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jeudi 21 mars 2019

Grand débat: ces intellectuels qu accourent au one-man show de Macron, à l'Elysée

Une soixantaine d’intellectuels sont allés à la soupe à l'Elysée


Le chef de l'Etat a invité à dîner une soixantaine de spécialistes de l'économie ou de l'environnement après un "débat" diffusé, depuis l'Elysée, sur France Culture.
Flattés  de recevoir la parole de Macron, mais visiblement accablés
par son projet de "démocratie délibérative"
Débattre en grande pompe médiatique flatte l'ego d'un Jupiter solitaire. 
Thème du jour et ambitieux programme qui n'engage à rien : les "principaux défis et enjeux d'avenir auxquels la France est confrontée". Ca pouvait se faire en toute discrétion, mais ce "colloque" fut annoncé à grand renfort de media-relais comme la nouvelle étape du grand débat prolongé organisé pour ce lundi 18 mars entre Emmanuel Macron et une soixantaine d'intellectuels macron-compatibles sélectionnés par l'Elysée. Universitaires, économistes, spécialistes des sciences humaines ou de l'environnement avaient accepté de servir de faire-valoir du chef de l'Etat à partir de 18 heures. 
Contrairement aux débats précédents, ce n’était pas le secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu qui animait le divertissement politique, distribuant la parole et limitant le temps à deux minutes par intervenant. Un partenariat avait été exceptionnellement conclu avec France Culture.

Une réunion animée par l'un des nouveaux venus à Charlie Hebdo après l'attentat de 2015, Guillaume Erner, producteur de la tranche matinale de France Culture, qui se présente comme "le média de la vie des idées" et qui l'a retransmise en direct. La crise des Gilets jaunes a d'emblée occupé le cœur du débat entre Emmanuel Macron et les 64 intellectuels "accrédités" à l'Elysée, où des chercheurs, professeurs, experts ou essayistes ont posé les bonnes questions (qui ne fâchent pas) au président sur sa politique et l'état du pays. Lors de cette soirée co-organisée avec la radio de service public de Radios France, sans durée fixée par avance, le chef de l'Etat a souligné qu'il avait tenu à maintenir ce rendez-vous malgré les violences de samedi. "En même temps", n'avait-il pas lui même abandonné Paris à Castaner pour aller se faire plaisir sur les pistes ensoleillées de La Mongie pendant que se déroulaient deux manifestations

"Ne pas réduire la vie de notre nation à une réponse d'ordre public"

Finies les "causeries" au coin du feu entre soi et retransmises aux "gueux", mais quelle différence ? 
"Je me suis beaucoup posé la question : est-ce que nos concitoyens vont comprendre [les Français gardent, à ses yeux, une sérieuse difficulté à comprendre les choses : crétinisme ? Les journalistes ne répètent-ils pas, d'ailleurs, qu'ils vont nous expliquer et décrypter l'actualité pour nous ? Consolation : les intellos ont également besoin que Macron les aide à comprendre le monde dans lequel ils vivent...] qu'on tienne ce débat à l'Elysée", loin de la masse inaccessible à sa "pensée complexe", hurlante et violente  sur les Champs-Elysées ? "Oui, au carré", veut-il croire, mais s'adressant aux auditeurs de France Culture, très peu écoutée sur les ronds-points. Ce n'est pas encore lundi que Macron ambitionnait de mettre les Gilets jaunes à niveau...

"Car de moins en moins de monde est dans la rue le samedi" et "ceux qui ont initié cette crise sont des gens qui veulent détruire les institutions, pas des manifestants", a-t-il lancé. On croyait entendre Ruth, Christophe, Patrick, Jean-Jacques, Jannick et les autres ! " Interrompre ce débat, c'était dire que, quand la violence absolue s'exprime un jour, on n'aurait plus le droit de réfléchir le jour d'après. J'assume totalement le caractère essentiel de cette discussion, car je ne veux pas réduire la vie de notre nation à une réponse d'ordre public", a-t-il ajouté, inconsciemment condescendant.

