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mercredi 24 juillet 2019

Schiappa n'est pas Rugy : elle marche "à la nouille instantanée" !

La "mère la vertu" raconte qu'elle mange des "nouilles instantanées" en "dîner de travail"

La France est pliée en deux, mais les producteurs de pâtes menacent de porter plainte contre Schiappa !

Soi-disant blanchi, mais en interne, par le gouvernement et les députés de la majorité, puisque le Paquet laisse filer les affaires,
Rugy dénonce le pluralisme de la presse. 
Le n°2 déchu du gouvernement  pointe en effet le "journalisme de diffamation" pratiqué par Mediapart, mais l'ex-collègue du ministre d'Etat démissionné par l'Elysée juge qu’ "on ne peut pas plaider pour la transparence d’un côté et fustiger cette transparence de l’autre".

Dans les deux camps, l’heure est à la contre-attaque. 
Politiquement blanchi par ses semblables - l'Assemblée qu'il a présidée et le gouvernement auquel il a appartenu - le ministre poussé à la démission  tente désormais de blanchir son honneur souillé et se dit déterminé à prendre sa revanche sur ceux qui ont précipité sa chute. 

Rugy ne considère-t-il donc pas que les conclusions des deux enquêtes portant sur "les affaires Rugy" sont crédibles?   
Accueilli dès mardi sur le service public au 20h00 de France 2, l’écologiste déchu s'en est violemment pris (pléonasme usuel dans les media) au "journalisme de diffamation", soutenant qu' "il n’y aurait jamais dû y avoir d’affaire Rugy. Et aujourd’hui, en revanche, c’est sûr, il y aura une affaire Mediapart". 

Mais tous les membres du gouvernement ne partagent pas ce satisfecit de leur ancien collègue.
Il ne suffisait pas que Rugy assurât qu'il est allergique aux crustacés, cas unique sur la planète entière, il a éprouvé le besoin d'ajouter qu'il "déteste le caviar" : parce que russe ?
VOIR et ENTENDRE Rugy sur BFMTV vendredi 12 juillet niant son train de vie fastueux dénoncé par l'opinion. "Je déteste le caviar" :  Rugy aux abois se défend comme il peut  (pub imposéee !):

Celle qui arbore au gouvernement des anneaux en soutien à la "romanichelle de l'ENA", Nathalie Loiseau, s'est démarquée de l'aristocratie au pouvoir.

Mercredi, au micro de RTL, Marlène Schiappa s’est désolidarisée de l’ex-ministre. "Je comprends très bien que François de Rugy se sente harcelé et dénonce, de son point de vue, une tentative de démolition", a commenté la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les genres en tous genres. "Mais je pense qu’il faut prendre de la hauteur, et prendre le point de vue du journaliste d’enquête qui fait son travail. Je crois qu’on ne peut pas plaider pour la transparence d’un côté et fustiger cette transparence de l’autre», a-t-elle insisté.

Sur la question de la transparence, la commère du gouvernement qui se prend pour son porte-parole a eu le sentiment que la vie des membres du gouvernement "fait l’objet de beaucoup de mythes". Mais elle ne pensait pas à leur compétence proportionnelle à leur aplomb. 

Elle a tenu à s'épancher, se confiant sur son propre mode de vie, pensant que sa parole peut éloigner les clichés véhiculés par ces affaires. "La vérité, c’est que lorsque nous faisons un dîner de travail, le soir, nous buvons des carafes d’eau et mangeons des nouilles chinoises instantanées, qui coûtent 1,73€ en supermarché." 
Dommage que la star du parler sans réfléchir fasse la contre-publicité du commerce de proximité...

Résultat de recherche d'images pour "miss noodles"
Caméra cachée au sous-ministère des genres
Et la blogueuse de poursuivre sur sa vie personnelle, bien qu'elle n'intéresse que les lectrices de Gala et Voici des salles d'attentes de dentistes. "Dans mon appartement de fonction, j’ai un portant à vêtement Ikea à 9€ [aimable allusion à la dépense de 17.000 euros d'argent public consacrée au dressing de la paire Rugy-Servat à l'Assemblée], que j’ai payé moi-même"... 
Image illustrative de l’article Nouilles instantanées
Autre maladresse de Madame Bonino: ce mobilier est fabriqué par une entreprise suédoise qui ne fait pas partie de la zone euro et dont le siège social se trouve aux Pays-Bas, royaume de l’optimisation fiscale...

Affirmant "en même temps" qu’elle ne porte "aucun jugement" sur les travaux réalisés par François de Rugy, elle a ajouté: "Il ne faut pas s’imaginer qu’on a un compte ouvert avec lequel on peut réaliser toutes les dépenses qu’on souhaite réaliser". 
Que ceux et celles qui veulent ouvrir une "cagnotte" de soutien à Schiappa lèvent la main...

