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vendredi 31 janvier 2020

Dans l'affaire Mila s'opposent religion et préférences sexuelles, liberté de conscience et liberté d'expression

Après l'incitation à la haine religieuse, les attaques contre les croyants sont interdites 

Mila, lycéenne de 16 ans, est menacée de mort depuis plusieurs jours

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L'aspect homophobie de l'affaire est évacué
Sa faute est d'avoir réagi à des insultes homophobes par des insultes contre l’islam sur les réseaux sociaux, après une vidéo virulente postée sur Instagram. 
Deux enquêtes parallèles sont ouvertes, toutes deux visant la lycéenne (lien PaSiDupes).

Et la plaie de la laïcité est ré-ouverte...
Parmi les acteurs politiques, le CFCM, le premier, déclenche l'incitation à la haine le jeudi 23 janvier. Le délégué général du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri, lance : "cette fille [sic] sait très bien ce qu'elle fait. Qui sème le vent récolte la tempête", déclare-t-il au micro de Sud Radio.

Marlène Schiappa lui donne raison : ""Des propos criminels, des propos coupables," qui appellent des sanctions, réagit sur France Inter la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes d'abord et les hommes.

De nombreux politiques s'emparent de l'affaire, qui relance le débat autour de la notion de blasphème

Dans une tribune au Figaro, des juristes s'inquiètent du "basculement de tous les dangers pour la liberté d'expression," à la suite de l'ouverture de plusieurs enquêtes à l'encontre de la jeune Mila, une mineure.

Un avis que ne partage visiblement pas la ministre de la Justice. 

Toute ancienne rectrice d'académie qu'elle fut,
 Nicole Belloubet tend le débat. "Dans une démocratie [pas ailleurs ? Et sans doute au 21e siècle...], la menace de mort est inacceptable (...). L'insulte à la religion c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave, mais ça n'a pas à voir avec la menace [de mort]", a estimé la ministre sur Europe 1 le mercredi suivant.

A gauche comme à droite, ces déclarations ont soulevé l'indignation.
Ex-ministre socialiste et sénatrice de l'Oise, Laurence Rossignol, a décerné un "0/20 en droit constit" à la juriste. "En France, il est interdit d'insulter les adeptes d'une religion, s'esclaffe-t-elle, mais on peut insulter une religion, ses figures, ses symboles", a-t-elle souligné dans un tweet visant l'ancienne membre du Conseil constitutionnel (2013-2017).

"Nicole Belloubet invente le délit de blasphème (...) Scandaleux!", a estimé le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan.

Face à la polémique, la garde des Sceaux est revenue sur ses propos en reconnaissant une expression juste "maladroite" et en jurant qu'elle n'a pas tenté de remettre en cause "le droit de critiquer la religion".

"Les insultes et les discriminations à raison de l'appartenance religieuse sont des infractions. C'est ça que j'ai voulu dire", a rétro-pédalé Nicole Belloubet, tout en polémiquant, puisqu'elle dénonce une polémique... "ridicule", le sujet lui paraissant tout-à-fait subalterne. 
"Je n'ai absolument pas justifié le délit de blasphème", a-t-elle affirmé. Les Français, Macron ne cesse de le dire, ne comprennent rien à rien des propos de l'exécutif.

Son collègue de l'Intérieur, bien connu pour la finesse de ses analyses, a enfoncé le clou.
"Il n'existe pas dans ce pays et il n'existera jamais - sous l'autorité de ce gouvernement - de délit de blasphème", a assuré Christophe Castaner devant les sénateurs, à l'occasion de la séance des questions au gouvernement.

"Nous devons refuser qu'au nom d'une pseudo dénonciation de l'islamophobie, on ne puisse pas dans ce pays critiquer une religion", a-t-il ajouté.

La lycéenne a sa scolarité brisée.

lundi 30 septembre 2019

Du sursis pour le ministre Urvoas: la Cour de justice de la République juge qu'il ne faut pas faire un plat d'une "violation du secret professionnel" de ministre

L'ex-garde des Sceaux de Hollande reste donc un ministre exemplaire...

Le ministre de la Justice soi-même avait 
transmis au député Thierry Solère des éléments de l'enquête qui le visait : en voilà une affaire !...

Vous ne lui donneriez pas le bon dieu sans confession ?
Eh bien, la Cour de justice de la République, si !
Le principe de séparation des pouvoirs, plus que jamais un principe...
L’ancien garde des Sceaux - pendant un an et trois mois - Jean-Jacques Urvoas s'en est tiré ce lundi 30 septembre avec une condamnation à un mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende pour "violation du secret professionnel" par la Cour de justice de la République (CJR). Thierry Solère s'inquiétait que justice soit faite dans l’enquête qui le visait, mais le socialiste l'a tranquillisé...

