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lundi 5 mars 2018

Un journaliste "objectif" serait un militant inconscient

Les journalistes revendiquent leur subjectivité, sans afficher leur engagement

Les écoles de journalisme forment des militants

Ils ne le savent pas, mais ils ont été déformés à la même idéologie. 
"Le problème des journalistes, c’est qu’ils sont tous de gauche", entend-on dire ici et là. S'ils sont toutefois les seuls à ne pas en avoir pris conscience, bien qu'ils se sachent pour le moins mal-aimés du public, c'est qu'ils sont confortéstant ils se ressemblent les uns les autres, dans l'illusion de la justesse de leur pensée puisqu'elle est largement partagée par le milieu, et dans leur supériorité non démontrée, persuadés d'appartenir à l'élite, puisqu'ils reçoivent des marques de déférence des acteurs politiques. Pleins d'une assurance qu'ils doivent au travail en équipe en amont, ils ne valent que par l'habileté de la préparation des échanges de questions-réponses, entre eux ou avec les invité-e-s : tout est convenu et rédigé, quand le numéro n'est pas scénarisé et dramatisé, notamment par les animateurs, bardés de fiches et d'oreillettes qui rendent tellement intelligent, pour peu qu'ils sachent lire et y mettre le ton. A cet égard, Bruce Toussaint, parmi les autres interprètes de l'actualité, est particulièrement représentatif de la mise en scène de l'information, jusque, et inclus, les débats.  
C'est ainsi qu'ils s'autorisent à couper la parole ou à couvrir la voix des élus, ce qu'ils ne sont pas, puisque leur invité-e leur donne du 'monsieur Bourdin' et du 'madame Elkrief'. C'est ce qui fait, outre le régime fiscal qui leur est particulier, qu'ils se croient habilités à "décrypter" (un abus de langage), à nous expliquer, forts de leur bagage commun à base de progressisme et de vertu, lardés d'arrogance, dont la contestation vous expose, en démocratie, aux noms d'oiseaux les plus infamants, ce qui, venus de staliniens et autres totalitaires, sectaires et écolos radicaux, ne manque pas de sel de Silésie. L'insolente solidarité professionnelle fait le reste, sur quoi la déontologie professionnelle n'a pas prise. 

Ce qui est inexcusable aux journalistes est leur positionnement politique non assumé

Il nous est à tous arrivé de nous interroger sur l'identité réelle d'intervenants anonymes qualifiés de spécialistes ou d'experts, qui sont en fait membres d'un institut ou 'think tank', de réseau, de collectif ou d'association subventionnée. Selon le thème abordé, personne ne ressemble plus à un 'Frontiste' qu'un "Mélenchonien' et inversement. Les Juppéistes sont présentés comme des élus Les Républicains qui seraient représentatifs du parti, s'ils n'étaient pas minoritaires. 
Or, de même que ne sont pas précisées les nuances de rose dans une même rédaction, singulièrement de service public, de même n'est pas souvent indiquée l'organe de presse auquel appartiennent les journalistes invités à leur rédaction. Une mégère comme Jannick Alimi qui, avec véhémence et grossièreté, vibrionne d'un plateau à un autre consacre-t-elle autant de temps à la sous-direction rédactionnelle du journal qui l'entretient (Le Parisien) qu'à la propagande pro-Macron qu'elle étale chez ses confrères - telle Radio France - amateurs de ses parti-pris 
Un indice: 'les bons' sont assis d'un côté et 'les méchants', de l'autre. Mais les uns et les autres préfèrent parfois pouvoir échanger furtivement, en face à face, et se répartir ainsi les prises de parole. On aura aussi noté que certains chroniqueurs ou éditorialistes servent de leurre, tel Eric Brunet, chroniqueur sans malice et prévisible. Ils ouvrent les voies royales de la polémique aux Clémentine Autain, visière étoilée sur les yeux, ou au godillot Laurent Neumann, sourire méprisant aux lèvres.
  
La critique des media inclut leur sentences moralisatrices, leurs partis-pris présentés comme des évidences indiscutables et l’hypocrisie qui leur fait prétendre que leurs opinions politiques sont aussi libres qu'objectives, sans impact sur leur propos. Scientifiques, en somme, comme peuvent l'être les sondages d'opinion par des sociétés commerciales sous contrat avec un organe de presse (ou plus) et affublées du titre, jusqu'ici respectable, d' 'institut' ! 

La presse de gauche intimide par sa puissance de frappe

La critique de ces media socialistes aux mains d'entrepreneurs multi-millionnaires français ou franco-quelque chose vous fait étiqueter dans la terrible fachosphèrecette "nébuleuse" aux contours flous à souhait, mais cul-de-basse-fosse où sont précipités, du haut des donjons partisans et médiatiques, tous les exclus du microcosme, dont un récent ouvrage a montré le caractère hétéroclite, tout en mettant en évidence le critère unique - comme la 'pensée unique' - et constant, commun et identifiable, de cette galaxie, des fascistes - plutôt que des staliniens - , sans autre marqueur idéologique clair que d'être des contradicteurs en opposition systématique aux media souverains, voire ploutocrates et même dictatoriaux, diffusant les éléments de langage du banquier-président, dépendants de l'argent, mais qui sentirait bon le progressisme et l'humanisme, plus supposés que réels et dont l'actualité ne cesse pourtant de mettre en évidence le peu de vertu fiscale ou sexuelle. Cette presse insolente, bien qu'aux ordres, méprise "les gens" : soit elle en formate les esprits, soit elle les brise - et les réseaux sociaux y prennent leur part - , avec le même objectif terminal, leur asservissement physique ou intellectuel. 