VOIR et ENTENDRE
une séance de travail au sous-secrétariat de Miss Marlène Noodles :


 

mardi 23 avril 2019

RSF et SNJ dénoncent des atteintes à la liberté d'informer dans la France de Macron

L'Acte 23 des Gilets jaunes a été l'occasion de règlements de comptes de l'Etat avec la presse non alignée

Après des incidents avec les forces de l'ordre, le Syndicat national des journalistes (SNJ) et Reporters dans frontières (RSF) font état d'atteintes à la liberté d'informer.

Résultat de recherche d'images pour "Gaspard Glanz"
Deux journalistes en garde à vue, plusieurs touchés par des grenades de désencerclement… Le Syndicat national des journalistes (SNJ) et Reporters sans frontières​ (RSF) ont dénoncé dimanche des atteintes à la liberté d’informer après des incidents entre forces de l’ordre et journalistes samedi lors de l’acte 23 des Gilets jaunes. "Il y a eu plusieurs interpellations de journalistes et d’autres incidents", a révélé Vincent Lanier, premier secrétaire national du SNJ, suite notamment à l’interpellation de deux reporters indépendants à Paris, Gaspard Glanz et Alexis Kraland (reporter indépendant de 'Street Politics').

Ces deux poils à gratter de Macron ont été placés en garde à vue samedi, notamment pour "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations", selon le Parquet de Paris.
COMMUNIQUÉS DE PRESSE
23e samedi des Gilets Jaunes : respectez la liberté de manifester et d’informer !

A la veille du 23e samedi de manifestations des Gilets Jaunes, le syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, constate :
- que le gouvernement n’a toujours pas proposé de solution politique en réponse aux revendications sociales des femmes et des hommes qui manifestent depuis plus de cinq mois dans notre pays ;
- que les manifestant(e)s sont soumis(e)s à des entraves dans leurs droits constitutionnels ;
- que les forces de police et de gendarmerie utilisent des matériels dangereux à l'encontre des citoyen(ne)s ;
- que loin de laisser la presse faire son travail, de nombreux témoignages (comme la semaine dernière à Toulouse) démontrent que les forces de l’ordre agissent brutalement contre les journalistes, comme en témoignent les 62 signalements effectués par notre confrère David Dufresne.
Le SNJ rappelle qu’il est aux côtés des journalistes victimes et interpelle les ministres concernés :
La France ne doit pas devenir un pays de non-droits.
Respectez et faites respecter la liberté de manifester et d’informer !
Paris, le 19 Avril 2019
"Assurer la sécurité des manifestants et des journalistes"
Le ministère de l’Intérieur répète à l'envi que "les forces de l’ordre sont mobilisées chaque samedi pour empêcher les violences, assurer la sécurité des manifestants, mais aussi celle des journalistes, régulièrement – et ce samedi encore – prises à partie. Si des journalistes sont interpellés – ce qui peut arriver – ils ne le sont évidemment pas ès qualités mais en raison des infractions relevées" (déclaration du dimanche 21 avril) .

"Une pente très dangereuse"
"On commence à se poser des questions : est-ce qu’il n’y a pas une volonté déterminée d’intimider notamment les photographes sur le terrain ? On a l’impression que certains sont ciblés", a dénoncé Vincent Lanier du SNJ. "Il y a des tensions, c’est vrai, sur le terrain entre des policiers et des photographes, mais de là à interpeller, il y a un gros problème. On est sur une pente très dangereuse par rapport à la liberté d’informer, c’est la liberté de la presse qui est menacée", a-t-il insisté. 
La question est de savoir si ils ont reçu des consignes de leur hiérarchie et à quel niveau supérieur.

"Le nombre d’incidents depuis le début du mouvement des Gilets jaunes qui visent autant des journalistes professionnels et non professionnels clairement identifiés "Presse" au moment où ils sont en train de filmer ou photographier entrave le travail de la presse et limite de facto la captation d’images de ces événements qui sont par nature d’un intérêt crucial pour le public" [et la démocratie], a de son côté regretté Catherine Monnet, rédactrice en chef adjointe à RSF. "Cela va à l’encontre du droit et de la liberté fondamentale d’informer. 
Les journalistes doivent pouvoir couvrir librement ces manifestations afin de pouvoir rapporter leur déroulement et les agissements des manifestants comme celui des forces de l’ordre", a-t-elle rappelé.

Plusieurs journalistes blessés

Plusieurs journalistes ont été blessés samedi lors des manifestations, alors que les anarcho-révolutionnaires du Black bloc s'étaient très peu mobilisés. 21 personnes ont été interpellées à titre préventif et placées en garde à vue.

