POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est convertis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est convertis. Afficher tous les articles

samedi 19 octobre 2019

Une musulmane sur trois est voilée en France, révèle Castaner

"30% des femmes musulmanes portent le voile" en France ?

L'exécutif dispose de plus de statistiques qu'il ne veut bien le dire
La loi du 11 octobre 2010 interdit la dissimulation du visage

Elles sont voilées pour passer inaperçue en milieu européen : une gageure ! 
Et pour ne pas exciter la concupiscence des hommes, tous lubriques: sexisme ?

Lors de l’émission 'Vous avez la parole' sur France 2, diffusée jeudi soirChristophe Castaner et l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui ont estimé qu'en France "à peu près 30% des femmes musulmanes décident de porter le voile". Mais le décident-elles ? Et librement ? 
Au delà de cette nuance importante, ce taux grandissant correspond à celui calculé par l'Institut Montaigne dans un rapport datant de 2016. "Je pense qu’aujourd’hui il y a, à peu près, 30% des femmes musulmanes qui décident de porter le voile." 
On observe que les plus âgées d'entre elles, qu'on a pu côtoyer habillées à l'européenne, se sont alignées sur la tendance actuelle, plus rigoriste. Toujours librement...

Ce même chiffre a été repris par Marlène Schiappa, la ministre secrétaire d'Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes (dans l'ordre d'égalité!) et de la lutte contre les discriminations, le 18 octobre sur LCI. "Il peut y avoir plusieurs sens. Ça peut être la manifestation d'une foi : il a été rappelé hier que ça concerne environ 30% des femmes musulmanes en France. Ça peut aussi avoir un sens lié à de l'islam politique", a-t-elle explicité.

Transparents à l'instar des journalistes, ces acteurs politiques ne citent pas leur source
C'était ça ou le pantalon. Mais ça ne suffit plus...
Mais ce pourcentage de femmes voilées en France est connu pour être celui du rapport 'Un islam français est possible', rendu par un ancien de la banque Rothschild, le géographe et ex-président de l’Institut des cultures d’islam, Hakim El Karoui (Young Mediterranean Leaders) et publié par l’Institut Montaigne, en partenariat avec l’institut de sondage Ifop et affichée en Une du JDD, il y a déjà trois ans, en septembre 2016, et correspondant à la période d'étude datant de quatre. A l'époque, la presse intéressée à l'opacité de l'information s'inquiéta de que cette publication - qui se voulait un moyen de "se préparer à répondre aux polémiques venues de tous les camps tant cette question est sensible, complexe et sujette à manipulation en ces temps de campagne électorale" pour "construire un islam français", selon l’auteur de l’enquête, - puisse au final fournir les armes d'une relance des débats sur les statistiques basées sur la religion, et risquer de stigmatiser une population, à contresens des ambitions affichées par l’étude. Depuis quatre ans, la montée de l'islamisation en France a rendu cette étude obsolète : elle sert encore de base toutefois à la contradiction de la gauche qui tente de minimiser les chiffres et de banaliser le phénomène. 

Après avoir interrogé (aidé par l’Ifop) un échantillon de 499 femmes "de culture musulmane" (c’est-à-dire des femmes se déclarant musulmanes ou qui ne se déclarent pas comme telles, mais dont l’un des parents au moins est musulman), le think tank notait que "la pratique sociale la plus répandue reste le non-port du voile. Ainsi, les deux tiers des femmes de culture musulmane déclarent ne pas porter le voile. 57% déclarent ne l’avoir jamais porté et 8% déclarent l’avoir déjà porté, mais ne plus le faire aujourd’hui". 
L’étude détaillait ensuite les 35% de femmes qui déclarent porter le voile de manière constante ou épisodique : "23% des femmes déclarent "toujours" porter le voile ; 7 % déclarent le porter sauf sur le lieu de travail ou d’étude ; 5% déclarent le porter "rarement"."

En septembre 2016, Libération pointait "une enquête 'pionnière' mais limitée" 
Cette enquête visait à "mieux connaître les musulmans", "afin d’être à même ensuite de proposer des solutions susceptibles d’accélérer la sereine insertion de la majorité silencieuse, mais aussi des mesures destinées à combattre le fondamentalisme, tout en ramenant le plus grand nombre possible de musulmans tentés par l’intégrisme vers des croyances et des idées en phase avec les valeurs républicaines." Que disait cette l’enquête qui préoccupait la gauche ? 

