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dimanche 14 juin 2020

Vol Paris-Nice : ils refusent de porter un masque, la police les accueille sur le tarmac

Des passagers d'un vol Paris Roissy-Nice ont refusé d'appliquer les règles sanitaires de Macron

Ces passagers venus de Paris à Nice ce samedi matin ont été contrôlés et rappelés à l’ordre à leur descente d’avion

L'annonce n'avait pas osé impliquer les passagers...

Scène de la bêtise ordinaire à bord d’un avion d’Air France. Se plaçant au-dessus des lois et arrêtés, plusieurs passagers du vol Paris Charles-de-Gaulle - Nice ont refusé de porter le masque après le décollage. Chacun sait pourtant qu'il est obligatoire pour respecter ses voisins et tous s’étaient pourtant bien conformés à la consigne à l’embarquement.

Mais, une fois le décollage effectué, certains ont rapidement pris leurs aises, décidant que cette précaution est inutile et prétendant ne pas arriver à respirer avec un masque.Un effet du "I can't breathe ! " américain. Rappelés à la règle cordialement mais fermement, les passagers récalcitrants ont ignoré les consignes répétées des hôtesses de l’air.

Le personnel de bord a été ainsi conduit à informer le commandant. 
Celui-ci a pris le micro micro pour délivrer adresser un message sans équivoque, rappelant fermement aux occupants la nécessité de porter le masque.
D’un ton ferme, celui-ci a prévenu : "Si vous ne mettez pas le masque immédiatement, la police sera là à l’arrivée". Le message étant resté sans effet, le commandant de bord n’a pas hésité à mettre sa menace à exécution.

Après l’atterrissage, les mauvais esprits "allergiques" au port du masque ont été invités à se présenter aux forces de l’ordre. Un comité d’accueil composé d'au moins six membres des forces de l'ordre, dont des gendarmes, les attendait en effet à la porte de l’avion.

Les passagers rebelles et entêtés devraient écoper d’une amende de 135€.
La presse ne fournit aucune indication sur les parasites.
On est donc amené à penser que, groupe ou individuels, ces passagers d'Air France appartiennent à une communauté qui ne partage pas les règles respectées par l'immense majorité de la population. 
Des proches de l'exécutif ou des pratiquants du Coran ?

 
 

lundi 20 avril 2020

Coronavirus: Air France en flagrant délit de non-respect des mesures de distanciation sociale

Combien de vols Air France remplis au mépris de la santé publique en pleine épidémie ?

La priorité accordée par la compagnie nationale à la rentabilité interpelle des passagers
 
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Ils se sont retrouvés côte à côte sur un Paris-Marseille rempli à bloc, comme on peut le voir sur une photo publiée par une journaliste.

La scène contraste avec les propos tenus par Edouard Philippe qui annonçait dimanche 19 avril  aux Français qu'ils ne retrouveront "pas tout de suite et probablement pas avant longtemps" leur "vie d’avant” la crise du coronavirus...

L'exécutif est une fois de plus déconnecté de la réalité : le discours officiel n'est pas en adéquation avec ce que vivent les Français et, ce week-end, sur Twitter, une journaliste de France 3 le démontre, si besoin était, avec sa photo d'une cabine pleine, avec une absence de distanciation sociale entre passagers, contraints de passer une longue heure au coude à coude avec les inconnus d'un vol Air France du matin le 18 avril. 

Après avoir fait la queue en respectant la distanciation sociale, l
e vol est complet et les passagers se retrouvent à touche-touche, sans aucun contrôle d’attestation pour vérifier les motifs de déplacement.
Dans le même temps, un senior est verbalisé dans son quartier pour être allé chercher son pain sans cette attestation et une nonagénaire se fait réprimander par des gendarmes, dans son jardin à Gap, Hautes-Alpes. Ils n'avaient pas reçu l'ordre de s'inquiéter de la santé de cette dame âgée!  

Seul vol quotidien restant sur la ligne, il avait été pris d'assaut, samedi 18 avril, et la compagnie nationale n'avait pas hésité à remplir ses caisses après ces derniers jours d'interdiction de circuler.

L'Edouard dit compter sur le sens des responsabilités des Français, mais ne peut miser sur celui d'une entreprise publique
 
Dans l’aérogare, Air France a bien respecté les mesures sanitaires avec des marquages au sol. Mais ces mesures ne sont pas obligatoires dans l’avion, pas plus que le port d’un masque de protection, et Air France n'a pas pris les initiatives de bon-sens qu'on est en droit d'attendre d'elle.

Air France a précisé que l’air de la cabine était renouvelé toutes les trois minutes en étant traité et recyclé par des filtres identiques à ceux utilisés dans les blocs opératoires, rapporte RTL.
Vogue la galère...

jeudi 28 février 2019

L'Etat-Macron à la ramasse : après Ascoval ou Ford, maintenant Air France-KLM...

