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dimanche 2 avril 2017

Présidentielle : le SNJ prend parti contre les droites, en bloc

Le Syndicat National des Journalistes dénonce le "jeu dangereux" des camps Le Pen et Fillon 

La presse outrageusement pro-Macron se fait conspuer pour son parti-pris

Résultat de recherche d'images pour "SNJ"
En février 2017, un journaliste avait fait l'expérience de l'impopularité de la profession. Accusé de favoritisme pro-Macron, il s'était fait sortir lors d'un déplacement de Marine Le Pen. Ça aurait pu être Leïla Latrous (BFMTV) ou Elise Lucet (France2), journalistes militantes et frontales, les exemples d'agressions verbales et de harcèlements physiques ne manquant pas, qu'ils appartiennent au privé ou au public ne fait pas de différence, quand seuls, pourtant, les acteurs politiques élus sont légitimes. 
Or, justement, le journaliste travaillait pour l'émission Quotidien, sur la chaîne TMC, succursale du groupe BFM de Patrick Drahi et le mauvais quart d'heure qu'il passa n'était pas injustifié, tant cette chaîne privée est offensive ou protectrice selon l'appartenance politique des "invités" à se faire cajoler ou maltraiter. Voyez le comportement de Fabienne Sintès (France 2), bécasse incapable de respecter un horaire mais qui regarde de trois-quart les acteurs politique de droite et n'hésite pas à détourner ostensiblement son regard d'autres invités, tel Florian Philippot (FN), pour afficher son hostilité en décodé, bien qu'elle soit salariée sur la redevance audiovisuelle due au service public quelle que soit sa préférence politique. 

Organisation dominante et partisane de la profession, le Syndicat national des journalistes (SNJ) a dénoncé, globalement, samedi le "jeu dangereux", selon lui, des équipes de Marine Le Pen et de François Fillon, à l'encontre des media arrogants qui voudraient se faire passer pour innocents, sans défense, ni sentiment de culpabilité, jamais. Le SNJ se positionne donc clairement et définitivement en groupe de pression opposé à la droite quelle qu'elle soit, mais qui blanchit Mélenchon de ses insultes visant la profession dans son intégralité. 
Nul, hormis le SNJ, n'a oublié comment le "nauséabond" meneur d'extrême gauche avait réduit, le 21 mars 2010, un étudiant en journalisme à Sciences Po pour l'émission "C à vous" de France 5 à une "petite cervelle", exemple de "refoulé politique de la petite bourgeoisie" et de sa "sale corporation de voyeuristes" sans indigner Mme D. Pradalié :

et un confrère traité de "sale con"... Pas moins !



L'offensive du SNJ est donc particulièrement indécente,
mais représentative des libertés que prend la corporation avec sa propre déontologie professionnelle.
Les journalistes engagés ont-ils des droits supérieurs que se refusent les élus respectueux, quant à eux, du peuple et de l'Homme, fût-il politique, libéral et non libertaire ?

Autre petit cadeau aux idéologues du  SNJ, pour les aider à approfondir leur jugement : 

En montant en première ligne de la campagne à découvert, quel autre syndicat se permettrait cet intolérable sectarisme ?

Il faut être le SNJ pour être assuré de l'impunité tout en brisant les liens de la déontologie. C'est à une action de groupe auquel nous assistons, un coup de force médiatico-politique que le CSA ne pourra feindre longtemps de ne pas entendre.

"Tous ensemble, tous ensemble !", ce "collectif" de journalistes sectaires s'est réuni en comité national vendredi et samedi, et il "dénonce le jeu dangereux de certains [sic] candidats à l'élection présidentielle et proches de ces candidats, qui s'en prennent aux médias et aux journalistes, comme responsables de tous leurs maux". 

