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jeudi 22 novembre 2018

Renault-Nissan : Quand le ministre Macron tracassait Ghosn

Renault : le bras de fer Ghosn-Macron

La montée brutale de l’Etat au capital de Renault, cette semaine [d'avril 2015], confirme les tensions entre le patron du constructeur et le ministre de l’Economie.

Un échange de coups de fil dans la soirée du 7 avril. C'est tout ce qu'Emmanuel Macron a accordé à Carlos Ghosn avant de réaliser une incroyable opération économique, politique et financière. Un coup typique de banquier d'affaires pour l'ancien de chez Rotshchild, mais inattendu de la part d'un ministre de l'Economie. Un camouflet pour le tout-puissant patron de Renault de la part de son principal actionnaire.

Le 8 avril au matin, l'Etat s'est offert 14 millions de titres Renault, plus de 4,5% du capital, pour en détenir désormais 19,74%. Il va débourser pour cela entre 814 millions et 1,232 milliard d'euros (selon les différentes options d'achat), un prix fort, alors que le cours de Bourse du constructeur est au plus haut depuis janvier. Personne n'aurait parié sur une manœuvre aussi velléitaire d'Emmanuel Macron. En mars 2014, l'Etat avait déjà sorti 800 millions d'euros pour l'autre fleuron national de l'automobile, le groupe Peugeot-Citroën. Un sauvetage d'urgence qui n'a rien de commun avec ce coup de force. Pis, Emmanuel Macron a toujours martelé son intention de céder des participations de l'Etat, promettant d'engranger de 5 à 10 milliards d'euros. 

La crise couve depuis le 13 mars [2015]
Mettre un milliard sur la table pour Renault n'a jamais fait partie du scénario. Carlos Ghosn a été le premier surpris. Pourtant, depuis le 13 mars, la crise couve avec le tout-puissant patron de l'alliance Renault-Nissan. Ce jour-là, le constructeur rend publiques les résolutions qui seront soumises au vote des actionnaires lors de son assemblée générale, le 30 avril. Notamment celle de ne pas accorder des droits de vote double aux détenteurs d'actions depuis plus de deux ans. Justement ce que le gouvernement entend imposer aux sociétés françaises cotées, une mesure au cœur de la loi de "reconquête de l'économie réelle" du 29 mars 2014, dite loi Florange, qui doit prendre effet lors des AG de ce printemps.

Selon nos sources, lors d'une réunion quelques semaines plus tôt, les deux représentants de l'Etat qui siègent au conseil d'administration de Renault se sont bien opposés à la volonté de Ghosn d'introduire une résolution contre les droits de vote double. Sans succès. L'un d'entre eux est Régis Turrini, le nouveau directeur de l'Agence des participations de l'Etat (APE), qui va justement mener l'opération d'achat de titres Renault pour Bercy. "Le message est clair : on ne se contente pas de regarder passer les trains", assure-t-on au ministère de l'Economie. Avec près de 20 % du capital, l'Etat va pouvoir peser, le 30 avril, pour faire adopter les droits de vote double.

En perte de vitesse face à Nissan

Si les relations n'ont jamais été au beau fixe entre l'exécutif et le plus atypique des patrons français, rien ne laissait présager un tel bras de fer. A l'automne, au Mondial de l'automobile, puis à Sandouville pour l'inauguration d'une nouvelle chaîne de production, le patron et le ministre s'affichaient côte à côte, partageant la même fierté devant les efforts de réindustrialisation de Renault. Carlos Ghosn pensait aussi avoir satisfait son principal actionnaire en annonçant, en février, la création de 1.000 emplois… Las, le Franco-Libano-Brésilien de 61 ans ne parvient pas à dissiper un malaise : Renault recule face à Nissan et sur tous les terrains.

L'Alliance [Renault-Nissan] a été scellée en 1999 pour aider le constructeur japonais à sortir de difficultés financières. Elle a depuis tourné à l'avantage de Nissan. Ce dernier vend aujourd'hui deux fois plus de voitures que la marque au losange et fabrique avec une seule usine dans le nord de l'Angleterre autant de véhicules que Renault dans l'ensemble de ses sites français. Ce rapport de force ne se traduit pas non plus dans la gouvernance du groupe. Renault détient 44 % de son allié alors que Nissan se contente de 15% du français, et n'exerce pas ses droits de vote.

