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vendredi 30 mars 2018

Grèves à la SNCF et à Air France: les Français auront bientôt le choix de la concurrence étrangère

Les personnels d'Air France n'ont-ils rien à faire de leurs clients ?

Et si les usagers allaient voir ailleurs ?

Résultat de recherche d'images pour "Air France panneau annulations"

Le personnel d'Air France est de nouveau appelé à faire grève pour de meilleurs salaires,
vendredi, un troisième arrêt de travail en plus d'un mois qui conduit à l'annulation d'un quart des vols. 
Au fil des grèves, surprise ou non, nos ports français ont perdu de leur crédibilité. Contraints et forcés, entrepreneurs et  voyageurs ont changé leurs habitudes et ont opté pour les ports et chantiers navals du nord. Bon nombre y sont restés...
Le trafic aérien était conforme aux prévisions vendredi matin, soit 76% de vols maintenus, a indiqué un porte-parole de la compagnie. Jeudi, la direction prévoyait d'assurer 80 % des vols long-courriers et autant de court-courriers, à Orly et en province, ainsi que 70 % des moyen-courriers au départ et vers Roissy.
Le trafic intérieur est sacrifié.
A Nice Côte-d'Azur, la moitié des vols Air France (filiale Hop! comprise) sont annulés, selon les prévisions de la deuxième plateforme aéroportuaire française.

Les estimations de grévistes indiquent une mobilisation de 31,6 % des pilotes, livrées par la direction à partir des déclarations préalables,  28,3 % des hôtesses et stewards, 20,4 % des personnels au sol. Les chiffres définitifs seront connus dans la soirée, a indiqué le porte-parole de la direction, des salariés pouvant se déclarer grévistes au moment de leur prise de poste.

Un rassemblement est prévu à 10h00 près du siège de la compagnie aérienne, à Roissy, à l'appel des organisations de pilotes (SNPL, Spaf, Alter), d'hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa-PNC, Unac, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et SUD).

Ces onze syndicats avaient programmé quatre grèves

Ils ont mené deux grèves les 22 février et 23 mars et en ont programmé deux autres (les 3 et 7 avril), pour obtenir une augmentation générale de 6 %.
Ils jugent insuffisante la politique salariale de l'entreprise, au regard des efforts passés et des bons résultats réalisés l'an dernier. La direction affirme ne pas pouvoir offrir plus, sans fragiliser sa compétitivité et sa croissance.
Une première grève a eu lieu du 9 au 12 septembre 2017, demandant entre autres une revalorisation salariale et le retour des 12 jours de repos supprimés dans le cadre de Trust Together. La deuxième s'est imposée aux usagers du 3 avril 2018 à 00h01 au 3 avril 2018 à 23h59.La troisième est prévue du 7 avril 2018 à 00h01 (pour les départs en vacances de la zone A) au 7 avril 2018 à 23h59.
Malgré l'absence d'accord majoritaire avec les syndicats, la direction a déjà décidé une augmentation générale - la première depuis 2011 - de 0,6 % au 1er avril et 0,4 % au 1er octobre, ainsi qu'une enveloppe d'augmentations individuelles (primes, promotions, ancienneté...) de 1,4 % dédiée aux personnels au sol.

Avec les 130 millions d'euros d'intéressement, "on arrive à 200 millions d'euros" redistribués, a souligné jeudi le directeur général d'Air France, Franck Terner, en le rapportant au bénéfice d'exploitation de 590 millions d'euros enregistré l'an dernier.

Jusqu'à présent, les tentatives de conciliation de la direction ont été repoussées

Dernier exemple en date : la négociation entamée mardi avec les syndicats de pilotes, en vue de parvenir à un accord "gagnant-gagnant", s'est terminée deux jours plus tard dans un claquement de porte.
"Nous avons quitté la salle de négociations, la direction refusant ne serait-ce que d'écouter nos demandes", a assuré jeudi matin Grégoire Aplincourt, président du Spaf (2e syndicat de pilotes, 21% des voix,et non-signataire de Trust Together), qui n'a rien de commun avec la Société des poètes et artistes de France.

Les pilotes réclament 6 % d'augmentation générale pour tous, alors que la revalorisation de certaines primes ou majorations gonfle la facture de +4,7 %, soit "plusieurs dizaines de millions d'euros", d'après la direction.
Le groupe justifie la modération salariale par des besoins importants en financement, dans un contexte concurrentiel "toujours très agressif".
"Air France a besoin de moyens pour investir afin de ne pas perdre des parts de marché", a ainsi fait valoir Franck Terner jeudi. "Pour distribuer de la richesse, il faut d'abord l'avoir créée", a-t-il rappelé.

La concurrence n'est-elle pas plus responsable, respectueuse et fiable ?

dimanche 3 avril 2016

Le régime islamique iranien pose problème aux hôtesses d'Air France

Les hôtesses Air France refusent de passer le voile à l'atterrissage à Téhéran

Les hôtesses de l'air ne souhaitent pas porter le voile lors des escales sur la future ligne Paris-Téhéran.

La compagnie aérienne française baissera-t-elle le pantalon, 
Les Françaises ne veulent pas ressembler à ça
face aux exigences iraniennes, à compter du 17 avril prochain ? A cette date, Air France proposera trois vols par semaine entre Paris-Charles-de-Gaulle et l’aéroport de Téhéran-Imam Khomeiny. Cette liaison devait être le symbole de l'apaisement des relations franco-iraniennes après la signature de l'accord sur le nucléaire en juillet dernier. Mais si la réouverture de cette ligne est importante du point de vue commercial, le personnel navigant, particulièrement les hôtesses de l'air, se voient imposer des contraintes d'un autre âge, comme l'a révélé France TV Info, ce vendredi
De nombreuses salariées d'Air France se sont insurgées contre l'obligation aux personnels féminins de porter un voile dès la sortie de la cabine. 

