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mardi 14 avril 2015

La loi sur le renseignement menace la presse mais surtout nos libertés

La presse, qui craint pour le secret de ses sources, est menacée, mais agite l'opinion pour son propre bénéfice

Loi protectrice ou liberticide ? 


Ce qui alarme les Américains, à en croire le New York Times (lien PaSiDupes), ne crée pas encore les remous en France à la mesure des enjeux pour les libertés individuellesLe pouvoir socialiste présente son projet de loi comme nécessaire et indispensable pour renforcer les pouvoirs des services de renseignement contre le terrorisme.
Le pouvoir se réserve le droit d'intercepter les téléphones portables et le contrôle d'Internet de tous, dénoncé par les démocrates. Le projet prévoit la mise en place d'outils d'analyse automatique sur les réseaux des opérateurs pour détecter -au passage- "une menace terroriste" éventuelle, via "une succession suspecte de données de connexion". Kafka n’aurait pas imaginé mieux.

Depuis sa présentation, le 19 mars dernier et alors que le texte est depuis ce lundi en débat à l'Assemblée Nationale, associations et politiques contestent le projet qui profite de l'attentat au musée du Bardo à Tunis pour amplifier les dispositifs d'une loi qui ne date pourtant que de septembre 2014. En fait, les moyens existent et ont même été étendus par la loi de programmation militaire votée en décembre 2013, mais aussi depuis la loi de lutte contre le terrorisme en 2006, qui permet déjà aux services de procéder à des écoutes des communications dites "administratives", c’est-à-dire uniquement du ressort du Premier ministre.
Comme s'il ne suffisait pas de veiller simplement à optimiser a les dispositifs existants - notamment en renforçant la coordination qui a fait défaut entre entre les services - la nouvelle loi autorise les services de renseignement à faire des écoutes bien plus intrusives que précédemment. Si ce projet est adopté en l'état par le Parlement, les services pourront poser des micros dans un appartement ou un véhicule, installer des balises GPS ou écouter des communications téléphoniques, sans l'accord d'un juge. Ils pourront également utiliser des IMSI-catchers, un dispositif qui permet d’écouter toutes les communications (téléphoniques comme électroniques) dans un rayon de 500 mètres à un kilomètre.

D'où le bien-fondé des craintes de surveillance de masse. 
Et comme le terrorisme islamiste utilise l'internet à sa propagande et au recrutement, le renseignement sera désormais autorisé à récupérer les "métadonnées" des échanges électroniques, soit les informations qui entourent une conversation : qui envoie un message, à qui, quand, par quel support. Ces métadonnées sont différentes du contenu explicite des messages, qui ne sera pas collecté. Une surveillance du clavier d’un suspect, ou keylogger, pourra également être demandée, ce qui permettra aux services de tout savoir de ce que l’on tape sur son clavier. Enfin, l’internet français pourra être espionné à la source, chez les fournisseurs d'accès et hébergeurs, à l’aide de "boîtes noiresqui auront pour objectif de détecter des “comportements suspects” en analysant les comportements des citoyens français sur la toile. Qui sait qui définit un "comportement suspect" ! Concrètement, les services pourront ainsi surveiller physiquement et électroniquement des individus particuliers : d’une voiture au téléphone en passant par les communications électroniques.

Devant les grilles du Palais Bourbon, des dizaines de citoyens vigilants ont d'ailleurs manifesté lundi contre le projet, à l'appel de plusieurs associations (Amnesty International, ATTAC ou encore... Droit au Logement).

Les opposants sont encore plus nombreux 
Cette surveillance de masse mobilise ainsi le juge antiterroriste Marc Trevidic ou l’association de défense des libertés individuelles sur internet la Quadrature du net en passant par la Ligue des droits de l’homme, la CNIL ou Reporters sans frontières. Ils craignent que ce projet de loi soit une atteinte irrémédiable à la vie privée des individus surveillés, et globalement une perte de sécurité dans les communications. Les "boîtes noires" ou les IMSI-catchers sont particulièrement combattus, car ils sont très intrusifs.
Les syndicats de presse sont vent debout
Le projet de loi sur le renseignement signe-t-il la fin de la protection des journalistes et du secret des sources ? E
n effet, les journalistes ne bénéficient encore d'aucune clause d'exception et la profession s'inquiète. En clair, les services de renseignement pourront sans contraintes surveiller les communications des journalistes avec leurs informateurs, mettant à bas le précieux secret des sources et faisant planer une menace sur l'avenir de la profession. Selon Dominique Pradalié, rédactrice en chef de France 2 et secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (SNJ), il s'agit d'un projet de loi liberticide qui va entamer la liberté d'informer et d'être informé. Il s'inscrit en contradiction avec la Constitution française, les lois et la jurisprudence européenne. C'est une intrusion inacceptable dans la vie privée de tous les Français d'une part, et dans les possibilités d'exercer correctement la profession de journaliste

Manuel Valls minimise le risque de dérive totalitaire

Protéger ? Respecter ? Libertés ?
Autant de mensonges
Face aux cris d'alarme, le Premier ministre a voulu défendre ce texte.
Persuadé, malgré son  précédent investissement personnel qui s'est soldé par une raclée aux départementales, en chef de parti, Valls s'est employé à terroriser les jeunes députés qui tiennent à rester dans ses petits papiers en l'imaginant un jour président
Il a garanti que, selon lui, "le projet n'installe en aucune manière un appareil de surveillance policière de la population". "Le principe de ciblage de toute surveillance sur des personnes menaçantes demeurera", a-t-il promis.
Manuel Valls a tenté de toucher la corde sensible, une grosse ficelle. Il a évoqué sept Français ou résidents français morts en commettant des attentats suicide en Irak et en Syrie. "Un phénomène nouveau [qui] doit retenir particulièrement l'attention pour son risque de réplique en France", selon le chef du gouvernement, soulignant "les redoutables capacités d'endoctrinement de Daesh". Par comparaison, Valls n'est qu'un petit garçon... 
Soulignant en fait le risque réel qu'il fait courir aux braves gens,
il tente d'endormir la vigilance des défenseurs des droits et des libertés. Plus globalement, le texte définit les missions des services théoriquement impactés, "de la prévention du terrorisme à la défense et la promotion des intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France". Aujourd’hui, environ 6.000 écoutes sont déjà demandées chaque année.

