POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est nucléaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nucléaire. Afficher tous les articles

mardi 1 mai 2018

1er mai : pied de nez de Macron aux syndicats depuis ...l'Australie

Pendant que les syndicats manifestent, Macron voyage aux antipodes

Depuis l’Australie, Macron fait de la provocation

Il nargue les syndicats en déclarant qu' il "n'esquive pas." 
"Je continue à travailler, n'hésite-il pas à assurer, tout en continuant de faire visiter le monde à Brigitte à chaque weekend prolongé. Ce n’est pas la première fois en effet que le président sera loin de Paris pendant que les Français prennent du repos ou défilent sous ses fenêtres.

Le président a même trouvé le moyen de s’agacer des critiques sur son déplacement. "Le 1er mai est une journée universelle, il n’y a pas de jour férié pour le président de la République", argumente-t-il.  Mais Macron préfère se mettre à l'abri dans un pays où les luttes sociales sont feutrées comme une banque et, si les manifestants du 1er mai veulent qu’Emmanuel Macron les entende, ils vont devoir crier très fort. 

Pendant que les syndicats battent le pavé, partout en France, le chef de l’Etat est dans l'hémisphère sud… à Sydney. 
Le président et  son épouse entament une tournée de plusieurs jours dans le Pacifique. Son avion a atterri ce mardi en Australie, où il restera jusqu’au 3 mai, avant de se rendre en Nouvelle-Calédonie jusqu’au 5 mai. 

Pour son 1er anniversaire à l’Elysée, le président a donc laissé les syndicats s'agiter:
la France perturbée par ses réformes laisse le président indifférent. La semaine sociale est pourtant très chargée : la manifestation du 1er mai intervient entre deux séquences de grève des cheminots contre la réforme de la SNCF et avec deux nouvelles journées de grèves chez Air France (3-4 mai). 
Et le 5 mai, le député de la France Insoumise François Ruffin a appelé à une manifestation nationale "pour dire stop à Macron et à sa politique"

A des milliers de kilomètres de Paris, le président a tenté d'apaiser les esprits

Dès son arrivée en Australie, il a fait venir les journalistes de son escorte pour expliquer, sur les conseils de son entourage, que "les voyages sont programmés longtemps avant, je m’occupe de ce qui se passe à Paris comme ailleurs […] Je ne suis pas de tempérament à esquiver quoi que ce soit," estime-t-il. "Vous vouliez que je reste chez moi à regarder la télévision, a-t-il caricaturé, avec agacement. J’ai autre chose à faire," s'est-il encore flatté. Et d'assurer qu’il "continue à travailler, les réformes continuent à être menées." 

Imbu de sa personne, le président fait de nouveau la leçon à ses détracteurs.
"Le 1er mai est une journée universelle, il n’y a pas de jour férié pour le président de la République," a-t-il expliqué à la populace, s'exprimant à la troisième personne, comme Alain Delon. 
Jupiter est courroucé par les critiques sur son déplacement loin de Paris. "Mon travail n’est pas de regarder la télé et de faire des commentaires" tacle-t-il, dédaigneux.

En Australie, Emmanuel Macron entend "réhausser le partenariat stratégique" entre les deux pays

La défense, le climat et la gastronomie sont au programme de ce déplacement  du fanfaron, avec des accords commerciaux et institutionnels. Le président doit également commémorer l’engagement australien pendant la Première Guerre mondiale en France. Il faudrait toutefois qu'il soit plus efficace en Australie qu'aux USA d'où il est rentré bredouille, qu'il s'agisse de l'environnement ou du nucléaire en Iran. 
Résultat de recherche d'images pour "dessin Macron et les syndicats"
Assez de rodomontades et de voeux pieux : le 25 avril à Washington, le président Macron a affiché ses divergences avec Donal Trump en défendant l'accord sur le nucléaire iranien et la lutte contre le réchauffement climatique. "Nous souhaitons pouvoir désormais travailler sur un nouvel accord avec l'Iran", a lancé Macron lors de la conférence de presse qui a suivi ses entretiens avec son homologue Donald Trump, mardi 24 avril. Et puis après ? 
Sans compter que, sur la question de la hausse de la fiscalité des GAFAles ministres des Finances européens réunis à Sofia ont infligé à Bruno Le Maire une claque magistrale.

A partir de jeudi,
il sera en Nouvelle-Calédonie en pleine commémoration du 30e anniversaire du drame d’Ouvéa et à six mois du référendum d’autodétermination. 
Il fera un saut à Saint-Martin, pendant un défilé contre la réforme du Code du Travail. 

Les hasards du calendrier font qu'Emmanuel Macron met à chaque fois de la distance entre lui et les manifestants. 
Le 22 mars dernier, pour la première manifestation des fonctionnaires et des cheminots, il était à Bruxelles au Conseil européen.
Le 12 septembre 2017, pendant que les opposants à la réforme du Code du travail défilaient en métropole, le président était allé se montrer auprès des sinistrés de l’ouragan Irma à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. Les autorités locales - et plus encore la population - pourront lui présenter le piètre bilan de son action.

samedi 3 mars 2018

Emplois menacés chez Vallourec : Macron décevra-t-il Bertrand ?

Bertrand exprime sa "totale incompréhension" à Bruno Le Maire

Xavier Bertrand a réagi à l’annonce de Vallourec de fermer une ligne de production sur le site de Saint-Saulve (Nord) 

Résultat de recherche d'images pour "Montebourg Batho Vallourec"
employant 164 salariés, dans un courrier adressé samedi au ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. "C’est avec une vive émotion et une totale incompréhension que nous avons appris la fermeture de la ligne de finition de tubes chaudières",  écrit le président de la région Hauts-de-France, dans ce courrier daté de jeudi et cosigné par Xavier Bertrand (divers droite), Valérie Létard (sénatrice UC du Nord) et Laurent Degallaix (président UDI de Valenciennes Métropole). 