Entre ses amis nippons et l'Etat français, Carlos Ghosn a vite fait de choisir. Financièrement, il trouve son compte dans l'alliance : son double salaire franco-japonais et les primes de performance qui y sont associées en font cette année l'un des patrons les mieux payés de l'industrie automobile mondiale. Il ne cache pas surtout sa volonté de participer à la consolidation annoncée du secteur en procédant à de nouvelles alliances. Objectif avoué, "dépasser General Motors", le concurrent américain qui a vendu l'an dernier 9,9 millions de véhicules, contre 8,5 millions pour l'alliance Renault-Nissan. Et ses ambitions mondiales, Carlos Ghosn a bien du mal à les faire partager à son principal actionnaire, l'Etat… [En la personne du futur "premier de cordée" autoproclamé]

Source: JDD papier - article du 12 avril 2015, modifié, e 20 juin 2017, par Sylvie Andreau

Aujourd'hui, chute de Carlos Ghosn et risque d'OPA, demain, sur une industrie française

La chute de Carlos Ghosn est aussi spectaculaire que minutieusement préparée par ses accusateurs japonais, souligne Natacha Polony dans Marianne. 
Une enquête, côté Nissan, dont rien n'avait fuité chez Renault qui possède pourtant 44% de l'entreprise nipponne, et dont les autorités françaises n'avaient pas été informées, ne serait-ce que pour leur demander des éléments, comme cela se fait généralement en pareil cas, un communiqué prêt à être dégainé et des caméras pour que le retentissement soit planétaire.

Renault est maintenant à la merci d'une OPA
De quoi laisser perplexe, au Quai d'Orsay ou à Bercy, sur cette étrange opération qui pourrait bien coûter son indépendance à Renault. Car la chute brutale du cours de l'action n'est pas sans conséquences. L'entreprise française est désormais à la merci d'une OPA de la part de son partenaire japonais, depuis longtemps agacé de devoir subir la tutelle d'une entreprise devenue moins puissante que lui.

Il nous semble apparemment difficile, à nous autres Français, de concevoir que les autorités judiciaires japonaises travaillent main dans la main avec le Meti, le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie, et avec les grands groupes industriels, dans un mouvement que les spécialistes appellent joliment 'cross fertility'.

C'est pourtant un classique. Le modèle américain est, de ce point de vue, un mètre étalon. L'amende record de 1,34 milliard de dollars qui frappe la Société générale, au motif que ses transactions, libellées en dollars, sont soumises au contrôle de la justice américaine et doivent respecter les règles et les embargos fixés par les Etats-Unis, nous rappelle combien la guerre commerciale est avant tout une guerre judiciaire. Le Japon, fidèle allié des Etats-Unis, applique les mêmes méthodes.

Quant à Macron, il cherche des poux à ses chevaliers d'industrie.
Le bras de fer de 2015, entre Emmanuel Macron et Carlos Ghosn a durablement installé de la méfiance entre Paris et Yokohama. L'arrivée de Macron a aussi précipité la défaite de l'adversaire : nous assistons aujourd'hui à l'hallali.

Quel gâchis! Renault, notre champion mondial de l'automobile, notre étendard industriel, est dans de beaux draps. Son PDG, Carlos Ghosn, le plus connu des patrons français, est en garde à vue à Tokyo et traîné dans la boue par les media du monde entier. Il est soupçonné de malversations, voire de conflit d'intérêts.
Les faits sont graves, mais le respect de la présomption d'innocence est de rigueur, en attendant de faire le procès des éventuelles turpitudes financières de Carlos Ghosn, plus tard.

Car l'essentiel est  l'avenir de Renault, de l'avenir de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, et de l'avenir de Renault dans cette Alliance. Or, il y a danger. La situation extraordinaire créée par la chute de Carlos Ghosn au Japon révèle en effet une grande fragilité du côté français: Renault est vulnérable. Et  on le savait bien : Renault et l'Alliance dépendaient trop d'un seul homme, Carlos Ghosn.