Répondant au premier intervenant, l'écrivain Pascal Bruckner, qui réclamait le retour de l'ordre public - ça tombait bien, après le préambule présidentiel - , Emmanuel Macron a expliqué aux intellos que, si le droit de manifester était protégé, les violences du samedi étaient le fait d' "émeutes de casseurs, qui ne savent plus pourquoi ils sont dehors sauf détruire". Réclamer la démission de Castaner équivaut donc à chasser Macron. Manifestations interdites sur les Champs-Elysées en cas de présence d' "ultras" - qui arboreraient un badge obligatoire délivré par la préfecture de police -, préfet de police de Paris limogé - et remplacé par celui d'Aquitaine qui n'a pas particulièrement brillé à Bordeaux - , contraventions alourdies - avec l'approbation enthousiaste du p'tit Darmanin - : le premier ministre Edouard Philippe  - il était où le samedi 16 mars de tous les débordements? - a annoncé lundi une batterie de mesures "fortes" pour répondre aux violences ayant marqué la dernière manifestation (en date) des Gilets jaunes à Paris.

Interrogé ensuite sur la création d'un revenu universel, la taxation des plus aisés, le creusement des inégalités ou encore la transition écologique, le chef de l'Etat a, comme lors de chacune de ses réunions dans le cadre du grand débat, défendu ses choix politiques, comme celui d'aider les entreprises pour créer des emplois ou de refuser l'idée de "décroissance". Le débat avec les intellos n'a donc rien apporté, si ce n'est un surcroît de dépenses publiques inutiles.

Quatre régions en attente du messie

Résultat de recherche d'images pour "Macron 60 intellectuels Elysee"
Macron et ses 60 voleurs intellos
Combien de réfractaires parmi les personnalités présentes ? 
Figurent les philosophes Marcel Gauchet, Souad Ayada et Monique Canto-Sperber, les sociologues Jean Viard et le socialiste Michel Wieviorka, le psychiatre Boris Cyrulnik, le climatologue Jean Jouzel, les économistes Philippe Aghion, auteur du programme économique du candidat Macron, et Jean Pisani-Ferry, membre de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, ainsi que les Prix Nobel Serge Haroche et Jules Hoffmann
Certains ont refusé, comme l'économiste Frédéric Lordon (animateur de "Nuit debout"), très critique de la politique d'Emmanuel Macron, qui a publiquement expliqué sa décision de ne pas s'y rendre lors d'un rassemblement à la Bourse du travail à Paris.

Cette rencontre est organisée trois jours après la fin annoncée pour vendredi 15 mars de la première partie du grand débat lancé le 15 janvier. 
Emmanuel Macron a tant à expliquer ! Mais, puisqu'il a besoin d'une rallonge de quinze jours au moins et qu'il ne devrait pas effectuer un nouveau déplacement la semaine prochaine dans ce cadre, c'est seulement dans trois semaines que les chaînes d'information pourront retourner à une vie normale, après huit "actes macroniens" ces deux derniers mois. 
Macron repousse ainsi ses rencontres attendues dans quatre régions : en Bretagne, notamment les "illettrés" des abattoirs Gad dans le Nord-Finistère, en Corse, avec les autonomistes, où, comme se serait le cas dans les Hauts-de-France (agriculteurs, Air France et anciens de Goodyear) et le Pays de la Loire avec les zadistes de Nantes, avec les élus , exclusivement...
Il a échangé durant plus de huit heures avec des intellectuels de tous les horizons, principalement des hommes, à qui il a demandé "de structurer le débat". 

"On imagine mal une telle rencontre à la Maison Blanche !"

Saillie pouvant froisser le quadra, si cette évocation polémique n'était due à l'expert socialiste de l’identité et de l’immigration, spécialiste du FLN et des événements d'Algérie et du système Bouteflika, Michel Wieviorka, qui a remercié Emmanuel Macron d’avoir réuni des intellectuels "de tous les horizons" [sic] et "à l’Elysée".  Un bon départ ? 

Des critiques assassines qu’Emmanuel Macron a pu émettre à leur endroit, notamment quand il était candidat, il n’a pas été question lundi soir. Les " intellectuels stars ne m’intéressent pas tellement", avait ainsi confié le candidat d’En Marche !, durant la campagne, à l’écrivain Philippe Besson qui a rapporté ces propos dans un bouquin; il les accusait alors "de faire du bruit avec de vieux instruments"… Aujourd’hui, après quatre mois de manifestations tous les samedis, Emmanuel Macron a besoin d’eux : à l’heure où "tout se vaut", il leur assigne désormais  "la responsabilité de structurer le débat".
Sous les ors de la salle des fêtes rénovée à grands frais de l’Elysée, Macron a estimé qu' "interrompre ce grand débat, c’était donner raison à la violence absolue". Or, selon le général solitaire et sans armée,  "on ne peut pas s’arrêter à la tyrannie d’une irréductible minorité", a-t-il répété un peu plus tard. 
De quoi apaiser la colère des irréductibles Gilets jaunes ?