Cette fois, Le Maire victime d'un complot !

Les Pays-Bas ont 
acquis 14% du capital du groupe Air France-KLM, a annoncé son partenaire KLM à Air France...

Les Pays-Bas comptent s’arrêter là dans son appropriation de parts détenues par la France. A Bercy, certains jugent "inamicale" cette prise de participation par un autre actionnaire, Delta Air Lines, l'une des principales compagnies au monde, avec qui KLM pourrait s’allier et prendre le contrôle effectif de la holding française.

L’action du groupe franco-néerlandais a encore perdu de 3,38% le 28 février 2018, après avoir déjà chuté de 11,7% mercredi, suite à l’annonce "sans concertation" de la prise de participation de 12,68% par l’Etat néerlandais. Les ministres des Finances Bruno le Maire, qui évoque une "décision incompréhensible et inattendue", pendant qu'il écrit ses romans Arlequin.

A noter toutefois qu'en juillet 2017,
Delta Air Lines a conclu un accord avec la compagnie chinoise China Eastern Airlines de prendre une participation chacune de 10 % de Air-France KLM. Cet accord prévoit également qu'Air-France et Delta Air Lines prennent 40 % chacun du capital de la compagnie aérienne Virgin Atlantic (le groupe Virgin conservera les 20 % du capital restant). Delta Air Lines est client d'Airbus, un consortium européen entre la France, l'Allemagne et l'Espagne.

Un 'grand débat' franco-néerlandais en perspective ce vendredi

Wopke Hoekstra et Le Maire doivent se rencontrer ce vendredi matin à Bercy, le président Emmanuel Macron ayant demandé à La Haye de "clarifier" ses intentions... L'objectif de cette rencontre avec son homologue néerlandais (un centriste démocrate-chrétien de 43 ans) est de "préserver l’intérêt" de la société
L’argument avancé par les Néerlandais sur la préservation des intérêts de la compagnie nationale KLM est recevable : l'allié réalise 80% du bénéfice opérationnel du groupe binational quand Air France perd des centaines de millions d’euros dans des mouvements sociaux. 

Mais l'argument en faveur de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, le 3e en Europe, est beaucoup plus contestable, la plateforme arrivant à saturation et Bruno Le Maire expliquant qu’un protocole d’accord sur sa "préservation" avait été négocié par le groupe "avec les autorités néerlandaises", et était prêt à être signé mardi ; "il va être mis de côté", a répliqué le ministre français de l'Economie.

On en sait un peu plus sur la façon dont La Haye a opéré "en douce"

Les Pays-Bas ont réussi à acheter 744 millions d’euros d’actions depuis la semaine dernière.
Parmi les vendeurs figure le fonds d’investissement américain Capital Group, passé de 6,1% du capital en juin dernier à quasiment rien aujourd’hui. 
Ce qui entretient la rumeur d’une possible entente entre KLM et Delta Air Lines (8,78% du capital, comme China Eastern Airlines) pour, à terme, mettre fin à la suprématie des Français sur les droits de vote au Conseil d’Administration d’Air France-KLM. 

Avec 14,3% du capital, la France jouit de 22,7% des droits de vote exerçables, mais  les Pays-Bas pourraient atteindre ce niveau dans deux ans, tandis que, dès septembre prochain, les droits de vote de Delta seront eux aussi doublés. Leur alliance permettrait donc une prise de contrôle aux dépens de la France. 

Mais des analystes interrogés par La Tribune prévoient que la compagnie américaine pourrait jouer un rôle d’arbitre entre Paris et La Haye, sans toutefois la créditer d' un effet positif sur la gestion d'Air France-KLM.

– Etat français : 14,3% des actions

– Etat néerlandais : 14%

– Delta Air Lines : 8,8%

– China Eastern Airlines : 8,8%

– Salariés du groupe : 3,9%

– Autocontrôle (actions détenues par le groupe) : 0,3%

– Autres actionnaires dont, avant l’opération, Natixis (filiale du groupe BPCE, elle-même issue de la fusion des groupes Caisse d'épargne et Banque populaire), DCNA (rachetée par ...Natixis ), etc...: 49,9%



dimanche 22 avril 2018

Blocages du gouvernement chez Air France et à la SNCF

Air France et la SNCF dans l'impasse

Macron conduit ces deux conflits sur des voies de garage 
et les voyageurs vers une nouvelle galère
Cul-de-sac de Roissy-SNCF :
la ligne directe est-elle devenue inutile ?
Les cheminots de la SNCF et les personnels d'Air France sont appelés à cesser le travail lundi et mardi et les perturbations prévues s'annoncent équivalentes à celles des épisodes précédents.
Pas de convergence, mais une coïncidence inédite des luttes. Pour la première fois depuis le début des deux conflits, les grèves à Air France et à la SNCF tombent aux mêmes dates, deux jours de suite.