Macron obligé aujourd'hui de sauver celui dont il voulait hier la tête

Résultat de recherche d'images pour "macron baise main reine belgique"
Il sera allé se montrer
dans toutes monarchies européennes 
Le petit Manu était en visite officiel en Belgique et, pour une fois, Macron n'a pas voulu se prononcer sur le fond de l'affaire Ghosn, au prétexte qu'on ne s'épanche pas à l'étranger sur les affaires intérieures. En dix-huit mois, il a au moins appris ça... Or, les guerres se déclenchent quand l'adversaire est occupé ailleurs. 
Il a donc assuré que l'Etat sera vigilant sur la stabilité du groupe, bla-bla-bli et bla-bla-bla, et tenu à rassurer les salariés et actionnaires du groupe. L'Etat oeuvrera "à la stabilité nécessaire pour l'ensemble des salariés du groupe, auxquels je veux ici dire que l'Etat actionnaire assurera tout son soutien."

Nissan veut mettre rapidement fin aux fonctions de Carlos Ghosn.
Nissan a annoncé lundi qu'il faisait en sorte de mettre fin rapidement aux fonctions de Carlos Ghosn, son président, après avoir découvert qu'il a utilisé de l'argent du groupe automobile japonais à des fins personnelles et a commis d'autres infractions graves. Il occupe, désormais et pour au moins 23 jours, une cellule du centre de détention de Kosuge.
Le constructeur, allié du groupe Renault dont Carlos Ghosn est PDG et l'Etat français est actionnaire, a précisé avoir mené une enquête interne à la suite d'une information dénonçant des pratiques inappropriées de la part de Carlos Ghosn et de l'administrateur Greg Kelly pendant plusieurs mois.Il y a encore quelques jours, Macron ne craignait pas de s’afficher à son côté à Maubeuge lors de son itinérance mémorielle. C'est dire que le président français a été pris par surprise et ne décolère pas.
Le groupe Nissan pourrait lui aussi, faire l'objet de poursuites liées à la remise aux autorités de documents financiers inexacts.

L'Elysée et Le Point envisagent un ..."complot".
"Non seulement la France ne peut pas lâcher l'un des siens, mais, en l'espèce, elle ne peut se permettre d'être naïve au point de ne pas vérifier elle-même que cette arrestation ne cache pas un complot industriel," écrit l'hebdomadaire, à qui on ne la fait pas.
Son numéro deux chez Nissan, Hiroto Saikawa, a rapidement pris les commandes du groupe Nissan et l'a accablé, se disant "indigné" de la conduite de Carlos Ghosn, et blâmant, au passage, le management solitaire de Ghosn, les "dérives" et le "côté obscur" du personnage... Les "nationalistes lépreux" supportaient mal qu'un "citoyen du monde" dirigeât leur entreprise nationale...

La France doit exiger son rapatriement, poursuit le journal de Pinault.
"Ce traitement est intolérable au regard du droit français [il n'a pas encore eu droit à un avocat] . On ne traite pas de la sorte un homme qui, jusqu'ici, n'avait jamais été pris en faute, qui a relevé une boîte (Nissan) à l'agonie pour en faire le leader mondial de la construction automobile."

Le Point sera l'avocat de Ghosn.
"La France ne peut pas laisser tomber Carlos Ghosn et doit exiger son rapatriement, quitte à ce que les enquêteurs nippons poursuivent leurs investigations en France. Le président de la République, Emmanuel Macron, ne peut pas rester indifférent au sort d'un compatriote, même si leurs relations ont été tendues par le passé." 

Que l'on soit bien clair, il ne s'agit nullement de faire obstacle à la justice japonaise, mais, dans cette affaire qui touche aux intérêts industriels de la France, Carlos Ghosn ne peut pas être traité comme un trafiquant de drogue international. S'il a fauté, il paiera cher. Mais c'est à la France de s'assurer qu'il n'est pas victime d'une manipulation nippone. Et elle se doit, dans un premier temps, de le tirer de sa cellule, d'examiner ensuite les charges, et éventuellement de le punir. Les enjeux sont trop importants pour faire aveuglément confiance aux Japonais." Nous sommes en froid avec nos voisins "populistes" européens, et aussi avec Trump. Maintenant les Japonais... 
#BalanceTonNippon ?


dimanche 23 août 2015

Tir dans le Thalys: un fichier avait été créé pour "mieux surveiller les personnes déjà condamnées"

Or, le djihadiste du Thalys était déjà fiché !

Cazeneuve, le meilleur d'entre tous les ministres, ne se montre plus...