Dans le cadre de leur dotation vestimentaire, les hôtesses de l'air peuvent d'ordinaire choisir entre un uniforme avec une jupe et un autre avec un pantalon. Dans le cas particulier du vol Paris-Téhéran, la compagnie aérienne a envoyé  aux personnels de bord un mémento précisant que les femmes seront obligées de porter un pantalon, une veste longue et de se voiler les cheveux dès la sortie de l'avion.

Respect des cultures, mais à sens unique...


Depuis plusieurs mois, les syndicats attirent l'attention d'Air France sur le malaise créé par cette injonction iranienne transmise par
 la direction, sans sourciller. "Le personnel féminin ne souhaite pas se voir imposer de contraintes vestimentaires notamment l'obligation - dès la sortie de l'avion - du port du foulard Air France recouvrant intégralement les cheveux", a averti Christophe Pillet, secrétaire général adjoint du SNPNC (Syndicat National du Personnel Navigant Commercial) qui souhaiterait "établir la possibilité d'un principe de volontariat au nom du respect des libertés individuelles", au risque de désigner les hôtesses récalcitrantes aux autorités islamiques et de les exposer à des représailles ciblées. 

Le SNPNC accepte le volontariat discrimine les hôtesses et satisfasse les exigences iraniennes. "Il ne s'agit en aucun cas de remettre en cause la loi ou les coutumes en Iran. Ce volontariat éviterait le refus de mission et toutes les conséquences que cela peut avoir pour les personnels", souligne le syndicaliste. "Il n'y a pas de débat sur le fait que les personnels féminins doivent porter un voile dans la rue à titre privé. C'est uniquement dans le cadre du port de leur uniforme de travail", argumente-t-il encore. En entrant dans le jeu iranien, les hôtesses volontaires contribueraient à l'extension de cette soumission de la femme iranienne aux personnels étrangers et laïcs.    

Depuis 1979 et la révolution islamique des ayatollahs, le port du voile est obligatoire pour toutes les femmes en Iran au risque de fortes amendes. "Le climat et le contexte international n'est pas étranger non plus à la défiance vis-à-vis de ces consignes, mais on ne fait pas d'amalgame, et les syndicats l'ont rappelé, l'aéroport de Téhéran ne représente pas de problème majeur en terme de sécurité", soutient Christophe Pillet, syndicaliste détournant l'attention de l'impact de la théocratie chiite sur les libertés.

Tolérance et respect des cultures réciproques ?


Alors que le voile islamique est autorisé partout en France dans les lieux publics et les universités, les hôtesses de l'air de notre compagnie nationales devraient-elles porter le foulard ? Ce signe - aussi bien politique (une femme a par exemple été contrôlée à 33 reprises) que religieux - d’appartenance à un islam radical discrimine la femme. Il est passible depuis plus de cinq ans d’une contravention de 150 euros. Pourtant, le texte promulgué par Nicolas Sarkozy est constamment bafoué. En juin 2015, sur France Inter, Henri Guaino déplora que la loi n’est "pas appliquée". Le 1er octobre, encore sur France Inter, Valérie Pécresse, future présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, s'indignait : "Est-ce que vous tolérez que, sur le sol français, la loi française qui interdit le voile intégral ne soit pas appliquée ?"
Les associations citoyennes et féministes, relais de la loi, l'ont mise en veilleuse. Le site gouvernemental dédié, www.visage-decouvert.gouv.fr, a disparu.
L
’association Ni putes ni soumises, dont les "ambassadrices de la laïcité" qui devaient se montrer vigilantes et faire bon usage d'une convention annuelle de 80.000 euros passée avec l’Etat, et "sillonner la France pour
faire de la pédagogie sur la question du voile intégral", ne communique plus sur le sujet. Le Centre national d’information sur les droits des femmes et des familles (CNIDFF, fédération française d'associations qui, sous l'égide du ministère du Travail, a  la tutelle des Droits des Femmes) et ses 114 structures territoriales ont également été sollicités par l’Etat pour participer au travail d’"information des personnes " concernées. Résultat : "Nous avons échangé avec moins de dix femmes, relève la directrice générale, Annie Guilberteau. Nous sommes en contact avec pléthore d’associations de quartier et le sujet ne nous est pas remonté de façon flagrante."
La politique a renoncé à sa culture, au profit d'intérêts économiques


Air France ne comprend pas cette soudaine crispation sur un symbole culturel.
"La tolérance et le respect des cultures et des coutumes des pays dans lesquels elle est présente font partie des valeurs fondamentales d'Air France et de ses employés, énonce la direction. Comme tous les visiteurs étrangers, nos équipages sont tenus de respecter les lois des pays dans lesquels ils se rendent, souligne-t-elle, jusqu'ici sans rapport avec le sujet. La loi iranienne impose le port d'un voile couvrant les cheveux, dans les lieux publics, à toutes les femmes présentes sur son territoire. Cette obligation, qui ne s'applique donc pas durant le vol, est respectée par toutes les compagnies aériennes internationales desservant la République [islamique] d'Iran", a déclaré Air France. 


