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mardi 21 janvier 2020

Les grévistes CGT mettent à l’arrêt la plus grosse usine hydro-électrique de France

La centrale de Grand’Maison, Isère, a été mise à l’arrêt à compter ce mardi 21 janvier 2020 au matin

Pour protester contre la réforme des retraites, cette action de la CGT a été décidée en assemblée générale par les grévistes du site 

lesquels se sont installés en piquet de grève reconductible pour une durée indéterminée, précise le syndicat, ajoutant que les grévistes décideront dans les jours qui viennent des suites à donner au mouvement.

Selon EDF, la centrale de Grand’Maison est composée de deux usines qui totalisent 12 groupes d’une puissance installée totale de 1 800 mégawatts, soit 9 % de la puissance du parc hydraulique exploité par EDF en France.

Des coupures de courant à Rungis et Orly

La CGT Energie avait annoncé ce lundi une semaine rythmée par la grève et des actions innovantes partout en France pour obtenir une retraite solidaire décente et défendre l’exigence du service public.

Le syndicat a déjà revendiqué, mardi matin, une importante coupure de courant en région parisienne, sur la zone d’Orly et de Rungis.

La réforme des retraites doit être présentée vendredi en Conseil des ministres après sept semaines de conflit social. Devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Edouard Philippe a demandé des sanctions contre les blocages, intrusions et coupures sauvages de courant.

samedi 1 juin 2019

Les tarifs de l'électricité augmentent de 5,9% ce 1er juin

La presse justifie cette envolée, nous expliquant pourquoi...

La hausse de 5,9 % avait été proposée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) en février

Après le nucléaire, l’Allemagne abandonne le charbon

Déjà deux informations partisanes dans ce court énoncé. 
1 - Le gouvernement n'est pas responsable, puisque c'est la recommandation d'une commission. Or, d'une part celle-ci est  une émanation de Bercy et, d'autre part, ses avis n'ont qu'une valeur consultative. Ensuite, la-dite recommandation date de février, ce qui suggère que l'ex-banquier de l'Elysée se ferait tirer l'oreille, pour des raisons de justice sociale... 
2 - "Mais le gouvernement a repoussé cette augmentation de trois mois, le délai maximum". L'AFP se garde bien de préciser le motif de cette procrastination, et se refuse, évidemment, à évoquer le scrutin des européennes. Mais, désormais, c'est devenu une obligation.

Les tarifs réglementés de l’électricité doivent augmenter de 5,9 % au 1er juin.
C'est un document du gouvernement, consulté ce mercredi par l’AFP, qui le dit.
Le gouvernement a soumis mardi au Conseil supérieur de l’énergie (CSE) un projet de décision sur les tarifs réglementés de vente (TRV) vendus par EDF à environ 25 millions de foyers actuellement. Ils doivent augmenter "à compter du 1er juin 2019", indiquait le texte, "dévoilé" par la lettre spécialisée Enerpresse et dont l’AFP a obtenu copie, à charge de préparer les esprits. Cette date a aussi été confirmée jeudi par une source gouvernementale.
Le 1er juin correspond à "la date limite permise par la délibération de la CRE" pour son application, explique le document soumis au CSE. Obligation, date limite : le gouvernement n'avait pas le choix, tente-on de nous persuader, pas plus que pour la hausse des tarifs des carburants, tout aussi colossale?

Augmentation du prix des combustibles

"En 2018, les prix de gros de l’électricité ont notablement augmenté en France, comme dans toute l’Europe, du fait de l’augmentation des prix des combustibles et du carbone", fait valoir le gouvernement. Encore deux justifications : ce qui se fait à l'étranger contraint-il la France de s'aligner, en dépit de son réseau dense de centrales nucléaires ? 
Nos voisins ont une électricité plus chère, en très grande partie du fait de son choix d'une source d'énergie différente, plus coûteuse.  
Résultat de recherche d'images pour "2018 EVOLUTION prix de gros de l'électricité en UE"
Et d'ailleurs, les "prix de gros de l'électricité" ont-ils augmenté dans des proportions correspondantes ? Cela reste à prouver, au vu du graphique ci-dessous :
Evolution des prix de gros de l’électricitéau cours des 3 derniers mois (en €/MWh):
Evolution des prix de gros de l’électricité - Novembre 2018-Janvier 2019

Les concurrents d’EDF ont pour leur part accès à coût fixe à une partie de l’électricité nucléaire produite par EDF, mais seulement dans une certaine limite. Au-delà de ce quota, ils doivent aller se fournir sur les marchés, où les prix sont donc élevés. Les clients du fournisseur institutionnel ne devraient donc pas être affectés. Or, les TRV (tarifs réglementés de vente) sont aussi conçus pour permettre à ces fournisseurs alternatifs d’être compétitifs et de pouvoir proposer des tarifs inférieurs : c’est le principe de la "contestabilité". C'est donc là où l'ouverture à la concurrence, comme facteur de baisse des prix, est un leurre du libéralisme. 

