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dimanche 12 novembre 2017

Stéphane Bern suggère à Macron de faire payer l'entrée des cathédrales françaises

Monsieur Patrimoine de Macron veut soulager la République laïque sur le public  

Les économies de l'Etat frapperont-elles aussi les cathédrales ?

Le mécénat va à la presse, à l'art contemporain et au divertissement
Stéphane Bern planche depuis septembre sur toutes les moyens de réduire les dépenses de la République laïque. Aujourd'hui, il prétexte le sauvetage du patrimoine français. 
Parmi les autres idées de génie du "monsieur patrimoine" d'Emmanuel Macron, une souscription publique,  sous forme de loto spécial.

"Il faut d'urgence faire payer l'entrée des cathédrales," insiste-t-il. 
"On est le seul pays où leur accès est gratuit. Une ville comme Paris n'a plus les moyens d'entretenir son patrimoine religieux", explique Stéphane Bern dans un entretien accordé au Parisien Week-end.
Il prend notamment l'exemple de l'abbaye de Westminster, à Londres dont l'entrée est fixée à 24 euros. Il s'intéresse aussi au "National Heritage", un club où les adhérents versent entre 150 et 200 euros par an pour le patrimoine. "En contrepartie, ses membres ont une carte pour visiter tous les monuments et avoir accès une fois par mois à un événement dans un de ces lieux", précise Stéphane Bern dans Le Parisien Week-end.

Paris-plage n'est en revanche pas remis en question dans le budget de la Ville
En 2015, la Cour des comptes a épinglé la Mairie de Paris pour sa dépense.
Entre juillet et août, transats et parasols remplacent toutes sortes de véhicules motorisés circulant habituellement sur les voies sur berges de la capitale depuis 2002. Les abords du bassin de La Villette se transforment également en plage urbaine. Paris Plages a pour objectif de "rendre l'espace urbain au citoyen, notamment ceux qui sont privés de vacances". Le coût de cette opération qui profite aussi bien aux touristes français et étrangers, aux frais du contribuable parisien, a toutefois interpellé la Chambre régionale des comptes d'Ile-de-France, dont un rapport révéla  de nombreux dysfonctionnements dans la gestion de cette opération populiste. Il est notamment reproché à  Anne Hidalgo (PS)  d'avoir sérieusement minimisé le coût réel de l'opération lors des différentes éditions.
Un coût trois fois supérieur à celui annoncé...
Depuis 2002, oscillant constamment entre 1,5 et 2,2 millions d'euros, le chiffre estimatif présenté au Conseil de Paris est loin du compte. 
Pour l'année 2012, l'opération est évaluée à 2 millions par la mairie de Paris. Or, selon les éléments recensés par la Chambre régionale des comptes, le total des dépenses s'élève  à 4,2 millions. 
Le constat est encore plus grave en 2013. Alors que Paris a estimé le coût total de cette édition à 1,5 million, les dépenses avoisineraient plutôt les 4,8 millions d'euros, soit trois fois plus que le chiffre annoncé par la municipalité! 
Les Sages fustigent la Ville de Paris pour "l'absence de comptabilité analytique " autant dire une dissimulation, dans la gestion financière de la capitale. De par cette carence, une évaluation fiable du coût de l'opération ne peut être calculée.

La Marie de Paris plaide la ...bonne foi. "Les deux chiffres sont bons, car ce qui nous importe, c'est ce que payent les Parisiens. C'est pour cela que nous ne parlons pas de la somme définitive", raconte un porte-parole (dont l'identité n'est pas révélée) de la Mairie qui parle d' "organisation hybride". "En fait , la somme de deux millions correspond à l'installation du sable et des transats. Comme l'animation est prise en charge par les partenaires privés, il faudra faire un peu de comptabilité analytique pour calculer le temps de travail des employés municipaux", argumente la Ville. La différence est donc le résultat d'une agrégation de "différentes sommes".

