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jeudi 7 février 2019

Affaire Benalla: démission forcée de la cheffe du groupe de sécurité du premier ministre (GSPM)

Marie-Elodie Poitout souhaite "écarter toute polémique" et ne pas "exposer" Edouard Philippe

La cheffe du groupe de sécurité du premier ministre (GSPM), assez impliquée pour donner sa démission, jeudi

Résultat de recherche d'images pour "Marie-Elodie Poitout police Matignon"Elle nie toutefois être liée à une conversation controversée entre Alexandre Benalla et Vincent Crase et à un enregistrement révélé par Mediapart, ont annoncé Matignon et la policière.

"Mon rôle a toujours été de protéger le premier ministre, et sûrement pas de l'exposer. C'est pourquoi j'ai demandé au premier ministre de quitter mes fonctions de cheffe du GSPM", a affirmé la commissaire divisionnaire, Marie-Elodie Poitout, photo ci-dessus, dans une brève déclaration écrite.

"Je maintiens ne jamais avoir vu MM. Benalla et Crase ensemble ni à mon domicile, ni ailleurs et confirme n'avoir aucun lien avec les enregistrements dont parle la presse. Je n'ai jamais rencontré M. Crase", a-t-elle réaffirmé.

Mediapart a publié  des extraits sonores d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase en date du 26 juillet

Cette publication intervient quatre jours après leur mise en examen dans l'affaire des violences du 1er-Mai et en violation de leur contrôle judiciaire.

Après la publication de l'article de Mediapart, le 31 janvier, des journalistes ont tenté de vérifier auprès de Matignon des rumeurs selon lesquelles cette conversation avait été enregistrée au domicile de Mme Poitout.

Questionnée par Matignon, la cheffe du GSPM avait alors admis avoir rencontré M. Benalla fin juillet, avec son compagnon Chokri Wakrim, à leur domicile, selon une lettre datée du 1er février du directeur de cabinet de Matignon, Benoît Ribadeau-Dumas, au procureur de la République de Paris.

Patronne du groupe chargé de la sécurité rapprochée du premier ministre, Edouard Philippe, la policière n'avait pas informé le cabinet de cette rencontre avec M. Benalla jusqu'à ce moment, s'accordent à dire diverses sources.

Suite à des informations de presse la concernant, la policière a été reçue jeudi par le premier ministre et "a maintenu l'intégralité des propos qu'elle a tenus depuis la semaine dernière en réponse aux questions de la presse, démentant notamment être d'une quelconque façon liée à une rencontre entre MM. Benalla et Crase fin juillet", selon le compte-rendu de Matignon.

"Toutefois, consciente de la sensibilité de sa fonction et soucieuse d'écarter toute polémique, la cheffe du GSPM a demandé au premier ministre d'être affectée sur une autre mission au sein du ministère de l'Intérieur", ce qu'a accepté l'Edouard, selon la même source, qui n'indique pas si c'est une promotion...
Edouard Philippe a salué "le très grand professionnalisme dont la cheffe du GSPM a fait preuve depuis le premier jour de sa mission à ses côtes jusqu'à la décision de ce jour". Et jusqu'à la preuve du contraire...

C'est sur la base de la lettre de B. Ribadeau-Dumas que le Parquet a ouvert ce week-end une enquête pour "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations", ainsi que pour "atteinte à l'intimité de la vie privée".

Suite logique à cette ouverture d'enquête, deux magistrats du Parquet et trois policiers ont tenté lundi de perquisitionner les locaux de Mediapart, pour se faire remettre les enregistrements, une initiative vivement dénoncée par le site d'information révolutionnaire trotskiste, plusieurs media et l'opposition comme une atteinte au secret des sources des journalistes.
Ainsi, Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, a évoqué une "pression inacceptable sur le journalisme d'investigation" :


Et le Washington Post rappelle que le chef de l'Etat a accusé les media de ne pas chercher la vérité dans l'affaire Benalla et vient de signer "la loi anti-fake news" considérée par nombre de journalistes comme étant dangereuse pour la liberté d'expression.

"Le pouvoir prêté à M. Benalla a entraîné des dysfonctionnements en chaîne à tous les niveaux de l'Etat", a réagi le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur, co-rapporteur de la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla. "Jusqu'à maintenant Matignon était épargné, il ne l'est plus", a-t-il souligné.

vendredi 13 octobre 2017

Pour Greenpeace, le risque nucléaire est festif, à Cattenom

Intrusion de Greenpeace, ONG illégale, dans la centrale nucléaire de Cattenom

Des militants de Greenpeace France se sont introduits par effraction sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle),  jeudi matin.