Ceux que cette réalité simple choquerait, il faut pourtant indiquer, au risque de les perturber, qu’il existe des média autorisés et d'autres qui ne le sont donc pas. Ce qui signifie que certains média sont déclarés 'institutionnels', tandis que d'autres n'ont pas droit de cité : il est permis de citer les premiers dans une revue de presse, mais les seconds y sont interdits. Ainsi, la liberté de la presse étant ce qu'elle est en démocratie, Claude Askolovitch (par ailleurs détestable de parti-pris grossier et véhément) s'est fait rappeler à l’ordre pour avoir nommé le sulfureux site 'fdesouche' dans sa revue de presse, sur France Inter. 
En d’autres temps, signe que la liberté de la presse avance en marche arrière, sur la même antenne, le journaliste Fabrice Le Quintrec avait appris à ses dépens qu'il n’avait pas le droit de citer 'Minute' ou 'Présent' dans la sienne. Sa propension à ne pas respecter l’omerta sur les publications d’extrême droite et à les inclure parfois dans ses revues matinales lui valut l’hostilité croissante de ses " confrères", alors même que, parallèlement, il citait très largement la presse d’extrême gauche, ce qui ne pose aucun problème. Celui qui signe occasionnellement des articles sur les journaux en ligne Atlantico ou Boulevard Voltaire est mis au placard en 1998, pour dix ans. Il ne reviendra à l’antenne qu'en 2008, après avoir fait condamner Radio France à deux reprises (par les prud’hommes en 1999 et par le tribunal de grande instance en 2006).

La seule tare constante et inexpiable, signe d’appartenance à la fachosphère, est donc le fait de contredire le discours médiatique dominant. Il suffit de peu pour verser au fossé profond d'où nul ne ressort jamais indemne. 
Les media dominants hésiteront-ils à inclure dans la fachosphère Le Média, nouveau pure media d'information de Sophia Chikirou, conseillère en communication de Mélenchon, et Gérard Miller, psy sectaire, proche de La France insoumise ? Gageons que non ! Pourtant, le côté dieudonnesque de la France Insoumise, dont le Média est l’organe d’information officiel, pourrait à lui seul justifier ce classement. Pour l’heure, l’émergence du Média, sorte de TVLibertés de gauche, donne une audience et une visibilité à un discours habituellement, et trop facilement, associé à l’extrême droite. Dans la démarche qu’adopte le Média apparaît en creux une critique des media dominants, chère à Mélenchon et à Alexis Corbière, encore ce matin, face à JJ. Bourdin : Le Média s’affiche comme "engagé" et ses concepteurs n’hésitent pas à dénoncer l’hypocrisie du mythe de la neutralité journalistique. Il est donc incroyable que le Média ait à se défendre d’être la Pravda parce que, mis à part son positionnement politique très à gauche, il s’apparente bien moins a priori à un organe de propagande de masse que Cnews Matin, par exemple, mais surtout à l'ensemble de BFMTV. Ce qui est, à la limite,  perturbant, c’est le choix du nom : le Média, comme s’il avait vocation à devenir le media par excellence, éclipsant les autres media. Mais n'était-ce pas pareillement l'ambition du Parti socialiste (PS) ? 
Mais comment ne pas suspecter également un gratuit distribué dans le métro et dévoré machinalement sans esprit critique, tellement le lecteur distrait est persuadé de n’y trouver rien que du superficiel. C'est alors qu'un tel jetable est davantage susceptible de formater les esprits qu’un média qui se revendique engagé et assume la subjectivité comme mode de fonctionnement ? Les organes de presse institutionnelle n'ont pas choisi sans raison de garder le masque. 
En se positionnant ouvertement comme "vraiment progressiste", Le Média suggère que les autres media ne le sont pas réellement. Et le progressisme des media attrape-tout est en effet assez mesuré pour ne pas perdre de parts de marché, mais suffisamment pour polémiquer, buzzer et faire de l'audience, au prix d'accroches, d'approximations, d’incohérences, d’arrangements de langage et de 'fake news'. En refusant de "répéter du prémâché" (Aude Rossigneux), Le Média, à la façon des copieurs-colleurs de dépêches d'agences, condamne  "le syndrome AFP".
Le Média dénonce l’hypocrisie des journalistes qui se disent de gauche (et que l’on dit tels), alors qu’ils sont totalement acquis à la logique de l’ultralibéralisme, ce qui a un impact jusque dans les choix éditoriaux (ne pas déplaire à l’actionnaire, etc). 
Enfin, le Média est porté par des gens comme Aude Lancelin qui a tenu des propos courageux et tout à fait réjouissants contre la confraternité de principe en milieu journalistique : la critique des media n’est pas un sport très répandu dans cette presse aseptisée qui ne craint ni les redites, ni le bourrage de crâne. 

