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mercredi 15 mars 2017

Quand le banquier Macron se vit offrir un bleu de travail

Lutte des classes, toujours : "ce n'est pas en mettant un costard qu'on travaille !" 

Les blouses blanches, les robes noires et les ministres sont des fainéants ?

Un activiste anti-libéral a brièvement interrompu le discours d'Emmanuel Macron, pour offrir un bleu de travail au ministre de l'Economie, vendredi 10 juin 2016 à Nancy, alors qu'il intervenait devant les invités du Forum Mondial des matériaux, au motif que "ce n'est pas en mettant un costard qu'on travaille." "C'est en mettant un bleu de travail; je vous l'offre", a crié l'énergumène en brandissant une combinaison de travail flambant neuve...


Lutte des classes à Air France :
l'extrême gauche syndicale
arrache chemises et ...costards
"Vous êtes un banquier ! Vous représentez une minorité de casseurs du droit du travail" - référence à la loi Travail dont il est l'instigateur dans l'ombre de Hollande à l'Elysée - a encore hurlé l'anarcho-révolutionnaire, alors que le service de sécurité l'évacuait.
L'homme faisait aussi allusion au contentieux de l'extrême gauche avec l'actuel candidat depuis une agression verbale du ministre de Valls par deux militants de la CGT et de SUD, fin mai à Lunel (Hérault), auxquels Emmanuel Macron avait rétorqué : "Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler".


Plus une sortie sans incident pour Emmanuel Macron.

Dix jours plus tard, il avait essuyé des jets d'oeufs, à Montreuil, fief du PCF et de la CGT. Il était venu célébrer les 80 ans du Front populaire. 

Selon le correspondant de RTL à Nancy, le manifestant a d'abord été ceinturé par le préfet de Meurthe-et-Moselle soi-même, avant d'être pris en charge par les agents de sécurité.

Quant à Caroline De Haas, l'une des agitées de la pétition stérile contre la loi Travail, ne craignant pas de se ridiculiser à nouveau, elle a publié un message en expliquant que les soutiens d'Emmanuel Macron qui lancent ce samedi 28 mai 2016 (et jusqu'à la fin de l'été) la grande opération de porte-à-porte - pour un "diagnostic du pays" ou une étude de marché -  lui font "vraiment peur" avec leur t-shirt !
La plupart de ces militants propres sur eux avaient entre 20 et 40 ans, étudiants, avocats ou cadres sup, et consacrèrent une partie de leur temps à Emmanuel Macron. Tous avaient été sélectionnés pour devenir les " coordonnateurs" des équipes de "la grande marche", mais cette armée de 12.000 hommes et femmes en tongs avait-elle de quoi faire peur à une femme au verbe haut de ce poids ? Il faut le voir, ci-dessus, pour le croire...

Benjamin Lucas,
le président des Jeunes socialistes (proches du camarade Hamon), a lui aussi fait allusion au porte-à-porte d'Emmanuel Macron.
"J'ai quand même le sentiment qu'à ce rythme, le porte-à-porte d'E. Macronva se finir par une veste plutôt qu'un costard. Benjamin LUCAS (@benlucas80) May 28, 2016"

La lutte des classes et la haine ont envahi la campagne présidentielle
En novembre, armés de drapeaux et de sifflets, un groupe de militants d'extrême gauche de la FNAC ont bruyamment interpellé l'ancien ministre aux cris de "Macron démission", à l'occasion d'une séance de dédicace. 

Un slogan plombé par les préjugés anti-libéraux de marxistes archaïques mais totalitaires (et à l'occasion, violents), Emmanuel Macron ayant démissionné du gouvernement en septembre dernier et plus récemment quitté la fonction publique...
La FNAC est la propriété du groupe Kering détenu par François (-Henri) Pinault (au même titre que 100% de Yves Saint-Laurent, anciennement propriété de Pierre Bergé, désormais co-propriétaire d'un groupe de presse, dont le journal Le Monde).

Après l'incident de Montreuil, Emmanuel Macron a promis qu'il continuera à multiplier les déplacements. "Faut-il ne pas se déplacer, se bunkeriser? Je ne crois pas", a-t-il assuré. "Le propre d'une société démocratique adulte, c'est de savoir partager ses désaccords. Ça veut dire ne jamais sombrer dans l'invective, dans la brutalité, dans le blocage", a-t-il assuré, le concernant.