Le fabricant de tubes sans soudure Vallourec a annoncé mercredi la fermeture, affirmant que cette activité subit 'de plein fouet la baisse continue des volumes dans l’énergie électrique conventionnelle, et ce dans un environnement extrêmement concurrentiel". 
Cette annonce intervient alors que des discussions sont en cours pour le sauvetage de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve, près de Valenciennes (depuis les années 70), dans lesquelles Vallourec est partie prenante avec l’Etat et le groupe suisse Schmolz + Bickenbach. "Lors de nos nombreuses rencontres" au sujet de la "restructuration d’Ascoval", en présence de la direction du groupe Vallourec, "il n’a jamais été question" d’un "nouveau plan social laissant présager "une éventuelle fermeture d’une ligne de production”, ont regretté les signataires. 

"Face à la brutalité de cette décision, nous nous interrogeons sur la stratégie du groupe et la transparence des déclarations qui nous sont faites", ont-ils ajouté, réclamant au ministre des "solutions concrètes" pour "l’ensemble des salariés concernés et le devenir du site". 
"La colère, le sentiment de trahison sont grands dans le Valenciennois, parmi les salariés, la population et les élus locaux à qui revient la charge d’assumer les conséquences sociales et économiques de tels choix", a pour sa part réagi Michelle Gréaume, sénatrice PCF du Nord, dans un courrier adressé également au ministre de l’Economie. 
Dans un communiqué, Philippe Eymery, conseiller régional FN, a dénoncé quant à lui "les jeux irresponsables de meccanos industriels" qui "engendrent casse sociale," ainsi que les "ambivalences d’un Etat faible sans politique industrielle coordonnée"

Après l’annonce mercredi de la fermeture de cette ligne, les salariés du site de Saint-Saulve ont décidé en assemblée générale d’engager une grève reconductible, a indiqué Jean-Claude Triboulet, délégué CFDT.  "Jeudi et vendredi l’usine était à l’arrêt et une nouvelle réunion est prévue lundi avec les salariés", a-t-il affirmé.

En janvier 2013, les socialistes Batho et Montebourg posaient en VRP du nucléaire à Vallourec

Résultat de recherche d'images pour "ascoval saint saulve"
En déplacement en Bourgogne à l’usine Vallourec, Arnaud Montebourg et Delphine Batho annoncèrent la création d’un fonds de plus de 150 millions d’euros pour les PME du nucléaire, les deux ministres se posant encore une fois, en VRP du nucléaire.

Sans doute conditionné par la forte présence, à Montbard, d’entreprises nucléaires dans son fief électoral bourguignon, Arnaud Montebourg, le ministre du "Redressement productif", pour ne pas dire de l'Industrie, n’avait d’yeux que pour une énergie encore restée sans alternative dans le monde d'aujourd'hui et qu’il cherchait à faire durer, faute de substitut. Quant à la priorité de Delphine Batho, en tant que ministre de l’Environnement, elle aurait pu être de voler au secours de la filière des renouvelables, qui avait perdu plus de 15.000 emplois les années précédentes, du fait d’un manque de soutien gouvernemental, et d’aider la France à rattraper son retard en ce domaine. Bon gré, mal gré, elle était contrainte d’apporter son appui à une filière industrielle décriée, mais sans équivalent.

Selon Arnaud Montebourg, ce fonds prévoyait de créer près de 110.000 emplois, soit presque autant que le nombre d’emplois directs dans le nucléaire actuellement. Ce soutien à la filière montrait bien que le gouvernement n'avait pas acquis les moyens d'atteindre l’objectif affiché de réduire la part du nucléaire à 50% d’ici 2025. Il s’agissait là d’aider les entreprises du nucléaire à maintenir leur capacité de production et de limiter notre dépendance aux fournisseurs voisins, notamment d'électricité, la "transition énergétique" annoncée n'étant pas assurée, pas plus que la nécessaire reconversion des travailleurs du nucléaire.

Résultat de recherche d'images pour "Vallourec"

En juin 2015,
le ministre français de l'Économie, Emmanuel Macron, visitait une usine du groupe (ci-dessus) et estimait alors que Vallourec devait "articuler" son plan social avec ..."un nouveau plan industriel". En même temps, il incriminait des "pratiques de dumping chinoises" dans la sidérurgie. L'Etat était alors présent au capital de Vallourec dont il détenait indirectement près de 7,5 % du capital, via Bpifrance et la Caisse des dépôts.

En février 2016Macron, ministre de Hollande, annonçait une augmentation de capital d'un milliard d'euros souscrits par Bpifrance (organisme public français de financement et de développement des entreprises) et Nippon Steel qui prennent de ce fait une participation de 15 % chacun dans l'entreprise, mais le groupe Vallourec annonça bientôt une suppression de mille postes dans un contexte de chute du prix de pétrole et de faible demande pour les équipements ...para-pétroliers.

La sûreté nucléaire d'alors ne faisait que se dégrader, selon Sortir du nucléaire, qui continue, cinq ans plus tard, à développer une psychose des risques nucléaires, sans disposer pour autant d'éléments nouveaux étayant sa thèse. 
Au printemps 2015, Vallourec - société anonyme à directoire et conseil de surveillance - annonce la suppression de deux mille postes dans le monde, du fait du contexte de baisse d'investissement dans les industries ... pétrolière et gazière, lié à la baisse des cours dont plusieurs centaines en France.

mercredi 8 novembre 2017

Hulot fait marche arrière sur le nucléaire

Le ministre d'Etat de Macron assure qu'il "ne recule pas"...

L
es écologistes accusent le ministre de l'écologie de céder au lobby du nucléaire

La sécurité nucléaire française globalement satisfaisante, dit l'ASN
Nicolas Hulot a défendu mercredi sa décision de reporter à 2030 - ou "au plus tard" -  à 2035 l'objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité française.
Il a annoncé mardi qu‘il faudra reporter l‘objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production à 2035 au plus tard plutôt qu'en 2025 comme le prévoyait la loi de transition énergétique de 2015, sous peine d'accroissement des émissions polluantes. 
Cette décision a été critiquée par les écologistes, qui voient là des “signes de faiblesse” de la part du ministre. "Certains ont dit: 'Hulot, il a reculé sur le nucléaire. Pas du tout, on va avancer", a assuré, à Jean-Jacques Bourdin, le ministre de la Transition écologique, sur RMC. 