Le Conseil national du numérique a lui-même pris position contre le projet, estimant que ce principe induit "une forme de surveillance de masse". Allusion faite aux pratiques de la NSA (ex-CIA) révélées notamment par Edward Snowden. 

Les opérateurs télécoms et hébergeurs menacent de leur côté de délocaliser en masse.

Les débats doivent s'achever ce jeudi mais le vote n'est prévu que le 5 mai, après les congés parlementaires. Du temps qui devrait permettre au débat de prendre une ampleur légitime..Face à l’importance de ce texte, les opposants réclament plus de temps, alors que le projet de loi est examiné en "procédure accélérée", soit une seule lecture par l’Assemblée nationale et le Sénat. Or, le gouvernement souhaite voir son arsenal adopté d'ici l'été.

mardi 18 mars 2014

La majorité présidentielle de Hollande agonit d'insultes ses adversaires

"Abruti, crétin, vermine..." et ""pervers", "dealer", "voyou" sont le lot des contradicteurs et opposants au PS

La majorité présidentielle aux abois passe aux insultes et injures


Les socialistes sont moins copieux, mais plus violents encore
Il s'agit d'un véritable tir de barrage favorisé par la presse engagée. VOIR et ENTENDRE Michel Sapin, le ministre du chômage et proche de Hollande, affirmer que le ministre de l'Intérieur "n'avait pas à savoir"et enchaîner, avec une ironie très déplacée :"Parce que M. Nicolas Sarkozy adorait avoir sur son bureau toutes les écoutes téléphoniques du monde, il faudrait que tous les autres ministres de l'Intérieur soient aussi pervers que lui, mais non" ! 

VOIR et ENTENDRE Bruno Le Roux traiter Sarkozy de "dealer".
Le député PS du 9.3 a adopté le langage de sa circonscription de Saint-Ouen. Tout président du groupe PS à l'Assemblée qu'il soit, il manque totalement de maîtrise et risque un parallèle entre Nicolas Sarkozy et "les dealers de la cité Cordon, en face de chez (lui), à Saint-Ouen", ceux qui l'ont élu.... "Comment, quand on est un responsable politique, un ancien président de la République, éprouve-t-on le besoin d'ouvrir une ligne téléphonique sous un faux nom ? C'est une question que je pose publiquement", a déclaré Bruno Le Roux sur BFM TV, à dix jours du 1er tour des municipales.

VOIR et ENTENDRE l'écart de langage du patron des députés PS, Bruno Le Roux qualifiant l'ancien président de la République de "dealer":
VOIR et ENTENDRE le candidat PS à la mairie de Marseille, Patrick Mennucci, qui a prospéré sous Jean-Noël Guérini, mais traite Sarkozy de "voyou":

La langue chargée des écologistes

Cécile Duflot, qui avait qualifié l'ex-chef de l'Etat de "voyou à l'ancienne",
interrogée par Jean-Jacques Bourdin, a maintenu son injure. Mieux, elle joue la colère partisane et fait l'apologie des militants et associatifs mobilisés dans la diffamation.
VOIR et ENTENDRE l'honorable "responsable politique" porter des accusations en tous sens sur de simples soupçons, puisque Sarkozy est traqué par des juges militants, sans qu'il soit mis en examen:


Rappelons aussi
la verdeur des termes de leurs alliés, dont l'écologiste radicale Eva Joly, magistrate qui "emmerde" Corinne Lepage, mais n'apparaît pas au Mur des cons du Syndicat de la Magistrature...

Jean-Luc Mélenchon a insulté un journaliste de La "Nouvelle édition" sur Canal+.
VOIR et ENTENDRE le grossier, "dignitas et gravitas":


Mélenchon n'en a donc pas fini de régler ses comptes avec la presse
VOIR et ENTENDRE Mélenchon sortir son chapelet d'injures à un journaliste stagiaire écoeuré qui avoue voter à gauche!

Lien PaSiDupes

Mélenchon traite aussi Hollande de menteur, en d'autres termes, sur un autre ton et dans un autre registre.
Invité de l’émission "Tous politique" sur France Inter et France 24, le 16 mars 2014, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur le pic de pollution et l’échec des gouvernants nationaux et locaux à endiguer le problème. Le coprésident du Parti de Gauche a défendu l’écosocialisme face au productivisme et a présenté des mesures concrètes pour lutter contre la pollution. 
Jean-Luc Mélenchon s’est ensuite exprimé sur l’Ukraine et a appelé à considérer les Russes comme des partenaires et non des adversaires, pour préserver la paix. Interrogé sur le Venezuela, il a présenté une autre lecture des événements que celle présentée par la doxa officielle. 
Jean-Luc Mélenchon a ensuite expliqué son vote sur un texte européen concernant la torture, puis a évoqué les affaires de la droite et les mensonges du gouvernement et du président de la République sur ce point. Le coprésident du Parti de Gauche était ensuite interrogé sur les municipales et a décrit l’état de décomposition locale dans lequel se trouve le Parti socialiste. 
VOIR et ENTENDRE Mélenchon dénoncer les mensonges permanents du président Hollande et les comportements de ses alliés de l'exécutif:  
Lien PaSiDupes

Mélenchon avait mis en garde les Français contre la duplicité de Hollande
VOIR et ENTENDRE

Mais ils ont tous passé des accords de second tour des municipales...

jeudi 13 mars 2014

Les écoutes illégales sur Sarkozy laissent Taubira sereine et ça se voit !