Attaquer les élus est un sport de la gauche radicale.
"Attaquer les journalistes, c'est agresser la démocratie", estime le SNJ qui prétend mieux que les élus porter la voix du peuple et bien qu'il ne soit pas évident que ses partis-pris grandissent la démocratie. Le SNJ se livre ainsi à une attaque classique parmi les usurpateurs du "pouvoir d'informer" - lequel ne leur crée aucun devoir - pointant sans vergogne les dénonciateurs des ingérences de certains media dans le débat. 

La secrétaire générale du SNJ, Dominique Pradalié, est montée au créneau, précisant que ces attaques venaient "de droite et d'extrême droite", de "Fillon et son entourage, et du Front national". Une attaque nominale.

Rédactrice en chef à France Télévisions (à France 2, comme vous l'avez deviné, et aussi qu'elle protège Elise Lucet), qui paraît avoir largement dépassé l'âge de la retraite, Dominique Pradalié a notamment exploité un incident datant de février, au cours duquel un journaliste de l'émission Quotidien (TMC) avait été évacué sans ménagement lors d'un déplacement de Marine Le Pen, alors qu'il prétendait lui imposer un questionnement sur l'affaire des assistants parlementaires européens. L'affaire n'est-elle pas pourtant entre les mains de qui de droit ? 

Le SNJ est du côté des inquisiteurs
En février, le syndicat totalitaire s'était déjà posé en juge. Il s'était cru dans son droit d'appeler - sur un ton blessant - François Fillon, le candidat qui menace leur favori, et ses soutiens, à "se ressaisir", suite au refus du candidat LR de subir les agressions des media. 

En février, François Fillon avait pointé les media qui ont dépassé les limites, leur reprochant d'avoir "trop fait" pour le "lyncher" et l'"assassiner politiquement" en diffusant des jugements à charge du Canard enchaîné - journal plus anarchiste que satirique - sur de présumés emplois fictifs de sa femme, laissant à la justice la charge de la preuve...
Lors d'une réunion publique du candidat LR, les Français présents n'avaient pas résisté à l'opportunité de conspuer les journalistes de la salle, suivant avec satisfaction l'exemple d'un autre ex-premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. 

Les réseaux du SNJ se croient-ils appréciés de l'opinion ?

Résultat de recherche d'images pour "SNJ"Resté impavide aux multiples manifestations de l'irrespect du candidat des communistes de "La France insoumise" pour la corporation traînée dans la boue de son propre caniveau, Reporters sans frontières s'était joint au même tir ciblé de février, s'indignant à l'unisson des "attaques ciblées" contre les journalistes de la part de responsables politiques français et déplorant un "climat nauséabond" auquel la presse nie avoir abondamment contribué par un usage immodéré de ses boules puantes. Les pompiers incendiaires n'ont aucune faculté d'introspection. Que penser, dès lors, de leur aptitude au décryptage ?...

Dans son communiqué, les journalistes anti-capitalistes et altermondialistes (soutiens des faucheurs volontaires et des "sans-papiers", comme des migrants illégaux) du SNJ qui noyautent les rédactions dès leur sortie des ESJ, appellent par ailleurs "à un grand débat public sur l'information et le secteur des media, militent pour une éthique commune à toute la profession, la reconnaissance juridique des équipes rédactionnelles, la refonte des aides à la presse (tout en imposant  une double peine au lecteur qui est taxé sur les produits à la vente des annonceurs publicitaires et sur les articles de presse avides  - y compris "avec l'AFP" - , [soi-disant] nécessaires pour favoriser le pluralisme et lutter contre la concentration des media [un réel problème, en effet, pour ceux qui s'en préoccupent, même tardivement]".