"Il remet en question la loi de Transition énergétique en reportant l’échéance de 2025, sans donner de précision", a regretté Alix Mazounie, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France “Nicolas Hulot se doit d’être le rempart des lobbies du pétrole et du nucléaire,” a-t-elle insisté, après avoir énoncé une contre-vérité : le ministre a en effet expliqué qu'il est impossible de fermer des centrales (entre 17 et 25) avant que soient opérationnels des moyens de production d'énergie alternative qui soient décarbonés et non polluants.   

"Dans cette affaire il y a avant tout un problème de volonté politique", a accusé David Cormand, le secrétaire national d‘Europe Ecologie-Les Verts (EELV) sur RFI. "Moi, je pense qu‘il y a une ligne rouge qui a été franchie."

Pour le parti écologiste, ce report pose notamment des problèmes de sécurité.
"En 2030, sur les 58 réacteurs nucléaires, il y en aura 48 qui auront plus de 40 ans. Si on repousse l’échéance à 2030, c'est la quasi totalité de notre parc nucléaire qui sera au-delà de sa date de péremption", a dit David Cormand.
"Il y a une responsabilité, non seulement au titre de la transition énergétique, mais aussi pour des raisons de sécurité de passer rapidement à autre chose."

Nicolas Hulot avance à un pas de sénateur

Pour le ministre de la Transition écologique, "si on ne veut pas perdre de la crédibilité sur l‘ensemble de notre stratégie énergétique, ce qui est plus important, (...) c‘est de regarder la faisabilité, de planifier les choses et pas simplement se poser des totems”.

Il a justifié sa décision en indiquant que la cible de 2025 est "inatteignable" sans un dérapage sur les autres objectifs climatiques du pays.
Il se donne donc un an pour élaborer un calendrier précis de fermeture des centrales entre "17 et 25 réacteurs - qui permettront d‘atteindre ce nouvel objectif."

"On va le planifier sur une échelle de temps qui va permettre que socialement ce soit acceptable, que ça ne nous mette pas dans une situation de rupture d‘approvisionnement", a fait valoir Nicolas Hulot. "On va faire les choses avec une grande rationalité et pas simplement dans le symbole."

Il a assuré que la centrale de Fessenheim sera bien fermée avant 2022. "On va en profiter pour en faire un cas d’école, pour que les choses se fassent le mieux possible pour les salariés et les territoires”, a-t-il insisté, face aux critiques de ses camarades écologistes en surchauffe.

L'ASN réserve son avis pour 2020-2021

Les députés de la commission du Développement durable ont auditionné mercredi des responsables l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), EDF et Greenpeace France (ONG illégitime) sur la sûreté des centrales nucléaires.

Le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet, a annoncé que l'autorité rendra en 2020-2021 son avis définitif sur une éventuelle extension de la durée d‘activité des réacteurs nucléaires d'EDF au-delà des 40 années prévues.
Cet avis sera rendu après une recommandation de l‘ASN prévue en 2020 et qui sera suivie d'un débat public, a-t-il précisé.
Greenpeace France - bien qu'organisation supranationale - estime pour sa part que ce n'est ni à l'ASN, ni à EDF de prendre des décisions sur la fermeture des réacteurs nucléaires.
"Si on continue (...) à ne rien faire, vous aurez le prochain ministre de l’Environnement du quinquennat suivant qui dira qu’il faut reporter la date", a soupçonné, devant les députés, Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour l‘organisation environnementale. "S’il n’y pas de décision maintenant sur les réacteurs à fermer, il n’y a aucune chance d’un développement du renouvelable en France", a-t-il grondé.

EDF, le géant du nucléaire français, a pris notes des annonces du gouvernement.
"Nous serons contributeurs à ce travail comme toutes les parties prenantes, mais encore une fois, la politique en matière énergétique de ce pays, c'est le gouvernement qui la définit, pas EDF", a rappelé Dominique Minière, directeur exécutif d‘EDF, lui aussi auditionné par la commission.
Est-ce Greenpeace ?br>

vendredi 13 octobre 2017

Pour Greenpeace, le risque nucléaire est festif, à Cattenom

Intrusion de Greenpeace, ONG illégale, dans la centrale nucléaire de Cattenom

Des militants de Greenpeace France se sont introduits par effraction sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle),  jeudi matin.

Les joyeux lurons y ont déclenché un feu d‘artifice à proximité d‘une piscine d‘entreposage de combustible usé.
Selon EDF, l‘intrusion survenue à 5h37 a immédiatement été détectée par les équipes de sécurité du site et un peloton spécialisé de protection de la gendarmerie a arrêté les militants - au nombre de huit et placés en garde à vue selon la préfecture, à 5h45.
Les militants "sont toujours restés à l‘extérieur des bâtiments et hors zone nucléaire' et "cette intrusion n'a eu aucun impact sur la sûreté des installations", a comment Electricité de France (EDF) par communiqué. 
Organisation non gouvernementale internationale (ONGI), supranationale et illégale, non accréditée auprès de l'Union européenne, Greenpeace s'en est pris à la nation. EDF est en effet un établissement public national à caractère industriel et commercial (EPNIC) transformé en société anonyme dont le capital social a été transféré à l'État, qui en détient 70 % au moins. Initialement entreprise nationalisée, EDF a été étatisée, ce qui a permis l'ouverture de son capital et sa mise en bourse.
Les militants de l'ONG se montrent dans une vidéo diffusée par Greenpeace

Les activistes s'exhibent en tireurs d'un feu d‘artifice à quelques mètres du bâtiment renfermant la piscine d‘entreposage du combustible usé d'un réacteur.
Les activistes de l'ONG sont incontestablement
à l'intérieur de l'enceinte de la centrale nucléaire

EDF souligne que l‘intrusion constitue une infraction au regard du code de la défense. Elle est passible de plusieurs années de prison et de dizaines de milliers d‘euros d‘amendes. EDF annonce qu'elle va porter plainte.

"Cela va vraiment trop loin, nous avons affaire à des gens irresponsables”, a déclaré lors d‘une conférence téléphonique Olivier Lamarre, le directeur adjoint du parc nucléaire d‘EDF.