"Cette obligation de port d'un foulard dans certaines escales n'est pas nouvelle, insiste Air France, comme si une faiblesse passée des convictions justifiait qu'elle perdurât et s'étendît. "Elle existe depuis de nombreuses années dans d'autre pays desservis par Air France (ex : Arabie Saoudite). Elle s'applique aux hôtesses mais aussi aux autres catégories de personnel féminin (pilotes et personnel au sol). L'obligation de port de l'uniforme par les employés d'Air France est conforme aux règles en vigueur dans l'entreprise et au code du travail." Sauf que l'uniforme d'Air France n'est pas en cause, à moins, comme le halal est servi aux non-musulmans pour simplifier les services de cantines et pour enrichir les filières musulmanes qui financent les mosquées, qu'on rende le port du voile obligatoire sur le territoire français... "Celui-ci [le code du Travail] prévoit en effet (article L. 1121-1) la possibilité d'apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles ou collectives des salariés des restrictions, dès lors que celles-ci sont justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché," précise le communiqué de la compagnie aérienne. Ainsi la direction d'Air France entend-elle appliquer une législation étrangère à ses salariés. 


Le problème du voile n'existe pas sur d'autres vols, actuellement. 
Le chambellan de l'Elysée et le roi du Maroc:
aucun ne porte une tenue traditionnelle...
En Arabie saoudite, il n'existe pas d'obligation sunnite aux invitées étrangères de se voiler le visage, contrairement aux femmes saoudiennes. L'argumentaire rencontre des trous d'air, car il n'est, en l'occurrence, nullement question d'une résistance à l'obligation de voiler les visages, mais de recouvrir les cheveux.

Lorsqu'Air France dessert Ryad, les hôtesses doivent mettre un foulard si elles souhaitent sortir de l'hôtel et circuler dans la capitale du royaume d’Arabie saoudite. A noter toutefois que le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, propriétaire du PSG, ne porte la dishdash, ou gandourah, et le keffieh qu'en pays musulman, et un costume européen sur le sol français, respectant quant à lui le principe de laïcité de la république française.
Il y a huit ans quand Air France desservait Téhéran, cette obligation de port du foulard existait déjà, fait savoir la compagnie, prête à rendre les armes.


La ministre des droits des 'Femmes" tarde à prendre position en faveur des femmes

L'Union des navigants de l'aviation civile (UNAC) a porté le débat au niveau gouvernemental en envoyant un courrier à Laurence Rossignol, afin qu'elle n'ignore pas le problème plus longtemps. La ministre des Droits des Femmes n'a pourtant pas su faire mieux que de prendre parti contre une mode spécifiquement islamique en France, jugeant la proposition de commerçants étrangers (l'entreprise italienne de luxe Dolce & Gabbanale Japonais Uniqlo ou le Britannique Marks & Spencer) "irresponsable"

Abdallah Zekri, président de l'Observatoire contre l'islamophobie et secrétaire général du Conseil français du culte musulman (CFCM) s'est irrité contre la ministre Rossignol.
"Est-ce qu'un ministre a le droit de s'ingérer dans la manière dont une femme souhaite s'habiller, dans la mesure où elle respecte les lois de la République et qu'elle ne cache pas son visage ?"


Alors que le socialiste Pierre Bergé (Yves-Saint-Laurent) conjurait mercredi les créateurs de "ne pas enfermer les femmes dans des voiles, comme des prisons", Orange et l'AFP réussissaient le tour de force de mentionner l'appel d'Elisabeth Badinter (PS) au boycottage de ces marques, mais sans les nommer... Ce sont aussi  Mango (espagnole), DKNY (américaine) ou Tommy Hilfiger (américaine). Quant à la chaîne suédoise de prêt-à-porter H&M, elle a introduit récemment un mannequin voilé dans sa campagne de publicité internationale.

La direction de la compagnie aérienne apportera une réponse aux salariés au début de la semaine prochaine. 
Et la ministre, quand Pierre Bergé appelle à ne pas être "complice de cette dictature" ? A la différence, jusqu'ici, de la féministe Rossignol, pour Bergé, "ces créateurs qui participent à l'asservissement de la femme, devraient se poser des questions". "D'une certaine manière, ils sont complices, tout cela pour faire du fric. Les convictions doivent passer avant l'argent", a-t-il ajouté.

vendredi 2 janvier 2015

Le froid laisse le gouvernement Valls de glace: 6 morts et des milliers d'usagers bloqués

Les bras cassés du gouvernement sont resté "au travail", nous assurait la presse

Les ministres devaient être "joignables"


Empathie rétrospective de Valls
escorté de ses valseuses
A l'instar de Hollande, bloqué à l'Elysée par la préparation laborieuse de sa présentation des voeux 2015, les membres du gouvernement Valls devaient rester sous le coude, prêts à parer à toute éventualité. Elles n'ont d'ailleurs pas manqué, mais on ne les a pas trouvés où les Français les attendaient. Najat Vallaud-Belkacem avait disparu de la circulation, mais avait dû bénéficier d'une dispense d'astreinte pour aller fêter  Noël, fête chrétienne, en famille au Maroc. Christiane Taubira était allée réchauffer sous les 30° de Guyane ses vieux os glacés par ses déplacements parisiens à vélo. Fleur Pellerin avait disparu des radars et il ne manquerait plus qu'on la retrouvât abîmée du côté de l'Indonésie au cours de son retour aux sources coréennes! Mais ces sources-là étaient également secrètes... Une véritable équipe de France, ces Bleus-là. 

Des familles bloquées
 sur les routes par la neige

Elles attendaient la neige et elle a fini par arriver, mais les services se sont laissés surprendre... 