Il est le huitième ministre à comparaître depuis 1999 devant la CJR.
L’accusation avait requis un an de prison avec sursis contre Jean-Jacques Urvoas, 60 ans, ex-président de la Commission des lois, dont l’image d'honnêteté reste écornée par cette affaire.  

La CJR ne sort encore pas grandie de ce dossier. Juridiction controversée, elle est la seule habilitée à juger des actes commis par des membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions.
Laurence Rossignol - sénatrice féministe PS (ex-LCR) de 61 ans - et Laurence Vichnievsky - députée LREM du Puy-de-Dôme (venue de PACA), ex-magistrate de 64 ans, ex-MoDem - qui siègent à la LCR sont-elles tranquilles avec leur conscience ?

Rappel des faits que la CJR blanchit

Le 13 décembre 2017, le Canard enchaîné révèle que, dans l’entre-deux-tours sensible de l’élection présidentielle de 2017, le ministre socialiste de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a transmis des informations confidentielles à l'élu de droite des Hauts-de-Seine Thierry Solère, girouette politique alors orientée vers l'UMP et visé par une enquête pour fraude fiscale, blanchiment et trafic d’influence. Selon le journal anarchiste, "au mépris du secret inhérent à sa fonction, le garde des sceaux a donc envoyé à un justiciable une note confidentielle émanant de la Direction des affaires criminelles et des grâces détaillant les investigations en cours à son sujet".

Une copie de ce document, que Thierry Solère prend soin de transmettre via la messagerie chiffrée russe Telegram, est découverte le 26 juin lors d'une perquisition à son domicile. Thierry Solère avait gardé ces informations dans son téléphone avec la mention "Amitiés Jean-Jacques Urvoas" ! Or, le 31 mars 2015, l'ancien député Urvoas avait proposé un amendement pour contraindre, sans délai, à la remise de clés de chiffrement, en outre utilisées par des applications comme Telegram...

Le 13 décembre 2017, le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Claude Marin, saisit pour avis la Cour de justice de la République (CJR). Après l'avis "favorable" émis le 16 janvier 2018 par sa commission des requêtes, la Cour de justice de la République ouvre une enquête le 17 janvier 2018. Le 19 juin 2018, six mois plus tard, Jean-Jacques Urvoas est mis en examen par la Cour de justice, mais seulement pour violation du secret professionnel. 

En juin 2014, le président de la République avait réaffirmé son intention de supprimer la Cour de justice de la République (CJR). 
Après quelque 25 années, malgré son engagement de campagne présidentielle, elle est toujours là et vient encore de se montrer fort magnanime... 
Créée en 1993, cette juridiction est chargée de juger les crimes ou délits commis par des ministres dans l’exercice de leurs fonctions. Elle peut juger tous les membres du gouvernement, c’est-à-dire le premier ministre, les ministres et les secrétaires d’Etat.
Pour François Hollande, "les ministres doivent être des citoyens comme les autres" et être "soumis aux juridictions de droit commun". Un souhait qui ne peut s’appliquer aux affaires en cours, alors que Philippe Léotard et Edouard Balladur vont faire l’objet d’une enquête dans le cadre de l’affaire Karachi.   Mis en cause dans le volet financier de l’affaire Karachi, l’ex-ministre de la Défense François Léotard et son ancien premier ministre seront peut-être les derniers à être jugés par la CJR. L’ancien premier ministre Edouard Balladur est suspecté par la CJR, qui va se pencher sur les rétro-commissions des contrats d’armement lesquels auraient financé sa campagne présidentielle en 1995, mais aussi sur d’éventuels détournements des fonds secrets de Matignon.

Ont-ils eu à se plaindre de la CJR ?

Laurent Fabius. En 1999, la CJR juge l’ancien premier ministre Laurent Fabius, l’ancienne ministre des Affaires sociales Georgina Dufoix et l’ancien secrétaire d’Etat à la Santé Edmond Hervé, tous trois en fonction au moment de l’affaire du sang contaminé dans les années 1980. Verdict: Les deux premiers sont relaxés, le troisième sera condamné, mais dispensé de peine.

Ségolène Royal. Alors qu’elle est ministre déléguée à la Famille, Ségolène Royal est poursuivie en diffamation par deux enseignants du lycée Thiers de Marseille à propos d’une affaire de bizutage. En 2000, la CJR admet que les propos de la ministre sont "de nature à porter atteinte à l’honneur et à la considération" des plaignants, mais estime que la ministre a rapporté "la preuve parfaite" que les faits étaient vrais. Ségolène Royal est relaxée.