Image associée
A l'Assemblée nationale française
"Cette intervention de Greenpeace ce matin n‘a rien démontré, si ce n‘est au contraire que nos dispositifs fonctionnent parfaitement (...). Ce que nous ne voyons pas (sur la vidéo de Greenpeace), c‘est que (...) des gendarmes se positionnent pour faire barrage et empêcher toute approche des équipements importants pour la sûreté et la sécurité”, a-t-il ajouté.

Résultat de recherche d'images pour "Greenpeace assemblee nationale"
L'action de l'ONG fait suite à la publication mardi d‘un rapport de Greenpeace selon lequel les piscines d‘entreposage des centrales françaises, qui peuvent chacune contenir plusieurs centaines de tonnes de combustible usé, sont particulièrement exposées à des risques d‘attaques, notamment au moyen d‘avions, d‘hélicoptères ou d‘explosifs.

Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard ND Paris"
Georges Bos, directeur de cabinet du préfet de la Moselle, a déclaré à Reuters que les militants de Greenpeace, placés en garde à vue, n‘avaient eu le temps de franchir qu‘une première enceinte, vraisemblablement en cisaillant ou en escaladant un grillage.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a pour sa part activé son centre d‘urgence situé à Montrouge (Hauts-de-Seine) à la suite du déclenchement par EDF du plan "sûreté-protection" de la centrale de Cattenom.

Résultat de recherche d'images pour "Greenpeace assemblee nationale"

EDF annonce qu'elle va porter plainte. Et après ?



EDF souligne que l‘intrusion constitue une infraction au regard du code de la défense. Et en période d'"état d'urgence" antiterroriste... Elle est un délit passible de plusieurs années de prison et de dizaines de milliers d‘euros d‘amendes. 

"Cela va vraiment trop loin; nous avons affaire à des gens irresponsables", a déclaré lors d‘une conférence téléphonique Olivier Lamarre, le directeur-adjoint du parc nucléaire d'EDF.

La loi du 2 juin 2015 renforce la protection des installations civiles abritant des matières nucléaires.
Image associéeUne proposition de loi du député UMP du Loiret Claude de Ganay visait expressément les intrusions de militants anti-nucléaires dans des sites comportant des installations nucléaires de base, mais elle a été remaniée par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale à majorité socialiste, alors qu'initialement elle comblait un vide juridique entourant la violation des règles relatives à l’accès à ces sites sensibles, alors que se concrétisait le risque de survols de centrales et autres installations nucléaires par des aéronefs sans pilotes, dits drones. Une situation qualifiée d’ "anxiogène" par la presse. 



Image associéeLa loi de 2015 instaura néanmoins un nouveau régime de protection pénale.

Cette loi ne vise que les intrusions terrestres, mais c'est celle qui nous préoccupe actuellement.
Plusieurs infractions peuvent être constituées, selon le statut juridique du site et la nature des faits commis :

- L’infraction de droit commun, à savoir la violation de domicile, définie par l’article 226-4 du code pénal comme étant le fait de s’introduire ou de se maintenir dans le domicile d’autrui à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contraintes, hors le cas où la loi le permet. Cette infraction est punie d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

Appliquée aux personnes morales, la Cour européenne des droits de l’homme (arrêt Colas du 16 avril 2002) a jugé que cette notion de domicile vise le siège social, les agences et les locaux professionnels où cette personne morale poursuit cette activité. La Cour de cassation a confirmé dans l’arrêt de la Chambre commerciale du 30 mai 2007.

- Lorsque les locaux ou terrains clos ont le statut de "zone protégée intéressant la défense nationale" au sens de l’article 413-7 du code pénal, l’introduction sans autorisation à l’intérieur d’une telle zone est passible d’une peine de six mois d’emprisonnement et de 7.500 euros d’amende. Cette infraction est donc moins lourdement sanctionnée que la précédente, alors qu’elle peut être considérée plus grave eu égard au site concerné.

Image associéeLa notion d’une "zone protégée intéressant la défense nationale" est nouvelle et définie, en fonction du besoin de protection, par arrêté du "ministre qui a la charge des installations, du matériel ou des recherches, études, fabrications à caractère secret qu’il désigne" (articles R. 413-1 et suivants du code pénal).  Le ministre actuellement défié frontalement est Florence Parly, une proche der Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann. 
Une semaine après sa nomination aux Armées dans le gouvernement Édouard Philippe, le 21 juin 2017, F. Parly dut quitter les conseils d'administration de Zodiac Aerospace (entreprise aéronautique française spécialisée dans les systèmes embarqués et de sécurité d’avions), Ingenico (parmi les sociétés leaders du marché des terminaux de paiement) et Altran (entreprise de conseil en innovation et ingénierie avancée dans l’équipement automobile, l’électronique grand public et ...le nucléaire).
Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard ND Paris"La qualificatiion d’ "intéressant la défense nationale" ne désigne pas nécessairement une affectation militaire. Ainsi, tous les grands sites nucléaires, qu’ils soient exploités par EDF, AREVA ou le CEA, ont été désignés "zones protégées" par arrêté ministériel.
A noter également que le tribunal compétent en premier ressort pour juger les délits d’intrusion dans une "zone protégée" est le tribunal correctionnel "en formation militaire".


Les activistes de Greenpeace exposent la Moselle au risque terroriste

Résultat de recherche d'images pour "Centrale nucléaire de Cattenom"

Qui sont les militants de Greenpeace médiatisés en France ? 
L'ONG pointe les "élus du nucléaire", nommant Jean-Michel Baylet (président du Parti radical de gauche et sénateur du Tarn-et-Garonne), Patrice Prat (député du Gard), François Brottes (député de l’Isère), Christian et Delphine Bataille (respectivement député et sénatrice du Nord), Didier Guillaume (sénateur de la Drôme), Jacques Moignard (député du Tarn-et-Garonne), Michel Destot (député-maire de Grenoble), dont le successeur, Eric Piolle, n'a pas davantage d'états d'âme…
Greenpeace ne cite pas Pascal Canfin, directeur général du WWF France, qui s'engagea en politique avec Les Verts en 2001, milita pour l'association Nouvelle Donne (créée par Pierre Larrouturou), ancien député européen (2009-2012 et 2014), nommé en mai 2012 ministre délégué au Développement auprès du ministre des Affaires étrangères en France, dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault.
Jean-Vincent Placé, Emmanuelle Cosse et Barbara Pompili ont également collaboré avec François Hollande, un président socialiste qui n'est pas réputé actif en matière d'écologie et qui n'a pas fermé de centrales nucléaires comme il s'y était engagé. Ils plaidèrent pour une "écologie de compromis"...