Sur le rail, le cinquième épisode de la grève en pointillés a commencé dimanche à 20h00.

Il impacterait un peu moins que le quatrième, avec en moyenne 2 TGV sur 5 en circulation lundi, 3 RER et Transilien sur 7, ainsi que 3 Intercités sur 10, selon les prévisions communiquées par la compagnie ferroviaire. "Le trafic sera en amélioration", a déclaré le président de la SNCF Guillaume Pepy à la mi-journée, les chiffres annoncés étant en légère hausse par rapport aux précédentes journées de mobilisation.
Mais la situation restera très contrastée d'une ligne à l'autre. Mardi et mercredi derniers, seul un TGV sur trois, un Intercités sur quatre, deux TER et Transilien sur cinq avaient été maintenus.

Le nombre de grévistes n'a cependant pas varié: "Il y a quatre cheminots sur cinq au travail" mais "ceux qui conduisent les trains sont en grève à 60%", a indiqué G. Pepy. "C'est beaucoup moins qu'au début de la grève, où on était à 77%", a-t-il ajouté, affirmant que "la grève s'érode lentement".

Le vote de la réforme ferroviaire mardi à l'Assemblée nationale n'a toutefois pas découragé les syndicats, qui ont suspendu jeudi leurs discussions avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et demandé à négocier directement avec le Premier ministre, Edouard Philippe, lequel a refusé de s'exposer.

Pour faire pression sur l'exécutif, les autres épisodes de grève programmés sont maintenus jusqu'à fin juin et le mouvement pourrait même être prolongé en juillet et août, selon Le Parisien, qui mise sur l'exaspération des usagers, y contribuant même, car seul un dépassement sur juillet est évoqué.
Le patron de la SNCF ne se déclare-t-il d'ailleurs pas convaincu qu'"il n'y aura pas de grève cet été parce que les cheminots sont des gens responsables" ?

Air France peine à redécoller

Image associée
Avril 2018
La grève reste suivie dans les airs aussi, même si les prévisions officielles de trafic pour la dixième journée de grève en deux mois sont un peu meilleures que pour la précédente.
Air France prévoit en effet d'assurer 75% de ses vols lundi, contre 70% mercredi dernier.
Dans le détail, la compagnie table sur 65% de vols long-courriers maintenus, un taux identique pour les moyen-courriers au départ et vers l'aéroport Paris-Charles de Gaulle et 85% pour les court-courriers à Paris-Orly et en province

Le nombre de grévistes tenus de se déclarer avant le mouvement est en baisse d'environ trois points chez les pilotes (28,1%), ainsi que chez les hôtesses et stewards (19,6%), mais de moins d'un point parmi les personnels au sol (13%) qui ont visiblement davantage besoin d'une hausse des salaires.

La direction a annoncé vendredi "le lancement d'une consultation auprès de l'ensemble des salariés" L'entreprise "regrette la poursuite de ces grèves" et rappelle avoir "fait plusieurs propositions pour sortir du conflit" : 2% d'augmentation immédiate des salaires et 5% supplémentaires étalés sur trois ans. Les syndicats réclament, eux, 5,1% dès cette année.

Le PDG Jean-Marc Janaillac a clairement mis sa démission dans la balance: si le résultat "est négatif, je ne vois pas comment je pourrais rester", a-t-il prévenu vendredi.
Une "tentative de passage en force (...) rappelant les pires époques du dialogue social", a réagi Grégoire Aplincourt, président du Spaf, deuxième syndicat de pilotes.
Le patron d'Air France "essaie de dramatiser la situation (...) en se mettant en avant et en promettant le chaos", a estimé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur BFM TV. Pour lui, "ce n'est pas la bonne solution".

Rappelons que le gouvernement a un ministre des Transports: pas de chance, c'est Hulot !

Impasse chez Air France et à la SNCF

Air France et la SNCF dans l'impAir France et à la SNCF

mardi 3 avril 2018

Air France : une quatrième grève et un conflit convergent

La mobilisation pour une revalorisation des salaires de la compagnie aérienne ne faiblit pas

Les salariés d’Air France ont reçu un nouvel appel à la grève mardi.

C'est la quatrième fois depuis la fin février, dans un conflit qui se durcit et  converge vers le mouvement  social à la SNCF, les éboueurs ou les universités

Une journée de mobilisation pour les salaires qui coïncide avec le début de la longue grève en pointillés et à rebonds à la SNCF, par sessions de deux jours hebdomadaires, même si les syndicats de la compagnie affirment que la date avait été arrêtée depuis longtemps, sans concertation avec les cheminots. 
En attendant une convergence des luttes, le calendrier social s’accorde au moins aujourd’hui dans la convergence des dates. Les salariés d’Air France sont d’ailleurs appelés à d’autres arrêts de travail les 7, 10 et 11 avril.  : combien, d'ici la fin juin ? 