Qui sont les partenaires privés associés au coup médiatique de Paris?
"Mur" Trump avec le Mexique : pas de sable Lafarge pour Paris Plages
Lafarge achemine gratuitement les 5.000 tonnes de sable (syrien?) nécessaires à la construction des plages artificielles et Eau de Paris, qui installe des fontaines d'eau potable sur le site. Or, le 21 juin 2016, le journal Le Monde révéla que Lafarge aurait financé Daech pendant un peu plus d’un an, entre le printemps 2013 et la fin de l’été 2014, afin de continuer son activité dans la zone de conflits... Paris plage 2017 dut rompre avec Lafarge, son partenaire de 15 ans: la Ville de Paris se "passera" désormais du sable de l'entreprise Lafarge, qui fut volontaire "pour collaborer au projet néfaste" du mur voulu par Donald Trump entre les États-Unis et le Mexique... 
La FNAC reste aussi un partenaire fidèle. Paris-Plages accueille le Festival Fnac Live 2013 avec plus de 30 concerts gratuits sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris. Pas de quoi grever les comptes de la FNAC dont la santé financière est toujours très instable ?
En 2015, Lafuma Mobilier s'est associé  à Paris-Plages. La marque "100% Made in France" y installera du mobilier de jardin. Aussi, la Fédération française du sport automobile a tracé une piste de karting spécialement conçue pour Paris-Plages, pour "permettre aux enfants de découvrir le karting". My Note Deco, concepteur de mobilier design, viendra mettre en avant ses produits. "Notre événement permet à ces entreprises d'être plus visibles [une opération publicitaire plus que sociale]. Paris-Plages représente une très belle opportunité marketing", explique Stéphane Chave, organisateur de Paris Plages.
Paris a par ailleurs riposté aux accusations concernant une gestion douteuse des partenariats. "La Ville de Paris a ainsi entamé une réorganisation complète de la fonction mécénat-partenariat afin de la professionnaliser et de sécuriser l'ensemble des procédures sur le plan juridique et financier", a annoncé la maire de Paris, par la voie de son secrétaire général Philippe Chotard. 
Concernant la question des coûts, la mobilisation du personnel de la mairie de Paris soulève aussi la critique. "Ces agents n'ont pas été recrutés spécifiquement pour la mise en oeuvre de cette opération [...] Si les services de la Ville n'intervenaient pas sur Paris Plages, ils seraient utilisés à d'autres tâches. Paris Plages ne saurait donc constituer un coût isolable et spécifique". 

En 2014, six partenariats ont été autorisés par une délibération du conseil de Paris un ou deux mois après ...la fin de l'opération, suivant les cas et certaines conventions sont signées après le coup d'envoi de l'événement, rapportent les Sages. A l'inverse, les recettes perçues par la Ville lors de chaque édition sont minimes. Le montant des redevances perçues s'élève 39.200 euros pour les éditions 2012 et 2013, exclusivement grâce aux buvettes et glaciers.

En revanche, Stéphane Bern regrette que des monuments historiques en milieu rural soit soumis à l"impôt sur la fortune"

Stéphane Bern avec Line Renaud, Emmanuel Macron et Brigitte Macron, à Thiron-Gardais, le 10 juin 2016.
Stéphane Bern avec Line Renaud, Emmanuel Macron et Brigitte Macron, à Thiron-Gardais, le 10 juin 2016
"Soumettre à l’ISF des monuments historiques qui sont ouverts au public et qui sont en milieu rural, c’est une bêtise. Les œuvres d’art ne le sont pas. Or, un monument historique est une œuvre d’art".
Il faut savoir que l'animateur vedette du service public de France 2, Stéphane Bern, est l'heureux propriétaire d'une ancienne abbaye du XIIe siècle et d’un collège bénédictin devenu plus tard, en 1776, l’un des douze collèges royaux de France sous Louis XVI, à Thiron-Gardais, dans l’Eure-et-Loire, et qu'il en a fait un musée et sa maison privée. 
Image associée"J’ai acheté le collège au prix des Domaines en décembre 2012. Le département n’avait pas les moyens de le restaurer", raconte Stéphane lors de la visite des jardins. 
Et de justifier cette folle dépense : "Le patrimoine c’est le combat de ma vie. Je passe mon temps à le dire à la télévision. Je ne pouvais pas continuer ainsi sans y prendre part".

A noter que, par ailleurs, 
la maire socialiste de gauche, l'Andalouse Anne Hidalgo, a commencé par supprimer dans la capitale les marchés de Noël... 
Hidalgo, mère fouettard
tenant Conseil en sa Ville de Paris

Dès la mi-novembre 2017, les meilleurs marchés de Noël étaient des incontournables dans les grandes villes de France (Reims, Colmar, Mulhouse, Lille, Amiens, Arras et bien d'autres), dont Paris où il vient d'être annulé sur les Champs-Elysées.

Connotés religieux, ils déplaisent à l'Andalouse et à son entourage sectaire. Artisans, confiseurs, bijoutiers, créateurs venus d'ici ou d'ailleurs seront sacrifiés au dieu de la laïcité. Objets d'art et artisanat chrétiens, visite du Père Noël et contes de Noël n'ont plus droit de cité à Paris. La période de Noël ne sera pas festive : finis l'atmosphère féerique de Noël et l'ambiance de joyeuses fêtes, avec ses balades en calèche, ses chorales, ses patinoires, sa foire aux santons et ses boîtes aux lettres au Père Noël.
Pas assez rap !

mercredi 15 mars 2017

Quand le banquier Macron se vit offrir un bleu de travail

Lutte des classes, toujours : "ce n'est pas en mettant un costard qu'on travaille !" 

Les blouses blanches, les robes noires et les ministres sont des fainéants ?

Un activiste anti-libéral a brièvement interrompu le discours d'Emmanuel Macron, pour offrir un bleu de travail au ministre de l'Economie, vendredi 10 juin 2016 à Nancy, alors qu'il intervenait devant les invités du Forum Mondial des matériaux, au motif que "ce n'est pas en mettant un costard qu'on travaille." "C'est en mettant un bleu de travail; je vous l'offre", a crié l'énergumène en brandissant une combinaison de travail flambant neuve...


