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jeudi 1 mars 2018

1er mars 2018 : ce qui change pour nous, que nous le voulions ou non

Gaz, tabac, vignette Crit'air, et quoi encore ?...

Il n'y a pas que du bon qui attend les Français ce jeudi

● Engie ne baisse pas les prix du gaz naturel

C'est une nouvelle qui devrait réjouir les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz. Après une hausse moyenne de 1,3% en février dernier, les tarifs réglementés du gaz naturel, hors taxes d'Engie, baisseront de 3% en moyenne ce mois-ci, a indiqué la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Dans le détail, la diminution est de 1% pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,8% pour ceux qui ont un double usage cuisson-eau chaude et de 3% pour les foyers qui se chauffent au gaz. 

● Forte hausse du prix du tabac

Nouveau coup dur pour le portefeuille des accrocs à la nicotine et aux goudrons. Le prix du paquet de cigarettes va augmenter d'un euro en moyenne et de deux euros pour le tabac à rouler, comme l'a confirmé un arrêté publié au Journal officiel, paru le mois dernier. " A cette date, les prix des paquets de 20 cigarettes s'échelonneront entre 7,50 € et 9,10 €, le prix moyen du paquet étant d'environ 7,90 €", peut-on lire sur le site service-public.fr. Pour mémoire, il s'agit de la deuxième augmentation mise en œuvre par l'exécutif depuis son arrivée au pouvoir, l'objectif étant de porter le prix du paquet à 10 euros d'ici novembre 2020.


FOCUS - 40 centimes la cigarette : est-ce vraiment dissuasif ?
FOCUS - Si fumer devient un « luxe » avec la hausse du prix du tabac ce mercredi 1er mars, Damien Mascret journaliste Santé au Figaro, nous explique pourquoi la hausse du prix est la seule méthode dissuasive pour les fumeurs.

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● Le prix de la vignette Crit'air passe à 3,11 euros
A partir du 1er mars, le tarif de la fameuse vignette est abaissé à 3,11 euros, contre 3,70 euros. Un montant auquel s'ajoute le prix pour l'acheminement postal. "Le coût total revient ainsi à 3,62 euros au lieu de 4,18 euros", peut-on lire sur certificat-air.gouv.fr. La demande s'effectue sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire, au Service de délivrance des certificats qualité de l'air. Il suffit de se munir du certificat d'immatriculation de son véhicule. La vignette sera envoyée à l'adresse figurant sur la carte grise de l'auto. Pour mémoire, la vignette Crit'air est obligatoire dans certaines zones. Un automobiliste peut s'exposer à une amende de 68 euros. Un montant porté à 135 euros pour les cars et poids lourds.

● Le chèque énergie arrive

D'un montant moyen de 150 euros, il sera distribué, automatiquement par courrier, aux bénéficiaires à compter du 26 mars prochain. Pour mémoire, ,ce dispositif remplace les tarifs sociaux pour les foyers les plus modestes afin de les aider à payer leur facture énergétique. Il s'échelonne de 48 à 227 euros. Son attribution dépend de différents critères, tels que les revenus et le fait de bénéficier d'aides sociales de santé. Il est valable jusqu'au 31 mars de l'année suivant son émission.

● Hausse du prix des transports à Lyon

Le groupe Sytral - Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise - a décidé de revoir sa politique tarifaire cette année. A partir de jeudi, un ticket de métro à l'unité coûtera désormais 1,90 euro, contre 1,80 euro en 2017. Le prix du Pass Partout augmente, lui, de 40 centimes à 63,60 euros.

● Airbnb: déclaration obligatoire à Bordeaux

Après Paris, c'est au tour des
propriétaires bordelais souhaitant louer leur logement sur des plateformes comme Airbnb de se déclarer auprès de la mairie. Cette mesure résulte d'une délibération du conseil municipal de Bordeaux, datant du 10 juillet 2017. Pour effectuer leur déclaration, les propriétaires peuvent se rendre sur le portail télé service de la ville, soit envoyer un courrier adressé à Monsieur le Maire de Bordeaux. "L'enregistrement est obligatoire à compter de la première nuitée de location", explique-t-on à l'article 1. Après déclaration pour s'acquitter de la taxe de séjour, les particuliers pourront louer jusqu'à 120 jours par an. Au-delà, ils devront déclarer un changement d'usage de leur bien.

