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jeudi 21 septembre 2017

Macron annonce la fin de toute complaisance en cas de violence dans la rue

Macron n'aura pas l'indulgence de Hollande pour les syndicats ?

Emmanuel Macron prend les devants, à la veille d‘une nouvelle journée de mobilisation contre sa réforme du droit du Travail

Le président a mis en garde les organisateursil n‘y aura aucune complaisance de l'Etat à l’égard de toute forme de violence dans la rue.
"Je respecte profondément tous celles et ceux qui expriment des désaccords", a-t-il assuré en préambule à sa menacemercredi soir, au cours d'une déclaration à la presse, en marge de l‘Assemblée générale de l‘ONU, à New York, alimentant la critique qui lui est faite à chaque fois qu'il aborde la politique intérieure depuis l'étranger en dépit de sa promesse de revenir à des pratiques plus saines. 

"Nous veillons que [en français d'un lauréat du concours général de français?] tous les désaccords dans notre pays puissent être exprimés de manière constitutionnelle", a-t-il souligné. 
"Je considère pour ma part que l‘action sur laquelle le gouvernement s‘est engagée est conforme aux engagements que j‘ai pu prendre".

Je souhaite qu‘il y ait le plus grand calme dans les jours qui viennent et il n‘y aura à l’égard de toute forme de violence et d‘extrémisme dans la rue aucune complaisance", a prévenu Emmanuel Macron. "Et je ne veux en rien confondre des activistes violents avec des femmes et des hommes qui expriment un désaccord légitime sur le projet du gouvernement". 
A noter qu'un "projet" de loi ne peut être que gouvernemental : si le Parlement était à l'origine, ce serait une "proposition"...

Une attaque des syndicats et partis de lutte 


La CGT et Solidaires appellent en effet à descendre 
dans la rue, ce jeudi 21 septembre, 
une semaine après une première manifestation contre la réforme, et deux jours avant le défilé de La France insoumise à Paris contre le "coup d‘Etat social".


La première journée de mobilisation 
contre ce texte phare du début du quinquennat d‘Emmanuel Macron - le 12 septembre - avait été émaillée d‘incidents, notamment à Paris et à Nantes, deux villes socialistes.

L
e 1er septembre, le président du groupe "Nouvelle Gauche" à l'Assemblée, Olivier Faure, avait annoncé que le Parti socialiste ne participerait pas aux rassemblements du 12 (ni du 23), mais... 

Quant au candidat fossoyeur du PS...

Et le socialiste Luc Carvounas, un proche de Claude Bartolone, qui, lors du conflit sur la loi El Khomri, dénonça la CGT, "caste gauchisée des privilégiés"...

jeudi 10 mars 2016

La presse élyséenne se mobilise contre les manifestants du 9 mars 2016 opposés à la réforme du droit du Travail

Mais une mobilisation en "demi-teinte", selon... "des éditorialistes" régionaux

La presse partisane dénigre désormais le mouvement de protestation des étudiants et salariés

Qui l'eût cru il y a quatre ans ?...
Au lendemain des manifestations contre le projet de loi de réforme du droit du travail dont Valls a accablé El Khomri, une "grande partie" des quotidiens juge jeudi que la mobilisation pour ce "premier tour de chauffe" a été en "demi-teinte", selon l'AFP, agence de presse clairement officielle, reprise par  . 
Or, ils ont été 224.000 manifestants en France à descendre dans la rue, selon la police et malgré la pluie, et entre 400.000 à 500.000 personnes, selon les sept syndicats.
"Avec quelques dizaines de milliers de manifestants dans le pays, elle a été en demi-teinte", juge Jean-Francis Pécresse, dans Les Echos, du groupe de grand luxe LVMH, propriété de Bernard Arnault, acquéreur en octobre 2015, du quotidien Le Parisien. "La pression de la rue n'est pas si forte qu'elle puisse empêcher l'exécutif de mener à bien sa réforme libérale du droit du travail", estime-t-il. "Mais, pour la gauche, le prix politique à payer en 2017 sera si élevé qu'il risque de rendre impossible ce qui n'est à présent qu'improbable: la présence de François Hollande au second tour de l'élection présidentielle."

