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mercredi 13 février 2019

Alain Juppé, ex-LR, proposé pour le Conseil constitutionnel par Ferrand, ex-PS

Le maire de Bordeaux va-t-il accepter la proposition du président de l'Assemblée ?

Ce choix politique partisan  est une provocation ciblant l'opposition de droite

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a proposé l'accession de l'ancien premier ministre au Conseil constitutionnel. Selon Sud-Ouest, il communiquera sa décision et annoncera son abandon de la mairie de Bordeaux jeudi. 
Actuel président de l'Assemblée nationale, l'ancien président du groupe des députés La République en marche (LREM), Richard Ferrand,  a proposé mercredi 13 février le maire de Bordeaux Alain Juppé (ex-Les Républicains) pour siéger au Conseil constitutionnel, a-t-il annoncé dans un communiqué. 

Alain Juppé devrait ainsi succéder au socialiste Lionel Jospin, 82 ans.
Ce choix est celui d'un déserteur du Parti socialiste, après 37 ans de militantisme (1980-2017)

L'élu de ce socialiste rallié à Macron est un ancien président de l'UMP (LR).
Ce septuagénaire aura 83 ans à la fin de ses fonctions parmi les "Sages". Le "nouveau monde" de Macron prend ainsi un sacré coup de vieux.
C'est "un homme d'Etat, fort d'une expérience de la décision publique, qui saura avec une véritable exigence républicaine garantir le respect des principes et des règles fondamentales de la Constitution de la République", s'est justifié R. Ferrand.

Selon Sud-Ouest, l'ancien premier ministre annoncera sa démission de la mairie de Bordeaux, dont il était à la tête depuis 2006, lors d'une conférence de presse jeudi à 11h.

Le choix discutable d'un "loser"

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"Longtemps donné favori de la droite à l'élection présidentielle de 2017, il en a été éliminé par les siens lors de la primaire présidentielle de la droite et du centre de 2016. Par la suite, aigri et vindicatif, il s'est rapproché d'Emmanuel Macron et a quitté son parti Les Républicains.
Avec 28,6% des voix, contre les 44,1 % de François Fillon, il est éliminé, et les sondages qui le donnaient gagnant sont désormais entachés pour longtemps de suspicion.

En novembre 2017, alors que Laurent Wauquiez est favori pour prendre la tête du parti Les Républicains, ex-UMP, Alain Juppé évoque la possibilité de constituer un "mouvement central avec Emmanuel Macron en vue des Européennes de 2019". Le 5 décembre, quelques jours avant le congrès des Républicains, il indique qu'il votera pour Maël de Calan, un de ses porte-paroles de campagne lors de sa glorieuse primaire et un parfait inconnu qui sera laminé par Laurent Wauquiez lors du congrès.

Au plan des idées, Juppé part en vrille.
En 2011, il se dit favorable "à quelque chose qu'on pourrait appeler un mariage homosexuel, mais avec un nom différent", puis déclare en 2014 qu'il ne souhaite pas revenir sur la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe votée en 2013.
Au lendemain du référendum grec de 2015 faisant suite à l'échec des négociations de la Grèce avec la troïka sur le sujet de la crise de sa dette publique, Juppé prône d'abord la sortie de la Grèce de la zone euro (Grexit), se démarque  de son parti politique, mais revient ensuite sur sa position.
En 2016, il se déclare opposé à l'interdiction du voile à l'université et du burkini sur les plages. 

Un condamné en justice qui pourrait entrer au Conseil constitutionnel.
En 1999, Alain Juppé est mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt" pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République (RPR) et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il sera condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d'inéligibilité.
Ses démêlés judiciaires le conduisent à démissionner de ses fonctions parlementaires, municipales et dans son parti : il quitte la présidence de l'UMP le 16 juillet 2004 et son siège de député le 23 septembre suivant.