Ayoub El Khazzani "nie toute 
dimension terroriste à son geste"
Tandis qu'au lendemain de la tentative avortée de tuerie dans le Thalys, le Premier ministre a fait la démonstration de l'inefficacité de son action "ferme et déterminée et ferme" depuis trois ans, de Beauvau à Matignon, qu'il confond, l'air grave et menaçant, com' et politique, crises d'autorité et exercice du pouvoir, annonces médiatiques et bilan politique. Cette fois, il a fait le chef de gare, annonçant à la place de Guillaume Pépy que la SNCF va mettre en place un numéro facilitant le "signalement des situations anormales" dans les gares et les trains. Les terroristes sont donc invités à sévir dans les musées...

Les Français se demandent si Valls avance ou recule


Le premier ministre avait convoqué la presse le 21 janvier 2015: elle avait accouru pour entendre tomber de sa bouche grimaçante les nouvelles mesures antiterroristes qu'il avait conçues, notamment la création d'un fichier spécial de "personnes" déjà condamnées pour terrorisme, afin de faciliter leur surveillance.

Les services antiterroristes français doivent alors surveiller quelque 3.000 personnes, avait alors déclaré le premier ministre de Hollande, se chiffre ayant atteint 5.000 depuis. Il avait aussi annoncé la création de 2.680 emplois en trois ans pour mieux lutter contre le terrorisme.


Quels progrès depuis huit mois ?
Le chef du gouvernement, qui promettait de terroriser les terroristes, devait faire sa priorité du renforcement de la sécurité, à Arras et partout ailleurs  en France et en Navarre, après le traumatisme médiatisé des attentats djihadistes de Paris. Il a même impressionné les petits salaires au SMIC en brandissant le prix astronomique de ce dispositif: 425 millions d'euros sur trois ans, sans bourse déliée par les citoyens, puisque c'est l'Etat qui paie. Si Hollande le dit, c'est que c'est vrai, nous dira Pruneau Le Roux...

Le tueur marocain va étrenner les menaces Valls 

Le compatriote de
Najat Vallaud-Belkacem
Manuel Valls clamait aussi son intention de "renforcer la capacité juridique d'agir pour les services de renseignements". Le texte alors en préparation chez le président de la commission des lois à l'Assemblée, Jean-Jacques Urvoas, tombait à point nommé pour combler ce vide, se félicitait la presse laudatrice, dont Le Figaro. Il avait été présenté "le plus vite possible en Conseil des ministres et transmis au Parlement début mars", promettait Manu-le-Terrible depuis Matignon. Il se chargeait lui-même de chanter ses louanges : "Désormais, l'intégralité des opérations assurées sur le territoire national bénéficieront de la légitimité de la loi et feront l'objet d'une autorisation expresse." Les écoutes grises [illégales] seraient blanchies. Partout, le premier ministre promettait de la réactivité mais aussi du contrôle. "Un juge pour arbitrer à tous les étages", applaudissait un préfet salarié de Beauvau. 

Le gouvernement et sa majorité défendaient "des mesures exceptionnelles, non une loi d'exception".
Près de la moitié des postes un jour créés le sera au... ministère !
La déchéance de nationalité pour les binationaux qui combattent la France ? Manuel Valls se retranche derrière une décision des Sages pour évaluer la résistance de son ballon d'essai au droit constitutionnel et la faisabilité de sa mise en oeuvre

Valls a en effet beaucoup parlé avant de devoir se rétracter: c'est ainsi que le gouvernement s'est fait censurer sur la loi sur le Logement (oct. 2012), la taxe à 75% (déc. 2012), la loi Florange (mars 2014) ou la taxe sur les boissons énergisantes (sept. 2014), sans compter les articles rejetés, qu'il promet de retoquer, mais qui ne sont pas réapparus. 18 articles de la loi Macron ou 28 des 39 articles portant sur la loi d’adaptation de la procédure pénale française au droit européen de Christiane Taubira, la ministre de la Justice, pour ne mentionner que les exemples sur un seul mois d'août 2015. Un an plus tôt, le Pacte de responsabilité n'avait pas non plus résisté à la censure des allègements de cotisations salariales par le Conseil constitutionnel. Leur score total des rejets sera longtemps imbattable.