Et, Ô surprise, Le Parisien parle d'un "premier round", tandis que, dans Midi Libre (détenu par le radical-socialiste Jean-Michel Baylet qui a délégué la gouvernance à son ex-femme et actuelle concubine du socialiste Laurent Fabius, ex-ministre des Affaires étrangères de Hollande, le temps de sa participation au gouvernement Valls), Jean-Michel Servant, donc, évoque un "premier tour de chauffe plutôt tiède", pronostiquant de surcroît qu' "il n'a aucune chance, dans l'immédiat, de faire reculer le gouvernement".

L'AFP n'est pas mécontente non plus d'écrire que, dans Le Figaro, centre droit, Yves Thréard estime que "Martine Aubry et ses amis frondeurs, Philippe Martinez et la CGT, le jeune William Martinet et l'Unef, n'avaient pas, hier, de quoi pavoiser", car, selon lui, "la mobilisation ne fut pas à la hauteur de leurs espoirs".

"La France qui se lève tôt n'a pas massivement défilé dans les rues", traduit Raymond Couraud dans L'Alsace, propriété d'une entreprise mutualiste de banque et d'assurance, le Crédit mutuel, également propriétaire du groupe Est Bourgogne Rhône Alpes (EBRA), anciennement groupe Est républicain, leader dans l'Est de la France, comprenant notamment Le Progrès (Lyon, PS) et Le Dauphiné libéré (Grenoble, PS, puis EELV).

Comme Pierre Cavret (Ouest-France, propriété de la société d'investissements Groupe Sipa-Ouest‑France, laquelle est détenue à 100 % par... une association loi 1901 et présidée par Jacques Duquesne, ancien dirigeant de La Croix, Le Point et L'Express), qui écrit, non sans ironie, que "la mobilisation n'a pas crevé les plafonds".

Dans La Croix, chrétien et progressiste, voire tiers-mondiste, Guillaume Goubert fait même mieux en pointant les jeunes. Il les met en effet ces "nouvelles générations"  en garde de ne pas "contribuer, par les manifestations du moment, à renforcer l'immobilisme" d'autant qu'"elles n'en seront pas les bénéficiaires".
Didier Rose (Dernières Nouvelles d'Alsace, DNA, qui fait partie du pôle presse du Crédit Mutuel: cf. supra) est plus protecteur et quelque peu compassionnel, évoquant cette "génération Klenex" qui "se voit stagiaire à vie". 

Elle a "un lourd passif à solder en cette fin de mandat", estime d'ailleurs Florence Chédotal (La Montagne Centre-France, détenu par les héritiers du fondateur, le socialiste Alexandre Varenne), car les nouvelles générations "ne vivront pas mieux en 2017 qu'elles ne vivaient en 2012" et "savent désormais (que) la confiance est rompue, (que) l'espoir a vécu". Le quinquennat n'est pas achevé qu'il y a de quoi se flinguer ?

Mais Bruno Dive (Sud-Ouest, deuxième quotidien régional français,  détenu à 80 % par la famille Lemoîne, accusée de monopole sur la nouvelle grande région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, dans 8 départements sur 12), estime pour sa part que "les manifestations d'hier ont connu un certain succès (qui) en annonce peut-être d'autres" et "devrait inciter le gouvernement à lâcher un peu de lest".
Quoi qu'il en soit, Jean-Louis Hervois pense dans La Charente Libre (même groupe socialiste dominant) que "cette journée de mobilisation renvoie l'image d'une gauche totalement fracturée"
Comme le souligne amèrement Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne (Groupe EBRA, cf. supra): "l''originalité politique de ce conflit" tient au fait que "les attaques viennent surtout d'une partie de la majorité" socialiste.


Et " Oui à la réforme du code du travail !" clame Le Monde en titre

"Oui à une clarification du licenciement à caractère économique : on ne peut vouloir favoriser la négociation collective, la signature d’accords d’entreprise tout en maintenant la primauté du contrat individuel ; on ne peut laisser aux seuls juges l’appréciation du caractère économique ou pas d’un licenciement. [...]
Oui au référendum auprès des salariés lorsque les postures et les doctrines syndicales (nombreux sont les représentants du personnel qui ne représentent qu’eux-mêmes) [sic] sont source de blocage et ne permettent pas de proposer aux salariés des alternatives.
Si la loi doit fixer un cadre pour éviter tout débordement, elle doit également permettre la prise en compte des souhaits des uns et des autres. [...] En ce sens la possibilité de travailler le dimanche n’est pas une hérésie !