Près de 30 cm dans les vallées et des phénomènes localisés de pluie verglaçante! La météo avait mis en garde, mais les annonces à répétition et les promesses non tenues du gouvernement ont fait que les Français ne croient plus en rien, ni personne. Les municipalités ont bien dû jouer le rôle que la DDE n'assume pas et elles ont hébergé la plupart des vacanciers qui, sans elles, auraient été obligés de passer la nuit dans leur véhicule. Aussitôt les malheureux se sont faits pointer: tous, autant qu'ils étaient, étaient partis sans chaînes pour leurs voitures. Deux jours après le blocage de 15.000 véhicules en Savoie sur la route des stations de sports d’hiver, ces accusations ajoutées à l'incurie des préfectures n'ont pas manqué de produire une coulée de polémique.
Obnubilé par les "déséquilibrés" qu'il voit partout où des actions terroristes sont menées par des musulmans allumés, Nanard Cazeneuve, le p'tit ministre de l’Intérieur, va "mobiliser une inspection générale conjointe" aux ministères des Transports et de l’Intérieur: à défaut d'anticipation, il veut remonter aux coupables. Ainsi, le ministricule illustre-t-il résolument la remarque populaire selon laquelle la maréchaussée arrive toujours après la bataille. La préfecture de Savoie a donc spontanément prévu d’analyser la situation, dans la perspective des prochains chassés-croisés. Les vacanciers n’en attendent pas moins, la météo annonçant de nouvelles chutes de neige samedi, pour leur retour des stations. 
D'ores et déjà, les élus locaux et les responsables de stations font front commun avec les vacanciers qui estiment "avoir été prévenus trop tard" du déclenchement d’un plan hébergement d’urgence, qui au final a dégagé 14.000 places dans 85 sites. Sans avoir pour autant les lits et couvertures pour faire face au nombre, alors que des mesures de précaution étaient envisageables en comptabilisant les réservations informatisées.

Des vacanciers bloqués dans les aéroports par des grèves

La grève des hôtesses et stewards de la compagnie à bas coûts easyJet
a conduit à l'annulation de 30 % des vols mercredi 31 décembre et de 26 % d'entre eux jeudi 1er janvier, en France. Le syndical du SNPNC-FO, syndicat majoritaire, était au manche à balai, précisant que le deuxième syndicat, l'Unac, était associé au mouvement.
Les voyageurs qui le pouvaient ont changé leurs plans, mais la plupart sont restés échoués dans les aéroports: à Paris Roissy-Charles-de-Gaulle (24 annulations) et Orly (14), ainsi qu'à Lyon (20). Les autres annulations concernaient Nice (6), Toulouse (4) et Lille (2). Jeudi, le trafic était davantage perturbé à Lyon vers les stations (22 annulations), Roissy (18) et Nice (16). La compagnie invitait les voyageurs à consulter ses prévisions de vol pour vérifier si leur trajet sera assuré. 
138 vols annulés pour le Nouvel an.

Des malades privés de médecins 

La ministre de la Santé avait commencé par afficher son intransigeance en lançant qu'elle ne céderait pas aux médecins libéraux
comme elle l'avait fait, en revanche, pour les urgentistes en 24 heures. Elles ne recevra pas les organisations syndicales de médecins avant le 12 janvier, tout en se disant, le 30 janvier, ouverte au dialogue sur les modalités d'application de son projet contesté de réforme de la Santé visant le secteur libéral... 
A l'appui de cette détermination méprisante, elle faisait diffuser par la presse l'information que les médecins réquisitionnés et les médecins retraités rappelés dans les hôpitaux n'étaient pas submergés de demandes de malades. En dépit de l'ampleur de cette grève, Marisol Touraine affirmait  que "la continuité des soins est assuré partout sur le territoire". L'activité des médecins libéraux, mesurée d'après la transmission par les professionnels de feuilles de soins électroniques à l'issue des consultations, était en "légère progression" pendant la période des fêtes, en dépit de la grève des généralistes et spécialistes, selon l'assurance-maladie. Même pas mal !

Alors les médecins généralistes et spécialistes, rejoints par SOS Médecins, poursuivent leur deuxième semaine de grève et certains menacent désormais de faire la grève de la carte Vitale après le 5 janvier
Et puis, changement de stratégie: voilà que le mouvement fait mal. Touraine passe à l'offensive en tentant de dresser les patients contre leurs médecins, clamant que ne plus prendre la carte Vitale serait surtout pénalisante pour les malades. 
La ministre ne veut rien céder sur le tiers payant, principal abcès de fixation avec les médecins. "Il faut que tout le monde puisse aller chez son médecin sans appréhension, même avec des difficultés financières. C'est pour ça que le tiers payant, qui existe dans d'autres pays, est une avancée sociale. Les médecins de proximité veulent être mieux reconnus face à l'hôpital ! Or, à l'hôpital, il y a le tiers payant", a-t-elle expliqué dans Le Point, sans envisager que ce soit la mort assurée du système sous la charge de tous les malades imaginaires, avec le risque d'un déplacement du curseur des prises en charges de la Sécurité sociale vers les mutuelles et assurances complémentaires aux dépens de la tranche défavorisée des Français qui gagnent trop pour bénéficier du RSA ou de la CMU et de l'ACS, mais pas assez se payer un contrat de complémentaire d'une société privée. Journée portes ouvertes tous les jours chez les médecins.
 De la même manière, Marisol Touraine reste fermée sur la hausse des prix des consultations. "La loi ne porte pas sur la rémunération. Pour une consultation de vingt-trois euros, la Sécurité sociale verse aujourd'hui l'équivalent de huit euros au médecin en rémunérations forfaitaires et cotisations sociales contre seulement cinq euros en 2012. La rémunération des actes médicaux a donc augmenté de près de trois euros dans un contexte de contrainte budgétaire", a-t-elle ajouté. Résultat: pour sauvegarder le secteur libéral, les médecins grévistes pourraient renoncer à cette augmentation, contre le statu quo sur le tiers payant. En un mot, ils opposent un niet à la nationalisation de la médecine libérale.