La lutte des classes a repris sous le quinquennat de Hollande, suite à sa politique environnementale sinueuse et provocante sur le nucléaire et de Notre-Dame-des-Landes qui cristallisent la fureur, mais aussi à ses destructions massives d'emplois et du tissu économique, industriel et agro-alimentaire, ainsi que ses lois sociétales ou sociales autoritaires sur le travail ou la famille.

jeudi 2 juin 2016

Macron réclame le respect pour les ministres du gouvernement

Le ministre réclame le respect de la fonction

Macron ne fait pas l'économie d'une leçon aux syndicalistes 

Vendredi 27 mai, en visite dans une école du numérique de Lunel, ville de l'Hérault qui a vu partir une vingtaine de ses jeunes vers le djihad syrien, Emmanuel Macron a été pris à parti au centre-ville par groupe de syndicalistes remontés. Un vif échange s'est engagé avec plusieurs de ces farouches opposants à la Loi Travail.

"Je rêve de travailler, Monsieur Macron !"
Le ton est rapidement monté entre les militants et le ministre de l'Industrie. A un homme jeune vêtu d'un T-shirt qui lui fait une remarque sur son "costard", il répond du tac au tac :"Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler."
"Moi je n’ai pas de leçons à recevoir. Si vous n'aimez pas que la France soit bloquée, arrêtez de la bloquer", a-t-il sèchement lancé. 

"Ce qui a bloqué la France, c’est le 49-3 Monsieur Macron !"
riposte alors un syndicaliste. "Je rêve de travailler, Monsieur Macron, je rêve de ça !" a également réagi une femme en réponse à sa réplique au jeune homme en tee-shirt. 

"Donnez donc du travail, tous les chômeurs ont envie de travailler !"
renchérit le premier. "C'est pas moi qui vais créer des emplois. Les emplois, c'est l'activité économique qui les créera", répond le ministre de ...l'Economie.

L'un des syndicalistes relance le débat.
"Prenez garde, la jeunesse elle est désespérée !" le met en garde l'homme au T-shirt. 
"La jeunesse n'est pas que désespérée. [...] Là, je viens de voir des jeunes qui ont envie de travailler, qui ont envie de réussir et qui ne sont pas en train de dire ça !", conclut fermement Emmanuel Macron, avant de tourner les talons. Un avant-goût de la campagne de porte-à-porte de son mouvement "En marche !", qu'il doit lancer ce samedi ?

VOIR et ENTENDRE la scène filmée par BFM TV:
L’échange a duré une dizaine de minutes, selon L’Obs.

La gauche extrême croit-elle vivre ensemble sans réciprocité ?
 

Le jeune banquier a des principes pour deux.
En visite à Valenciennes (Nord) sur le thème de la réindustrialisation, le mardi 31 mai, Emmanuel Macron est revenu sur l'épisode malheureux du tee-shirt, quelques jours après la diffusion d'une vidéo révélant l'échange tendu qui a choqué l'opinion.
"On ne tutoie pas un ministre, on ne l'invective pas," a-t-il sermonné. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler.
Un citoyen, ça respecte un ministre en marche ET ça ferme sa gueule.  

"Le vrai respect est d'écouter [les salariés] et aussi de répondre ce que je pense. Le ministre de l'Économie a assuré n'avoir "ni mépris ni démagogie", mais j'attends aussi d'eux qu'ils respectent les représentants des pouvoirs publics .

Alors qu'une des séquences de la journée le mettait en scène au gouvernail d'un pédalo une barque avec des pêcheurs de l'étang de l'Or, il a assuré, en réponse à une question, qu'il ne fallait y voir aucune "métaphore" d'un éventuel désir de tenir un jour la barre du pays ...à deux mains.

