POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est appel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est appel. Afficher tous les articles

vendredi 3 mars 2017

Dimanche, rassemblement de soutien au projet LR de Fillon, à Paris

Fillon appelle à venir "très nombreux" le soutenir dimanche  5 mars au Trocadéro

Le candidat désigné de la droite républicaine a appelé ses partisans à venir "très nombreux" soutenir son projet, dimanche  à 15h à Paris

Il leur demande "de résister", avec "la force calme", dans une vidéo postée sur Twitter et sur Facebook. "Je vous attends nombreux dimanche à 15h place du Trocadéro, pour montrer, aux yeux de tous, ce qu'est la volonté des militants de la France", écrit F. Fillon. 

"Ne vous laissez pas faire, ne laissez personne vous priver de votre choix. Je vous demande de résister et encore plus, je vous invite à aller de l'avant", ajoute-t-il. 

"Mes chers compatriotes, mes amis, dans sept semaines ce seront les élections présidentielles et vous aurez à trancher entre plusieurs conceptions de la France et de son avenir. (…) 
Devant nous, il y a la gauche et ses 32 heures, il y a l'extrême droite et son retour au franc, il y a l'alliance Macron-Bayrou. Bref, rien qui ne puisse à mes yeux restaurer la force de la France", lance le candidat, menacé par la justice contrainte de donner suite aux soupçons du journal anarchiste Le Canard enchaîné sur de présumés emplois fictifs de son épouse et lâché par de très nombreux soutiens, essentiellement des Juppéistes revanchards et des centristes volatiles. 

"C'est bien plus que ma personne qui est maintenant en jeu. La France est plus grande que moi", souligne-t-il, comme il l'avait déjà dit mercredi, en annonçant sa convocation chez les juges le 15 mars, pour "mise en examen". 

L'ex-Premier ministre demande à ses partisans de venir au rassemblement du Trocadéro pour "faire entendre (leurs) voix, avec la force calme et la force assurée de ceux qui respectent nos institutions démocratiques". "Je vous attends nombreux, très nombreux, pour montrer aux yeux de tous ce qu'est la volonté populaire des militants de la France", conclut-il.

lundi 21 novembre 2016

Des partisans du "sarko-bashing" lancent un appel contre le "Hollande bashing"

Quelques personnalités prennent la défense du président et dénoncent le "Hollande bashing"

Comme Hillary Clinton, Hollande a ses Kim Kardashian, Pharrell Williams, Robert De Niro et Beyoncé... 

Ces personnalités appartiennent au monde des arts et de la culture, de l'économie et de la recherche
Elles dénoncent les attaques virulentes et systématiques - le "Hollande bashing - dans un appel publié par le Journal du Dimanche (JDD).
"Dès le départ, François Hollande a fait face à un incroyable procès en illégitimité entrepris à sa droite comme à sa gauche", estiment ces personnalités parmi lesquelles figurent notamment 

Catherine Deneuve (ci-dessus à gauche), une proche et protégée de Pierre Bergé, 
Benjamin Biolay (à droite), époux Chiara Mastroianni, fille de la précédente et opposant à Martine Aubry à la primaire socialiste, ainsi qu'auteur d'une chanson "inepte" contre le FNet ses électeurs, selon le critique musical du Figaro, 
Juliette Binoche, ex-compagne de Leos Carax Dupont, personnalité trouble et secrète (alter ego de Denis Lavant, acteur perturbé, et auteur de Pola X (1998), adaptation sombre, violente et crue du "Pierre ou les ambiguïtés" d'Herman Melville, déclenche une vive polémique au festival de Cannes, où Carax (petit-fils d'une mère allemande et d'un français diplomate, représentant la Société des nations, puis directeur à l'Organisation internationale du travail à l'ONU) se fait siffler, 
Denis Podalydès (à gauche sur la photo de gauche) soutien de Ségolène Royal, la candidate socialiste battue à la campagne présidentielle de 2007, il a apporté son soutien à François Hollande en 2012, après avoir déclaré avoir une vive sympathie pour Manuel Valls) 
et Jean-Michel Ribes (ci-dessous).