On entend souvent le reproche de manque de "confraternité," une façon de se serrer les coudes, de défendre des positions dominantes. La notion serait en effet incompréhensible si elle ne dissimulait pas une communauté d'intérêts. On pense aussi bien au secret des sources qu'aux avantages fiscaux, notamment. Si vous êtes charcutier, vous sentez-vous solidaire d’un confrère qui mettrait de la viande avariée dans ses saucisses ? C'est pourtant cet état d'esprit qui caractérise la profession de journaliste. Qui se sent solidaire de David Pujadas, de Ruth Elkrief ou d’Arnaud Leparmentier plutôt que de son boulanger ou de son chirurgien, en termes d'élitisme bien compris ? 
Guy Hocquenghem, Karl Kraus ou George Orwell, tous journalistes à leur façon, ont insisté sur la nécessité, pour les journalistes, de mener une critique impitoyable de leur propre profession. Y sont-ils parvenus ? Nos journaleux n'ont pas cette ambition. Voyez les brushings sophistiqués et les lunettes dernier cri...

mardi 20 décembre 2016

La fachosphère, le FN et... L'Obs stigmatisent François "Farid" Fillon

Les attaques au faciès de la presse qui choisit l'immigré contre l'Européen et le Musulman contre le Chrétien

Après avoir visé Alain "Ali" Juppé, une partie de cette mouvance radicale sur internet a décidé de s'en prendre à François "Farid" Fillon. 

Une opération menée par une mouvance frontiste, récupérée par L'Obs. 
Une récidive aussi car cette zone de l'enfer totalitaire aux frontières mouvantes au gré des oukazes de Libération, du Monde, des Inrocks, du PS, de l’Elysée, de SOS Racisme, du MRAP et de la LDH, est également peuplée d'individus que cette presse de l'anathème a déjà cloués au pilori comme Eric Zemmour, Nicolas Sarkozy, Michel Houellebecq, le philosophe Marcel Gauchet, Alain Finkielkraut, Elisabeth Lévy, l'essayiste Malika Sorel, Michèle Tribalat (INED)… Des mis à l'Index de la république laïque et exemplaire, et pourtant juste un peu sectaire...

Depuis son élection en 2012, François Hollande n'a cessé d'orchestrer le requiem des réprouvés condamnés à hanter la fachosphère: sa façon de l'entretenir en l'alimentant. Les réquisitoires contre l'amalgame, les évocations cycliques des heures les plus sombres de notre Histoire, l’immigration comme chance des Français après vingt et un siècles de rayonnement culturel et spirituel et comme apport généreux et bénéfique à la richesse nationale du pays, l’islam de France, tellement respectueux et aimant. Nous lui devons tout ça, qui nous aide enfin à nous reconstruire, tout colonialistes, xénophobes et racistes que nous soyons. C’était caricatural, accablant et consternant, mais nous - beaufs parfaits et exploiteurs satisfaits - avions un tel besoin d'autoflagellation pour expier (par l'impôt social) et nous regarder en face (au miroir de la "normalitude" populiste et castratrice de Flanby). 

Hollande parlait d'auto-critique et de réformisme avec une telle conviction (allant jusqu'à adresser à Poutine un "ultimatum humanitaire": ça ne devrait pas s'inventer, mais il l'a fait!) que tant de déontologie 
universelle a pu convaincre certains de leur petitesse. Et puis un jour, Valls a fait tant et si bien pour aligner le président de la République sur la masse - nivellement bien socialiste par le bas - le convainquant de ses insuffisances et de ses bassesses, si bien que le Dupont-Lajoie de l'Elysée a été pris de doutes sur sa bien-pensance et sa gouvernance. 

Alors, dans un livre de confidences bien placées, entre les mains de deux Judas de la presse, en fin psychologue politique, le stratège reconnu et encensé de l'Elysée s'est fait sonder les reins et le coeur, rejetant avec force ce qu’il avait adoré avec détermination et suintant des niaiseries sympathiques destinées à émouvoir les paroissiennes de gauche: terrorisme, état d'urgence, guerre et humanisme, cohabitant harmonieusement, comme banque, pacte de compétitivité, niveau de TVA, point de croissance et chômage. 

Qu'on entende Hollande ou qu'on le lise, on se pince. 
"Si les gens basculent, ce n’est pas parce qu’ils ont perdu 3 % de pouvoir d’achat – qu’ils n’ont pas perdu d’ailleurs ! – ou parce qu’ils sont chômeurs. Il y a des choses qui les taraudent, ils arrivent dans un train, ils voient des barbus, des gens qui lisent le Coran, des femmes voilées." Emouvante volonté de ressembler à tous ceux et celles qu'il a bernés. 
Ce n'est pas un extrait de La Cause du peuple (Perrin) de Patrick Buisson, mais des propos de Hollande, chef socialiste de l'État, rapportés par Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes au Monde, journal officieux du PS, dans leur livre d'entretiens 'Un président ne devrait pas dire ça' (Stock). Ainsi, pour Le Figaro, "Hollande dynamite les restes de la gauche."

Après avoir visé Alain "Ali" Juppé, une partie de cette mouvance extrême  a décidé de s'en prendre à François "Farid" Fillon sur internet.
Une opération menée par "une mouvance frontiste", apprend-on, sans plus de précision, dans l'Obs, hebdomadaire menacé d'extinction et qui sent d'ailleurs toujours la sanisette, tirant encore la chasse par les ficelles les plus élimées de la profession, élite auto-proclamée mais plus sûrement honnie

Le surnom, "Farid", pour François, fait écho à un certain "Ali", pour Alain.  "Le procédé est grossier, mais c'est la marque de fabrique de la fachosphère", assure L'Obs, qui invente un avatar, la patriosphère, histoire de bien salir la patrie, une réalité pointée comme aussi dérangeante, archaïque et connotée que peut l'être celle de "race". Tabous d'esprits pourtant libérés.