En attendant, Emmanuel Macron a déjà confirmé son désistement à Marseille, "compte tenu du contexte" des grèves et blocages et de la réunion à laquelle il doit participer avec les acteurs du secteur pétrolier.

lundi 26 octobre 2015

Crise à la mosquée de Lunel: des élections devaient se tenir dimanche

Les élections n'ont pas pu se tenir

Peu à voir avec les rivalités entre Marocains et Algériens

Les 800 adhérents de l'Union des musulmans de Lunel devaient, dimanche, élire un nouveau président. Ce scrutin est consécutif à la démission de Rachid Belhaj et de l'imam de la mosquée, Elhaj Benasseur. Mais l'élection a été reportée d'une semaine, à dimanche prochain.
La crise n'était donc pas réglée, dimanche soir, à la mosquée El Baraka de Lunel. La consultation pour désigner le nouveau président de l'Union des musulmans de Lunel a été annulée et reportée. La mosquée n'a donc toujours pas d'administrateur et d'interlocuteur avec les autorités. Les tensions se seront peut-être apaisées d'ici dimanche prochain. 

Dix mois seulement après son élection, le président de l'Union des musulmans de Lunel avait annoncé sa démission. 
Rachid Belhaj avait fait cette annonce dimanche dernier. Sa décision suit de près celle, identique, de l'imam.

Ce dernier, Elhaj Benasseur, avait porté plainte contre deux fidèles pour menaces de mort. Jugés en septembre et interdits de mosquée pour deux ans, les deux jeunes ont toutefois très vite retrouvé le chemin de la mosquée El Baraka, après avoir fait appel de la décision de justice. Depuis, pour sa sécurité, l'imam a même préféré déménager.
A la mosquée, plusieurs crises alimentent les tensions

Départs en nombre de Lunellois en Irak et en Syrie
Une vingtaine de jeunes Lunellois au total seraient partis faire le djihad en Irak et en Syrie. 
Le 27 janvier, à peine trois jours après son rassemblement fraternel  et son cri de refus "Lunel n'est pas une ville de djihadistes", le RAID et le GIGN - une trentaine de policiers - ont investi le centre de Lunel, dans l'Hérault, 
ville de 25.000 habitants d'où une vingtaine de jeunes sont partis faire le djihad en Syrie où 6 d'entre eux y ont trouvé la mort. Les forces de l'ordre avaient perquisitionné plusieurs logements, notamment dans les immeubles voisins de ceux des suspects, forçant portes et serrures.

Quatre ou cinq personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.


Dans une vidéo diffusée mercredi, trois jeunes combattants du groupe Etat islamique appellent en français les musulmans de France à rejoindre les rangs des djihadistes en Syrie ou à défaut à commettre des attentats en France. Elle a été diffusée sur l'Internet trois jours après la diffusion d'une vidéo mettant en scène la mise à mort par décapitation de 18 prisonniers syriens et de l'otage américain Peter Kassig, dans laquelle apparaissent deux Français, identifiés par les autorités comme étant deux jeunes convertis, Maxime Hauchard (ci-dessus) et Mickaël Dos Santos, passé d'un BEP peinture au djihad.

Une filière djihadiste à Lunel ?

Déprogrammée à cause des attentats terroristes de Paris au début janvier, l'opération anti-djihadistes de Lunel avait été lancée par le parquet antiterroriste de Paris. Les suspects ont été mis en garde à vue à Montpellier et transférés à Paris. Les 'jeunes' [sic] interpellés de Lunel - âgés de 44 ans, 35 ans, 31 ans, 26 ans pour deux d'entre elles - adeptes de la mouvance de Tabligh, étaient des recruteurs (l'un d'entre eux a perdu deux de ses frères en Syrie) ou des membres prônant l'application en République française de la religion pratiquée au Proche-Orient. Ils militent pour la conversion et une forme revivaliste, un renouveau de la religion.
Les hommes recherchés par le Raid et le GIGN, étaient soupçonnés d'appartenir à cette faction fondamentaliste musulmane baptisée Tabligh. Il s'agit d'un mouvement ou d'une mission religieuse dont l'objectif est le prosélytisme et la prédication strictes.

Le maire DVD, Claude Arnaud, dit ne pas avoir été prévenu de l'opération menée fin janvier 2015 par les forces de l'ordre, selon France Bleu Hérault, mais cette opération était alors, selon lui, "un début de réponse" aux interrogations de ses administrés sur la situation à la mosquée.
Pour répondre à l'exaspération des Lunellois,
l'opposition municipale réclame la venue d'un représentant du gouvernement. 