Selon l’Institut Montaigne, les musulmans comptent pour 5,6% des habitants de... métropole. Soit un pourcentage "moins important que ne l’avancent bon nombre de chiffres fantaisistes", souligne Hakim El Karoui qui détourne les yeux des Françaises de l'Outre-Mer... Ce chiffre grimpe à 10% dans la catégorie des moins de 25 ans. Signe, selon le think tank, de "la prégnance croissante de la seconde religion du pays auprès des jeunes générations". Autre information sur le profil démographique des personnes se déclarant musulmanes : elles ont en grande majorité (72%) deux parents également musulmans. La transmission religieuse familiale joue donc fortement, là où les conversions restent minoritaires (ils sont néanmoins 7,5% à n’avoir aucun parent musulman). Autres enseignements : trois musulmans sur quatre sont Français (dont 50% de naissance). 30% ne fréquentent jamais la mosquée et 60% ont "un rapport distancié ou inexistant aux lieux de culte".

Résultat de recherche d'images pour "femmes voilees en France"En déclarant qu’en France, "à peu près 30% des femmes musulmanes décident de porter le voile", le ministre de l’Intérieur reste dans l’ordre de grandeur des estimations de l’Institut Montaigne, une étude critiquée pour sa méthodologie.

Si les résultats de l’étude de l’Institut Montaigne ont été largement diffusés par les media et les personnalités politiques, la gauche la dénonce, notamment sur le terrain de la méthodologie. Dans une tribune parue dans... Le Monde, le socio-démographe et directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (Ined) Patrick Simon -co-coordinateur d'une enquête centrée sur les processus  de discrimination des immigrés et de leurs descendants en France - considérait l’étude comme "entachée d’approximations et d’opacité méthodologique", car "pour identifier les personnes musulmanes, l’Ifop a exploité un panel de 15.459 personnes où la question de la religion est posée pour tirer un échantillon de 874 musulmans et 155 personnes "de culture musulmane". Il contestait aussi la prise en compte des 155 non-musulmans issus de familles musulmanes. Une intégration pourtant susceptible d'abaisser les taux. L'Institut Montaigne consacrait un graphique à ces 155 personnes de culture musulmane qui ne se définissent donc pas comme musulmanes. Parmi ces 155 personnes dont au moins un parent est musulman, 10% avaient un "profil religieux" de "sans religion", 3,4% de "chrétien" et 84,9% de "musulman". Soit des personnes qui ne revendiquent pas comme étant musulmans, mais qui ont un profil religieux de musulmans. Difficile à comprendre de ceux et celles que l'intégration des Français de milieu musulman dérange.

Résultat de recherche d'images pour "manifestation musulmanes contre education sexuelle ecole"
Quand les petites musulmanes sont
retirées de l'école de la République
Un autre reproche formulé ["Les musulmans imaginaires de l’Institut Montaigne", dans Mediapart, ce qui semble un détail subalterne à Libération] par la militante féministe (revendiquée, ce que Libération occulte) antiraciste Mélusine 2 était celui de la représentativité. Son avis partisan ne vaut que pour information, en terme de pluralisme, mais sujet à caution du fait de ses partis-pris. Ainsi, bizarrement, les minorités ne la concernent pas ici. Selon elle, donc, si les 15.459 personnes sont bien représentatives de la société française, qu’en est-il des 874 musulmans ? Dans une note de blog, elle estimait que "rien n’assure que ce sous-échantillon [comme on parle de "sous-chiens" (souchiens)], extrait d’un échantillon plus grand réalisé par la méthode des quotas, soit lui-même représentatif de la population qui intéresse les auteurs du rapport – c’est-à-dire des musulmans de quinze ans et plus vivant en France". L'enquête ne le prétend pas : elle intègre tous les cas de figure, sans discriminations, quand notre féministe antiraciste choisie par Libération tendrait à faire croire que les femmes voilées dans notre paysage quotidien serait un mirage dans le désert... 