La ministre de la Justice ment, mais réclame le respect
Loin de la Une
mensongère de Elle
La requête et le comportement agressifs de la ministre -convaincue de mensonge- manque de dignité: c'est une provocation !

Qu'elle reconnaise sa faute et dise simplement la vérité ! 
Mais puisque les socialistes hautains ne savent pas présenter d'excuses, que celle-ci marque le changement !
  
VOIR et ENTENDRE la virulente sérénité de la ministre de Hollande:
La ministre radicale n'a pas plus de respect pour les journalistes que pour les avocats...

Démission !

Avant qu'elle ne disjoncte et ne frappe un collaborateur, ministre, journaliste ou quidam !

Nouvel Obs: l'affaire des écoutes sur Sarkozy ne seraient que des erreurs de com'

Une affaire d'Etat réduite à 3 erreurs de com' qui pourtant "pourraient faire basculer le gouvernement Ayrault"

Le Nouvel Obs sort u
n communicant sur-mesures
La presse gouvernementale sent
plus fort que jamais
Affaire Sarkozy? Cette nouvelle affaire que la presse gouvernementale essaie de faire supporter par l'ancien président est une affaire Taubira, pour dire la vérité. C'est même l'affaire Taubira-Valls. Mieux une affaire d'Etat qui implique le Premier ministre, et bientôt le chef de l'Etat qui se tient à distance de peur des salissures. Eclaboussé par Sarkozy? Ou par ceux qu'il a nommé pour faire mieux que les prédécéceurs?... Il est d'abord sémantiquement tordu et malveillant de parler d'écoutes de Sarkozy quand il ne s'agit même pas d'écoutes de Taubira sur Sarkozy, puisque la menteuse nie, avec le soutien de Ayrault.

Le Nouvel Obs trompe certes le lecteur en titre, mais pose-t-il mieux le problème après l'avoir appâté?
"En enchaînant les contradictions [on peut toutefois y voir une accumulation de mensonges] dans l'affaire des "écoutes de Nicolas Sarkozy", les trois personnages-clés du gouvernement que sont Jean-Marc Ayrault, Christiane Taubira et Manuel Valls se sont créés des problèmes, là où il n'y en avait pas." [Il fallait l'oser, c'est fait! Mais pourquoi un "décrypteur, quand on a un Hamon sous le coude, voire des Le Roux ou un Désir, à la botte? 
Bon, voilà qui est clairement posé et présage de nouveaux mensonges par un expert en manipulation. 
Et qui s'interroge! "En quoi ces erreurs discursives peuvent-elles plomber sérieusement le pouvoir ?" [Nous demandons pourquoi appeler "erreurs" ce que est une série de "fautes"?] Décryptage [qui s'annonce sérieux?] de Philippe Moreau Chevrolet, communicant. 

Choix de photo anodin,
qui suggère 
perplexité ou embarras...
Mais avant de plonger dans l'exercice de style de Chevrolet, notons toutefois que la photo choisie aurait pu être celle de Taubira ou Valls ou des deux, puisqu'ils s'adorent et se rejoignent dans la méthode et la transparence. Eh bien, non! C'est encore la victime qui est ciblée en grand format. Aucune des photos des intrigants ne parsème d'ailleurs le "décryptage" dont on s'attend donc qu'il soit pour le moins tendancieux. C'est dire que l'entreprise du manipulateur s'annonce périlleuse.

L’affaire Sarkozy doit-elle entraîner la démission de Christiane Taubira voire la chute du gouvernement ?
[Le communicant se fait les questions et les réponses, créant un effet trompeur d'entretien] Le simple fait qu’on puisse se poser la question montre bien le désastre qu’est devenue la communication gouvernementale, quand le Premier ministre en arrive a démentir sa garde des Sceaux en prime-time, à la veille d’un cycle électoral à hauts risques, à une époque où la défiance des électeurs n’a jamais été aussi importante.

De quoi s’agit-il ? [s'interroge le communicant, devant son miroir]
Un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, est mis sur écoute dans une affaire de trafic d’influence. [Tournure à la voix active qui continue à placer Sarkozy en acteur des turpitudes gouvernementales... Et sur un autre sujet, mais en tout bien, tout "honneur", sans amalgame aucun avec une affaire fabriquée qui n'a pas justifié de mise en examen] On écoute ses conversations avec son avocat, maître Thierry Herzog.[Ce "on" ménage une nouvelle fois le pouvoir]

Taubira, Ayrault, Valls, le billard à trois bandes

[Le communicant ne s'interroge plus, il affirme] L’UMP réagit aussitôt en dénonçant une affaire d'"espionnage politique". [L'UMP surgit dans le décryptage comme l'agresseur bondissant de l'ombre, pour "dénoncer" !] Et au lieu de continuer à parler de Nicolas Sarkozy, toujours de Nicolas Sarkozy, rien que de Nicolas Sarkozy... [honorable suggestion!!], le gouvernement tombe dans le panneau. [Soudaine inversion des rôles et des responsabilités: il n'y a qu'un socialiste pour ce genre d'agilité!] [Non seulement le communicant confirme que la méthode sémantique suivie est abandonnée, mais il suggère aussi une stratégie maligne de l'opposition tout en niant l'évidence d'un mouvement de panique générale dans l'exécutif [plus tôt dans le mois, un polémiste socialiste argumentait en ces termes contre Copé]: ce n'est plus de l'agilité, mais du haut vol].