Mur d'Irak, tagué par un djihadiste nîmois (été 2014)
En janvier, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, se contentait d'hypothèses pour faire de l'autosatisfaction: "Si l'implication des personnes soupçonnées est confirmée par l'autorité judiciaire, ce sera donc une filière particulièrement dangereuse et organisée qui aura été démantelée ce matin, une de plus," se félicitait-il, avant d'en savoir plus. Aujourd'hui, la situation reste inchangée dans ce foyer du  prosélytisme islamiste. 
Mesures pour les mineurs
Douze mineurs susceptibles d’être candidats au djihad et de vouloir rejoindre la Syrie ou d’autres pays font l’objet d’une interdiction de sortie de territoire délivrée par le juge des enfants de Nîmes. A minima, deux de ces mineurs repérés par les services de l’État ont néanmoins rejoint la Syrie ou d’autres régions. A l’origine, le Parquet de Nîmes a été avisé par des familles inquiètes. "Des mesures de précaution, rappelle Laure Beccuau, procureure de Nîmes. Douze dossiers ont été ouverts mais on ne peut en déduire que nous avons 12 mineurs radicalisés. Après enquête, des dossiers peuvent être refermés." Inquiètes de voir leurs enfants rejoindre la Syrie, une ou deux familles se sont rapprochées de la gendarmerie ou de la police. La section antiterroriste du Parquet de Paris est en alerte.
L'affrontement de différentes doctrines au sein de la mosquée

Les musulmans de France ne sont pas animés seulement par des rivalités nationales - Algériens contre Marocains - pour la prise du pouvoir dans les mosquées.


En 2012, contrairement à ce qui se produisait auparavant, la presse française a cessé d'informer la population indigène de l’entrée en France d’imams venus en renfort d’Algérie ou du Maroc, à la faveur du ramadan. Ont fait exception La Croix ou Nord-Eclair. Or, ce sont chaque année plus d’une centaine d’imams étrangers qui viennent renforcer les rangs des imams déjà installés. Ainsi, d’environ 60 imams marocains en 2007, on est passé à 180 imams en 2012. De 100 imams algériens en 2011, on est passé à 120 en 2012. Ils seraient plus de 1.500 aujourd'hui. 

L’Algérie veut s’imposer dans l’exercice du culte musulman dans l’Hexagone. 
Le ministre des Affaires religieuses et des Habous, Bouabdellah Ghlamallah, a annoncé l’envoi de plusieurs dizaines d’imams en France qui exerceront leurs fonctions au sein de mosquées françaises gérées par la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris.
Valls à la Grande mosquée de Paris
pour la rupture du ramadan 2013
Pas étonnant que le recteur de la mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman,  Dalil Boubakeur,  ait appelé en avril 2015 à doubler le nombre de mosquées en France.  "Nous avons 2.200 mosquées. Il en faut le double d'ici deux ans", a souhaité l'habile recteur franco-algérien, lors du Rassemblement annuel des musulmans de France, organisé par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, proche des Frères musulmans) au Bourget. Cette infiltration étrangère de l’islam en France contredit les sempiternelles promesses d’un islam de France.

Avant mai 2012, on osait encore mentionner ces entées aux Français. Les journalistes (comme ceux de RFI ou du Monde) anesthésiaient d'ailleurs leurs lecteurs, en affirmant que "pour la France, ces imams marocains sont la garantie que les prêches prônent un islam tolérant."  
Une intox, car l’islam à la marocaine n’est pas nécessairement tourné vers la modernité, si l’on considère que le ministère des Habous et des Affaires islamiques marocain, gardien de l’orthodoxie sunnite de rite malékite, préconise de lire les livres de son fondateur l’imam Malik Ibn Anas (710-795), dont l’incontournable Al-Muwatta’. Or y sont prescrits l’exécution des apostats, l’exécution des chanoines faisant de l’apostolat, la légalité de l’esclavage et l’inclusion des femmes dans la composition du butin de guerre, alors licitement violées. L’autre livre référence, La Risâla (L’Epître), prône toujours le djihad...