Il pourrait côtoyer Mézard au Conseil constitutionnel.
Jacques Mézard était membre du Parti radical de gauche (PRG), devenu le Mouvement radical, social et libéral (MRSL). En 2017, il rejoint le premier gouvernement Edouard Philippe en tant que ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. Un mois plus tard, il devient ministre de la Cohésion des territoires. Il quitte le gouvernement l’année suivante et se voit nommé membre du Conseil constitutionnel par Emmanuel Macron en 2019.

Il ne manquerait plus que Gérard Larcher propose François Bayrou...

mardi 20 décembre 2016

La fachosphère, le FN et... L'Obs stigmatisent François "Farid" Fillon

Les attaques au faciès de la presse qui choisit l'immigré contre l'Européen et le Musulman contre le Chrétien

Après avoir visé Alain "Ali" Juppé, une partie de cette mouvance radicale sur internet a décidé de s'en prendre à François "Farid" Fillon. 

Une opération menée par une mouvance frontiste, récupérée par L'Obs. 
Une récidive aussi car cette zone de l'enfer totalitaire aux frontières mouvantes au gré des oukazes de Libération, du Monde, des Inrocks, du PS, de l’Elysée, de SOS Racisme, du MRAP et de la LDH, est également peuplée d'individus que cette presse de l'anathème a déjà cloués au pilori comme Eric Zemmour, Nicolas Sarkozy, Michel Houellebecq, le philosophe Marcel Gauchet, Alain Finkielkraut, Elisabeth Lévy, l'essayiste Malika Sorel, Michèle Tribalat (INED)… Des mis à l'Index de la république laïque et exemplaire, et pourtant juste un peu sectaire...

Depuis son élection en 2012, François Hollande n'a cessé d'orchestrer le requiem des réprouvés condamnés à hanter la fachosphère: sa façon de l'entretenir en l'alimentant. Les réquisitoires contre l'amalgame, les évocations cycliques des heures les plus sombres de notre Histoire, l’immigration comme chance des Français après vingt et un siècles de rayonnement culturel et spirituel et comme apport généreux et bénéfique à la richesse nationale du pays, l’islam de France, tellement respectueux et aimant. Nous lui devons tout ça, qui nous aide enfin à nous reconstruire, tout colonialistes, xénophobes et racistes que nous soyons. C’était caricatural, accablant et consternant, mais nous - beaufs parfaits et exploiteurs satisfaits - avions un tel besoin d'autoflagellation pour expier (par l'impôt social) et nous regarder en face (au miroir de la "normalitude" populiste et castratrice de Flanby). 

Hollande parlait d'auto-critique et de réformisme avec une telle conviction (allant jusqu'à adresser à Poutine un "ultimatum humanitaire": ça ne devrait pas s'inventer, mais il l'a fait!) que tant de déontologie 
universelle a pu convaincre certains de leur petitesse. Et puis un jour, Valls a fait tant et si bien pour aligner le président de la République sur la masse - nivellement bien socialiste par le bas - le convainquant de ses insuffisances et de ses bassesses, si bien que le Dupont-Lajoie de l'Elysée a été pris de doutes sur sa bien-pensance et sa gouvernance. 

Alors, dans un livre de confidences bien placées, entre les mains de deux Judas de la presse, en fin psychologue politique, le stratège reconnu et encensé de l'Elysée s'est fait sonder les reins et le coeur, rejetant avec force ce qu’il avait adoré avec détermination et suintant des niaiseries sympathiques destinées à émouvoir les paroissiennes de gauche: terrorisme, état d'urgence, guerre et humanisme, cohabitant harmonieusement, comme banque, pacte de compétitivité, niveau de TVA, point de croissance et chômage. 

Qu'on entende Hollande ou qu'on le lise, on se pince. 
"Si les gens basculent, ce n’est pas parce qu’ils ont perdu 3 % de pouvoir d’achat – qu’ils n’ont pas perdu d’ailleurs ! – ou parce qu’ils sont chômeurs. Il y a des choses qui les taraudent, ils arrivent dans un train, ils voient des barbus, des gens qui lisent le Coran, des femmes voilées." Emouvante volonté de ressembler à tous ceux et celles qu'il a bernés. 
Ce n'est pas un extrait de La Cause du peuple (Perrin) de Patrick Buisson, mais des propos de Hollande, chef socialiste de l'État, rapportés par Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes au Monde, journal officieux du PS, dans leur livre d'entretiens 'Un président ne devrait pas dire ça' (Stock). Ainsi, pour Le Figaro, "Hollande dynamite les restes de la gauche."