lundi 10 août 2015

Terroristes de Tarnac: le Parquet déjuge la magistrate

Le Parquet maintient que le sabotage de lignes SNCF relève du "terrorisme"
Le Parquet de Paris a fait appel de l'abandon de la qualification "d'entreprise terroriste"
Famille bourgeoise et études supérieures
dans le dossier Tarnac, village de Corrèze (département du député François Hollande), où des activistes se retrouvaient.décidée par la juge d'instruction en charge du dossier.

Le Parquet de Paris conteste l'ordonnance du juge d'instruction qui a décidé de renvoyer en correctionnelle huit militants libertaires, dont Julien CoupatLe ministère public demandait que la circonstance aggravante d'"entreprise terroriste" soit retenue à l'encontre de trois militants, dont Julien Coupat (ci-contre) et sa compagne, Yildune Lévy (ci-dessous). Le dossier des huit membres du groupe Tarnac, soupçonnés d'avoir saboté des lignes TGV en 2008, va être examiné par la chambre de l'instruction.



Une jeunesse propre sur elle
Les parties au procès s'écharpent depuis le début sur la qualification à retenir des actes reprochés aux prévenus, à savoir le sabotage de plusieurs lignes SNCF. La défense fonde son argumentation sur le manque de preuves, selon elle, contestant notamment la légalité de moyens de surveillance mis en oeuvre par la DCRI, au domicile de Julien Coupat dès le 15 août 2008, et à l'épicerie de Tarnac, via un dispositif artisanal découvert en avril 2008. Ces éléments avaient conduit juge d'instruction en charge du dossier, à abandonner la qualification d'entreprise terroriste. Jeanne Duyé lui a préféré celle "d'association de malfaiteurs", dans une ordonnance rendue vendredi.

Un appel "en toute logique" 
Type de littérature d'extrême gauche

"La juge d'instruction ne nous a pas suivi, c'est pourquoi nous faisons appel, comme nous en avons le droit." Le Parquet de Paris estime donc que son appel a été interjeté "en toute logique". "Nous nous étions exprimés lors des réquisitions pour que la qualification d'entreprise terroriste soit retenue dans le cadre du renvoi.
Le Parquet maintient que les éléments versés dans le dossier à l'encontre des prévenus relèvent bien du terrorisme, c'est-à-dire "d'actions commises en vue de porter atteinte à l'ordre public par l'intimidation ou la terreur". 
Il rappelle également que la Cour d'Appel de Paris a validé en octobre 2010 l'intégralité de l'enquête, la chambre de l'instruction rejetant à l'époque la demande formée par la défense pour faire invalider les pièces relatives au placement sous surveillance des prévenus. 

Une instrumentalisation politique ?

En toute logique également, Marie Dosé et William Bourdon, avocats des prévenus, considèrent que l'ordonnance de la juge d'instruction "est un camouflet difficilement supportable pour le Parquet, qui reste dans une logique qui n'a rien de juridique, mais qui est une logique d'entêtement idéologique". 

L'opposition et sa presse avaient politisé l'enquête. 

Le gouvernement et la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avaient même été accusés de l'instrumentaliser en insistant sur son caractère terroriste lors d'une vague de sabotages révolutionnaires de caténaires en plusieurs points du réseau. L'internationale communiste révolutionnaire créa des comités de soutien en France et à l'étranger et une manifestation de soutien rassembla des militants extrémistes le 31 janvier 2009 à Paris (photo ci-dessus).
Julien Coupat, situationniste de 33 ans à l'époque et doctrinaire apparenté à l'ultra-gauche, et Yildune Lévy, 31 ans (à ce jour), ont bien reconnu leur présence à Dhuisy (Seine-et-Marne)  dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 aux abords de la voie ferrée où passe le TGV Est. Pour regarder passer les trains ?

En revanche, ils ont toujours nié avoir participé à la pose d'un fer à béton, retrouvé plus tard sur la caténaire. Tordu en forme de crochet, il avait causé d'importants dégâts matériels au premier TGV du matin, et fortement perturbé le trafic. 