Michel Gillibert. En juillet 2004, la CJR condamne l’ancien secrétaire d’Etat aux Handicapés, en poste de 1988 à 1993, pour des détournements de fonds. Accusé d’avoir détourné 1,3 million d’euros au préjudice de l’Etat, Michel Gillibert écope d’une peine de trois ans de d’emprisonnement avec sursis, de 20.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité et d’interdiction de vote.

Charles Pasqua. Tête de turc de la CJR, il aura droit à pas moins de trois passages devant la CJR. En 2010, l’ancien ministre de l’Intérieur est condamné à un an de prison avec sursis pour des détournements de fonds au préjudice de la Sofremi, société sous tutelle de son ministère. La même année, il est relaxé des accusations de "complicité et recel d’abus de biens sociaux" qui pesaient sur lui dans le cadre de l’affaire du siège de GEC-Alsthom Transport. La Cour a également reproché à l’ancien ministre d’Edouard Balladur d’avoir bénéficié de 7,5 millions de francs (1,14 million d’euros) pour sa campagne électorale européenne de 1999. Une cagnotte issue de la vente du casino d’Annemasse (Haute-Savoie), dont il avait autorisé l’exploitation en 1994 contre l’avis de la commission supérieure des jeux. Il écope de 18 mois de prison avec sursis pour "faux, financement illégal de campagne et abus de confiance".
Ils y passent

Eric Woerth. Octobre 2013, l’ancien ministre du Budget, puis du Travail, sous la présidence de Nicolas Sarkozy est entendu pendant deux jours par la CJR. Accusé d’avoir "bradé" l’hippodrome de Compiègne, Eric Woerth est maintenu sous le statut de témoin assisté.

Christine Lagarde. La patronne du FMI, ex-ministre de l’Economie est visée mise en cause par la CJR pour "complicité de faux et de détournement de fonds publics" dans l’affaire Tapie. Convoquée en mai 2013, puis de nouveau le 31 janvier 2014, Christine Lagarde, placée sous le statut de témoin assisté, est accusée d’avoir favorisé Bernard Tapie dans l’arbitrage du contentieux sur la vente d’Adidas, et qui a permis à l’homme d’affaires de récupérer 400 millions d’euros. Elle est mise en examen le 27 août 2014 au motif de "négligence". Le 15 décembre 2016, les réquisitions du procureur général font état d'une "faute politique", mais pas d'infraction. Le 19 décembre 2016, à l’issue de son procès, la CJR se rangera aux réquisitions du procureur en la déclarant coupable de "négligence", mais la dispense de peine et ne fait pas inscrire cette condamnation à son casier judiciaire, en raison de la "personnalité" et de la " réputation internationale" de Christine Lagarde, actuelle présidente de la Banque centrale européenne.

Combien de ces affaires sont-elles des coups bas médiatiques ?  

mardi 26 février 2019

Une affaire de "hijab de sport" Decathlon, pour relancer ses ventes

L'association familiale Mulliez (Auchan, Kiabi, Leroy Merlin, Norauto, etc) est prête à tout 

Mais le géant français de la distribution d'articles de sport n'est pas prophète en son pays... 

Ses résultats financiers sont mitigés en 2018. 
Résultat de recherche d'images pour "hijab Decathlon Maroc"En France, ses ventes sont en baisse de 5%, à 3,14 milliards d'euros, et ne s'avoue pas que la clientèle hexagonale n'adhère pas à son choix de privilégier à 80% ses marques de distributeur contre 20% de grandes marques internationales. Alors le distributeur court après la reprise et se dévoile au Maroc. 

Car la mode islamique représente un marché juteux.
Les dépenses pour l'habillement islamique devrait s'élever à 484 milliards de dollars en 2019, selon un rapport de Thomson Reuters. 

C'est la première marque française à se lancer sur le marché de la mode islamique.

Decathlon prétexte l'avance prise par la concurrence.
Résultat de recherche d'images pour "HIJAB h1m"
Plusieurs marques ont déjà franchi le pas. Le 3 septembre 2015, H&M avait opté pour une stratégie vertueuse : en dévoilant le spot publicitaire de sa collection "Close the Loop", qui encourage depuis 2013 les consommateurs à recycler leurs vêtements, la marque suédoise avait choisi une Londonienne en hijab, pour incarner une mode ...tolérante et libérée et la communauté musulmane avait applaudi à l'ouverture d'esprit de l'enseigne. En 2016, le Japonais Uniqlo avait brigué la médaille d'argent de la vente de hijabs, tandis que Nike lançait des voiles spécifiques pour le sport dès l'année suivante. Decathlon était resté au pied du podium.