Six SDF morts l'espace d'un week-end

Il aura fallu
au moins 6 SDF morts de froid depuis samedi pour que le gouvernement se mobilise. Le dernier comptabilisé, avant le mot d'ordre de la suspension des avis officiels de décès, est un autre SDF, un Belge âgé de 46 ans, retrouvé mort dimanche sous sa tente à Mandelieu-la-Napoule, près de Nice (sud-est), "un décès dû au froid, combiné à l'alcoolémie", selon la préfecture locale.

"La ministre est en famille"

C'est ainsi que le cabinet de Sylvia Pinel a expliqué son silence face à la vague de froid qui n'a fait réagir aucun membre du gouvernement, ni l'Élysée, ni Matignon. 
"La ministre est en famille. Elle travaille aussi bien de chez elle. Elle a régulièrement les préfets au téléphone pour faire le point sur la situation."
Ce qui n'explique en rien, ni le ton badin, ni la méthode de télé-travail du gouvernement, ni l'absence de réaction officielle de la ministre. Or, l'hébergement d'urgence des SDF dépend du ministère du Logement dont Sylvia Pinel a la pleine et entière responsabilité en étant aussi absente que l'association DAL pourtant subventionnée. 

Les morts de sans-abri devraient concerner d'autres services gouvernementaux: outre la ministre du Logement, Sylvia Pinella secrétaire d'État à la Lutte contre l'exclusion (Ségolène Neuville) et le ministère de la Santé et des affaires sociales (Marisol Touraine) - encore elle - sont aussi injoignables qu'intouchables.

Le Premier ministre n'a réussi à en bouger que deux sur trois


Un SDF, pris au hasard (mais noir),
 pour une dizaines de "personnalités " exemplaires

Marisol Touraine n'a pas été mêlée à ce fiasco,
mais, à voir leurs mines épanouies, les deux valseuses ci-dessous se sont visiblement faites remonter.
Manuel Valls les avaient réquisitionnées pour une séance d'empathie collective auprès de SDF, démonstration qui s'est déroulée au chaud, dans les Hauts-de-Seine, devant les caméras qui les attendaient...
VOIR et ENTENDRE le service trois pièces du gouvernement:



lundi 31 octobre 2011

Air France: la grève devait "se renforcer" : elle "se fissure"

Deux syndicats , la CFDT et la CFTC sont sortis du mouvement au 3e jour
La pression médiatique des syndicats s'est exercée en pure perte

La grève des hôtesses et stewards d'Air France enregistre ses premières fissures.
Deux syndicats, la CFDT et la CFTC, ont annoncé leur sortie du mouvement entamé lundi.
Rivalités syndicales
Les syndicats partisans du dialogue social, la CFTC, qui a recueilli 8% des voix aux élections professionnelles de mars dernier, et la CFDT (4%), se désolidarisent des radicaux. L'un et l'autre sont à l'origine de la grève contre une réduction du personnel de cabine sur certains vols, singulièrement intérieurs: ils étaient opposés à leur réduction de quatre à trois. Ils ont pour leur part négocié une garantie de l'emploi jusqu'à fin 2012 avec la direction.

Pour la direction la décision des deux syndicats minoritaires est "une bonne nouvelle qui vient confirmer l'essoufflement du mouvement (et qui) est bien la preuve que la porte du dialogue n'a jamais été fermée avec les syndicats", a déclaré Jean-Charles Trehan, directeur des relations presse d'Air France." Sur cette sortie de conflit en particulier, la CFDT et la CFTC ont été reçues à leur demande depuis ce week end", a ajouté M. Trehan.
Les jusqu'au-boutistes de l'UNSA (22%), du SNPNC-FO (21%), de la CGT (10%) et de SUD (6%) poursuivent le blocage du trafic aérien en pleine période de migration des familles qui veulent fleurir les tombes de leurs défunts.

Abus de position dominante des majoritaires

Un intense matraquage médiatique

Une certaine presse aux mains du SNJ et de FO a mené l'offensive dans les media.

"La grève à Air France se renforce, disent les syndicats", titrait encore Reuters, le dimanche 30 octobre 2011 à 18h33. Cette dépêche a été dupliquée par Yahoo, Le Monde, Les Echos, Le Point et le Nouvel Observateur, etc.

"Air France : la grève se renforce d'après les syndicats", assurait France Info, le30 octobre 2011. Elle citait SUD: " 'La grève est massive parce que le mécontentement est massif', affirme Sud-Aérien. Le syndicat prévient que le mouvement de grève entamé hier est sérieux et durable.' "
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La radio de service public faisait même plus fort dans la désinformation et la psychose de ses auditeurs confiants. Le 29 octobre 2011, son titre militait aux côté des bloqueurs: "Air France : vers un durcissement de la grève". Elle écrivait: " Les syndicats en sont sûrs, le temps joue pour eux. C’est ce qu’affirment les signataires de l’appel à la grève chez les PNC (personnels navigants commerciaux, les hôtesses et stewards) d’Air France, qui se poursuit jusqu’au 2 novembre. "
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Une dialectique inquiétante
La distinction est plaisante à propos d'extrémistes favorables au scrutin proportionnel et à l'expression des minorités. Qu'ils soient des partis politiques ou des syndicats, lorsque les totalitaires sont en position dominante, ils entendent imposer leur loi et réduire les autres au silence. Le comble est une nouvelle fois atteint avec SUD qui culmine à 6%, mais prétend dicter ses volontés à la CFTC et à la CGT.
Une polémique discrimine les syndicats "pas représentatifs"

L'UNSA (autonomes) et le SNPNC-FO se sont étonnés de la décision conjointe de la CFDT et de la CFTC. "Il y a quand même un problème, la direction négocie avec deux syndicats qui ne sont pas représentatifs. Cela ne va pas", a déploré Stéphane Chausson, de l'Unsa. Selon le délégué syndical CFDT, Cyril Jouan, les deux syndicats ont "obtenu des garanties sur l'emploi jusqu'à fin 2012". Ils seront associés à la présentation de la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) sur trois ans, ce qui leur permettra de disposer d'une plus grande visibilité sur l'emploi dans l'entreprise.
Or, en vérité, le principal syndicat des quelque 15.000 hôtesses et stewards de la compagnie (28% des voix) est l'UNAC (CFE-CGC), laquelle ne s'est pas jointe au mouvement.