E
n revanche, le "secret des sources" et donc les fuites suspectes dans la presse - qui ne sont pas au nombre des revendications - arrangent toujours autant ces vertueux...
Résultat de recherche d'images pour "SNJ"A noter que le SNJ est membre de l'Union syndicale Solidaires dans la mouvance de SUD (pour 'Solidaires, Unitaires, Démocratiques') désigne une partie de ces syndicats nationaux et fédérations membres ; d'autres structures membres ont choisi une autre dénomination mais sont membres de Solidaires de la même manière, mais ne fait pas partie des cinq confédérations de syndicats de salariés français du secteur privé (CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, CGT-FO) bénéficiant d'une présomption irréfragable de représentativité.Sont adhérents à SUD: SUD AFP (Agence France-Presse) SUD France 3 SUD Nice-MatinSUD Presse-Océan (Groupe Ouest-France)SUD Radio France et SNJ RFI

mardi 21 mars 2017

Fillon maltraité par les media, selon une nette majorité de Français

57% des Français constatent que Fillon est la cible du parti-pris des media 

Une majorité de Français estime que François Fillon et Marine Le Pen subissent un parti-pris plutôt négatif de la part des media
,
confirme une enquête Harris Interactive pour la Fondapol (Fondation pour l’Innovation Politique) consacrée à la perception de la place et du rôle des media dans la campagne présidentielle, publiée ce lundi 21

Pour 46% des Français, Emmanuel Macron bénéficie d’un parti-pris plutôt positif de la presse. Elle est en effet aux mains d'hommes d'affaires notoirement de gauche et essentiellement socialistes.
A l'inverse, ils sont 15% à le penser pour Marine Le Pen et 11% pour François Fillon. 

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Une majorité de Français estime que François Fillon et Marine Le Pen subissent un parti-pris plutôt négatif de la part des groupes de presse. 

Résultat de recherche d'images pour "LA mafia du 4e pouvoir"
On remarque A. Genton et JJ. Bertolus
Pour 57% des sondés, le candidat de la droite et du centre a été maltraité par la presse à la faveur du 'Penelope Gate' provoqué par le Canard enchaîné, journal anarchiste. 

Image associéeLes personnes interrogées sont très sévères estimant que la campagne présidentielle est d’ores et déjà " ratée" (82%). 

Pour 78% des Français, du fait de l'ingérence des juges, la campagne "ne permet pas de débattre des solutions aux problèmes rencontrés par la France".

Alors que plus des deux tiers des Français indiquent s’intéresser à la campagne présidentielle, ils pensent que la campagne n’est pas intéressante, la faute en incomberait davantage aux candidats (52%) qu’aux media (29%).
Pourtant, 24% des Français déclarent à ce stade que la campagne présidentielle a fait évoluer leur choix initial (du vote vers le non-vote, du non-vote vers le vote, ou bien du choix d’un candidat vers celui d’un autre candidat).

Mais, pour 72% de la population, la campagne ne fait pas évoluer pour le moment les choix initiaux. Ainsi, 38% des Français déclarent qu’ils avaient pris leur décision avant la campagne et que celle-ci ne l’a pas fait évoluer.

De l’autre côté, 34% des individus demeurent indécis, et la campagne ne les a pas aidés, pour le moment à faire un choix : 23% estiment qu’ils vont probablement voter, mais ne savent pas pour quel candidat, et 11% disent ne pas savoir s’ils vont voter ou s’abstenir.

L’enquête a été confiée à l’institut Harris Interactive. Le questionnaire a été administré en ligne du 16 au 17 mars 2017, auprès d’un échantillon de 1.766 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e). 

vendredi 10 février 2017

'Envoyé spécial', France 2: les méthodes de voyou de la presse toute-puissante, notamment dans l'affaire Penelope

Connivences, intrusions, secret des sources, abattement fiscal, etc : tout est bon, de part et d'autre, impunément

Jeanne Behre-Robinson ou Rachida Dati sait ce que veut dire Elise Lucet se targuant d'être la "femme la plus crainte" de la pègre journalistique


Elue à Angers, la jeune femme est plongée malgré elle au cœur de "l’affaire Penelope".