La marque française vient de lancer un "hijab de sport" dans ses magasins au Maroc. 
Le voile musulman, en polyester, destiné au running, est également vendu en ligne, mais le produit apparaît comme étant "malheureusement épuisé" sur le site français de Decathlon. Dans les trois tailles.
Le hijab est "conçu pour la coureuse qui souhaite se couvrir la tête et le cou pendant sa course", peut-on lire sur le site de la marque, qui précise qu'il ne "bouge pas pendant la course".
"Ce hijab de running a été testé plusieurs fois par vingt femmes qui portent habituellement le hijab, et qui pratiquent du jogging, running ou trail de manière régulière. Il a été validé pour son confort et sa respirabilité", souligne encore Decathlon sur son site. Comment les testeuses faisaient-elles avant ? Ont-elles fait pression sur Decathlon  ou la marque crée-t-elle un nouveau besoin ?



Decathlon se place en queue de peloton. 
Dans leur course en avant pour toujours plus de profit et pour asphyxier la concurrence. Decathlon se met sur la ligne de départ, en troisième série, sur la ligne six du Maroc.

En France, ce lancement fait scandale, notamment dans la sphère féministe

Face à la polémique, Decathlon affirme que ce "hijab de running" ne devrait pas être vendu en France. Remarquez, le PACS ne devait pas conduire au mariage homosexuel et à la PMA... 
Sa mise en ligne sur le site français est une "erreur", se défend le responsable de la communication de la marque, Xavier Rivoire, qui ne manque pas d'air.

Sur Twitter, la porte-parole des Républicains Lydia Guirous s'insurge contre "la soumission" de Décathlon à "l'islamisme qui ne tolère les femmes que la tête couverte

.

Valérie Rambault, la présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, s'interroge de son côté sur un possible boycottage.

L'ancienne ministre socialiste des Droits des femmes,
Laurence Rossignol, a ainsi relayé un communiqué commun de la Ligue du droit international des femmes et du Comité laïcité république, dénonçant une "promotion de l'apartheid sexuel".



La ministre de la Santé a regretté la mise en vente de cet accessoire.
Agnès Buzyn a déclaré qu'elle aurait "préféré qu'une marque française ne promeuve pas le voile". "Il est évidemment permis, et on sait bien que la laïcité en France permet le port du voile. C'est notre société. Mais personnellement, je n'ai pas envie qu'on favorise la différenciation entre les hommes et les femmes», a-t-elle poursuivi sur RTL, ce mardi matin, se faisant l'écho des féministes, notamment la Ligue du droit international des femmes qui ne marque évidemment pas de différence entre les femmes et les hommes...

jeudi 19 octobre 2017

Bertrand Cantat : polémique autour des InRocks

Le beau-frère de Cécile Duflot a tué sa compagne; Les InRocks fait pourtant sa promo

L'AFP peine à nommer le magazine

"La photo en Une d'un magazine du chanteur français Bertrand Cantat, 
condamné pour avoir tué sa compagne, l'actrice Marie Trintignant, en 2003 à Vilnius, a suscité une vive polémique en France, en plein scandale Weinstein sur les violences contre les femmes."

L'AFP le nomme seulement pour souligner que, dans un éditorial, le magazine Les Inrockuptibles a exprimé mardi des "regrets" pour son "parti pris éditorial" et reconnu que sa couverture du 6 octobre était "contestable", plutôt deux fois qu'une, puisqu'elle fait la promotion du nouvel album solo de Bertrand Cantat.

Des regrets sous la pression de nombreuses réactions indignées

Le magazine Elle a publié un cinglant éditorial  intitulé " 'Au nom de Marie', pour toutes les femmes victimes de la violence des hommes", du moins certains..., publié lundi sur les réseaux sociaux.

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Apologie de "l'amour vache" ?
Dans un simple "avis à [ses] lecteurs", l'éditorialiste anonyme des Inrockuptibles (Les Inrocks) rétropédale à contre-coeur évoquant "la souffrance qu'a pu engendrer cette couverture nous a profondément touchés".

"Les réactions qui ont suivi (...) nous ont bouleversés, assure le Tartufe. Tout cela nous engage et nous engagera à faire toujours preuve de vigilance dans notre façon de traiter et de mettre en scène les sujets que nous estimons importants. Pour un magazine comme Les Inrockuptibles, le retour de Bertrand Cantat à la musique en fut un", maintient le magazine qui ne revient que du bout des lèvres sur son choix éditorial de mettre le meurtrier en vedette. 

Le frère de Bertrand Cantat 
avec sa compagne, Cécile Duflot
Toutefois, "le mettre en couverture était contestable. A ceux qui se sont sentis blessés - dont Les InRocks n'est nullement - , nous exprimons nos sincères regrets", poursuit l'éditorial, prétendant a posteriori que le choix de cette Une a suscité de nombreux débats en interne.

