ROBILIARD, Député de Loir-et-Cher ; Barbara ROMAGNAN, Députée du Doubs ; Suzanne TALLARD, Députée de Charente-Maritime ; Isabelle THOMAS, Députée européenne ; Patrick VIGNAL, Député de l'Hérault ; Jean-Michel VILLAUME, Député de Haute-Saône.
Il faut s'attendre aussi à la présence de l'eurodéputé P. Le Hyaric ou du maire EELV d'arrondissement J. Boutault.

 

lundi 21 juillet 2014

Guérilla urbaine de Sarcelles: B.Le Maire demande l'expulsion des terroristes étrangers

"Incidents" (TF1) de Sarcelles : Le Maire réclame un peu de la fermeté

Le député UMP, Bruno Le Maire, exige
que "soient arrêtés, jugés et condamnés"
Doigt d'honneur d'un pro-palestinien à l'interdiction gouvernementale
les auteurs des débordements en marge des manifestations pro-palestiniennes  

Et si certains étaient étrangers, il réclame leur expulsion du territoire.

Et le député de l'Eure n'est pas seul sur cette ligne




Manifestant antisémite en soutien à la Palestine,
à Barbès, 18e arrondissement de Paris, le 19 juillet 2014


Le fillonniste Éric Ciotti estime que le gouvernement est trop laxiste.

Guillaume Larrivé, député UMP de l'Yonne, souhaite quant à lui que l'exécutif prenne des mesures radicales. Sur Twitter, il considère que "l'autorité de l'État est défiée par des voyous et des islamistes" et demande que le gouvernement réagisse "avec la plus grande fermeté." Il propose d'expulser les personnes de nationalité étrangère ayant participé à ces événements. "S'il apparaît que des étrangers ont participé aux violences des derniers jours, le gouvernement doit les expulser en urgence", partage-t-il sur le réseau social.
Il faut que le Gouvernement rende compte, à l'Assemblée nationale, de l'action menée, au plan juridique & opérationnel, face aux émeutiers.

La question de la démission est posée concernant les élus qui ne respectent pas la décision républicaine du gouvernement d'interdire la manifestation 

Xavier Bertrand dénonce une situation d'une extrême gravité.

Le député UMP, Xavier Bertrand, se dit prêt à soutenir le gouvernement dans son combat contre l'antisémitisme. 
Il appelle les Républicains à réagir après les débordements de ce week-end lors de manifestations pro-palestiniennes.

Quel sera le sort des élus qui ont défié le pouvoir républicain ?

Les élus qui ne respectent pas la décision républicaine du gouvernement d'interdire la manifestation posent la question de leur démission.
Le maire du 2e arrondissement de Paris Jacques Boutault a  bravé l'interdiction gouvernementale de se rassembler contre Israël. Maire extrême gauche, Jacques Boutault est membre d'Europe Écologie Les Verts, cofondateur du CAL (Comité d'Action Lycéen) et militant associatif à Droits devant !, Greenpeace, Les Amis de la Terre ou encore Attac...   

Patrick Le Hyaric
, euro-député, s'est également affiché aux côtés des fanatiques musulmans.



samedi 19 juillet 2014

Les pro-palestiniens défient les interdictions du gouvernement, de la préfecture et du tribunal, à Paris

40 interpellations parmi les pro-Hamas 
et 15 blessés chez les forces de l'ordre

En dépit de l'interdiction de Hollande, des centaines de pro-palestiniens ont défilé contre les Israéliens, provoquant des heurts entre manifestants pro-Hamas et policiers, boulevard Barbès à Paris. Six députés socialistes avaient protesté vendredi contre l'interdiction d'une manifestation pro-palestinienne samedi à Paris, et avaient appelé le gouvernement à revenir sur cette décision
Manifestants pro-palestiniens rassemblés à Paris,
malgré Hollande, Valls et Cazeneuve,
et l'interdiction préfectorale, le 19 juillet 2014 
Samedi 19 juillet, alors que des milliers de personnes ont défilé pacifiquement partout  en Europe et dans d'autres villes de France, mais le rassemblement pro-palestinien a dégénéré à Paris.
Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et euro-député PCF-FDG 
s'affiche -en républicain?- dans la manif pro-Hamas "interdite" à Paris
Condamné par Hollande invoquant de nouveaux "risques pour l'ordre public", aussitôt interdit la veille par la préfecture de police de Paris, puis, en toute indépendance de la Justice, par le tribunal administratif de Paris qui a statué dans le sens du gouvernement, le rassemblement a de nouveau  tourné à l'affrontement entre des dizaines de sectaires et d'extrémistes de gauche et les forces de l'ordre. Au moins 40 personnes ont été interpellées et 15 policiers blessés, selon la préfecture.


Des centaines d'activistes bravent l'interdiction


Les manifestants n'ont tenu aucun compte des interdictions du président de la République et du préfet de police de Paris. "Ceux qui veulent à tout prix manifester en prendront la responsabilité", martela François Hollande depuis le Tchad. Malgré tout, dès le début d'après-midi, des centaines d'extrémistes se sont rassemblées autour du métro Barbès, dans le 18e arrondissement de Paris.

"On va tenter de partir en cortège et de négocier avec les forces de l'ordre un parcours sécurisé", avait détaillé Alain Pojolat, révolutionnaire et membre du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), parmi les organisateurs. "Nous sommes tous des Palestiniens" ou "Palestine vivra, Palestine vaincra", scandaient les manifestants, sous l'œil attentif de très nombreux CRS positionnés aux alentours.

Des activistes s'en prennent aux policiers 

La presse prétend que les plus violents sont des casseurs, sachant que ce sont des militants d'extrême gauche. 
Heurts entre manifestants et policiers boulevard Barbès à Paris, le 19 juillet 2014. 
Scène de heurts entre manifestants  pro-Hamas et policiers,
boulevard Barbès à Paris, le 19 juillet 2014
Un journaliste de Libération assure même que le service d'ordre de la manifestation aurait épaulé la police pour encadrer les manifestants ! Une assertion de sympathisant anonyme que contredit l'inefficacité d'une supposée collaboration ponctuelle. 
Une centaine de fanatiques s'en sont pris aux CRS et gendarmes mobiles, "principalement avec des jets de projectiles", pierres et bouteilles, selon une source policière.
Pavés et chaises prises aux terrasses de cafés -comme le weekend précédent devant la synagogue- , 
et même revêtement de  la chaussée, comme ci-contre, les activistes ont saisi tout ce qu'ils pouvaient lancer, dans un grand nuage de gaz lacrymogènes tirés par les policiers. Ils ont aussi déclenché des feux de poubelles.


Des dizaines d'interpellations et trois policiers blessés

Selon une source policière, 38 personnes ont été interpellées pour jets de projectiles, violences contre les forces de l'ordre et outrage.

Par ailleurs, quatorze policiers ont été blessés, selon cette source, outre les dégâts sur le mobilier urbain parisien et le matériel policier de la République