Les joyeux lurons y ont déclenché un feu d‘artifice à proximité d‘une piscine d‘entreposage de combustible usé.
Selon EDF, l‘intrusion survenue à 5h37 a immédiatement été détectée par les équipes de sécurité du site et un peloton spécialisé de protection de la gendarmerie a arrêté les militants - au nombre de huit et placés en garde à vue selon la préfecture, à 5h45.
Les militants "sont toujours restés à l‘extérieur des bâtiments et hors zone nucléaire' et "cette intrusion n'a eu aucun impact sur la sûreté des installations", a comment Electricité de France (EDF) par communiqué. 
Organisation non gouvernementale internationale (ONGI), supranationale et illégale, non accréditée auprès de l'Union européenne, Greenpeace s'en est pris à la nation. EDF est en effet un établissement public national à caractère industriel et commercial (EPNIC) transformé en société anonyme dont le capital social a été transféré à l'État, qui en détient 70 % au moins. Initialement entreprise nationalisée, EDF a été étatisée, ce qui a permis l'ouverture de son capital et sa mise en bourse.
Les militants de l'ONG se montrent dans une vidéo diffusée par Greenpeace

Les activistes s'exhibent en tireurs d'un feu d‘artifice à quelques mètres du bâtiment renfermant la piscine d‘entreposage du combustible usé d'un réacteur.
Les activistes de l'ONG sont incontestablement
à l'intérieur de l'enceinte de la centrale nucléaire

EDF souligne que l‘intrusion constitue une infraction au regard du code de la défense. Elle est passible de plusieurs années de prison et de dizaines de milliers d‘euros d‘amendes. EDF annonce qu'elle va porter plainte.

"Cela va vraiment trop loin, nous avons affaire à des gens irresponsables”, a déclaré lors d‘une conférence téléphonique Olivier Lamarre, le directeur adjoint du parc nucléaire d‘EDF.

Image associée
A l'Assemblée nationale française
"Cette intervention de Greenpeace ce matin n‘a rien démontré, si ce n‘est au contraire que nos dispositifs fonctionnent parfaitement (...). Ce que nous ne voyons pas (sur la vidéo de Greenpeace), c‘est que (...) des gendarmes se positionnent pour faire barrage et empêcher toute approche des équipements importants pour la sûreté et la sécurité”, a-t-il ajouté.

Résultat de recherche d'images pour "Greenpeace assemblee nationale"
L'action de l'ONG fait suite à la publication mardi d‘un rapport de Greenpeace selon lequel les piscines d‘entreposage des centrales françaises, qui peuvent chacune contenir plusieurs centaines de tonnes de combustible usé, sont particulièrement exposées à des risques d‘attaques, notamment au moyen d‘avions, d‘hélicoptères ou d‘explosifs.

Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard ND Paris"
Georges Bos, directeur de cabinet du préfet de la Moselle, a déclaré à Reuters que les militants de Greenpeace, placés en garde à vue, n‘avaient eu le temps de franchir qu‘une première enceinte, vraisemblablement en cisaillant ou en escaladant un grillage.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a pour sa part activé son centre d‘urgence situé à Montrouge (Hauts-de-Seine) à la suite du déclenchement par EDF du plan "sûreté-protection" de la centrale de Cattenom.

Résultat de recherche d'images pour "Greenpeace assemblee nationale"

EDF annonce qu'elle va porter plainte. Et après ?



EDF souligne que l‘intrusion constitue une infraction au regard du code de la défense. Et en période d'"état d'urgence" antiterroriste... Elle est un délit passible de plusieurs années de prison et de dizaines de milliers d‘euros d‘amendes. 

"Cela va vraiment trop loin; nous avons affaire à des gens irresponsables", a déclaré lors d‘une conférence téléphonique Olivier Lamarre, le directeur-adjoint du parc nucléaire d'EDF.

La loi du 2 juin 2015 renforce la protection des installations civiles abritant des matières nucléaires.
Image associéeUne proposition de loi du député UMP du Loiret Claude de Ganay visait expressément les intrusions de militants anti-nucléaires dans des sites comportant des installations nucléaires de base, mais elle a été remaniée par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale à majorité socialiste, alors qu'initialement elle comblait un vide juridique entourant la violation des règles relatives à l’accès à ces sites sensibles, alors que se concrétisait le risque de survols de centrales et autres installations nucléaires par des aéronefs sans pilotes, dits drones. Une situation qualifiée d’ "anxiogène" par la presse. 



Image associéeLa loi de 2015 instaura néanmoins un nouveau régime de protection pénale.

Cette loi ne vise que les intrusions terrestres, mais c'est celle qui nous préoccupe actuellement.
Plusieurs infractions peuvent être constituées, selon le statut juridique du site et la nature des faits commis :

- L’infraction de droit commun, à savoir la violation de domicile, définie par l’article 226-4 du code pénal comme étant le fait de s’introduire ou de se maintenir dans le domicile d’autrui à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contraintes, hors le cas où la loi le permet. Cette infraction est punie d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

Appliquée aux personnes morales, la Cour européenne des droits de l’homme (arrêt Colas du 16 avril 2002) a jugé que cette notion de domicile vise le siège social, les agences et les locaux professionnels où cette personne morale poursuit cette activité. La Cour de cassation a confirmé dans l’arrêt de la Chambre commerciale du 30 mai 2007.