De vives réactions obligées de Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat française chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes. 

Mme Schiappa se garde d'appeler au désabonnement...

Et pourquoi cette retenue de la ministre et de l'AFP ?
Le propriétaire des InRockuptibles n'est autre que le banquier Matthieu Pigasse.
Et le vice-président de la banque Lazard en Europe contrôle le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova, ainsi que co-actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post.
En 2012, au titre de l'aide à la presse, Les Inrockuptibles reçoivent 329.000 € de subvention de la part de l'État auquel Schiappa appartient.
La Une des "Inrocks" dédiée à l'ex-leader de Noir Désir Bertrand Cantat en faveur de son premier disque solo à paraître, a également fait bouger une autre féministe, Laurence Rossignol, ancienne ministre du Droit des femmes.

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"Marie Trintignant, on ne t'oublie pas. Il faudra davantage que la médiatisation obscène de Bertrand Cantat pour éteindre ta flamme", écrit Elle, magazine clairement militant pour la cause des femmes depuis plus de dix ans, notamment depuis la candidature socialiste de Ségolène Royal en 2007. 

"Avec cette grâce si singulière, son visage est devenu celui de toutes les femmes victimes de la violence des hommes", résume la journaliste Dorothée Werner dans son éditorial qui fait l'amalgame de tous les hommes, rappelant que 123 femmes ont été tuées en France par leur conjoint en 2016, sans nuance sur le milieu d'origine des des auteurs de ces crimes contre les femmes.

Et, au passage, Elle  n'hésite pas à instrumentaliser l'actualité du monde du cinéma.
"A toutes ces femmes comme aux actrices contre Weinstein, (...) il en faut, du courage", souligne-t-elle, faisant référence au scandale au retentissement planétaire visant le producteur américain Harvey Weinstein, accusé de viols et de multiples harcèlements sexuels, confondant homicide - un "féminicide" pour lexpress.fr - et dépravation sexuelle.

Le journal Le Monde procède au même mélange.
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Solidaire de son confrère, le salarié de Pigasse choisit les citations des InRocks sur le journalisme qui "exige, parfois, d’aller questionner les zones d’ombre, d’aller au-delà des frontières et des évidences, quelles qu’elles soient". Nous culpabiliserions presque de ne pas comprendre la "pensée complexe" des psys des InRocks et Le Monde, les amis de Macron, réunis dans le même plaidoyer pro domo...
Puis, l’hebdomadaire hasarde une seconde justification, selon laquelle " l’histoire de Bertrand Cantat fait partie de celle des InRockuptibles, depuis les années 1980", Noir Désir ayant participé, selon lui, à la "construction de [son] identité". C’est d’ailleurs pourquoi le journal avait choisi, en 2013, de publier la première interview de Bertrand Cantat depuis le drame de Vilnius dix ans auparavant, explique-t-il aux "illettrés".





Et 20 minute se pose la question qui tue : "
Bertrand Cantat est-il redevenu un chanteur comme les autres?" (12 oct. 2017)

L'impudique Les InRocks se porte même à l'avant-garde du combat féministe
"Les débats qui, la semaine passée, se sont fait jour, nous motivent aussi et surtout à poursuivre dans ces colonnes notre lutte contre les violences faites aux femmes. A continuer chaque jour le travail de déconstruction d’une domination masculine qui écrase les femmes, comme le prouve l’enquête que nous consacrons cette semaine au milieu du cinéma après la révélation de l’affaire Weinstein. A relayer les idées féministes comme cela a toujours été le cas. Il était important pour nous de vous dire cela."
Chaque réapparition artistique et médiatique de Bertrand Cantat, ex-chanteur du groupe Noir Désir, comme lors de son retour discographique en 2013 avec le groupe Détroit, suscite des réactions de rejet depuis le drame de 2003.

Sa compagne d'alors, l'actrice Marie Trintignant, avait succombé sous ses coups après une violente dispute, et Bertrand Cantat avait été condamné à huit ans de prison pour homicide.