On est donc loin de l’objectif utopique d’un islam démocratique de France qui favoriserait l’intégration. 

Force est, au contraire, de constater une tendance conservatrice de l’islam en augmentant le nombre de ces imams malékites. Car une fois le ramadan achevé, il serait intéressant de savoir combien rentrent vraiment au Maghreb.  



L’islam de France n'est donc pas une religion totalement contrôlée par les musulmans de France. 

Des imams algériens prêchent en arabe avec une arrière-pensée nationaliste qui "s’inscrit dans la lutte d’influence que se livrent sans cesse l’Algérie et le Maroc pour contrôler l’islam [en] France et étendre leur pouvoir au sein des lieux de culte musulmans, et ceci afin de mieux investir le Conseil français du culte musulman (CFCM)."

Et ces imams sont escortés de "mourchidates" -chargés de la prédication et l’orientation-qui ront pour tâche de se rapprocher des familles algériennes vivant en France pour contribuer à la sauvegarde de leur cohésion, au prix d'un enfermement communautaire sous le contrôle de chaperons venus du bled. Et une certaine presse hexagonale répand sa doxa, nous parlant d'intégration pour un communautarisme national... On réalise, sans se l'avouer, qu'il fallait contenir cette poussée de l’islam, car tenter d'organiser l'islam en France relève de la quadrature du cercle. Les islamistes qui prêchent la primauté des règles du Coran sur les lois de la République préparent la chute de la démocratie, avec l'aide des défenseurs de la notion de laïcité. 


Le pire n'est pas que les musulmans
 modérés s'opposent aussi aux radicaux (et inversement)

A Lunel, les fondamentalistes ont certes pris possession des lieux et l'ascendant sur les modérés, mais en combattant les Chrétiens, les laïcs mettent en péril la civilisation judéo-chrétienne et font le lit du fondamentalisme religieux. Comment former des imans dits 'modérés', alors que le pouvoir laïc ne sait dire ce qu'est un bon islam ou quelle est la juste interprétation du coran ? Tout ce que le gouvernement peut faire pour interdire tel ou tel iman, c’est d’invoquer les risques pour l’ordre public et expulser les fauteurs de trouble, ce qu’il fait rarement: on ne peut expulser des religieux s’ils sont français ou franco-quelque chose.
Ce gros malin de François Hollande pense avoir trouvé une 'solution' équitable: sous-traiter à l’étranger la formation des imans à la française, en l’occurrence au Maroc, décision prise en toute indépendance et souveraineté, sous l'influence des Franco-Marocaines du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri. Laïc et républicain, le président confie à un roi, Mohamed VI, de surcroît "commandeur des croyants," donc chef religieux, la responsabilité de former des prédicateurs conformes aux "valeurs de la République" et à sa laïcité. Et Nanard Cazeneuve, le ministricule de l'Intérieur, chargé des Cultes et adulé des Français, n'a pas sourcillé ? En visite dans l'état chérifien, le président socialiste a déclaré: "Une coopération avec le Maroc pourrait nous aider à développer un islam de France compatible avec les valeurs républicaines". Dans une déclaration commune, il est aussi stipulé que cette formation -d' "une cinquantaine d’imams par an - devra promouvoir "un islam du juste milieu," conforme aux "valeurs d'ouverture et de tolérance", mais aussi "pleinement ancré dans les valeurs de la République et de la laïcité." Le grand écart ! On marche sur la tête et les Algériens de France font du pétard. En attendant le grabuge annoncé à Lunel.
Le plus beau, c'est qu'en juillet 2012, Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, avait invité les musulmans à construire un islam de France indépendant de toute tutelle étrangère, appelant à la fin des "divisions" et à la mise en place d'un "dialogue serein" entre responsables du culte musulman et pouvoirs publics. Le futur premier ministre s'exprimait lors de l'inauguration de la Grande mosquée de Cergy (Val-d'Oise), en présence du président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui. "Je sais les liens qui existent entre de nombreux musulmans, souvent étrangers ou récemment naturalisés, avec leur pays d'origine. Mais notre responsabilité, c'est de progressivement construire un islam de France, un islam qui trouve pleinement ses racines dans notre pays", avait péroré Manuel Valls.
Valls invita à suivre l'exemple de la mosquée de Cergy, née d'un rassemblement entre dix associations musulmanes de la ville. D'un coût total de 3,75 millions d'euros, cette mosquée de 2.000 m2, qui peut accueillir jusqu'à 1.500 fidèles, a été financée en fonds propres par la Fédération musulmane de Cergy, regroupement de dix associations musulmanes, issues de différentes communauté.

