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jeudi 21 mars 2019

Grand débat: ces intellectuels qu accourent au one-man show de Macron, à l'Elysée

Une soixantaine d’intellectuels sont allés à la soupe à l'Elysée


Le chef de l'Etat a invité à dîner une soixantaine de spécialistes de l'économie ou de l'environnement après un "débat" diffusé, depuis l'Elysée, sur France Culture.
Flattés  de recevoir la parole de Macron, mais visiblement accablés
par son projet de "démocratie délibérative"
Débattre en grande pompe médiatique flatte l'ego d'un Jupiter solitaire. 
Thème du jour et ambitieux programme qui n'engage à rien : les "principaux défis et enjeux d'avenir auxquels la France est confrontée". Ca pouvait se faire en toute discrétion, mais ce "colloque" fut annoncé à grand renfort de media-relais comme la nouvelle étape du grand débat prolongé organisé pour ce lundi 18 mars entre Emmanuel Macron et une soixantaine d'intellectuels macron-compatibles sélectionnés par l'Elysée. Universitaires, économistes, spécialistes des sciences humaines ou de l'environnement avaient accepté de servir de faire-valoir du chef de l'Etat à partir de 18 heures. 
Contrairement aux débats précédents, ce n’était pas le secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu qui animait le divertissement politique, distribuant la parole et limitant le temps à deux minutes par intervenant. Un partenariat avait été exceptionnellement conclu avec France Culture.

Une réunion animée par l'un des nouveaux venus à Charlie Hebdo après l'attentat de 2015, Guillaume Erner, producteur de la tranche matinale de France Culture, qui se présente comme "le média de la vie des idées" et qui l'a retransmise en direct. La crise des Gilets jaunes a d'emblée occupé le cœur du débat entre Emmanuel Macron et les 64 intellectuels "accrédités" à l'Elysée, où des chercheurs, professeurs, experts ou essayistes ont posé les bonnes questions (qui ne fâchent pas) au président sur sa politique et l'état du pays. Lors de cette soirée co-organisée avec la radio de service public de Radios France, sans durée fixée par avance, le chef de l'Etat a souligné qu'il avait tenu à maintenir ce rendez-vous malgré les violences de samedi. "En même temps", n'avait-il pas lui même abandonné Paris à Castaner pour aller se faire plaisir sur les pistes ensoleillées de La Mongie pendant que se déroulaient deux manifestations

"Ne pas réduire la vie de notre nation à une réponse d'ordre public"

Finies les "causeries" au coin du feu entre soi et retransmises aux "gueux", mais quelle différence ? 
"Je me suis beaucoup posé la question : est-ce que nos concitoyens vont comprendre [les Français gardent, à ses yeux, une sérieuse difficulté à comprendre les choses : crétinisme ? Les journalistes ne répètent-ils pas, d'ailleurs, qu'ils vont nous expliquer et décrypter l'actualité pour nous ? Consolation : les intellos ont également besoin que Macron les aide à comprendre le monde dans lequel ils vivent...] qu'on tienne ce débat à l'Elysée", loin de la masse inaccessible à sa "pensée complexe", hurlante et violente  sur les Champs-Elysées ? "Oui, au carré", veut-il croire, mais s'adressant aux auditeurs de France Culture, très peu écoutée sur les ronds-points. Ce n'est pas encore lundi que Macron ambitionnait de mettre les Gilets jaunes à niveau...

"Car de moins en moins de monde est dans la rue le samedi" et "ceux qui ont initié cette crise sont des gens qui veulent détruire les institutions, pas des manifestants", a-t-il lancé. On croyait entendre Ruth, Christophe, Patrick, Jean-Jacques, Jannick et les autres ! " Interrompre ce débat, c'était dire que, quand la violence absolue s'exprime un jour, on n'aurait plus le droit de réfléchir le jour d'après. J'assume totalement le caractère essentiel de cette discussion, car je ne veux pas réduire la vie de notre nation à une réponse d'ordre public", a-t-il ajouté, inconsciemment condescendant.

Répondant au premier intervenant, l'écrivain Pascal Bruckner, qui réclamait le retour de l'ordre public - ça tombait bien, après le préambule présidentiel - , Emmanuel Macron a expliqué aux intellos que, si le droit de manifester était protégé, les violences du samedi étaient le fait d' "émeutes de casseurs, qui ne savent plus pourquoi ils sont dehors sauf détruire". Réclamer la démission de Castaner équivaut donc à chasser Macron. Manifestations interdites sur les Champs-Elysées en cas de présence d' "ultras" - qui arboreraient un badge obligatoire délivré par la préfecture de police -, préfet de police de Paris limogé - et remplacé par celui d'Aquitaine qui n'a pas particulièrement brillé à Bordeaux - , contraventions alourdies - avec l'approbation enthousiaste du p'tit Darmanin - : le premier ministre Edouard Philippe  - il était où le samedi 16 mars de tous les débordements? - a annoncé lundi une batterie de mesures "fortes" pour répondre aux violences ayant marqué la dernière manifestation (en date) des Gilets jaunes à Paris.