En milieu d'après-midi, la police avait procédé à Paris à 189 interpellations et à plus de 17.500 contrôles préventifs, selon la préfecture. 
A 16h, 122 personnes avaient été placées en garde à vue dans la capitale, dont 4 mineurs.


Communiqué :
Lors de la 22e journée de mobilisation à Toulouse samedi 13 avril, la répression policière a été d’une forte intensité.
La presse a été particulièrement ciblée.
SEPT journalistes ont été la cible de violences physiques de la part de la police et des CRS.

Une journaliste de TVBruits a été blessée à la tête par une grenade lacrymogène, elle a été soignée immédiatement par une équipe de streetmedics de La Rochelle et est hors de danger.

Un journaliste filmant en live pour le site 'Révolution Permanente' a été blessé par une grenade explosive de désencerclement reçu au niveau des jambes.

Deux journalistes ont été violemment agressés rue Merly. Un policier de la BAC a arraché le sac à dos de la journaliste, puis la bousculée et jetée au sol, arraché son casque, lui a donné plusieurs coups de matraque, un coup de pied. Le photographe a côté d’elle a tenté de la protéger, il a reçu plusieurs coups de matraque et coup de pieds, son matériel a été cassé.

Un cinquième nom se rajoute [s'ajoute] à la liste des journalistes frappés par la police samedi 13 avril à Toulouse. Il s’agit du caméraman de l’émission Quotidien sur TMC, frappé à coups de matraque quand lui aussi essayait de sortir de la nasse policière de 12h, allée Jean Jaurès.

Un photographe a reçu un coup de matraque ayant cassé son objectif rue Alsace Lorraine.

Un photographe a été plaqué au sol avec son trépied, son matériel cassé, rue Alsace Lorraine.

Face à une telle situation, nous tenons à interpeller citoyens et responsables politiques sur les dérives autoritaires de l’état constituant une atteinte à la liberté de la presse, qui se joint à une atteinte à la liberté d’expression et de manifestation.

Nos équipes présentes de 9h30 à 19h sur le terrain n’ont à aucun moment été la cible d’agressions verbales ou physiques de la part des manifestants gilets jaunes et ne nous ont pas empêchés de faire nos reportages. Comme lors des 21 manifestations précédentes organisées par les Gilets jaunes.

TVBRUITS

A Paris, un photographe de l’Agence France-Presse "a reçu une grenade lacrymogène dans les jambes" et a "pris un coup, hors action" d’un policier, a indiqué son rédacteur en chef photo France Olivier Morin. 

Une vidéaste de l’AFP a également indiqué que sa chaussure avait pris feu après le tir d’une grenade de désencerclement. Elle a été prise en charge par des " treet medics".
Phénomène préoccupant, une libération de la parole contre la profession et une rhétorique anti-média dans bon nombre de démocraties s’est installé en Europe en 2018. RSF ne se préoccupe pas des motifs de colère dans la population; il élude. Les journalistes sont déclarés persona non grata, menacés et insultés par des personnalités qui sont au plus haut sommet du pouvoir. Cette tendance s’amplifie, notamment en France (32e, +1), où le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé que la haine des journalistes était “saine et juste”. Elle est proportionnée à la désinformation et au parti-pris.

Mercredi 4 avril 2018, Street Politics avait déjà alerté les démocrates : "la police réprime à la manif des cheminots" 
"Etudiant-e-s, postiers, enseignants, salariés d'Air France... Partie de gare de l'Est, la manifestation des cheminots appelée par Sud-Rail et Force Ouvrière a rassemblé 5.000 personnes. Bloquée par les forces de police, la manifestation n'a pas pu rejoindre le point d'arrivée, Saint-Lazare, pourtant déposé en préfecture, et a été dispersée aux alentours de Notre-Dame-de-Lorette. La police a réprimé violemment, nous relayons ci-dessous la vidéo tournée par Street Politics."

Interpellé samedi lors de l'Acte XXII des Gilets jaunes, le journaliste indépendant Gaspard Glanz sera jugé pour "outrage", le 18 octobre. Dans l'attente, il est interdit de venir à Paris chaque samedi avant son procès, dans six mois.

Pour son avocat, les poursuites contre son client sont une forme de pression politique. Il dénonce notamment le deuxième chef d’infraction initialement retenu contre son client lors de sa garde à vue : "Le motif de participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations est un délit qui punit une intention et non pas des actes. Gaspard Glanz, comme des milliers de manifestants, est mis en cause en raison de ce texte et nous espérons que celui-ci sera abrogé", assure-t-il.