- Lorsque les locaux ou terrains clos ont le statut de "zone protégée intéressant la défense nationale" au sens de l’article 413-7 du code pénal, l’introduction sans autorisation à l’intérieur d’une telle zone est passible d’une peine de six mois d’emprisonnement et de 7.500 euros d’amende. Cette infraction est donc moins lourdement sanctionnée que la précédente, alors qu’elle peut être considérée plus grave eu égard au site concerné.

Image associéeLa notion d’une "zone protégée intéressant la défense nationale" est nouvelle et définie, en fonction du besoin de protection, par arrêté du "ministre qui a la charge des installations, du matériel ou des recherches, études, fabrications à caractère secret qu’il désigne" (articles R. 413-1 et suivants du code pénal).  Le ministre actuellement défié frontalement est Florence Parly, une proche der Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann. 
Une semaine après sa nomination aux Armées dans le gouvernement Édouard Philippe, le 21 juin 2017, F. Parly dut quitter les conseils d'administration de Zodiac Aerospace (entreprise aéronautique française spécialisée dans les systèmes embarqués et de sécurité d’avions), Ingenico (parmi les sociétés leaders du marché des terminaux de paiement) et Altran (entreprise de conseil en innovation et ingénierie avancée dans l’équipement automobile, l’électronique grand public et ...le nucléaire).
Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard ND Paris"La qualificatiion d’ "intéressant la défense nationale" ne désigne pas nécessairement une affectation militaire. Ainsi, tous les grands sites nucléaires, qu’ils soient exploités par EDF, AREVA ou le CEA, ont été désignés "zones protégées" par arrêté ministériel.
A noter également que le tribunal compétent en premier ressort pour juger les délits d’intrusion dans une "zone protégée" est le tribunal correctionnel "en formation militaire".


Les activistes de Greenpeace exposent la Moselle au risque terroriste

Résultat de recherche d'images pour "Centrale nucléaire de Cattenom"

Qui sont les militants de Greenpeace médiatisés en France ? 
L'ONG pointe les "élus du nucléaire", nommant Jean-Michel Baylet (président du Parti radical de gauche et sénateur du Tarn-et-Garonne), Patrice Prat (député du Gard), François Brottes (député de l’Isère), Christian et Delphine Bataille (respectivement député et sénatrice du Nord), Didier Guillaume (sénateur de la Drôme), Jacques Moignard (député du Tarn-et-Garonne), Michel Destot (député-maire de Grenoble), dont le successeur, Eric Piolle, n'a pas davantage d'états d'âme…
Greenpeace ne cite pas Pascal Canfin, directeur général du WWF France, qui s'engagea en politique avec Les Verts en 2001, milita pour l'association Nouvelle Donne (créée par Pierre Larrouturou), ancien député européen (2009-2012 et 2014), nommé en mai 2012 ministre délégué au Développement auprès du ministre des Affaires étrangères en France, dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault.
Jean-Vincent Placé, Emmanuelle Cosse et Barbara Pompili ont également collaboré avec François Hollande, un président socialiste qui n'est pas réputé actif en matière d'écologie et qui n'a pas fermé de centrales nucléaires comme il s'y était engagé. Ils plaidèrent pour une "écologie de compromis"...

On peut déplorer que cette démonstration médiatique festive constitue 
en fait une menace sur les populations 
proches des centrales nucléaires signalées comme accessibles aux terroristes fondamentalistes, aussi bien anti-nucléaires ou anti-libéraux et révolutionnaires qu'islamistes.

Les anciens directeurs-générauxpour la France cautionnent-ils ces actions menaçant la sécurité des Français ? 

Bruno Rebelle, vétérinaire PS, 
mis en cause dans un reportage du magazine Cash investigation du 24 janvier 2017 sur France 2 et présenté par Élise Lucet, révélant que ce militant écologiste intransigeant s'est mis au service d'un conglomérat indonésien qui procède à des abattages massifs d'arbres en Indonésie ;

Michèle Rivasi, députée européenne PS, puis EELV, 
qualifiée de "bête noire du lobby nucléaire" dans Libération, opposée au remboursement des anti-dépresseurs comme à l'augmentation annoncée du nombre de vaccins obligatoires en France : 
Résultat de recherche d'images pour "Michèle Rivasi"
le Journal international de médecine la qualifie de 'reine de l'alterscience', ciblant notamment sa proximité avec les militants anti-vaccination et son combat contre l'électrosensibilité (moniteurs d'ordinateur, les antennes-relais de la téléphonie mobile et téléphones mobiles eux-mêmes, le WiMAX (système de transmission et d'accès à Internet à haut débit), les lignes à haute tension, les transformateurs électriques, la technologie CPL, les néons, ou encore les téléphones DECT, accusés entre autres de provoquer des irrégularités cardiaques), et l'accusant de colporter des "faits alternatifs" non démontrés ;