On peut déplorer que cette démonstration médiatique festive constitue 
en fait une menace sur les populations 
proches des centrales nucléaires signalées comme accessibles aux terroristes fondamentalistes, aussi bien anti-nucléaires ou anti-libéraux et révolutionnaires qu'islamistes.

Les anciens directeurs-générauxpour la France cautionnent-ils ces actions menaçant la sécurité des Français ? 

Bruno Rebelle, vétérinaire PS, 
mis en cause dans un reportage du magazine Cash investigation du 24 janvier 2017 sur France 2 et présenté par Élise Lucet, révélant que ce militant écologiste intransigeant s'est mis au service d'un conglomérat indonésien qui procède à des abattages massifs d'arbres en Indonésie ;

Michèle Rivasi, députée européenne PS, puis EELV, 
qualifiée de "bête noire du lobby nucléaire" dans Libération, opposée au remboursement des anti-dépresseurs comme à l'augmentation annoncée du nombre de vaccins obligatoires en France : 
Résultat de recherche d'images pour "Michèle Rivasi"
le Journal international de médecine la qualifie de 'reine de l'alterscience', ciblant notamment sa proximité avec les militants anti-vaccination et son combat contre l'électrosensibilité (moniteurs d'ordinateur, les antennes-relais de la téléphonie mobile et téléphones mobiles eux-mêmes, le WiMAX (système de transmission et d'accès à Internet à haut débit), les lignes à haute tension, les transformateurs électriques, la technologie CPL, les néons, ou encore les téléphones DECT, accusés entre autres de provoquer des irrégularités cardiaques), et l'accusant de colporter des "faits alternatifs" non démontrés ;

Pascal Husting qui, avant d'être nommé au poste de directeur général de Greenpeace France, 
Résultat de recherche d'images pour "pascal Husting"
Résultat de recherche d'images pour "pascal Husting"fut étudiant d'éducation physique à l'Université de Cologne, Allemagne, enseigna dans un centre fermé pour délinquants juvéniles au Luxembourg pendant deux ans, se reconvertit dans le monde de la finance et travailla pendant cinq ans pour Grant Thornton Luxembourg, un cabinet d'audit et d'experts comptables, à compter de 1995,  intégra Greenpeace d'abord au bureau luxembourgeois en tant que directeur financier, puis à la tête du bureau dont il prit la direction générale. Il prit ensuite les rênes du bureau régional de Greenpeace en Méditerranée, qui regroupe les activités de l'organisation en Turquie, au Liban, en Israël et à Malte ;
  
et, depuis 2012, Jean-Francois Julliard
qui est un ex-journaliste entré à Reporters sans frontières en 1998 (successeur à sa tête de Robert Ménard, démissionnaire),
Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard ND Paris"Lors du passage de la flamme olympique à Paris en 2008, plusieurs grimpeurs  de RSF accrochèrent des drapeaux représentant les anneaux olympiques sous forme de menottes, symboles de la campagne de Reporters sans frontières, sur un grand nombre de monuments emblématiques de Paris : Jean-François Julliard choisit de grimper sur la cathédrale Notre-Dame pour y brandir leur drapeau.
Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard"Il se fit interpeller à Tunis et expulser de Tunisie pour avoir distribué le mensuel interdit publié par Jalal Zoghlami, leader de l'Organisation communiste révolutionnaire (section tunisienne de la Quatrième Internationale), porte-parole de la Ligue de la gauche ouvrière, membre du Front populaire, après la révolution de 2011 ?

En 1976, l’écologiste canadien Patrick Moore, un des membres fondateurs de Greenpeace, se prononça en faveur de l’emploi de l’énergie nucléaire après s’y être opposé. Selon lui, elle est indispensable pour réduire l’utilisation des combustibles fossiles et l’émission des gaz à effet de serre.

Y voyez-vous un signalement de la centrale nucléaire de Cattenom par Greenpeace à Daech?

mardi 5 septembre 2017

Y a-t-il un sujet sur lequel Macron n'a pas changé d'avis ?

De Top Gun à Big Brother : en quatre mois, Macron nous a déjà tout joué !

En six mois, Macron a changé (radicalement) d'avis sur le cannabis

Soulevant un coin du voile sur quelques propositions dans 'Le Figaro' en février 2017, le candidat d'En Marche! détailla certaines de ses propositions en matière de sécurité. On s'aperçut alors qu'il avait pris le contre-pied de ce qu'il présentait comme ses orientations tout juste six mois plus tôt. Revendiquant désormais la "tolérance zéro" pour la délinquance, il expliqua qu'elle doit s'appliquer à tous les petits délits, "du vol à l'étalage à l'usage de stupéfiants". Ainsi avait-il manifestement changé d'avis sur la question de la législation sur les stupéfiants. "Je ne crois pas à la dépénalisation des "petites doses" ni aux peines symboliques. Cela ne règle rien", précisait encore l'ex-ministre de Hollande, un modèle, pour lui, du revirement. "Il faut pouvoir sanctionner sur-le-champ par une amende -100 euros environ-, plus dissuasive et efficace", proposait-il. 

