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dimanche 23 août 2015

Tir dans le Thalys: un fichier avait été créé pour "mieux surveiller les personnes déjà condamnées"

Or, le djihadiste du Thalys était déjà fiché !

Cazeneuve, le meilleur d'entre tous les ministres, ne se montre plus...


Ayoub El Khazzani "nie toute 
dimension terroriste à son geste"
Tandis qu'au lendemain de la tentative avortée de tuerie dans le Thalys, le Premier ministre a fait la démonstration de l'inefficacité de son action "ferme et déterminée et ferme" depuis trois ans, de Beauvau à Matignon, qu'il confond, l'air grave et menaçant, com' et politique, crises d'autorité et exercice du pouvoir, annonces médiatiques et bilan politique. Cette fois, il a fait le chef de gare, annonçant à la place de Guillaume Pépy que la SNCF va mettre en place un numéro facilitant le "signalement des situations anormales" dans les gares et les trains. Les terroristes sont donc invités à sévir dans les musées...

Les Français se demandent si Valls avance ou recule


Le premier ministre avait convoqué la presse le 21 janvier 2015: elle avait accouru pour entendre tomber de sa bouche grimaçante les nouvelles mesures antiterroristes qu'il avait conçues, notamment la création d'un fichier spécial de "personnes" déjà condamnées pour terrorisme, afin de faciliter leur surveillance.

Les services antiterroristes français doivent alors surveiller quelque 3.000 personnes, avait alors déclaré le premier ministre de Hollande, se chiffre ayant atteint 5.000 depuis. Il avait aussi annoncé la création de 2.680 emplois en trois ans pour mieux lutter contre le terrorisme.


Quels progrès depuis huit mois ?
Le chef du gouvernement, qui promettait de terroriser les terroristes, devait faire sa priorité du renforcement de la sécurité, à Arras et partout ailleurs  en France et en Navarre, après le traumatisme médiatisé des attentats djihadistes de Paris. Il a même impressionné les petits salaires au SMIC en brandissant le prix astronomique de ce dispositif: 425 millions d'euros sur trois ans, sans bourse déliée par les citoyens, puisque c'est l'Etat qui paie. Si Hollande le dit, c'est que c'est vrai, nous dira Pruneau Le Roux...

Le tueur marocain va étrenner les menaces Valls 

Le compatriote de
Najat Vallaud-Belkacem
Manuel Valls clamait aussi son intention de "renforcer la capacité juridique d'agir pour les services de renseignements". Le texte alors en préparation chez le président de la commission des lois à l'Assemblée, Jean-Jacques Urvoas, tombait à point nommé pour combler ce vide, se félicitait la presse laudatrice, dont Le Figaro. Il avait été présenté "le plus vite possible en Conseil des ministres et transmis au Parlement début mars", promettait Manu-le-Terrible depuis Matignon. Il se chargeait lui-même de chanter ses louanges : "Désormais, l'intégralité des opérations assurées sur le territoire national bénéficieront de la légitimité de la loi et feront l'objet d'une autorisation expresse." Les écoutes grises [illégales] seraient blanchies. Partout, le premier ministre promettait de la réactivité mais aussi du contrôle. "Un juge pour arbitrer à tous les étages", applaudissait un préfet salarié de Beauvau. 

Le gouvernement et sa majorité défendaient "des mesures exceptionnelles, non une loi d'exception".
Près de la moitié des postes un jour créés le sera au... ministère !
La déchéance de nationalité pour les binationaux qui combattent la France ? Manuel Valls se retranche derrière une décision des Sages pour évaluer la résistance de son ballon d'essai au droit constitutionnel et la faisabilité de sa mise en oeuvre

Valls a en effet beaucoup parlé avant de devoir se rétracter: c'est ainsi que le gouvernement s'est fait censurer sur la loi sur le Logement (oct. 2012), la taxe à 75% (déc. 2012), la loi Florange (mars 2014) ou la taxe sur les boissons énergisantes (sept. 2014), sans compter les articles rejetés, qu'il promet de retoquer, mais qui ne sont pas réapparus. 18 articles de la loi Macron ou 28 des 39 articles portant sur la loi d’adaptation de la procédure pénale française au droit européen de Christiane Taubira, la ministre de la Justice, pour ne mentionner que les exemples sur un seul mois d'août 2015. Un an plus tôt, le Pacte de responsabilité n'avait pas non plus résisté à la censure des allègements de cotisations salariales par le Conseil constitutionnel. Leur score total des rejets sera longtemps imbattable.