La liberté d'opinion combattue par une poignée de partisans
Ils condamnent les opposants, mais ferment les yeux sur ses échecs. 
"Ce dénigrement permanent met à mal toutes les institutions de la République et la fonction présidentielle. Il perdure encore aujourd'hui malgré la stature d'homme d'État que François Hollande a parfaitement incarnée, tant dans les crises internationales que lors des épouvantables tragédies que notre pays a traversées", poursuit le texte. 

"C'est comme si, en quatre ans, on n'avait jamais entendu parler ni retenu tout ce qui a été accompli, systématiquement effacé par ce Hollande-bashing", ajoute l'appel qui cite une longue liste de domaines dans lesquels s'est exercée l'action du président comme l'éducation nationale, la sécurité, l'économie, le social, la culture ou l'écologie.

"Tout cela est ignoré, tout cela est déformé, gommé, remplacé par un procès quotidien, instruit à charge par des injures et des mensonges ignobles", s'indignent les signataires qui dénoncent "cet acharnement indigne qui entraîne le débat politique dans une dérive dangereuse pour la démocratie".

Parmi les très nombreux signataires figurent encore: Agnès B., Laure Adler, Raymond Depardon ou Patrick Pelloux. Le compte de la soixantaine de signataires n'y est pas...
Mais qui sont donc les signataires du microcosme de la culture, de l'économie et de la recherche ? 
Résultat de recherche d'images pour "binoche hollande"
Outre ceux du montage ci-dessus (Catherine Deneuve, Benjamin Biolay, Juliette Binoche, Denis Podalydès, Gérard Darmon, Dominique Besnehard, Sylvie Testud, Mazarine Pingeot)

Agnès B., Irène Jacob, Laure Adler, Patrick Chesnais, François Marthouret, Claudine Nougaret et Raymond Depardon, Andrée Zana Murat et Bernard Murat, Michel Rotman, Laurent Davenas, Gilles Achache, Gabriel Gautier, Marie d’Ouince, Bruno Masure, Dany Dan - Melopheelo - Zoxea, Layla Metssitane, Touria Benzari, Emilie Chesnais, Laurent Hébert, Bertrand Van Effenterre, Anna Medvecsky, Gaëlle Bayssière, Fethi Benslama, Pierre Douglas, Rachid Benzine, David Kodsi, Florence Muracciole, Stephane Distinguin, Jean Minondo, Yohann Diniz, Jean-Philippe Derosier, Sakina M’sa, Éric Dussart, Évelyne Schapira, Philippe Lemoine, Nicole Baldet, Anne Baveray, Rachel Khan, Michel Cantal-Dupart, Anne-Carole Denès, Yves Denès, Gerard Cicurel, Gisela Blanc, Mathieu Sapin, Françoise Huguier, Édouard Brézin, Julie Saavedra, Alex Menu, Pierre-Emmanuel Guigo, Jean-Philippe Derosier, Leïla Grison, Alexandre Leroy, C215, Dominique Miller, Christian Zerbib, Christiane Hessel… 
Et ma crémière !

Un proche du premier ministre Manuel Vallsle secrétaire d'Etat Jean-Marie Le Guen, a affirmé qu'il aurait "absolument" pu signer cet appel.
"Je trouve que cet appel est le bienvenu parce que indiscutablement, depuis des mois et des mois, il y a un dénigrement systématique de l'action du président de la République, de son gouvernement, de cette majorité", a affirmé cet invité du "Grand rendez-vous Europe 1/i-télé/Les Echos", défendant la politique "menée par le président et le Premier ministre", juge et partie !

Alors que ses interrogateurs soulignaient qu'Hillary Clinton avait pris une initiative similaire lors de sa campagne présidentielle perdue aux Etats-Unis, il a reconnu que le soutien des intellectuels et des artistes n'était pas "de nature suffisante". "Je pense que la gauche devrait réfléchir à s'attaquer au cœur d'un certain nombre de problèmes", a-t-il lancé.

La tribune, dont le JDD ne révèle pas les initiateurs, a suscité une controverse sur les réseaux sociaux, où des internautes s'interrogeaient sur la pertinence d'une tribune de "stars" ou de "people" le jour de la primaire de la droite en vue de la présidentielle.







"L'appel d'artistes dans le JDD en soutien de François Hollande, c'est une cause humanitaire?", a pour sa part ironisé la dirigeante du FN Marine Le Pen, dans "Dimanche en politique", sur RTL/LCI/Le Figaro.