Les grévistes restent fermes sur leur revendication d’une augmentation générale de 6%

Une intersyndicale regroupant les organisations de pilotes (le SNPL, majoritaire, Spaf et Alter), de personnels navigants (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF) et au sol (CGT, FO et SUD), coordonne un mouvement social unitaire. 
Un simple "rattrapage de l’inflation", plus que légitime, selon eux, alors que leurs salaires sont bloqués depuis 2011. Les fonctionnaires sont-ils plus favorisés ? Détenteurs de la clé du conflit avec leur capacité à clouer les avions au sol, les pilotes réclament même 4,7% de plus pour arriver à une revalorisation de leur rémunération de l’ordre de 11%.  

Les syndicats estiment que le retour aux bénéfices en 2017 a changé la donneaprès plusieurs années d’efforts de productivité imposés par la direction, durant lesquelles ils ont joué le jeu d’une grande modération salariale, afin de ne pas aggraver les pertes de la compagnie, assurent-ils. Une juste répartition des fruits de la croissance qui s’est déjà traduite dans d’autres compagnies, comme l’allemande Lufthansa, par de substantielles augmentations pour les pilotes au terme d’un mouvement social de trois ans qui aura coûté plusieurs centaines de millions d’euros à la compagnie et au citoyen allemand. 

"Je crains que ce mouvement ne dure et coûte fort cher", a mis en garde le responsable du SNPL. Il y a quelques jours, Philippe Evain (Air France) a en effet consulté début mars les pilotes sur le principe d’arrêts de travail pouvant dépasser six jours, approuvé à 71%. 
Pour la direction, qui estime à 25 millions la facture de chaque jour de grève - additionnés aux 20 millions par jour de grève à la SNCF - avec environ 25% des vols annulés, céder à la revendication "pas réaliste" des grévistes reviendrait à hypothéquer gravement l’avenir de la compagnie dont la rentabilité demeure nettement inférieure à celle de ses concurrents. La compagnie a chiffré à 240 millions d’euros le coût d’une telle mesure qui viendrait s’additionner aux 200 millions déjà accordés pour 2018 : 1% d’augmentation générale, 1,4% de hausses individuelles pour les personnels au sol et un accord d’intéressement qui représente 20% du résultat d’Air France, soit 130 millions d’euros à répartir, avec, cerise sur le gâteau, un bonus de 2% par salarié. Au total, a-t-elle calculé, l’augmentation de la rémunération sera ainsi en moyenne de 4,5% en 2018.  

Pas question donc d’aller plus loin et de rogner sur les investissements 

On parle ici de 1,3 milliard d’euros prévus cette année, comprenant l’embauche de 250 pilotes et 1,7 milliard l’an prochain, en acceptant que l’essentiel des 590 millions de bénéfices de 2017, les meilleurs de l’histoire de la compagnie, soit absorbé par des hausses de salaires. 
La marge opérationnelle d’Air France atteint aujourd’hui 4% là où elle est à 9% chez Lufthansa et KLM et 12% chez British Airways. "Pour distribuer de la richesse, il faut d’abord l’avoir créée", a résumé Franck Terner, le PDG d’Air France. 

Le mouvement est-il en phase de décélération

La mobilisation n’a guère faibli, lors de la troisième journée de grève, vendredi dernier. Chez les navigants, elle était de 31% de grévistes chez les pilotes et 28% pour les hôtesses et stewards PNC. Elle était en revanche de moins de 10% au sol, selon la direction, un chiffre en forte baisse. 

Un dialogue social aphone s'installe. Les pilotes ont quitté la dernière séance de négociations après seulement quarante minutes de discussion et le directeur des ressources humaines a échoué dans sa stratégie de division syndicale sur laquelle avait dans un premier temps misé. 
Ex-conseiller de Manuel Valls à Matignon, Gilles Gateau entendait s’appuyer sur la CFDT, seul syndicat représentatif réformiste (proche du PS, tant qu'il ne s'était pas écrasé au sol lors des dernières élections) avec la CFE-CGC à avoir signé l’accord de février sur les salaires, pour créer une brèche dans le front syndical. 

L’écart grandissant entre le taux de pilotes grévistes et celui des personnels au sol pourrait-il finir par favoriser un découplage des négociations comme l’escompte la direction ? Cette hypothèse a jusqu’ici été mise en échec par le bureau du SNPL, qui joue à fond l’union intersyndicale avec les autres catégories de personnel pour faire plier la direction. 
En plus de la nouvelle journée de grève déjà prévue samedi 7 avril, les syndicats, qui s’inquiètent que la direction de la compagnie "ne semble pas prendre au sérieux la détermination des salariés et de l’intersyndicale", ont annoncé dimanche de nouveaux arrêts de travail pour les 10 et 11 avril.  