En juillet, les Sages ont amputé la loi sur le renseignement de trois mesures
L'un d'entre eux devait permettre aux services de renseignement, de se substituer à l'autorité politique en cas "d'urgence opérationnelle", avait fait valoir le Conseil, un risque énorme entre les mains d'un éventuel chef de l'Etat sans contre-pouvoirs qui lui seraient opposables. Un autre article censuré concerne les lois de finances.
Saisi par plus de 60 députés sur ce projet de loi controversé de François Hollande, le Conseil constitutionnel a également censuré un article qui concerne la "surveillance internationale" et qui renvoyait à des décrets des pans trop importants du dispositif, avait précisé le Conseil. Or, le tueur djihadiste du Thalys est marocain et non pas Français, a bien insisté l'exécutif...

L'indignité nationale pour les terroristes nationaux impossibles à expulser? Elle fera l'objet d'une "réflexion transpartisane" au sein du Parlement, se défaussait l' "audacieux" Valls en janvier qui se refusait toute "précipitation". Le dernier carnage évité démontre que l'urgence ne justifie pas la précipitation. 

Valls et Hollande se déchargent sur  le... corps social

Les trois "héros" étrangers du "corps social", 
un Britannique et deux américains: 
où est "le premier", un Français, selon Cazeneuve ?
Ils nous ont précédemment fait le coup des associations et des experts ad hoc qui devaient justifier les thèses  gouvernementales dans les rapports commandés par le pouvoir. Mais, pour l'application de leur catalogue à la Prévert (police, justice, éducation, défense et, au-delà), "chacun est appelé à jouer sa partition. Sécurité, citoyenneté, lutte contre le racisme et l'antisémitisme, tout est lié", assurait-ils. 

Or, ni la garde des Sceaux, Christiane Taubira, ni le premier ministre Valls n'a évoqué la question pénale et l'exécution des peines. Les policiers dénoncent en effet un discours "schizophrène", car créer, comme le veut le bipolaire Manuel Valls, un fichier pour savoir où sont passés les djihadistes sortis de prison, en leur demandant poliment de se signaler, est une utopie sans nom, mais ne pas garantir que des terroristes qui encourent dix ans de prison en correctionnelle ne bénéficient pas d'une libération prématurée est irresponsable, sachant qu'ils font rarement plus de la moitié de leur temps. Et que certains récidivent.
Ce vendredi, lorsqu'au moins un coup de feu a été tiré dans le train à grande vitesse Thalys numéro 9364 à hauteur de Oignies, en Haute-Picardie, le terroriste suspect, monté à Bruxelles, a été maîtrisé par des passagers du train, des militaires américains, et arrêté en gare d'Arras, avant d'être placé en garde à vue. Deux personnes ont été blessées, l'une par balle l'autre par arme blanche, mais leurs jours ne sont pas en danger.

Le matamore de Matignon n'a pas abordé le sujet. 
Christiane Taubira avait prévenu qu'elle resterait solidaire tant que les mesures proposées ne heurteraient pas sa conscience. Après le discours, l'opposition attend Valls sur les résultats. Depuis la tuerie manquée sur le Thalys, Taubira n'a pas communiqué sur ses états d'âme éventuels depuis l'attentat manqué du train Amsterdam-Paris et Valls a réagi puissamment, annonçant la création d'un numéro vert... une mesure innovante et, comme chacun sait,  efficace.
L'un des blessés du Thalys a été touché de dos, par une balle qui lui a traversé un poumon pour s'être interposé en s'emparant de la kalachnikov du djihadiste. La courageuse victime a  tété admise aux urgences du CHU de Lille.

A quoi bon pour l'Espagne avoir mis en garde la France ?

En juin dernier, Bernard Cazeneuve avait polémiqué sur le sujet. Il avait clamé que Yassin Salhi, l'auteur présumé de l'attentat de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), et assassin de la victime décapitée, avait fait l'objet d'une fiche 'S' en 2006, mais que faute éléments nouveaux, elle n'avait pas été renouvelée en 2008. Cette fiche «S», pour 'sûreté de l'Etat', est l'une des 21 sous-catégories du plus ancien fichier de police : le Fichier des personnes recherchées (FPR) créé en 1969. L'Histoire a rattrapé Nanard Cazeneuve.