En revanche, le "Sarko bashing" leur va bien

Pour Libération, Laurent Mouchard-Joffrin a pu signer l'appel des people

dimanche 15 mai 2016

Culpabilité des femmes harcelées: "Nous ne nous tairons plus"

L'appel contre le sexisme de 17 anciennes ministres qui n'ont jamais aguiché un homme


Union sacrée de dix-sept anciennes ministres françaises, de gauche comme de droite, de la communiste Michèle Demessine à la présidente Les Républicains (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, en passant par la socialiste Élisabeth Guigou, l'écologiste Dominique Voynet et la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde. Avouant s'être tues, au risque de passer rétrospectivement pour vantardes - la plus jeune n'a pas encore tout-à-fait 40 ans et la plus chenue a bonne mémoire, telle Yvette Roudy, 86 ans) - , toutes signent un appel contre le sexisme dans le Journal du dimanche (JDD) titré : "Nous ne nous tairons plus". 

En quelques années, les langues se sont déliées, osera-t-on affirmer, et les comportements de la nouvelle génération commencent à changer, nous assure-t-on, bien que Michou Sapin et Denis Baupin (ci-contre à gauche au mieux de son apparence), par qui le scandale arrive, n'aient plus rien pour inspirer la gaudriole, si tant est qu'ils aient jamais suscité un quelconque emballement des sens parmi le sexe faible d'hier qui se rebiffe aujourd'hui. 

"Il n'y a pas mort d'homme" 
C'est le commentaire sur l'affaire DSK signé de l'ancien ministre Jack Lang, il n'y a pas encore cinq ans, lors de la révélation de l’affaire du Sofitel 

et du "troussage de domestique", selon l'exemplaire Jean-François Kahn, journaliste co-fondateur du magazine Marianne qui critique pourtant tout ce qui lui tombe sous la plume. 

Cette phrase, mais aussi les remarques sexistes, gestes déplacés, ou comportement inappropriés, ces 17 ex-ministres ne veulent plus les laisser passer. Les jeunes filles des cités, de la Seine-Saint-Denis (!) aux quartiers nord de Marseille, y gagneront-elles le droit de quitter leur uniforme imposé par les grands frères, le pantalon ? Rien n'est moins sûr.

Montebourg a préféré renoncer
Tous les goûts sont  
dans la nature, mais bon....
Les dix-sept anciennes ministres en colère (froide ou réchauffée) sont l'incontournable Roselyne Bachelot, Michelle Demessine, Cécile Duflot, Elisabeth Guigou, Aurélie Filippetti, Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Lagarde, Marylise Lebranchu, Corinne Lepage, Monique Pelletier, Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Yvette Roudy, Catherine Trautmann, Dominique Voynet et Rama Yade.

Dame Trogneux, cougar de la haute finance

Ces nanties s’expriment au nom de toutes celles qui ne peuvent prendre la parole, une manie des politiques de parler pour les autres, les "sans dents" de Hollande étant à l'abri des mains baladeuses de patrons lubriques, tandis que Nathalie Arthaud, porte-parole des trotskistes de Lutte Ouvrière pour qui il ne peut être de harceleurs sexuels que les patrons et que les intrigantes et les actrices ne recherchent nullement les goujats au pouvoir. Et si vous pensez à ce gros plein de soupe de Sapin, vous n'avez pas fait le tour: il est suggéré de remonter encore l'échelle de l'Etat-PS.
C'est devenu une tare d'être "sévèrement burné" 
Les übersexuels ont droit de cité à Paris et les efféminés y ont leurs quartiers branchés sont assistés par la loi républicaine. Il est de bon ton d'être minoritaire entre deux genres, alors que le sexisme majoritaire est dénoncé, bien qu'il concerne - par nature - tous les milieux, les entreprises et accessoirement l’université, où on devrait avoir des arguments, les media, où on décrypte et analyse en longueur, outre la politique. Si proches qu'ils soient de la nature, les écolos ne sont pas de bois. La nuance est dans la maxime "pas vu, pas pris": c'est une question de méthode, de stratégie et de tact. Claude Bartolone a répudié sa conjointe pour sa secrétaire, mais n'a pas pus prendre l'Ile-de-France. Aucune "classe sociale" n’est épargnée, ni aucune communauté, mais aucune race n'est plus sévèrement frappée, en revanche, puisque la notion n'existe pas ou plus...