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout, foule et plein air
Lundi, à 10 heures, une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées devant le commissariat où M. Glanz était gardé à vue. 
Selon la rubrique CheckNews de Libération, Gaspard Glanz avait auparavant interpellé le groupe de CRS, demandant à parler "au commissaire" après avoir été visé par un tir de grenade lacrymogène consécutif à un doigt d’honneur contre un policier. Une source judiciaire précise au Monde que sa garde à vue avait justement été prolongée dimanche afin de "permettre la poursuite des investigations en présence de la personne".

jeudi 31 août 2017

Roger-Petit à l'Élysée : "confusion, consanguinité, collusion", juge Pascale Clark

"Un désastre pour le journalisme", juge la juge des media 

"Ce type de nomination alimente les suspicions de connivence entre journalistes et politiques,"
selon l'historien de la presse et des media, Alexis Lévrier.

Résultat de recherche d'images pour "collusion politico-médiatique""Cette nomination traduit une certaine panique de l'Elysée 
et une remise en question radicale de la communication du président depuis son élection, explique ce maître de conférence. Plus question de sacraliser la parole du président jupitérien précipité par les sondages du Mont Olympe dans les douves du Château. 

Ça s'inscrit dans une stratégie globale pour renouer le lien avec les media. 
Le risque, c'est de nourrir la défiance de la population à l'égard des media et de la politique. Or, Macron, qui se croit fin psychologue, donne du grain à moudre à ceux qui pourfendent la connivence entre media et pouvoir, ce qu'on appelle de plus en plus communément le système politico-médiatique. 
La présidence jupitérienne aura duré le temps d'un été : le chef de l'Etat a pris conscience qu'il ne peut pas se passer de la relation avec les media. "Pour autant, je ne suis pas certain que débaucher un journaliste comme porte-parole soit une bonne chose." Débauchage ou choix par défaut ? 
Résultat de recherche d'images pour "système politico-médiatique"
Patrick Biancone, embauché par Valérie Trierweiler, ou Claude Sérillon au service du chef de l'Etat, jouaient des rôles de l'ombre pour gérer la communication présidentielle. Là, Bruno Roger-Petit est nommé porte-parole de l'Elysée. C'est un poste très complexe et particulièrement exposé. Il va être en première ligne et en doublon avec Christophe Castaner, relégué au second rang, comme porte-parole du gouvernement.

Cette consanguinité entre presse et pouvoir ne va plus de soi aujourd'hui. 
Les réactions sur Twitter et dans la presse sont d'ailleurs très hostiles. Les temps changent, mais Macron, sa conseillère intime et certains journalistes ne l'ont pas compris. 

Un pas en arrière dans le renouvellement de la vie publique
Image associée
Après l'adoption de Nemo, un labrador croisé griffon noir, le début de cette semaine présidentielle a été marqué par l'arrivée d'un roquet, beaucoup moins banale cette fois : le journaliste Bruno Roger-Petit, 54 ans, a été nommé conseiller du président et porte-parole de l'Élysée mardi. Avec un fonction d'éminence grise plus flambante que celle de journaliste hargneux et détesté qu'il exerçait par le passé à France Télévisions ou sur les sites de l'Obs et de Challenges, à moins que... Car on voit plutôt Bruno Roger-Petit cesser désormais d'aboyer pour mordre : l'aigri prendra sa revanche sur le passé, sur tous ceux qui l'ont méprisé et Macron prend ainsi le risque de s'aliéner définitivement la presse. De quoi faire grincer quelques crocs, comme ceux de Pascale Clark, éditorialiste occasionnelle sur Europe 1, connue pour sa participation à Arrêt sur images (consacré à la déconstruction des narrations médiatiques, 1996-2007) avec Daniel Schneidermann sur France 5.

"Cela fait des mois qu'il défend Emmanuel Macron"

Résultat de recherche d'images pour "Macron Roger-Petit La Rotonde"
"On se demande si Bruno Roger-Petit ne devrait pas avoir un salaire rétroactif, parce que cela fait des mois qu'il défend Emmanuel Macron partout où il passe", s'est-elle agacée mardi dans Hondelatte raconte. Mais puisque ce n'est pas l'Etat qui paie, le contribuable la prie de ravaler sa proposition.

Sa proximité supposée avec le chef de groupe En Marche! avait en effet déjà suscité en mars, durant la campagne présidentielle, la protestation de la Société des journalistes (SDJ) de l'hebdomadaire Challenges qui dénonçait "la fréquence bien plus élevée" des publications "pro-Macron/défavorables à ses adversaires" sur son site internet qui "annihile totalement la tentative de rééquilibrage". Clark a-t-elle la même saine réaction confraternelle à l'encontre de Jean-Bernard Cadier ou de la paire Snegaroff-Durpaire sur BFM TV entichée d'Obama et en état permanent de révulsion envers Trump ?