Cette fédération a toutefois bénéficié du soutien de la ville de Cergy, PS, qui a garanti à hauteur de 50% l'emprunt de 2,2 millions d'euros souscrit et a consenti un bail emphytéotique de 99 ans sur le terrain qui accueille l'édifice.
Contre-coup sur les religions établies: leur 'khmérisation'
Pour essayer d’obtenir des aumôniers musulmans "républicains", le ministère de l’Intérieur alignera les aumôniers salariés des prisons, hôpitaux et armées. Ils devront désormais obtenir un diplôme universitaire (DU) de formation civique et civile "dès 2016", prévient-on, place Beauvau. 

Une précision fait toutefois problème. 
 
Ce sera rendu obligatoire "pour tous les cultes", y compris donc la "rééducation-formatage" des aumôniers catholiques ! La 'khmérisation' de la France progresse, car ce sera à la fois une atteinte à la liberté religieuse et à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat qui prévoyait de telles aumôneries dans les lycées, les hôpitaux et les armées, leur désignation étant le fait des autorités religieuses, sans que l’Etat pose ses conditions, ni ne sanctionne une formation religieuse d'un diplôme spécifique d'Etat.
On retrouve la technique qui, pour interdire le voile islamique à l’école, a en même temps banni la croix qui ne dérangeait personne jusqu'ici. Interdira-t-on aussi le port du masque aux policiers du GIGN ? 

Les crèches publiques en défrisent quelques-uns et les saints sont persécutés jusque sur les bulletins météo du service public où ils n'apparaissent plus: convivial !... Ainsi en est-il des cantines qui se sont d'abord vues interdire le poisson le vendredi, puis imposer la suppression du porc, assortie de l'obligation d'un menu alternatif, bio si possible ! 
Les ayatollahs sont parmi nous. 


samedi 4 juillet 2015

Haute-Saône, plateforme salafiste de départs ?

Vesoul, foyer salafiste de djihadistes ?

La préfecture de Haute-Saône compte une dizaine de salafistes 'radicaux' (pléonasme !), essentiellement convertis. 

Vesoul (15.000 habitants), nouveau Lunel, commune de l'Hérault connue pour compter le plus de djihadistes envoyés à Daesh, aka l'Etat islamique, que L. Fabius croyant éradiquer en en bannissant l'appellation. Lunel est-elle en train de se faire supplanter par Vesoul ? "C'est un groupe dont certains se connaissent depuis la maternelle", assure la soeur d'une jeune femme qui a quitté Vesoul pour la Syrie, le 9 septembre 2014 avec son mari et leurs deux enfants.
Dans le cas de ces Français convertis, pas d’endoctrinement en prison ou dans les caves de quartiers sensibles d’une grande zone urbaine. La communauté musulmane de la ville est arrivée avec l’implantation du centre de logistique mondial des pièces détachées de Peugeot et de Citroën. La petite ville affiche un taux de chômage en ligne avec la moyenne nationale, ni plus, ni moins. 
Le président de l’association franco- musulmane de Vesoul, Mohamed- Lamine Belaribi, rejette toute responsabilité de la mosquée.
"On les a vus arriver à la mosquée au milieu des années 2000, raconte-t- il. Au début? on les a aidés, on leur a donné quelques explications pour la prière. Cela a duré quelques mois. Ensuite, ils ont pris leurs distances avec nous. Notre mosquée dépend de la Grande Mosquée de Paris et de l’Algérie. Cela leur déplaisait." 