Le mouvement est éminemment politique et malveillant

Les efforts de la direction d'Air France sont stigmatisés
La direction s'est fixée plusieurs objectifs lundi. Outre qu'elle veille à épargner des perturbations aux usagers pris en otage, elle met en circulation 85% des vols prévus. Sur le millier de vols prévusdans la matinée, seulement quelque 70 vols ont été annulés au départ de Roissy (48 dont 4 long courriers) et d'Orly (20). Cette prouesse est rendue possible - malgré une législation sociale archaïque favorable aux bloqueurs contre les clients - par la reconduction de mesures, déjà prises par la direction d'Air France depuis le début de la grève, comme le recours aux compagnies partenaires et à ses filiales, la limitation à 100 environ du nombre de passagers par avion sur la base d'une hôtesse ou steward pour 50 passagers, et le renfort d'environ 200 cadres. Les malveillants en profitent pour dénoncer - sans explications - des vols à moitié vides !

Le gouvernement se voit reprocher de s'exprimer
La presse engagée reproche la prise de parole -dans leur domaine- de plusieurs ministres très critiques.
Lundi matin sur RMC, le ministre délégué aux transports Thierry Mariani a de nouveau qualifié cette grève d'"irresponsable" et dit ses craintes que celle-ci se traduise par de "nouvelles pertes" financières pour la compagnie confrontée à une rude concurrence.
Une tonalité déjà développée la veille par Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre du Transport et de l'Ecologie, et Xavier Bertrand, ministre du Travail, qui s'est également interrogé sur la mise en place d'un service minimum dans le transport aérien, comme il en existe en Espagne ou au Portugal, entre autre.

L'Etat français détient 16% du capital d'Air France
Les contribuables ont le droit de s'exprimer par la voix de leurs élus.
Le compte-rendu des interventions du PS est en revanche nettement plus favorable

A l'aise, le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac, a regretté, dixit cette presse, qu' " il n'y ait pas de dialogue social pour prévenir ce type d'incident qui revient à prendre en otage certains de nos concitoyens souhaitant profiter de ce long week-end " de Toussaint. Le socialiste est vraiment impayable ! Que le démagogue n'adresse-t-il donc pas sa polémique politicienne aux preneurs d'otages de la Toussaint, comme aux 6% de nuisibles du syndicat trotskiste, SUD ?
Pour Philippe Poutou, candidat trotskiste du NPA à la présidentielle, "il y a une légitimité complète des salariés d'Air France, c'est les conditions de travail qui se dégradent, des questions de sécurité, et derrière, ce sont des emplois menacés."

mercredi 3 novembre 2010

Des syndicats de nantis appellent au blocage des aéroports

Des privilègiés « en lutte » pour la défense de leurs avantages en nature
Les syndicats ne connaissent pas la Nuit du 4 août 1789

La nuit du 4 août fut une réponse à l'insurrection appelée la Grande Peur
Consécutive à la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, une vague de révoltes se développa en France, notamment dans les campagnes, où des paysans s'en prirent aux seigneurs, à leurs biens et à leurs archives. Pour calmer les insurgés et ramener le calme dans les provinces, l'Assemblée constituante vota donc l'abolition des droits seigneuriaux. Les droits féodaux furent toutefois déclarés rachetables (déjà !), ce qui, en pratique, conduisit à leur maintien jusqu'au 17 juillet 1793, quand la Convention vota leur abolition complète, sans indemnité, et la destruction des titres féodaux.

Aujourd'hui, les syndicats contribuent à la pérénisation des privilèges des seigneurs de la république
La constitution de la Ve République ne confèrent pas les pouvoirs de la Convention. Après les dockers et les pétroliers qui ont plongé les régions dans plusieurs semaines de Grande Peur faite de huit manifestations ou grèves et blocages, les syndicats de pilotes s'apprêtaient à prendre le relais.
=> Un pilote peut débuter à 3 000 € bruts par mois dans une grande compagnie comme Air France et évoluer jusqu’à 13 720 € en fin de carrière.

Les syndicats défendent les privilèges et les privilégiés

Les prises d'otages tiennent à bien peu de chose

Pour protester contre la fiscalisation de certains avantages acquis, trois syndicats de pilotes de ligne, d'hôtesses et de stewards ont lancé un préavis de grève de quatre jours, du vendredi 5 au lundi 8 novembre.
Le SNPL France Alpha, premier syndicat des pilotes de ligne français, et le SNPNC, premier syndicat des hôtesses et stewards français (25% du personnel navigant commercial d'Air France) s'honoraient samedi 30 octobre d'un appel à ce mouvement. Ils ont été rejoints lundi par l'UNAC.
Ces trois syndicats de nantis s'élèvent contre le vote par l'Assemblée nationale d'un amendement à l'article 16 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2011, prévoyant que "toute somme ou avantage alloué à un salarié, à raison de son activité professionnelle, par une personne qui n'est pas son employeur, est considéré comme une rémunération". Il s'agit donc de préserver le déjà faible pouvoir d'achat des pilotes, hôtesses et de stewards.

Quels sont ces avantages acquis en question ?