Il [le gouvernement victimisé] rentre [ou "entre", en français, à moins qu'il n'y retourne] dans le cadrage imposé par l’UMP [ainsi, le premier parti d'opposition serait-il en capacité d'imposer sa tactique à une majorité disposant de tous les pouvoirs: ils sont forts, à l'UMP !]: celui d’une affaire politique téléguidée par l’Élysée, avec la complicité du gouvernement, pour barrer la route de l’élection présidentielle de 2017 à Nicolas Sarkozy. Autrement dit, le gouvernement se retrouve sur la défensive. [Ne faut-il pas que la réalité de la manigance élyséenne soit à ce point prête à éclater pour que Le Nouvel Observateur s'en émeuve et dépêche son démineur de la communication !]

Il ne s’agit plus d’un simple "couac" [ni d'un "malentendu", quoi qu'en dise Pruneau Le Roux, jugulaire-jugulaire, à JJ Bourdin, ce matin]. 
Pour se défendre [ainsi serait-il donc sur la défensive?], le gouvernement déploie des moyens "hollywoodiens". [la Guerre des étoiles?] La ministre de la Justice, Christiane Taubira, choisit le 20 heures de TF1 pour affirmer qu’elle n’était pas au courant des écoutes de Nicolas Sarkozy. Elle est démentie le lendemain, au 20 heures de France 2, par le Premier ministre en personne, Jean-Marc Ayrault, qui est lui-même contredit le surlendemain par Manuel Valls sur RTL. Manuel Valls, qui prétend de son côté n'avoir entendu parler des écoutes de Nicolas Sarkozy qu’a [à] la lecture du journal "Le Monde".

Le triple problème du gouvernement 

1. D'abord, ce cafouillage des ministres sur un scandale en cours rappelle fortement l’affaire Cahuzac. [Certes mais, à y bien regarder, si on est décrypteur de talent, le scandale est provoqué par un quarteron de ministres et non pas par leur cible...] 
Il vient "confirmer" aux yeux de l’opinion que soit les ministres font preuve d’un très grand amateurisme – ils ne sont pas au courant qu'un ancien président de la République vient d'être mis sur écoute – [ils ont tant de vertu, et de mépris, qu'ils ne se soucieraient pas plus de Sarkozy que d'une guigne!], soit ils mentent ou du moins ne disent pas toute la vérité. [Notre Chevy a de la reprise...]

2. Ensuite, on l'a vu [suffit-il de mentionner pour donner à voir?], le gouvernement perd la main sur une affaire où il avait tout à gagner. [Ce qui reste à démontrer, puisque la candidate socialiste à la mairie de Paris, Anne Hidalgo, n'avait rien "à y gagner" et aurait pu au contraire y laisser ses dernières plumes, au seul motif qu'elle partage avec Copé une même amitié pour le douteux Bastien Millot].  Il lui suffisait de surfer sur les séquelles de l'affaire Copé [estime le conseiller qui ne s'avère pas le meilleur payeur]. Une affaire qui laisse des traces [à sens unique, si on est assez téméraire pour tenter de suivre le biais d'un "raisonnement" de décrypteur, communicant de surcroît], puisque les cotes de popularités ["popularité"?] de Copé et Sarkozy semblent partis à la baisse dans le dernier baromètre Ifop-Paris Match. [sondage effectué les 7 et 8 mars, avant l'étalage des mensonges du gang des écoutes, faut-il le rappeler?] L'individualisme ministériel semble être devenu la règle.[Ce qui est bien peu de chose au regard de l'ampleur des violations du secret professionnel et des libertés publiques des citoyens ordinaires...]

3. Enfin, le Premier ministre et le gouvernement tout entier sortent encore plus affaiblis de cette affaire. À tel point qu'on se demande jusqu'à quand ils vont pouvoir tenir. [Inquiet, le communicant?]

François Hollande, comme un boomerang

Des rumeurs de remaniement courent dans tout Paris [et déjà plus au-delà du périph]. [Ce qui, quand les libertés individuelles sont menacées, s'appelle un détournement de l'attention, un "enfumage" sorti de la panoplie gouvernementale d'éléments de langage abandonnée par Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole fragile suppléée par ce bourin de Le Roux] Elles font les gros titres des journaux. [Avant le remaniement éventuel, les municipales peut-être? Et surtout le chômage, non, Phiphi?] Certaines formations comme Europe Ecologie-Les Verts font même déjà monter les enchères. [Taubira est d'ailleurs allée se changer les esprits à Montreuil et tenter de leur prendre la mairie, mais Razzie Hammadi (PS parachuté) n'était pas, dit-on, ravi de la voir polluer son meeting! Et voici que les ministres eux-mêmes, et le premier d'entre eux, se font hara-kiri en prime-time. [CriCri n'est pas seulement une indépendantiste guyanaise honteuse, c'est aussi une tombeuse de ministres].

Certains en appellent donc, naturellement, à l’arbitrage de François Hollande. [Certains ont pour profession de crier dans le désert, tandis que d'autres, pour avoir trop donné, tel Nono Mamère, sont en rupture de stock de bave] Un président de la République qui reçoit en boomerang une affaire qui aurait dû théoriquement couler son adversaire. [Si Hollande est un accidenté de la vie, la République est sous assistance respiratoire et Sarkozy est frétillant !]