L'Obs nous avait déjà fait "Face à "Ali" Juppé, la fachosphère vote Fillon"

Reproduit par Le Grognard,
association loi 1901
Le petit journaliste en panne d'imagination avait déjà tenté d'associer Fillon à la fachosphère dans une même construction de l'esprit en faveur du candidat accessible à la gauche. L'Obs a renouvelé l'opération, bien que les deux tours de la primaire à droite et au centre aient déjà démontré la perte d'influence de cet hebdomadaire qui fabrique de l'information avec de la désinformation puisqu'il est démontré que 10 à 15% des votants de décembre sont des militants de gauche.

Le 22 novembre, "c'est un soutien très gênant," commente Oussama L. (Oussama, faute de prénom arabe commençant par 'P'). "Et qui n'est pas sans arrière-pensée," insiste Oussama, d'entrée de jeu. Le "groupuscule islamophobe d'extrême droite" [il pourrait être simplement étiqueté "radical" ou "droite de la droite" comme à l'extrême gauche le PCF est "gauche de la gauche", puisqu'il débat, sans avoir jamais lancé de bulldozer contre des foyers d'immigrés] Riposte laïque a publié lundi 21 novembre [la veille] un "long" post 
 sur son site [appréciation subjective d'un partisan qui ne mentionne pas de gros montages pourtant éloquents: est-il allé voir ?]. Son titre ? "2e tour : pour contrer le vote musulman, votons Fillon en masse !"

les-grands-penseursL'arrogant journaliste se mêle de traduire le sous-texte: "comprendre : pour faire barrage à Alain Juppé. Pour eux, le choix est simple : "Il paraît donc extrêmement important, et même indispensable, de ne pas nous endormir sur nos lauriers, en l’occurrence le mauvais score de Juppé face à Fillon au premier tour, en mettant toutes les chances de notre côté pour 'transformer l’essai' au second tour : profiter de cette occasion qui nous est offerte, d’aller voter nous aussi pour le candidat 'le moins pire' du système, François Fillon."

En vérité, chacun peut prendre la peine de vérifier que Riposte laïque consacre plus de lignes à casser les décrypteurs orientés de la presse et les manipulateurs des instituts commerciaux de sondages qui se sont vautrés, qu'à distiller l'islamophobie dont ils sont accusés, en dépit de leur profession de foi laïque:
"Bon, bien sûr Ali Juppé n’a pas été éliminé au premier tour comme nous l’espérions, mais ne gâchons pas notre plaisir devant son score minable, car s’il ne s’est pas vautré, son arrogance d’imbécile heureux en a pris un sacré coup derrière les oreilles … lui donné gagnant par toute la clique glapissante de bobos-idiots-utiles-bienpensants-assos-subventionnées … jusqu’au dernier moment, même si les bookmakers, et journalistes sérieux (si ! si ! il en reste encore quelques- uns) annonçaient le contraire, démonstrations à l’appui.
Car peu lui chaut, au désinformateur de L'Obs, l'argumentaire de l'Autre; seul compte son jugement de militant. Quiconque a consulté le site incriminé a pu lire que Juppé  et non les musulmans - est la cible de l'article!
"Il [Juppé] est néanmoins le chouchou (pour l’instant) de ceux qui n’ont plus rien à voir avec les musulmans d’avant ; ceux qui vivaient en bonne harmonie avec les citoyens français parce qu’à l’époque ils nous respectaient ! [Nous assassinaient-ils, parce que l'Ecole et la presse -dont L'Obs- les ont convaincus que nous leur voulions du mal ?]
En effet, ce vaniteux-fumiste, détient une véritable quincaillerie judiciaire, détail qui aurait déjà dû le disqualifier d’entrée, si la France était encore le grand pays qu’elle était avant que ses démolisseurs successifs (LRPS et satellites) soient portés au pouvoir par un peuple étourdi et/ou amnésique … [Oussama y voit-il des relents d'islamophobie ?]
Mais le plus navrant, c’est l’immense danger qu’il représente, de nous précipiter encore plus rapidement et définitivement dans les bras des islamiques radicaux, puisqu’il avoue lui-même avoir des liens avec les Frères Musulmans, rappelons-le, classés "organisation terroriste" par l’Arabie Saoudite !" [islamophobie aveugle visant l'épicier de nuit ou dénonciation d'une mouvance (!) fasciste de radicaux illuminés et criminels?] 


Est-ce pourquoi Juppé, le candidat favori de la gauche, a été écarté ? Faut-il qu'il remercie L'Obs et lsite ReputatioLab ?

L'article de Riposte laïque est plus nuancé que la caricature qu'en fait L'Obs 
"Comme tous les islamophiles refusant de voir le danger représenté par ces fous de dieu, pour toutes nos valeurs démocratiques et républicaines, ce guignol est tout à fait capable de faire encore pire que Flanby … c’est dire l’étendue de la dangerosité du personnage.
Car si les véritables visées des islamistes radicaux sont bien d’imposer l’islam au monde entier, ils savent admirablement adopter, momentanément, un profil bas, en s’acoquinant avec les élus actuels … disposant pour cela d’une aptitude innée à la dissimulation, tout le temps nécessaire à bâtir en douce la consolidation de leur implantation définitive."
L'article cite ce texte de Nabil Ennasri, activiste islamiste proche de Tariq Ramadan, appelant à voter Juppé.
Faut-il occulter ce texte d'un extrémiste pour ne pas informer et se faire maltraiter (extrait) ? : "Il faut donc d’urgence leur barrer la route par un vote qui ne sera pas un vote d’adhésion pour Alain Juppé mais un vote tactique destiné à faire élire le moindre des trois maux. Dernière chose : pendant trop longtemps, la caractéristique majoritaire du 'vote musulman' a été l’abstention. Absent des débats de société et non influent politiquement, leurs revendications de respect ont toujours été écartées par des appareils politiques qui ne voyaient pas l’intérêt de courtiser un segment de la société qui ne se déplace pas aux urnes. Il est urgent de sortir de la posture des ' derniers de la classe' pour peser sur un épisode politique décisif pour l’avenir du pays. Tant que nous ne comprendrons pas que c’est notre absence des bureaux de vote qui nourrit les postures les plus agressives à notre égard, nous resterons les champions de ' l’indignation sur le canapé' ". [islamophobie ou lutte contre l'abstentionnisme des Européens ?]
Après avoir visé Alain "Ali" Juppé, "une partie" de cette "mouvance d'extrême" sur internet a décidé de s'en prendre à François "Farid" Fillon, grand vainqueur de la primaire de la droite et du centre.