Lutte des classes à Air France :
l'extrême gauche syndicale
arrache chemises et ...costards
"Vous êtes un banquier ! Vous représentez une minorité de casseurs du droit du travail" - référence à la loi Travail dont il est l'instigateur dans l'ombre de Hollande à l'Elysée - a encore hurlé l'anarcho-révolutionnaire, alors que le service de sécurité l'évacuait.
L'homme faisait aussi allusion au contentieux de l'extrême gauche avec l'actuel candidat depuis une agression verbale du ministre de Valls par deux militants de la CGT et de SUD, fin mai à Lunel (Hérault), auxquels Emmanuel Macron avait rétorqué : "Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler".


Plus une sortie sans incident pour Emmanuel Macron.

Dix jours plus tard, il avait essuyé des jets d'oeufs, à Montreuil, fief du PCF et de la CGT. Il était venu célébrer les 80 ans du Front populaire. 

Selon le correspondant de RTL à Nancy, le manifestant a d'abord été ceinturé par le préfet de Meurthe-et-Moselle soi-même, avant d'être pris en charge par les agents de sécurité.

Quant à Caroline De Haas, l'une des agitées de la pétition stérile contre la loi Travail, ne craignant pas de se ridiculiser à nouveau, elle a publié un message en expliquant que les soutiens d'Emmanuel Macron qui lancent ce samedi 28 mai 2016 (et jusqu'à la fin de l'été) la grande opération de porte-à-porte - pour un "diagnostic du pays" ou une étude de marché -  lui font "vraiment peur" avec leur t-shirt !
La plupart de ces militants propres sur eux avaient entre 20 et 40 ans, étudiants, avocats ou cadres sup, et consacrèrent une partie de leur temps à Emmanuel Macron. Tous avaient été sélectionnés pour devenir les " coordonnateurs" des équipes de "la grande marche", mais cette armée de 12.000 hommes et femmes en tongs avait-elle de quoi faire peur à une femme au verbe haut de ce poids ? Il faut le voir, ci-dessus, pour le croire...

Benjamin Lucas,
le président des Jeunes socialistes (proches du camarade Hamon), a lui aussi fait allusion au porte-à-porte d'Emmanuel Macron.
"J'ai quand même le sentiment qu'à ce rythme, le porte-à-porte d'E. Macronva se finir par une veste plutôt qu'un costard. Benjamin LUCAS (@benlucas80) May 28, 2016"

La lutte des classes et la haine ont envahi la campagne présidentielle
En novembre, armés de drapeaux et de sifflets, un groupe de militants d'extrême gauche de la FNAC ont bruyamment interpellé l'ancien ministre aux cris de "Macron démission", à l'occasion d'une séance de dédicace. 

Un slogan plombé par les préjugés anti-libéraux de marxistes archaïques mais totalitaires (et à l'occasion, violents), Emmanuel Macron ayant démissionné du gouvernement en septembre dernier et plus récemment quitté la fonction publique...
La FNAC est la propriété du groupe Kering détenu par François (-Henri) Pinault (au même titre que 100% de Yves Saint-Laurent, anciennement propriété de Pierre Bergé, désormais co-propriétaire d'un groupe de presse, dont le journal Le Monde).

Après l'incident de Montreuil, Emmanuel Macron a promis qu'il continuera à multiplier les déplacements. "Faut-il ne pas se déplacer, se bunkeriser? Je ne crois pas", a-t-il assuré. "Le propre d'une société démocratique adulte, c'est de savoir partager ses désaccords. Ça veut dire ne jamais sombrer dans l'invective, dans la brutalité, dans le blocage", a-t-il assuré, le concernant.

La lutte des classes a repris sous le quinquennat de Hollande, suite à sa politique environnementale sinueuse et provocante sur le nucléaire et de Notre-Dame-des-Landes qui cristallisent la fureur, mais aussi à ses destructions massives d'emplois et du tissu économique, industriel et agro-alimentaire, ainsi que ses lois sociétales ou sociales autoritaires sur le travail ou la famille.

mercredi 27 avril 2016

Main basse de la Fnac sur Darty

La Fnac prend le contrôle de Darty

L'enseigne française détient d'ores et déjà 50,5 % du distributeur d'électroménager. 
Elle est certaine de contrôler son concurrent car Conforama a raté son combat. L'enseigne française de biens culturels est assurée de détenir au moins 50,5 % des actions de l'enseigne d'électroménager. Conforama et son actionnaire sud-africain Steinhoff ont en effet perdu la gigantesque partie de poker que se livraient les deux groupes depuis plusieurs mois. Le prix le plus élevé payé pour acquérir ces actions s'élève à 170 pence, valorisant ainsi Darty à 1,16 milliard d'euros, contre 1,09 milliard pour l'OPA de Conforama.
Reste à savoir ce que Conforama fera des actions qu'elle a déjà acquises
Elles représentent un peu plus de 20 % du capital de Darty...