Une augmentation repoussée de trois mois

"La hausse proposée par la CRE est du même ordre de grandeur que les hausses répercutées dans les autres pays : 8 % en Espagne et en Italie et hausse de 20 % du tarif social en Belgique", fait en outre valoir le gouvernement. 
Le pouvoir évite la comparaison avec l'Allemagne, par exemple, puisque la chancelière Angela Merkel se donne encore dix-neuf ans pour fermer toutes ses centrales électriques qui fonctionnent au charbon, au mépris de l'empreinte carbone. En 2018, 38 % de l’électricité du pays était toujours produite avec cette source d’énergie très polluante. Ce qui peut sembler long en comparaison de la France qui prévoit la fermeture de ses quatre centrales d’ici à 2022, du Royaume-Uni et de l’Italie qui tablent sur 2025 et des Pays-Bas qui visent 2030.

En pleine crise des Gilets jaunes, initialement alimentée par des revendications sur le pouvoir d’achat, singulièrement les prix à la hausse des carburants, le gouvernement avait préféré utiliser le délai légal de trois mois dont il dispose pour se prononcer sur la décision de la CRE. Ce faisant, il a retardé son application pendant la période la plus froide, où l’électricité est la plus utilisée par les particuliers, de crainte d'ajouter le chaos à la colère.

Les TRV sont proposés par EDF, l’acteur historique du secteur, ainsi que par les entreprises locales de distribution dans certaines régions. De nombreuses offres de fournisseurs alternatifs sont aussi indexées sur ces tarifs réglementés.
En somme, le principe d'équité dessert tout le monde et devient un argument en faveur des hausses de tarifs... Près de 6% de plus, dans la joie !
Et notre bonheur sera à son comble en août, quand EDF nous appliquera une nouvelle hausse des tarifs de l'électricité...

lundi 20 mai 2019

Macron nous prépare à une hausse fulgurante du prix de l'électricité

EDF réclame une hausse du prix de l’électricité de 5,9 % au 1er juin, après les Européennes

Le gouvernement s'était résigné à geler la hausse du prix de l’électricité en novembre, face au mouvement des Gilets jaunes

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Oeuvre de Georges de La Tour,
1643 
Une fois l'hiver et les Européennes passés, le prix de l’électricité va finalement être augmenté sous quinze jours. "Nous nous attendons à une augmentation du tarif réglementé de 5,9 % en juin", a annoncé mardi 14 mai le directeur financier d’Electricité de France (EDF), Xavier Girre, un énarque qui est par ailleurs président du Comité d'audit de ...La Française des Jeux, poule aux oeufs d'or, dont la privatisation est réclamée par Darmanin pour réduire les déficits budgétaires actuels et à venir est validée par le Conseil constitutionnel, ainsi que celle d'Aéroport de Paris. 
Cette hausse concernera environ 25 millions de foyers.

Le gouvernement n'y est évidemment pour rien ! C'est la faute à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui avait prévu cette augmentation à l'entrée de l’hiver. Mais la colère sociale incarnée par les Gilets jaunes était déjà assez grande, du fait des tarifs des carburants, sans prendre le risque d'une déflagration sociale :  en novembre, "les gens" réclamaient  notamment, une hausse du pouvoir d’achat, le gouvernement avait mis à profit le délai légal de trois mois dont il dispose pour se prononcer sur la proposition du CRE.
 
Dès février, à l'approche des mois creux de consommation, la CRE avait demandé au gouvernement d’appliquer cette augmentation "aussi tôt que possible", mettant en cause la hausse des prix de l'électricité sur le marché de gros. "Le gouvernement, comme la loi l’y autorise, n’appliquera pas ces hausses tarifaires tant que la période de chauffe hivernale ne sera pas terminée, afin de protéger les foyers français, notamment les plus modestes", avait raconté, pour justifier le gel des prix, le ministre de la transition écologique, le cynique de Rugy.

Vers un nouveau mode de calcul en 2020


Composée de six membres nommés pour six ans non renouvelables (trois, dont le président - nommé en ...2017, Jean-François Carenco est ancien préfet qui aura 71 ans en 2023 - , nommés par décret - donc par le gouvernement - et les trois autres nommés respectivement par le président du Sénat, celui de l'Assemblée nationale et celui du Conseil économique, social et environnemental), la CRE, autorité administrative "indépendante", avait toutefois fait savoir que ce gel du tarif réglementé devrait être rattrapé plus tard. "Concernant le rattrapage, nous verrons, ce n’est pas encore clarifié", a fait savoir mardi le directeur financier M. Girre.