Air France amorce une "inversion de la poussée" ('reverse thrust', pour ce prétentieux de Macron)
Alors que les positions se figent, la direction a réaffirmé son ouverture à poursuivre le dialogue. Selon certaines sources [secret de sources, réelles ou imaginées], elle aurait également, mis sur la table la possibilité d’accéder à une partie des revendications des pilotes en échange d’un élargissement du périmètre d’activité de la filiale à bas coût d’Air France, Transavia
Transavia est une compagnie aérienne à bas prix néerlandaise, filiale de KLM [flotte de ...Boeing, essentiellement] et qui fait donc partie du groupe Air France-KLM [depuis 2003]. C'est un peu ce qu'est Flexibus (2011) - ou "cars Macron"- pour la SNCF [dont la filiale d 'autocars OuiBus' prend le relais des chemins de fer !], un moyen alternatif 'low cost' de transport destiné à  briser les grèves.Depuis longtemps, Guillaume Pepy, le président de la SNCF a pris la mesure qui pourrait changer la donne de la grève des cheminots. Ces dernières années, l’entreprise ferroviaire a ainsi créé de nombreuses filiales spécialisées : Ouibus pour le car longue distance, IDVroom pour le covoiturage, Ouicar pour la location de véhicules entre particuliers. "La solution alternative, maintenant, c’est le covoiturage", a-t-il lancé fin mars sur France Inter. La SNCF a d’ailleurs rendu gratuit son service IDVroom pour les passagers pendant la durée des grèves.
Pour se développer et augmenter le nombre de ses appareils (aux coûts d’exploitation réduits), alors qu'elle est pour la première fois bénéficiaire en 2017, Transavia, a besoin d’un agrément des pilotes. Le sujet sera au cœur du plan stratégique à cinq ans d’Air France, que les pilotes se disent prêts à prendre en compte, mais sans pour autant mélanger deux dossiers qu’ils estiment séparés. Autrement dit : d’abord le rattrapage et ensuite la discussion sur l’avenir. "On peut s’attendre à une longue guerre d’usure dans la grande tradition des conflits à Air France, pronostique un spécialiste, selon lequel l’attitude de l’Etat pourrait faire pencher la barre dans "un sens ou dans l’autre. S’il reste en dehors comme lors des précédents conflits, ce sera vu comme un encouragement pour la direction à tenir bon. Mais s’il s’en mêle, le dossier prendra un tour très politique, comme l’espèrent les syndicats et alors là, difficile de prévoir l’issue".

vendredi 30 mars 2018

Grèves à la SNCF et à Air France: les Français auront bientôt le choix de la concurrence étrangère

Les personnels d'Air France n'ont-ils rien à faire de leurs clients ?

Et si les usagers allaient voir ailleurs ?

Résultat de recherche d'images pour "Air France panneau annulations"

Le personnel d'Air France est de nouveau appelé à faire grève pour de meilleurs salaires,
vendredi, un troisième arrêt de travail en plus d'un mois qui conduit à l'annulation d'un quart des vols. 
Au fil des grèves, surprise ou non, nos ports français ont perdu de leur crédibilité. Contraints et forcés, entrepreneurs et  voyageurs ont changé leurs habitudes et ont opté pour les ports et chantiers navals du nord. Bon nombre y sont restés...
Le trafic aérien était conforme aux prévisions vendredi matin, soit 76% de vols maintenus, a indiqué un porte-parole de la compagnie. Jeudi, la direction prévoyait d'assurer 80 % des vols long-courriers et autant de court-courriers, à Orly et en province, ainsi que 70 % des moyen-courriers au départ et vers Roissy.
Le trafic intérieur est sacrifié.
A Nice Côte-d'Azur, la moitié des vols Air France (filiale Hop! comprise) sont annulés, selon les prévisions de la deuxième plateforme aéroportuaire française.

Les estimations de grévistes indiquent une mobilisation de 31,6 % des pilotes, livrées par la direction à partir des déclarations préalables,  28,3 % des hôtesses et stewards, 20,4 % des personnels au sol. Les chiffres définitifs seront connus dans la soirée, a indiqué le porte-parole de la direction, des salariés pouvant se déclarer grévistes au moment de leur prise de poste.

Un rassemblement est prévu à 10h00 près du siège de la compagnie aérienne, à Roissy, à l'appel des organisations de pilotes (SNPL, Spaf, Alter), d'hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa-PNC, Unac, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et SUD).