Outre les faits de Dhuisy, le Parquet imputait à Julien Coupat, qui a effectué un peu plus de six mois de détention provisoire jusqu'en mai 2009, une participation à un autre sabotage du TGV Est, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2008 à Vigny (Moselle). Le Parquet de Paris a également fait appel d'un non lieu partiel prononcé par le juge pour ce volet  de l'affaire. Il considère que "ces faits sont constitués", a-t-on précisé à Reuters de même source.Le dossier Tarnac est désormais renvoyé devant la chambre de l'instruction.

Un numéro de duettistes

Dans un premier temps
, la juge a déqualifié la charge de terrorisme, en sorte que
la Cour d'Appel cautionne sa décision qui vide le dossier de l'essentiel.

Dans un second temps, le tribunal correctionnel prend le relais et finit le travail en jugeant  - avec les apparences du respect du droit - que les ex-terroristes ne sont que des étudiants attardés et des intellectuels inconscients ayant agi sans intention de nuire.


Au final, Christiane Taubira ne sera pas mécontente du tour joué à l'opinion. La comédie de justice aura bien été une mascarade.


 

vendredi 4 juillet 2014

France: l'exaltation de l'identité nationale réservée aux étrangers

"A Nice, interdit d'être fier de ses origines pendant le Mondial", estime AlexV
Interdire "l'utilisation ostentatoire de tous les drapeaux étrangers" serait une "décision scandaleuse" du maire UMP de Nice, Christian Estrosi, selon l'auteur, sous couvert de pseudonyme.

"
Christian Estrosi, le maire UMP de Nice, connu pour ses dérapages médiatiques, a décidé ce lundi 30 juin, journée des Matchs France-Nigeria, mais surtout Algérie-Allemagne, d'interdire "l'utilisation ostentatoire de tous les drapeaux étrangers sur l'hypercentre" de la ville... Et ce, pendant toute la durée de la Coupe du monde de football afin, selon les mots de la mairie, de "maintenir l'ordre et la tranquilité [sic: si cette orthographe est celle d'un rappeur, elle n'est pas celle d'un "motodidacte"...] publique et éviter les débordements, comme ceux qui ont pu se dérouler dans la nuit du 26 au 27 juin dans l'agglomération parisienne, dans la région lyonnaise, à Marseille et dans le Nord", c'est-à-dire lors de la qualification de l'Algérie en huitièmes de finale...", commente-t-il. 

"Alors, est-ce que ce sont les débordements qui dérangent ou l'affirmation de ses origines étrangères ?
"Depuis le début de la Coupe du monde, nous sommes malheureusement confrontés à des comportements intolérables qui nuisent à la tranquilité publique."
Evidemment, c'est de la politique, donc "on ne vise personne", poursuit l'auteur, mais il serait difficile de ne pas y voir une volonté d'écarter les personnes qui dérangent parce qu'elles sont fières de leurs origines étrangères et de l'équipe qu'elles soutiennent. Les débordements n'étant qu'un prétexte, puisqu'ils sont marginaux et ne sont pas propres au football, cette décision a tout d'une mesure discriminatoire.

Critique aveugle
Le maire est visiblement discriminé du fait de son appartenance politique
, mais la critique est d'autant plus inappropriée que le maire ainsi vilipendé est fils d’un immigrant italien.

Le malveillant ne s'en tient pas là

Victime inconsciente de la propagande socialo-communiste et mal dans sa peau,  il cite Christian Estrosi qui a expliqué que "depuis le début de la Coupe du monde, nous sommes malheureusement confrontés à des comportements intolérables qui nuisent à la tranquilité [bis] publique. On ne peut accepter ces débordements ! Ils sont l'exemple de la perte d'autorité de l'Etat". 
Et le décrypte à la façon de Libération... "Le but est simple : si l'on fête la victoire de son équipe avec un drapeau étranger, on est immédiatement inquiété par les services de police. A la fois coup médiatique et instrumentalisation politique d'une fête populaire, cette décision risque de faire parler d'elle."

Critique sectaire
Quelque 74 personnes ont été interpellées dans la nuit de jeudi à vendredi à la suite de débordements lors des manifestations saluant la qualification de l'Algérie pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde de football. Ce score des actions policières n'est pas atteint à Nice, mais en France, et si "on est immédiatement inquiété par les services de police", comme il l'écrit, c'est donc le gouvernement Valls qu'en toute justice il doit incriminer.
    