"Des agents, au minimum trois, iront sur Airbnb et sonneront directement aux portes des logements pour procéder à des vérifications», a précisé Stephan Delaux, adjoint au maire en charge du tourisme,
à Sud Ouest, en septembre dernier. "En cas d'infraction constatée, une amende sera infligée au contrevenant». La mairie de Bordeaux estime les offres locatives entre 10.000 et 14.000, dont 8000 pour Airbnb.

● Une option de blocage de certains numéros surtaxés

C'est une obligation à laquelle devront se soumettre les opérateurs téléphoniques. Un arrêté du 26 décembre 2017 prévoit en effet que les fournisseurs d'un service téléphonique doivent proposer une option gratuite permettant de bloquer les appels vers les numéros surtaxés. Sont concernés "les numéros commençant par 089, les numéros courts de format 3BPQ (hors 30PQ et 31PQ) et les numéros des plans privés des opérateurs qui font l'objet d'une surtaxation et en particulier les numéros des SMS surtaxés à l'acte et à l'abonnement de format 3XXXX, 4XXXX, 5XXXX, 6XXXX, 7XXXX et 8XXXX", explique-t-on à l'article 2.

"A ce jour, il n'existe aucun mécanisme d'identification, tel que la saisie d'un code secret, permettant aux opérateurs de s'assurer lors de l'accès à ces services à valeur ajoutée que le titulaire-payeur de la ligne a effectivement donné son consentement à l'achat et au paiement de services en supplément de l'offre téléphonique souscrite", a fustigé l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), en janvier 2017. "L'absence d'un tel mécanisme peut engendrer des chocs de facturation lorsque l'utilisateur réel de la ligne téléphonique n'est pas celui payant les factures de celle-ci".


mercredi 1 novembre 2017

Gaz en hausse de 2,6 % des tarifs réglementés, au 1er novembre

Dès les premiers froids...

Les tarifs réglementés du gaz naturel augmenteront de 2,6 % au 1er novembre

Bercy, qui délègue la prise des mauvaises nouvelles, donné son accord à la Commission de régulation de l'Énergie.
Les tarifs avaient baissé au printemps et en été, quand la consommation des ménages est au plus bas.

Les tarifs réglementés du gaz naturel sont encore appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France : 
+ 2,7% pour ceux qui l'utilisent pour se chauffer 
+0,8% pour les consommateurs qui utilisent le gaz pour la cuissonet 
+1,2% pour ceux qui en font un double usage chauffage et cuisson, détaille la CRE dans sa délibération. 

C'est la deuxième hausse consécutive en deux mois

Ils ont déjà augmenté en octobre : la faute à la hausse du prix du gaz sur les marchés de gros. La facture hors taxes d'Engie (ex-GDF Suez) avait alors progressé en moyenne de 1,21 % par rapport au barème en vigueur en septembre 2017.

Ce 1er novembre,
environ six millions de consommateurs sont concernés.
Les tarifs réglementés du gaz sont révisés mensuellement, selon une formule n'incluant pas les diverses taxes, mais prenant en compte notamment les prix du gaz sur le marché de gros et le cours du baril de pétrole.

La concurrence doit pouvoir jouer
Depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l'ancien monopole, et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents (EDF, Direct Energie, l'Itlien Eni, le Belge Lampiris, etc.).

Mais Engie bénéficiait de tarifs réglementés bloqués, notamment pour que des hausses ne viennent pas braquer les électeurs de mai et juin. Saisi depuis par des fournisseurs concurrents d'Engie,  le Conseil d'Etat a jugé en juillet que leur gel était contraire au droit européen.

Vivre chez soi plus longtemps, un luxe...

vendredi 1 novembre 2013

1er novembre: la facture de gaz continue de monter

Hausse de 0,6% de la facture du gaz, après les 5% de l'électricité au 1er août

Les tarifs réglementés du gaz ont augmenté de 0,63% en moyenne avant les grands froids
A nous la belle vie !
a indiqué la Commission de régulation de l'énergie (CRE) dans un avis mis en ligne jeudi.
La hausse doit servir à répercuter l’augmentation des coûts d’approvisionnement de GDF Suez, explique la CRE.