Après avoir visé Alain "Ali" Juppé, une partie de cette mouvance extrême  a décidé de s'en prendre à François "Farid" Fillon sur internet.
Une opération menée par "une mouvance frontiste", apprend-on, sans plus de précision, dans l'Obs, hebdomadaire menacé d'extinction et qui sent d'ailleurs toujours la sanisette, tirant encore la chasse par les ficelles les plus élimées de la profession, élite auto-proclamée mais plus sûrement honnie

Le surnom, "Farid", pour François, fait écho à un certain "Ali", pour Alain.  "Le procédé est grossier, mais c'est la marque de fabrique de la fachosphère", assure L'Obs, qui invente un avatar, la patriosphère, histoire de bien salir la patrie, une réalité pointée comme aussi dérangeante, archaïque et connotée que peut l'être celle de "race". Tabous d'esprits pourtant libérés.

L'Obs nous avait déjà fait "Face à "Ali" Juppé, la fachosphère vote Fillon"

Reproduit par Le Grognard,
association loi 1901
Le petit journaliste en panne d'imagination avait déjà tenté d'associer Fillon à la fachosphère dans une même construction de l'esprit en faveur du candidat accessible à la gauche. L'Obs a renouvelé l'opération, bien que les deux tours de la primaire à droite et au centre aient déjà démontré la perte d'influence de cet hebdomadaire qui fabrique de l'information avec de la désinformation puisqu'il est démontré que 10 à 15% des votants de décembre sont des militants de gauche.

Le 22 novembre, "c'est un soutien très gênant," commente Oussama L. (Oussama, faute de prénom arabe commençant par 'P'). "Et qui n'est pas sans arrière-pensée," insiste Oussama, d'entrée de jeu. Le "groupuscule islamophobe d'extrême droite" [il pourrait être simplement étiqueté "radical" ou "droite de la droite" comme à l'extrême gauche le PCF est "gauche de la gauche", puisqu'il débat, sans avoir jamais lancé de bulldozer contre des foyers d'immigrés] Riposte laïque a publié lundi 21 novembre [la veille] un "long" post 
 sur son site [appréciation subjective d'un partisan qui ne mentionne pas de gros montages pourtant éloquents: est-il allé voir ?]. Son titre ? "2e tour : pour contrer le vote musulman, votons Fillon en masse !"

les-grands-penseursL'arrogant journaliste se mêle de traduire le sous-texte: "comprendre : pour faire barrage à Alain Juppé. Pour eux, le choix est simple : "Il paraît donc extrêmement important, et même indispensable, de ne pas nous endormir sur nos lauriers, en l’occurrence le mauvais score de Juppé face à Fillon au premier tour, en mettant toutes les chances de notre côté pour 'transformer l’essai' au second tour : profiter de cette occasion qui nous est offerte, d’aller voter nous aussi pour le candidat 'le moins pire' du système, François Fillon."