Ces onze syndicats avaient programmé quatre grèves

Ils ont mené deux grèves les 22 février et 23 mars et en ont programmé deux autres (les 3 et 7 avril), pour obtenir une augmentation générale de 6 %.
Ils jugent insuffisante la politique salariale de l'entreprise, au regard des efforts passés et des bons résultats réalisés l'an dernier. La direction affirme ne pas pouvoir offrir plus, sans fragiliser sa compétitivité et sa croissance.
Une première grève a eu lieu du 9 au 12 septembre 2017, demandant entre autres une revalorisation salariale et le retour des 12 jours de repos supprimés dans le cadre de Trust Together. La deuxième s'est imposée aux usagers du 3 avril 2018 à 00h01 au 3 avril 2018 à 23h59.La troisième est prévue du 7 avril 2018 à 00h01 (pour les départs en vacances de la zone A) au 7 avril 2018 à 23h59.
Malgré l'absence d'accord majoritaire avec les syndicats, la direction a déjà décidé une augmentation générale - la première depuis 2011 - de 0,6 % au 1er avril et 0,4 % au 1er octobre, ainsi qu'une enveloppe d'augmentations individuelles (primes, promotions, ancienneté...) de 1,4 % dédiée aux personnels au sol.

Avec les 130 millions d'euros d'intéressement, "on arrive à 200 millions d'euros" redistribués, a souligné jeudi le directeur général d'Air France, Franck Terner, en le rapportant au bénéfice d'exploitation de 590 millions d'euros enregistré l'an dernier.

Jusqu'à présent, les tentatives de conciliation de la direction ont été repoussées

Dernier exemple en date : la négociation entamée mardi avec les syndicats de pilotes, en vue de parvenir à un accord "gagnant-gagnant", s'est terminée deux jours plus tard dans un claquement de porte.
"Nous avons quitté la salle de négociations, la direction refusant ne serait-ce que d'écouter nos demandes", a assuré jeudi matin Grégoire Aplincourt, président du Spaf (2e syndicat de pilotes, 21% des voix,et non-signataire de Trust Together), qui n'a rien de commun avec la Société des poètes et artistes de France.

Les pilotes réclament 6 % d'augmentation générale pour tous, alors que la revalorisation de certaines primes ou majorations gonfle la facture de +4,7 %, soit "plusieurs dizaines de millions d'euros", d'après la direction.
Le groupe justifie la modération salariale par des besoins importants en financement, dans un contexte concurrentiel "toujours très agressif".
"Air France a besoin de moyens pour investir afin de ne pas perdre des parts de marché", a ainsi fait valoir Franck Terner jeudi. "Pour distribuer de la richesse, il faut d'abord l'avoir créée", a-t-il rappelé.

La concurrence n'est-elle pas plus responsable, respectueuse et fiable ?

mercredi 21 mars 2018

Comment les syndicats en grève manifesteront-ils leur mépris des usagers, demain ?

Les usagers vont pouvoir apprécier l'étendue du respect des grévistes pour leurs concitoyens

A l'AFP, il n'est question que de la SNCF

Un employé de la SNCF en grève, le 17 juin 2014.

La grève qui commence demain, jeudi 22, à la SNCF va se traduire par la circulation de 40% des TGV, 25% des Intercités et 50% des TER, tandis que 30% des trains d'Ile-de-France seront assurés, soit à 70% et 75% désorganisées, a annoncé mercredi le patron de l'entreprise publique, Guillaume Pepy. Les lignes les plus fréquentées par des salariés français subiront les perturbations les plus dérangeantes.
Le patron d'entreprise a précisé que la grève commencera à se traduire dans les faits dès 19h00 mercredi et jusqu'à 8h00 du matin vendredi.

Les syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD, CFDT) organisent une "manifestation nationale"  jeudi à Paris contre la réforme du ferroviaire, avec "plus de 25.000" personnes attendues.

Il faut s'attendre à "des perturbations importantes à la SNCF"a prévenu la ministre des Transports Elisabeth Borne, évoquant sur RMC les mêmes chiffres que Pepy.
"On va tout faire pour accompagner nos voyageurs, raconte Pépy. On va fermer les sièges de l'entreprise en région et au plan national pour que le maximum possible de personnels soient aux côtés des voyageurs" touchés par ce mouvement social, a-t-il promis au micro de RTL, plutôt que de faire en sorte que le dialogue avec les syndicats soit positif.

Or, "la CGT a appelé à manifester, mais quatre autre syndicats de la SNCF ont appelé eux à la grève"deux jours sur cinq, du 3 avril au 28 juin, pour s'opposer aux projets de réforme du secteur ferroviaire.
"Pour les grèves qui sont annoncées dans les semaines à venir, notre engagement est très clair: à 17h00 la veille, nous publierons la liste précise de tous les trains qui circulent", a par ailleurs promis Pepy. 

Un front commun inédit depuis des années à la SNCF.
Sur ce front, l’unité est concrète. Au lendemain de la présentation du rapport Spinetta sur l’avenir de l’entreprise publique, Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, avait annoncé, le 16 février, une "mobilisation nationale" des cheminots, également le 22 mars. Au final, les quatre organisations représentatives de la SNCF (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT), soutenues par FO, marqueront leur désaccord avec la réforme ferroviaire. La fin du statut pour les nouveaux embauchés prévue par le gouvernement a mis le feu aux poudres et a permis ce front commun que l’on n’avait pas vu depuis des années.
Au PS, le nouveau premier secrétaire, Olivier Faure, déclare que son parti s’inscrit dans l’opposition et le déclaremobilisé.