Les tarifs réglementés de vente de l’électricité et du gaz sont fixés par le gouvernement et révisés au minimum une fois par an. 
C’est la CRE qui propose un tarif, à partir d’une formule intégrant les coûts de transport et de distribution, mais aussi le coût de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh, à prix fixe), qui permet des prix plus bas qu'en Allemagne, notamment,  et les prix du marché.
Le tarif de l’électricité intègre aussi plusieurs taxes et contributions (36 %) et une marge raisonnable pour l’opérateur. 

Or, en raison d’une très forte demande des opérateurs alternatifs - direct énergie, Total spring, l'italien ENI, SoWee, Cdiscount ou Planète Oui, etc - pour obtenir de l’électricité au tarif régulé, les prix du marché ont augmenté ces dernières années. La concurrence ne fait pas baisser les prix : elle contribue à la hausse. 
Ces dernières semaines, le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, a annoncé qu’un nouveau mode de calcul allait être mis en place l’année prochaine, jugeant l’actuel système insatisfaisant. Permettra-t-il de tirer les prix vers le bas ?

jeudi 9 novembre 2017

Colère des anti-nucléaires: la sécurité nucléaire française globalement satisfaisante, assure l'ASN

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) fera-t-elle taire les Cassandre anti-nucléaire ?

La sécurité des centrales nucléaires exploitées par EDF en France est globalement satisfaisante en dépit d'incidents mineurs

Pierre-Franck Chevet, président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a fait cette déclaration lors d'une audition en commission à l'Assemblée nationale, mercredi.
Confirmé le 16 octobre par l'ASN, le risque de sûreté sur des tuyauteries de systèmes de pompage d'eau froide de 20 réacteurs nucléaires exploités par EDF en France  a été évalué à la suite de trois incidents mineurs depuis cet été, et classé niveau deux sur une échelle qui en compte sept, mais "le tout dans un contexte de moyen terme qui, lui, est préoccupant".
Un événement de niveau 2 concerne également 10 centrales françaises pour un risque portant sur la robustesse de certaines structures métalliques liées à des groupes électrogènes de secours au diesel en cas de séisme.

L'ASN a en outre imposé fin septembre l'arrêt provisoire de la centrale du Tricastin (Drôme et Vaucluse) en raison de risques d'inondation du site, en cas de séisme d'ampleur exceptionnelle.

L'ASN confirme le report de son avis sur la prolongation de réacteurs

Au lendemain de l’abandon de l'objectif de 2025 pour atteindre 50 % d’électricité nucléaire en France, et son report à 2030 ou 2035, par l'écologiste Nicolas Hulot que Macron a placé à la tête du ministère d'Etat à la Transition écologique et solidaire, l’Autorité de la sûreté nucléaire a également confirmé ce mercredi que son avis générique sur la poursuite du fonctionnement des réacteurs de 900 mégawattS (MW) au-delà de quarante ans sera reporté.

Le contrôleur du nucléaire repousse désormais à "2020 l’avis, qui sera ensuite transformé en prescription juridiquement imposable en 2021", a déclaré son président, Pierre-Franck Chevet, devant des députés de la Commission du développement durable. Concernant 34 des 58 réacteurs répartis sur 19 sites exploités par EDF, cet avis devait être initialement rendu en 2019. Le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) avait récemment évoqué la date de 2021.

L’ASN devra aussi se prononcer sur la prolongation ou non de chaque réacteur. 
"La question de la prolongation n’est pas un dossier simple", a admis Pierre-Franck Chevet. "On attend des dossiers d’EDF et, à partir de là, on fera ce travail, ce qui explique une partie de la durée", s'est-il justifié, avouant sa dépendance aux documents d'EDF. "Même s’il y a des décalages, il y a des marges, donc il n’y a pas de sujet de sûreté", explique le président de l’ASN, un polytechnicien qui fut directeur général de l'énergie et du climat (ex-DGEMP) au Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement d'Alain Juppé.

Le gouvernement voulait recueillir la caution générique de l’ASN avant de décider d’éventuelles fermetures de centrales pour assurer la transition énergétique. L'ASN est à la fois "indépendante" et "rattachée" au programme budgétaire 181 (Prévention des risques)du Ministère de l’Écologie...