En vérité, chacun peut prendre la peine de vérifier que Riposte laïque consacre plus de lignes à casser les décrypteurs orientés de la presse et les manipulateurs des instituts commerciaux de sondages qui se sont vautrés, qu'à distiller l'islamophobie dont ils sont accusés, en dépit de leur profession de foi laïque:
"Bon, bien sûr Ali Juppé n’a pas été éliminé au premier tour comme nous l’espérions, mais ne gâchons pas notre plaisir devant son score minable, car s’il ne s’est pas vautré, son arrogance d’imbécile heureux en a pris un sacré coup derrière les oreilles … lui donné gagnant par toute la clique glapissante de bobos-idiots-utiles-bienpensants-assos-subventionnées … jusqu’au dernier moment, même si les bookmakers, et journalistes sérieux (si ! si ! il en reste encore quelques- uns) annonçaient le contraire, démonstrations à l’appui.
Car peu lui chaut, au désinformateur de L'Obs, l'argumentaire de l'Autre; seul compte son jugement de militant. Quiconque a consulté le site incriminé a pu lire que Juppé  et non les musulmans - est la cible de l'article!
"Il [Juppé] est néanmoins le chouchou (pour l’instant) de ceux qui n’ont plus rien à voir avec les musulmans d’avant ; ceux qui vivaient en bonne harmonie avec les citoyens français parce qu’à l’époque ils nous respectaient ! [Nous assassinaient-ils, parce que l'Ecole et la presse -dont L'Obs- les ont convaincus que nous leur voulions du mal ?]
En effet, ce vaniteux-fumiste, détient une véritable quincaillerie judiciaire, détail qui aurait déjà dû le disqualifier d’entrée, si la France était encore le grand pays qu’elle était avant que ses démolisseurs successifs (LRPS et satellites) soient portés au pouvoir par un peuple étourdi et/ou amnésique … [Oussama y voit-il des relents d'islamophobie ?]
Mais le plus navrant, c’est l’immense danger qu’il représente, de nous précipiter encore plus rapidement et définitivement dans les bras des islamiques radicaux, puisqu’il avoue lui-même avoir des liens avec les Frères Musulmans, rappelons-le, classés "organisation terroriste" par l’Arabie Saoudite !" [islamophobie aveugle visant l'épicier de nuit ou dénonciation d'une mouvance (!) fasciste de radicaux illuminés et criminels?] 


Est-ce pourquoi Juppé, le candidat favori de la gauche, a été écarté ? Faut-il qu'il remercie L'Obs et lsite ReputatioLab ?

L'article de Riposte laïque est plus nuancé que la caricature qu'en fait L'Obs 
"Comme tous les islamophiles refusant de voir le danger représenté par ces fous de dieu, pour toutes nos valeurs démocratiques et républicaines, ce guignol est tout à fait capable de faire encore pire que Flanby … c’est dire l’étendue de la dangerosité du personnage.
Car si les véritables visées des islamistes radicaux sont bien d’imposer l’islam au monde entier, ils savent admirablement adopter, momentanément, un profil bas, en s’acoquinant avec les élus actuels … disposant pour cela d’une aptitude innée à la dissimulation, tout le temps nécessaire à bâtir en douce la consolidation de leur implantation définitive."
L'article cite ce texte de Nabil Ennasri, activiste islamiste proche de Tariq Ramadan, appelant à voter Juppé.
Faut-il occulter ce texte d'un extrémiste pour ne pas informer et se faire maltraiter (extrait) ? : "Il faut donc d’urgence leur barrer la route par un vote qui ne sera pas un vote d’adhésion pour Alain Juppé mais un vote tactique destiné à faire élire le moindre des trois maux. Dernière chose : pendant trop longtemps, la caractéristique majoritaire du 'vote musulman' a été l’abstention. Absent des débats de société et non influent politiquement, leurs revendications de respect ont toujours été écartées par des appareils politiques qui ne voyaient pas l’intérêt de courtiser un segment de la société qui ne se déplace pas aux urnes. Il est urgent de sortir de la posture des ' derniers de la classe' pour peser sur un épisode politique décisif pour l’avenir du pays. Tant que nous ne comprendrons pas que c’est notre absence des bureaux de vote qui nourrit les postures les plus agressives à notre égard, nous resterons les champions de ' l’indignation sur le canapé' ". [islamophobie ou lutte contre l'abstentionnisme des Européens ?]
Après avoir visé Alain "Ali" Juppé, "une partie" de cette "mouvance d'extrême" sur internet a décidé de s'en prendre à François "Farid" Fillon, grand vainqueur de la primaire de la droite et du centre.

Oussama poursuit un mois plus tard dans sa logique à peu de frais intellectuels. "Là encore, certains sites d'extrême droite [qui ne sont pas nommés] n'ont de cesse de présenter François Fillon comme un "complice" de l'islam. C'est la même technique utilisée que lors de la campagne largement nauséabonde contre Alain Juppé pendant la primaire," assure celui qui reprend la même stratégie de la salissure de contact de l'un par l'autre.