En juillet, les Sages ont amputé la loi sur le renseignement de trois mesures
L'un d'entre eux devait permettre aux services de renseignement, de se substituer à l'autorité politique en cas "d'urgence opérationnelle", avait fait valoir le Conseil, un risque énorme entre les mains d'un éventuel chef de l'Etat sans contre-pouvoirs qui lui seraient opposables. Un autre article censuré concerne les lois de finances.
Saisi par plus de 60 députés sur ce projet de loi controversé de François Hollande, le Conseil constitutionnel a également censuré un article qui concerne la "surveillance internationale" et qui renvoyait à des décrets des pans trop importants du dispositif, avait précisé le Conseil. Or, le tueur djihadiste du Thalys est marocain et non pas Français, a bien insisté l'exécutif...

L'indignité nationale pour les terroristes nationaux impossibles à expulser? Elle fera l'objet d'une "réflexion transpartisane" au sein du Parlement, se défaussait l' "audacieux" Valls en janvier qui se refusait toute "précipitation". Le dernier carnage évité démontre que l'urgence ne justifie pas la précipitation. 

Valls et Hollande se déchargent sur  le... corps social

Les trois "héros" étrangers du "corps social", 
un Britannique et deux américains: 
où est "le premier", un Français, selon Cazeneuve ?
Ils nous ont précédemment fait le coup des associations et des experts ad hoc qui devaient justifier les thèses  gouvernementales dans les rapports commandés par le pouvoir. Mais, pour l'application de leur catalogue à la Prévert (police, justice, éducation, défense et, au-delà), "chacun est appelé à jouer sa partition. Sécurité, citoyenneté, lutte contre le racisme et l'antisémitisme, tout est lié", assurait-ils. 

Or, ni la garde des Sceaux, Christiane Taubira, ni le premier ministre Valls n'a évoqué la question pénale et l'exécution des peines. Les policiers dénoncent en effet un discours "schizophrène", car créer, comme le veut le bipolaire Manuel Valls, un fichier pour savoir où sont passés les djihadistes sortis de prison, en leur demandant poliment de se signaler, est une utopie sans nom, mais ne pas garantir que des terroristes qui encourent dix ans de prison en correctionnelle ne bénéficient pas d'une libération prématurée est irresponsable, sachant qu'ils font rarement plus de la moitié de leur temps. Et que certains récidivent.
Ce vendredi, lorsqu'au moins un coup de feu a été tiré dans le train à grande vitesse Thalys numéro 9364 à hauteur de Oignies, en Haute-Picardie, le terroriste suspect, monté à Bruxelles, a été maîtrisé par des passagers du train, des militaires américains, et arrêté en gare d'Arras, avant d'être placé en garde à vue. Deux personnes ont été blessées, l'une par balle l'autre par arme blanche, mais leurs jours ne sont pas en danger.

Le matamore de Matignon n'a pas abordé le sujet. 
Christiane Taubira avait prévenu qu'elle resterait solidaire tant que les mesures proposées ne heurteraient pas sa conscience. Après le discours, l'opposition attend Valls sur les résultats. Depuis la tuerie manquée sur le Thalys, Taubira n'a pas communiqué sur ses états d'âme éventuels depuis l'attentat manqué du train Amsterdam-Paris et Valls a réagi puissamment, annonçant la création d'un numéro vert... une mesure innovante et, comme chacun sait,  efficace.
L'un des blessés du Thalys a été touché de dos, par une balle qui lui a traversé un poumon pour s'être interposé en s'emparant de la kalachnikov du djihadiste. La courageuse victime a  tété admise aux urgences du CHU de Lille.

A quoi bon pour l'Espagne avoir mis en garde la France ?

En juin dernier, Bernard Cazeneuve avait polémiqué sur le sujet. Il avait clamé que Yassin Salhi, l'auteur présumé de l'attentat de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), et assassin de la victime décapitée, avait fait l'objet d'une fiche 'S' en 2006, mais que faute éléments nouveaux, elle n'avait pas été renouvelée en 2008. Cette fiche «S», pour 'sûreté de l'Etat', est l'une des 21 sous-catégories du plus ancien fichier de police : le Fichier des personnes recherchées (FPR) créé en 1969. L'Histoire a rattrapé Nanard Cazeneuve.