Rapprochés, la Fnac (111 magasins en France et 73 à l'étranger) et Darty (222 magasins en France et 178 à l'étranger) créent un nouveau géant regroupant 27 100 collaborateurs et pesant 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires. 

Artemis, la holding de la famille Pinault (propriétaire du magazine Le Point), restera premier actionnaire de cet ensemble. Vivendi a acquis il y a 10 jours une participation de 15 % dans la Fnac et devrait demeurer le deuxième actionnaire du nouvel ensemble.

Contrecarrer Amazon

Le nouveau géant de la vente en ligne est un succès personnel pour Alexandre Bompard, PDG de la Fnac, qui va ainsi diriger une multinationale de la distribution présente dans une quinzaine de pays et détenant des positions de leader en France, en Allemagne et en Europe du Sud.
En grande difficulté il y a six ans, après la tentative de redressement par Denis Olivennes passé à Europe 1, la Fnac est métamorphosée, rentable et recentrée sur le numérique et la vente de produits à haute valeur ajoutée. Avec Darty, elle met la main sur une marque qui réalise 17 % de son activité en ligne notamment grâce à sa filiale Mistergooddeal. Avec 10,7 millions de visiteurs uniques selon Médiamétrie, Darty et la Fnac devraient devenir le deuxième e-commerçant de France, derrière Amazon et ses 16,3 millions de visiteurs mais devant Cdiscout, eBay ou Voyages-sncf. Cette acquisition parachève la mue de l'enseigne fondée en 1954 par André Essel et Max Théret. Alors que livres, disques et produits techniques voient leurs ventes chuter en boutiques physiques, la Fnac a revu sa stratégie en 2013 et a inventé un modèle qui lui permet de profiter du dynamisme de Fnac.com et de vendre des produits électroménagers, de la micro-informatique, de la téléphonie et des voyages. 

vendredi 22 janvier 2016

Jean-Marie Le Guen dénonce un trop de syndicats en France

Vers le syndicat unique ?... Disons, la... CFDT ?

Les salariés "ne veulent pas des défilés, des banderoles, des slogans", estime -depuis 2012- le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.

Il y a "trop d'organisations syndicales en France", a dénoncé le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement du gouvernement de Manuel Valls, lors de l'émission "Questions d'Info" LCP-France Info-Le Monde-AFP, le mercredi 20 janvier, alors que Manuel Valls venait de recevoir les partenaires sociaux, le lundi 11 janvier, pour évoquer les futures mesures du plan d'urgence pour l'emploi promis par François Hollande, que celui-ci a exposé le 18 janvier devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et qui suscite déjà le scepticisme de certains.

Dernière du gouvernement socio-libéral de Hollande: trop de syndicats nuit à la défense des travailleurs. "Le mouvement social et syndical français est aussi affaibli par cela, ce qui fait qu'il a une représentation largement moins grande que dans d'autres pays". "La multiplication des organisations syndicales aboutit bien souvent à un affaiblissement du dialogue social", a développé Jean-Marie Le Guen.

Et Jean-Marie Le Guen dénonce aussi "des postures de blocage"

Interrogé sur le veto opposé par les syndicats CGT, SUD et FO de la Fnac à l'accord sur le travail dominical, le stalinien Jean-Marie Le Guen a répondu, : "il y aura des élections à la Fnac"

Mieux que les syndicats, le sous-ministre représente tous les salariés. "Je pense que les salariés, à la fois pour eux-mêmes, mais aussi pour la création d'emplois, comprennent et connaissent l'importance de la dynamique de l'ouverture d'un certain nombre de magasins le dimanche, notamment dans les zones touristiques. Donc, je pense que ceux qui sont des bloquants seront marginalisés, a-t-il menacé: du goulag ?

D'ailleurs ils perdent les élections", a-t-il raillé, parce que le docteur Le Guen, frappé de la maladie d'Alzheimer, pense probablement que, depuis trois ans, le PS a gagné une élection. "Ceux qui sont sur des postures de blocage vont à la défaite sociale". Et "quand ils ont une posture nationale de blocage, par exemple la CGT, on voit bien qu'au plan local, très souvent, ils signent des accords. Car la réalité, c'est que les salariés, ils ne veulent pas des défilés, des banderoles, des slogans, ils veulent que ça avance", a également déclaré le secrétaire d'Etat s'exprimant depuis Paris. 

Le Guen a enfin stigmatisé une gauche de la gauche "anti-hollandaise primaire"

Il accuse ses alliés de donner "sans arrêt des leçons à tout le monde" et à l'exécutif en particulier, mais qui est "incapable de se faire entendre par les Français". Cette gauche, "entre 2007 et 2012, s'est vraiment crispée sur un retour à un discours super simpliste, reconnaît-il: les salariés contre les patrons, etc. Ce discours-là, ça ne correspond plus à la réalité économique et sociale du pays, fait-il valoir désormais depuis les ors du pouvoirs. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de conflit d'intérêts, je dis que l'exaltation des conflits d'intérêts entre patronat et salariat ne correspond plus à rien". 
Que reste-t-il de la social-démocratie? 
Encore une commémoration en perspective...

mardi 27 octobre 2015

L'enseigne Darty se fera-t-elle absorber par la FNAC ?