L’auteur distingue "deux réalités très différentes"
Image associée
"Une majorité silencieuse, très souvent pratiquante mais sans conflit majeur avec les normes de la société française, d’une part ; une minorité, attirée par le fondamentalisme, qui utilise l’islam pour dire sa révolte, d’autre part." Si ce n'est son objectif de prise du pouvoir, comme l'indique l'apparition de listes communautaristes aux municipales de mars 2020, après l'infiltration du tissu associatif, suivie de la création d'un réseau d'associations musulmanes. 
Mais, entre les deux, les chiffres mettent surtout en lumière une grande diversité de situations, notamment sur la question du port du voile (du foulard au niqab) : 65% des hommes musulmans – de religion ou de culture – se déclarent favorables au fait de le porter. 24% se disent également favorables au principe du port du voile intégral, même le niqab, le plus couvrant : il ne laisse apparaître que le regard. 

Le port du voile n'est qu'un indicateur parmi d'autres. 
Les résultats montrent par ailleurs que les femmes - interrogées par téléphone entre le 13 avril au 23 mai 2016, dans leur milieu familial - y seraient plus attachées que les hommes : le port du voile est approuvé ou préconisé par trois hommes musulmans sur quatre : il n'est rejeté que par 26% des hommes et seulement par 18% des femmes. Rien d'étonnant donc à ce que l'institut Montaigne, Castaner et Schiappa s'accordent pour évaluer à 30% le nombre des musulmanes soumises à cette pratique. 
Image associée
Ce qui hérisse les féministes. Pourtant, approbation ne signifie pas nécessairement usage, puisque, précise l’enquête de 2016, "la pratique sociale la plus répandue reste le non-port du voile". Ainsi, il y a quatre ans, les deux tiers des femmes de culture musulmane déclaraient ne pas le porter. Et 57% ne l’avoir jamais porté. Même chose sur la question de la mixité : s’ils sont une écrasante majorité, plus de 92% de répondants (hommes et femmes confondus), à accepter de se faire soigner par un médecin de sexe opposé, 30%, en revanche, ne feraient pas la bise à une personne du sexe opposé et 33% refusent de se rendre dans une piscine mixte.

Qu'en est-il en 2019, quatre années plus tard ? 
A l'époque, le think tank admettait que "les enseignements qu’elle [l'enquête] indique reflètent un état de l’opinion à l’instant de sa réalisation et non pas une prédiction". 
Ensuite, la marge d’erreur moyenne est d’environ 3% pour un sondage effectué auprès d’un échantillon de 1.000 personnes. Elle s’élève même à entre 6 et 8% pour l’analyse d’un sous-groupe de ce même échantillon. L’écart peut donc être significatif. Ainsi quand l’enquête établit que 28% des femmes musulmanes – de religion ou de culture — acceptent le voile intégral - signe d'une radicalisation affichée - ce chiffre peut en fait osciller entre 20% et 36%. D’où la prudence de l’Institut Montaigne qui évoque "une première analyse exploratoire (e "pionnière"), qui devra être précisée et affinée ultérieurement" et la possibilité forte que ces chiffres soient actuellement dépassés. 

D'où la montée au créneau de la gauche partisane du port du voile hors de la sphère publique

Les gauches internationaliste, communautariste et anarchiste ont aussitôt craint la récupération de ces informations pour combattre leurs idéologies. Plutôt que d'éclairer leur jugement, elles ont vilipendé cette enquête exploitée par des personnalités de droite également extrême  contre "l’islam politique". Le port du foulard est déjà un signe distinctif et discriminant la population majoritaire, mais le voile islamique est par essence anti-républicain, en ce qu'il est un choix du Coran et de la charia contre loi républicaine.