Interrogé ensuite sur la création d'un revenu universel, la taxation des plus aisés, le creusement des inégalités ou encore la transition écologique, le chef de l'Etat a, comme lors de chacune de ses réunions dans le cadre du grand débat, défendu ses choix politiques, comme celui d'aider les entreprises pour créer des emplois ou de refuser l'idée de "décroissance". Le débat avec les intellos n'a donc rien apporté, si ce n'est un surcroît de dépenses publiques inutiles.

Quatre régions en attente du messie

Résultat de recherche d'images pour "Macron 60 intellectuels Elysee"
Macron et ses 60 voleurs intellos
Combien de réfractaires parmi les personnalités présentes ? 
Figurent les philosophes Marcel Gauchet, Souad Ayada et Monique Canto-Sperber, les sociologues Jean Viard et le socialiste Michel Wieviorka, le psychiatre Boris Cyrulnik, le climatologue Jean Jouzel, les économistes Philippe Aghion, auteur du programme économique du candidat Macron, et Jean Pisani-Ferry, membre de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, ainsi que les Prix Nobel Serge Haroche et Jules Hoffmann
Certains ont refusé, comme l'économiste Frédéric Lordon (animateur de "Nuit debout"), très critique de la politique d'Emmanuel Macron, qui a publiquement expliqué sa décision de ne pas s'y rendre lors d'un rassemblement à la Bourse du travail à Paris.

Cette rencontre est organisée trois jours après la fin annoncée pour vendredi 15 mars de la première partie du grand débat lancé le 15 janvier. 
Emmanuel Macron a tant à expliquer ! Mais, puisqu'il a besoin d'une rallonge de quinze jours au moins et qu'il ne devrait pas effectuer un nouveau déplacement la semaine prochaine dans ce cadre, c'est seulement dans trois semaines que les chaînes d'information pourront retourner à une vie normale, après huit "actes macroniens" ces deux derniers mois. 
Macron repousse ainsi ses rencontres attendues dans quatre régions : en Bretagne, notamment les "illettrés" des abattoirs Gad dans le Nord-Finistère, en Corse, avec les autonomistes, où, comme se serait le cas dans les Hauts-de-France (agriculteurs, Air France et anciens de Goodyear) et le Pays de la Loire avec les zadistes de Nantes, avec les élus , exclusivement...
Il a échangé durant plus de huit heures avec des intellectuels de tous les horizons, principalement des hommes, à qui il a demandé "de structurer le débat". 

"On imagine mal une telle rencontre à la Maison Blanche !"

Saillie pouvant froisser le quadra, si cette évocation polémique n'était due à l'expert socialiste de l’identité et de l’immigration, spécialiste du FLN et des événements d'Algérie et du système Bouteflika, Michel Wieviorka, qui a remercié Emmanuel Macron d’avoir réuni des intellectuels "de tous les horizons" [sic] et "à l’Elysée".  Un bon départ ? 

Des critiques assassines qu’Emmanuel Macron a pu émettre à leur endroit, notamment quand il était candidat, il n’a pas été question lundi soir. Les " intellectuels stars ne m’intéressent pas tellement", avait ainsi confié le candidat d’En Marche !, durant la campagne, à l’écrivain Philippe Besson qui a rapporté ces propos dans un bouquin; il les accusait alors "de faire du bruit avec de vieux instruments"… Aujourd’hui, après quatre mois de manifestations tous les samedis, Emmanuel Macron a besoin d’eux : à l’heure où "tout se vaut", il leur assigne désormais  "la responsabilité de structurer le débat".
Sous les ors de la salle des fêtes rénovée à grands frais de l’Elysée, Macron a estimé qu' "interrompre ce grand débat, c’était donner raison à la violence absolue". Or, selon le général solitaire et sans armée,  "on ne peut pas s’arrêter à la tyrannie d’une irréductible minorité", a-t-il répété un peu plus tard. 
De quoi apaiser la colère des irréductibles Gilets jaunes ?

jeudi 14 janvier 2016

Appel de socialistes "pour une primaire à gauche"

'Libération' prend parti avec eux pour demander cette  primaire à gauche pour 2017

Pour une primaire "des gauches"

"Nous refusons la passivité face à l’abstention, au vote Front national et à la droitisation de la société. Nous refusons les renoncements face aux inégalités sociales, à la dégradation environnementale, aux discriminations et à l’affaissement démocratique. Nous refusons la paralysie de nos institutions.

Nous n’acceptons pas que la menace du FN, le risque terroriste et l’état d’urgence permanent [merveilleux amalgame] servent de prétexte pour refuser de débattre des défis extraordinaires auxquels notre société est confrontée. Il n’y a pas de fatalité à l’impuissance politique. La France est riche de son énergie vitale et de ses talents qui aspirent à forger un avenir bienveillant. Nous voulons faire de la prochaine élection présidentielle la conclusion d’un débat approfondi qui est passionnément désiré et attendu dans le pays.