Oussama poursuit un mois plus tard dans sa logique à peu de frais intellectuels. "Là encore, certains sites d'extrême droite [qui ne sont pas nommés] n'ont de cesse de présenter François Fillon comme un "complice" de l'islam. C'est la même technique utilisée que lors de la campagne largement nauséabonde contre Alain Juppé pendant la primaire," assure celui qui reprend la même stratégie de la salissure de contact de l'un par l'autre.

L'ombre du Front national
Mais cette fois-ci, Oussama relève une différence majeure. Là où la campagne contre Alain Juppé était mené tambour battant par la plus grande partie de la fachosphère et de la patriosphère [amalgame comme les démonte Hollande dans son bouquin!], la nouvelle opération contre François Fillon est menée par une minorité proche... du Front national.
"Il suffit d'observer qui poste sur Twitter les liens vers les sites de la patriosphère", dénonce Nicolas Vanderbiest, blogueur spécialiste de l'influence sur les réseaux sociaux sur le site ReputatioLab, qui traque les origines des buzz, rumeurs et campagnes sur Internet "pour comprendre comment une information devient viral_" [sic]. "En créant une cartographie de tweets, des retweets, et des connexions entre les comptes, on se rend bien compte que ce n'est pas la même mouvance." Les cookies ne sont pas faits pour les chiens...

Cartographie de l'opération "Farid" Fillon sur Twitter par Nicolas Vanderbiest
Et voici la faiblesse de Farid Fillon: moins de volume, moins de communautés, 
et pas les mêmes nœuds de réseau

"Beaucoup de comptes Twitter qui tentent de donner de l'ampleur à l'opération ont des hashtags [des mots clés] qui renvoient vers Marine Le Pen, le FN, Jean-Marie Le Pen, Louis Aliot, Marion Maréchal Le Pen," selon Nicolas Vanderbiest, qui abandonne les pistes conduisant à la gauche extrême qui partage les mêmes objectifs que la droite radicale. Reste que la campagne "Farid" Fillon est bien moins efficace que celle à l'encontre d'"Ali" Juppé, comme si les états majors maîtrisaient l'activité de leurs sympathisants ou d'inconnus du moment.
"Les comptes Twitter sont moins importants. Il y a moins de volume. La communauté est moindre".

Cartographie de l'opération "Ali" Juppé sur Twitter par Nicolas Vanderbiest

Commentaire catégorique de Nicolas Vanderbiest, apprenti-sorcier du numérique, à propos de cette campagne contre François Fillon : "C'est en fait uniquement un copycat de la patriosphère [copie, calque, pour les non initiésplus orientée FN", assure le responsable de l'algorithme qui porte l'empreinte de ses a priori et sa propre orientation politique. 
"Ces comptes, avec en tête celui de @Messsmer, avait organisé samedi 17 décembre une opération pour mettre en avant le surnom de François Fillon". Ce qui prouve quoi. 

La mosquée d'Argentueil
Au coeur de l'argumentaire complotiste de cette partie de la fachosphère, l'inauguration de la mosquée Al Ihsan d’Argenteuil (Val-d'Oise) par François Fillon en 2010. Par exemple, le site "bvoltaire" - qui n'a pas voix au chapitre - pointe volontiers "la petite fille voilée posant aux côtés de François Fillon" comme un signe de complicité que Libération ne juge ni ne mentionne. 
Même sens de l'observation de la mise en scène (intentionnelle ou imposée) qualifié d'"obsession", chez Gilbert Collard, député frontiste à l'Assemblée nationale. Pour autant, ses électeurs doivent-ils être traqués et dénoncés par les bien-pensants totalitaires ?

Sur Twitter, des utilisateurs dont la liberté d'opinion est contestée par les ayatollahs de la pensée unique, "qui n'hésitent pas à déclarer leur appartenance au Front national", surnomment l'ancien Premier ministre "grand mufti d'Argenteuil". L'Obs prend-il la défense du candidat de droite ou s'attaque-t-il aux laïcs inquiets de la montée de l'islam radical ? 

Où sont passés les défenseurs du second degré ?
Sur Twitter, les trolls rigolards n'ont plus leur place. Ou, du moins, tout dépend du sujet, tabou ou pas tabou.
La christianophobie du journal communiste L'Humanité ne réussit pas à inquiéter L'Obs, quand le quotidien subventionné écrit à propos de ce Rieu : "il dénonce les 2.359 mosquées sur le sol français, mais ne dit rien des 44.600 églises et des milliers de chapelles privées et abbayes qui jonchent son pays natal." Le commentaire qui suit n'est pas violent le moins du monde : "Il fait mine de s’émouvoir lorsqu’il comptabilise en Ile-de-France 43 % d’enfants qui ont au moins un parent d’origine étrangère… Voilà le lieu de toutes ses anxiétés : l’étranger ! Répugnant étranger, souilleur de descendance !"