Adjointe au maire d’Angers et ancienne assistante parlementaire du suppléant de François Fillon, Marc Joulaud, en 2005, Jeanne Behre-Robinson a confié son traumatisme au Courrier de l'Ouest après s’être retrouvée plongée au cœur du 'Penelopegate' dès le premier skud du Canard enchaîné.

Les jours suivants la parution de l'enquête du journal anarchiste, l'élue a été harcelée par de nombreux media, dont les journalistes d'Envoyé spécial, salariés du service public de France 2. A chaque fois, elle a répondu qu'elle ne souhaitait pas répondre.
Dans une séquence du magazine de France 2 présenté par Elise Lucet, on la voit en effet qui s'oppose à l'insistance d'un journaliste qui lui barre la route, alors qu'elle s'apprête à rentrer en voiture à son domicile. Elle raconte :
"Ils sont arrivés le samedi matin. Ils ont planqué devant chez moi, suivi mon compagnon. Ma fille était avec moi quand ils m’ont filmée. Elle a été super mais il a fallu que je lui explique. Je suis remontée dans la voiture, j’avais le genou qui tremblait. Ils ne le montrent pas mais ils ont ouvert la portière. Je suis sortie parce qu’ils ne me laissaient pas partir. J’ai vraiment eu l’impression d’être mise en accusation, alors que moi je n’avais rien à dire, en tout cas pas dans ces conditions-là ".
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a pourtant déjà rappelé l'émission à l'ordre et au respect en janvier 2014, pour manquements déontologiques prévus à l’article 35 du cahier des charges de la chaîne. Cette impuissance à se faire respecter plaide pour la démission de son président, Olivier Schrameck, ou la suppression d'une instance bien mal qualifiée d' "autorité".

Elise Lucet est "l'intervieweuse la plus redoutée du PAF". Rigoureuse et tenace, pour les uns, mais bras armé d'une équipe d'activistes du 'milieu' de la presse. Élise Lucet ne recule devant rien pour faire démontrer qu'une femme peut être un mec. Mais, si son désormais culte "Bonjour, Élise Lucet, France 2" est craint de la sphère politique, essentiellement d'opposition, et des grands patrons, ses méthodes d'investigation ne font pas toujours l'unanimité, tant elles rappellent les plus décriées de la police. Aux attaques sournoises de la meute Aphatie-Bronstein-Birenbaum-Sintès ou aux partis-pris vachards de Patrick Cohen et Thomas Legrand, Lucet préfère le rentre-dedans, mâchoire prognathe en avant et dents en surnombre.

Facile de lui reprocher d'être trop directe, trop franche, trop agressive, puisque c'est le rôle qui lui est alloué et qui l'a faite émerger du nombre. Voilà entre autres, ce que l'on reproche à la journaliste, qui a déjà plus d'une fois frôlé la censure, mais bénéficié de la protection syndicale. L'exemple le plus récent reste un numéro d'Envoyé Spécial consacré à l'affaire Bygmalion en septembre 2016. Les grands acteurs du sujet avaient alors considéré légitime de faire interdire la diffusion de l'enquête à charge. S'en est suivi, un long bras de fer médiatisé entre le gang du magazine et la direction de France Télévisions. Les premiers ont finalement obtenu gain de cause. La pression du SNJ y est-elle étrangère ? L'activisme des journalistes ne peut perdurer qu'avec cette couverture des syndicats, une prise en otage qui appelle l'alternance. 

VOIR et ENTENDRE la journaliste Elise Lucet se charger elle-même du harcèlement public et en meute de l'ancienne ministre Rachida Dati 

VOIR et ENTENDRE aussi le droit de réponse de Rachida Dati :

Jeanne Robinson-Behre a exprimé son "respect" pour Penelope Fillon

Elle précise "n'avoir pas travaillé avec elle", mais souligne que cela "ne veut pas dire qu'elle ne travaillait pas". Interrogée sur la personnalité de l'épouse du candidat des Républicains, Jeanne Robinson-Behre l'a décrite comme "quelqu'un d'effacé mais charmant" pour qui elle "a beaucoup de respect". "Quelqu'un de très gentil, de très humain, très serviable", a ajouté élue d'Angers. 