Marine Le Pen a de quoi se réjouir [Elle n'en attendait pas moins du PS]

Le grand gagnant de toute cette séquence est, bien sûr, le Front national. [Faut-il s'en étonner, puisque depuis François Mitterrand, le PS instrumentalise le FN pour nuire à l'UMP?] Une très grand faiblesse à gauche, conjuguée à une très grande faiblesse à droite aboutit à une situation de fragilité démocratique sans précédent dans l’histoire de la Ve République. [Sauf le PS, point de salut ?] 

Elle finit par poser la question du rapport des élites aux peuples. A-t-ont ["on"?] perdu à ce point le sens commun [et accessoirement de l'orthographe?], pour ne pas comprendre qu’en pleine crise économique, ces querelles pourraient avoir des conséquences beaucoup plus graves que l’avenir personnel de telle ou telle figure de la majorité ou de l’opposition...? 

Qui dans ce pays, à part Marine le Pen, pense à conserver un rapport au peuple ? Qui dans ce pays pense encore à aller parler aux électeurs de ce qui les concernent ? La fiscalité, l'emploi, la sécurité... Tous les thèmes qui montent dans la campagne en cours. 

La réponse se trouvera dans les urnes les 23 et 30 mars prochains, lors des élections municipales, ainsi que le 25 mai lors des prochaines élections européennes. À moins qu’elle ne se manifeste dans la rue. Avec des conséquences potentiellement graves. Car contrairement aux Français de Mai-68, les Français de 2014 ne s’ennuient pas. Ils n'ennuient pas, non. Ils sont en colère.  Ce "vent de révolte" que sentait monter Ségolène Royal en février 2008 pourrait-il balayer Hollande? 
La Cassandre du Nouvel Obs n'est visiblement pas Jean-Paul II qui exortait à la vertu d'espérance en 1978  à Hollande, le communicant retire même la confiance.

Le Nouvel Obs continue à émettre des effluves de sanisettes...  

mercredi 12 mars 2014

Ecoutes sur Sarkozy: ras le bol des commentaires; des faits !

Le Parquet financier tente de s'expliquer

Les socialistes se sont plongés dans la tourmente 
Et  le Parquet national financier a maladroitement tenté mercredi de clarifier la chronologie judiciaire des faits. 
Deux téléphones utilisés par Nicolas Sarkozy ont ainsi été placés sur écoute les 3 et 19 septembre 2013 sur ordonnance des juges enquêtant sur les accusations de financement libyen de la campagne présidentielle 2007 de l'ancien président, a confirmé le Parquet, mercredi 12 mars, et cela, bien qu'il ne fasse pas l'objet d'une mise en examen. 

En revanche, les lignes téléphoniques de Me Thierry Herzog, l'avocat de l'ancien président, "n'ont jamais été interceptées et enregistrées", a expliqué ce Parquet, prenant les Français pour des blaireaux. "Seule une ligne téléphonique, souscrite sous un nom d'emprunt, a été placée quelques heures sur écoute, immédiatement interrompue dès lors qu'elle a été identifiée comme étant la sienne," minimise-t-il, jusqu'à preuve du contraire...

Chacun comprend que si le client est mis sur écoute, son avocat l'est du même coup ! 
Le Parquet semble en outre  cautionner la pratique consistant à espionner tous les interlocuteurs arbitrairement mis sur écoute, responsables politiques de l'opposition, proches et citoyens

Six mois d'écoutes politiques d'un citoyen ordinaire non inculpé

Après l'annonce de ces écoutes,
des avocats - marqués à gauche comme à droite- dont certains ont plaidés contre Sarkozy - ont manifesté leur indignation  d'une atteinte "intolérable" au secret professionnel entre un avocat et son client, un citoyen qui ne fait l'objet d'aucune poursuite. 

Des sources proches du dossier ont auparavant précisé que
l'avocat a été entendu par les enquêteurs de manière incidente, lors de ses conversations avec l'ancien président, qui est la véritable cible des écoutes judiciaires.

N. Sarkozy et Me Herzog étaient bien inspirés d'utiliser des portables acquis sous des identités d'emprunt pour communiquer entre eux: ils semblent bien connaître les hommes du président socialiste. "L'interception des lignes téléphoniques de M. Nicolas Sarkozy a été ordonnée par les magistrats instructeurs le 3 septembre 2013 pour l'une, le 19 septembre 2013 pour l'autre, soit depuis six mois", a affirmé le Parquet.

Les écoutes téléphoniques sont une dérive des dictatures
Les téléphones de Claude Guéant et de Brice Hortefeux ont également été placés sur écoute à la demande des juges.
Des sources proches du dossier ont précisé que c'est encore le cas de l'actuel directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, Michel Gaudin, ancien patron de la police nationale.

Affaire d'Etat: confondue, la ministre Taubira nie avoir menti

Défense théâtrale et désespérée d'une espionne 

Taubira soutient mordicus qu'elle n'a pas menti

Christiane Taubira mercredi matin face à la presse, après le Conseil des ministres.
Christiane Taubira, très agitée, 
mercredi matin face à la presse, 
après le Conseil des ministres
Le procureur général de Paris affirme avoir informé la ministre de la Justice du dossier des écoutes concernant Nicolas Sarkozy fin février.

Les yeux dans les yeux, la garde des Sceaux, Christiane Taubira a maintenu mercredi qu'elle n'a menti sur la connaissance qu’elle avait des écoutes visant l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, prétendant aussi qu’elle ne dispose pas d’informations précises sur leur contenu et leur durée. 

Lors briefing de presse hebdomadaire à l’issue du Conseil des ministres, elle a ajouté qu’elle ne démissionnera pas, comme le demande le président de l’UMP, Jean-François Copé. 
A noter que, vu la gravité de la situation,  la porte-parole Najat Vallaud-Belkacem a été reléguée à sa place.  