L'élimination de l'Algérie de la Coupe du Monde a donné lieu à des incidents à Lyon et Lille, selon le ministère français de l'Intérieur qui a fait état de "29 interpellations consécutives à des incendies de poubelles ou de véhicules", a-t-il détaillé. Le dispositif des forces de l'ordre avait été renforcé avant le match.

A Lyon, des heurts ont débuté quand les jeunes supporteurs des Fennecs ont commencé à lancer des projectiles contre les forces de l'ordre.
Dans la banlieue lyonnaise et dans l'agglomération, huit incendies de véhicules ont été recensés vers 2h00, notamment à Villeurbanne, à Vénissieux et Bron.
Dans le nord de la France, 23 véhicules ont été incendiés dont 10 à Roubaix, 4 à Tourcoing et 3 à Maubeuge et également 3 à Lille.

La tranquillité publique a en revanche été préservée à Nice...

L'auteur assortit son propos d'une video en langue étrangère pour conclure.

mardi 28 septembre 2010

La LDH défend la liberté d'insulter les emblèmes nationaux

La Ligue des droits de l'homme impose l'islam à la république laique



L'art "primitif'

du XXIe siècle



Du bon usage

de la liberté
d'expression

et


des subventions


Simple association montée en épingle par les media engagés
, la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) a annoncé aujourd'hui avoir déposé devant le Conseil d'Etat un recours contre un décret du ministère de la Justice publié en juillet, punissant d'une amende de 1.500 euros l'outrage au drapeau français. Selon la LDH, ce décret serait "en violation de la Constitution et du principe de liberté d'expression".

Le "gouvernement sait parfaitement que, d’une part on ne peut réprimer la liberté d’expression par simple décret mais seulement par une loi, et que d’autre part, malgré les termes très larges et très vagues de son décret, le Conseil constitutionnel a expressément refusé que le délit d’outrage au drapeau s’applique aux oeuvres de l’esprit dans une décision de 2003", ajoute la LDH. Le décret du 21 juillet 2010 a été publié après la polémique suscitée par une photographie, primée lors d'un concours à Nice, montrant un homme s'essuyant le postérieur avec le drapeau français.

Cette photo faisait partie des "coups de coeur" du jury d'un concours photographique organisé par la FNAC de Nice le 6 mars et avait été publiée en tant que telle dans un journal gratuit le 19 mars.

Le décret institue une amende
prévue pour les contraventions de la 5e classe, soit 1.500 euros, qui sanctionnera le fait, "lorsqu'il est commis dans des conditions de nature à troubler l'ordre public et dans l'intention d'outrager le drapeau tricolore", de "détruire, détériorer ou utiliser de manière dégradante" le drapeau "dans un lieu public ou ouvert au public".

Le texte précise qu'est également puni, "pour l'auteur de tels faits, même commis dans un lieu privé, (le fait) de diffuser ou faire diffuser l'enregistrement d'images relatives" à ces faits.

La France s'islamise

Pas de quoi émouvoir la LDH

La restauration rapide et la grande distribution se sont déjà mis au hallal.
Lire PaSiDupes

Juin 2010, à Villeneuve-Saint-Georges (PCF): le drapeau tricolore est brûlé pour être remplacé par le drapeau algérien - lien PaSiDupes

A Vaulx-en-Velin, le drapeau palestinien est hissé au fronton de la mairie,
peu avant le 14 juillet dernier
. Le maire n'est autre que le maire PCF Bernard Genin
Lire PaSiDupes

Maintenant, et à côté de ça, déployer un drapeau tricolore ne doit pas offusquer la vue des musulmans, car cette préférence religieuse est devenue incompatible avec l'appartenance nationale.
Le témoignage qui suit paraît invraisemblable, mais ne peut être pris à la légère, au prétexte que son auteure n'est probablement pas 'politiquement correcte' et que les media l'occultent, par peur de froisser nos compatriotes musulmans, plutôt que le drapeau tricolore.