Les associations écologistes dénoncent "un recul inacceptable"

Les acteurs du secteur (la multinationale Areva, le Commissariat à l’énergie atomique, EDF) font face à des difficultés économiques au moment où se profilent des enjeux inédits, souligne le président de l'ASN.  Ceux-ci portent sur la prolongation des centrales au-delà de 40 ans, mais aussi le vieillissement d’usines et des réacteurs de recherche, la prise en compte de nouvelles exigences, après l’accident de Fukushima au Japon en 2011, et enfin la construction d’installations nouvelles, comme l’EPR de Flamanville (Manche).


Les réseaux anti-nucléaires ne décolèrent pas depuis que Nicolas Hulot a annoncé mardi que l’objectif de réduire la part du nucléaire de 75% à 50 % de la production d’électricité en 2025 ne sera pas tenu.
Les associations écologistes multiplient les critiques contre le ministre pour la Transition écologique, ce mercredi. "Il fait une erreur extrêmement grave en repoussant cette échéance de cinq à dix ans parce qu’il détricote le moteur de la loi sur la transition énergétique, estime sur France Info Alix Mazounie de Greenpeace.
Simple diplômée de Science Po, cette militante a d'abord travaillé auprès de Pierre Radanne, responsable de la commission énergie des Verts (l'ancien nom du parti politique écologiste français Europe Écologie-Les Verts, EELV, et membre du Parti vert européen, radical), avant d'être en charge des politiques internationales (Afrique) pour le Réseau Action Climat France, (RAC-F), une fédération d'associations impliquées dans la lutte contre les changements climatiques et sous-produit de Climate Action Network International (CAN-I), réseau mondial de plus de 1.100 ONG (supranationales et illégitimes) dans 120 pays, dont le but est de faire pression sur les gouvernements et les citoyens à prendre des mesures pour limiter l’impact des activités humaines sur le climat.
"On n’a jamais dit que c’était facile. En revanche, c’est faisable de réduire la part du nucléaire et les gaz à effet de serre en fermant des centrales à gaz et à charbon," s'obstine la lobbyiste internationale, face au réalisme du ministre Nicolas Hulot.


Pour ajuster une promesse électorale de Macron, dans le contexte des mensonges généralisés colportés lors des surenchères démagogiques de la campagne présidentielle, Nicolas Hulot a expliqué que cette diminution du nucléaire aurait été au prix d'une augmentation des émissions de CO2 avec l’utilisation de centrales à gaz et à charbon.

L'énoncé de réalités met les associations en crise. 'Sortir du nucléaire' voit dans sa décision "un recul inacceptable". Le Réseau action climat n'accepte pas davantage la contradiction, estimant que cela revient à "mettre en péril le développement des filières d’avenir et créatrices d’emplois que sont les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique". La vérité est en fait que les solutions alternatives ne sont pas en mesure de faire face à la demande énergétique. Sur France Info, l'une des porte-parole de l'écologie punitive culpabilise les Français en leur rappelant l'engagement de l'Etat qui leur enjoint de réduire leur consommation.
Or, l'abandon de l’écotaxe poids lourds (et le milliard d’euros par an qu'elle devait rapporter) a été compensé par huit autres formes de prélèvements obligatoires en plein essor :
  • Taxe carbone ou Contribution climat énergie ;
  • Subventions à la production renouvelable d’électricité (CSPE) ;
  • Surcoût des agro-carburants ;
  • Certificats d’économie d’énergie (CEE);
  • Surcoût des véhicules classiques ;
  • Surcoût construction et rénovation ; 
  • Taxes, subventions et surcoûts divers ;
  • Aide aux pays en voie de développement (PEVD) centrée sur la transition énergétique.
Le ministre a même été critiqué par sa propre fondation Hulot, rebaptisée 'Fondation pour la nature et l’homme' et présidée par Audrey Pulvar, après son entrée au gouvernement. Dans un communiqué, elle explique que l’annonce la "stupéfie autant qu’elle l’inquiète". Ce qui fait la Une des journaux, mais n'apporte pas la preuve de la faisabilité des exigences des lobbies anti-nucléaires.

L'idéologie des réseaux anti-nucléaires est irresponsable
Les doctrinaires de l'écologie doivent admettre, y compris la mairesse de Paris avec son projet de ville sans véhicules à essence ou diesel, c’est que l'achat de voitures électriques (alors que la prime de l'Etat -jusqu'à 200 euros, non cumulables- à l'achat de vélos à assistance électrique, VAE, femmes enceintes, malades et seniors exclus, sera supprimée le 31 janvier 2018), que les panneaux solaires ou les éoliennes (même offshores, rejetées par les Bretons !) ne peut réduire à 50% la consommation d'électricité nucléaire dès 2035. A cette date, la production à suffisance d'énergie renouvelable et décarbonée sera encore un mythe. Si chacun voulait son véhicule électrique, la production d’électricité nucléaire devrait grimper de 50 % et plus, faute d’électricité renouvelable. Même si un décret Vert stalinien imposait le vélo électrique aux masses populaires. L'alternative entre centrales au gaz ou au charbon et nucléaires conduirait à plus de centrales nucléaires... Reste la voiture hybride ou à l’eau salée... 