Nous voulons du contenu, des idées, des échanges exigeants. Nous appelons à une grande primaire des gauches et des écologistes. Notre primaire est la condition sine qua non pour qu’un candidat représente ces forces à l’élection présidentielle en incarnant le projet positif dont la France a besoin pour sortir de l’impasse. Elle est l’opportunité de refonder notre démocratie [I believe I can fly...]. En signant cet appel, je m’engage à voter lors de la primaire des gauches et des écologistes. Je participerai dans la mesure du possible aux débats qui seront organisés pour la nourrir. Signez et faites signer, pour réanimer le débat politique, pour se réapproprier l’élection présidentielle, pour choisir notre candidat-e  !
Pour signer et faire signer l'appel, rendez-vous sur le site notreprimaire.fr

Initiateurs et premiers signataires. 
Julia Cagé, économiste; Daniel Cohn-Bendit, Européen; Mariette Darrigrand, sémiologue; Marie Desplechin, écrivaine; Guillaume Duval, journaliste; Romain Goupil, cinéaste; Yannick Jadot, député européen (EELV); Hervé Le Bras, historien et démographe; Dominique Méda, sociologue (ex-conseillère de S. Royal, candidate malheureuse à la présidentielle 2007); Thomas Piketty, économiste, donneurs de coups, selon son ex, Aurélie Filippetti, qui n'est pas signataire...; Michel Wieviorka, sociologue. 
Tous pétitionnaires professionnels...

VOIR et ENTENDRE
l'émotion au PS, par la voix de Didier Guillaume:
Montebourg, contacté pour s’engager dans la primaire à gauche, se "réserve"...

Les initiateurs de l’appel ont tenté par téléphone de convaincre Arnaud Montebourg 
de "soutenir" lui aussi ce processus de désignation pour la présidentielle de 2017. L’écologiste Yannick Jadot confirme l’avoir appelé: "Il nous a dit que c’est une bonne idée. Que ça permettait de décoincer la situation. Mais pour l’instant, clairement, il se réserve". L’ex-ministre de l’Economie et du Redressement productif, architecte et promoteur de la "primaire citoyenne" organisée par le Parti socialiste en 2011 où il s’était révélé en 3e homme avec 17% des voix, observe pour l’instant l’évolution de l’initiative. Bien que soupçonné de vouloir jouer sa carte personnelle, il n’exclut pas de participer au processus le moment venu.

mercredi 25 avril 2012

Hollande veut défendre les électeurs du FN contre Sarkozy

Le socialiste ne trouve plus le Front national nauséabond...

Hollande tente de convaincre les électeurs frontistes qu'avec Mélenchon et Poutou il les protègera

Hollande, le polisson, va bientôt leur offrir des bonbons ?

Le candidat socialiste ré-oriente sa campagne à droite pour tenter de capter une partie des électeurs du Front national, et les associer à ceux de ...Mélenchon, Joly et Poutou, alors que Nicolas Sarkozy ne change rien à sa ligne directrice, assuré selon les estimations de séduire la moitié de l’électorat frontiste.

Hollande fait le contraire de ce que dit l'hypocrite

Dans un entretien accordé au journal "Libération" et publié le 24 avril, le candidat socialiste François Hollande résume en une phrase sa stratégie de campagne pour l’entre-deux tours : pas question de droitiser son discours pour capter l’électorat du Front national. "L’erreur que je ne commettrai pas, c’est, pour parler aux autres, oublier les nôtres."

Mais il faut comprendre l'inverse.
Dès les résultats du premier tour connus, il a en effet choisi de parler aux électeurs du FN, adressant à ceux qui "se sentent abandonnés" un message de "compréhension". 

L'impudent  Hollande affirme haut et fort son intention de "convaincre [les électeurs frontistes] que c’est la gauche qui les défend". "Il y a l’électorat de Le Pen [désignation irrespectueuse ], dont une partie vient de la gauche et qui devrait se retrouver du côté du progrès, de l’égalité, du changement, de l’effort partagé, de la justice, parce qu’il est contre les privilèges, contre une Europe défaillante", affirme le candidat socialiste dans les colonnes de "Libération".