Christiane Taubira et Manuel Valls savaient et couvraient des écoutes téléphoniques visant Nicolas Sarkozy, principal rival de Hollande
C'était une révélation du Canard enchaîné, la veille. Dans son édition de mercredi 12 mars, l’hebdomadaire précisait que, dès le 26 févrierla ministre de la Justice a  reçu du parquet une synthèse des écoutes lors de l’ouverture de l’information judiciaire pour "violation du secret de l’instruction" et "trafic d’influence". 
Or, cette affaire qui ne justifiait pas une mise sur écoute clandestine puisque l'ancien président n'a pas été mis en examen.

Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, est sorti de sa retraite
Lequel est le "sale mec" ?
Il a admis mercredi sur RTL qu’il aurait été mis au courant par la presse et pas avant,  mais a laissé faire les juges, pendant qu'il devisait amicalement avec Nicolas Sarkozy au Parc des Princes. Il a assuré avoir appris l’existence de ces écoutes «à l’occasion des révélations du Monde» le 7 mars. 

Le procureur général de Paris, François Falletti, a pour sa part confirmé mercredi sur Europe 1 qu'il a bien informé la chancellerie du dossier des écoutes de l’ancien président Nicolas Sarkozy dès le 26 février. "Le 26 février 2014, il y a eu un rapport d’information qui est remonté auprès de la Direction des affaires criminelles et des grâces, comme c’est la règle concernant" ce type de dossier, a expliqué le haut magistrat, ajoutant avoir été personnellement informé "le 21 février" des écoutes de Nicolas Sarkozy et de son avocat Thierry Herzog.
VOIR et ENTENDRE l'intervention de François Falletti sur Europe 1:

Un fusible de Valls s'est fait sauter. L’ancien patron de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), Christian Lothion, a pour sa part endossé une supposé faute professionnelle destinée à enfumer l'opinion. affirmant qu' "il a bien été informé du placement sur écoute de Nicolas Sarkozy", mais n’en "a pas informé le ministre de l’Intérieur Manuel Valls", son patron.

La majorité présidentielle aux abois tente de discréditer les opposants à ses méthodes

Piégés, les socialo-écolos font pression et polémiquent
Manuel Valls a-t-il tenté de faire taire Le Canard. Le journal  rappelle que Valls est, en tant que ministre de l’Intérieur, le patron des officiers de police judiciaire qui rentranscrivent les écoutes et qui doivent, "à sa demande, lui faire parvenir régulièrement leur rapport sur l’avancement de l’enquête". Mais l'article ne précise pas explicitement si Manuel Valls, justement, en a fait la demande...
"Je ne dispose pas des éléments de la procédure, je ne dispose pas du contenu de la procédure", avait martelé Taubira, la ministre de la Justice sur France Info, le 10 mars. "Le président de la République, comme les autres membres de l’exécutif, n’était pas informé car il n’avait pas à être informé. Depuis que François Hollande a été élu, il y a un respect scrupuleux de l’indépendance de la justice. Il faut que la droite s’y fasse", a polémiqué pour sa part mardi le premier secrétaire coopté du PS, l'illustre justiciable de SOS Racisme, Harlem Désir.

Le journal Libération milite en gros sabots 

La presse exsangue d'Edouard de Rothschild s'en prend aux avocats 
Elle les accuse de développer des polémiques sur la défense des droits des justiciables. Cette presse socialo-bobo s'étonne qu'ils s'indignent que les clients de leur confrère Thierry Herzog aient pu être écoutés. Mardi matin, Libération participe activement à l'intox, écrivant que la justice serait aujourd’hui en possession d’éléments qui montreraient que Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy auraient su que leurs conversations étaient surveillées par des juges dans le cadre de l’affaire libyenne, grâce  à une fuite provenant du conseil de l’ordre de Paris. Libération prend des libertés avec le secret des sources, mais se retranche derrière le conditionnel et l'anonymat, des méthodes qui justifient que son lectorat fuite lui aussi ailleurs.

Le président de l’UMP, Jean-François Copé, a en revanche dénoncé mardi soir "une affaire d’Etat".
Elle "s’apparente à un véritable espionnage politique". "Trop, c’est trop, cette affaire est en train de revêtir une exceptionnelle gravité", a estimé dans un communiqué Jean-François Copé, avant de demander à François Hollande de "dire la vérité aux Français sur cette affaire d’Etat qui s’apparente à un véritable espionnage politique".
VOIR et ENTENDRE Copé demander la démission de Taubira:

Un chef du gouvernement qui ne savait rien

Dans la soirée de mardi, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a joué sur les mots,  démentant partiellement: il a déclaré sur France 2 que l’exécutif "n’a pas appris le contenu des écoutes" judiciaires, qu'il connaissait leur existence depuis le 26 février, dit-il, date de l’ouverture d’une information judiciaire mais que ça ne l'intéressait pas ! "On n’a pas appris le contenu des écoutes", a prétendu le Premier ministre.

Mais le sombre Ayrault balance sa garde des Sceaux.
Même si l’exécutif savait qu’une information judiciaire visant l’ex-président avait été ouverte, cette information avait bien été communiquée à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, le 26 février, confirme-t-il, avec toutefois une mensonge sur la date.