Non, ce projet de réforme ne sera pas à lui seul créateur d’emplois.
[...] La modernisation de notre code du travail constitue un levier supplémentaire qui, adossé à d’autres mesures, doit contribuer à fluidifier le marché du travail et à une amélioration progressive du chômage endémique auquel nous sommes confrontés depuis de nombreuses années. [...]
Bien entendu, le projet présenté par le gouvernement n’est pas parfait [sic] et nécessite quelques ajustements. En particulier, le souhait de certaines organisations patronales de plafonner le montant des indemnités dans le cas d’un licenciement abusif est inapproprié et surtout choquant au vu des "parachutes dorés" que certains grands patrons peuvent percevoir sans aucun rapport à leur contribution au sein de l’entreprise. [ils sont d'ailleurs déjà plafonnés]
Pour autant, le projet susvisé est une opportunité que nous devons saisir. N’en déplaise [...] aux représentants d’organisations syndicales qui n’ont pas encore compris que nous n’étions plus dans un monde binaire, qu’il n’est plus possible de promettre à chacun qu’il fera sa carrière dans la même entreprise et dans le même métier, c’est tromper les salariés que de leur faire croire et surtout ne pas les préparer et les armer à faire face aux changements inhérents aux évolutions techniques, technologiques, organisationnelles. [on croirait une tribune de Matignon]
Si un socle commun doit être préservé, si des garde-fous doivent être prévus pour éviter la perte complète de notre modèle social, néanmoins nous devons faire preuve d’agilité et de souplesse pour être plus efficace[s] et lutter contre ce mal qui ronge notre société. 
Ne nous comportons pas comme des dinosaures, car comme eux nous risquons de disparaître."
Si la presse et ses chroniqueurs sont libres et indépendants, ils le cachent bien...


Entre 224.000 et 500.000 manifestants contre la loi Travail dans toute la France

Le point de vue est toutefois radicalement différent de ses confrères dans L'Humanité, où Patrick Apel-Muller se félicite notamment du fait que les "jeunes (...) ont fait d'un premier rendez-vous de mobilisation contre la loi de régression sociale un succès remarquable". Il constitue, selon lui, un "précieux atout pour les autres temps forts qui s'annoncent les 17 et 31 mars".


Dans la seule capitale, 100.000 personnes ont défilé à Paris, selon la CGT et francetvinfo.fr. Elles étaient entre 27.000 et 29.000 personnes, selon la préfecture.  
En province. Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, 195.000 personnes ont pris part à 175 rassemblements et défilés en province.

jeudi 4 février 2016

Goodyear: les insupportables pressions de la CGT sur la justice

Mobilisation pour les "8 condamnés de Goodyear" et pour la "liberté syndicale" de violenter !

Etat dans l'Etat, la CGT est-elle au-dessus des lois ?
Wamen se tient debout derrière les deux cadres
de Goodyear séquestrés par les cégétistes
La CGT organise des "manifestations de solidarité" à Paris et dans plusieurs villes: prise en otage des usagers du RER  pour demander la relaxe des huit ex-salariés de Goodyear condamnés pour violences à une peine de prison ferme et, plus ridiculement, pour "l'arrêt de la chasse aux sorcières" syndicalistes.
En Ile-de-France, un train sur deux circulait sur les RER A et B, deux des lignes les plus fréquentées en Europe, en raison des préavis de grève déposés par la seule CGT. Le reste du réseau Transilien fonctionnait normalement, comme les lignes de métro, bus et tramway.

Le slogan outrancier "réprimés, méprisés, stop"

Un millier de militants d'extrême gauche s'est rassemblé place de la Nation à la mi-journée. En vedettes, les huit anciens de Goodyear sont montés à la tribune, ainsi que le leader de la CGT, Philippe Martinez, alors que l'altermondialiste Sanseverino (candidat aux élections régionales de 2010 sur la liste Europe Écologie à Paris) et HK et Les Saltimbanks (groupe lillois) monteront aussi sur scène.

Les militants de Nord-Pas-de-Calais-Picardie sont venus en nombre. Pas moins de dix-huit autocars ont été affrétés par la CGT pour les acheminer, selon l'ancien délégué CGT Goodyear, Mickaël Wamen, l'un des huit condamnés.
Ce dernier a demandé "l'arrêt des poursuites" contre les anciens salariés de Goodyear, condamnés le 12 janvier à 24 mois de prison dont neuf ferme - une peine inédite - pour la séquestration de deux cadres. Le Parquet avait décidé de les poursuivre malgré le retrait de plainte des dirigeants séquestrés.