Le suspect du Thalys a été formellement identifié grâce à ses empreintes digitales. 
Comme les media espagnols l'ont révélé dès samedi matin, il s'agit bien de Ayoub El Khazzani, un ressortissant marocain signalé par les services de renseignement espagnols comme appartenant à la mouvance islamiste radicale. Sa fiche S avait été transmise à la brigade antiterroriste qui l'avait classée... Le jeune Marocain, qui aura 26 ans le 3 septembre, a été identifié par divers éléments matériels, dont le croisement des informations révélées par ses empreintes digitales et par le fichier S, exploité... a posteriori. Taubira continue de défendre son fichier, sans qu'on sache - ni les blessés - à quoi il a encore servi.

De la part des socialistes qui ne jurent que par la prévention, l'incurie des personnels pléthoriques de Beauvau et Vendôme atteint désormais des proportions telles qu'elles soulèvent les questions de l'insécurité publique et de incapacité constitutionnelle de ce gouvernement.  

mardi 14 avril 2015

La loi sur le renseignement menace la presse mais surtout nos libertés

La presse, qui craint pour le secret de ses sources, est menacée, mais agite l'opinion pour son propre bénéfice

Loi protectrice ou liberticide ? 


Ce qui alarme les Américains, à en croire le New York Times (lien PaSiDupes), ne crée pas encore les remous en France à la mesure des enjeux pour les libertés individuellesLe pouvoir socialiste présente son projet de loi comme nécessaire et indispensable pour renforcer les pouvoirs des services de renseignement contre le terrorisme.
Le pouvoir se réserve le droit d'intercepter les téléphones portables et le contrôle d'Internet de tous, dénoncé par les démocrates. Le projet prévoit la mise en place d'outils d'analyse automatique sur les réseaux des opérateurs pour détecter -au passage- "une menace terroriste" éventuelle, via "une succession suspecte de données de connexion". Kafka n’aurait pas imaginé mieux.

Depuis sa présentation, le 19 mars dernier et alors que le texte est depuis ce lundi en débat à l'Assemblée Nationale, associations et politiques contestent le projet qui profite de l'attentat au musée du Bardo à Tunis pour amplifier les dispositifs d'une loi qui ne date pourtant que de septembre 2014. En fait, les moyens existent et ont même été étendus par la loi de programmation militaire votée en décembre 2013, mais aussi depuis la loi de lutte contre le terrorisme en 2006, qui permet déjà aux services de procéder à des écoutes des communications dites "administratives", c’est-à-dire uniquement du ressort du Premier ministre.
Comme s'il ne suffisait pas de veiller simplement à optimiser a les dispositifs existants - notamment en renforçant la coordination qui a fait défaut entre entre les services - la nouvelle loi autorise les services de renseignement à faire des écoutes bien plus intrusives que précédemment. Si ce projet est adopté en l'état par le Parlement, les services pourront poser des micros dans un appartement ou un véhicule, installer des balises GPS ou écouter des communications téléphoniques, sans l'accord d'un juge. Ils pourront également utiliser des IMSI-catchers, un dispositif qui permet d’écouter toutes les communications (téléphoniques comme électroniques) dans un rayon de 500 mètres à un kilomètre.

D'où le bien-fondé des craintes de surveillance de masse. 
Et comme le terrorisme islamiste utilise l'internet à sa propagande et au recrutement, le renseignement sera désormais autorisé à récupérer les "métadonnées" des échanges électroniques, soit les informations qui entourent une conversation : qui envoie un message, à qui, quand, par quel support. Ces métadonnées sont différentes du contenu explicite des messages, qui ne sera pas collecté. Une surveillance du clavier d’un suspect, ou keylogger, pourra également être demandée, ce qui permettra aux services de tout savoir de ce que l’on tape sur son clavier. Enfin, l’internet français pourra être espionné à la source, chez les fournisseurs d'accès et hébergeurs, à l’aide de "boîtes noiresqui auront pour objectif de détecter des “comportements suspects” en analysant les comportements des citoyens français sur la toile. Qui sait qui définit un "comportement suspect" ! Concrètement, les services pourront ainsi surveiller physiquement et électroniquement des individus particuliers : d’une voiture au téléphone en passant par les communications électroniques.

Devant les grilles du Palais Bourbon, des dizaines de citoyens vigilants ont d'ailleurs manifesté lundi contre le projet, à l'appel de plusieurs associations (Amnesty International, ATTAC ou encore... Droit au Logement).