VOIR et ENTENDRE les appels du pied de Hollande aux électeurs du FN:

 
Hollande lâche la jeunesse pour les frontistes

Il a viré casaque et abandonné les quartiers et ses jeunes

Dans "Libération", il affirme vouloir s’adresser "aux petits employés, aux artisans, aux ouvriers" qui se "sentent abandonnés". "Ce que peut vouloir faire Hollande, c’est mettre en avant la question du pouvoir d’achat - visiblement, c’est ce qu’il fait -, se rendre dans les zones pavillonnaires largement laissées de côté pendant la campagne du premier tour et adresser des signaux sur le fait que le vote des étrangers n’est pas une priorité", affirme Frédéric Sawicki (professeur à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheur au CNRS).
Sur France 3, lundi 23 avril, son ex-concubine et vaincue de la présidentielle de 2007, Ségolène Royal,  assure d’ores et déjà que le droit de vote des étrangers  non communautaires, pourtant inscrit dans le programme de François Hollande, n’a jamais été une priorité du Parti socialiste.
"Je suis socialiste, je suis le représentant de la gauche mais je m’adresse à tous les Français car je veux être le président du rassemblement", a-t-il répété.

La liste des laissés pour compte socialistes s'allonge



Wieviorka, il faut arrêter
le Père Noël du FN !



Michel Wieviorka s'investit dans toutes les campagnes du PS. L' ancien directeur de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), sociologue et militant socialiste, et donc propagandiste de la pensée unique, tente de rattraper le coup. 

Ne pas lâcher la proie pour l'ombre: " Le danger de voir son électorat lui tourner le dos existerait si François Hollande se mettait à exprimer des idées différentes de ce qu’il dit habituellement, mais il n’a pas l’intention de changer son message", reconnaît-il. Ou d'en adresser à tous, au risque qu'ils soient contradictoires, mais la cohérence n'est pas le point fort de Hollande. Pas plus que l'honnêteté. 
"Sa stratégie vis-à-vis de l’extrême droite consiste à dire : ‘Je comprends votre colère, je comprends le message que vous avez voulu faire passer, faites moi confiance pour que je règle vos problèmes’."

La crédibilité du marchand de soupe est une fois de plus prise en défaut.
Malgré leur omniprésence sur tous les media, les intellos, experts et journaleux de la nébuleuse socialiste n'y peuvent rien.

 

mercredi 4 mai 2011

Présidentielle 2012 - Patrick Lozès s'y colle aussi

On ne l'attendait pas, celui-là !
N'en jetez plus, la cour est pleine...

Un TGV peut toujours cacher une micheline

Patrick Lozès se veut la voix des "minorités"
Bien qu'il soit confortable de parler pour les "non représentés", le président du CRAN se défend : "ma candidature n’est pas celle d’une victime".
"Le dimanche 22 avril 2012, à ce rendez-vous citoyen de la Constitution de la Vème République, j’ai décidé d’être présent". Français d’origine africaine, selon l’expression consacrée -ce que dissimule ce nom européen-, Patrick Lozès, 46 ans, docteur en pharmacie, fondateur et président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN), a décidé de se mêler à la bataille. Il sera candidat à la prochaine élection présidentielle de 2012, l’écrit dans un livre à paraître et le confirme au ...Nouvelobs.com.

En 2002, Christine Taubira, la députée de Guyane, s’était déjà ridiculisée ; mais elle représentait les radicaux de gauche PRG. Or, le temps des associations est arrivé et Lozès, lui, veut faire entendre la voix des "minorités", des "non représentés", des "invisibles".
L'opportuniste battra le fer pendant qu'il est chaud
Fort de sa propagande, les thèmes de la gauche lui tiendront lieu de projet: discrimination, communautarisme, montée de la xénophobie et du Front national, surenchère de la droite au pouvoir sur les thématiques frontistes et "apathie" d’une gauche le plus souvent tétanisée par les procès en laxisme et "droit de l’hommisme" qu’on lui intente. Déjà, il avait fait savoir (le Nouvel Observateur du 24 mars) qu’après les propos tenus par Claude Guéant, il ne participerait pas à la mise en place de cet Observatoire national du racisme qu’il avait pourtant appelé de ses vœux, avec le sociologue Michel Wievorka, dans un rapport commandé par le gouvernement.

Ancien membre du conseil national de l’UDF, il avait brisé un premier tabou en fondant en 2005 le Conseil représentatif des associations noires. Noir, le mot était lâché. Il voulait en finir avec ces euphémismes imposés par le PC ("politiquement correct") des démagogues vertueux - "issu de l’immigration" - ou ces circonvolutions, ces "qualifications génériques qui ne servent qu’à gommer les réalités". Aujourd’hui, voilà donc qu'il revendique sa "négritude": "black is beautiful" ressort des cartons.
Il sait quelle boîte de Pandore il ouvre, mais soulève le couvercle. "Provocation médiatique et le coup de pub" ? "Mégalomanie" de celui qui se prend pour un Obama français ? "Inconscience" face à la menace d’un 21 avril bis ? "J’ai attendu que le PS et l’UMP propose un projet mobilisateur sur les questions de l’égalité. Ils ne l’ont pas fait", villipende-t-il.