Jean-Marc Ayrault s'est défendu en impliquant les deux juges enquêtant depuis près d'un an (avril 2013) sur un éventuel financement par la Libye de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy. Or, on l'a dit, pour un justiciable ordinaire, l'ancien président jouit d'un privilège extraordinaire puisqu'il n'est pas mis en examen. Les juges sont donc dans l'illégalité en violant le principe d'indépendance de la justice brandit par un politique de premier rang, le Premier ministre de Hollande soi-même.
De ces juges "indépendants", le sombre Ayrault assure qu'ils auraient "découvert des faits nouveaux n’ayant rien à voir avec leur saisine". Ces faits nouveaux sont apparus, a dit le Premier ministre, "grâce aux écoutes [sur lesquelles] nous n’avions pas d’informations ni sur le contenu ni sur leur opportunité". Le Premier ministre qui dit  ne rien savoir de cette instruction par des juges d'une indépendance irréprochable, semble avoir en sa possession plus d'éléments qu'il ne veut l'admettre. "Nous ne savions pas que les écoutes étaient diligentées", a-t-il nuancé, sans tromper personne.

Depuis la révélation par la presse (vendredi 7 mars) de l’existence de ces écoutes, Christine Taubira et de nombreux socialistes ont martelé que non, ni les membres du gouvernement ni le président de la République n’ont eu connaissance des écoutes des conversations entre l’ancien président de la République et son avocat Thierry Herzog.

Le gouvernement cherche à tromper les électeurs
L'exécutif ne peut espérer tromper aucun professionnel de la police ou de la justice. Par ses déclarations, la majorité présidentielle ne vise qu'à manipuler les électeurs appelés à voter le 23 mars pour des mairies intègresUn haut magistrat anonyme (!) cité par Le Canard souligne en effet que la procédure qui a conduit à informer Christiane Taubira est classique "A partir du moment où le juge d’instruction verse les écoutes au dossier, le procureur général transmet les informations à la ministre de la Justice."

Le président de la République ne s'adressera pas au peuple mais à certaines corporations

Hollande se déclare enfin "prêt à recevoir" avocats et magistrats, mais sans "s’immiscer". Nous voilà prévenus; nous n'avons rien à en attendre: s'il est une chose que le président du changement sait faire, c'est parler pour ne rien dire.


mardi 11 mars 2014

Sarkozy sur écoute: Taubira et Valls ont effectivement menti

Ayrault cautionne les mises sur écoute téléphonique

Depuis le 26 février, 
Christiane Taubira et lui-même étaient au courant des écoutes téléphoniques visant N. Sarkozy

a finalement admis le Premier ministre invité du JT de 20h sur France 2 mardi soir.   

De son côté, le Président de la République estime qu’il ne "lui appartient pas" de "s’immiscer dans une affaire judiciaire". 
Quant à Manuel Valls, l'omniprésent ministre de l'Intérieur et favori des Français trompés, il semble avoir tout à coup disparu des écrans radar. 

Ayrault révèle le mensonge de la garde des Sceaux
Pour sa défense, Jean-Marc Ayrault a affirmé qu'il n'est pas au courant du "contenu" de ces écoutes, précision d'un intérêt subalterne, si vraiment il n'était pas en capacité d'y accéder. 

Surtout, il contredit la garde des Sceaux: lundi soir sur TF1, Taubira avait assuré avoir appris l'existence des écoutes le 7 mars, suite aux révélations du journal Le Monde.
VOIR et ENTENDRE Jean-Marc Ayrault sur France 2, mardi 11 mars :


Le gouvernement est acculé

Quelques heures auparavant, Le Canard enchaîné avait en effet mis l'exécutif dans l'embarrasdans son édition datée de mercredi 12 mars 
, affirmant que les ministres de la Justice, Christiane Taubira, et de l’Intérieur Manuel Valls, étaient au courant de la procédure concernant la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy. Concrètement, selon l’hebdomadaire, la garde des Sceaux ne pouvait pas ignorer l’affaire, dans la mesure où elle "reçoit régulièrement un résumé du déroulé de l’enquête", écrit Le Canard.

)

Le 26 février, elle a reçu "une synthèse des écoutes téléphoniques". L’hebdomadaire satirique contredit donc également les propos tenus par Christiane Taubira devant les Français : "Je n’avais pas l’information", a-t-elle menti lundi soir sur TF1, dressant un rideau de fumée à propos "d’une information judiciaire [...] traitée par des magistrats du siège [...] totalement indépendants, sans relation avec la Chancellerie"...

VOIR et ENTENDRE Christiane Taubira au JT de 20 h sur TF1 lundi 10 mars :


Le sénateur UMP Pierre Charon avait dit sa conviction que la ministre de la Justice savait que l'ancien président avait été placé sur écoute, contrairement à ce qu'elle affirme.
"Menteuse": c'est par ce terme direct et clair que le sénateur UMP Pierre Charon a qualifié la ministre de la Justice Christiane Taubira, lundi, sur le plateau du Soir BFM. Selon lui, il est impossible que la Garde des Sceaux n'ait pas été avertie qu'un ancien chef de l'Etat, en l'occurence Nicolas Sarkozy, avait été placé sous écoute depuis un an par la justice.
"J'ai été à l'Elysée auprès de Nicolas Sarkozy pendant quelques années [en tant que conseiller]. Tout revient au président de la République, et ce n'est pas du tout nauséabond, ce sont des informations traitées par la DGSE, la DCRI, qui lui reviennent" [aux oreilles].

A la question de savoir s'il affirme que l'Elysée, Matignon, ou au moins Christiane Taubira était au courant de ces écoutes, Pierre Charon tranche avec conviction: "Bien sûr".
VOIR et ENTENDRE 


Manuel Valls était également au courant, selon Le Canard

L'hebdomadaire précise qu'à la demande de Manuel Valls, les officiers de police judiciaire qui retranscrivent les écoutes sont tenus de lui faire parvenir régulièrement leur rapport sur l’avancement de l’enquête".