Des responsables  de droite ont pallié l'absence de vigilance de la gauche
Sur Europe 1, le candidat François Fillon a ainsi alerté "qu’un tiers des musulmans français sont radicalisés ou en voie de radicalisation, et que cela augmente"
Même mise en garde chez la députée FN Marion Maréchal-Le Pen, qui fait état du chiffre de "28% de radicaux", mais en gardant pour hypothèse (controversée: cf. ci-dessous) qu’il y aurait 6 millions de musulmans en France, alors que les données de l'enquête de 2016 adoptent une estimation basse de 3 millions - aujourd'hui encore plus invraisemblable -  de ceux de 15 ans et plus vivant en... Métropole.
La fourchette des estimations va en fait de 4,1 millions (selon l'Observatoire de la laïcité en 2019) à 8,4 millions de musulmans en France (estimation du professeur au Collège de France élu à la chaire 'Migrations et sociétés', François Héran, en 2017) en fonction des méthodes de calcul retenues pour les estimations. L'INED et l'Insee comptent  en outre 70.000 à 110.000 convertis.
Mayotte fait partie de la France et environ 95 % de la population mahoraise (260.000) est musulmane. Outre la centaine de musulmans antillais du Val-d'Oise où  l'AMA (Association Musulmane Antillaise) a son siège, la Martinique possède sa première mosquée depuis 2013 et la population de confession musulmane est estimée à près de 3.000). Pour certains, l’islam serait apparu sur l’île dans les années 70, mais d'autres sources affirment que les premiers musulmans martiniquais, arrivés dans les années 30, seraient Palestiniens pour la plupart. 


"28% de radicaux ? Si il y a 6 millions de musulmans en France cela fait 1,5 million !"



Image associéeL’étude de référence permet à certains un distinguo subtile (et hautement manipulateur) entre les "radicalisés" et musulmans ayant "des attitudes autoritaires" et les "sécessionnistes", lesquels useraient  l’islam pour "signifier leur révolte" dans l'islamisme politique et sa branche armée terroriste. On aurait de "gentils radicalisés" et de "méchants islamistes" que les fachos tenteraient d'amalgamer.

Libération interdit ainsi de soupçonner les premiers d'être des "terroristes potentiels". Qu'ont-ils fait de leurs chevaux de bataille, casaque rouge et toque noire, vigilance et prévention ?

"Une étude révèle qui ils sont, ce qu’ils pensent et comment ils vivent".
C'est en ces termes que Elodie Hervé - une voix autorisée ? - confie son malaise: selon cette journaliste indépendante, l'enquête contribue à présenter les musulmans comme des citoyens à part.
Les obscurantistes font le procès de la connaissance.

vendredi 27 septembre 2019

Neuf enfants de djihadistes et leurs mères sont arrivés en France

Parmi eux, des petits-neveux et petites-nièces des frères Clain, liés aux tueries du 13 novembre 2015

France Inter vend la mèche


L'épouse de Jean-Michel Clain, dans le camp de Al-Hol avec ses enfants, après la débâcle de Daech à Baghouz, lors de laquelle les frères Clain ont été tués. 


La radio d'Etat a révélé cette arrivée discrète au petit matin de neuf enfants de djihadistes, âgés entre 3 et même 13 ans. Ils ont atterri en France, mardi 24 septembre, à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, avec leurs mères respectives

Les deux femmes djihadistes ont été placées en garde à vue. 
Résultat de recherche d'images pour "freres clain"
Une troisième femme, la belle-mère de Jennifer Clain, Christine Allain, 61 ans. a également été arrêtée à la descente de l'avion. Cinq des neuf enfants sont des petits-neveux et petites-nièces des frères Clain (d'origine réunionnaise), Fabien - 41 ans, surnommé Omar, Abou Anas ou Abou Adam Al-Faransi, converti sous l'influence de sa sœur Anne-Diana, suite à son mariage avec un Tunisien -, et Jean-Michel, les tristement célèbres djihadistes qui avaient enregistré la revendication des attentats du 13 novembre 2015 et qui ont tous deux été déclarés morts dans une frappe de la coalition en février dernier

Les deux femmes placées en garde à vue sont des converties à l'islam entièrement voilées et l'une d'entre elles, Jennifer Clain, nièce de Fabien et Jean-Michel Clain, est accompagnée de ses cinq enfants, ainsi que de sa belle-sœur et ses quatre enfants. Arrêtées en Turquie en juillet dernier, alors qu'elles tentaient de fuir la Syrie, ces "revenantes", qui sont membres de la deuxième génération d’une famille de djihadistes de l’Orne et elles ont combattu la France et l'Occident, ont été renvoyées dans l’Hexagone. Lors de l'arrestation, son mari, Kevin Gonot, venait alors d'être condamné à mort en Irak pour avoir rejoint les rangs de Daesh.

