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mercredi 16 septembre 2015

Premiers vols de reconnaissance français contre l'Etat islamique en Syrie

Hollande juge "nécessaires" les frappes françaises contre l’Etat Islamique en Syrie

Hollande, ni homme d'Etat, ni diplomate, mais homme de guerre ?

Sans accord du président syrien, ni concertation d'ailleurs,
Le président, François Hollande, et son homologue nigérian, Muhammadu Buhari, à Paris, le 14 septembre.
Le président F.Hollande et son homologue nigérian,
Muhammadu Buhari, à Paris, le 14 septembre
le président Hollande a estimé lundi 14 septembre que la France doit effectuer des frappes aériennes contre l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) en Syrie. "Nous avons annoncé des vols de reconnaissance permettant d’envisager des frappes si c’était nécessaire, et ce sera nécessaire en Syrie", a déclaré le président, lors d’une conférence de presse à Paris, en présence de Muhammadu Buharison homologue du Nigeria.

Muhammadu Buhari, un musulman sunnite. En juillet 1966, ce père de dix enfants participa à un coup d'État qui renversa et assassina le Premier ministre du pays, un acte anti-démocratique de surcroît considéré comme sanglant, du fait de l'exécution de la plupart des officiers Igbos, une ethnie d'agriculteurs majoritairement chrétiens.
Buhari a été impliqué -comme chef de l'État- dans un scandale concernant le sort de 53 valises, contenant prétendument 700 millions de dollars et détenues par l'émir du Gwandu , qui ont été dédouanées sans inspection sur le vol de l'émir en provenance d'Arabie Saoudite.
Or, en Irak, mais aussi en Syrie,
l’Arabie Saoudite considère l'IE comme un groupe " révolutionnaire" travaillant à la "libération" des populations sunnites et les groupes terroristes de la région sont financés et aidés par l’Arabie Saoudite et par le Qatar. 
Les premiers vols ont été effectués mardi 8 septembre par deux avions Rafale 

L'annonce a été faite par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius qui a précisé que les avions - longtemps dénigrés (lien PaSiDupes) - sont accompagnés d’un avion C-135 ravitailleur et équipés d’appareils photo et vidéo.
Ils ont eu lieu le lendemain des annonces de François Hollande lors de sa sixième conférence de presse. "Ces vols permettront d’envisager des frappes contre Daech [l’EI], en préservant notre autonomie d’action et de décision", avait déclaré le président. 

Un commentaire d'autosatisfaction et de propagande 
"La France face au terrorisme a toujours pris ses responsabilités. Et c’est depuis la Syrie, nous en avons la preuve, que sont organisées des attaques contre plusieurs pays, et notamment le nôtre", a lancé, dans un esprit de représailles, le candidat socialiste en campagne : cf. " Raid du candidat Hollande sur la Haute-Saône, en reconquête de la ruralité à Vesoul " (lien PaSiDupes).
Les vols de reconnaissance sur la Syrie sont-ils le prix à payer pour un score socialiste moins calamiteux aux Régionales ? Et plus, si l'impopularité de l'Etat PS se renforce d'ici le début du scrutin ?

lundi 14 septembre 2015

Raid du candidat Hollande sur la Haute-Saône, en reconquête de la ruralité à Vesoul

L'impopulaire Hollande a voulu voir Vesoul et Valls l'a escorté à Vesoul

Le tandem Hollande/Valls a discriminé ses interlocuteurs agricoles en Haute-Saône

Hollande et 12 ministres à Vesoul : la campagne est dans le pré

Le président "de tous les Français" a discriminé les agriculteurs radicaux...
Non seulement l'exécutif socialiste n'a pas affronté les exploitants agricoles lundi matin, seulement leurs représentants agricoles, mais François Hollande et Manuel Valls n'ont reçu qu'une sélection d'entre eux, les plus modérés et ouverts au dialogue, tandis que quelque 150 militants de la Confédération paysanne (gauche écologiste) et de la CGT (ci-dessous) ont manifesté en marge d'un "Comité interministériel aux ruralités" en Haute-Saône, présidée par un socialiste.