Pascal Husting qui, avant d'être nommé au poste de directeur général de Greenpeace France, 
Résultat de recherche d'images pour "pascal Husting"
Résultat de recherche d'images pour "pascal Husting"fut étudiant d'éducation physique à l'Université de Cologne, Allemagne, enseigna dans un centre fermé pour délinquants juvéniles au Luxembourg pendant deux ans, se reconvertit dans le monde de la finance et travailla pendant cinq ans pour Grant Thornton Luxembourg, un cabinet d'audit et d'experts comptables, à compter de 1995,  intégra Greenpeace d'abord au bureau luxembourgeois en tant que directeur financier, puis à la tête du bureau dont il prit la direction générale. Il prit ensuite les rênes du bureau régional de Greenpeace en Méditerranée, qui regroupe les activités de l'organisation en Turquie, au Liban, en Israël et à Malte ;
  
et, depuis 2012, Jean-Francois Julliard
qui est un ex-journaliste entré à Reporters sans frontières en 1998 (successeur à sa tête de Robert Ménard, démissionnaire),
Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard ND Paris"Lors du passage de la flamme olympique à Paris en 2008, plusieurs grimpeurs  de RSF accrochèrent des drapeaux représentant les anneaux olympiques sous forme de menottes, symboles de la campagne de Reporters sans frontières, sur un grand nombre de monuments emblématiques de Paris : Jean-François Julliard choisit de grimper sur la cathédrale Notre-Dame pour y brandir leur drapeau.
Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard"Il se fit interpeller à Tunis et expulser de Tunisie pour avoir distribué le mensuel interdit publié par Jalal Zoghlami, leader de l'Organisation communiste révolutionnaire (section tunisienne de la Quatrième Internationale), porte-parole de la Ligue de la gauche ouvrière, membre du Front populaire, après la révolution de 2011 ?

En 1976, l’écologiste canadien Patrick Moore, un des membres fondateurs de Greenpeace, se prononça en faveur de l’emploi de l’énergie nucléaire après s’y être opposé. Selon lui, elle est indispensable pour réduire l’utilisation des combustibles fossiles et l’émission des gaz à effet de serre.

Y voyez-vous un signalement de la centrale nucléaire de Cattenom par Greenpeace à Daech?

dimanche 2 avril 2017

Présidentielle : le SNJ prend parti contre les droites, en bloc

Le Syndicat National des Journalistes dénonce le "jeu dangereux" des camps Le Pen et Fillon 

La presse outrageusement pro-Macron se fait conspuer pour son parti-pris

Résultat de recherche d'images pour "SNJ"
En février 2017, un journaliste avait fait l'expérience de l'impopularité de la profession. Accusé de favoritisme pro-Macron, il s'était fait sortir lors d'un déplacement de Marine Le Pen. Ça aurait pu être Leïla Latrous (BFMTV) ou Elise Lucet (France2), journalistes militantes et frontales, les exemples d'agressions verbales et de harcèlements physiques ne manquant pas, qu'ils appartiennent au privé ou au public ne fait pas de différence, quand seuls, pourtant, les acteurs politiques élus sont légitimes. 
Or, justement, le journaliste travaillait pour l'émission Quotidien, sur la chaîne TMC, succursale du groupe BFM de Patrick Drahi et le mauvais quart d'heure qu'il passa n'était pas injustifié, tant cette chaîne privée est offensive ou protectrice selon l'appartenance politique des "invités" à se faire cajoler ou maltraiter. Voyez le comportement de Fabienne Sintès (France 2), bécasse incapable de respecter un horaire mais qui regarde de trois-quart les acteurs politique de droite et n'hésite pas à détourner ostensiblement son regard d'autres invités, tel Florian Philippot (FN), pour afficher son hostilité en décodé, bien qu'elle soit salariée sur la redevance audiovisuelle due au service public quelle que soit sa préférence politique. 

Organisation dominante et partisane de la profession, le Syndicat national des journalistes (SNJ) a dénoncé, globalement, samedi le "jeu dangereux", selon lui, des équipes de Marine Le Pen et de François Fillon, à l'encontre des media arrogants qui voudraient se faire passer pour innocents, sans défense, ni sentiment de culpabilité, jamais. Le SNJ se positionne donc clairement et définitivement en groupe de pression opposé à la droite quelle qu'elle soit, mais qui blanchit Mélenchon de ses insultes visant la profession dans son intégralité. 
Nul, hormis le SNJ, n'a oublié comment le "nauséabond" meneur d'extrême gauche avait réduit, le 21 mars 2010, un étudiant en journalisme à Sciences Po pour l'émission "C à vous" de France 5 à une "petite cervelle", exemple de "refoulé politique de la petite bourgeoisie" et de sa "sale corporation de voyeuristes" sans indigner Mme D. Pradalié :

et un confrère traité de "sale con"... Pas moins !



L'offensive du SNJ est donc particulièrement indécente,
mais représentative des libertés que prend la corporation avec sa propre déontologie professionnelle.
Les journalistes engagés ont-ils des droits supérieurs que se refusent les élus respectueux, quant à eux, du peuple et de l'Homme, fût-il politique, libéral et non libertaire ?

Autre petit cadeau aux idéologues du  SNJ, pour les aider à approfondir leur jugement : 

En montant en première ligne de la campagne à découvert, quel autre syndicat se permettrait cet intolérable sectarisme ?