Les opposants sont encore plus nombreux 
Cette surveillance de masse mobilise ainsi le juge antiterroriste Marc Trevidic ou l’association de défense des libertés individuelles sur internet la Quadrature du net en passant par la Ligue des droits de l’homme, la CNIL ou Reporters sans frontières. Ils craignent que ce projet de loi soit une atteinte irrémédiable à la vie privée des individus surveillés, et globalement une perte de sécurité dans les communications. Les "boîtes noires" ou les IMSI-catchers sont particulièrement combattus, car ils sont très intrusifs.
Les syndicats de presse sont vent debout
Le projet de loi sur le renseignement signe-t-il la fin de la protection des journalistes et du secret des sources ? E
n effet, les journalistes ne bénéficient encore d'aucune clause d'exception et la profession s'inquiète. En clair, les services de renseignement pourront sans contraintes surveiller les communications des journalistes avec leurs informateurs, mettant à bas le précieux secret des sources et faisant planer une menace sur l'avenir de la profession. Selon Dominique Pradalié, rédactrice en chef de France 2 et secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (SNJ), il s'agit d'un projet de loi liberticide qui va entamer la liberté d'informer et d'être informé. Il s'inscrit en contradiction avec la Constitution française, les lois et la jurisprudence européenne. C'est une intrusion inacceptable dans la vie privée de tous les Français d'une part, et dans les possibilités d'exercer correctement la profession de journaliste

Manuel Valls minimise le risque de dérive totalitaire

Protéger ? Respecter ? Libertés ?
Autant de mensonges
Face aux cris d'alarme, le Premier ministre a voulu défendre ce texte.
Persuadé, malgré son  précédent investissement personnel qui s'est soldé par une raclée aux départementales, en chef de parti, Valls s'est employé à terroriser les jeunes députés qui tiennent à rester dans ses petits papiers en l'imaginant un jour président
Il a garanti que, selon lui, "le projet n'installe en aucune manière un appareil de surveillance policière de la population". "Le principe de ciblage de toute surveillance sur des personnes menaçantes demeurera", a-t-il promis.
Manuel Valls a tenté de toucher la corde sensible, une grosse ficelle. Il a évoqué sept Français ou résidents français morts en commettant des attentats suicide en Irak et en Syrie. "Un phénomène nouveau [qui] doit retenir particulièrement l'attention pour son risque de réplique en France", selon le chef du gouvernement, soulignant "les redoutables capacités d'endoctrinement de Daesh". Par comparaison, Valls n'est qu'un petit garçon... 
Soulignant en fait le risque réel qu'il fait courir aux braves gens,
il tente d'endormir la vigilance des défenseurs des droits et des libertés. Plus globalement, le texte définit les missions des services théoriquement impactés, "de la prévention du terrorisme à la défense et la promotion des intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France". Aujourd’hui, environ 6.000 écoutes sont déjà demandées chaque année.

Le Conseil national du numérique a lui-même pris position contre le projet, estimant que ce principe induit "une forme de surveillance de masse". Allusion faite aux pratiques de la NSA (ex-CIA) révélées notamment par Edward Snowden. 

Les opérateurs télécoms et hébergeurs menacent de leur côté de délocaliser en masse.

Les débats doivent s'achever ce jeudi mais le vote n'est prévu que le 5 mai, après les congés parlementaires. Du temps qui devrait permettre au débat de prendre une ampleur légitime..Face à l’importance de ce texte, les opposants réclament plus de temps, alors que le projet de loi est examiné en "procédure accélérée", soit une seule lecture par l’Assemblée nationale et le Sénat. Or, le gouvernement souhaite voir son arsenal adopté d'ici l'été.

dimanche 12 avril 2015

Loi sur le renseignement: la France donne au monde l'image d'un Etat policier

Le New York Times dénonce un "Etat de surveillance" français

Le slogan du "respect des libertés" ne trompe personne

Actuellement débattu à l'Assemblée nationale, le projet de loi portant sur une vigilance accrue des contenus internet fait l'objet d'un édito implacable du grand quotidien américain.

Une volonté de contrôle qui pourrait vite dériver,  craint le quotidien américain."Warning !" Le New York Times tire la sonnette d'alarme et attire l'attention du monde sur la loi de renseignement voulu par le gouvernement français. Les mesures de surveillance renforcée du web qu'elle prévoit font suite aux attentats du 7 janvier 2015 avec l'objectif affiché de lutter contre le terrorisme et l'enrôlement djihadiste. 

Un texte flou: pas assez ciblé, il peut conduire à des dérapages...
L'édito du New York Times pointe les dangers qu'engendrerait cette loi sur le renseignement pour les libertés individuelles d'un pays aux mains d'un parti qui se présente comme garant du respect des droits de l'homme. Il faut dire que ce sujet est très sensible aux Etats-Unis, où l'habeas corpus est en tête des principes constitutionnels.
"Cette loi [...] est trop vague dans sa définition de qui est une cible légitime", explique le quotidien. Ce qui veut dire en clair que tout le monde peut être potentiellement frappé par ces mesures. D'où cet étonnant appel d'un journal étranger aux députés français: 
"Si le gouvernement français a pour devoir de protéger la nation du terrorisme (...), le Parlement a le devoir de protéger les droits démocratiques des citoyens de la surveillance du gouvernement indûment expansive et intrusive."