Mais c'est au Front national que la charge est la plus violente, selon Oussama. Dès le 22 novembre, Nicolas Bay, secrétaire général du FN, attaquait François Fillon sur Public Sénat : "François Fillon, c’est lui qui, Premier ministre, a organisé l’islam radical au cœur de la République dans le cadre du Conseil français du culte musulman (CFCM). C’est lui qui, Premier ministre, a inauguré une mosquée, en l’occurrence la mosquée d’Argenteuil, qui s’est révélée être un fief des islamistes."

La cellule des décodeurs du Monde assure que tout est faux. Comme s'il suffisait de s'ériger en "fact checker" pour être crédible ! Leur fonction partisane est de s'inscrire dans le déni en brandissant des chiffres biaisés. 
"Le CFCM a été créé en 2003, avant l'arrivée de François Fillon à Matignon. Ensuite, la mosquée d'Argenteuil n'est pas un "fief des islamistes". Nicolas Bay ne donne d'ailleurs aucun argument. L'imam local, Nabil Guettaf, est de son côté engagé dans la lutte contre la radicalisation," raconte la presse de gauche, se citant mutuellement.

En juin 2015 déjà, Cazeneuve se targuait toutefois d'avoir expulsé 40 imams "prêcheurs de haine", depuis 2012 ... Le ministre est-il pour autant islamophobe?

L'imam de Stains, ville gérée par Azzédine Taïbi, PCF
Autre angle d'attaque de L'Obs contre le candidat du parti Les Républicains, par le biais d'une photo produite par la mouvance frontiste et prise un jour de décembre 2014 à la mosquée de Drancy, montrant François Fillon et le recteur de la mosquée de Stains (Seine-Saint-Denis), Salih Farhoud. 
C'est Damien Rieu qui a diffusé  la photo sur Twitter. Elle était accompagnée d'une seconde, prise un autre jour, hors la présence de Fillon, montrant ce même recteur avec une arme dans les mains.


Après recherches, l'équipe de François Fillon a finalement confirmé l'authenticité de la photo. Mais L'Obs trouve surtout à redire contre la fermeture administrative de la mosquée ordonnée le 2 novembre dernier, avec des arguments que L'Obs juge "assez légers". N'en déplaise à l'hebdo progressiste que le ministre socialiste a qualifié le lieu de culte de "repaire d’une filière djihadiste" et que la mosquée a été fréquentée par  de gentils djihadistes comme Fabien Clain. 

A L'Obs, en temps d'état d'urgence anti-terroriste, ils considèrent qu'il n'y a rien à redire à montrer un recteur qui manie les armes. Le problème n'apparaît qu'à partir de sa publication sur Twitter, en association avec Fillon. On parle d'habitude de montage et d'hoax et l'affaire s'arrête là. Mais quand le citoyen vigilant s'appelle Damien Rieu, la gauchosphère s'emballe: l'individu, un jeune étudiant lyonnais en communication, porte-voix de Génération identitaire, s'est fait remarquer avec son groupuscule, sur le toit de Solférino, une banderole déployée exigeant la démission de François Hollande. Et il travaille même dans l’équipe de la députée Marion Maréchal-Le Pen. Fillon mérite donc toute la sollicitude de la gauche, ne serait-ce que pour en faire sa contre-publicité.

Début août 2016, Cazeneuve faisait état d'une vingtaine de mosquées fermées: acharnement islamophobe ?

Salih Farhoud aurait de surcroît tenu des propos "anti-chrétiens" à la télévision égyptienne.
Le recteur les regrette mais assure que ce n'est pas ce qu'il voulait dire... Salih Farhoud (ci-contre avec Hollande) dit d'ailleurs militer pour un "islam républicain" ! Et s'il l'affirme, ce n'est pas Oussama qui va le contredire.
Début novembre, Cazeneuve annonce quatre nouvelles fermetures de mosquées. La mosquée Al-Islah de Villiers-sur-Marne dans le Val-de-Marne, la salle de prières d'Ecquevilly dans les Yvelines, le lieu de culte Masjid Al Fath de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis ou encore la mosquée Al Rawda à... Stains. Autant d’établissements soupçonnés de promouvoir l'islamisme radical en région parisienne et que les autorités ont fermés ce mercredi 2 novembre, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans un communiqué.
"Sous couvert de but cultuel", les quatre lieux fermés "abritaient des réunions visant en réalité à promouvoir une idéologie radicale, contraire aux valeurs de la République et susceptible de constituer un risque grave d'atteinte à la sécurité et à l'ordre publics", a ainsi conclu le ministère de l'Intérieur. Cette décision fait suite à un premier bilan, le 12 octobre dernier, faisant état de la fermeture d’une vingtaine de mosquées et de salles de prière depuis la mise en vigueur de l'état d'urgence après les attentats du 13 novembre 2015, rapporte Marianne qui n'est pas proche de Marion Maréchal Le Pen.
La riposte de Fillon

Chez Fillon, on est conscient des risques que peut engendrer une telle campagne, assure L'Obs tout en y participant allègrement, mois après mois.  Selon le "Huffington Post", la riposte ne devrait pas tarder : une page dédiée à ce genre de campagne sera mise en ligne sur le site du candidat de la droite dans les prochains jours. 