Le suspect du Thalys a été formellement identifié grâce à ses empreintes digitales. 
Comme les media espagnols l'ont révélé dès samedi matin, il s'agit bien de Ayoub El Khazzani, un ressortissant marocain signalé par les services de renseignement espagnols comme appartenant à la mouvance islamiste radicale. Sa fiche S avait été transmise à la brigade antiterroriste qui l'avait classée... Le jeune Marocain, qui aura 26 ans le 3 septembre, a été identifié par divers éléments matériels, dont le croisement des informations révélées par ses empreintes digitales et par le fichier S, exploité... a posteriori. Taubira continue de défendre son fichier, sans qu'on sache - ni les blessés - à quoi il a encore servi.

De la part des socialistes qui ne jurent que par la prévention, l'incurie des personnels pléthoriques de Beauvau et Vendôme atteint désormais des proportions telles qu'elles soulèvent les questions de l'insécurité publique et de incapacité constitutionnelle de ce gouvernement.  

lundi 17 novembre 2014

Le gouvernement réfléchit à d'importantes cessions dans les entreprises publiques

Le gouvernement Valls prépare sa grande soirée nécrophile  braderie d'automne

Que va transmettre Hollande  aux jeunes ?

L'Etat socialiste serait sur le point d'amputer RTE de ses bijoux de famille,

rapporte le Journal du Dimanche. La filiale d'EDF et gestionnaire français du réseau électrique à haute tension est menacée dans son intégrité.
Tout est à vendre. Il y a un mois, le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, annonçait la cession de 5 à 10 milliards d'euros d'actifs publics. Deux jours plus tard, il enfonçait le clou en ciblant l'ouverture du capital d'infrastructures de réseau. 
Le patrimoine de l'État, évalué à 110 milliards d'euros, va fondre dans les dix-huit prochains mois. L'État a déjà vendu 3% de GDF Suez, 2% d'Orange et 3% de Safran sans que cela ne change son poids dans la gouvernance. 
Le mouvement va s'amplifier. "Nous pouvons réduire nos participations sans perdre de pouvoir, assure un conseiller de Bercy. Il n'est pas nécessaire d'avoir autant de capital immobilisé pour avoir la même influence," assure ce gestionnaire de Bercy. En bon père de famille ?

Le Journal du Dimanche se fonde sur des révélations de sources proches d'EDF 
indiquant que l'Etat souhaiterait vendre 30% de RTE, valorisé au total 5 milliards d'euros. "Rien n'est lancé mais le consensus s'établit", selon un anonyme. Une opération qui pourrait rapporter 1,5 milliard à EDFdonc à l'Etat, sans rien rapporter aux Français. 

De son côté, "le gouvernement serait favorable à une telle opération", écrit le JDD. Une ouverture du capital de RTE avait déjà été évoquée par la presse en mars 2013, mais l'information avait alors été démentie par le gouvernement. 

Interrogée sur France 5 dans l'émission C politique, la ministre de l'Ecologie, n'a pas donné de précisions sur les entreprises concernées mais Ségolène Royal a promis qu'elle sera "extrêmement vigilante sur l'utilisation du produit" des ventes que l'Etat pourrait réaliser à l'avenir pour ce qui est des entreprises  sous sa tutelle.
"La loi Florange donne à l'État davantage de souplesse pour vendre des participations, assure un proche de Macron. Bien sûr que nous allons l'utiliser!" Cette disposition va surtout permettre à l'État de conserver le même nombre de droits de vote, tout en cédant un nombre important de parts.


C'est le prix à payer pour le financement de la transition énergétique 

"Ce que je suis en train de regarder avec Emmanuel Macron (ministre de l'Economie, à gauche), c'est que l'activation de ces fonds, de ces participations de l'Etat, aillent financer la transition énergétique et pas le désendettement", a-t-elle garanti. 

Citant un banquier qui suit le dossier, le JDD précise que l'Etat pourrait vendre 15% des Aéroports de Paris (ADP), ce qui lui permettrait de conserver une minorité de blocage. Il détient actuellement 50,6% de la société, selon le site de l'Agence des participations de l'Etat. "Le gouvernement attend de voir comment se passe celle de l'aéroport de Toulouse, puis celle de Lyon pour se décider", ce qui confirme que les régions servent de laboratoire aux apprentis sorciers de Bercy. Le JDD souligne d'ailleurs que le gouvernement doit rendre sa décision en fin de semaine sur la vente des 49% qu'il détient dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac, un consortium emmené par des Chinois faisant figure de favori. 