Il s'agit de
la plus forte progression mensuelle enregistrée depuis juillet, quand les prix du gaz avaient également augmenté de 0,5%. Depuis une réforme lancée fin 2012, les tarifs réglementés du gaz naturel sont révisés tous les mois.

L'usine à gaz de l'encadrement par l'Etat 
Sont concernés les 9 millions de foyers restés fidèles aux tarifs encadrés par l'Etat proposés par l'opérateur historique GDF Suez et des régies locales, sur un total de 11 millions de ménages français abonnés au gaz.

La hausse est de l'ordre de 0,5% pour les 6 millions de foyers chauffés au gaz. Elle est de 0,2% pour ceux qui n'utilisent le gaz que pour la cuisson. Pour un double usage cuisson et eau chaude, elle est de 0,3%. Et pour ceux qui se chauffent, se lavent et mangent ? 

C'est la  plus forte "progression" 
depuis la hausse de 2,4% enregistrée en janvier. 

En comptant cette hausse du mois de novembre,
les tarifs du gaz auraient globalement augmenté de 0,9% depuis le début de l'année.

Contre toute évidence, ils seraient orientés dans l'ensemble à la baisse depuis cette réforme grâce à un changement de la formule de calcul, qui a été rendue moins dépendante des prix du pétrole brut et est donc en principe plus favorable aux consommateurs.
A la vérité, les tarifs du gaz ont globalement augmenté de 3,90% en 2013:  0,9% après les 2,4% de janvier et avant les 0,63% de novembre 2013.

Ce qui reste à venir

A partir de janvier 2014, les ménages abonnés au gaz seront soumis à la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN), dont ils étaient jusqu'ici exemptés, dans le cadre de la mise en place de la contribution climat énergie ou taxe carbone. La contribution climat-énergie vise à renchérir le coût des émissions de gaz à effet de serre et Pascal Canfin l'a présentée dans le journal Libération comme une "réforme de gauche". Certaines voix à gauche critiquent néanmoins la mise en place de cette "contribution" au nom de la défense des ménages ruraux à faible pouvoir d’achat: environ 60 euros par an.

Selon un récent rapport parlementaire du député PS Christian Eckhert,
la hausse correspond à 1,41 euro du mégawatt-heure en 2014, 2,93 euros en 2015 et 4,45 euros en 2016Soit un surcoût de la facture annuelle d'environ 75 euros en 2016 pour un ménage avec une consommation usuelle de 17 mégawatt-heures par an.

Par ailleurs, le ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Philippe Martin, a indiqué jeudi avoir signé "il y a quelques jours" un décret visant à accélérer l'extension de 2 à 4 millions de foyers (soit huit millions de personnes) des tarifs dits "sociaux" de l'électricité et du gaz, qui permettent à leurs titulaires de bénéficier d'une petite réduction sur leur facture. Le texte doit encore être publié au Journal officiel mais s'appliquera rétroactivement au 1er novembre.

En outre, la CRE a appelé le gouvernement à remettre la réglementation en ordre, suite à une décision récente du Conseil d'Etat.
Ce dernier a invalidé début octobre les tarifs réglementés du gaz fixés par le gouvernement Fillon en décembre 2011 et restés en vigueur jusqu'en juillet 2012, à cause d'une différence de traitement injustifiée entre certaines catégories de consommateurs.

Or, le gouvernement Ayrault a bien introduit cette année un dispositif dit de "convergence tarifaire" pour effacer graduellement les écarts de tarif entre ces catégories, mais sans supprimer celles-ci immédiatement .

La CRE souligne que 
le Conseil d'Etat impose à Hollande de "procéder dans les meilleurs délais" à l'abrogation de son arrêté de juin 2013 qui a instauré ce mécanisme de convergence tout en maintenant  ces catégories en contravention au principe d'égalité...

La France va-t-elle manquer de gaz cet hiver?
Les stocks de gaz de la France sont en baisse et les tensions avec la Russie pourraient entraîner une rupture des importations cet hiver. A la mi-septembre, le ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Philippe Martin, a tenu à alerter ses partenaires européens sur ce risque. Nos stocks atteindraient 65% contre 75% habituellement à la même période. En cas de froid extrême cet hiver, le risque de pénurie n'est pas écarté.
Près de 15% de nos importations de gaz proviennent de Russie, et la situation actuelle en Syrie pourrait avoir des répercussions sur son approvisionnement à venir.