Les députés délèguent trop de pouvoirs à l'exécutif...

Le New York Times pointe le problème de l'influence excessive du Premier ministre. Le quotidien de centre gauche estime tout à fait "compréhensible que les Français soient nerveux après les attaques de Paris et de Tunis", mais il remet toutefois en cause la "concentration de pouvoirs extraordinaires" qu'attribuerait cette loi à l'exécutif. Il presse donc les députés français de "ne pas approuver le projet de loi à moins que les juges ne reçoivent un rôle d'autorité face à le surveillance du gouvernement".
 
Le quotidien américain souligne d'ailleurs que Valls a profité de l'émotion suscitée par la tuerie du musée du Bardo de Tunis pour annoncer, dès le lendemain, une loi de renforcement de dispositions déjà docilement votées en septembre.

Le Premier ministre, Manuel Valls a bien tenté de calmer les esprits opposés à cette loi en assurant qu'il ne s'agit pas là d'un Patriot Act à la française. Mais il n'a pas convaincu le Conseil national du numérique qui a récemment averti le gouvernement des dérives "similaires à celles de l'affaire Snowden" à laquelle cette loi pourrait conduire.

Et la majorité socialo-communiste met en péril la liberté de la presse

Le New York Times souligne enfin les menaces que ce texte fait peser sur la liberté de la presse. "Selon les termes de la loi, les journalistes risquent de déclencher la surveillance injustifiée du gouvernement tout simplement en faisant des recherches nécessaires à leurs enquêtes". 

Le journal américain rappelle aussi que l'organisme Reporters sans frontières avait déjà attiré l'attention sur le fait que cette loi compromet la protection du secret des sources. C'est donc le travail de fond des media qui pourraient être affecté. Et, par conséquent, l'information du public.

Le quotidien américain écrit noir sur blanc que protéger la nation de la violence terroriste ne doit pas se faire au détriment des "droits démocratiques".

mardi 7 avril 2015

La loi sur le Renseignement, "arme redoutable entre de mauvaises mains", prévient le juge Marc Trévidic

L'inconscience des apprentis sorciers socialistes fait prendre un risque aux Français

Actuellement soutenue par les godillots PS de l'Assemblée,  la loi sur le renseignement est dénoncée par le juge antiterroriste Trévidic 

"Quand une loi me paraît dangereuse, je suis inquiet," lance le spécialiste au micro d'Yves Calvi sur RTL. Cette loi sur le renseignement vise à donner un cadre légal aux multiples interceptions, notamment les appels, les SMS, les mails. Une surveillance avec l’aval du premier ministre qui prévoirait également la mise en place de "boîtes noires", espionnant les données de connexion de tous les internautes. 

"Il y a une absence totale de contrôle dans cette loi", met en garde le juge.

Attaché aux libertés individuelles,
 le juge dénonce cette loi qui constitue une "arme redoutable," si elle est mise entre de "mauvaises mains." Avec cette loi, lgouvernement socialiste accorde une totale liberté d'action à l'Etat et, par voie de conséquence, la totale privation de protection des citoyens. En s'attaquant aux libertés individuelles des Français, la majorité socialiste est sur le point de porter atteinte aux droits de l'homme. 
"C'est une loi qui peut être utilisée à mauvaise escient," 
insiste celui qui a travaillé aux affaires terroristes les plus sensibles.
Ce juge a notamment été chargé d'instruire l'affaire des moines de Tibhirine, tués en Algérie en 1996, ou celle de l'attentat de Karachi en 2002. Un poste qu'il estime "très lourd à porter".

Le très exposé juge du Parquet de Paris a confié la difficulté d'exercer ses fonctions 
Juge d'instruction au pôle antiterrorisme du tribunal de Grande Instance de Paris, Marc Trévidic avoue d'ailleurs être "soulagé de partir," comme le prévoit la loi, après dix ans d'exercice: "C'est tellement politique comme domaine qu'un juge n'y trouve pas forcément son intérêt"
A bientôt 50 ans, Marc Trévidic exercera à compter de mai 2016 ses nouvelles fonctions en tant que vice-président du Tribunal d'Instance de Lille.