Le gouvernement a la volonté affichée de vendre des parts dans certaines sociétés dont il est actionnaire. 
Interrogé par Le Monde sur la vente de participations dans EDF et la Française des Jeux, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a précisé vouloir "commencer par d'autres entreprises comme les aéroports régionaux, ou encore des sociétés où l'Etat dispose de droits de vote doubles qui lui permettent de garder un poids important", sans plus de détails. 

L'Etat français prévoit de céder entre cinq et dix milliards d'euros de ses actifs dans les 18 prochains mois, avait-il déclaré mi-octobre. Le JDD, qui a demandé des estimations à la société de conseil en gouvernance Sodali, chiffre à 16 milliards d'euros ce que pourrait vendre au total l'Etat sans perdre son influence. On n'est déjà plus à 10 milliards... Cela passerait notamment par la vente théorique de 10% de l'opérateur télécom Orange (après les 2% précédents) pour 3,4 milliards et 10% d'EDF pour 4,2 milliards. La transition énergétique sera donc largement financée par le produit du nucléaire...  

lundi 24 février 2014

Le parlement a adopté définitivement la proposition de loi "Florange"

La "loi Florange" n'empêchera pas la fermeture d'un site rentable

Un an après la "mise à mort" des hauts-fourneaux de Florange (Le Monde)

Fabriquée  à la demande de  FO d’ArcelorMittal, 
cette stèle évoque la "trahison" du président PS 
F. Hollande 
qui n’a pas su empêcher la 
fermeture 
des hauts fourneaux de Florange. 

La symbolique proposition de loi "Florange" a été adoptée définitivement lundi au Parlement
Alors que la mise à l'arrêt définitive des hauts fourneaux de Florange est intervenue le mercredi 24 avril 2013, l'Assemblée nationale a adopté en seconde lecture la proposition qui fait obligation aux entrepreneurs en cessation d'activité de trouver un repreneur.
Ce texte qui "décrète" la "reconquête de l'économie réelle" a obtenu de la majorité des députés "godillots" de la majorité présidentielle socialo-écolo le vote que le Sénat avait de nouveau refusé vendredi. Le Front de Gauche s'est ...abstenu à nouveau, mais l'UMP et l'UDI ont voté contre, jugeant que le texte s'expose à une censure du Conseil constitutionnel.

"Ce n'est pas une loi de contrôle tâtillon ou qui stresserait mais une loi de vertu", de "progrès économique et social", un texte "offensif et pragmatique", a affirmé le ministre Benoît Hamon, au nom du gouvernement, à défaut d'Arnaud Montebourg, dénonçant "jusqu'ici un grand silence des pouvoirs publics à l'égard de ces sites qui fermaient alors qu'il y avait possibilité de maintenir l'emploi", selon lui.

"Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder", 
Les fausses promesses d'un fourbe
elle aura  l' "obligation" de trouver un repreneuravait proclamé François Hollande.
 
Au bout du compte, la proposition de loi oblige simplement les entreprises de plus de 1.000 salariés à rechercher un repreneur pendant trois mois, sous peine de pénalités.

Au bout de trois mois, l'entrepreneur doit donner un rapport devant le comité d'entreprise. Ce rapport peut ensuite être contesté par les salariés devant le Tribunal de Commerce qui juge alors si cette obligation faite au chef d'entreprise a été respectée ou non. Si ce n’est pas le cas, le groupe pourra ainsi être condamné à payer jusqu’à 20 SMIC mensuels par emploi supprimé - dans la limite de 2% de son chiffre d'affaires -, voire à rembourser des aides publiques perçues lors des deux dernières années. 
Pour Clotilde Valter, député (PS) du Calvados, conseillère de Lionel Jospin aux affaires intérieures à Matignon et rapporteur de la proposition de loi, il s'agit clairement d'accroître la facture d'un plan social.

Toutefois, cette proposition de loi ne prévoit pas d’obligation de résultat: si aucun repreneur n’est trouvé au-delà des trois mois de recherche obligatoire, la fermeture ne sera pas interdite. Le p'tit Benoît y voit une avancée !...

Un second volet du texte entend favoriser l'actionnariat de long terme, via notamment un droit de vote double et un encadrement accru des offres publiques d'achat hostiles.