Résultat de recherche d'images pour "epouses djihadistes Clain"
L'identité de la seconde mère arrêtée n’est pas connue, selon Ouest France, ou non communiquée, mais il s’agit de l’épouse (ci-contre) de Thomas Collange, djihadiste condamné à la peine de mort en Irak. Thomas Collange est le demi-frère de Kévin Gonot, le mari de Jen(n)ifer Clain. Il appartient à la communauté d'Artigat est une filière djihadiste basée au lieu-dit Les Lanes en Ariège. Dirigée par Olivier Corel, elle forme de nombreux djihadistes dont Mohammed Merah. Tous sont partis ensemble en Syrie en 2014. 
A la vérité, pour les uns, cette femme mystérieuse, serait Dorothée Maquère, ci-dessus, femme de Thomas Collange, demi-frère de Kevin Gonot, mais pour d'autres, cette djihadiste "inconnue" serait aussi bien Maïalen Duhart, et nous serions en présence d'un cas de polygamie hébergé par les autorités françaises. Elle a d'abord été placée en centre de rétention, en Turquie, avec ses quatre enfants. Un accord avec un protocole signé par la France a permis l'expulsion ses trois femmes djihadistes et leurs enfants vers le pays d'origine des parents, bien que la plupart des enfants soient nés hors de France.
L'atavisme des neuf enfants ne plaide pas en leur faveur.

Une enquête pour association de malfaiteurs terroristes 
et une prise en charge coûteuses 


Une patrouille de sécurité escorte deux femmes soupçonnées d'être membres de l'Etat islamique, dans le camp al-Hol au nord de la Syrie, le 23 juillet 2019





A leur atterrissage à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle mardi matin, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a placé les islamistes en garde à vue : elle ne peut dépasser 96 heures, puisqu'il s'agit d'une enquête pour association de malfaiteurs terroristes.

Quant aux enfants, ils ont été séparés des mères avant d'être confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE) de Seine-Saint-Denis (ASE 93). Placé sous l'autorité du président du Conseil départemental, ce service du Département finance l'entretien et l'aide psychologique nécessaires. 
Depuis plusieurs années, l'ASE 93 prend déjà en charge d’autres neveux et nièces des frères Clain, précise France Inter, et cela bien que le département de Seine-Saint-Denis soit parmi les plus pauvres et les plus endettés de France. 
Plus de 130 enfants de parents djihadistes sont déjà rentrés en France et répartis dans plusieurs départements différents, sans que la population de ces territoires soit informée. Ils ne savent pas davantage qu'ils subviennent à leurs besoins, ainsi qu'au financement des locaux et du personnel administratif, de travailleurs sociaux et de psychologues.

mercredi 6 mars 2019

Agression islamiste à la prison de Condé-sur-Sarthe : colère des surveillants pénitentiaires contre Belloubet et l'insécurité

Bain de sang à l' "unité de vie familiale" accessible aux détenus les plus radicalisés et dangereux

Un détenu radicalisé a poignardé deux surveillants mardi matin à la prison ultrasécurisée de Condé-sur-Sarthe (Orne) 

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, qualifie l'attentat de "terroriste", mais elle ne l'attribue pas à un islamiste.
 Résultat de recherche d'images pour "prisons unite de vie familiale"

Que sait-on de cet attentat ?

Vers 09h45, le mardi 5 mars, 
le détenu Michaël Chiolo a attaqué deux surveillants avec un couteau que sa femme lui avait remis à l'intérieur de la prison. Selon un délégué du syndicat FO, l'agresseur a crié les mots "Allah Akbar" lors de l'agression. "Le caractère terroriste de cette attaque ne fait aucun doute", pour Nicole Belloubet. La section antiterroriste du Parquet de Paris s'est saisie de l'enquête.