Il en a purgé quatre, dont un en Lituanie, avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en 2007. Depuis juillet 2011, son contrôle judiciaire a pris fin.
Il est quitte... Les InRocks l'est-il aussi ?

samedi 20 août 2016

Burkini : les candidats à la primaire à gauche laissent faire ou encouragent

La gauche détourne le regard, mais les candidats à la primaire de la droite condamnent

Artificielle, la majorité présidentielle se fracture toujours plus largement


L'impudique Valls - révélant ci-contre ses genoux et son nombril - refuse à légiférer sur le burkini, mais estime pourtant qu'il "n’est pas compatible avec les valeurs de la France. Dans son incohérence, le premier ministre de Hollande a même soutenu les maires prenant des arrêtés anti-burkini, mais Valls se comprend ! 
Quant à Hollande, tout chef de l'Etat qu'il puisse paraître, il n'a toujours pas tranché l'affaire d'un de ses fameux  "il faut ...", ni d'aucune constitution d'un comité ad hoc. S'il n'a toujours pas ouvert les dossiers qui l'attendent depuis plusieurs semaines, on se demande comment il peut donc prétendre qu'il n'a pris que onze jours de vacances. Peut-être est-il tenté d'y rester, un nouveau renoncement dont il ne lui serait pas fait grief...

VOIR et ENTENDRE la prise de conscience de Valls sur 13 ans:

Cette position énerve passablement Benoît Hamon, député frondeur, fraîchement déclaré candidat à la primaire du PS, qui se demande jusqu'où ira cette chasse aux signes religions musulmans :
"Dans certaines communes, dans lesquelles on n'a jamais vu aucun burkini, on prend des arrêtés pour dire qu'il est interdit de porter une tenue qui n'est pas interdite par la loi et qui pourrait troubler l'ordre public, sans qu'on sache si oui ou non ça trouble l'ordre public... Mais, à partir de ce principe-là, si on considère que sur les plages il ne faut pas donner une visibilité à sa religion, qu'est-ce qui empêchera que la djellaba et la barbe soient considérées comme une forme de provocation ?"
"Vous rendez-vous compte aujourd'hui où nous en sommes arrivés ? Nous en sommes arrivés à ce que sur le burkini, le premier ministre dise que c'est une forme d'asservissement de la femme mais qu'il ne faut pas légiférer, s'étouffe-t-il à moitié, ce matin au micro de France Inter. c'est si grave, qu'il légifère !"
Et d'enfoncer le clou :
"Je revendique appartenir à une tradition politique qui considère que la laïcité est une laïcité sans épithète. (…) L'islam doit être traité comme une religion ordinaire. Ce n'est pas une sous-religion que l'on traite par un biais post-colonialiste ou une religion dont on considère qu'elle est un nid permanent de terroristes que l'on traite par le biais sécuritaire. (…)
Et de poursuivre: "Le cadre ne peut pas être trouvé par des déclarations intempestives de dirigeants politiques qui ne cessent de vouloir faire leur beurre politique et leur beurre électoral sur l'islam." Le camarade Hamon  s'est cette fois révélé aussi véhément dans l'expression que sa pensée est radicale.

A l'inverse, 
pour Frédéric Cuvillier, maire PS de Boulogne-sur-Mer, interdire le burkini serait "attentatoire à la liberté." L'ancien ministre délégué aux Transports auprès de la ministre de l'Écologie, Cuvillier, s’inscrit dans la catégorie des j-m-en-foutistes aveuglés d'idéologie. Le maire de Boulogne-sur-Mer ne suivra pas la tendance du chef du gouvernement. "C’est assez attentatoire à la liberté", se justifie ce proche de François Hollande dans les colonnes de la Voix du Nord, le 18 août. Il ajoute que ce n’est pas le rôle du maire de décider d’interdire cette tenue de bain ostentatoire qui couvre la quasi-totalité du corps (dont la tête, épargnant le visage, au contraire de la burqa) :
"Je ne suis pas persuadé que ce soit la mission du maire de demander à quelqu’un si le port du burkini est lié à sa religion ou pas." Cuvillier fuit ses responsabilités d'autant plus courageusement que Boulogne n'attire pas les burkini. Sans dommage, il s'obstine ainsi à ignorer que c'est une perversion de l'islam qui impose cette négation du corps des femmes et que les musulmans "raisonnables" font confiance en la femme.
Dans le même esprit, Cuvillier fut le premier ministre en exercice à célébrer un mariage entre deux personnes de même sexe, le 1er juin 2013. 
A noter que sur leur liste électorale ci-contre la paire Saintignon-Cuvillier ne respecte pas l'alternance stricte femmes-hommes...
En août 2014, il refusera sa reconduction dans le gouvernement Valls II, qu'il trouve trop à droite.

Ce membre du Conseil national du Parti socialiste prône plutôt "la tolérance vestimentaire".
Et pour montrer son hermétisme à la culture de son propre pays et de la gravité de la polémique qui parcourt la population en ce mois d’août. Fort malencontreusement pour un universitaire franc-maçon du Grand Orient de France (GODF) prend l’exemple de "religieuses" croisées sur la plage :
"La dernière fois, à la plage, j’ai vu plusieurs religieuses prendre un bain de pieds. Pourtant, leur tenue est un signe ostentatoire. Il faut rester raisonnable : tout est question de goût." (Cuvillier)
Tête de liste dans le Pas-de-Calais, l'ex-collaborateur de Hollande essuya  une défaite historique, la liste PS se faisant éliminer au premier tour des Régionales 2015 dans le Boulonnais - sauf à Outreau.