L'ombre du Front national
Mais cette fois-ci, Oussama relève une différence majeure. Là où la campagne contre Alain Juppé était mené tambour battant par la plus grande partie de la fachosphère et de la patriosphère [amalgame comme les démonte Hollande dans son bouquin!], la nouvelle opération contre François Fillon est menée par une minorité proche... du Front national.
"Il suffit d'observer qui poste sur Twitter les liens vers les sites de la patriosphère", dénonce Nicolas Vanderbiest, blogueur spécialiste de l'influence sur les réseaux sociaux sur le site ReputatioLab, qui traque les origines des buzz, rumeurs et campagnes sur Internet "pour comprendre comment une information devient viral_" [sic]. "En créant une cartographie de tweets, des retweets, et des connexions entre les comptes, on se rend bien compte que ce n'est pas la même mouvance." Les cookies ne sont pas faits pour les chiens...

Cartographie de l'opération "Farid" Fillon sur Twitter par Nicolas Vanderbiest
Et voici la faiblesse de Farid Fillon: moins de volume, moins de communautés, 
et pas les mêmes nœuds de réseau

"Beaucoup de comptes Twitter qui tentent de donner de l'ampleur à l'opération ont des hashtags [des mots clés] qui renvoient vers Marine Le Pen, le FN, Jean-Marie Le Pen, Louis Aliot, Marion Maréchal Le Pen," selon Nicolas Vanderbiest, qui abandonne les pistes conduisant à la gauche extrême qui partage les mêmes objectifs que la droite radicale. Reste que la campagne "Farid" Fillon est bien moins efficace que celle à l'encontre d'"Ali" Juppé, comme si les états majors maîtrisaient l'activité de leurs sympathisants ou d'inconnus du moment.
"Les comptes Twitter sont moins importants. Il y a moins de volume. La communauté est moindre".

Cartographie de l'opération "Ali" Juppé sur Twitter par Nicolas Vanderbiest

Commentaire catégorique de Nicolas Vanderbiest, apprenti-sorcier du numérique, à propos de cette campagne contre François Fillon : "C'est en fait uniquement un copycat de la patriosphère [copie, calque, pour les non initiésplus orientée FN", assure le responsable de l'algorithme qui porte l'empreinte de ses a priori et sa propre orientation politique. 
"Ces comptes, avec en tête celui de @Messsmer, avait organisé samedi 17 décembre une opération pour mettre en avant le surnom de François Fillon". Ce qui prouve quoi. 

La mosquée d'Argentueil
Au coeur de l'argumentaire complotiste de cette partie de la fachosphère, l'inauguration de la mosquée Al Ihsan d’Argenteuil (Val-d'Oise) par François Fillon en 2010. Par exemple, le site "bvoltaire" - qui n'a pas voix au chapitre - pointe volontiers "la petite fille voilée posant aux côtés de François Fillon" comme un signe de complicité que Libération ne juge ni ne mentionne. 
Même sens de l'observation de la mise en scène (intentionnelle ou imposée) qualifié d'"obsession", chez Gilbert Collard, député frontiste à l'Assemblée nationale. Pour autant, ses électeurs doivent-ils être traqués et dénoncés par les bien-pensants totalitaires ?

Sur Twitter, des utilisateurs dont la liberté d'opinion est contestée par les ayatollahs de la pensée unique, "qui n'hésitent pas à déclarer leur appartenance au Front national", surnomment l'ancien Premier ministre "grand mufti d'Argenteuil". L'Obs prend-il la défense du candidat de droite ou s'attaque-t-il aux laïcs inquiets de la montée de l'islam radical ? 