Conseiller spécial du candidat, Jérôme Chartier a commenté sur LCI l'impact de l'opération "Farid" Fillon : "L'objectif de cette 'fachosphère' est de faire en sorte de reproduire le coup d''Ali Juppé'. Mais sauf que maintenant, tout le monde sait que c'est eux, alors qu'avant personne ne savait. Tout le monde pensait que c'était un mouvement spontané. Ça n'a rien de spontané, c'est un mouvement organisé par la 'fachosphère'. Et le simple fait de les dénoncer, c'est aussi commencer à les combattre". Croyez vous donc que L'Obs va se tenir de relayer chaque turpitude des réseaux sociaux ?

Une déclaration de guerre qu'a prise au sérieux le site Résistance républicaine, proche de Riposte laïque. Les deux sites avaient voulu lancer le mouvement Pegida, le mouvement de résistance à l'islam conquérant allemand, en France avec Renaud Camus et le Bloc identitaire.

Des relents islamophobes dans les confidences de Hollande au Monde ?

Curieusement, le président de la République y apparaît moins vigilant qu'à l'habitude lorsqu'il dénonce ceux qui "jouent sur les peurs" et "stigmatisent". A l'entendre "l'insécurité culturelle" n'est pas un sentiment. L'intégration? "Il y a à la fois des choses qui marchent très bien et l'accumulation de bombes potentielles liées à une immigration qui continue. Parce que ça continue." Nadine Morano? "Je suis convaincu que, quand on interroge les Français, ils sont majoritairement sur sa position. (…) Ils pensent: "On est plutôt des Blancs, il y a plus de Blancs que d'autres.' " L'équipe de France de football ? Les gros gabarits contre les petits rusés ? Elle est en proie à une "communautarisation, une segmentation, une ethnicisation". Le seuil de tolérance ? "Je pense qu'il y a trop d'arrivées, d'immigration qui ne devrait pas être là," commente le "bras cassé" en observateur impuissant. Et de prendre l'exemple des professeurs devant les nouveaux immigrés. "C'est Sisyphe! On les fait parler français, et puis arrive un autre groupe, et il faut tout recommencer. Ça ne s'arrête jamais (…). Donc, il faut à un moment que ça s'arrête." 
L'islam? "Qu'il y ait un problème avec l'islam, c'est vrai. Nul n'en doute." Le voile ? "Un asservissement." Les migrants ? "On ne peut pas continuer à avoir des migrants qui arrivent sans contrôle, dans le contexte en plus des attentats." La sécession des territoires?  "Comment peut-on éviter la partition ? Car c'est quand même ça qui est en train de se produire: la partition." 
Voilà pourquoi il renonce maintenant à assumer, en se représentant à la primaires, es échecs avoués. Et qu'il laisse à ses seconds couteaux sans foi ni loi le soin de nous raconter des bobards. Respect, Valls !

jeudi 6 février 2014

Patrick Cohen accuse Schneidermann à propos de Dieudonné et Frédéric Taddeï

Cohen accuse Schneidermann d'avoir "nourri la haine antisémite" à son égard

La presse de gauche s'entre-déchire

Le journaliste de France Inter Patrick Cohen a accusé 

mercredi le patron du site Arrêt sur Images, Daniel Schneidermann, d'avoir "nourri la haine antisémite" à son endroit, en publiant en mars 2013 une chronique intitulée "la liste de Patrick Cohen". 

Loin de soutenir Daniel Schneidermann lors de la suppression de son émission, l'intersyndicale de France 5, 
CGT-CFDT-CGC-FO, s'était indignée de la partialité du critique des media
 et notamment de la "campagne de dénigrement orchestrée par Daniel Schneidermann qui porte gravement préjudice à la chaîne du savoir et de la connaissance ainsi qu’à l’intégrité professionnelle de ses salariés."

En mars 2013, éclata en effet une polémique, à la suite d'un débat avec Frédéric Taddeï au cours de l'émission C à vous sur France 5.  Bien que s'agissant de Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral et Marc-Edouard Nabe, Taddéï estima que "se priver d’invités intéressants parce qu’on n’est pas d’accord avec eux est, pour un journaliste payé par le contribuable, une faute professionnelle. Et non seulement c’est indéfendable, mais c’est contre-productif." Or, Taddeï, un ancien collaborateur  du magazine gauchiste Actuel, a eu un fils dont le parrain est ...Marc-Édouard Nabe, pamphlétaire poursuivi en justice par la LICRA pour "provocation à la haine raciale" en 1985.

En revanche, 
Patrick Cohen reprocha à l'animateur de Ce soir (ou jamais !) de donner la parole à ceux qu'il considère comme des "cerveaux malades." Mais le mois suivant, Acrimed, site web de l'association de critique des media, publia un article soulignant les contradictions et la "mauvaise foi" de Patrick Cohen.