La gauche radicale avait alors accusé le gouvernement d'être à la manoeuvre.
 
Le Premier ministre Manuel Valls avait répondu à ces accusations en portant un jugement ambigu - pour contenter tout le monde - sur la décision du tribunal: "La justice est indépendante", tout en reconnaissant une peine "indéniablement lourde".

D'autres manifestations devaient émailler la journée dans plusieurs villes (Nantes, Nice, Toulouse ...).
A Strasbourg, une centaine de militants est descendue dans la rue jeudi matin pour exprimer sa solidarité. La condamnation des ex-Goodyear "menace la liberté d'expression" des salariés et constitue une "atteinte" à l'exercice de la liberté syndicale, a affirmé Bruno Pannekoecke, délégué CGT chez le sous-traitant automobile Punch.

Une répression judiciaire sans précédent...
"La condamnation des ex-Goodyear, c'est une attaque contre tous les travailleurs. Qui se lèvent pour dire "ça suffit !"", a déclaré sur Sud Radio Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière).
Pour Philippe Martinez, le patron de la CGT, il faut que la "criminalisation de l'action syndicale cesse". Et la "solidarité", "rapide, spontanée et très large", observée depuis leur condamnation, est "une excellente réponse au gouvernement et au patronat qui lance une campagne de dénigrement du syndicalisme, et en particulier de la CGT", assue-t-il dans un entretien à... L'Humanité, le quotidien communiste.

Cette mobilisation "va se poursuivre" pour "défendre les Goodyear, mais aussi l'ensemble de nos syndiqués menacés", promet-il. 
Image du syndicalisme français en Europe
Martinez rappelle le cas des "camarades d'Air France", autres militants violents qui aliment le "dénigrement du syndicalisme" pour avoir arraché des chemises de plusieurs cadres de la compagnie aérienne nationale, notamment celle du DRH ils avaient été convoqués devant la justice en mai  pour les violences commises lors du CCE  avait vu sa chemise arrachée. Mais "notre souci est de n'oublier personne, car il n'y a pas de petites et de grandes attaques contre les syndicalistes".

Aujourd'hui, Martinez (CGT) déclare: "Les militants
ne sont pas là pour se faire taper dessus
"
La pétition lancée par la CGT pour demander la relaxe en appel des ex-Goodyear a recueilli plus de 150.000 signatures de partisans de la violence. Dans son exploitation politicienne de la ligne socio-libérale de l'exécutif socialiste, elle accuse notamment François Hollande et son gouvernement d'avoir "décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises". La CGT dit observer une "multiplication" de cas depuis l'affaire des cinq militants CGT de Roanne, fonctionnaires de la Défense et agents hospitaliers, poursuivis pour avoir refusé un prélèvement ADN, avant d'être relaxés en 2013. En novembre 2012, ils avaient été reconnus coupables par la cour d’Appel de Lyon de "dégradations en réunion", mais dispensés de peine, pour avoir inscrit des tags sur un mur de la sous-préfecture de Roanne, lors d’une manifestation contre la réforme des retraites en 2010.

mardi 9 octobre 2012

Emploi: Hollande fait déchanter la CGT

Pour l'emploi, des milliers de salariés ont repris le chemin de la rue

Des dizaines de milliers de salariés sont descendus dans la rue mardi à l'appel de la CGT

Tandis que le Redresseur productif prétend avoir déjà sauvé 15.000 emplois, l'organisation syndicale d'extrême gauche a pris le pari d'organiser seule une mobilisation visant le gouvernement socialo-écolo qu'elle enjoint de protéger l'emploi, sans céder aux sirènes du patronat.  

Sur fond de plans sociaux en cascade et d'envolée du chômage, la CGT a appelé à des arrêts de travail et à des manifestations, sa première initiative depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir.La centrale s'est félicitée de cette forte mobilisation qui, selon elle, a réuni 90.000 manifestants dans tout le pays.

Partout, dans les défilés, les salariés victimes de plans sociaux -PSA, Florange, Fralib, Doux... - étaient en première ligne.
Cette journée est "une réussite", clame Bernard Thibault, numéro un de la centrale, au départ du défilé parisien place d'Italie. La CGT a annoncé 25.000 participants dans la capitale, la police 11.000.
Cette journée est "un avertissement", à la fois aux "pouvoirs publics et au patronat" et "une mobilisation pour obtenir des négociations qui sécurisent l'emploi", a lancé B. Thibault.