Et le biocarburant à base de maïs est plus polluant que l'essence.
Certains évoquent encore le biocarburant, un substitut au combustible fossile, produit à partir de matériaux organiques (l'huile végétale carburant, le biodiesel, ou biogazole, mais aussi les graisses animales ou des acides gras divers, tels que les algues) ou produit à partir d'alcool comme le bioéthanol (du sucre, de l'amidon, de cellulose ou de lignine hydrolysées)... Tous comprennent que ce n'est pas pour demain, sauf les écolos...
Or, tout catalogué écologique qu'il puisse être, un carburant produit à partir des feuilles de maïs, émettrait en réalité plus de gaz à effet de serre que l'essence traditionnelle. Des études effectuées dans la Corn Belt, ou 'ceinture de maïs' du Middle West des États-Uni, montrent que l'éthanol cellulosique obtenu à partir de résidus de feuilles de maïs libère dans l'air une grande quantité de dioxyde de carbone (CO2). Les émissions liées à la production de biocarburant dépasseraient de 7 % les émissions générées par l'essence classique et se situeraient 62 grammes au-delà du seuil établi par la réduction de 60 % des émissions de GES qu'exige l'Energy Independence and Security Act, une loi de 2007. Le département de l'Énergie des États-Unis a investi plus d'un milliard de dollars (750 millions d'euros) pour soutenir la recherche sur les biocarburants cellulosiques, y compris l'éthanol fabriqué à partir de tiges, feuilles et épis de maïs après récolte.

La presse sous emprise écolo fait l'impasse sur un carburant tabou : 
le gaz de schiste.
L'exploitation à grande échelle du gaz de schiste a démarré au cours des années 2000 lorsque le prix des hydrocarbures s'est établi à un niveau élevé durable. C'est un gaz naturel contenu dans des roches rendues imperméables par l'argile qu'elles contiennent à la différence du gaz naturel conventionnel. Son extraction pose donc problème, actuellement. L'accès à ces roches-réservoir nécessite en effet le recours aux techniques combinées du forage dirigé et de la fracturation hydraulique à grands volumes particulièrement coûteuses et polluantes.
Les Etats-Unis ont joué un rôle de pionnier dans la mise en exploitation de cette nouvelle ressource : le gaz de schiste y représentait en 2012 une proportion importante du bouquet énergétique. Grâce au gaz de schiste les États-Unis étaient passés du 4e au 6e rang au classement des importateurs nets de gaz naturel. 
Les réserves dans le monde sont estimées en 2013 à 207 billions de mètres cubes de gaz de schiste (32 % des réserves totales de gaz naturel) et 345 milliards de barils d'huile de schiste (10 % des réserves totales de pétrole). Réparties sur tous les continents, la Chine, l'Argentine, l'Algérie et les États-Unis en sont les plus gros détenteurs. 
De 2010 à 2012, l'augmentation de la production de gaz de schiste aux États-Unis et au Canada a entraîné une pression à la baisse du prix du gaz qui a réduit la capacité de la Russie à dicter des prix élevés pour le gaz naturel qu'elle exporte vers l'Europe ; les effets du boom du gaz de schiste sur les marchés internationaux de l'énergie ont été très importants, en particulier en Europe : hausse de la production d'électricité à base de charbon aux dépens du gaz, diminution de l'attractivité économique des énergies renouvelables, etc.

Les Allemands ont trouvé la solution.
Ils ont fermé leurs centrales nucléaires et exploitent à nouveau le charbon, en dépit de la pollution émise, important, au prix fort, de l'électricité nucléaireen partie de ...France.

Six centrales nucléaires sont actuellement en cours de démantèlement : Brennilis (Monts d'Arrée), Chooz A (Ardennes), Chinon A (Indre-et-Loire), Bugey A (Ain), Saint-Laurent-des-Eaux A (Loir-et-Cher) et Creys-Malville (Isère) ).
Pour une plus grande indépendance énergétique...

mercredi 8 novembre 2017

Hulot fait marche arrière sur le nucléaire

Le ministre d'Etat de Macron assure qu'il "ne recule pas"...