Cumulard, Baupin démissionne de la vice-présidence de l'Assemblée, mais garde une poire pour la soif...

Que Baupin siège toujours au Parlement européen, est-ce déplacer le problème? En matière de pédophilie, les laïcs anticléricaux ne critiquent-ils pas les simples mesures d'éloignement ?

Des collaboratrices, des salariées évoquent les SMS reçus par dizaines, les propos graveleux, provocateurs, les sous-entendus équivoques qui fleurissent à la montée de la sève, mais pas que: à la différence du 'ménage de printemps' chez la ménagère (oops !)par chance, la période de rut n'est pas réglée par les saisons chez l'homme. Et jusqu'aux attouchements, c'est-à-dire l'antique 'main baladeuse' qui était la marque virile des hommes que les femmes ne laissent pas indifférents. 
Passons par exemple la scène typique (ou fantasmée) dans un ascenseur de l'Assemblée nationale, qu'il faut dédramatisée chez l'adulte quand se déroulent des tournantes impunies dans les caves. Denis Baupin adore, dit-on, l'ascenseur et il était alors seul  avec une salariée, qui n'était donc pas avide de promotion. "Il lui a pincé les fesses, il s'est pris une baffe", décrivent plusieurs sources anonymes. C'est sain de part et d'autre, mais l'anonymat a quelque chose de merveilleux, quand on pense que personne n'avoue encore avoir été au courant, pas même la femme délaissée de Baupin, l'irrésistible Emma Cosse.
Cécile Duflot sur Denis Baupin (lien): "Je savais ce qui se disait par certains, mais il ne faut pas croire que ce cas est unique." Amalgame salissant de la classe politique dans son ensemble: tous pourris ? 
Sandrine Rousseau (EELV) raconte également ce jour d'octobre 2011 où Denis Baupin l'a plaquée contre un mur après une réunion avant d'essayer de l'embrasser, les mains non pas dans les poches (ce serait cavalier) mais sur la poitrine (ce qui est "inapproprié", sic !). A la différence du CSA (Conseil supérieur de l'audovisuel), l'un des deux -ou les deux- regardent-ils trop la télévision, ses films de service public et sa pub, que les media veulent faire payer sur leurs sites aux internautes, nantis et défavorisés, indifféremment ? 
Baupin soutenait la cause des femmes,
devant la presse, hors ascenseurs
La porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts s'est alors empressée de dévoiler l'histoire à deux membres de la direction du parti : aucune réaction de Cécile Duflot qui devait être aux manettes à l'époque. Le comportement de l'élu est en fait un secret de polichinelle et Sandrine Rousseau doit -pourtant- se résoudre à la loi du silence, ce qui est d'autant plus incompréhensible qu'en tant qu'une vice-présidente comme elle du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais a dû connaître la tentation d'assouvir une soudaine pulsion sur un jeune stagiaire ou un vieil acteur politique influent. Une loi du silence qu'elle a donc décidé de briser aujourd'hui, avec le soutien de d'autres femmes,vraies victimes, mères-la-pudeur notoires ou refoulées (re-oops !) qui se disent victimes de Denis Baupin (ou d'autres, car 17 victimes à l'actif de ce seul 'Don Juan' adipeux, c'est difficile à avaler). 
Tête de liste aux élections régionales de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Rousseau Sandrine a rassemblé 4,83 % des voix et ses listes se sont faites éliminer dès le premier tour, ce qui laisse inévitablement un goût amer. 

Quand à Michel Sapin, ministre en activité, il nie  puis avoue une agression sexuelle

L'outrage s'est dérou­lé au Forum écono­mique de Davos en 2015, révèlent deux jour­na­listes du Point dans un livre qu'ils ont co-écrit. Ce nouveau cas de sexisme avéré démythifie encore un ministre de Hollande à Bercy : Michel Sapin, patron des Finances. Dans un livre,  Stépha­nie Marteau et Aziz Zemmour, racontent une scène vécue par une consoeur, lors d'un événe­ment majeur qui se tient chaque année dans la loca­lité suisse de Davos. Sapin Michel a eu des mots et des gestes tota­le­ment dépla­cés à l’égard d’une repor­ter appar­te­nant à un grand quoti­dien de presse natio­nal qui couvrait ce dépla­ce­ment.