Où sont passés les défenseurs du second degré ?
Sur Twitter, les trolls rigolards n'ont plus leur place. Ou, du moins, tout dépend du sujet, tabou ou pas tabou.
La christianophobie du journal communiste L'Humanité ne réussit pas à inquiéter L'Obs, quand le quotidien subventionné écrit à propos de ce Rieu : "il dénonce les 2.359 mosquées sur le sol français, mais ne dit rien des 44.600 églises et des milliers de chapelles privées et abbayes qui jonchent son pays natal." Le commentaire qui suit n'est pas violent le moins du monde : "Il fait mine de s’émouvoir lorsqu’il comptabilise en Ile-de-France 43 % d’enfants qui ont au moins un parent d’origine étrangère… Voilà le lieu de toutes ses anxiétés : l’étranger ! Répugnant étranger, souilleur de descendance !"

Mais c'est au Front national que la charge est la plus violente, selon Oussama. Dès le 22 novembre, Nicolas Bay, secrétaire général du FN, attaquait François Fillon sur Public Sénat : "François Fillon, c’est lui qui, Premier ministre, a organisé l’islam radical au cœur de la République dans le cadre du Conseil français du culte musulman (CFCM). C’est lui qui, Premier ministre, a inauguré une mosquée, en l’occurrence la mosquée d’Argenteuil, qui s’est révélée être un fief des islamistes."

La cellule des décodeurs du Monde assure que tout est faux. Comme s'il suffisait de s'ériger en "fact checker" pour être crédible ! Leur fonction partisane est de s'inscrire dans le déni en brandissant des chiffres biaisés. 
"Le CFCM a été créé en 2003, avant l'arrivée de François Fillon à Matignon. Ensuite, la mosquée d'Argenteuil n'est pas un "fief des islamistes". Nicolas Bay ne donne d'ailleurs aucun argument. L'imam local, Nabil Guettaf, est de son côté engagé dans la lutte contre la radicalisation," raconte la presse de gauche, se citant mutuellement.

En juin 2015 déjà, Cazeneuve se targuait toutefois d'avoir expulsé 40 imams "prêcheurs de haine", depuis 2012 ... Le ministre est-il pour autant islamophobe?

L'imam de Stains, ville gérée par Azzédine Taïbi, PCF
Autre angle d'attaque de L'Obs contre le candidat du parti Les Républicains, par le biais d'une photo produite par la mouvance frontiste et prise un jour de décembre 2014 à la mosquée de Drancy, montrant François Fillon et le recteur de la mosquée de Stains (Seine-Saint-Denis), Salih Farhoud. 
C'est Damien Rieu qui a diffusé  la photo sur Twitter. Elle était accompagnée d'une seconde, prise un autre jour, hors la présence de Fillon, montrant ce même recteur avec une arme dans les mains.


Après recherches, l'équipe de François Fillon a finalement confirmé l'authenticité de la photo. Mais L'Obs trouve surtout à redire contre la fermeture administrative de la mosquée ordonnée le 2 novembre dernier, avec des arguments que L'Obs juge "assez légers". N'en déplaise à l'hebdo progressiste que le ministre socialiste a qualifié le lieu de culte de "repaire d’une filière djihadiste" et que la mosquée a été fréquentée par  de gentils djihadistes comme Fabien Clain. 

A L'Obs, en temps d'état d'urgence anti-terroriste, ils considèrent qu'il n'y a rien à redire à montrer un recteur qui manie les armes. Le problème n'apparaît qu'à partir de sa publication sur Twitter, en association avec Fillon. On parle d'habitude de montage et d'hoax et l'affaire s'arrête là. Mais quand le citoyen vigilant s'appelle Damien Rieu, la gauchosphère s'emballe: l'individu, un jeune étudiant lyonnais en communication, porte-voix de Génération identitaire, s'est fait remarquer avec son groupuscule, sur le toit de Solférino, une banderole déployée exigeant la démission de François Hollande. Et il travaille même dans l’équipe de la députée Marion Maréchal-Le Pen. Fillon mérite donc toute la sollicitude de la gauche, ne serait-ce que pour en faire sa contre-publicité.

Début août 2016, Cazeneuve faisait état d'une vingtaine de mosquées fermées: acharnement islamophobe ?