VOIR et ENTENDRE  d'ailleurs la méthode Cuvillier pour arrêter la montée du FN :
En revanche, Laurence Rossignol veut combattre "sans arrière-pensée" le burkini, qu’elle juge "profondément archaïque." Elle ss justifie:
"Le burkini n’est pas juste une nouvelle gamme de maillot de bain [...] mais aussi un projet de société, une vision en particulier de la place des femmes et ne peut pas être abordé uniquement sous l’angle d’une pseudo-mode ou des libertés individuelles, tente-t-elle de faire entendre à Cuvillier. Bien sûr, chacune s’habille comme elle veut, mais le burkini a un sens : cacher le corps des femmes pour cacher la femme. Un argument qui passe au-dessus de la tête d'un macho, fût-il maire de Boulogne. La place que ça accorde aux femmes est une place que je combats, que d’autres avant moi ont combattu. [La notion historique de lignée de femmes est étrangère à Cuvillier, notamment quand il s'agit de religieuses]. Il y a quelque chose de profondément archaïque. Il n’y a rien de moderne dans le burkini. [...] Je combats cet archaïsme qui consiste à considérer que les femmes sont impures, que leur corps est par définition une provocation aux hommes et à la société. Les électrices de Cuvillier seraient-elles impures ?
Avec les maires LR David Lisnard et Lionnel Luca qui ont décidé d’interdire cette tenue de bain islamique sur la plage de leurs communes, Cannes et Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), au nom de la laïcité, le maire PS de Sisco (Haute-Corse), Ange-Pierre Vivoni, a pris un arrêté similaire ce lundi 15 août, après les incidents violents de la crique de sa commune.

A l'extrême gauche, la charge est encore plus violente.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, est allé bien plus loin
,
quelques minutes plus tôt, sur France Info. "Il n'a rien d'autre à faire le premier ministre de notre pays suite à Nice, Saint-Etienne-du-Rouvray, au regard des enjeux colossaux auxquels nous sommes confrontés ?", lance-t-il. "En suivant les pas d'une droite très radicalisée qui court après le Front national, [Manuel Valls] joue un jeu très dangereux (…) Après Charlie Hebdo, on a parlé de République, de démocratie, de vivre-ensemble, des belles valeurs républicaines. Aujourd'hui, il y a une tentative de détournement du débat public des grands enjeux avec la question religieuse". Le religieux est secondaire, tant qu'il n'est pas islamique, voire islamiste.

Proche du secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent, Dartigolles, 5 % à la Régionale de 2015, estime que Manuel Valls "fait le jeu des terroristes puisque c'est précisément ce que veulent au final les terroristes : la guerre de religions, les tensions permanentes et le basculement vers des ferments de guerre civile".

Comme François Fillon ce vendredi, plusieurs candidats à la primaire de la droite se sont déclarés pour l'interdiction du burkini.

La provocation islamiste - qui épargne les modérées et non les femmes subversives - est devenue le feuilleton de cette fin d'été, envahissant les colonnes des journaux depuis plusieurs jours et les télévisions qui n'ont pas encore effectué leur rentrée. Tous multiplient les entretiens politiques avec des experts d'astreinte ou de secours et autres analystes dont les orientations restent floutées. Puisque les faiseurs d'opinion ont  abandonné le terrain, il n'est pas étonnant de voir les media étaler leur satisfaction de pouvoir harponner la plupart des candidats à la primaire de la droite et du centre, qui assument leurs positions dans les media en mal de couverture, à la différence des ténors de la gauche.

La députée européenne Nadine Morano est lucide
Très active sur le réseau social Twitter, l'ancienne ministre s'est exprimée sans détours sur les sujets du port du burkini et de l'assassinat du père Hamel, ou proposant aux internautes de signer une pétition pour que la loi soit "durcie" et "appliquée". Quelques tweets valent probablement mieux qu'un long discours.