Pour Lozès, les "inconscients", ce sont les autres

Il fustige ceux qu'il imite
, tous ceux qui "pour gagner les élections sèment depuis des mois des graines dont nous ne faisons que commencer à récolter les fruits amers".
Il récupère tout ce qui peut servir. Ainsi, que le foot français amené à se poser la question des "quotas" montre pour l'apothicaire les ravages du poison. Le seul antidote ? "Une parole offensive et positive sur la diversité". Lozès confirme qu'en France, la population noire est évaluée à environ 5 millions de personnes, dont 80% sont françaises ; la population arabo- maghrébine à 6 millions, majoritairement française elle aussi. Que sera-ce quand ils auront encore grandi en nombre... "Même le FN a dû en prendre acte : les minorités visibles sont désormais en grand partie constituées de citoyens français".

Plus de médecins béninois en France qu'au Bénin
Né au Dahomey il y a 46 ans, issu de l'élite contituée par la France
Fils d’un médecin sénateur de la IV° république, puis ministre de la Santé après l’indépendance dans l’ex-colonie devenue le Bénin, Patrick Lozès est venu vivre à Creil en 1979 à 14 ans avec sa mère d’origine portugaise ("pourtant rien dans mon apparence ne laisse deviner que je suis un sang mêlé").
En 1979, Mathieu Kérékou est alors chef de l'État béninois depuis 1972, à la faveur d'un coup d'État qui instaure le marxisme-léninisme comme idéologie officielle de gouvernement et crée le Parti de la révolution populaire du Bénin. Patrick Lozès serait-il réfugié politique maltraité par la France ?

Ce pharmacien assure qu'il a plus souffert du racisme que de la révolution
Rendez-vous compte: "les noirs ne peuvent pas comprendre la musique classique", lui disait un professeur, convaincu sans doute que les Blancs ne peuvent comprendre le jazz. Il a même le sentiment d'avoir fait l'expérience de la discrimination: "malgré mon diplôme de docteur en pharmacie, la couleur de ma peau suffisait à me disqualifier", estime-t-il, malgré ses diplômes universitaires.
Mais, quoi qu'il y paraisse à ses propos victimaires, il prétend qu'il ne cherche pas à surfer sur la démagogie ambiante et anticipe les critiques qui s'imposent: "Ma candidature n’est pas celle d’une victime. Ni celle d’un opprimé qui demanderait réparation. Je sais ce que je dois à République". On ne comprend décidement pas son blues...

Dans son livre, il passe au rap et pointe la sarkozie
Raison sociale de l'officine Lozès : " Guéant banalise le racisme", avait affirmé le patron du CRAN au Nouvel Obs.
Même si elle se contente le plus souvent de "l’éternel rappel des mantras de la République", la gauche s’en sort mieux. DSK, par exemple, "a tout de suite compris et défendu" ses positions: ça ne s'est pas concrétisé, mais si jamais il l'embauchait, qui sait, comme ministre de la Jeunesse et des Sports ! "Quelques mois avant de devenir directeur général du FMI, il a tenu à me rencontrer avec des militants du CRAN". Véritable bénévole, Lozès réfute toutefois l’idée que sa candidature ne serve qu’à monnayer des promesses : "Les promesses je les ai déjà connues".
Sa démarche, assure-t-il, ne ressemble pas à celle d’un Nicolas Hulot en 2002, qui avait fait signer un pacte aux candidats des grands partis. "Bien sûr, je laisse une porte ouverte parce que je ne suis pas irresponsable. Mais ma détermination est totale."
Il a déjà commencé à collecter ses signatures : "Ce sera difficile mais pas insurmontable. Les élus comprennent l’urgence de ma candidature. Et on sera surpris de voir d’où viennent les gens qui me soutiennent". Dans quelques semaines, un site internet récoltera les propositions. "Deux mois après, j’entame un tour de France".

mercredi 14 juillet 2010

Affaire Bettencourt: Montebourg mordille le pouvoir au mollet

Le député PS confirme sa collusion avec Mediapart
Conflit d'intérêts politico-financier avec la presse ?

Le député PS Montebourg a fait don d'un entretien à Mediapart jusqu'ici en difficultés financières

Non content d'orchestrer un complot, l'élu socialiste apporte son soutien financier indirect au site internet payant Mediapart qui bat de l'aile. L'entretien n'est en effet accessible que contre espèces sonnantes et trébuchantes...

Quand il ne fait pas don de sa parole à Mediapart, c'est à Terra Nova, comme le 15 juin dernier.
Or, suite à l'échec de la gauche à la présidentielle de 2007, ce cercle de réflexion progressiste rassemble des personnalités engagées telles que Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie, avec Eva Joly – cf. lien PaSiDupes), Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, les sociologues Michel Wieviorka et Dominique Méda, l'économiste Daniel Cohen qui appartenaient à l'équipe de campagne de Désirdavenir Royal, Jean Peyrelevade (ancien directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy, PS) qui a soutenu François Bayrou au 1er tour de la dernière présidentielle, ou des patrons de presse comme Matthieu Pigasse (Le Monde) ou Denis Olivennes (Nouvel Observateur) dont on ne peut dire qu'ils sont tenus par la droite...
Enfin, le président de Terra Nova, Olivier Ferrand, fut conseiller technique pour les affaires européennes du Premier ministre Lionel Jospin.