Lors d'une rencontre d'une demi-heure, à laquelle assistait le ministre apparent de l'Agriculture, le grand Nicodème Le Foll, des responsables des Jeunes Agriculteurs (JA, proches de la FNSEA), de la Fédération Départementale des Producteurs de Lait de Haute-Saône (FDPL), venus de Chaumont en voisins, et de la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA) de Haute-Saône ont pu leur exposer leurs doléances, a raconté l'un d'eux.

"Nous avons été droit au but et nous avons l'impression d'avoir été entendus par le président", a indiqué  Sylvain Crucerey, président de la FDSEA.
"Nous lui avons notamment expliqué que les normes européennes et françaises sont trop lourdes pour nos exploitations", a-t-il précisé.

Les représentants des trois syndicats ont par ailleurs demandé que la Haute-Saône reste classée "zone défavorisée simple" à l'issue des discussions européennes prévues en 2018, ce qui permet aux agriculteurs de toucher des "indemnités compensatoires de handicaps naturels" à hauteur de quelque 6 millions d'euros pour ce seul département, à la charge de l'Etat. Et l'Etat, c'est qui ? 

Des représentants de la Confédération paysanne ont été reçus - séparément -   en préfecture 

Ils ont réclamé la diminution de la production laitière. "Les quotas laitiers sont terminés, mais il faut remettre en place un système de régulation réactif de la production", a déclaré Laurent Pinatel, porte-parole national de la Confédération paysanne, tandis que ses adhérents manifestaient devant les grilles de la préfecture.

"Si on veut garder des paysans, il faut réguler le marché", a-t-il lancé au président, prenant l'exemple du marché très encadré du lait destiné à la fabrication du comté.

Quelque 150 militants de la Confédération paysanne et de la CGT s'étaient rassemblés à Vesoul, tenus à distance respectable du convoi présidentiel.
Les agriculteurs ont gaspillé du lait en poudre en le déversant sur la route, "symbole du lait d'exportation qui tire les prix vers le bas", sur une distance d'environ 200 mètres.

"Il faut que les petites exploitations soient aidées pour continuer à vivre, car les prix de vente sont inférieurs aux coûts de revient", a expliqué Didier Barberot, producteur de lait et membre de la Confédération paysanne.

Formant un peu moins de la moitié des manifestants, les militants du Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux) de  la CGT - plus politisés (communistes et anarcho-communistes) - étaient davantage mobilisés contre "la politique d'austérité et la casse de nos acquis, nos droits et nos services publics".
Dans un tract, ils dénonçaient en particulier "la loi Macron, les attaques contre le Code du travail, le système de retraite et retraite complémentaire".


samedi 4 juillet 2015

Haute-Saône, plateforme salafiste de départs ?

Vesoul, foyer salafiste de djihadistes ?

La préfecture de Haute-Saône compte une dizaine de salafistes 'radicaux' (pléonasme !), essentiellement convertis. 

Vesoul (15.000 habitants), nouveau Lunel, commune de l'Hérault connue pour compter le plus de djihadistes envoyés à Daesh, aka l'Etat islamique, que L. Fabius croyant éradiquer en en bannissant l'appellation. Lunel est-elle en train de se faire supplanter par Vesoul ? "C'est un groupe dont certains se connaissent depuis la maternelle", assure la soeur d'une jeune femme qui a quitté Vesoul pour la Syrie, le 9 septembre 2014 avec son mari et leurs deux enfants.
Dans le cas de ces Français convertis, pas d’endoctrinement en prison ou dans les caves de quartiers sensibles d’une grande zone urbaine. La communauté musulmane de la ville est arrivée avec l’implantation du centre de logistique mondial des pièces détachées de Peugeot et de Citroën. La petite ville affiche un taux de chômage en ligne avec la moyenne nationale, ni plus, ni moins. 
Le président de l’association franco- musulmane de Vesoul, Mohamed- Lamine Belaribi, rejette toute responsabilité de la mosquée.
"On les a vus arriver à la mosquée au milieu des années 2000, raconte-t- il. Au début? on les a aidés, on leur a donné quelques explications pour la prière. Cela a duré quelques mois. Ensuite, ils ont pris leurs distances avec nous. Notre mosquée dépend de la Grande Mosquée de Paris et de l’Algérie. Cela leur déplaisait." 