"Ça fait tâche"

Résultat de recherche d'images pour "Macron Roger-Petit La Rotonde"
Le journaliste a-t-il rendu sa carte professionnelle  (et renoncé aux avantages fiscaux afférents au cirage de pompes) lorsqu'il n'a pas hésité à figurer parmi les invités d'Emmanuel Macron - unique journaliste présent - à la soirée de La Rotonde, où le candidat et ses proches avaient fêté sa victoire au premier tour, le 23 avril. "Cela pose problème. Il n'est pas censé être un porte-parole de Macron. Ça fait tâche et c'est un premier désastre pour le journalisme", a jugé Pascale Clark, après 13 ans sur France Inter et une expulsion.


"Confusion, consanguinité, collusion". 

Les politiques deviennent chroniqueurs dans les media et c'est un deuxième "désastre", selon la fondatrice du site BoxSons, plateforme de production de podcasts (payants). Parmi eux, Aurélie Filippetti (sans profession), Sébastien Pietrasanta (ex-vice-président de la FIDL, ex-SOS Racisme et ex-député PS, apparatchik sans emploi), Jean-Pierre Raffarin (retraité), Henri Guaino (refoulé), ou encore l'avocate Raquel Garrido (La France insoumise). L'insoumise fera bouillir la marmite de son époux, Alexis Corbière, puisqu'elle a décidé d'intégrer la bande de Thierry Ardisson sur C8. "Payée par Bolloré, elle ne voit pas le problème. Moi je le vois : confusion, consanguinité, collusion", dénonce encore Pascale Clark. 

"Chacun à sa place. 
Ce n'est pas comme si les politiques et les journalistes allaient bien et ne subissaient pas une sérieuse crise de confiance...".

Mardi, le contradicteur se nommait Christophe Hondelatte
 
"Les journalistes donnent leur avis à tout bout de champ, comme le font les politiques. Cela fait des années que ça dure. (…) Il est donc normal que politiques et journalistes, à un moment, se retrouvent dans le même marigot", a-t-il raillé.
 
Prochainement, le socialiste Julien Dray occupera d'ailleurs à le siège de Pascale Clark. Un choix que Christophe Hondelatte (Europe 1)  "assume pleinement".

mardi 16 juin 2015

Elise Lucet, journaliste-activiste contre le projet de directive "secret des affaires"

Sa pétition pour protéger le secret des sources recueille près de 300.000 signatures

Elise Lucet choisit le floutage: 
"Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup"

La journaliste porte bien mal son nom mais sa pétition marche. Celle qui en octobre 2014 affirmait: "Je suis une femme redoutée", se plaît en égérie de la gauche anti-libérale. Forte de sa position de présentatrice du 20 heures sur le service public, elle est figure de proue contre un projet de directive européenne sur le secret des affaires. Portée par le collectif "Informer n'est pas un délit", dont 
Fabrice Arfi (Mediapart), Claude Baudry (L'Humanité), Wendy Bouchard (Zone Interdite, M6), Hervé Brusini (Francetv info), Nicolas Chateauneuf (France 2), Christian Chavagneux (Alternatives économiques), Guilaine Chenu (Envoyé Spécial, France 2), Elisabeth Helle (Arte), Thomas Hugues (RTL, France 5), Françoise Joly (Envoyé Spécial, France 2), Patricia Loison (Pièces à conviction, France 3), Loic de la Mornais (France 2), Laurent Mauduit (Mediapart), François-Xavier Ménage (Capital, M6), Paul Moreira (Premières Lignes), Xavier De Moulins (66 minutes, M6), Antoine Peillon (La Croix), Edwy Plenel(Mediapart), Nicolas Poincaré (Complément d'Enquête France 2), Matthieu Quiret (Les Echos), Hélene Risser (LCP Public Sénat), Benoist Robin (i-télé), Nabila Tabouri (France 2), Jean-Marc Vittori (Les Echos), etc
la pétition de la présentatrice de Cash Investigation sur France 2, lancée le 4 juin, a rassemblé, en à peine dix jours, plus de 275.000 signatures à travers l'Europe. L'un des records du site de pétitions en ligne Change.org. Le buzz est atteint, dans le milieu.
La pétition a déjà recueilli 240.00 signatures en France et 30.000 en Belgique, Allemagne, Espagne et Royaume-Uni. Des versions locales ont été lancées dans ces trois derniers pays. Un appel contre la directive a aussi été lancé par les syndicats français, des syndicats européens, l’Association européenne des Droits de l’Homme et Julian Assange, fondateur de Wikileaks.

Cette pétition réclame la suppression pure et simple de cette directive 
Elle prévoit de lourdes sanctions en cas de divulgation de secrets des affaires y compris par les journalistes, dits d'investigation, qu'ils attendent ou non les fuites au téléphone. Si une source ou un journaliste "viole" ce "secret des affaires", des sommes dissuasives pourraient lui être réclamées [...] On pourrait même assister à des peines de prison dans certains pays," assure Elise Lucet.