Le site du trotskiste Edwy Plenel sait reconnaître les siens
Il écrit ce jour: «Tandis que Ségolène Royal se déchaîne sur TF1 et qu'Arnaud Montebourg presse de passer à l'attaque, Solférino et le groupe parlementaire préfèrent poser des questions, sans certitude d'obtenir des réponses. »
Il peut en revanche compter sur Europe Ecologie, moins circonspect et délicat sur la vulgarité et le respect de l'honneur des hommes.

Le virulent Montebourg n'a que des amis de grande classe
C'est ainsi qu'à titre d'exemple il co-fonda le courant Nouveau Parti socialiste (NPS) en 2003, avec Vincent Peillon-la-honte (lire PaSiDupes) et Benoît Hamon (lire PaSiDupes), pour le quitter dès 2005, d'ailleurs.
Or, si le PS l'avait chargé de marquer Eric Besson à la culotte, ce fut Cambadélis qui l'insulta. (lire PaSiDupes) tandis que Hamon déclarait que DSK « fait chier » Lire PaSiDupes
Une belle brochette d'énergumènes !

Quel est le cadeau de Montebourg à Plenel ?

Pour le 14 juillet le député PS a déclaré: "Il me paraît inévitable, puisque le pouvoir bloque toutes les enquêtes indépendantes ["révélation" ou sentiment personnel sans plus de preuves ?), que le PS, en désespoir de cause, doive lui-même saisir la justice", déclare le député porfendeur de la (Ve) République.
"Dans la mesure où il semble [!] évident [évidence ou apparence, il faut savoir], malgré que le financement de l'UMP s'est accompagné [et sans subjonctif...]d'infractions pénales, il est parfaitement fondé [sur des apparences...] à s'en plaindre devant toutes les juridictions compétentes, et qui ne sont pas dépendantes du gouvernement", ajoute l'insinuateur sans preuve: ne reconnaît-on pas, à défaut du style, des similitudes de méthode avec Mediapart: des insinuations ou "révélations", semble-t-il, "parfaitement fondées" sur du plausible !...
Il a le sentiment que "les contre-pouvoirs sont aujourd'hui paralysés" "d'abord parce qu'on [ON ? l'accusation n'est pas très courageuse et, semble-t-il, susceptible de poursuites en justice] protège Eric Woerth (ministre du Travail, qui va abandonner ses fonctions de trésorier de l'UMP), de peur peut-être qu'il ne dévoile ses secrets".

Si cela avait été le cas, F. Fillon aurait pu procéder à la manière de François Mitterrand qui avait tendance à mettre à l'abri les suspects en les nommant à des postes qui les protégeaient un temps, dans le secret espoir de les placer hors de portée : cf. Roland Dumas

Esbroufe ?

"Puisqu'il faut le sauver à tout prix [déduction qui met en cause la compétence de l'avocat qui fait fi du droit, d'autant que la présomption d'innocence n'est pas même en cause, faute d'accusation], le pouvoir a, selon lui, décidé d'empêcher la création de toute forme d'enquête parlementaire relevant pourtant de la responsabilité et du contrôle politique que le Parlement doit constitutionnellement exercer sur le gouvernement", accuse M. Montebourg, tentant de noyer le poisson.

Or, à la vérité, plutôt que de diluer les responsabilités, Montebourg et ses amis (s'il en a) peuvent "parfaitement" agir plutôt que de baver sur le gouvernement: la création d'une commission d'enquête est en effet initiée par le dépôt, par un ou plusieurs parlementaires, d'une proposition de résolution.

Et d'instiller son venin dans l'opinion
"Il commence à se constituer sous nos yeux la preuve publique d'échange de services de complaisance, entre un ministre chef d'une administration fiscale et les fortunes qui financent l'UMP", accuse-t-il. Eric Woerth était ministre du Budget jusqu'en mars 2010.
Pour le populiste Montebourg, le PS "a la responsabilité de ne pas laisser se poursuivre de tels agissements" alors que "la justice est impitoyable avec le citoyen ordinaire" et "ne pardonne rien à l'homme de la rue". La justice pardonne-t-elle aux hommes politiques et aux journalistes auteurs de dénonciations calomnieuses avec moins de pitié ?
"Il ne s'agit pas de braver la loi, mais de la faire respecter. Comme pour tout un chacun [un acteur politique d'opposition est-il du nombre ?] Si les socialistes ne font pas vivre au quotidien l'esprit de justice, qui le fera?", s'interroge-t-il. Pour cela, ils ont, il est vrai, Julien Dray ou Roland Dumas...