"Je la croisais à Sablé et à Paris. (...) Elle venait surtout quand il (François Fillon) n'était pas là". "Directement", a-t-elle précisé, "je n'ai pas travaillé avec elle mais  "je l'ai côtoyée (à) des réceptions, quand j'emmenais des groupes à Paris. Je la voyais mais, en même temps, vu mes fonctions, je n'avais pas à travailler avec elle non plus", a-t-elle expliqué. 

"Dans les fonctions qui étaient les miennes, auprès de Marc Joulaud, on n'était pas en connexion. On ne faisait pas la même chose". "Auprès de François Fillon, quand il n'était pas là, moi je produisais plutôt des courriers ou des choses comme ça. Et, vu la manière dont les choses étaient organisées, je n'avais pas à la croiser", a-t-elle insisté. 

Igor Mitrofanoff, était entendu vendredi après-midi à Nanterre par les policiers.
Jeanne Robinson-Behre a été auditionnée le 1er février à Angers dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs visant l'épouse du candidat. Marc Joulaud avait remplacé en juillet 2002 François Fillon, alors nommé au gouvernement, à son siège de député. Le maire de Sablé-sur-Sarthe avait employé Penelope Fillon comme assistante parlementaire, en même temps qu'une des deux plumes de François Fillon, Igor Mitrofanoff (ci-dessus), qui a été entendu par les policiers au siège de l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre le 3 février, et Jeanne Robinson-Behre.
La veille, la secrétaire particulière de François Fillon, Sylvie Fourmont, et son attachée parlementaire Anne Faguer, ont été entendues par les policiers
Le Parquet National Financier ne manque pas de personnel.

Quand Nicolas Sarkozy révéla en direct que le journaliste Karim Rissouli "fréquente assidûment" François Hollande

L'arrogance et l'impunité des journalistes ont une cause. Invité de l'émission politique de France 2, nouvelle formule présentée par David Pujadas, Lea Salame et Karim Rissouli, l'ancien président de la République n'a pas hésité à révéler la proximité du journaliste avec François Hollande:

"Je ne suis plus Président de la République depuis 5 ans.(...) Je sais que vous fréquentez assidûment François Hollande dans les 33 rendez-vous que vous avez eus, mais moi je peux vous dire..."

Une information que n'a pas démentie Karim Rissouli (France 2) lequel a préféré esquiver bravement, enchaînant comme si de rien n'était et sans démentir.
Nicolas Sarkozy faisait allusion à un livre que le journaliste a commis avec Antonin André (Europe 1) où il apparaît que le président de la République a pu dégager pour eux  assez de temps sur son agenda (dit-on surchargé) pour une trentaine de rendez-vous "secrets" avec François Hollande.
Conflit d'intérêts de journalistes qui utilisent leur carte de presse sur le service public  (ou Europe 1) pour publier à leur profit personnel.

jeudi 10 mars 2016

La presse élyséenne se mobilise contre les manifestants du 9 mars 2016 opposés à la réforme du droit du Travail

Mais une mobilisation en "demi-teinte", selon... "des éditorialistes" régionaux

La presse partisane dénigre désormais le mouvement de protestation des étudiants et salariés