L'autre grande centrale, la CFDT, épaule le gouvernement 

Elle compte sur les négociations en cours avec le patronat pour obtenir des avancées, alors que la CGT prône l'affrontement et clame qu'il ne faut "pas s'en remettre au seul terrain de la négociation", a prévenu le leader cégétiste pour qui il faut faire pression sur le gouvernement afin qu'il adopte rapidement la loi promise empêchant les licenciements abusifs.



"Hollande, qu'est ce qu'il glande ?", lançaient au mégaphone plusieurs dizaines de salariés d'ArcelorMittal montés à Paris. Les métallurgistes et sidérurgistes lorrains , qui forment le gros bataillon du cortège parisien, faisaient éclater pétards et fumigènes. Nono "Montebourg bricolo", renchérissaient leurs camarades des sites de Dunkerque (PS) et Fos-sur-Mer (PS), fumigènes en main.



Les usines en sursis "ne peuvent attendre trois mois une loi", déclarait  Sébastien Thomas, délégué CGT à Fos.

Les villes socialistes particulièrement visées

Au Mondial de l'automobile, des incidents ont éclaté
Des centaines de salariés d'entreprises, dont PSA, qui tentaient, à l'appel de la CGT et d'autres syndicats, de pénétrer dans le salon, en ont été empêchés par les forces de l'ordre usant de gaz lacrymogènes.

L'appel de la CGT a été aussi entendu par les 2.400 dockers et les 1.200 agents du port UMP du Havre, fortement perturbé, selon la CGT. 
Grévistes et militants - quelque 3.000- ont défilé dans les rues pour dire que "cette Europe-là on n'en veut pas", alors que l'Assemblée nationale a adopté mardi le traité budgétaire européen voulu par Nicolas Sarkozy.

Quelque 30% des effectifs du grand port PS de Nantes-Saint Nazaire et une partie de la manutention avaient aussi observé une grève, selon la direction.

A Rennes, les salariés de Doux, de PSA, des chantiers navals, d'EDF, des hôpitaux, venus de toute la Bretagne et des Pays de la Loire se sont rassemblés en un cortège de 5.500 personnes, selon la CGT, la moitié selon la police. 

Des salariés de Technicolor à Angers, dont l'usine est menacée, étaient aussi là. 

Un cortège à Bourges, a rassemblé 310 salariés, selon la police, 400 selon le syndicat.

Les patrons "plus rapaces que pigeons"

Ils étaient 3.500 selon la police, 7.000 selon le syndicat, à Bordeaux (UMP). "On veut lancer un signal d'alerte au gouvernement et au MEDEF. Les grands patrons, pas tous mais la plupart, sont plus des rapaces que des pigeons", lance Philippe Mediavilla, secrétaire régional Aquitaine de la CGT.

A Lyon (PS), 10.000 manifestants, selon la CGT, 3.300 selon la préfecture, ont défilé, venant des huit départements de la région Rhône-Alpes. Une centaine d'arrêts de travail ont été enregistrés, dans la métallurgie et la chimie, a indiqué la CGT.

Une délégation des ouvriers de Fralib dans les Bouches-du-Rhône socialistes a défilé aux côtés de quelque 2.000 salariés à Marseille: "On est là pour défendre nos emplois", disaient-ils. Un éléphant géant emblème de la marque Lipton était installé sur un camion tandis que des haut-parleurs rythmaient le cortège: "A bas les profiteurs, les patrons, les voleurs, vivent les travailleurs !".

Quelque 9.000 personnes selon la CGT, 2.500 selon la police, ont défilé à Toulouse, parmi eux de nombreux salariés de Sanofi, Freescale, le fabriquant de crème glacée Pilpa de Carcassonne (PS), en butte à des fermetures d'entreprise.

A Epinal, 3.000 manifestants venus du Grand Est selon la CGT, la moitié selon la police, sont descendus dans la rue. Dans les cortèges des salariés de deux sous-traitants de PSA - TRW et Cimest - placés en redressement judiciaire et de Bihr, leader français de la corderie agricole.

A Besançon, le service des transports en commun de l'agglomération était assuré à 55% et plus d'une centaine de personnes ont défilé.