A noter pour mémoire que BFMTV doit rendre des comptes pour la légèreté criminelle avec laquelle la chaîne a exposé la vie des otages de l'hyper-casher lors des attentats meurtriers par des islamistes terroristes français,  début janvier à Paris.

Le secret des sources ajouté à la dictature du buzz n'est pas sans risques : 
A l'aise, Next (BFMTV/RMC) - et francetvinfo ! - ont retiré le témoignage de la plaignante ! 

Informer n'est pas un délit; le mensonge et la diffamation en sont

Avant de poursuivre "notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public - hormis l'annonce insupportable de la mort de la reine Elizabeth II -  il nous sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique de nos pays", conclut-elle. Ce qui reste à démontrer, à la condition de fournir un réel travail d'investigation et de vérifier les dites sources... 
La journaliste va plus loin en soulignant qu'avec cette directive, il y aurait eu peu de chances d'entendre un jour parler du "scandale financier de Luxleaks", des "pesticides de Monsanto" ou encore du scandale du vaccin Gardasil." Ce qui reste aussi à démontrer. Les prothèses PIP n'ont pas attendu la presse pour éclater ! Les affaires finissent toujours par sortir, ne serait-ce que par l'entremise des avocats... 

En attendant que la requête du collectif qui téléguide Elise Lucet soit examinée par les députés Européens pour valider ou non ce texte, la pétition a été soutenue par un panel de personnalités sulfureuses : 
les trotskistes Edwy Plenel et Fabrice Arfi de Mediapart, Stéphanie Gibaud, ex-salariée d'UBS "lanceuse d'alerte" (animée par UGICT-CGT, Plateforme internationale des lanceurs d’alerte (Pila), Fédération des banques et assurance CGT, Syndicat national des journalistes CGT, CGT Paris, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Sherpa, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM, cf. le 'Mur des cons'), Peuples solidaires, ANTICOR, ATTAC),
ou encore la député européenne Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-les Verts (éliminée de la présidentielle 2012, avec 2,31 % des voix).
Le 16 juin prochain, une commission de députés européens, la commission JURI, se réunira pour valider ou non ce texte.

mercredi 25 février 2015

Censure d'Etat: un journaliste sommé de supprimer ses photos lors de la manifestation à Nantes

Des journalistes ont été entravés dans leur travail

Une manifestation contre les violences policières a dégénéré, samedi, à Nantes. L'un d'eux témoigne pour Europe 1.

Policiers ou guerriers ?
Des consignes du successeur de Manuel Valls à l'Intérieur?
Le club de la presse Nantes-Atlantique a dénoncé les méthodes policières dont ont été victimes les journalistes lors de la manifestation "contre les violences policières".
Certains ont été touchés par les tirs de canon à eau ou blessés, tandis que l'un d'entre eux a même été contraint à supprimer des images qu'il avait prises.

Des manifestants "pacifistes"
"Votre carte d'identité, videz votre sac". Justin, étudiant en journalisme, était en train de filmer l'arrestation d'un manifestant par des policiers.
Alors qu'il se trouvait à peine à deux mètres de la scène,
"le policier qui était devant moi a essayé de me repousser", raconte-t-il à Europe 1. Mais le journaliste continue à filmer. 
"Il m'a attrapé, m'a dit 'vous venez ici, vous me donnez votre carte d'identité, vous videz votre sac'. Puis il m'a fouillé", indique-t-il. "Ils m'ont fait poireauter une dizaine de minutes. ils essayaient vraiment de me mettre la pression. Ils étaient peut-être une dizaine autour de moi." 

Contraint de détruire son travail de couverture de la manifestation

Les policiers ont exigé du journaliste qu'il vide les photos de son appareil. 
"Je ne suis pas vraiment rentré dans le débat avec eux, même si je sais qu'ils n'ont pas le droit de faire ça. Je me suis dit que dans tous les cas, ils étaient plus forts", rapporte le jeune homme. Celui-ci est tout de même parvenu à ruser pour conserver une partie son travail : "J'ai réussi à ne supprimer que quelques images et à leur faire croire que tout était supprimé", explique le jeune journaliste.

La peur envahit la profession
Lors de leur altercation avec le journaliste, les policiers lui ont lancé : "Vous ne savez pas ce que c'est que d'être flippé tous les jours quand on va au Leclerc car on sait que notre 'gueule' est sur Internet lorsque l'on fait des arrestations. On est filmé 24/24h en train d'interpeller des gens, vous croyez que ça nous fait plaisir d'avoir peur lorsqu'on sort de chez nous, qu'on a une famille ?"