Cachez ce drapeau que je ne saurais voir !
Des musulmans vivent le drapeau français comme une provocation
L'agent de police craignait donc d'offusquer leur vue
Christine Tasin, présidente de Résistance Républicaine, déclare :
« A Strasbourg, il est arrivé quelque chose d'hallucinant : un policier est venu demander à des militants de Riposte laïque [pour l'égalite hommes femmes et pour la laïcite contre l'integrisme] de replier leur drapeau français (le seul autorisé à nos rassemblements), parce qu'il y avait un mariage de musulmans à côté et qu'ils allaient prendre cela pour de la provocation... »
Commentaire: "Par contre, les centaines de drapeaux algériens sur les Champs-Elysées les soirs de match, ça ne dérange personne..." [...]
"J'ai reçu des menaces dont une m'annonçant qu'une fatwa avait été lancée contre moi. Je n'ai pas eu droit à un démenti des autorités musulmanes. C'est le silence total."

Comment ce policier attentionné, voire zélé, a-t-il été recruté ?

vendredi 6 août 2010

Eric Besson s'emploie à "rétablir l'autorité de l'Etat"

Entretien avec Thierry Guerrier sur Europe 1

Le socialiste Eric Besson a défendu avec force les mesures annoncées par le Président de la République, la semaine dernière à Grenoble.
Chargé de mettre en œuvre les futurs amendements sur la déchéance de la nationalité, le ministre a réaffirmé qu'il faut revenir à l’état de droit qui prévalait avant 1998 : la déchéance de la nationalité française
pour les auteurs de crimes, français depuis moins de dix ans
et dont la condamnation est égale ou supérieure à cinq ans de prison ferme", a indiqué le ministre de l’Immigration.

Des cas de déchéance qui pourraient, selon le ministre, être élargis "aux crimes ou tentatives de crimes commis contre
les policiers,
les gendarmes
ou les personnes investies d’une autorité publique".

VOIR et ENTENDRE le ministre de l’Immigration détailler les mesures sur la déchéance de nationalité, le 03/08/2010:
Besson persiste et signe sur la nationalité
envoyé par Europe1.fr

samedi 20 juin 2009

La cagoule interdite aux manifestants en France, comme en Allemagne

Le décret "anti-cagoules" est applicable

La cause

Après les violents incidents survenus à Strasbourg le 4 avril en particulier, en marge du sommet de l’OTA, imputés à des militants d'extrême-gauche masqués ou cagoulés, des «Black blocks», avaient incendié plusieurs bâtiments publics, sans que la justice puisse identifier la plupart d'entre eux.

  • Le maire de Strasbourg avait alors demandé son aide financière au gouvernement pour effacer les traces des dégâts.
  • Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne avait déposé une proposition de loi visant à interdire, comme en Allemagne, «le port de cagoules et de tout autre moyen de masquer le visage lors de manifestations ou attroupements» sous peine d’amende et d’emprisonnement.
  • Cette proposition avait suscité l’intérêt du Premier ministre François Fillon et du gouvernement et devait, être débattue dans le cadre des initiatives réservées au groupe UMP ou intégrée, sous forme d’amendement, au futur texte sur les bandes violentes.
  • Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, avait également apporté son soutien à cette «idée efficace, qui permettra d’éviter les dérives» observées à Strasbourg. «Quand on vient manifester, on ne vient pas le visage masqué» car, quand les manifestants sont cagoulés, «c’est pour cacher leur intention de casser», dit-il.

    «Cette mesure permettra l’identification des auteurs de violences aussi bien au cours de manifestations qu’a posteriori et rendra ainsi plus efficace leur appréhension par les forces de l’ordre», précise le texte.

  • La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie avait annoncé son intention d'étudier l'interdiction de masquer son visage lors de manifestations quelques jours après des violences inégalées en marge du sommet de l'Otan à Strasbourg, début avril.
  • Un proposition de décret avait été transmis par le ministère de l'Intérieur au Premier ministre, François Fillon.

    Les conséquences
  • Deux mois plus tard, un décret du Premier ministre interdit "le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée". Une cagoule ou tout autre objet dissimulant volontairement le visage expose désormais aux rigueurs de la loi.

    Le décret prend effet à la date de publication, samedi, au Journal officiel
  • Le décret prévoit qu'il faudra, pour être puni, avoir agi ainsi "dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public".
  • En revanche, en cas de récidive dans un délai d'un an, l'amende peut être portée à 3000 euros.
  • Des exceptions sont prévues pour les "manifestations conformes aux usages locaux ou lorsque la dissimulation du visage est justifiée par un motif légitime".