Il faut être le SNJ pour être assuré de l'impunité tout en brisant les liens de la déontologie. C'est à une action de groupe auquel nous assistons, un coup de force médiatico-politique que le CSA ne pourra feindre longtemps de ne pas entendre.

"Tous ensemble, tous ensemble !", ce "collectif" de journalistes sectaires s'est réuni en comité national vendredi et samedi, et il "dénonce le jeu dangereux de certains [sic] candidats à l'élection présidentielle et proches de ces candidats, qui s'en prennent aux médias et aux journalistes, comme responsables de tous leurs maux". 

Attaquer les élus est un sport de la gauche radicale.
"Attaquer les journalistes, c'est agresser la démocratie", estime le SNJ qui prétend mieux que les élus porter la voix du peuple et bien qu'il ne soit pas évident que ses partis-pris grandissent la démocratie. Le SNJ se livre ainsi à une attaque classique parmi les usurpateurs du "pouvoir d'informer" - lequel ne leur crée aucun devoir - pointant sans vergogne les dénonciateurs des ingérences de certains media dans le débat. 

La secrétaire générale du SNJ, Dominique Pradalié, est montée au créneau, précisant que ces attaques venaient "de droite et d'extrême droite", de "Fillon et son entourage, et du Front national". Une attaque nominale.

Rédactrice en chef à France Télévisions (à France 2, comme vous l'avez deviné, et aussi qu'elle protège Elise Lucet), qui paraît avoir largement dépassé l'âge de la retraite, Dominique Pradalié a notamment exploité un incident datant de février, au cours duquel un journaliste de l'émission Quotidien (TMC) avait été évacué sans ménagement lors d'un déplacement de Marine Le Pen, alors qu'il prétendait lui imposer un questionnement sur l'affaire des assistants parlementaires européens. L'affaire n'est-elle pas pourtant entre les mains de qui de droit ? 

Le SNJ est du côté des inquisiteurs
En février, le syndicat totalitaire s'était déjà posé en juge. Il s'était cru dans son droit d'appeler - sur un ton blessant - François Fillon, le candidat qui menace leur favori, et ses soutiens, à "se ressaisir", suite au refus du candidat LR de subir les agressions des media. 

En février, François Fillon avait pointé les media qui ont dépassé les limites, leur reprochant d'avoir "trop fait" pour le "lyncher" et l'"assassiner politiquement" en diffusant des jugements à charge du Canard enchaîné - journal plus anarchiste que satirique - sur de présumés emplois fictifs de sa femme, laissant à la justice la charge de la preuve...
Lors d'une réunion publique du candidat LR, les Français présents n'avaient pas résisté à l'opportunité de conspuer les journalistes de la salle, suivant avec satisfaction l'exemple d'un autre ex-premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. 

Les réseaux du SNJ se croient-ils appréciés de l'opinion ?

Résultat de recherche d'images pour "SNJ"Resté impavide aux multiples manifestations de l'irrespect du candidat des communistes de "La France insoumise" pour la corporation traînée dans la boue de son propre caniveau, Reporters sans frontières s'était joint au même tir ciblé de février, s'indignant à l'unisson des "attaques ciblées" contre les journalistes de la part de responsables politiques français et déplorant un "climat nauséabond" auquel la presse nie avoir abondamment contribué par un usage immodéré de ses boules puantes. Les pompiers incendiaires n'ont aucune faculté d'introspection. Que penser, dès lors, de leur aptitude au décryptage ?...

Dans son communiqué, les journalistes anti-capitalistes et altermondialistes (soutiens des faucheurs volontaires et des "sans-papiers", comme des migrants illégaux) du SNJ qui noyautent les rédactions dès leur sortie des ESJ, appellent par ailleurs "à un grand débat public sur l'information et le secteur des media, militent pour une éthique commune à toute la profession, la reconnaissance juridique des équipes rédactionnelles, la refonte des aides à la presse (tout en imposant  une double peine au lecteur qui est taxé sur les produits à la vente des annonceurs publicitaires et sur les articles de presse avides  - y compris "avec l'AFP" - , [soi-disant] nécessaires pour favoriser le pluralisme et lutter contre la concentration des media [un réel problème, en effet, pour ceux qui s'en préoccupent, même tardivement]".

E
n revanche, le "secret des sources" et donc les fuites suspectes dans la presse - qui ne sont pas au nombre des revendications - arrangent toujours autant ces vertueux...
Résultat de recherche d'images pour "SNJ"A noter que le SNJ est membre de l'Union syndicale Solidaires dans la mouvance de SUD (pour 'Solidaires, Unitaires, Démocratiques') désigne une partie de ces syndicats nationaux et fédérations membres ; d'autres structures membres ont choisi une autre dénomination mais sont membres de Solidaires de la même manière, mais ne fait pas partie des cinq confédérations de syndicats de salariés français du secteur privé (CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, CGT-FO) bénéficiant d'une présomption irréfragable de représentativité.Sont adhérents à SUD: SUD AFP (Agence France-Presse) SUD France 3 SUD Nice-MatinSUD Presse-Océan (Groupe Ouest-France)SUD Radio France et SNJ RFI

samedi 26 décembre 2015

Une journaliste de L'Obs se rend indésirable en Chine

La Française, accusée de soutenir le terrorisme, est expulsée par la Chine 

Parti-pris de la presse: la Chine a confirmé l'expulsion de la correspondante de L'Obs à Pékin. 