Or, que disait le candidat Macron en novembre 2016 ?
Dans son opus, l'auteur de 'Révolution' proposait déjà la mise en place d'une contravention, "qui serait beaucoup plus économe en temps pour la police et la justice, et bien plus dissuasive qu'une hypothétique peine de prison dont tout le monde sait qu'elle ne sera finalement jamais exécutée". En revanche, l'auteur écrivait aussi qu'il est "vain de pénaliser systématiquement la consommation de cannabis". 
Il affirme en février 2017 qu'il n'est pas question de dépénaliser et prône l'application plus systématique de sanctions. Ce paradoxe n'est pas la seule divergence entre les pages de 'Révolution' et l'entretien avec Le Figaro. Le chantre de la 'tolérance zéro' tenait en novembre un discours à la tonalité bien différente : "La réponse politique classique est de se prévaloir d'une intransigeance permanente et générale. C'est évidemment une illusion."
Macron en septembre 2016: "On voit bien que la légalisation du cannabis a une forme d'efficacité"
VOIR et ENTENDRE Macron sur l'"efficacité" de la légalisation du cannabis:


En septembre 2016, sur France Inter, il avait d'ailleurs expliqué que sa position sur la question de la légalisation n'était pas arrêtée, tout en adoptant un propos à l'opposé de la "tolérance zéro". "C'est un sujet que je veux travailler (...) Ce n'est pas un sujet qui est léger, je souhaite qu'on puisse ouvrir ce sujet", avait-il avoué, avant de répéter qu'il n'était "pas contre" la légalisation, mais qu'il s'agissait d'une "réponse provisoire". "Aujourd'hui, le cannabis pose un problème en effet de sécurité, de lien avec la délinquance dans des quartiers difficiles, de financement de réseaux occultes. On voit bien que la légalisation du cannabis a des intérêts de ce point de vue et a une forme d'efficacité", affirmait-il alors. On l'a compris, pas plus que son premier ministre actuel, il n'est un "surhomme" et un décisionnaire...
Les positions en faveur de la légalisation du cannabis restent très diverses et clivantes et le président peine à assumer le statut jupitérien qu'il s'est attribué.

"La France n’a jamais été et ne sera jamais une nation multiculturelle" 

Résultat de recherche d'images pour "macron culture francaise"
Brigitte n'a pas grimacé de sourire
Emmanuel Macron en fournit la garantie au magazine Causeur, mais, dans le même temps, il reniait la culture française, car, le 4 février dernier, lors d’un meeting à Lyon, Macron avait lancé que "il n'y a pas de culture française; il y a une culture en France. Elle est diverse." Jean-Jacques Aillagon l'approuva, mais Yves Jégo lui réplique en ces termes: Cette déclaration n'est pas anecdotique, elle est même le signe inquiétant d'une vision destructrice de ce qui fait depuis toujours la spécificité de notre pays.
Le mois suivant, en mars, Macron rectifia le tir dans une tribune publiée par Le Figaro. "Le fondement de la culture française, c'est une ouverture sans pareil. Notre culture est toujours parvenue à se dépasser elle-même, à voguer vers le neuf, l'imprévu, l'inconnu", écrivit pompeusement le candidat d'En Marche! à la présidentielle dans son texte intitulé "Pourquoi nous sommes un peuple""C'est pourquoi le terme même d'identité ne peut être accolé à celui de 'culture française'", ajoute-t-il, aggravant son cas. "Si les Français forment un peuple, ce n'est pas parce qu'ils partagent une identité figée, rabougrie", caricatura le candidat. 
Ambigü, il polémiqua contre ceux dont le "premier combat fut de stigmatiser ceux qui ne leur ressemblaient pas" en réduisant cette culture à "une lignée" et en l'enchaînant à "une religion", mais aussi ceux qui "tentent de renier et de dissoudre la Nation française" en pensant que "leur religion, leur communauté et les lois qu'ils se donnent sont supérieures à la République". 
Macron reconnut avoir "pu dire qu'il n'existe pas une culture française, comme si l'on pouvait réduire tant de richesse à un visage unique, à une parole univoque, à une histoire uniforme". "La culture française est un fleuve nourri de confluents nombreux, la rencontre de la tradition et de la modernité". En disant tout et son contraire, par ses "boucles dialogiques" (Laborit), le "méandreux" Macron entend avoir toujours raison. N'a-t-il pas fait qualifier ses errements de "pensée complexe" ?
"Dur, trop dur de défendre Molière, Victor Hugo, Proust... Bien plus facile de mélanger toutes les cultures dans la marmite à fondre l'identité de la France", avait ironisé François Fillon, l'ancien Premier ministre lors d'un meeting. 

Ses petits changements d’avis sur l’énergie 

Sortir du nucléaire n’est au programme ni d’Emmanuel Macron. 
Résultat de recherche d'images pour "macron nucleaire"
Pour Denis Cheissoux dans son émission 'CO2 mon amour' enregistré le 27 avril 2017 (diffusé le 29), la porte-parole écologie du candidat Emmanuel Macron, Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l’environnement, a tenté d'apporter des éclaircissement sur le programme énergie, notamment vis-à-vis de l’atome. Or, certaines lignes n'ont cessé de bouger.
Sur le nucléaire, plus question de lier la fermeture de la Centrale de Fessenheim à la mise en service de celle de Flamanvile, selon ses dernières déclarations, avait assuré Corinne Lepage. En revanche, comme le fixe la Loi sur la transition énergétique, l’objectif de 50 % de nucléaire dans la production d’électricité en France,  est maintenu. "Mais c’est énorme, cela signifie la fermeture de 15 réacteurs nucléaires, de développer massivement les renouvelables et d’investir dans la sobriété énergétique", rappelle la porte-parole écologiste d’Emmanuel Macron. Mais selon elle, concernant les arbitrages à venir, "Emmanuel est très clair. Il a dit 50 % et que les grandes décisions sur la suite se prendront en fonction de trois critères : l’audit de l’ASN en 2018 sur les 58 réacteurs, le coût réel du nucléaire, car pour l’instant on ne le sait pas, et la comparaison avec les autres énergies."