Darty demande un nouveau délai pour se prononcer sur l'offre de la FNAC

"Afin de pouvoir examiner la possibilité d'une offre améliorée"
Pour résister à Amazon,
la FNAC a besoin du renfort de Darty qu'elle veut absorber
le conseil d'administration de Darty a annoncé lundi avoir demandé un nouveau délai de réflexion sur la proposition de rachat faite par la FNAC de la part du groupe d'Alexandre Bompard.
Initialement attendue pour le 28 octobre, la décision est donc reportée au 11 novembre. Le 30 septembre, la FNAC avait proposé de racheter son concurrent, Darty, via un échange de titres uniquement, valorisant ce dernier à environ 533 millions de livres (720 millions d'euros).

La semaine s'annonçait décisive pour le projet de rachat de Darty par la FNAC, la législation boursière britannique donnant aux deux groupes jusqu'au mercredi 28 octobre pour se positionner formellement. Le 30 septembre,
le distributeur français de produits culturels et technologiques avait proposé de racheter son concurrent spécialisé dans l'électroménager. Bien qu'opérant principalement en France, Darty est coté à Londres, et son actionnariat est majoritairement anglo-saxon.

Darty veut mettre à profit deux semaines de réflexion supplémentaires

Cette possibilité prévue par la réglementation boursière britannique lui permet d'approfondir l'offre. 
Le conseil d'administration de Darty indique vouloir notamment se pencher "sur l'opportunité d'introduire un paiement en espèces dans la transaction".
Il voudrait également obtenir "une compréhension détaillée des synergies attendues d'un rapprochement entre Fnac et Darty", et des précisions quant à la "faisabilité de la transaction" et "la protection des intérêts de Darty", indique le communiqué.

"Dans l'hypothèse où le conseil d'administration ne serait pas en mesure d'atteindre un accord avec la FNAC, il [Darty] reste confiant dans la qualité et l'engagement de ses employés, ainsi que la capacité du management à poursuivre la mise en oeuvre de la stratégie en tant que société indépendante et à créer ainsi de la valeur pour les actionnaires", est-il ajouté. Darty précise que cette annonce a été faite "sans le consentement de la Fnac".

Darty n'a pas encore répondu aux avances de la FNAC

Si ce rachat aboutissait, il se ferait uniquement par échange de titres, et valoriserait Darty à "environ 533 millions de livres" (720 millions d'euros). Les règles boursières donnent à la Fnac jusqu'à mercredi 18h00 (heure française, pour soit s'engager à déposer une offre ferme de rachat - amicale en cas de recommandation positive du conseil d'administration de Darty, hostile en cas de rejet - soit renoncer à son projet.

En cas de rupture des pourparlers, la FNAC n'aura plus le droit de refaire une offre sur Darty avant au moins six mois. Cette date du 28 octobre sert également de facto de référence au conseil d'administration de Darty, qui doit se prononcer sur ce projet et recommander à ses actionnaires d'accepter ou de refuser la proposition de la Fnac.

S'il l'approuve, les actionnaires devraient a priori suivre son avis, et le rachat aurait donc toutes les chances de se conclure. En cas de rejet par le "board" de Darty, la FNAC pourrait lancer une offre hostile, mais sans garantie que les actionnaires de sa cible l'acceptent. Enfin, troisième scénario: les deux groupes peuvent demander conjointement un délai de réflexion supplémentaire de six semaines.

Suspense entier

Jusqu'à dimanche, les deux groupes avaient limité les commentaires. Mais cherchant à convaincre Darty du bien-fondé de sa proposition, la FNAC a toutefois fait monter la pression dimanche en mettant en avant les résultats d'une étude menée par un cabinet d'audit, chiffrant à 85 millions d'euros par an les synergies permises par le rapprochement des deux groupes.
Des gains pourraient notamment être obtenus sur les achats, avec des négociations communes auprès des fournisseurs, notamment les puissants Apple et Samsung, pour obtenir de meilleurs tarifs.
L'"agitateur culturel" avait déjà cité la "très grande notoriété" des deux marques, leurs sites internet "performants" et le caractère "complémentaire" de leurs réseaux de magasins parmi les atouts d'une fusion.

Le groupe fait aussi valoir que le projet de transaction est salué par les marchés financiers qui ont fait grimper les titres de Darty et FNAC de respectivement 23% et 12% depuis son annonce.

La FNAC s'est également prévalue dimanche de "l'engagement irrévocable" du fonds Knight Vinke, premier actionnaire du distributeur d'électroménager (14,35%), déjà officiellement partisan d'un rapprochement, ainsi que d'une "lettre d'intention de soutien" de la part de DNCA Finance, qui détient 9,3% du capital de Darty. Le conseil d'administration de ce dernier s'est, lui, montré prudent.
Il avait simplement indiqué "devoir étudier de plus près les avantages d'un éventuel rapprochement" et "les risques encourus par la réalisation de cette opération, afin de déterminer s'il y a une possibilité à ce qu'une offre puisse être recommandée aux actionnaires".