La presse a désinformé, prenant la posture de la présomption d'innocence en faveur de ce puissant de Bercy.
Appa­rem­ment, lorsque la jeune femme au travail se pencha pour ramas­ser un stylo, le ministre lui aurait lancé un très "inapproprié" : "Ah, mais qu'est-ce que vous me montrez là ?", avant de faire "claquer" l'élas­tique de sa ... culotte. Ce moment avait déjà fait l’objet d’une mention dans une tribune publiée dans les pages de nos confrères de Libé­ra­tion, le 4 mai 2015 où quarante femmes jour­na­listes y dénonçaient alors le sexisme et certains agis­se­ments dont elles étaient régu­liè­re­ment victimes dans le milieu de la poli­tique. Élus et respon­sables de tous bords étaient ciblés par cette montée au créneau, sans qu’au­cun nom ne soit dévoilé.
Un an après, alors que le projet de réforme du code du Travail provoque la colère des élus et de la rue, le nom de Sapin est jeté en pâture: "S’il n’est pas expli­ci­te­ment nommé dans la tribune de Libé­ra­tion, il est clai­re­ment visé (…) C’est le loca­taire de Bercy", écrivent les auteurs du livre. Pour coro­bo­rer leurs révéla­tions, ils citent par ailleurs la char­gée de commu­ni­ca­tion de Michel Sapin qui aurait alors répondu en restant dns le flou, sans démen­tir et alimentant la suspicion : "C’était une blague potache et la jour­na­liste a pris la mouche, accuse cette femme. (…) Il ne comprend pas et est très étonné de la tour­nure qu’a pris l’af­faire".

Mais suite aux révé­la­tions publiées, le loup est sorti du bois. Cette fois, l'entourage du ministre nie. Huffing­tonPost offre ses colonnes à un Michel Sapin indigné qui s’in­surge contre des "allé­ga­tions inexactes et calom­nieuses". Il menace en outre "d’en­ga­ger toute action néces­saire pour faire respec­ter la réalité des faits". Les "yeux dans les yeux"... Mais Stépha­nie Marteau main­tient et précise que "cette scène s’est dérou­lée devant des témoins".
La toile s'enflamme alors et, sur Twit­ter, les internautes ne prennent pas de gants de latex et bap­ti­sent l'affaire de "#culottegate", sur fond d’in­di­gna­tion géné­rale. Certains dénoncent les faits avec hu­mour, mais d’autres, beau­coup moins second degré, réclament évidemment des comptes au chef du gouver­ne­ment et demandent même la démis­sion du ministre des Finances






Une péti­tion favo­rable à cette idée a même vue le jour. Elle est consul­table en ligne sur le site Change.org, mais sachez que, dès l'instant où vous y mettez le doigt, ce site vous harcèle ensuite.
Bref, cette fin de quinquennat a des relents de petite culotte. Il ne manquerait plus qu'Urvoas soit pris la main dans une petite culotte.

Les dix-sept "pétroleuses
 pétitionneuses" font aussi des propositions importantes pour mieux protéger les victimes.
Mais surtout, elles listent ce qu'elles veulent pour que ça change : des partis politiques qui prennent leurs responsabilités avec leurs élus - pesant sur leurs vies privées- et des changements dans la loi en faveur d'un "ordre moral" et de relations de genres corsetées entre élus politiques. Allongement des délais de prescription en matière d'agression sexuelle, possibilité pour les associations compétentes de porter plainte en lieu et place des victimes (la république des magistrats s'étend aux associations mises -comme promis par Hollande- à toutes les sauces), ou encore l'instruction donnée aux parquets de poursuivre systématiquement en cas de harcèlement (et vive l'indépendance des juges debout ! ).

L'Elysée aurait pris conscience de la problématique, assurait cette semaine un proche (anonyme et exemplaire) du président, assurant que de nouvelles mesures anti-harcèlement seront prises dans les prochains mois. 