Ursula Gauthier est accusée de "défendre de manière flagrante des actes terroristesd'une minorité musulmane chinoise, les Ouïgours, dans un article qui accuse la politique répressive du régime. 
Cette correspondante  française de l'hebdomadaire L'Obs à Pékin a dépassé les bornes, car cette sanction est une première en trois ans, depuis l'expulsion en 2012 de Melissa Chan, qui travaillait pour la chaîne de télévision Al Jazeera. La Française va être expulsée de Chine au 31 décembre, après six ans en poste dans la capitale chinoise.

La Chine a demandé des excuses publiques de la journaliste, mais elle a refusé, les qualifiant d'"impensables", et la carte de presse et le visa d'Ursula Gauthier n'ont pas été renouvelés pour l'année 2016.

Un article qui relate la répression de Pékin sur une minorité musulmane

L'article mis en cause - intitulé "Après les attentats, la solidarité de la Chine n'est pas sans arrière-pensées"- se penchait sur la réaction de Pékin après les assassinats islamistes de masse du 13 novembre à Paris. Après avoir vivement condamné ces attentats, la Chine a logiquement appelé en retour  à la réciprocité internationale dans sa propre lutte contre le terrorisme, à savoir "l'écrasement sans merci de la minorité musulmane Ouïgour", selon la journaliste. Le 2 novembre 2015, en Chine pour préparer la COP21 de Paris, Hollande n'avait-il pas exhorté la Chine à influencer les pays hésitants ?

Ursula Gauthier juge répressives les mesures et la politique "antiterroriste" des autorités chinoises au Xinjiang, région en proie depuis deux ans à une recrudescence de violences des OuïgoursSelon cette grand reporter, la minorité musulmane turcophone subirait sans raisons des discriminations ethniques, culturelles et religieuses grandissantes. On sait pourtant qu'à l'évidence le monde musulman est en effervescence partout dans le monde. Les "printemps arabes" au Proche Orient que l'on a présentée comme des révoltes sociales, populaires et spontanées, sont apparues dirigées par les Frères musulmans, encore en juillet 2015 en Egypte.   La Russie rencontre les mêmes difficultés avec ses populations musulmanes, dont les Sunnites Tatares et  Tchétchènes. 
En septembre, des habitants se sont rebellés, soit-disant poussés à bout par un rappel aux règles communautaires mais qualifié de répression, "probablement pour venger un abus, une injustice," raconte la journaliste : l'attaque a fait une cinquantaine de morts et Pékin a souligné le caractère terroriste de cette attaque, mais la presse occidentale veut y voir une montée de l’exaspération des minorités, tandis que la Chine est déterminée à juguler la révolte sunnite.

Ingérence d'alliés objectifs des musulmans sunnites  

Le président chinois Xi Jinping a été reçu par F.Hollande 
le 26 mars à l’Élysée, avec tous les honneurs...
Au ministère français des Affaires étrangères, on a déclaré "regretter" que le visa de la journaliste ne soit pas renouvelé. "La France rappelle l'importance que les journalistes puissent exercer leur métier partout dans le monde", sans contrôle, a souligné le ministère dans un communiqué, tandis que Fabius est dans la nature. 
Par ailleurs, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français indique: "Nous sommes attentifs à la situation de Mme Ursula Gauthier. Nous espérons qu'une solution satisfaisante pour toutes les parties puisse être rapidement trouvée." Des paroles pour ne rien dire: Fabius compte-t-il ré-infiltrer Ursula ? 

L'hebdomadaire L'Obs a de son côté dénoncé "une atteinte inacceptable à la liberté d'informer." Dans une tentative à peine voilée de mobilisation de la presse internationale,  son directeur Matthieu Croissandeau a même estimé que l'expulsion de sa journaliste est "un avertissement lancé par le pouvoir chinois à tous les reporters étrangers basés à Pékin".

U. Gauthier serait le sujet depuis un mois de "virulentes attaques de la part de media d'Etat et d'officiels", selon l'hebdo subventionné par l'Etat français, à la suite de son article publié le 18 novembre dernier sur la politique décrite comme répressive à l'égard de la majorité musulmane de l'ouest de la Chine. La majorité russophone d'Ukraine ne bénéficie pas de la même sollicitude de la presse libérale française... Ursula Gauthier a reçu le soutien de Reporters sans frontières, ONG internationale, en réalité supranationale, de défense de la liberté de la presse.