=> Ils concernent par exemple les ...chèques cadeaux (ou autres cadeaux) attribués par un entreprise à un salarié d’une autre, c’est à dire au final les « incentives » de ventes ! Ainsi, un(e) vendeur(euse) en parfumerie (Sephora, Marionnaud…) peut toucher des « cadeaux » de l’Oréal (ou autre) si il/elle pousse bien à la vente de produits de la marque. Or, L’Oréal n’est pas son employeur et c’est pour les URSSAF une rémunération déguisée, donc fiscalisable. Ce type de moralisation est interdite au gouvernement et peut provoquer la prise en otage de l'économie française.

=> Ce sont aussi et surtout les billets GP (pour « gratuité partielle »), principal avantage à bosser pour une compagnie aérienne, valabless en métropole, dans les DOM, à l’étranger et notamment en famille.
Et le Billet Partenaire, c'est quoi, encore ? C'est un 'acquis' dont se prévaut la CFDT. En effet, le billet Compagnon a été accordé aux ...célibataires dans les années 90, puis étendu en 2005 sous l’appellation « Partenaire », à tous les personnels, mariés ou non, et à leurs proches, à la suite d'une action 'sociale'... Or, le Code de Sécurité Sociale ne reconnaît que l’ouvrant droit et ses bénéficiaires directs (conjoint et enfants). Historiquement, Air France étend toutefois ces droits aux retraités (malgré la coupure du contrat de travail au départ en retraite, de plus en plus tard !) et aussi aux ayants droit non à charge (avec des critères précis et une limitation du nombre de billets annuels).

Parlez-nous donc des déficits d'Air France et de la Sécurité Sociale
, dont les syndicats schizophrènes empêchent la résorption, tout en critiquant les efforts du gouvernement pour moraliser les avantages acquis pourtant inégalitaires.
Les syndicats appellent néanmoins à la grève pour lutter contre l'égalité entre les citoyens.
En 2003, SUD Aérien a réclamé la possibilité d’obtenir le remboursement des billets GP périmés.

=> Ce sont encore les billets ZED qui n’entreraient pas non plus dans le cadre de l'amendement à la loi incriminée, car hors cadre d’une activité commerciale. Les billets ZED (zone employee discount) sont pourtant des billets à tarifs préférentiels sur d'autres compagnies.

Ils veulent continuer à faire crasher cracher leurs passagers

Les sommes ou avantages, comme par exemple un billet d'avion à tarif réduit - attribué par une autre compagnie aérienne que son employeur à un pilote ou à un mécanicien sol seront soumis à charges sociales et fiscales pour les salariés comme pour les entreprises, s'est plaint Yves Deshayes, membre du bureau exécutif du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL France Alpa).
Pour l'UNAC (Union des navigants de l'aviation civile, "un amendement de cet article est indispensable".
Ces tarifs réduits sont des facilités de transports, avec un impact direct sur les tarifs préférentiels accordés aux salariés et à ses retraités ou à un membre de la famille. Ces « droits acquis » seraient restreints aux vols de leur compagnie d’appartenance. Rendez-vous compte !
Pour les aristos des compagnies aériennes, il n'est pas question de se déplacer par le chemin de fer et de se mélanger au peuple. A la CFE-CGC, on revendique: « Nous sommes des salariés, pas des clients ! » (Décembre 2009)
Outre la promiscuité, il y va des fins de mois difficiles des pilotes, hôtesses et de stewards et de tout leur entourage.

Le rôle des syndicats: pressurer les citoyens ?

Et faire pression sur les élus du peuple
Le Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC/FO) ne craint pas d'assurer de son côté qu'une telle mesure adoptée sur un amendement du député (UMP) Yves Bur, aurait de "graves conséquences financières et sociales pour les personnels sol et vol".

Leur situation est précaire entre toutes
"Beaucoup d'hôtesses et de stewards vivent en province et travaillent à Paris. C'est le cas de 30 à 40 % des personnels d'Air France par exemple. Ils utilisent donc trois à quatre billets par mois à tarif réduit pour rentrer chez eux. S'ils doivent intégrer dans leurs revenus ces avantages cela diminuera fortement leur pouvoir d'achat", a indiqué Fatiha Aggoune-Schneider, présidente du SNPNC: FO est aussi partisane de la grève reconductible.
M. Bur a déclaré qu'il "n'est plus possible que ce texte soit amendé avant son adoption par le Sénat", laissant ainsi entendre que la Haute Assemblée pourrait apporter des modifications, comme elle en a le droit. Pour lui les syndicats font "une interprétation excessive du texte, qui s'applique au-delà d'un seuil de 200 euros et qui ne vise pas les usages entre compagnies aériennes", un seuil que ne mentionne pas les syndicats.

La Grande Peur républicaine

Le mercredi 3 novembre, la CGT Air France a assumé d'annoncer que les pilotes des compagnies françaises ont levé leur préavis de grève du 5 au 8 novembre .
Celui-ci courait du vendredi 5 au lundi 8 novembre en réaction à un projet Premier syndicat de pilotes, le SNPL estime avoir obtenu satisfaction - à travers un amendement du Sénat - contre l'assujettissement aux cotisations sociales de certains avantages acquis. En revanche, les syndicats des stewards et hôtesses attendent l'assurance que l'amendement sera bel et bien voté par le Sénat.

La CGT défend les privilèges
Le syndicat explique froidement que "le gouvernement a demandé au rapporteur du projet de loi de financement de la sécurité sociale au Sénat de déposer aujourd'hui un amendement" qui "préservera nos GP et autres tarifs préférentiels". Rappelons que dans le cadre de la réforme du financement de la sécurité sociale les syndicats avaient rejeté en bloc l'idée "de taxer comme du salaire tout avantage alloué aux salariés".