Un nouveau thème sociétal porteur dans l'opinion publique, puisqu'une très large majorité de Français de gauche comme de droite – les femmes un peu plus que les hommes – veut davantage de sévérité. Et quelles sanctions ? Démission? Sursis ?
En attendant, France 2 va en faire un documentaire ou/et un film subventionné pour dénoncer les lois de la nature et les comportement "inadaptés" entre adultes majeur(e)s et vacciné(e)s. La traque de va s'étendre des personnes à la chambre à coucher et aux ascenseurs. La harceleuse Elise Lucet, trop à gauche et rentre-dedans, et le petit David Pujadas, trop à droite et consensuel, n'avaient pourtant aucune 'chance' d'y avoir ensemble des ébats. 

jeudi 14 janvier 2016

Appel de socialistes "pour une primaire à gauche"

'Libération' prend parti avec eux pour demander cette  primaire à gauche pour 2017

Pour une primaire "des gauches"

"Nous refusons la passivité face à l’abstention, au vote Front national et à la droitisation de la société. Nous refusons les renoncements face aux inégalités sociales, à la dégradation environnementale, aux discriminations et à l’affaissement démocratique. Nous refusons la paralysie de nos institutions.

Nous n’acceptons pas que la menace du FN, le risque terroriste et l’état d’urgence permanent [merveilleux amalgame] servent de prétexte pour refuser de débattre des défis extraordinaires auxquels notre société est confrontée. Il n’y a pas de fatalité à l’impuissance politique. La France est riche de son énergie vitale et de ses talents qui aspirent à forger un avenir bienveillant. Nous voulons faire de la prochaine élection présidentielle la conclusion d’un débat approfondi qui est passionnément désiré et attendu dans le pays.

Nous voulons du contenu, des idées, des échanges exigeants. Nous appelons à une grande primaire des gauches et des écologistes. Notre primaire est la condition sine qua non pour qu’un candidat représente ces forces à l’élection présidentielle en incarnant le projet positif dont la France a besoin pour sortir de l’impasse. Elle est l’opportunité de refonder notre démocratie [I believe I can fly...]. En signant cet appel, je m’engage à voter lors de la primaire des gauches et des écologistes. Je participerai dans la mesure du possible aux débats qui seront organisés pour la nourrir. Signez et faites signer, pour réanimer le débat politique, pour se réapproprier l’élection présidentielle, pour choisir notre candidat-e  !
Pour signer et faire signer l'appel, rendez-vous sur le site notreprimaire.fr

Initiateurs et premiers signataires. 
Julia Cagé, économiste; Daniel Cohn-Bendit, Européen; Mariette Darrigrand, sémiologue; Marie Desplechin, écrivaine; Guillaume Duval, journaliste; Romain Goupil, cinéaste; Yannick Jadot, député européen (EELV); Hervé Le Bras, historien et démographe; Dominique Méda, sociologue (ex-conseillère de S. Royal, candidate malheureuse à la présidentielle 2007); Thomas Piketty, économiste, donneurs de coups, selon son ex, Aurélie Filippetti, qui n'est pas signataire...; Michel Wieviorka, sociologue. 
Tous pétitionnaires professionnels...

VOIR et ENTENDRE
l'émotion au PS, par la voix de Didier Guillaume:
Montebourg, contacté pour s’engager dans la primaire à gauche, se "réserve"...

Les initiateurs de l’appel ont tenté par téléphone de convaincre Arnaud Montebourg 
de "soutenir" lui aussi ce processus de désignation pour la présidentielle de 2017. L’écologiste Yannick Jadot confirme l’avoir appelé: "Il nous a dit que c’est une bonne idée. Que ça permettait de décoincer la situation. Mais pour l’instant, clairement, il se réserve". L’ex-ministre de l’Economie et du Redressement productif, architecte et promoteur de la "primaire citoyenne" organisée par le Parti socialiste en 2011 où il s’était révélé en 3e homme avec 17% des voix, observe pour l’instant l’évolution de l’initiative. Bien que soupçonné de vouloir jouer sa carte personnelle, il n’exclut pas de participer au processus le moment venu.

samedi 19 septembre 2015

Totalitarisme de députés PS qui réclament la révocation de Robert Ménard

Fouquet-Tinville serait-il socialiste aujourd'hui?

Le pôle 
"La Gauche forte" du PS s'érige en accusateur public de Tribunal révolutionnaire

Les animateurs du courant de la "Gauche forte" veulent la peau du maire de Béziers pour une vidéo dans laquelle Robert Ménard se met en scène en train d'expulser un réfugié syrien. L'intéressé pointe de "l'imbécilité en barre".