La journaliste n'en est pas à son coup d'essai
Qualifiée de sinologue parce qu'elle a été assistante de français en Chine où elle a appris le mandarin, U. Gauthier publia Le Volcan chinois (1998), ouvrage sur la Chine post-maoïste, outre des livres sur l’exclusion avec Xavier Emmanuelli ou sur la politique avec Bertrand Delanoë. Par ailleurs, elle doute fortement de la perspective d'une Chine première puissance au XXIe siècle: contre les nouveaux riches à la tête de fortunes colossales, "la révolte gronde de toutes parts". En France aussi, pour des motifs également sociaux et de discrimination des bénéficiaires d'un emploi. 

La presse française n'a pas le respect des pays d'accueil
Hollande en Chine a-t-il évoqué les droits de l'Homme
et la liberté d'expression ?
"Pékin démontre son rêve de mettre au pas les journalistes étrangers comme les reporters chinois", a accusé sur Twitter le secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire, un ex- de l'hebdomadaire  Point et, comme la compagne d'Olivier Besancenot, ex-directeur de collection de Flammarion qui appartient au groupe Madrigall, holding éditoriale française, qui cumule plusieurs maisons d’édition et sociétés de distribution dont Gallimard, Denoël ou Casterman.
"La France doit réagir plus fortement", insiste Deloire.
La journaliste a été convoquée trois fois au département du ministère des Affaires étrangères chargé des médias étrangers. "Après la mise au pas générale de la presse chinoise" depuis l'arrivée au pouvoir du président Xi Jinping, Pékin entend avec cette expulsion "intimider les correspondants étrangers, notamment sur les questions concernant les minorités, particulièrement au Tibet et au Xinjiang", estime Ursula Gauthier.

Les journalistes étrangers en Chine subissent fréquemment des entraves de la part des forces de l'ordre qui les empêchent de se rendre dans certaines régions ou de rencontrer des sources sur des sujets "sensibles". Sauf que ce régime communiste inflige la même peine à ses ressortissants: les journalistes occidentaux auraient tort de croire qu'un régime totalitaire de gauche est préférable à un régime autoritaire de droite.
Les autorités françaises, en la personne de l'ambassadeur à Pékin Maurice Gourdault-Montagne, sont intervenues en vain pour tenter de faire revenir les autorités chinoises sur leur décision.
L'expulsion de journalistes, un rêve de nombre de Français, s'ils étaient véritablement un peuple souverain.

Deux journaux officiels, le Global Times (lié au Parti communiste) et le China Daily - des équivalents de Libération ou Le Monde pour leur attachement à la ligne officiel du pouvoir - ont publié des éditoriaux dans lesquels ils ont reproché à la journaliste d'user de "deux poids deux mesures" à propos du terrorisme. Comme en France où les partis et groupuscules radicaux ont leurs trolls organisés en réseaux sur Facebook et Twitter, cette virulente campagne s'est accompagnée sur de nombreux sites internet et forums de milliers de commentaires, souvent injurieux, voire menaçants, d'internautes chinois. En décembre, à la façon des responsables politiques français qui, pour donner de la consistance à leurs avis personnels, se revendiquent de l'opinion d'une majorité de Français, la porte-parole de la diplomatie chinoise avait estimé que "l'article a critiqué l'action antiterroriste de la Chine, dénigré et diffamé les politiques chinoises, provoquant la vive indignation du public chinois", a déclaré début. 
De retour en France, la sinologue de L'Obs ne devrait pas être dépaysée. Mais aura-t-elle conservé la même virulence ? 

lundi 18 avril 2011

La France bloque les trains de migrants tunisiens envoyés par l'Italie

Suspension de trains: Paris a respecté les règles européennes

Démocratie sans frontières,
Médecins sans frontières,
Reporters sans frontières,
Avocats sans frontières,
RESF,
et quoi encore ?

La France a fait suspendre la circulation des trains toute la journée de dimanche depuis la ville italienne de Vintimille vers la Côte d'Azur, alors qu'un convoi de manifestants et migrants tunisiens allait traverser la frontière, suscitant la colère de Rome.

L'Italie a "protesté formellement" auprès de Paris pour "l'interruption du trafic international", a indiqué le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, sur une télévision italienne.
Vers 17H00 GMT, la circulation entre Vintimille (Italie) et Menton (France) a été rétablie. Selon le ministère français de l'Intérieur, elle avait été suspendue "à la demande du préfet des Alpes-Maritimes, en raison des risques de trouble manifeste à l'ordre public" que faisait courir une manifestation de militants et de migrants tunisiens.
Les droits de l'homme sont non seulement galvaudés, mais détournés, voire vidés de leur sens, comme peu l'être le mot "dignité" du train dit de la dignité. Quant aux militants de No Border, ce ne sont pas des enfants de choeur: lien PaSiDupes
En 2004, le réseau No Border a organisé la première journée internationale d'action « Europe sans frontières » pour la régularisation des « sans-papiers », l'ouverture des frontières : lien PaSiDupes
En juin 2009, le réseau No Border a organisé un camp à Calais : lien PaSiDupes

VOIR et ENTENDRE une scène de révolte et de dégradations par de jeunes Tunisiens hébergés et retenus à Lampedusa début avril:

Les travailleurs humanitaires ont essayé de rétablir le calme, mais le soulèvement a explosé dans l'après-midi, malgré la promesse qu'ils pourraient partir le jour même. Les jeunes clandestins ont mis le feu aux matelas mis à leur disposition. « Dans mon pays - s'est plaint l'un d'eux - il nous a fallu quelques jours pour se débarrasser de Ben Ali, nous sommes venus ici pour retrouver notre liberté et pourtant on nous garde enfermés dans une maison et on nous dit chaque jour que nous partirons le lendemain."