Rôle déterminant des épouses musulmanes qui convertissent les hommes de France

Ainsi, Sébastien V.Z., l’homme qui a reçu le selfie macabre de Yassin Salhi, a rejoint Daech en novembre dernier avec sa femme. Il avait passé son bac à Vesoul. Né à Lure en 1985, ce technicien en logistique, diplômé de l'IUT de Besançon, s'est converti à l'islam au milieu des années 2000. Sébastien adopta alors le prénom musulman de Yunes, qu'il fit inscrire sur sa carte d'identité, précise L'Est Républicain, qui publie une reproduction de ce document. Comme nom d'usage, il adopta alors le nom de jeune fille de sa mère, d'origine maghrébine.
Yunes-Sébastien se serait radicalisé auprès d'une première épouse.
Rapidement, cette dernière le quittera, le trouvant trop modéré à son goût, précise le quotidien régional. Il se remariera en 2012. En novembre 2014, le couple avec leur enfant de 18 mois disparaît sans laisser de tracesUn mois plus tard, ils rassureront leurs proches, à qui ils avaient caché leur départ, assurant "aller bien mieux qu'en France" et être partis "pour repeupler l'État islamique, non pour combattre"En décembre 2014, ils s'étaient installés à Raqqa, fief de l'organisation État islamique en Syrie, au nez et à la barbe de la DGSI.

Romain Garnier, âgé de 28 ans, est aujourd’hui en Syrie avec sa femme et leurs deux enfants. Ancien champion régional de natation à la carrière compromise par un accident, Il appelait ses frères (les musulmans) (…) à quitter la France, ce pays de mécréants", via des vidéos de propagande qu’il diffusait sur les réseaux sociaux pour appeler des jeunes Français à les rejoindre.
Déclaré coupable d'apologie et provocation au terrorisme, Romain L. a été condamné, le 4 mars 2014, à un an de prison ferme. Son incarcération, en septembre dernier, avait été la première de la nouvelle loi antiterroriste, après l'affaire Merah. Niant avoir été l'administrateur d'un site djihadiste très actif, ce Français musulman de famille "athée et communiste", converti de 28 ans, était plus connu sous le pseudo d'Abou Siyad Al-Normandy. Au moment de son procès, il attendait un enfant de son épouse Franco-Marocaine.
Un autre couple de Vesoul de 26 ans, Anaïs et Benjamin, serait parti en Syrie pour rejoindre le groupe Etat islamique. La grand-mère de la jeune fille s’est exprimée : "On a perdu un petit-fils de 8 ans; maintenant c'est de notre petite-fille dont on n'a plus aucune nouvelle. Personne ne nous en donne". Suivi par la DGSI depuis un an, le jeune homme s’était converti en même temps que Sébastien V.Z. Le beau-frère de Benjamin, Omar, chef d’entreprise turc, aurait influencé le couple. Seulement, selon la mairie, "il a surpris tout le monde, même sa famille, qui n’a rien d’extrémiste". Pourtant, sa femme, Lucie, s’était mise à porter le niqab. Selon leur grand-mère, sa soeur Michèle, épouse de Benjamin, est une jeune femme de 25 ans, belle, enjouée, avec une forte personnalité.

Pour le moment et selon le recensement des services de renseignements, la région compte un mort dans un attentat-suicide en Irak à moins de 19 ans, Pierre Choulet, jeune Français parti de chez ses parents en octobre 2013 pour aller 'sauver des Syriens' que le pouvoir socialiste et presse français présentent comme victimes d'un tyran.

Le maire de la commune conteste

"C'est un groupe dont certains se connaissent depuis la maternelle", explique la soeur d'une jeune femme qui a quitté Vesoul pour le djihad en Syrie, le 9 septembre 2014 avec son mari et leurs deux enfants.

Dans l’Est Républicain, le maire LR de Vesoul, Alain Chrétien, s’indigne. "C’est n’importe quoi," assure-t-il.  "Il faut faire confiance aux services de sécurité et de l’Etat. Il n’y a pas un terroriste à chaque coin de rue à Vesoul"
Quand le nombre de "Vésuliens" partis au djihad est évoqué, Alain Chrétien explique qu’il n’en a pas connaissance.  "Tout ce qui est extrémisme ou djihadisme est traité en direct par le préfet la DGSI et les Renseignements territoriaux", souligne-t-il.

Le groupe de Vesoul avait de nombreux contacts dans la mouvance salafiste, à Metz (PS), Dijon (PS), Besançon (PS)…