Evacuation musclée de migrants
(Halle Pajol, juin 2015)
Bernard Cazeneuve a lâché la meute. 
Galvanisés, les deux députés socialistes et animateurs exaltés du courant radical du PS (un groupuscule d'une demi-douzaine), Alexis Bachelay et Yann Galut (ci-dessus à gauche en chèche rose), ont lancé mercredi un appel pour la révocation du maire de Béziers, Robert Ménard. A noter tout de suite que l'intitulé de la plateforme internet qui accueille cette pétition est révélateur de sa mission d'agit-prop, celle de manipuler les masses et de mobiliser les foules.

Prétexte, cette fois, à leur fureur chronique,  notamment,  la " vidéo du 11 septembre 2015mise en ligne par la mairie de Béziers et intitulée 'Vous n'êtes pas les bienvenus', (où) on voit le maire de Béziers, accompagné de policiers municipaux armés", rappeler la loi et mettre en garde d'expulsion les familles de réfugiés syriens qui occupent des logements HLM par effraction et en toute illégalité.
VOIR et ENTENDRE les griefs énoncés par le maire de Béziers et que la "Gauche forte" occulte : 

Or, la gauche du PS prétend entraver l'action d'un maire qu'une population libre a démocratiquement élu pour accomplir un certain programme. 

Le ministre de l'Intérieur a en effet violemment critiqué la visite mise en scène de Robert Ménard dans un lieu d'hébergement de migrants à Béziers.
Jeudi, dans l'hémicycle du Sénat, le ministre de l'Intérieur s'en est pris aux élus du Front national. D'abord avec le sénateur Stéphane Ravier qui venait de le renommer "ministre de l'Extérieur" pour dénoncer, la politique du gouvernement en faveur des réfugiés, comme c'est son droit d'élu"Vous contribuez à faire du pays des droits de l'Homme le pays des droits de l'autre", avait estimé l'élu marseillais.

Alors le ministre s'est déchaîné contre le parlementaire, ironisant sur son intervention, "un modèle d'humanité et d'esprit de nuances, de finesse et de réalisme", selon lui. Avant de hausser  le ton: "Votre question était inspirée par le rejet et la convocation des instincts". Sous les applaudissements de certains sénateurs, Bernard Cazeneuve a ensuite convoqué la morale républicaine pour juger que "l'honneur de la France, c'est d'ouvrir ses portes à ces hommes et à ces femmes qui sont persécutés"
Cazeneuve avait déjà fait une crise en avril 2014:
son haleine fétide imprègne encore les murs !
Il a poursuivi son réquisitoire en condamnant la visite de Robert Ménard, le maire apparenté FN de Béziers, qui s'est rendu dans un lieu d'hébergement de réfugiés pour tenter de les faire partir. "Un comportement abject", a hurlé le petit ministre, comme le montre la vidéo mise en ligne par Public Sénat. "Tant que ce gouvernement sera là et tant que la France sera la France (…), la France ouvrira ses bras à ceux qui sont persécutés chez eux", a lancé le locataire de la place Beauvau, hors de lui, à la façon de son chef du gouvernement, bien connu pour ses crises télévisées.

"Cette démarche, profondément choquante et entachée d'illégalité n'est pas acceptable pour un élu de la République. Robert Ménard n'a eu de cesse depuis son élection à la mairie de Béziers de bafouer sa fonction d'élu et de la dévoyer à des fins de propagande et de haine: cela doit cesser", peut-on encore lire dans l'exposé des motifs de la pétition. Il s'agit là de la deuxième fois que des parlementaires réclament la destitution de l'édile: Cécile Duflot l'avait déjà fait en mai dernier, lors de la polémique des prétendues statistiques ethniques.