Le chantage continue
L'UGICT-CGT-PNC appelle toutefois les PNC (Personnel Navigant Commercial) à rester mobilisés pour les retraites, le 4 novembre (manifestation à 10h au terminal F) et le 6 novembre (grève, et manifestation dans les grandes villes de province.

Aux honorables professions, les honorables méthodes syndicales
En février dernier, des syndicats minoritaires, dont l'UNPL, avaient choisi les vacances de février pour faire entendre leur complainte. La grande précarité de leur situation l'exigeait. La très respectable SNPL, syndicat majoritaire, avait alors préféré faire chanter le gouvernement. Il ne s'était pas joint au mouvement, estimant qu'il était « prématuré »... Les élus n'ont pas tardé pour attendre.

Une grève peut en cacher une autre

La journée pourrait être difficile demain jeudi dans les aéroports français en raison d'une ...journée d'action contre la réforme des retraites lancée par quatre fédérations des transports (CGT, CFDT, FO, CFTC). Si Air France estime pouvoir assurer tous ses vols, des retards risquent d'être enregistrés.

Le ciel de la démocratie ne s'est pas éclairci
Il ne manquerait plus que les contrôleurs du ciel, ces damnés de la terre ?

vendredi 31 octobre 2008

Grève à Air France: pas d’exception pour les personnels navigants privilégiés

Huit syndicats appellent à cinq jours de grève du 4 au 8 novembre Un projet de recul de leur âge de départ en retraite, comme dans les autres professions, mobilise huit organisations syndicales d'Air France (CFDT, CFTC, FO, SNPNC, Sud Aérien, UGICT-CGT, UNAC et UNSA).

Le Parlement légifère-t-il sereinement ?
Le syndicat CGT entend mettre la pressions sur les élus de la nation, en raison d'un texte législatif qui qui doit être soumise au vote des députés ce vendredi 31 octobre, prévoit que les navigants techniques et commerciaux des compagnies aériennes pourront travailler jusqu'à 65 ans, au lieu de 60 ans actuellement pour les pilotes et 55 ans pour les hôtesses et stewards.

Pas d’exception pour les personnels navigants
"Sans consultation, sans négociation, les députés de la majorité gouvernementale veulent reculer l'âge de cessation d'activité des PNC de 55 à 65 ans par des amendements à la loi de financement de la Sécurité sociale", déplorent les syndicats dans un communiqué commun diffusé jeudi soir en s'étonnant que "l'entrée en vigueur de ces nouvelles mesures (soit) prévue pour janvier 2009!".
Les navigants techniques et commerciaux des compagnies aériennes pourront travailler jusqu'à 65 ans, au lieu de 60 ans actuellement pour les pilotes et 55 ans pour les hôtesses et stewards.

La retraite à 65 ans serait plus insupportable aux pilotes et hôtesses
"Sans action concertée de tous les syndicats, sans le soutien de l'ensemble des PNC (personnel navigant commercial), ces mesures inacceptables et dangereuses seront validées", dénonce la CGT dans un communiqué.

Cinq jours de grève, d’entrée de jeu.
Les directions syndicales appellent les personnels navigants commerciaux (PNC) d'Air France à frapper fort, à partir de mardi prochain et jusqu’au 8 novembre, soit cinq jours

Cinq jours de grève, pour commencer
Et plus si affinité avec la perturbation, puisque le pont du 11 novembre se profile en bout de piste…
En effet, les syndicats menacent d’ores et déjà d'une grève reconductible au-delà de ces cinq jours si ce projet n'est pas retiré.
"Sans action concertée de tous les syndicats, sans le soutien de l'ensemble des PNC, ces mesures inacceptables et dangereuses seront validées (...) L'heure est à une action rapide et déterminée", poursuivent les syndicats qui appellent à une "grève nationale les 4, 5, 6, 7, et 8 novembre". "Cette grève sera reconductible si nécessaire", préviennent-ils.

La CGT cherche à entraîner les autres compagnies aériennes
Selon Raymond Besco de la Fédération des transports CGT, "les fédérations lanceront vendredi un appel national à la grève pour élargir le mouvement" à l'ensemble des compagnies aériennes.

Le syndicat national des pilotes de lignes brandit la menace
Sans appeler à la grève pour le moment, le syndicat majoritaire chez les pilotes, le SNPL (syndicat national des pilotes de lignes) a indiqué son opposition à ce texte et affirmé qu'il y "aurait une réaction extrêmement brutale et un préavis de grève très dure" s'il est maintenu.

Cette grève sera-t-elle populaire ?
Combien de corporations encore privilégiées vont-elles nous tenir sous la menace?
La crise financière, économique et sociale ne crée pas d’états d’âme chez les nantis.



Hôtesse de l’air et steward à Air France
Niveau d'études exigé : de bac à bac + 2
Salaire net mensuels de départ à 1500 euros + des primes et indemnités.

Pilote de ligne à Air France
L’entreprise recrute également des bac+2 qu’elle forme pendant environ dix-huit mois: 1075 heures de cours et 175 heures de vol.
Salaire
Salaire net mensuels de départ : plus de 2300 euros
Les salaires des pilotes varient en fonction des compagnies aériennes, de la taille des avions, des distances, de l’expérience du pilote. Ainsi, dans les compagnies modestes, la fourchette se situe plutôt entre 2280€ et 7620€. Mais, un pilote peut débuter à 3000€ bruts par mois dans une grande compagnie comme Air France et évoluer jusqu’à 13720€ en fin de carrière.

Les syndicats (
UNSA, Unac, UGICT-CGT, Sud aérien, SNPNC, CFDT, CFTC , FO) soutiennent les petits salaires.