L
es écologistes accusent le ministre de l'écologie de céder au lobby du nucléaire

La sécurité nucléaire française globalement satisfaisante, dit l'ASN
Nicolas Hulot a défendu mercredi sa décision de reporter à 2030 - ou "au plus tard" -  à 2035 l'objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité française.
Il a annoncé mardi qu‘il faudra reporter l‘objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production à 2035 au plus tard plutôt qu'en 2025 comme le prévoyait la loi de transition énergétique de 2015, sous peine d'accroissement des émissions polluantes. 
Cette décision a été critiquée par les écologistes, qui voient là des “signes de faiblesse” de la part du ministre. "Certains ont dit: 'Hulot, il a reculé sur le nucléaire. Pas du tout, on va avancer", a assuré, à Jean-Jacques Bourdin, le ministre de la Transition écologique, sur RMC. 

"Il remet en question la loi de Transition énergétique en reportant l’échéance de 2025, sans donner de précision", a regretté Alix Mazounie, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France “Nicolas Hulot se doit d’être le rempart des lobbies du pétrole et du nucléaire,” a-t-elle insisté, après avoir énoncé une contre-vérité : le ministre a en effet expliqué qu'il est impossible de fermer des centrales (entre 17 et 25) avant que soient opérationnels des moyens de production d'énergie alternative qui soient décarbonés et non polluants.   

"Dans cette affaire il y a avant tout un problème de volonté politique", a accusé David Cormand, le secrétaire national d‘Europe Ecologie-Les Verts (EELV) sur RFI. "Moi, je pense qu‘il y a une ligne rouge qui a été franchie."

Pour le parti écologiste, ce report pose notamment des problèmes de sécurité.
"En 2030, sur les 58 réacteurs nucléaires, il y en aura 48 qui auront plus de 40 ans. Si on repousse l’échéance à 2030, c'est la quasi totalité de notre parc nucléaire qui sera au-delà de sa date de péremption", a dit David Cormand.
"Il y a une responsabilité, non seulement au titre de la transition énergétique, mais aussi pour des raisons de sécurité de passer rapidement à autre chose."

Nicolas Hulot avance à un pas de sénateur

Pour le ministre de la Transition écologique, "si on ne veut pas perdre de la crédibilité sur l‘ensemble de notre stratégie énergétique, ce qui est plus important, (...) c‘est de regarder la faisabilité, de planifier les choses et pas simplement se poser des totems”.

Il a justifié sa décision en indiquant que la cible de 2025 est "inatteignable" sans un dérapage sur les autres objectifs climatiques du pays.
Il se donne donc un an pour élaborer un calendrier précis de fermeture des centrales entre "17 et 25 réacteurs - qui permettront d‘atteindre ce nouvel objectif."

"On va le planifier sur une échelle de temps qui va permettre que socialement ce soit acceptable, que ça ne nous mette pas dans une situation de rupture d‘approvisionnement", a fait valoir Nicolas Hulot. "On va faire les choses avec une grande rationalité et pas simplement dans le symbole."

Il a assuré que la centrale de Fessenheim sera bien fermée avant 2022. "On va en profiter pour en faire un cas d’école, pour que les choses se fassent le mieux possible pour les salariés et les territoires”, a-t-il insisté, face aux critiques de ses camarades écologistes en surchauffe.

L'ASN réserve son avis pour 2020-2021

Les députés de la commission du Développement durable ont auditionné mercredi des responsables l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), EDF et Greenpeace France (ONG illégitime) sur la sûreté des centrales nucléaires.

Le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet, a annoncé que l'autorité rendra en 2020-2021 son avis définitif sur une éventuelle extension de la durée d‘activité des réacteurs nucléaires d'EDF au-delà des 40 années prévues.
Cet avis sera rendu après une recommandation de l‘ASN prévue en 2020 et qui sera suivie d'un débat public, a-t-il précisé.
Greenpeace France - bien qu'organisation supranationale - estime pour sa part que ce n'est ni à l'ASN, ni à EDF de prendre des décisions sur la fermeture des réacteurs nucléaires.
"Si on continue (...) à ne rien faire, vous aurez le prochain ministre de l’Environnement du quinquennat suivant qui dira qu’il faut reporter la date", a soupçonné, devant les députés, Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour l‘organisation environnementale. "S’il n’y pas de décision maintenant sur les réacteurs à fermer, il n’y a aucune chance d’un développement du renouvelable en France", a-t-il grondé.

EDF, le géant du nucléaire français, a pris notes des annonces du gouvernement.
"Nous serons contributeurs à ce travail comme toutes les parties prenantes, mais encore une fois, la politique en matière énergétique de ce pays, c'est le gouvernement qui la définit, pas EDF", a rappelé Dominique Minière, directeur exécutif d‘EDF, lui aussi auditionné par la commission.
Est-ce Greenpeace ?br>

mercredi 1 novembre 2017

Gaz en hausse de 2,6 % des tarifs réglementés, au 1er novembre

Dès les premiers froids...