Objectif: conter Amazon avec un groupe à la française

Les 184 magasins de la FNAC, dont 111 en France, ont dégagé en 2014 un bénéfice net de 41 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 3,89 milliards (-0,3%). Au troisième trimestre, ses ventes se sont redressées, notamment en France (+0,6%). Le groupe compte 14.500 collaborateurs, à 61% en France.

Darty possède, lui, 222 magasins en France et a renoué avec les bénéfices sur son exercice 2014/2015, avec 13,8 millions d'euros de résultat net pour un chiffre d'affaires de 3,51 milliards (+3,2%). Il emploie environ 12.600 personnes en France et à l'étranger.

Un nouveau groupe Fnac/Darty, soit 7,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, pourrait capitaliser environ 1,1 milliard d'euros et se traiter 16,7 fois ses profits attendus en 2015 avant 10,9 fois ceux de 2016, calcule la note de recherche. 
Durant sa première année d'existence, la nouvelle entité devrait dégager une marge opérationnelle de 2,5%. 

mercredi 19 août 2015

Travail dominical: les syndicats contre les zones concernées

Ouverture des magasins le dimanche à Paris: les syndicats contre les zones concernées 

Les syndicats du commerce parisien (CGT, SUD, Unsa, CFDT) ont protesté lundi
contre le projet de décret délimitant les futures zones touristiques internationales (ZTI) dans la capitale, y voyant la preuve que l'objectif de la loi Macron est la "généralisation du travail du dimanche". Ces syndicats, rassemblés au sein du Clic-P (Comité de liaison intersyndical du commerce de Paris, fondé en 2010), indiquent qu'ils ont "pris connaissance des projets de décrets délimitant les futures ZTI parisiennes et désignant les gares dans lesquelles les commerces seront autorisés à employer des salariés le dimanche". 

Ces projets comportent à Paris "12 zones et la quasi-totalité des gares"
Ils s'étendent "bien au-delà des périmètres de fortes fréquentations touristiques internationales qui ont servi de prétexte à l'élaboration de la loi" Macron, souligne le Clic-P. 
Le comité relève que "l'ensemble des centres commerciaux parisiens sont également inclus dans le périmètre des ZTI", comme les centres "Beaugrenelle [ci-contre, dans le 5e arrondissement), Bercy 2, Italie 2, qui ne sont pas précisément connus pour leur affluence touristique internationale". 
Pour les syndicats  parisiens du commerce qui ont manifesté à plusieurs reprises contre le projet de loi Macron, cela montre que ce texte emblématique du gouvernement avait "pour objectif la généralisation du travail du dimanche dans le commerce, le tourisme international ne constituant qu'un artifice de communication". 

Le Clic-P note aussi que même si " 'l'amendement FNAC' [chaîne de magasins DE distribution de produits culturels créée par François Pinault en 1963] a été retoqué lors du deuxième passage de la loi à l'Assemblée nationale", le PDG de l'enseigne Alexandre Bompard "obtient finalement satisfaction puisque tous les magasins parisiens de l'enseigne [FNAC] se retrouvent dans les ZTI". Cet amendement, voté par le Sénat avant d'être repoussé, stipulait que "les commerces de détail de biens culturels peuvent déroger à la règle du repos dominical en attribuant le repos par roulement". "Il ne s'agit en aucun cas de la généralisation de l'ouverture des commerces le dimanche, puisque ces zones proposées correspondent seulement à 6% de la surface de la capitale", a réagi lundi le cabinet du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. "Toutes ces zones correspondent à des zones de transport important avec une forte présence hôtelière et des monuments qui participent à la fréquentation touristique de Paris," rétorque Macron

"Nous sommes dans une phase de concertation avec les élus locaux. Cette carte a été soumise pour avis aux acteurs. Les zones proposées correspondent aux trois critères définis par la loi, maintient la à savoir le rayonnement international des zones, l'affluence des touristes résidant hors de France et l'importance de leurs achats", a dit la porte-parole du ministère. "Le principe qui définira l'ouverture des commerces le dimanche sera bien l'accord au sein de chaque entreprise", a-t-elle assuré. 
La loi Macron sur la croissance et l'activité a été promulguée et publiée le 7 août au Journal officiel, un peu plus de 24 heures après la décision du Conseil constitutionnel de valider l'essentiel du texte. Elle donne notamment l'autorisation d'ouverture des magasins neuf dimanches par an (puis douze à partir de 2016) à la discrétion du maire et tous les dimanches, ainsi que le soir jusqu'à minuit, dans les nouvelles ZTI. La mise en place des ZTI doit faire l'objet d'un décret ministériel, avant qu'un arrêté ministériel n'en précise les contours.