Le couple s'est retranché avec sa compagne dans l'unité de vie familiale dont le détenu avait la jouissance à l'intérieur de la prison (cf. photos 1 et 2). En début d'après-midi, il s'y trouvait toujours et les forces d'intervention n'avaient pas établi de contact avec lui.
Résultat de recherche d'images pour "prisons unite de vie familiale"
Après coup, les procédures de sécurisation ont été mises en place : branle-bas dans les équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) de Rennes et du RAID, l'unité d'élite de la police nationale, et, bien sûr, activation d'une cellule de crise magique... 
Le procureur de Paris, Rémy Heitz, a fait le déplacement sur les lieux et la ministre a demandé une "inspection" pour "faire la lumière" sur cette attaque !
Résultat de recherche d'images pour "prisons unite de vie familiale"

Nicole Belloubet révèle que
le couteau - en céramique et donc non repéré par le détecteur de métaux - aurait pu avoir été apporté par la femme du détenu. Une possibilité qui interpelle l'homme de la rue et le gardien de prison - à défaut de faire réagir au sommet de l'Etat totalement dédié aux élections européennes - s'agissant d'une prison "ultrasécurisée", du type de celles qui doivent accueillir les "revenants" d'Irak et de Syrie...

La vie des deux surveillants, âgés d'une trentaine d'années, n'est "pas en danger", selon Nicole Belloubet. Leurs vies ont toutefois été exposées.

Image associée 
Le plus grièvement blessé a été "éventré", selon le délégué FO, et a subi une intervention chirurgicale. L'autre surveillant a été frappé à plusieurs reprises, à la mâchoire, au visage et dans le dos, selon cette source syndicale.

Qui est Michaël Chiolo, 27 ans, l'islamiste forcené ? 
Né en Moselle le 11 juillet 1991, Michaël Chiolo était désocialisé depuis l’âge de 17 ans.
En 2010, il s’affichait pourtant heureux et amoureux sur son blog, fier de ses origines italiennes et déjà converti à l’islam, sous le nom d’Abdel-Karim, avant son premier passage en prison: c’est seulement en 2012 que la vie du jeune homme bascule pour de bon, malgré un procès pour des faits d’escroquerie et un vol aggravé commis en 2008 et 2010. Le 13 avril 2012, un ami d’enfance, de cinq ans son aîné, l'aurait entraîné dans l’attaque d’une bijouterie de l’autre côté de la frontière allemande, pour un butin de 4.000 euros.

Le 17 avril, les trois marginaux se rendent à Montigny-lès-Metz, au domicile d’un octogénaire qu'ils séquestrent et tuent: ils en voulaient au coffre-fort de cet ancien résistant de 89 ans, Roger Tall, qui s’était échappé du camp de concentration de Dachau, qui fut un lieu d'internement nazi, notamment d'homosexuels et de Tziganes.

Le trio est arrêté deux semaines plus tard. Pour l’expert psychiatre mandaté lors de l’enquête, Michaël Chiolo présente un "trouble de la personnalité grave de type dissociale", sur lequel les psychothérapies sont "sans effet", avec "risque de récidive violente majeure" et "grande dangerosité", note-t-il.
Mi-décembre 2015, Michaël Chiolo est condamné en appel à 30 ans de réclusion criminelle pour enlèvement et séquestration suivi de la mort de sa victime. Il a 24 ans et

L’enquête le décrit comme "dangereux et manipulateur", sans remords. Un mois plus tôt, le tribunal de Mulhouse l’a aussi reconnu coupable d’apologie du terrorisme.
En détention, l’homme avait demandé à ses codétenus de rejouer la tuerie du Bataclan dans la cour de la maison d’arrêt. Suivi par le renseignement pénitentiaire et inscrit au fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), il n’était libérable qu’en 2038.
L'auteur de la tentative de meurtre s'est converti à l'islam en 2010, avant que ne lui soit présenté sa compagne, en prison. C'est un détenu de droit commun qui purge une peine de 30 ans de réclusion, condamné en décembre 2015 pour avoir étouffé le résistant de 89 ans, après l'avoir séquestré et "momifié" à son domicile près de Metz, en 2012
Selon une source policière qui ne dit pas son nom, l'individu se serait "radicalisé en prison", une fake news à caractère politicien dans la droite ligne de la doxa propagée par l'idéologie dominante. 

Ce barbare a aussi été condamné à un an de prison pour apologie de terrorisme au cours de sa détention à Mulhouse, pour avoir demandé le 14 novembre 2015 à ses codétenus de "rejouer" l'attaque du Bataclan. 