Les tarifs réglementés du gaz naturel augmenteront de 2,6 % au 1er novembre

Bercy, qui délègue la prise des mauvaises nouvelles, donné son accord à la Commission de régulation de l'Énergie.
Les tarifs avaient baissé au printemps et en été, quand la consommation des ménages est au plus bas.

Les tarifs réglementés du gaz naturel sont encore appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France : 
+ 2,7% pour ceux qui l'utilisent pour se chauffer 
+0,8% pour les consommateurs qui utilisent le gaz pour la cuissonet 
+1,2% pour ceux qui en font un double usage chauffage et cuisson, détaille la CRE dans sa délibération. 

C'est la deuxième hausse consécutive en deux mois

Ils ont déjà augmenté en octobre : la faute à la hausse du prix du gaz sur les marchés de gros. La facture hors taxes d'Engie (ex-GDF Suez) avait alors progressé en moyenne de 1,21 % par rapport au barème en vigueur en septembre 2017.

Ce 1er novembre,
environ six millions de consommateurs sont concernés.
Les tarifs réglementés du gaz sont révisés mensuellement, selon une formule n'incluant pas les diverses taxes, mais prenant en compte notamment les prix du gaz sur le marché de gros et le cours du baril de pétrole.

La concurrence doit pouvoir jouer
Depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l'ancien monopole, et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents (EDF, Direct Energie, l'Itlien Eni, le Belge Lampiris, etc.).

Mais Engie bénéficiait de tarifs réglementés bloqués, notamment pour que des hausses ne viennent pas braquer les électeurs de mai et juin. Saisi depuis par des fournisseurs concurrents d'Engie,  le Conseil d'Etat a jugé en juillet que leur gel était contraire au droit européen.

Vivre chez soi plus longtemps, un luxe...

mercredi 12 juillet 2017

Les prises d'intérêts privées du ministre Nicolas Hulot révélées

Les raisons pourquoi Hulot préférait n'entrer dans aucun gouvernement

Nicolas Hulot a tiré de larges rémunérations de sa fondation et d’une entreprise, révèle 
Le Canard Enchaîné le mercredi 5 juillet

Les révélations se multiplient sur les ministres du gouvernement Édouard Philippe.
 

Ainsi, quatre d’entre eux ont déjà dû démissionner – Richard FerrandSylvie GoulardFrançois Bayrou et Marielle de Sarnez – après des soupçons dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem et dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne, pour Ferrand. 

Muriel Pénicaud est également accusée de ne pas avoir respecté des règles de mise en concurrence au profit du candidat Macron en campagne à Las Vegas, quand elle était en charge de l’organisme public Business France. 

Le cinquième à concentrer 
les soupçons sur sa personne est désormais Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique. 

La Fondation Hulot tourne à plein régime 

Révélations sur des profits embarrassants pour le ministre Nicolas Hulot Selon les informations du Canard Enchaîné, la Fondation Nicolas Hulot est une juteuse pompe à fric: elle a reçu des gros chèques depuis plusieurs années. Audrey Pulvar, qui a eu vent des profits à en tirer, a volontiers pris la succession du ministre lorsque la fondation fut rebaptisée "Fondation pour la nature et l’homme". 

Ainsi, EDF a versé 460.000 euros à la fondation jusqu’en 2012 et 100.000 depuis. 
Malgré les délais supplémentaires pris par le Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Politique, Hulot est passé au travers des mailles, sauf si les supposés contrôles de moralité ont été une fumisterie pour permettre au président de constituer une équipe gouvernementale. Et le président Macron en a fait un ministre d'Etat et un second dans l'ordre protocolaire gouvernemental.

De possibles conflits d’intérêts entre EDF et l'actuel ministre ternissent l'image saine que l'écologiste veut véhiculer. Il va en effet devoir bientôt prendre position sur l’EPR de Flamanville, détenu par ...EDF 

"C’est la Haute Autorité qui appréciera" : a posteriori ...

La HATVP va devoir être juge et partie  ! 
Et elle n'en a pas fini. "De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration [celui de Monsieur Hulot]", écrit le Canard Enchaîné. 

Sauf que dans le champ de compétences du ministre de la Transition écologique, apparaît "l’écologie circulaire" (le recyclage des déchets), un marché brigué par… Veolia. "Tout sera déclaré à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. C’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts", répond Nicolas Hulot au journal satirique. Et la Justice n'aura pas à y mettre le nez ?