Le 15 juillet 2015, le Canard Enchaîné est passé à l'offensive, révélant qu'Alexandre Bompard - un ex de Canal+ - toucherait en 2015 un complément de salaire de 11,6 millions d'euros, soit un quart du bénéfice net du groupe pour l'année 2014, en sus de sa rémunération annuelle (qui s'élève en 2014 à 1,8 millions d'euros). Début 2014, la FNAC a annoncé la fermeture en France de deux magasins "Format périphérie."

Clic-P, le collectif qui fait trembler les commerces

Son nom claque comme un slogan publicitaire, mais c'est la bête noire des supérettes parisiennes et de plusieurs grandes enseignes implantées dans les quartiers chics de la capitale. Elle a fait rendre gorge aux Apple Stores, à Uniqlo et à une kyrielle de magasins qui ne respectaient pas la réglementation sur les horaires d'ouverture. Dans le débat sur le travail de nuit et le repos dominical, ce collectif se distingue par la guérilla judiciaire qu'il poursuit sans relâche depuis trois ans. Mais son action est contestée par des salariés, désireux d'être employés après 21 heures ou le dimanche.

Le Clic-P a vu le jour en février 2010 pour contre-carrer l'adoption de la "loi Mallié", du nom d'un député UMP des Bouches-du-Rhône qui l'avait portée: ce texte accordait de nouvelles possibilités aux commerces de détail pour accueillir les clients le dimanche.
A l'époque, le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, avait lancé une consultation sur le sujet, associant syndicats de salariés et organisations d'employeurs. "Il y avait un lobbying patronal très fort pour étendre les autorisations d'ouverture dominicale, raconte Karl Ghazi (CGT), l'un des "animateurs" de Clic-P. La seule façon d'inverser la tendance, c'était de rassembler nos forces et de nous battre ensemble. Les salariés demandaient que cesse le chauvinisme d'étiquette, dans un secteur où le syndicalisme est faible."

Six syndicats locaux ont décidé de s'allier: la CFDT -(proche du PS), la CFE-CGC, la CFTC, la CGT (proche du PCF), Force ouvrière (FO) et les trotskistes de SUD. Le Clic-P s'est d'abord attaqué à des supérettes parisiennes ouvertes tout le dimanche, dans l'illégalité la plus complète. Des magasins Franprix, Monop', Carrefour City, G20 ont été condamnés à fermer leurs portes à 13 heures, le septième jour.  Puis l'offensive s'est élargie au non-alimentaire et à de prestigieuses enseignes qui souhaitaient recevoir du public, tard le soir. Le BHV et les Galeries Lafayette du boulevard Haussman ont dû ainsi renoncer à leurs nocturnes, en 2012.
Au sein du comité, il y a de fortes têtes dont certaines sont en conflit ouvert avec leurs instances nationales. Entre l'union syndicale CGT du commerce de Paris et sa fédération, par exemple, les relations sont exécrables : en 2012, la seconde a coupé ses financements à la première. 
Le syndicat CFTC, qui faisait partie du Clic-P, a été exclu par sa confédération : "Il refusait de respecter nos règles internes de fonctionnement", justifie Patrick Ertz, président de la fédération CFTC du commerce. Depuis, le banni a rejoint l'UNSA.
Une première lézarde est apparue, lorsque FO a annoncé qu'elle se retirait de l'intersyndicale et qu'elle suspendait les actions judiciaires qui allaient être engagées : "Nous ne sommes plus sur la même longueur d'ondes avec le Clic-P en termes de stratégie? mais cela ne veut pas dire que nous sommes en opposition avec lui", nuancee Christophe Le Comte, secrétaire fédéral adjoint de FO-employés et cadres.

Le Clic-P a été la cible de vives critiques, en particulier d'une partie du personnel du magasin Sephora sur les Champs-Elysées:
ces salariés reprochent à l'intersyndicale d'être à l'origine d'une décision judiciaire qui les empêche aujourd'hui de travailler après 21 heures – et de percevoir du même coup des rémunérations majorées. Leur avocate, Me Joëlle Aknin, considère qu'"il y a un vrai clivage entre la vision passéiste du travail, défendue par le Clic-P, et la conception plus ouverte". Le problème n'est pas là, objecte Laurent Degousée (SUD), mais dans le faible niveau des rémunérations et l'ampleur de l'emploi à temps partiel au sein du commerce de détail, qui poussent les salariés à accepter des horaires atypiques en contrepartie d'un coup de pouce sur le bulletin de paye.
Les employés de Sephora, qui sont volontaires pour travailler la nuit, "ne sont pas sur une île déserte", argumente Ghazi: l'extension du travail nocturne conduit à la "dérégulation des temps sociaux" (crêches, transports en commun…). Dans cette affaire, conclut Eric Scherrer (UNSA), c'est aussi "l'ordre public social" qui est en jeu : le droit du travail est fondé sur des mécanismes de protection applicables à tous les actifs; ils n'ont pas à être remis en cause au motif que, ici ou là, des salariés sont prêts à y déroger.