Qui l'eût cru il y a quatre ans ?...
Au lendemain des manifestations contre le projet de loi de réforme du droit du travail dont Valls a accablé El Khomri, une "grande partie" des quotidiens juge jeudi que la mobilisation pour ce "premier tour de chauffe" a été en "demi-teinte", selon l'AFP, agence de presse clairement officielle, reprise par  . 
Or, ils ont été 224.000 manifestants en France à descendre dans la rue, selon la police et malgré la pluie, et entre 400.000 à 500.000 personnes, selon les sept syndicats.
"Avec quelques dizaines de milliers de manifestants dans le pays, elle a été en demi-teinte", juge Jean-Francis Pécresse, dans Les Echos, du groupe de grand luxe LVMH, propriété de Bernard Arnault, acquéreur en octobre 2015, du quotidien Le Parisien. "La pression de la rue n'est pas si forte qu'elle puisse empêcher l'exécutif de mener à bien sa réforme libérale du droit du travail", estime-t-il. "Mais, pour la gauche, le prix politique à payer en 2017 sera si élevé qu'il risque de rendre impossible ce qui n'est à présent qu'improbable: la présence de François Hollande au second tour de l'élection présidentielle."

Et, Ô surprise, Le Parisien parle d'un "premier round", tandis que, dans Midi Libre (détenu par le radical-socialiste Jean-Michel Baylet qui a délégué la gouvernance à son ex-femme et actuelle concubine du socialiste Laurent Fabius, ex-ministre des Affaires étrangères de Hollande, le temps de sa participation au gouvernement Valls), Jean-Michel Servant, donc, évoque un "premier tour de chauffe plutôt tiède", pronostiquant de surcroît qu' "il n'a aucune chance, dans l'immédiat, de faire reculer le gouvernement".

L'AFP n'est pas mécontente non plus d'écrire que, dans Le Figaro, centre droit, Yves Thréard estime que "Martine Aubry et ses amis frondeurs, Philippe Martinez et la CGT, le jeune William Martinet et l'Unef, n'avaient pas, hier, de quoi pavoiser", car, selon lui, "la mobilisation ne fut pas à la hauteur de leurs espoirs".

"La France qui se lève tôt n'a pas massivement défilé dans les rues", traduit Raymond Couraud dans L'Alsace, propriété d'une entreprise mutualiste de banque et d'assurance, le Crédit mutuel, également propriétaire du groupe Est Bourgogne Rhône Alpes (EBRA), anciennement groupe Est républicain, leader dans l'Est de la France, comprenant notamment Le Progrès (Lyon, PS) et Le Dauphiné libéré (Grenoble, PS, puis EELV).

Comme Pierre Cavret (Ouest-France, propriété de la société d'investissements Groupe Sipa-Ouest‑France, laquelle est détenue à 100 % par... une association loi 1901 et présidée par Jacques Duquesne, ancien dirigeant de La Croix, Le Point et L'Express), qui écrit, non sans ironie, que "la mobilisation n'a pas crevé les plafonds".

Dans La Croix, chrétien et progressiste, voire tiers-mondiste, Guillaume Goubert fait même mieux en pointant les jeunes. Il les met en effet ces "nouvelles générations"  en garde de ne pas "contribuer, par les manifestations du moment, à renforcer l'immobilisme" d'autant qu'"elles n'en seront pas les bénéficiaires".
Didier Rose (Dernières Nouvelles d'Alsace, DNA, qui fait partie du pôle presse du Crédit Mutuel: cf. supra) est plus protecteur et quelque peu compassionnel, évoquant cette "génération Klenex" qui "se voit stagiaire à vie". 

Elle a "un lourd passif à solder en cette fin de mandat", estime d'ailleurs Florence Chédotal (La Montagne Centre-France, détenu par les héritiers du fondateur, le socialiste Alexandre Varenne), car les nouvelles générations "ne vivront pas mieux en 2017 qu'elles ne vivaient en 2012" et "savent désormais (que) la confiance est rompue, (que) l'espoir a vécu". Le quinquennat n'est pas achevé qu'il y a de quoi se flinguer ?