Des journalistes blessés
Mais Justin n'a pas été le seul reporter importuné dans l'exercice de sa profession. D'après le club de la presse Nantes-Atlantique, l'un des journalistes, Anthony Fouchard, travaillant dans la région depuis plusieurs années, va déposer une plainte auprès du procureur de la République de Nantes. Il a en effet été touché au ventre par un tir de flashball. Lundi après-midi toutefois, le parquet de Nantes n'avait pas connaissance de cette plainte. 
Un journaliste de l’agence SIPA a par ailleurs reçu plusieurs coups de matraque, tandis qu'une reporter d’Associated Press a été projetée à terre par un canon à eau avec lequel les policiers ont tiré contre la foule. Elle portait pourtant une caméra qui permettait de l'identifier facilement.
C'est un peu plus que les risques du métier, mais la presse intrusive doit savoir se fixer des limites en rapport de la brutalité des affrontements.

jeudi 13 mars 2014

Les écoutes illégales sur Sarkozy laissent Taubira sereine et ça se voit !

La ministre de la Justice ment, mais réclame le respect
Loin de la Une
mensongère de Elle
La requête et le comportement agressifs de la ministre -convaincue de mensonge- manque de dignité: c'est une provocation !

Qu'elle reconnaise sa faute et dise simplement la vérité ! 
Mais puisque les socialistes hautains ne savent pas présenter d'excuses, que celle-ci marque le changement !
  
VOIR et ENTENDRE la virulente sérénité de la ministre de Hollande:
La ministre radicale n'a pas plus de respect pour les journalistes que pour les avocats...

Démission !

Avant qu'elle ne disjoncte et ne frappe un collaborateur, ministre, journaliste ou quidam !

jeudi 6 février 2014

Patrick Cohen accuse Schneidermann à propos de Dieudonné et Frédéric Taddeï

Cohen accuse Schneidermann d'avoir "nourri la haine antisémite" à son égard

La presse de gauche s'entre-déchire

Le journaliste de France Inter Patrick Cohen a accusé 

mercredi le patron du site Arrêt sur Images, Daniel Schneidermann, d'avoir "nourri la haine antisémite" à son endroit, en publiant en mars 2013 une chronique intitulée "la liste de Patrick Cohen". 

Loin de soutenir Daniel Schneidermann lors de la suppression de son émission, l'intersyndicale de France 5, 
CGT-CFDT-CGC-FO, s'était indignée de la partialité du critique des media
 et notamment de la "campagne de dénigrement orchestrée par Daniel Schneidermann qui porte gravement préjudice à la chaîne du savoir et de la connaissance ainsi qu’à l’intégrité professionnelle de ses salariés."

En mars 2013, éclata en effet une polémique, à la suite d'un débat avec Frédéric Taddeï au cours de l'émission C à vous sur France 5.  Bien que s'agissant de Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral et Marc-Edouard Nabe, Taddéï estima que "se priver d’invités intéressants parce qu’on n’est pas d’accord avec eux est, pour un journaliste payé par le contribuable, une faute professionnelle. Et non seulement c’est indéfendable, mais c’est contre-productif." Or, Taddeï, un ancien collaborateur  du magazine gauchiste Actuel, a eu un fils dont le parrain est ...Marc-Édouard Nabe, pamphlétaire poursuivi en justice par la LICRA pour "provocation à la haine raciale" en 1985.

En revanche, 
Patrick Cohen reprocha à l'animateur de Ce soir (ou jamais !) de donner la parole à ceux qu'il considère comme des "cerveaux malades." Mais le mois suivant, Acrimed, site web de l'association de critique des media, publia un article soulignant les contradictions et la "mauvaise foi" de Patrick Cohen.

Dans la foulée, Acrimed publia un article 
Le site critiquait un entretien  de mars 2013 sur France Inter dans lequel Patrick Cohen demandait des comptes à Jean-Luc Mélenchon sur sa violence verbale à l'égard du gouvernement. Le site web y reproche notamment l'insistance de Patrick Cohen à fustiger le "style" Mélenchon (6'35 minutes sur un total de 9'58) et son droit de réponse supplémentaire le jour même sur le plateau de La Nouvelle Édition sur Canal+.
De son entretien sur France Inter avec Mélenchon, il explique que "c'est du cirque, c'est du théâtre". Et pour lui, les questions  posées ce matin-là sur le style Mélenchon étaient donc légitimes. 
"A quoi ça sert les invectives en politique ?", lui demanda Cohen. A quoi le "mis en examen" répondit: "Vous avez quelque chose à me reprocher ? C'est à la Une de Libé. Ah les pauvres petits biquets, Libé qui tous les jours sort des vannes à deux balles sur tous les sujets, qui a fait un titre contre Sarkozy spécialement injurieux, maintenant Libé a le cuir sensible de la société convenue...". "Même au sein de son propre parti, sa violence verbale et sa rhétorique posent question", a expliqué le journaliste "indépendant" du PS pour justifier son acharnement  sur la méthode Mélenchon. 