Nono Montebourg - qui n'est pas porte-parole du PS - n'engage que lui-même en libérant sa haine personnelle.
Coupeur de tête,
geste évocateur et regard d'acier

Après Chirac, Montebourg s'attaque à son successeur

Montebourg a toujours tenté de se hausser en se faisant une spécialité des attaques au premier personnage de l'Etat

Donc, St-Just-Montebourg est coutumier de l'accusation publique.
Il proposa en 2001 une résolution du Parlement tendant au renvoi de Jacques Chirac, Président de la République, devant la commission d'instruction de la Haute Cour de Justice.
Il réclama en outre la "révocation" de Frédéric Mitterrand (Lire PaSiDupes) et la démission de Rachida Dati (lire PaSiDupes)

Le "mauvais génie du PS"
(Lire Laurent Pinsolle)
A Lionel Jospin, le premier ministre d'alors, il "sembla évident" que Montebourg délirait déjà. La commission ne fut pas constituée, "malgré que" Montebourg "est" "peut-être" "parfaitement" vertueux.

lundi 13 avril 2009

Valls prend ses distances avec l’amère Royal pour incarner le PS

'Le Parti socialiste doit être incarné par une nouvelle génération', selon lui

Manuel Valls échappe au tentatives d'étiquettage ?

Député de l'Essonne, maire d'Evry, ce socialiste de 46 ans n'en finit pas d'intriguer ses amis et les media doivent le changer constamment de case, tant il est flexible et varie au gré du vent et de l'actualité. Il a soutenu Michel Rocard, travaillé avec Lionel Jospin, appuyé Marie-sEGOlène Royal, au temps de leur gloire.
Aujourd'hui, il revendique sa pleine liberté de pensée. Faute de champion en maillot rose à qui sucer la roue, il mise actuellement sur son âge, pendant qu'il est temps. Au risque de choquer ses camarades : en début de semaine, il a reçu dans sa ville le ministre de l'immigration Eric Besson devenu secrétaire général adjoint de l'UMP après avoir été secrétaire national du PS. ?

Le journal est allé lui prendre la fièvre
Dans son édition du 12.04.09, Le Monde nous gratifie d’un entretien avec Manuel Valls qui répond à ses questions d’avenir…
Dans cet entretien, Manuel Valls analyse les difficultés qu'éprouvent les socialistes à contrer
Nicolas Sarkozy
. Dans une France inquiète, il prône une "conception apaisée de l'exercice du pouvoir", met en garde contre le "lyrisme politique" d'une partie de la gauche et prévient : en 2012, le PS devra tenir aux Français un discours courageux.

C'était de la provocation de recevoir dans votre ville Eric Besson, le ministre de l'immigration, honni des socialistes ?


Non, car il s'agissait d'un débat contradictoire auquel participaient notamment le président de SOS-Racisme, Dominique Sopo, et le sociologue Michel Wieviorka. Il ne doit pas y avoir de sujet tabou, surtout dans ce domaine.

On vous reproche souvent au PS d'être complaisant à l'égard de Nicolas Sarkozy...

L'anathème est une tradition chez certains à gauche. Lorsqu'en 1980, j'ai adhéré au PS dans le sillage de Michel Rocard, ses amis étaient au mieux taxés de "sociaux-démocrates" - ce qui était le début d'une dérive droitière - au pire de "gauche américaine" - ce qui était le début de l'excommunication !
La plupart des socialistes sont aujourd'hui décomplexés à l'égard du marxisme. Mais le PS compte encore des responsables et des militants, sans doute sincères, qui restent hantés par les Spectres de Marx : conception binaire de la société, vision violente de l'Histoire... D'où ce goût commun pour les grandes fresques avec l'extrême gauche : la crise économique devrait dégénérer nécessairement en crise sociale avant d'aboutir à la crise politique...
Pour ma part, je me suis toujours méfié du lyrisme politique et des visions totalisantes. L'Histoire nous apprend que la crise engendre plutôt le repli sur soi et le populisme. Je préfère porter le débat sur notre capacité à dégager des propositions crédibles et utiles pour les Français.

Pourquoi la gauche ne parvient-elle pas à trouver le ton juste face au chef de l'Etat ?

Elle a provisoirement perdu une partie de son hégémonie culturelle faute d'avoir bien appréhendé les grands bouleversements du monde depuis trente ans : effondrement du bloc soviétique, globalisation économique, crise de l'Etat-providence...

L'antisarkozysme forcené voudrait masquer ce déficit idéologique, mais il provoque en réalité un double effet pervers. Il grandit le personnage en le mettant au centre de chaque débat : Sarkozy devient celui qui ose tout, conformément à ce qu'il recherche. Et, surtout, il affaiblit la crédibilité de la gauche en l'obligeant à l'outrance : elle devient celle qui craint tout.
Le PS sera de nouveau écouté si ses critiques ne sont pas systématiques, si elles se concentrent sur les authentiques lignes de clivage - la politique économique et fiscale - et sur les véritables échecs de la majorité - en matière de sécurité, par exemple. Nicolas Sarkozy cherche à cliver en permanence, car sa conception du pouvoir est conflictuelle et il a besoin de ressouder sa base électorale.
Alors que nous vivons une crise historique et que le chômage de masse nous guette, la gauche doit éviter d'aggraver ce climat anxiogène. Elle doit lui opposer une conception apaisée de l'exercice du pouvoir : c'est en rassemblant les Français qu'elle fera partager les efforts et les objectifs de réformes.