Condé-sur-Sarthe : les 5 graves fautes de l’administration pénitentiaireMichaël Chiolo, qui est suivi par le renseignement pénitentiaire - avec le succès que l'on constate - est inscrit au fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), a dû admettre la ministre de la Justice. 
Selon une source policière qui ne dit pas son nom, l'individu se serait "radicalisé en prison", une fake news à caractère politicien dans la droite ligne de la doxa propagée par l'idéologie dominante. 

Il n'est "pas simple à gérer, donc il fait l'objet d'un suivi extrêmement attentif", raconte Nicole Belloubet, une inconsciente qui ne réalise pas que ses propos sont plus inquiétants que rassurants, un aveu d'échec de ces "suivis extrêmement attentifs" qui coûtent de l'argent en pure perte, pour simplement donner satisfaction aux ligues drapées des vertus humanistes. 

Bien que connu pour son islamisme pur et dur, il n'était pas à l'isolement et ne se trouvait pas dans le quartier pour radicalisés (QPR) ouvert en septembre dans cette prison ultra-moderne... 

L'avocate Pauline Brion, qui avait défendu ce barbare lors de son procès en 2015, raconte qu'elle a vu en lui un garçon sans formation ni profession, "devenu un peu vagabond", mais "intelligent, très cultivé", et donc responsable de ses actes. Il a rencontré sa compagne en prison : "il avait écrit à quelqu'un après sa conversion pour qu'on lui trouve une épouse". La conversion à l'islam vaut tous les Meetic et Tinder... Belloubet citera 'L'Amour est dans le pré'...

Qui est Hanane Aboulhana, la compagne de "l'agresseur" (BFMTV)?

De 7 ans son aînée, la compagne de Chiolo est suspectée d'avoir porté les premiers coups de couteau aux deux surveillants de la prison de Condé. Agée de 34 ans, ses proches la décrivent en femme naïve et influençable dont le comportement aurait changé il y a quelques années. Elle a été tuée mardi soir lors de l'assaut du Raid. 
C'est armée d'un couteau en céramique qu'elle était venue rendre visite à son compagnon dans l'unité de vie familiale de l'établissement pénitentiaire, un des appartements où les détenus peuvent avoir une vie familiale et sexuelle. Bien que décrite par ses proches "que BFMTV a pu consulter" (sic) comme "naïve et influençable", selon son avocat (que BFM n'a pas consulté !), l'"innocente" "jeune femme" a toutefois choisi la céramique plutôt que l'acier que peuvent déceler les portiques électroniques détecteurs de ...métaux !
Issue d'une famille de 8 frères et soeurs - nés de pères probablement polygames - , elle était originaire de la banlieue de Mulhouse où elle vivait toujours au domicile de ses parents, dont BFM ne précise pas les origines : sans doute ses journalistes d'investigation ne les ont-ils pas consultés... La famille est religieuse, mais modérée, pour autant que BFM le sache. BFMTV en veut pour preuve que l'aînée des soeurs a travaillé comme "secrétaire dans une association". Si perspicaces soient-ils, les enquêteurs de cette chaîne d'information en continu semblent ignorer tout de l'existence d'associations islamistes... Décrite par ses proches, que BFMTV a pu consulter, comme naïve et influençable, elle a été mariée une première fois mais aurait été victime de violences conjugales, aurait divorcé et serait retournée vivre chez sa maman, une mère isolée, comme souvent en polygamie.En 2015, elle aurait été proposée à Michaël Chiolo, alors incarcéré pour le meurtre de l'octogénaire, "au cours d'un cambriolage", banal selon BFMTV, qui ne semble pas disposer de plus de détails) et par ailleurs condamné pour "apologie d'actes de terrorisme" après avoir rejoué l'attaque du Bataclan dans la cour de la prison de Mulhouse. Lors de son procès en appel, l'un de ses anciens avocats (dont BFMTV tait l'identité) se souvient de la présence d'une femme vêtue d'un voile intégral dans la salle d'audience.Mardi, elle rendait une nouvelle fois visite à Michaël Chiolo, quand la "naïve et influençable" "jeune femme" aurait simulé un malaise, en raison de sa grossesse laquelle n'a pas été confirmée... 