Salih Farhoud aurait de surcroît tenu des propos "anti-chrétiens" à la télévision égyptienne.
Le recteur les regrette mais assure que ce n'est pas ce qu'il voulait dire... Salih Farhoud (ci-contre avec Hollande) dit d'ailleurs militer pour un "islam républicain" ! Et s'il l'affirme, ce n'est pas Oussama qui va le contredire.
Début novembre, Cazeneuve annonce quatre nouvelles fermetures de mosquées. La mosquée Al-Islah de Villiers-sur-Marne dans le Val-de-Marne, la salle de prières d'Ecquevilly dans les Yvelines, le lieu de culte Masjid Al Fath de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis ou encore la mosquée Al Rawda à... Stains. Autant d’établissements soupçonnés de promouvoir l'islamisme radical en région parisienne et que les autorités ont fermés ce mercredi 2 novembre, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans un communiqué.
"Sous couvert de but cultuel", les quatre lieux fermés "abritaient des réunions visant en réalité à promouvoir une idéologie radicale, contraire aux valeurs de la République et susceptible de constituer un risque grave d'atteinte à la sécurité et à l'ordre publics", a ainsi conclu le ministère de l'Intérieur. Cette décision fait suite à un premier bilan, le 12 octobre dernier, faisant état de la fermeture d’une vingtaine de mosquées et de salles de prière depuis la mise en vigueur de l'état d'urgence après les attentats du 13 novembre 2015, rapporte Marianne qui n'est pas proche de Marion Maréchal Le Pen.
La riposte de Fillon

Chez Fillon, on est conscient des risques que peut engendrer une telle campagne, assure L'Obs tout en y participant allègrement, mois après mois.  Selon le "Huffington Post", la riposte ne devrait pas tarder : une page dédiée à ce genre de campagne sera mise en ligne sur le site du candidat de la droite dans les prochains jours. 

Conseiller spécial du candidat, Jérôme Chartier a commenté sur LCI l'impact de l'opération "Farid" Fillon : "L'objectif de cette 'fachosphère' est de faire en sorte de reproduire le coup d''Ali Juppé'. Mais sauf que maintenant, tout le monde sait que c'est eux, alors qu'avant personne ne savait. Tout le monde pensait que c'était un mouvement spontané. Ça n'a rien de spontané, c'est un mouvement organisé par la 'fachosphère'. Et le simple fait de les dénoncer, c'est aussi commencer à les combattre". Croyez vous donc que L'Obs va se tenir de relayer chaque turpitude des réseaux sociaux ?

Une déclaration de guerre qu'a prise au sérieux le site Résistance républicaine, proche de Riposte laïque. Les deux sites avaient voulu lancer le mouvement Pegida, le mouvement de résistance à l'islam conquérant allemand, en France avec Renaud Camus et le Bloc identitaire.

Des relents islamophobes dans les confidences de Hollande au Monde ?

Curieusement, le président de la République y apparaît moins vigilant qu'à l'habitude lorsqu'il dénonce ceux qui "jouent sur les peurs" et "stigmatisent". A l'entendre "l'insécurité culturelle" n'est pas un sentiment. L'intégration? "Il y a à la fois des choses qui marchent très bien et l'accumulation de bombes potentielles liées à une immigration qui continue. Parce que ça continue." Nadine Morano? "Je suis convaincu que, quand on interroge les Français, ils sont majoritairement sur sa position. (…) Ils pensent: "On est plutôt des Blancs, il y a plus de Blancs que d'autres.' " L'équipe de France de football ? Les gros gabarits contre les petits rusés ? Elle est en proie à une "communautarisation, une segmentation, une ethnicisation". Le seuil de tolérance ? "Je pense qu'il y a trop d'arrivées, d'immigration qui ne devrait pas être là," commente le "bras cassé" en observateur impuissant. Et de prendre l'exemple des professeurs devant les nouveaux immigrés. "C'est Sisyphe! On les fait parler français, et puis arrive un autre groupe, et il faut tout recommencer. Ça ne s'arrête jamais (…). Donc, il faut à un moment que ça s'arrête." 
L'islam? "Qu'il y ait un problème avec l'islam, c'est vrai. Nul n'en doute." Le voile ? "Un asservissement." Les migrants ? "On ne peut pas continuer à avoir des migrants qui arrivent sans contrôle, dans le contexte en plus des attentats." La sécession des territoires?  "Comment peut-on éviter la partition ? Car c'est quand même ça qui est en train de se produire: la partition." 
Voilà pourquoi il renonce maintenant à assumer, en se représentant à la primaires, es échecs avoués. Et qu'il laisse à ses seconds couteaux sans foi ni loi le soin de nous raconter des bobards. Respect, Valls !