Résultat de recherche d'images pour "macron brasse du vent eolienne"
Ce n'est pas la girouette Macron
qui tourne, c'est le vent 
Consciente que les éoliennes abîment le paysage, Corinne Lepage avançait une solution : "Lorsque ce sont les gens eux-mêmes, avec des entreprises locales, qui font leur installation, il n’y a pas de recours, expliqua-t-elle. Notre programme vise à aider au développement de l’énergie citoyenne avec l’autoconsommation et des sociétés coopératives d’habitant," un programme en droite ligne de la loi de transition énergétique de 2015, portée par Ségolène Royale, dont justement Emmanuel Macron s’est engagé à poursuivre le travail en matière de transition énergétique et environnementale dans son discours du 1er mai.
Or, Le nucléaire progresse dans les pays émergents et principalement en Chine. Grâce à ces nouveaux pays, l'atome représentera 18% du mix électrique énergétique mondial en 2040 contre 11%, selon les chiffres de l'AIE (Agence international de l'énergie).

En même temps, Macron est le meilleur VRP du nucléaire français.
Le Brexit ne remet pas en cause le projet Hinkley Point, a assuré, en mai dernier, le ministre de l'Economie au World Nuclear Exhibition qui se tenait au Bourget.
Macron dit tout et son contraire et, dans son discours inaugural, Emmanuel Macron a martelé que la France croit au nucléaire. "Arrêter le nucléaire n’est pas un choix d’avenir. Ce n’est pas conforme à nos objectifs en matière de réduction des émissions de CO2." Le ministre de l’Economie a même eu des accents lyriques en comparant le nucléaire au rêve de Prométhée. "Beaucoup de projets auraient semblé impensables il y a cinq ans. Le nucléaire est un défi économique mais aussi politique. Il doit démontrer notre capacité collective à mener des actions de transformation. (…) Il faut parvenir à articuler le risque et la responsabilité". 
Macron a toutefois reconnu que la filière devait gagner en compétitivité et en attractivité, via notamment le numérique et le Big Data.

Macron est tout aussi incertain 
sur la Syrie

C'est un simple rapport secret de la DGSE qui l'aurait fait changer d’avis.
Depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, les Russes, les Iraniens et l’intelligence tactique de l’armée syrienne ont réussi à retourner la situation militaire sur le terrain. On est d’ailleurs tout près d’un accord entre Russes et Américains sur la Syrie, pour mettre fin au conflit.
Selon Le Canard enchaîné ("Un document alarmiste de la DGSE", 5 juillet 2017), Macron aurait changé d’avis sur Assad et pris ses distances avec la politique de son prédécesseur Hollande et des néoconservateurs après avoir eu accès à des données consignées dans un rapport secret de la DGSE. On y apprendrait notamment que le régime d’Assad n’aurait jamais été aussi fort depuis 2011, tandis que l’opposition dominée par des groupes djihadistes serait laminée, que les djihadistes en perte de vitesse, tout comme l’Etat islamique, pourraient après leur défaite en Syrie se rabattre sur l’Europe, selon des experts, des universitaires, des chercheurs et spécialistes de la géopolitique. Le Canard donne quelques extraits très succincts de ce rapport de 70 pages :
– "Le régime de Bachar (…) est aujourd’hui en meilleure posture qu’à aucun moment depuis 2011, grâce aux interventions russe et iranienne".
– "L’opposition est désorganisée et fragmentée, ne pose pas (sic) une menace stratégique (…). Les principaux groupes d’opposition sont de plus en plus divisés (…), souvent sous-équipés et démoralisés."
– "Cette opposition est de plus en plus dominée par des groupes extrémistes".
– "Une solution politique et militaire au conflit demeure peu probable".
 Daesh poursuivra son combat "en Europe, après la chute du Califat".
– "La libération de Mossoul soulèvera autant de problèmes qu’elle en résoudra (…) Les conflits latents (avec le gouvernement de Bagdad) risquent de refaire surface en 2017 et 2018, entre Kurdes et Chiites, et entre les deux principaux partis kurdes" .
C'est ainsi que l'homme de convictions a changé son fusil d'épaule.

Quand Xavier Bertrand rappela à Macron ses déclarations sur les migrants à Calais

Le Brexit étant désormais adopté,
pour Emmanuel Macron, il va désormais falloir être "plus exigeant avec les Britanniques" au sujet des accords du Touquet qui avaient abattu la frontière britannique à Calais. Des propos moins directs que ceux qu'il avait tenus en mars dernier comme le lui a rappelé, ce lundi, Xavier Bertrand. Le président LR de la région Hauts-de-France plaide depuis son élection pour une renégociation des accords du Touquet.

VOIR et ENTENDRE
Xavier Bertrand tacler Emmanuel Macron sur ses variations :
Xavier Bertrand sait, quant à lui, ce qu'il dit: Emmanuel Macron a bien changé d’avis entre mars et juin sur la question de l’accueil des migrants entre la France et le Royaume-Uni. En effet, le 2 mars 2016 dans un entretien avec le Financial Times, Emmanuel Macron avait déclaré :
"Si le Royaume-Uni sort de l’Union Européenne, alors la France ne retiendra plus tous ses migrants," rappelle Le Lab d’Europe 1.
Macron nie avoir changé d'avis sur les ordonnances

Résultat de recherche d'images pour "macron ordonnances loi travail"
Le 11 avril 2017, le candidat d'En Marche ! était favori dans les sondages quand, dans un entretien avec Public Sénat et Sud Radio, il nia avoir changé d'avis sur le recours à des ordonnances pour réformer la France.
Dans la dernière édition du JDD (Journal du Dimanche), l'ancien ministre de l'Economie déclara pourtant vouloir prendre plusieurs mesures de simplification par ordonnances dès les premières semaines de son quinquennat, s'il était élu le 7 mai. Il disait vouloir procéder de la même façon pour étendre le périmètre des accords d'entreprise et de branche et encadrer les décisions des prud'hommes, sujet hautement sensible.
Or, dans Le Monde du 25 novembre 2016il avait déclaré : "Je ne crois pas une seule seconde aux cent jours et à la réforme par ordonnances (...) Les gens le prennent très mal."