Ségolène Royal a-t-elle raison de marquer son empathie avec les salariés en colère, qui perdent leur emploi ?

Elle cherche à capter une partie de la colère sociale pour que cette colère ne dérive pas vers les extrêmes. Mais, bien sûr, un parti de gouvernement qui a le sens des responsabilités ne peut légitimer les violences.

Etes-vous d'accord avec Martine Aubry lorsqu'elle dit regretter Jacques Chirac?

Non, car regretter Chirac, c'est nier le fort besoin de changement qui s'est exprimé durant la campagne présidentielle de 2007. Les Français ont réclamé une présidence active pour rompre avec le sentiment d'impuissance de la politique.

Qu'est-ce qui est acceptable dans la politique de Nicolas Sarkozy ?

Sur la réforme des collectivités locales, par exemple, la gauche n'est pas obligée de tomber dans tous les pièges qu'on lui tend. En rejetant par principe les propositions d'Edouard Balladur, le PS tourne le dos à sa vocation décentralisatrice et donne le sentiment de vouloir protéger une organisation territoriale devenue illisible. S'il veut avoir une chance de remporter l'élection présidentielle, il doit garder l'idée de mouvement que Nicolas Sarkozy a réussi à capter en 2007 avec la "rupture".

Craignez-vous qu'avec la crise, M. Sarkozy récupère l'idée de la régulation ? Il dit vouloir "moraliser" le capitalisme.

Il peut bien essayer, il restera marqué par les "péchés originels" du début de sa présidence : le Fouquet's, le yacht de Bolloré, l'augmentation du salaire présidentiel et, bien sûr, le bouclier fiscal... Par ailleurs, il a commis une erreur majeure en s'aliénant le monde des chercheurs, alors que l'avenir du pays repose sur l'innovation. La régulation et la refondation du système financier, c'est plus que jamais aux sociaux-démocrates de le porter !
Mais attention. En 2012, la gauche ne pourra pas se contenter de dire : "On refait Jospin, moins les 35 heures." Il faudra tenir un discours courageux, annoncer les réformes, et dire clairement aux Français que pour réduire les inégalités on ne pourra pas faire autrement qu'augmenter certains prélèvements obligatoires. Prétendre le contraire, comme Nicolas Sarkozy, est un mensonge compte tenu du niveau des déficits publics.

Au risque de vous aliéner les classes moyennes ?

François Bayrou a eu raison de pointer leur désarroi : poids de la fiscalité, crainte de l'avenir, crise de l'école. Il faudra donc une "révolution" fiscale qui tienne compte de la pression qu'elles subissent.

François Bayrou est il un concurrent sérieux ?

Oui, si le PS ne parvient pas à se réformer. A cet égard, l'organisation de "primaires" ouvertes aux électeurs de gauche pour désigner notre candidat en 2012 est peut-être la dernière chance pour le sauver et l'aider à renouer le lien avec les Français.

Où la gauche doit-elle agir en priorité ?
Elle doit s'identifier à l'école pour lutter contre l'échec scolaire, s'attaquer aux inégalités et répondre à la crainte de déclassement des classes moyennes. Si cela suppose une diminution drastique du nombre d'élèves par classe en ZEP et une réelle majoration des salaires des professeurs, cela implique aussi d'assumer la confrontation avec les syndicats et de dire un certain nombre de vérités : admettre l'échec du collège unique, faire de l'apprentissage une nouvelle voie d'excellence...
Les syndicats évoluent, j'observe avec intérêt ce qui se passe à la CGT et bien sûr à la CFDT. La gauche doit bâtir avec eux un pacte social sur les grands enjeux : assurance-maladie, dépendance, hôpital, retraite, école.

Vous avez soutenu Ségolène Royal pendant le congrès de Reims. Et aujourd'hui ?
Je l'ai soutenue parce qu'elle portait le mieux l'idée de la rénovation. Aujourd'hui, le PS doit être incarné par une nouvelle génération qui porte d'autres idées, d'autres pratiques. Je n'ai plus l'âge d'être l'élève d'un "sage actif", quel qu'il soit. En 2012, c'est cette génération qui doit incarner le changement et le renouvellement.

C'est une déclaration de candidature pour 2012 ?
La présidentielle, c'est une question de destin et de circonstances. Il ne faut jamais s'autoproclamer.

(Propos recueillis par Françoise Fressoz et Jean-Michel Normand)