Une chance que cette prison est classée "ultra-sécurisée" !

Résultat de recherche d'images pour "cellule prison Alencon Condé"
Le centre pénitentiaire d'Alençon-Condé n'est ps le bagne de Cayenne
L'établissement de Condé-sur-Sarthe, commune DVG, près d'Alençon, PS depuis 2008, inauguré en 2013, est, avec celui de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), le plus sécurisé de France. On en tremble dans les moins perfectionnées... Il héberge actuellement 110 détenus pour 195 places. Mais cette maison centrale accueille des profils dangereux, notamment des djihadistes. Les combattants de la France bénéficient donc de conditions de vie carcérale privilégiées.

Des quartiers pour radicalisés ont été ouverts dans ces prisons. La prison de Condé est encadrée par quatre miradors et un mur d'enceinte de trois mètres plus haut qu'ailleurs. Les conseillers de Belloubet sont-ils, quant à eux, à la hauteur ?

Des précédents, sans qu'aucune leçon ne soit tirée

En septembre 2016, un détenu marocain, Bilal Taghi, a tenté de tuer à l'arme blanche deux surveillants de la maison d'arrêt d'Osny (Val-d'Oise). Condamné pour un voyage manqué vers les terres du djihad syrien, le détenu avait expliqué qu'"il voulait passer à l'acte immédiatement au nom de Daesh", entreprise avortée de formation d'un Etat islamique. L'administration pénitentiaire avouait alors le "premier attentat djihadiste fomenté en prison".

En janvier 2018, l'organisateur de l'attentat contre la synagogue de Djerba en 2002, l'islamiste Christian Ganczarski, un converti allemand, avait blessé à l'arme blanche trois surveillants à Vendin-le-Vieil. Cette agression avait provoqué un mouvement très suivi en France de protestation des agents pénitentiaires pour des conditions de travail elles aussi "sécurisées".

La "forteresse de Condé est tellement bien sécurisée qu'un "quartier de prévention de la radicalisation" devait s’y installer en septembre dernier.

Ce mercredi matin, les surveillants pénitentiaires bloquaient plusieurs prisons, dont celles de Condé-sur-Sarthe et de Fleury-Mérogis.

Résultat de recherche d'images pour "prison ultrasécurisée de Condé-sur-Sarthe"





Pour dénoncer l'insécurité grandissante de leurs conditions de travail, les surveillants pénitentiaires en colère de Force ouvrière et la CGT ont appelé à multiplier les actions, suite à la dernière agression islamiste par le détenu fanatique, Michaël Chiolo, un converti radicalisé, qui a pu poignarder deux surveillants mardi matin 5 mars à la prison ultra-sécurisée d'Alençon-Condé dans l'Orne
"La pénitentiaire n'a pas le droit de grève, mais peut supprimer les visites", expliquent les syndicats. Depuis mercredi 6 mars à l'aube, une centaine de surveillants bloque donc l'entrée de la prison de Condé-sur-Sarthe. 


"La direction était au courant que ce détenu était radicalisé. Il n'était pas placé au sein du QPR, pour quartier de prévention de la radicalisation", dénonce au micro de BFMTV Gregory, surveillant pénitentiaire FO. "On n'est pas écouté", déplore-t-il, réclamant plus de moyens et des changements dans la loi pour mieux gérer les détenus radicalisés. "Il faut arrêter de prendre les surveillants pour les pestiférés de l'Etat", estime-t-il. 
Agression à la prison de Condé-sur-Sarthe : les surveillants pénitentiaires se mobilisent pour dénoncer l'insécurité
Pendant ce temps, à l'extérieur, Macron et sa presse sortent des chiffres truqués et des sondages manipulateurs qui assurent que les Gilets jaunes seraient déconnectés d'une population confiante en sa politique... Tout va bien, Monsieur le Marquis !

Plus d'une centaine de gardiens bloquaient également l'entrée de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) ce mercredi matin, souligne BFMTV. Ils se disent déterminés à ne laisser rentrer personne : gardiens, salariés ou visiteurs. 


Ouest-France rapporte par ailleurs qu'une cinquantaine de surveillants de la maison d'arrêt de Nantes a  répondu à l'appel et bloque l'établissement depuis 6h30.