"Je peux comprendre que 300 alternatifs suscitent des préoccupations", mais les permis accordés par l'Italie aux migrants tunisiens "sont valables et reconnus par la France", a encore opposé le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, en estimant que "l'Europe ne va nulle part si on érige des murs" entre les pays.
Il conviendrait donc que l'Italie respectât l'espace Schengen en assurant la meilleure étanchéité possible de ses frontières avec les pays non-européens.

Désinformation partisane et instrumentalisation politicienne

Laurent Joffrin (Le Nouvel Observateur) minorait le risque sur France Info ce matin
, affirmant que les migrants Tunisiens étaient seulement une soixantaine. "Les militants venus du nord de l'Italie et de Venise, étaient "entre 250 et 300" et leur manifestation n'avait été ni déclarée, ni autorisée, selon le ministère français", rapporte en revanche l'agence de presse française, également ce matin.

Plus d'activistes que de migrants

Deux perturbateurs sur trois, soit environ 200, sont des militants des droits de l'homme, des Français et beaucoup d'Italiens. Ils avaient pris place à Gênes à bord d'un "train de la dignité" devant faire passer des migrants tunisiens jusqu'à Nice (sud-est de la France). Ces passeurs avaient annoncé vouloir "défier les blocages gouvernementaux pour ouvrir les frontières , garantir le libre accès au territoire européen, et rappeler qu'aucun être humain n'est illégal ".

VOIR et ENTENDRE un reportage Nice-Matin dimanche:


Des extrémistes de gauche font monter l'audience de l'extrême droite

Cette action autoritaire s'est déroulée au mépris de la majorité des Français

Les gauchistes se sont regroupés en cortège, aux côtés de nombreux immigrés tunisiens (seulement 60, selon Laurent Mouchard, aka. Joffrin), pour crier leur colère ! Scandant "liberté", "liberté", ils ont tenté de se rendre au consulat de France mais en ont été empêchés par des carabiniers. Les activistes ont alors décidé d'occuper les voies. "Nous sommes tous des clandestins!", ont crié en boucle les militants.
Les gauchistes soutiennent les partisans du 'dictateur' Ben Ali
Majouri, 28 ans, un pêcheur tunisien originaire de Sfax, tenait fièrement une banderole. Arrivé il y a un mois à Lampedusa (sud de l'Italie), il a à son actif trois tentatives d'incursion en France, deux à pied et une en train, mais cette fois, il est muni de documents délivrés par les autorités italiennes. "Je ne pensais pas que ça serait bloqué pour aller en France. Je ne comprends pas", soupire-t-il.

"On finira par y arriver !", lui lance son ami Rabir, en sortant son "titre de voyage pour les étrangers", un livret flambant neuf en carton vert foncé, délivré par la République italienne et un permis de séjour sous forme de carte électronique orangée.

Rome a en effet facilité la traversée de l'Italie en décidant d'octroyer des permis de séjour de six mois aux plus de 20.000 Tunisiens arrivés sur ses côtes depuis janvier, pour qu'ils puissent rejoindre "amis et parents" en France et ailleurs en Europe. Selon les media italiens, au bas mot, une vingtaine de Tunisiens ont passé avec succès les contrôles frontaliers vers la France depuis samedi.

Paris s'est irrité de cette initiative, exigeant que les migrants possèdent aussi un passeport et des ressources suffisantes.
"Cette frontière devrait être ouverte, c'est un déni de démocratie", proteste Neva, d'un bureau d'aide aux étrangers à Bologne (nord-est), qui n'envisage pas un instant de recueillir cette main d'oeuvre que l'on dit tellement convoitée.

La décision de la France a respecté les règles européennes

C'est la conclusion d'une analyse faite lundi par la Commission européenne.

Les autorités françaises ont expliqué les motivations de leur décision à la Commission qui va les analyser, mais selon les premières indications, les règles de Schengen ont été respectées, a indiqué un membre des services de la Commission.

La mesure a été "temporaire" et "n'a pas été au delà du strict nécessaire", a-t-il estimé. Il s'est agi d'une "mesure ponctuelle de gestion du trafic ferroviaire" pendant six heures, a-t-il précisé.

Lundi, évoquant le sommet entre Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi prévu le 26 avril à Rome, M. Frattini a estimé qu' "une ombre" plane sur les relations franco-italiennes, dont "il faudra ressortir en réaffirmant la volonté de l'Italie et de la France de travailler ensemble, en tant que pays fondateurs de l'Union européenne", dans un entretien à La Repubblica.

Et inversement ?