Ce changement de pied apparent a immédiatement suscité des critiques à droite comme à gauche, notamment par le candidat socialiste, Benoît Hamon, qui prédit une crise sociale si Emmanuel Macron réformait le droit du travail par ordonnances.
L'ex-ministre de l'Economie avait répliqué le lendemain que sa déclaration de novembre 2016 avait été "sortie complètement de son contexte" et portait en fait sur la loi Travail. "Quand on est en fin de quinquennat sans l'avoir expliqué, sans l'avoir porté dans une présidentielle (...), dire on va y aller par ordonnances, ce n'est pas une bonne idée", avait-il affirmé avec la même assurance.
Il a ainsi noyé le poisson en déclarant qu'il proposait et défendait son projet de réforme du droit du travail dans le cadre de la campagne présidentielle et depuis des mois, "dans tous (les) meetings, dans tous les articles, dans tous les débats". "J'ai dit, il y a une partie de mon programme que je ferai dans des lois classiques, une autre, la réforme du droit du travail (que je) ferai par ordonnances", avait-il poursuivi.
"L'ordonnance, ce n'est pas contre la loi, l'ordonnance c'est (...) un texte qui a valeur de loi mais qui permet d'aller plus vite (...) Ça permet d'accélérer les débats." C'est ce que Castaner appelle la "pensée complexe" du président...

"
Emmanuel Macron passe son temps à changer d’avis"
C'était l'avis de Thierry Solère, alors porte-parole de François Fillon, le 24 février 2017, et aujourd'hui entiché de Jupiter...

Dernier en date, Macron tente un changement de communication sous  la pression d'une rentrée délicate annoncée


Les Français n'ont pas pour lui les yeux de sa sexagénaire...


Difficile de faire le compte des revirements de Macron en seulement trois mois, mais, sans prétendre à être complet, finissons-en provisoirement avec l'imprévisible président et sa volte-face en matière de com'.

En panne dans les sondages à la veille d'une rentrée sous haute tension, le président Emmanuel Macron amorce un virage à 180 degrés dans sa stratégie de communication en renonçant à la parole rare, pour tracer désormais les Français partout dans leur vie quotidienne, avec la prétention insultante de faire leur éducation.
"Ce n'est pas un changement de stratégie car le président a vocation à prendre la parole dans un moment utile et pertinent," alors que "l'action du gouvernement entre dans une nouvelle étape", se défend l'entourage du chef de l'Etat. 

Macron a néanmoins pris deux initiatives ces derniers jours, en rupture avec des principes qu'il s'était fixés en termes de communication à son arrivée au pouvoir. 
Depuis Vienne, il s'est ainsi livré à un long plaidoyer sur ses projets de réforme en France, en contradiction avec sa propre règle de ne pas s'exprimer sur la politique française à l'étranger. 

Plus encore, quelques heures après, c'est dans un "off" avec quelques journalistes invités à bord du Falcon présidentiel, que le chef de l'Etat a annoncé sa volonté de s'adresser plus fréquemment aux Français. 

Image associée
Selon les trois media bien en cours (L'Obs, Le Monde, Ouest France : BFMTV s'en trouva exclue et fort marrie), au-delà d'entretiens ponctuels qu'il accordera à la presse écrite et aux chaînes de télévision, Emmanuel Macron compte dorénavant privilégier les interventions à la radio, un media de proximité qui, dans son esprit, aurait l'avantage de toucher un public large et populaire. Un hélitreuillage du président partout où les Français tenteront de se soustraire à lui : dans leu voiture, leur salle de sport ou leur salle de bain... 
Une innovation tranchant fortement avec le choix précédent du président jupitérien qui, depuis son élection, tient la presse à distance, évitant le plus souvent les questions des journalistes dans ses déplacements, privilégiant la communication visuelle confiée en exclusivité à son service élyséen de com' et à ses militants lâchés en meute sur les réseaux sociaux. 


Sur BFMTV et RMC, le premier ministre juppéiste Edouard Philippe a donné l'illustration de ce vide sidéral face à un J.-J. Bourdin interloqué avec une intervention plombé par ses "hésitations", ses appels désespérés à des pauses pour consulter ses fiches et "une incapacité à pouvoir dire d'une phrase quel est le projet politique d'Emmanuel Macron". 


 De Top Gun à Big Brother.
Un tel revirement du "souverain républicain" peut-il redresser la cote de popularité du chef de l'Etat, constamment à la baisse depuis début juillet et en attente d'un hélitreuillage ? Après avoir saturé d'images les écrans, il entend saturer les ondes radiophoniques. Cet incompris s'imagine que les désillusions des Français sont dues à un manque de pédagogie. Les "vrais gens", selon Mélenchon, ces "ballots", n'auraient pas su décrypter la déferlante de photos : leur message subliminal serait passé au-dessus de leurs têtes. L'idée de génie serait d'ajouter le son à l'image pour expliquer son action : donner du sens à la transformation du pays va peut-être rééquilibrer cela" mais "l'impact sur l'opinion risque d'être extrêmement marginal", admet déjà le politologue Frédéric Dabi (Ifop). Cet habitué de BFMTV n'envisage pas un rejet...
La montée du président en première ligne met en évidence la solitude du locataire de l'Elysée. En cuir ou en maillot, Brigitte ne comble-t-elle donc pas le vide ? 
La descente de Macron sur terre dans le sillage de ses sondages montre aussi le manque "de relais" dont il dispose dans sa majorité et même au sein du gouvernement, l'absence de pointures, estime-t-il. Son jeune parti est pauvre en barons et ses ténors autoproclamés sont des cireurs de pompes qui ne brillent pas par leur crédibilité. 
Et puis, erreur fatale de celui qu'on dit fin connaisseur des hommes, le peu psychologue narcisse s'est offert les services d'un ...journaliste aussi aigri qu'inconnu, un infiltré socialiste et polémiste aussi inculte que détesté du milieu; pour porte-parole de l'Elysée, en plus de Castaner, la serpillière basse-alpine, Macron s'est attaché Bruno Roger-Petit, le rebut de la presse de qualité. 

Jean-David Levy (Harris Interactive) abonde dans ce sens des excuses au fiasco médiatique de Macron. Le banquier ne dispose pas de kamikazes prêts à mourir pour lui", le gamin manque de troupes "susceptibles de l'aider, de se battre pour lui", juge ce politologue. 

Alors, qu'ils se battent, lui et eux, pour nous...