Dans Libération, Daniel Schneidermann critiqua alors Patrick Cohen qui reprocheé à Frédéric Taddeï d'inviter des "cerveaux malades". 
Il faut dire que quand il parle de cerveau malade, Patrick Cohen connaît son sujet. Pour échapper au service militaire, il s’était, dit-on, fait passer pour fou, en restant emmitouflé dans une parka par 30 degrés pendant deux semaines… Et il est néanmoins arrivé au 7/9 de France Inter, tranche stratégique de l’antenne, dans les valises de Philippe Val en septembre 2010.

Toujours est-il que dans son spectacle des mois suivants, le polémiste Dieudonné avait repris l'idée que Patrick Cohen a une liste noire d'indésirables, mais disant de surcroît regretter la disparition des chambres à gaz. Or, cette phrase déclencha fin décembre l'ouverture d'une enquête du Parquet pour incitation à la haine raciale. Le spectacle a alors été interdit dans plusieurs villes.
Patrick Mandon
(causeur.fr), commentant la polémique, avance "le second métier de M. Cohen serait plutôt censeur des ondes officielles d’État."Au censeur des media, Taddéï avait objecté : "Toutes les opinions autorisées par la loi sont défendues par la constitution. Tout ce qui n’est pas interdit est autorisé et ce n’est pasmoi, animateur de télévision, qui vais décider de ce qu’on a le droit de dire (…) Vous avez le droit de faire le tri, c’est votre responsabilité (…) Je m’interdis d’être le procureur ou le défenseur des uns et des autres (…)".

Patrick Cohen accuse maintenant Daniel Schneidermann d'être devenu un "héros des dieudonnistes"  

"C'est bien
votre chronique de Libération qui met le feu à la 'fachosphère', ce sont vos phrases que Soral et Dieudonné répètent mot pour mot dans leurs premières vidéos du printemps 2013 appelant à des représailles contre moi", accuse P. Cohen, ancien militant UNEF, dans une tribune du site Nouvel Observateur en date du mercredi 5. 

L'animateur de la tranche matinale de France Inter se dit en outre "effaré et meurtri" par un récent sketch de l'humoriste Didier Porte, sur le site d'Arrêt sur Images, dans lequel il ironisait sur une critique de Patrick Cohen contre un sketch diffusé chez Laurent Ruquier évoquant Mohamed Merah: "Si Cohen est indigné, c'est parce que Merah a tué des enfants juifs. Mais Cohen ne le dit pas, il dit des enfants".
Patrick Cohen s’en prit aussitôt, non pas à l’humoriste, mais à son patron, Laurent Ruquier : "Place au professionnel de la poilade, Ruquier donc. Et c’est vrai qu’on rit beaucoup chez Ruquier. On rit grassement, mais on y rigole très fort, ce qui fait que le gras se voit un peu moins. Et on y rit de tout, c’est ça qui est bien et qui fait vendre. Le nec plus ultra pour un comique, c’est de mélanger dans un même sketch plusieurs sujets d’actualité, comme Julie Gayet, François Hollande, l’avortement, Dieudonné, François Hollande, Julie Gayet, Mohamed Merah. Non, ils ont fait une blague sur un tueur d’enfant ? Oui, ils l’ont fait." Cohen s'en prend-il pareillement à Nicolas Bedos qui n'a rien inventé et pratique la même technique du bric-à-brac inextricable et incohérent où tout le monde en prend et dont personne ne réchappe ?
"C'est bien connu, le juif est fourbe, ses indignations sont sélectives, et ses compassions purement communautaires", feint de ruminer Patrick Cohen, ancien polémiste de l'émission de télévision "Un café, l'addition" de l'ancienne collaboratrice d'Arrêt sur images, Pascale Clark (Canal+). Pascale Clark est souvent accusée de manquer au respect de la déontologie, affichant ses opinions de gauche lors de ses entretiens politiques : "en particulier, je ne supporte pas Pascale Clark dont le ton et la posture de questionnement me hérissent", déclare Philippe Bilger sur le site du Huffington Post.

Daniel Schneidermann a jugé ces attaques "infâmes"
Interrogé mercredi par l'AFP,  cet "idiot utile"  souligne que sa critique de mars 2013 est "strictement professionnelle, en promettant d'y répondre plus longuement sur son site jeudi. 

L'humour autorise-t-il tout? 

Schneidermann a en outre soutenu que, Didier Porte étant un humoriste, il n'a pas de commentaires à faire sur son billet. L'humoriste politique peut donc tout se permettre, sous couvert de liberté d'expression. C'est la tendance actuelle de se retrancher bravement derrière le premier ou le second degré pour se vider de ses ressentiments et insultes.
La haine est devenue conviviale: si elle fait le buzz, c'est qu'elle est consensuelle. Et respectable ?