En décembre dernier, le sénateur avait également accusé Manuel Valls d'avoir mis Brice Horefeux sur écoutes. Lors du limogeage du directeur de la PJ parisienne Christian Flaesch, il avait déjà tonné, sans que la presse gouvernementale ne relaie: "Cela va au-delà" d'une chasse aux sorcières, avait mis en garde le sénateur de Paris, invité de l’émission "On refait la séance" sur Public Sénat. "C'est la Roumanie, on écoute les ministres de l'Intérieur et on fout en l'air les policiers les plus performants depuis six ans et demi, c'est honteux ", avait-il ajouté.
Christian Flaesch, nommé sous l'ancien Président Nicolas Sarkozy, a fait l'objet d'une mise en garde du Parquet général, donc du ministère de Christiane Taubira, à propos d'un appel à Brice Hortefeux, ami de l’ex-chef de l’Etat, dans lequel les deux hommes évoquent une audition comme témoin de l'ex-ministre de l'Intérieur dans le cadre d'une procédure judiciaire.
VOIR et ENTENDRE la mise en garde du sénateur Pierre Charon:


Les écoutes téléphoniques, une dérive socialiste héritée de Mitterrand

Selon Le Monde, Brice Hortefeux était sur écoute dans le cadre de l’enquête sur le financement éventuel par Mouammar Kadhafi de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. "M. Hortefeux a été placé sur écoute par la DCPJ. Trois appels sont recensés entre les deux hommes. Le troisième est le plus embarrassant pour le policier", écrit le quotidien du soir.
"Christian Flaesch est un grand flic, c'est un très grand professionnel", avait déclaré Manuel Valls, mais "ça fait 6 ans et demi qu'il est à la tête de la PJ, donc il est par ailleurs normal qu'à un moment ou à un autre, il soit remplacé".
Pour Pierre Charon "on le dégage comme un malpropre (...) si on avait fait ça, nous, ça aurait fait beaucoup de barouf". Parlant de la mise sur écoutes téléphoniques de Brice Hortefeux, il a jugé qu' "on a des écoutes téléphoniques à la Mitterrand". "Je mets en cause le ministre de l'Intérieur" Manuel Valls, a-t-il accusé.

"Moi, président", prend ses distances

François Hollande botte en touche: il ne lui " appartient pas, en vertu de la séparation des pouvoirs, de (s’)immiscer" dans une affaire judiciaire, estime-t-il, dans sa réponse au président de l’Union syndicale des magistrats (USM), Christophe Régnard, à propos des écoutes visant Nicolas Sarkozy et son avocat.
"Il ne m’appartient pas, en vertu de la séparation des pouvoirs, de m’immiscer d’une quelconque manière dans une affaire judiciaire en cours", fait écrire le président de la République dans cette lettre,. 
Dans un autre courrier au bâtonnier de Paris, Pierre-Olivier Sur, il se retranche derrière le fait que " la régularité de ces écoutes peut être contestée le moment venu par un recours devant la chambre de l’instruction", une fois le mal fait...

Demande de commission d'enquête parlementaire 

Un peu plus tôt, le Premier ministre avait étalé sa mauvaise foi.
"Dans quelle République sommes-nous ?" s'est-il interrogé !  C'était la réponse du sombre Ayrault aux députés UMP qui ont demandé mardi au Premier ministre de réunir " en urgence" le Parlement pour s'expliquer sur les écoutes dont ont été l'objet Nicolas Sarkozy et son avocat , Thierry Herzog.  "Demander une commission d’enquête sur une affaire judiciaire en cours, dans quelle République sommes-nous ?", a déclaré le Premier ministre à la presse en sortant d’une réunion du groupe PS à l’Assemblée nationale. "A l’UMP, on veut toujours que les politiques se mêlent des affaires judiciaires, ce n’est pas notre conception", a-t-il polémiqué en guise d'argument. Considérant la déferlante de révélation sur l'implication du gouvernement dans les écoutes téléphoniques des "citoyens ordinaires", Ayrault ne passe plus pour un pitre, mais pour un homme sans foi ni loi. 

Mardi, à la sortie du petit déjeuner du bureau politique de son parti, le président de l'UMP, Jean-François Copé, a demandé à François Hollande de dire s'il était ' oui ou non au courant" de ces écoutes judiciaires. "Et qu'il le dise clairement en tant que garant des libertés publiques ".

De son côté, l'ancien Premier ministre François Fillon s'est dit favorable à une commission d'enquête parlementaire sur cette affaire. " C'est la seule manière de sortir de la confrontation des positions", a fait valoir  le député de Paris.

Des centaines d'avocats ont protesté contre ces écoutes judiciaires, rappelant "l'impérieuse nécessité de protéger le secret professionnel" des conversations entre un conseil et son client.

Hollande daignera finalement répondre aux courriers de l'USM et du bâtonnier de Paris

Mieux, il s'est résolu à les recevoir
Cette demande des parlementaires UMP intervient alors que le président de la République François Hollande assure qu'il leur fera la grâce de répondre aux lettres reçues de l'Union Syndicale des Magistrats (USM) et du bâtonnier de Paris, et qu'un peu plus tôt dans la matinée, le Premier ministre, a assuré qu' "il n'y a aucune immixtion de la garde des Sceaux, de l'exécutif, dans le déroulement des instructions judiciaires , c'est la garantie que je dois donner, que je veux donner aux citoyens", a en effet déclaré Jean-Marc Ayrault, interrogé par des journalistes à son arrivée à une réunion du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.
"Il faut que la droite française s'habitue à ce que la justice fonctionne en toute indépendance. Les moeurs du passé, c'est fini " le chef du gouvernement a-t-il aussi eu l'audace de déclarer.