Rôle déterminant des épouses musulmanes qui convertissent les hommes de France

Ainsi, Sébastien V.Z., l’homme qui a reçu le selfie macabre de Yassin Salhi, a rejoint Daech en novembre dernier avec sa femme. Il avait passé son bac à Vesoul. Né à Lure en 1985, ce technicien en logistique, diplômé de l'IUT de Besançon, s'est converti à l'islam au milieu des années 2000. Sébastien adopta alors le prénom musulman de Yunes, qu'il fit inscrire sur sa carte d'identité, précise L'Est Républicain, qui publie une reproduction de ce document. Comme nom d'usage, il adopta alors le nom de jeune fille de sa mère, d'origine maghrébine.
Yunes-Sébastien se serait radicalisé auprès d'une première épouse.
Rapidement, cette dernière le quittera, le trouvant trop modéré à son goût, précise le quotidien régional. Il se remariera en 2012. En novembre 2014, le couple avec leur enfant de 18 mois disparaît sans laisser de tracesUn mois plus tard, ils rassureront leurs proches, à qui ils avaient caché leur départ, assurant "aller bien mieux qu'en France" et être partis "pour repeupler l'État islamique, non pour combattre"En décembre 2014, ils s'étaient installés à Raqqa, fief de l'organisation État islamique en Syrie, au nez et à la barbe de la DGSI.

Romain Garnier, âgé de 28 ans, est aujourd’hui en Syrie avec sa femme et leurs deux enfants. Ancien champion régional de natation à la carrière compromise par un accident, Il appelait ses frères (les musulmans) (…) à quitter la France, ce pays de mécréants", via des vidéos de propagande qu’il diffusait sur les réseaux sociaux pour appeler des jeunes Français à les rejoindre.
Déclaré coupable d'apologie et provocation au terrorisme, Romain L. a été condamné, le 4 mars 2014, à un an de prison ferme. Son incarcération, en septembre dernier, avait été la première de la nouvelle loi antiterroriste, après l'affaire Merah. Niant avoir été l'administrateur d'un site djihadiste très actif, ce Français musulman de famille "athée et communiste", converti de 28 ans, était plus connu sous le pseudo d'Abou Siyad Al-Normandy. Au moment de son procès, il attendait un enfant de son épouse Franco-Marocaine.
Un autre couple de Vesoul de 26 ans, Anaïs et Benjamin, serait parti en Syrie pour rejoindre le groupe Etat islamique. La grand-mère de la jeune fille s’est exprimée : "On a perdu un petit-fils de 8 ans; maintenant c'est de notre petite-fille dont on n'a plus aucune nouvelle. Personne ne nous en donne". Suivi par la DGSI depuis un an, le jeune homme s’était converti en même temps que Sébastien V.Z. Le beau-frère de Benjamin, Omar, chef d’entreprise turc, aurait influencé le couple. Seulement, selon la mairie, "il a surpris tout le monde, même sa famille, qui n’a rien d’extrémiste". Pourtant, sa femme, Lucie, s’était mise à porter le niqab. Selon leur grand-mère, sa soeur Michèle, épouse de Benjamin, est une jeune femme de 25 ans, belle, enjouée, avec une forte personnalité.

Pour le moment et selon le recensement des services de renseignements, la région compte un mort dans un attentat-suicide en Irak à moins de 19 ans, Pierre Choulet, jeune Français parti de chez ses parents en octobre 2013 pour aller 'sauver des Syriens' que le pouvoir socialiste et presse français présentent comme victimes d'un tyran.

Le maire de la commune conteste

"C'est un groupe dont certains se connaissent depuis la maternelle", explique la soeur d'une jeune femme qui a quitté Vesoul pour le djihad en Syrie, le 9 septembre 2014 avec son mari et leurs deux enfants.

Dans l’Est Républicain, le maire LR de Vesoul, Alain Chrétien, s’indigne. "C’est n’importe quoi," assure-t-il.  "Il faut faire confiance aux services de sécurité et de l’Etat. Il n’y a pas un terroriste à chaque coin de rue à Vesoul"
Quand le nombre de "Vésuliens" partis au djihad est évoqué, Alain Chrétien explique qu’il n’en a pas connaissance.  "Tout ce qui est extrémisme ou djihadisme est traité en direct par le préfet la DGSI et les Renseignements territoriaux", souligne-t-il.

Le groupe de Vesoul avait de nombreux contacts dans la mouvance salafiste, à Metz (PS), Dijon (PS), Besançon (PS)…