Depuis, les syndicats ont fait savoir qu’ils appellent à une grève perlée à partir du 3 avril. 
Sont ainsi programmés trente-six jours de grève, deux par deux, séparés par trois jours de non-grève. Une guerre d’usure qui doit durer jusqu’au 28 juin et pénalisera lourdement les usagers. "Face à un gouvernement autoritaire, il sera nécessaire d’être en capacité de tenir un conflit intensif sur une très longue durée", ont-ils tenté de se justifier dans un communiqué commun. Pour jeudi, ils attendent "25.000 manifestants", soit presque un cheminot sur cinq

En solidarité avec leurs collègues et bien qu’ils ne soient pas touchés par la réforme, trois syndicats radicaux de la RATP (CGT, UNSA et SUD) n'ont pas hésité à demander aux agents de la Régie des transports parisiens de cesser le travail jeudi.

Outre les cheminots, les fonctionnaires aussi sont en marche contre Macron

Rassemblement du personnel SNCF de Nouvelle-Aquitaine, le 28 février, à Bordeaux.
Le candidat Macron avait annoncé la suppression de 120.000 postes dans la fonction publique. Devenu président,  il a fait descendre plusieurs centaines de milliers de salariés dans la rue le 10 octobre 2017 pour dénoncer le gel de la valeur du point d’indice qui sert à calculer les rémunérations, le rétablissement du jour de carence en cas d’arrêt maladie ou la simple compensation de la hausse de la CSG sans gain de pouvoir d’achat.
 
A cela se sont ajoutées les mesures dévoilées le 1er février 2018 qui prévoient un recours accru aux contractuels, le développement de la rémunération au mérite et l’instauration de plans de départs volontaires. Autant d’éléments qui constituent "une réelle menace contre le statut général des fonctionnaires", selon les sept syndicats mobilisés sur la durée. 

Sept syndicats de fonctionnaires ont donc appelé à manifester, jeudi, une journée déterminante pour la suite du mouvement social.
Les fonctionnaires (et agents de la SNCF) sont appelés à descendre dans la rue pour protester contre les projets de l’Etat macronien visant leur pouvoir d’achat (et le statut privilégié des cheminots)Ils se retrouveront le 27 mars pour étudier les suites à donner au mouvement.

A Paris, deux cortèges distincts sont organisés jeudi 22, mais ils convergeront pour se retrouver place de la Bastille. "Tout le monde s’attend à une très forte mobilisation qui peut avoir un effet dynamisant pour la suite", estime Fabrice Angei, permanent en décharge syndicale à la direction confédérale de la CGT.

Ces sept syndicats représentatifs de la fonction publique (CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE-CGC) sont tombés d'accord début février pour appeler les 5,4 millions de fonctionnaires à faire grève et à descendre dans la rue. Mardi, la CGT, première organisation dans la fonction publique, annonçait plus de 150 cortèges partout en France. "C’est un étiage très haut et un élément positif", se félicite Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT.

Un mouvement 
syndical marqué par une certaine divergence de vues. 
Contrairement au 10 octobre, la CFDT et l’UNSA, respectivement deuxième et quatrième organisations dans la fonction publique, n’ont pas souhaité rejoindre leurs camarades. "Ne pas appeler à la grève ne vaut pas accord avec ce qui est proposé et ne veut pas dire que l’on n’est pas mobilisé, insistent-ils, mais dans l’établissement du rapport de force, cela nous semblait prématuré", explique Mylène Jacquot (CFDT, proche du PS). Des stratégies s’inscrivant dans l’optique des élections professionnelles qui se dérouleront dans la fonction publique en décembre.

Les enseignants ne seront pas de reste...
Pourquoi se mobilisent-ils ? 
Les branches enseignement des principaux syndicats ont appelé les professeurs à participer au mouvement. Le SNUipp-FSU dénonce notamment le fait que les 3.I881 postes créés à la rentrée prochaine dans l'Education nationale ne permettront pas de mettre en œuvre les réformes souhaitées par le gouvernement, notamment le dédoublement des classes de CP dans les zones d'éducation prioritaire. lls savent pourtant par ailleurs que les candidatures sont insuffisantes... 
Les syndicats organisations lycéennes et étudiantes (UNEF), qui protestent contre les réformes du bac et de l'université, ont rejoint l'appel à mobilisation. 
Certaines crèches seront elles-aussi fermées.