Dans la foulée, Acrimed publia un article 
Le site critiquait un entretien  de mars 2013 sur France Inter dans lequel Patrick Cohen demandait des comptes à Jean-Luc Mélenchon sur sa violence verbale à l'égard du gouvernement. Le site web y reproche notamment l'insistance de Patrick Cohen à fustiger le "style" Mélenchon (6'35 minutes sur un total de 9'58) et son droit de réponse supplémentaire le jour même sur le plateau de La Nouvelle Édition sur Canal+.
De son entretien sur France Inter avec Mélenchon, il explique que "c'est du cirque, c'est du théâtre". Et pour lui, les questions  posées ce matin-là sur le style Mélenchon étaient donc légitimes. 
"A quoi ça sert les invectives en politique ?", lui demanda Cohen. A quoi le "mis en examen" répondit: "Vous avez quelque chose à me reprocher ? C'est à la Une de Libé. Ah les pauvres petits biquets, Libé qui tous les jours sort des vannes à deux balles sur tous les sujets, qui a fait un titre contre Sarkozy spécialement injurieux, maintenant Libé a le cuir sensible de la société convenue...". "Même au sein de son propre parti, sa violence verbale et sa rhétorique posent question", a expliqué le journaliste "indépendant" du PS pour justifier son acharnement  sur la méthode Mélenchon. 

Dans Libération, Daniel Schneidermann critiqua alors Patrick Cohen qui reprocheé à Frédéric Taddeï d'inviter des "cerveaux malades". 
Il faut dire que quand il parle de cerveau malade, Patrick Cohen connaît son sujet. Pour échapper au service militaire, il s’était, dit-on, fait passer pour fou, en restant emmitouflé dans une parka par 30 degrés pendant deux semaines… Et il est néanmoins arrivé au 7/9 de France Inter, tranche stratégique de l’antenne, dans les valises de Philippe Val en septembre 2010.

Toujours est-il que dans son spectacle des mois suivants, le polémiste Dieudonné avait repris l'idée que Patrick Cohen a une liste noire d'indésirables, mais disant de surcroît regretter la disparition des chambres à gaz. Or, cette phrase déclencha fin décembre l'ouverture d'une enquête du Parquet pour incitation à la haine raciale. Le spectacle a alors été interdit dans plusieurs villes.
Patrick Mandon
(causeur.fr), commentant la polémique, avance "le second métier de M. Cohen serait plutôt censeur des ondes officielles d’État."Au censeur des media, Taddéï avait objecté : "Toutes les opinions autorisées par la loi sont défendues par la constitution. Tout ce qui n’est pas interdit est autorisé et ce n’est pasmoi, animateur de télévision, qui vais décider de ce qu’on a le droit de dire (…) Vous avez le droit de faire le tri, c’est votre responsabilité (…) Je m’interdis d’être le procureur ou le défenseur des uns et des autres (…)".

Patrick Cohen accuse maintenant Daniel Schneidermann d'être devenu un "héros des dieudonnistes"  

"C'est bien
votre chronique de Libération qui met le feu à la 'fachosphère', ce sont vos phrases que Soral et Dieudonné répètent mot pour mot dans leurs premières vidéos du printemps 2013 appelant à des représailles contre moi", accuse P. Cohen, ancien militant UNEF, dans une tribune du site Nouvel Observateur en date du mercredi 5

L'animateur de la tranche matinale de France Inter se dit en outre "effaré et meurtri" par un récent sketch de l'humoriste Didier Porte, sur le site d'Arrêt sur Images, dans lequel il ironisait sur une critique de Patrick Cohen contre un sketch diffusé chez Laurent Ruquier évoquant Mohamed Merah: "Si Cohen est indigné, c'est parce que Merah a tué des enfants juifs. Mais Cohen ne le dit pas, il dit des enfants".
Patrick Cohen s’en prit aussitôt, non pas à l’humoriste, mais à son patron, Laurent Ruquier : "Place au professionnel de la poilade, Ruquier donc. Et c’est vrai qu’on rit beaucoup chez Ruquier. On rit grassement, mais on y rigole très fort, ce qui fait que le gras se voit un peu moins. Et on y rit de tout, c’est ça qui est bien et qui fait vendre. Le nec plus ultra pour un comique, c’est de mélanger dans un même sketch plusieurs sujets d’actualité, comme Julie Gayet, François Hollande, l’avortement, Dieudonné, François Hollande, Julie Gayet, Mohamed Merah. Non, ils ont fait une blague sur un tueur d’enfant ? Oui, ils l’ont fait." Cohen s'en prend-il pareillement à Nicolas Bedos qui n'a rien inventé et pratique la même technique du bric-à-brac inextricable et incohérent où tout le monde en prend et dont personne ne réchappe ?
"C'est bien connu, le juif est fourbe, ses indignations sont sélectives, et ses compassions purement communautaires", feint de ruminer Patrick Cohen, ancien polémiste de l'émission de télévision "Un café, l'addition" de l'ancienne collaboratrice d'Arrêt sur images, Pascale Clark (Canal+). Pascale Clark est souvent accusée de manquer au respect de la déontologie, affichant ses opinions de gauche lors de ses entretiens politiques : "en particulier, je ne supporte pas Pascale Clark dont le ton et la posture de questionnement me hérissent", déclare Philippe Bilger sur le site du Huffington Post.

Daniel Schneidermann a jugé ces attaques "infâmes"
Interrogé mercredi par l'AFP,  cet "idiot utile"  souligne que sa critique de mars 2013 est "strictement professionnelle, en promettant d'y répondre plus longuement sur son site jeudi. 

L'humour autorise-t-il tout? 

Schneidermann a en outre soutenu que, Didier Porte étant un humoriste, il n'a pas de commentaires à faire sur son billet. L'humoriste politique peut donc tout se permettre, sous couvert de liberté d'expression. C'est la tendance actuelle de se retrancher bravement derrière le premier ou le second degré pour se vider de ses ressentiments et insultes.
La haine est devenue conviviale: si elle fait le buzz, c'est qu'elle est consensuelle. Et respectable ?