mercredi 7 décembre 2016

Démantèlement du camp Juppé après la défaite à la primaire

Règlements de comptes autour de Juppé

Le camp Juppé tente, mais un peu tard, de faire son autocritique

Résultat de recherche d'images pour "juppé BAYROU"
La mano en la mano fatal
après la victoire de François Fillon à la primaire de la droite. 
Une campagne trop "verrouillée", un problème de positionnement par rapport aux centristes... Les leçons à tirer ne manquent pas.

Après la défaite, l'heure d'en tirer des leçons... et d'attribuer les mauvais points. Dans le camp des soutiens d'Alain Juppé, après la déconfiture de la primaire, l'ambiance est aux règlements de comptes. Chacun essaie de comprendre pourquoi personne n'avait anticipé le faible score du candidat, et ce qui a pu jouer en sa défaveur. Comme il fallait s'y attendre, ses proches les plus fidèles ne sont pas épargnés dans ce travail d'autocritique.

Gilles Boyer, qui a dirigé sa campagne, vient de publier un livre, avec Edouard Philippe, le maire du Havre. Un polar sur fond de présidentielle, qui tend à montrer qu'une élection ne se passe jamais comme prévu. Pourtant, le bras droit du maire de Bordeaux semble ne pas avoir pris en compte cette évidence, simple mais réelle, à la primaire.

La mauvaise bonne idée du soutien de Bayrou 

Les critiques ont commencé dès dimanche soir, au QG de son candidat, où son absence a été remarquée. Comme le pointe Le Figaro ce jeudi, on lui reproche notamment d'avoir tenu le septuagénaire à bouts de bras et  hors-sol, au point de "verrouiller" la campagne. Un parlementaire souligne même un manque de jeu collectif. 

Parmi les éléments qui ont pâti à la popularité et à la campagne d'Alain Juppé, plusieurs polémiques, qui n'ont pas toutes pu être anticipées. En dernier lieu, la campagne de Nicolas Sarkozy, qui dénonçait l'arrangement entre le maire de Bordeaux et le maire de Pau, François Bayrou, mettant en évidence le "problème de positionnement" du candidat Juppé.

"On n'a pas vu que nous sommes passés d'une position centrale à une position centriste", reconnaît un des membres de l'équipe du candidat perdant, cité par Le Figaro. 

L'impact d'"Ali Juppé"

Quant à elle, la première adjointe au maire de Bordeaux, Virginie Calmels, qui vit maritalement avec l'homme politique Jérôme Chartier, porte-parole de Juppé (avec Valérie Boyer), a essayé d'alerter très tôt le candidat sur un autre point dévastateur : la campagne de désinformation orchestrée sur les réseaux sociaux - la fachosphère, responsable de tout - autour d'"Ali Juppé", qui accusait le candidat de laxisme avec l'islam radical, et qui est née localement, avant de prendre une ampleur nationale. Mais elle n'a pas été écoutée. Cette campagne "dégueulasse", selon Alain Juppé, dès lors qu'il n'en a plus été le favori hautain, a été dénoncée publiquement trop tard, comme il l'a reconnu lui-même.

VOIR et ENTENDRE
Juppé, mauvais perdant, accuser ses rivaux: 

"Au début, j'ai pris ces calomnies par le mépris", a expliqué Alain Juppé dans les colonnes du Parisien, entre les deux tours de la primaire. "Mais je le regrette aujourd'hui. Car contrairement à ce que j'ai pu penser, ça a eu un impact sur l'élection. Ça m'a fait beaucoup de tort", a accusé le candidat, quelques jours avant sa défaite du second tour.