Quelles sont les perturbations attendues ? 
Sur RTL, le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a dit s'attendre à des "grèves limitées" dans les écoles. Un enseignant sur quatre sera en grève dans le 1er degré (où ils sont habituellement un sur deux), selon le syndicat SNUIPP, avec des taux variables selon les régions : 20% en Dordogne, en Haute-Garonne ou encore dans la Vienne, 35% en Lozère, dans les Alpes-de-Haute-Provence ou encore en Seine-Maritime, 40% en Seine-et-Marne et dans le Var, 45% dans le Gers 50% en Creuse et à Paris ou encore près de 55% en Seine-St-Denis (où l'assiduité scolaire est de toute façon erratique) et dans les Pyrénées-Orientales.
Seulement 10% des écoles seront fermées dans les Alpes-de-Haute-Provence, à Paris ou encore en Seine-Maritime, assure le SNUIPP.

La loi prévoit un service d'accueil minimum dans les écoles, mais les précédentes mobilisations ont montré qu'il n'est que rarement assuré. 

Les contrôleurs aériens profiteront de l'aubaine
Pourquoi ces nantis se mobilisent-ils ? L'Usac-CGT, la formation majoritaire dans l'aviation civile, a appelé les contrôleurs aériens à se joindre à la mobilisation et à cesser le travail de mercredi soir à jeudi soir. Les contrôleurs aériens sont eux aussi des fonctionnaires et leur syndicat appelle à une "hausse sensible du recrutement". Vendredi, une mobilisation est aussi prévue au sein d'Air France. Dix syndicats appellent à une grève massive, tous métiers confondus, pour réclamer une augmentation des salaires de 6%.

Quelles sont les perturbations attendues ? 
Les perturbations pourraient être importantes, notamment jeudi en raison de la mobilisation des contrôleurs aériens. La Direction Générale de l'Aviation Civile a d'ores et déjà annoncé que 30% des vols seraient annulés dans les aéroports de Roissy, Orly et Beauvais. 
Du côté d'Air France, la compagnie prévoit de maintenir 75% des ses vols moyen-courriers de et vers l'aéroport de Paris Charles-de-Gaulle et 60% des court-courriers à Orly et des transversales province. La compagnie aérienne prévoit par ailleurs de maintenir 100% de ses vols long-courriers.

Une accumulation de grogne et de luttes
Le service public doit tout aux blocages des syndicats.
Comme notre économie aux migrants...

Vendredi, ce sera au tour des salariés d’Air France de prendre le relais pour réclamer des augmentations de salaires. Après une première grève le 22 février, onze syndicats de la compagnie aérienne ont décidé de mobiliser, tous métiers confondus. Un troisième round est prévu le 31 mars. 

Egalement ce jour-là, FO et la CFDT appellent les salariés de Carrefour à baisser le rideau après un vaste plan de restructuration annoncé en janvier. 

Trois jours plus tard, les cheminots entameront leur grève en pointillé. Ce qui fait dire à Pascal Pavageau, membre du bureau confédéral de FO, que "le 22 mars est une étape, une date qui s’inscrit dans un calendrier qui va se poursuivre". Seul candidat à la succession de Jean-Claude Mailly à la tête du syndicat en avril, ce dernier critique "une logique de jungle" et de "casse totale des droits collectifs". "Si le nouveau monde, c’est l’individualisation des droits et le chacun pour soi, je suis très fier de notre ancien monde", lance-t-il.

Les Français vont-ils devoir endurer un "printemps social" ? 
Raymond Soubie, président des sociétés de conseil Alixio et Taddeo, se montre réservé. "Dans le privé, il y a très peu de conflits, souligne-t-il. Et pour le 22 mars, les confédérations sont très prudentes." A l’heure actuelle, rares sont d’ailleurs les observateurs qui envisagent une éventuelle coagulation de ces mouvements. "On est plus face à une perspective de superposition des luttes, note l’historien Stéphane Sirot, spécialiste des mouvements sociaux. Mais pour le gouvernement, une multiplication des conflits n’est toutefois pas forcément plus rassurante qu’une conjonction : une litanie de mobilisations attire le regard et peut pourrir le climat politique et social."

L’exécutif, qui en est bien conscient, tente de circonscrire certains fronts, tout en affichant sa fermeté, notamment vis-à-vis des cheminots
Face à la colère des retraités – une population qui manifeste rarement, mais qui s'est mobilisée avec succès le 15 mars contre la hausse de la CSG –, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, mardi, vouloir "corriger" le dispositif pour 100.000 couples de personnes âgées qui sont "juste au-dessus" du seuil de déclenchement. 
Le pouvoir macronien avait pareillement fait marche arrière en janvier après un important mouvement de protestation des surveillants de prison. "Le gouvernement prend conscience qu’il y a un mécontentement qui commence à s’exprimer fortement mais aussi des attentes, estime M. Angei, de la CGT. Quoi qu’il en dise, ça l’oblige à reculer."