La gauche radicale a aussitôt mobilisé ses réseaux de militants et activistes  
48 heures après sa mise en ligne, la pétition recensait près de 4.000 signatures ce jeudi à midi. "Nous en espérons plus de 10.000. Après, nous écrirons au président de la République", assure encore Alexis BachelayS'il n'est pas prouvé que cet élu est diplômé pour ses études en Communication et de Sciences politiques à l’Université Paris 1 Sorbonne, il est clair, en revanche, qu'il est au nombre des socialistes qui n'ont aucune expérience de la vie professionnelle: cet apparatchik à la casquette au ras des yeux est devenu aussitôt devenu attaché territorial à la ville de Nanterre ( 2001-2012), ville communiste (en continu depuis... 1935) et où il est donc préférable d'entretenir de bons rapports avec le Front de gauche pour faire carrière. Alexis Bachelay est vice-président du Groupe d’Amitié France-Qatar, secrétaire du Groupe d’Amitié France-Algérie et membre du Groupe d’Amitié France-Mali et France-Sénégal. Les Auvergnats ne l'intéressent pas...
La procédure n'a toutefois que très peu de chances d'aboutir. Comme l'expliquait  en mai dernier, le code général des collectivités territoriales permet, à l'initiative du premier ministre et par le biais d'un décret pris en conseil des ministres, la suspension temporaire d'un maire. Sa révocation, elle, ne peut se faire qu'au moyen d'un décret motivé pris en conseil des ministres.

"Humanité" ou 
"brutalité" sur les migrants à Paris ?

"Un Waterloo moral" en plein Paris (18e arrondissement)
Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, notamment chargé de veiller à la déontologie des personnels de sécurité, a ouvert une enquête sur l'opération, après que des associations ont dénoncé des "violences policières". Dans une tribune publiée par Le Monde,  Cécile Duflot a vigoureusement critiqué la politique migratoire du gouvernement, "un Waterloo moral" selon elle. "La situation faite aux migrants anciennement situés à La Chapelle (...) est insupportable", ajoute-t-elle, exhortant à "résister au vent mauvais de la xénophobie"...  "La façon dont ont été traités ces migrants a aboli toute frontière politique entre les pratiques" de la droite et "celles du gouvernement en ce qui concerne l'immigration", a jugé mardi le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, dénonçant la "brutalité de la rafle".

"Tradition d'accueil" de la France, "généreuse et humaniste", selon l'appel du PS ?
Sur le terrain, c'est la "criante inhumanité" des ordres de Cazeneuve qui a fini par percer.
Une association s'est finalement désolidarisée du pouvoir socialiste et a publié une vidéo dans laquelle des policiers sont vus en train de repousser violemment des migrants le long de l'autoroute qui mène au port de Calais. Les migrants sont balancés sans aucun ménagement par des policiers par-dessus une glissière de sécurité. 
Des coups de pieds, de genou et de matraques. Des projections de gaz lacrymogène depuis une voiture. C'est ce que l'on peut voir sur une vidéo mise en ligne le 10 mai par l'association Calais Migrant Solidarity.
La vidéo, d'une durée de deux minutes, montre ces images de violences, apparemment tournées le 5 mai dernier en bordure de l'A16 et entrecoupées de propos édifiants prononcées par le ministre de l'Intérieur, l'exemplaire  Bernard Cazeneuve lors d'un déplacement à Calais la veille.

Le PS vise-t-il à rétablir le Tribunal révolutionnaire de brumaire an II

Néo-élu des Hauts-de-Seine (2012), Yann Galut (ici à gauche, liense croit déjà en brumaire (octobre 1793) et fiche ses adversaires.

Quelle étoile Galut attribue-t-il au fondateur et ancien secrétaire général de l'association Reporters sans frontières? "Robert Ménard n'est ni huissier, ni magistrat, ni policier... Il pratique le mélange des genres, comme il l'a toujours fait. Mais le suffrage universel n'autorise pas à faire n'importe quoi et à s'affranchir des valeurs et des règles de la République. Le maire n'est pas un monarque absolu qui aurait le droit de se comporter comme un véritable voyou", éructe le socialiste, se présentant comme un "lanceur d'alerte" face à un comportement "scandaleux".

Pas de quoi inquiéter le président de RSF qui a milité pour la libération des journalistes Florence Aubenas et Pius Njawé. "Tout cela n'a ni queue ni tête. C'est de l'imbécilité en barre, ils sont complètement stupides", observe-t-il. "Ils croient quoi? Faut-il leur rappeler qu'un maire est élu démocratiquement ? Il serait temps qu'ils comprennent que la démocratie n'est pas réservée qu'à leurs copains", oppose-t-il encore, dénonçant une "petite caste politico-médiatique qui vit offshore par rapport à notre pays". Et de finalement préciser: "Bien sûr que non, je ne regrette rien".

L'ordre des avocats doit-il révoquer Me Galut ?