Ça suffit ! meurtres égorgements, indemnisation d'islamiste Burka Burkini auto-école pour femmes...sauvons la France

Voile intégral et burkini : ça suffit !
Durcissons la loi et faisons la appliquer > Signez la pétition




Voilà comment ils contournent nos lois ! Suspension des droits civiques et sociaux pour le port du voile intégral !
François Fillon est le dernier en date à s'être opposé au port du burkini sur les plages de France. Mais, contrairement à ses collègues, l'ex-premier ministre n'a pas choisi un média traditionnel pour faire connaitre sa position, préférant le réseau social Facebook. Vendredi après-midi, il a rédigé un long post sur sa page pour apporter "son soutien aux maires" prenant des arrêtés d'interdiction de burkinis.
"Ne tombons pas dans le piège. Le port du burkini, de la même façon que celui de la burqa, doit être perçu dans la dimension politique qui lui est inhérente. Les maires prenant des arrêtés d'interdiction du burkini ont une attitude responsable, dans un contexte d'état d'urgence, et cohérente avec la décision d'interdiction de la burqa prise par mon gouvernement en 2010", peut-on lire dans le communiqué digital du député de Paris.

Avant lui, la plupart des candidats à la primaire s'étaient déjà exprimés sur le sujet et avaient exprimé la même conviction. En pleine tournée des plages pour recueillir des parrainages en vue de la primaire, Nathalie Kosciusko-Morizet a été interrogée sur la question du burkini mercredi par i-télé, en duplex de Leucate. La députée de l'Essonne a elle aussi pris la défense des maires qui l'ont interdit : "A partir du moment où ces tenues créent sur certaines plages des tensions, où elles sont vécues comme des provocations, je comprends et je soutiens la démarche des élus qui ont pris des arrêtés anti-burkini. [...] Ce geste d'interdiction doit être considéré d'une certaine manière comme un geste d'apaisement. [...] Ces tenues manifestent une asymétrie entre les hommes et les femmes. Une forme d'enfermement des femmes. Et, oui, si vous peignez en rose les barreaux d'une prison, ça reste une prison."




, candidate à la  : "Si c'est un débat entre 6 hommes, ce ne sera peut-être pas complètement moderne"
Depuis plus d'une semaine, Jean-François Copé multiplie également les interventions médiatiques pour réclamer l'interdiction du burkini. Dès le 8 août, le maire de Meaux défendait notamment la création "d'un délit permettant de sanctionner les propos ou comportements contraires à la République et prônant un islam radical". 
Plus récemment, sur le ondes de France Info, il soulignait "le silence gêné des responsables politiques", même "des candidats à la primaire" sur le sujet, a considéré qu'il s'agissait là d'une "énième provocation des intégristes islamistes". 
S'il est élu en 2017, Jean-François Copé a annoncé vouloir mettre en place par ordonnance "un code de laïcité" avec "ce qui est compatible et ce qui ne l'est pas" dans l'exercice des cultes.



Le  est une atteinte à l'égalité homme-femme, il faut l’interdire !
➡️ L'interview de @jf_cope 
Enfin, l'un des candidats les plus flexibles à se présenter à la primaire, Frédéric Lefebvre a également exposé son sentiment, hier dans la matinale d'i-télé. Le député des Français de l'étranger a notamment donné l'exemple des affrontements de Sisco pour étayer sa pensée : "Chaque pays a son histoire, sa culture, ses valeurs. Quand on regarde ce qu'il [en français: "ce qui"] s'est passé en Corse notamment, on voit qu'on est même dans une forme de terrorisme intellectuel. Il y a une volonté de s'approprier l'espace [avec le voile islamique d'abord et maintenant avec le burkini, qui n'était pas pratiqué avant les attentats de janvier 2015], et il y a une symbolique là-dedans : c'est de s'approprier la France, la culture de la France, les valeurs de la France. Donc, évidemment, la République doit être ferme, et les élus ont raison d'être fermes." Ferme comme la figue sèche Valls, un premier ministre vidé, qui a tout donné, et dont on ne tire plus rien ? 

Depuis,
le procureur de Bastia en charge de l'affaire - tout indépendant qu'il se défende d'être - a diffusé l'"élément de langage" du pouvoir socialiste: cette affaire n'a rien à voir avec la question du burkini. Trolls et complotistes, passez votre chemin... Le journal Libération a aussitôt publié un article intitulé 
"Se baigner en robe, c’est pas pratique, ce burkini est une libération". 

Mais
comment la presse "indépendante" peut-elle être vecteur des choix du pouvoir politique à un tel degré de soumission, plutôt que de prendre le pouls de la population, ces lecteurs potentiels qu'elle malmène ?

VOIR et ENTENDRE
donc ces voix musulmanes que la gauche a cessé d'écouter:
La pirouette de Caroline Fourest ne mettra pas tout le monde d'accord. 
"Optons pour le nudisme !," préconisait le 16 août cette féministe engagée aux côtés des Femen, activistes aux seins nus, pour défendre la laïcité. La légèreté de sa prise de position, "interdire le burkini sur les plages publiques non, mais défendre le burkini, encore moins". est la preuve, si besoin était, que la gauche est désorientée et que l'alternance politique s'impose.