 

samedi 11 juillet 2015

Tarascon: la justice s'invite dans la villa d'Inès de la Fressange

Des bâtiments sont en construction: une association demande leur démolition

Malgré un arrêté du maire (UMP-UDI) demandant l'arrêt des travaux, le chantier de cette maison de 100 m² serait toujours en cours

Faits divers - Justice - Actualités - Tarascon : la villa d'Inès de la Fressange dans le viseur de la justice
Un mannequin qui ne tire pas la gueule, c'est suspect;
mais si elle plaque un sourire commercial, ça cache quelque chose !


De son propre chef, au lieu-dit du Pas de Bouquet, Inès de la Fressange a choisi d'installer sa maison de vacances sur neuf hectares au coeur de la Montagnette, avec une vue imprenable sur les châteaux de Beaucaire et de Tarascon, sans aucun voisin à des kilomètres à la ronde.

Or, depuis trois mois, deux bâtiments sont sortis de terre, en plus de la maison principale, de la piscine de dix-huit mètres et de la résidence de la gardienne qui occupaient déjà les lieux. Il a fallu qu'un randonneur avisé passe par là mi-avril pour donner l'alerte, déclenchant polémique et poursuites judiciaires. Car l'ADER (association de défense de l'environnement rural) assure que le chantier se poursuit sans le moindre permis de construire, et au mépris de tous les textes protégeant ce site pittoresque. Elle a donc demandé au juge des référés du tribunal de Tarascon l'arrêt des travaux et la remise en état des lieux. Il rendra sa décision le 23 juillet prochain.

Le maire veut faire cesser les travaux entrepris
"Madame de La Fressange (dont l'avocat ne s'est pas présenté à l'audience et n'a pas davantage daigné répondre aux questions du journal La Provence) a acheté cette propriété en 2005, précise le conseil de l'association, Me Anne-Victoria Fargepallet. Elle a transformé un cabanon en une maison de 297 m² et une ruine se résumant à quelques pierres en une résidence de 91 m² dévolue à la gardienne." Aujourd'hui, c'est une construction en bois dix fois plus grande que le bâti existant et une autre maison de cent mètres carrés qui sont en passe d'être achevés. "Ils ont abattu des arbres et éliminé de la végétation pour bâtir ces ouvrages et aménager des restanques", s'indigne Philippe Chansigaud co-président de l'Ader.

Les lieux sont pourtant situés en zone naturelle, classés site remarquable et monument historique. Le terrain d'Inès de La Fressange est donc "absolument inconstructible", insiste Me Fargepallet devant le juge. Le maire de Tarascon, Lucien Limousin, le confirme dans un arrêté daté du 17 juin 2015, dans lequel il réclame à l'icône de la mode de faire"cesser les travaux entrepris."

Mais selon l'avocate de l'Ader, "elle n'en a cure et poursuit le chantier, en pensant que vu son nom, personne ne lui demandera de démolir. Nous sommes devant un escroc, une femme qui se pense au-dessus des lois. Ses constructions sont un véritable massacre pour le massif de la Montagnette." Elles auraient permis, selon les experts mandatés par l'Ader, de faire bondir la valeur de la propriété, qui vaudrait aujourd'hui 5 millions d'euros alors qu'elle avait été acquise 730 000 euros il y a dix ans.


Fille du marquis André de Seignard de La Fressange, 
conseiller en investissements dont la famille est originaire d'Auvergne, l'ancien mannequin, avait déjà un pied à terre à Tarascon avant cette date. Inès Marie Lætitia Églantine Isabelle (à droite) s'est mariée à Tarascon, Bouches-du-Rhône (son château, ci-dessous à gauche), à une encablure du Luberon. 
Le 19 juin 1990, l'ancien mannequin dont le grand-père fut président de la République de Colombie, y avait épousé Luigi d’Urso, un homme d'affaires et marchand d'art italien, décède à l'âge de 55 ans, avec lequel elle avait eu deux filles, Nine en 1994 et Violette en 1999.

Depuis 2009, elle vit en couple avec Denis Olivennes, (né en 1960, ci-dessous à droite),  55 ans, ancien patron de la FNAC, puis du Nouvel Obs et depuis fin 2010 d'Europe 1. 
Il est désormais président directeur général d'Europe 1 et président du directoire de Lagardère Active. Pourvu que cette proximité ne nuise pas à la grande perche  

Mme la marquise s'est-elle encanaillée ?
Au lycée Henri-IV, c’était Denis le rouge:
entre 1973 et 1976 , il a fait partie d’un groupuscule proche de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) qui déclenchait la grève chaque printemps. Quelques kilos en moins et pas manchot, il se bagarrait avec les étudiants d’extrême droite qui avaient fait leur nid à la fac d’Assas. "Tout ça était plus lié à la testostérone qu’à l’idéologie(entre 13 et 16 ans !), commente l’agitateur assagi. 
Reste son tempérament sanguin. Denis Olivennes se vante ainsi d’avoir menacé Jean-Marie Messier d’un bourre-pif lors d’un raout de Vivendi à Deauville, en 2002. Trois jours avant de démissionner de la présidence de Canal Plus France.