    Le décret renforce un projet de loi

    La publication du décret intervient alors que la proposition de loi du député UMP Christian Estrosi pour créer notamment un délit de "participation à une bande violente", aggravé en cas de dissimulation du visage, a été adopté le 10 juin par la commission des Lois.
    Cette proposition de loi doit maintenant être examinée à partir de mardi à l'Assemblée nationale.
  • jeudi 3 juillet 2008

    Mineurs délinquants dès 13 ans : quelques omissions de la propagande de gauche

    L’avis du ministère de la Justice vaut bien celui de Delphine Batho
    Qu’ont donc en commun un 'sauvageon' de 13 ans, modèle 2008, et un enfant de 13 ans, version 1981 ? Avoir treize ans n’a plus guère de sens quand il est déjà délinquant et récidiviste.

    LCI a interrogé un porte-parole du Ministère de l'Intérieur le 02/07/2008
    LCI.fr : Pourquoi un ficher des jeunes dès l'âge de 13 ans ?
    Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur :
    Vous savez que nous sommes confrontés à une montée en puissance de la délinquance des
    mineurs. Ils représentent aujourd'hui 20% des personnes mises en cause dans des faits de délinquance. Il fallait que la police nationale se dote d'un outil de surveillance et de prévention qui prenne en compte ce phénomène. Quant à l'âge, 13 ans, c'est l'âge à partir duquel on est pénalement responsable et que l'on peut répondre de ses actes devant la justice.
    LCI.fr : Seront fichés toutes les personnes "susceptibles de troubler l'ordre public", c'est très flou comme concept...
    G.G. : C'est le même critère que l'on applique déjà pour les majeurs dans les fichiers des Renseignements généraux. Prenons un exemple pour le rendre plus concret : un jeune appartient à une bande qui se livre à des insultes ou des agressions dans un endroit donné. Même si ce jeune n'a, lui-même, pas encore commis d'acte ou été pris en flagrant délit, il risque, en faisant partie de cette bande, d'être amené à en commettre. Imaginons que la bande fasse un acte grave, on sera en mesure d'interpeller ce jeune homme et de savoir très vite s'il est partie prenante dans l'action délictuelle ou s'il est à mettre hors de cause rapidement. L'enquête avancera plus rapidement.
    LCI.fr : Quels types d'informations figureront dans ce fichier ?
    G.G. : Elles sont très précisément répertoriées par le décret. Elles concernent l'identité de l'individu (ndlr : état civil, adresse, téléphone, mail, photo, signes particuliers...). Je rappelle que malgré les réserves de la Cnil, le Conseil d'Etat, qui est un garant rigoureux des libertés publiques a validé ce décret et que la Cnil aura accès à tout moment à ce fichier et pourra le contrôler. Et les personnes qui seront dans ce fichier y auront également accès.
    LCI.fr : La Cnil a émis des réserves notamment sur l'encadrement et la durée de conservation des données, quelles réponses leur avez-vous apporté ?
    G.G. : Nous avons pris acte de ces réserves, mais l'avis de la Cnil, que nous devons recueillir ne nous lie pas obligatoirement.
    LCI.fr : On a l'impression que c'est encore un fichier, est-ce bien nécessaire ?
    G.G : Non, ce n'est pas "encore" un fichier. C'est l'ancien fichier des renseignements généraux qui, dans le cadre de la réorganisation du renseignement en France, est transféré à la sous-direction des informations générales (Sdig), rattachée à la sécurité publique. Simplement, il est élargi aux mineurs à partir de 13 ans.
    LCI.fr: La semaine dernière, Rachida Dati a évoqué la mise en place d'un fichier pour recenser les bandes de jeunes. Il ressemble à Edvige...
    G.G : Je ne sais pas à quel fichier pense la ministre de la Justice, mais il est certain que celui dont je vous parle existait déjà. Son élargissement était prévu de longue date et n'a donc rien à voir avec les déclarations éventuelles de Madame Dati.
    LCI.fr : Le premier syndicat d'éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse (Snpes-PJJ/FSU) dénonce mercredi "la conception sécuritaire du gouvernement" et "l'instrumentalisation des faits divers pour créer un fichier de plus".
    G.G. : Nous assumons complètement la conception sécuritaire du gouvernement et nous la revendiquons dans la mesure où il s'agit de répondre à des phénomènes d'insécurité grave. Nous ne pouvons pas ne pas tenir compte de la délinquance des mineurs. Et nous souhaiterions que les syndicats d'éducateurs en tiennent compte également.
    Le gouvernement assume et la population applaudit.