Les jolis bénéfices des produits Ushuaïa. 
Le CV de l'ancien animateur télé a donné quelques suées à l’Elysée avant son entrée au gouvernement. Et pour cause, à côté de sa Fondation, l’actuel ministre de la Transition écologique détient la société Éole Conseil, essentiellement alimentée par des royalties touchées sur les ventes des shampoings, gels douche et autres lunettes estampillés "Ushuaïa". Et le Canard Enchaîné de préciser : "la marque appartient à TF1, mais la chaîne a cédé la licence à une dizaine de grands défenseurs de la nature, tels L’Oréal ou l’opticien Atoll. Hulot, qui a signé un contrat avec TF1, touche une partie des royalties. En 1992, ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros". Ce qui n'est pas illégal, mais interpelle sur son indépendance de ministre à l'égard des intérêts d'EDF et aussi de sa société. 

Pourtant, ses comptes sont devenus moins transparents depuis 3 ans... "A partir des années 2000, Éole Conseil a dégagé entre 480.000 et 715.000 de chiffre d’affaire par an", révèle encore le Canard Enchaîné. Une véritable machine à cash pour l’écolo qui engloutit le gâteau à lui tout seul. Et pour cause, il est le seul salarié de sa société et possède 99,9% des parts. Des bénéfices auxquels il faut ajouter son salaire annuel, 290.000 euros en 2013. Mais depuis, les  comptes de la société des années 2014 et 2015 ont été déposés sous le régime de la confidentialité.

Les statuts de la société Éole Conseil ne sont pas moins gênants. 
La société a pour objet la "création" de livres ou de films dédiés à "la promotion de l’image et de la personne de Nicolas Hulot", de quoi inspirer un hyper-président fasciné par son image. Eole Conseil est aussi dédiée au "conseil en relations publiques et en communication sous toutes ses formes" ou encore "l’organisation et l’animation de conférences". Conseil et conférences qui pourraient également alimenter d’éventuels soupçons de conflit d’intérêts, le tout à quelques semaines de la loi sur la moralisation de la vie publique. "Je n’ai jamais donné de conférences rémunérées ni joué les consultants", se défend Nicolas Hulot dans LE Canard. "Toutes les recettes d’Éole proviennent des produits Ushuaïa et de droits d’auteur sur les livres".

Or, le nucléaire est le grand absent des annonces de Hulot 
sur son Plan climat...
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En matière nucléaire, l'écologiste se hâte lentement. Le 6 juillet dernier, Hulot a présenté son plan climatmais sans aborder concrètement la question du nucléaire, notamment en matière de réduction de la part du nucléaireC'était le grand thème absent de son plan climat. Nicolas Hulot a levé le flou ce lundi sur ses intentions sur le nucléaire. 

Le ministre de la Transition écologique a annoncé la fermeture de réacteurs. Mais quand il précise le calendrier, c'est pour déclarer : "Peut-être jusqu'à 17", a-t-il esquivé au micro de RTL. Le respect de la loi sur la transition énergétique ambitionne pourtant de ramener à 50% la part de l'atome dans la production d'électricité à l'horizon 2025. "Chacun peut comprendre que pour tenir cet objectif, on va fermer un certain nombre de réacteurs (...). Laissez moi planifier les choses, ce sera peut-être jusqu'à 17 réacteurs; il faut qu'on regarde", a avoué l'ex-militant. "Chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité très différente", a commenté le ministre, qui semble découvrir toute la complexité de la situation et souhaite désormais "planifier" la transition vers une production d'électricité plus diversifiée. 
Résultat de recherche d'images pour "Hulot feuille de route énergétique"Des élus pointent le "flou" gouvernemental sur les moyens, mais la presse les pointe du doigt, les signalant comme des membres de l'opposition ! Quand ils ne gravitent pas dans la nébuleuse macronienne, les experts se montrent sceptiques sur l'échéance de 2025.  Le 9 juillet, le ministre de la Transition écologique avait maintenu le cap fixé par la loi de transition énergétique votée en 2015, mais dont les associations craignent qu'il ne débouche sur aucune application concrète. "Nous nous conformerons à la Programmation pluriannuelle énergétique", ou PPE, la feuille de route énergétique de la France créée par la loi sur la transition énergétique, a déclaré une porte-parole d'EDF, l'exploitant des 58 réacteurs nucléaires français, sans commenter directement les déclarations de Nicolas Hulot. De nombreux experts jugent toutefois l'échéance de 2025 difficile à tenir pour réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production électrique françaises.

Macron, ancien patron de Bercy, pouvait-il ignorer les entraves de son ministre d'Etat ?