Mais Bruno Dive (Sud-Ouest, deuxième quotidien régional français,  détenu à 80 % par la famille Lemoîne, accusée de monopole sur la nouvelle grande région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, dans 8 départements sur 12), estime pour sa part que "les manifestations d'hier ont connu un certain succès (qui) en annonce peut-être d'autres" et "devrait inciter le gouvernement à lâcher un peu de lest".
Quoi qu'il en soit, Jean-Louis Hervois pense dans La Charente Libre (même groupe socialiste dominant) que "cette journée de mobilisation renvoie l'image d'une gauche totalement fracturée"
Comme le souligne amèrement Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne (Groupe EBRA, cf. supra): "l''originalité politique de ce conflit" tient au fait que "les attaques viennent surtout d'une partie de la majorité" socialiste.


Et " Oui à la réforme du code du travail !" clame Le Monde en titre

"Oui à une clarification du licenciement à caractère économique : on ne peut vouloir favoriser la négociation collective, la signature d’accords d’entreprise tout en maintenant la primauté du contrat individuel ; on ne peut laisser aux seuls juges l’appréciation du caractère économique ou pas d’un licenciement. [...]
Oui au référendum auprès des salariés lorsque les postures et les doctrines syndicales (nombreux sont les représentants du personnel qui ne représentent qu’eux-mêmes) [sic] sont source de blocage et ne permettent pas de proposer aux salariés des alternatives.
Si la loi doit fixer un cadre pour éviter tout débordement, elle doit également permettre la prise en compte des souhaits des uns et des autres. [...] En ce sens la possibilité de travailler le dimanche n’est pas une hérésie !

Non, ce projet de réforme ne sera pas à lui seul créateur d’emplois.
[...] La modernisation de notre code du travail constitue un levier supplémentaire qui, adossé à d’autres mesures, doit contribuer à fluidifier le marché du travail et à une amélioration progressive du chômage endémique auquel nous sommes confrontés depuis de nombreuses années. [...]
Bien entendu, le projet présenté par le gouvernement n’est pas parfait [sic] et nécessite quelques ajustements. En particulier, le souhait de certaines organisations patronales de plafonner le montant des indemnités dans le cas d’un licenciement abusif est inapproprié et surtout choquant au vu des "parachutes dorés" que certains grands patrons peuvent percevoir sans aucun rapport à leur contribution au sein de l’entreprise. [ils sont d'ailleurs déjà plafonnés]
Pour autant, le projet susvisé est une opportunité que nous devons saisir. N’en déplaise [...] aux représentants d’organisations syndicales qui n’ont pas encore compris que nous n’étions plus dans un monde binaire, qu’il n’est plus possible de promettre à chacun qu’il fera sa carrière dans la même entreprise et dans le même métier, c’est tromper les salariés que de leur faire croire et surtout ne pas les préparer et les armer à faire face aux changements inhérents aux évolutions techniques, technologiques, organisationnelles. [on croirait une tribune de Matignon]
Si un socle commun doit être préservé, si des garde-fous doivent être prévus pour éviter la perte complète de notre modèle social, néanmoins nous devons faire preuve d’agilité et de souplesse pour être plus efficace[s] et lutter contre ce mal qui ronge notre société. 
Ne nous comportons pas comme des dinosaures, car comme eux nous risquons de disparaître."
Si la presse et ses chroniqueurs sont libres et indépendants, ils le cachent bien...


Entre 224.000 et 500.000 manifestants contre la loi Travail dans toute la France

Le point de vue est toutefois radicalement différent de ses confrères dans L'Humanité, où Patrick Apel-Muller se félicite notamment du fait que les "jeunes (...) ont fait d'un premier rendez-vous de mobilisation contre la loi de régression sociale un succès remarquable". Il constitue, selon lui, un "précieux atout pour les autres temps forts qui s'annoncent les 17 et 31 mars".


Dans la seule capitale, 100.000 personnes ont défilé à Paris, selon la CGT et francetvinfo.fr. Elles étaient entre 27.000 et 29.000 personnes, selon la préfecture.  
En province. Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, 195.000 personnes ont pris part à 175 rassemblements et défilés en province.