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jeudi 10 mars 2016

La presse élyséenne se mobilise contre les manifestants du 9 mars 2016 opposés à la réforme du droit du Travail

Mais une mobilisation en "demi-teinte", selon... "des éditorialistes" régionaux

La presse partisane dénigre désormais le mouvement de protestation des étudiants et salariés

Qui l'eût cru il y a quatre ans ?...
Au lendemain des manifestations contre le projet de loi de réforme du droit du travail dont Valls a accablé El Khomri, une "grande partie" des quotidiens juge jeudi que la mobilisation pour ce "premier tour de chauffe" a été en "demi-teinte", selon l'AFP, agence de presse clairement officielle, reprise par  . 
Or, ils ont été 224.000 manifestants en France à descendre dans la rue, selon la police et malgré la pluie, et entre 400.000 à 500.000 personnes, selon les sept syndicats.
"Avec quelques dizaines de milliers de manifestants dans le pays, elle a été en demi-teinte", juge Jean-Francis Pécresse, dans Les Echos, du groupe de grand luxe LVMH, propriété de Bernard Arnault, acquéreur en octobre 2015, du quotidien Le Parisien. "La pression de la rue n'est pas si forte qu'elle puisse empêcher l'exécutif de mener à bien sa réforme libérale du droit du travail", estime-t-il. "Mais, pour la gauche, le prix politique à payer en 2017 sera si élevé qu'il risque de rendre impossible ce qui n'est à présent qu'improbable: la présence de François Hollande au second tour de l'élection présidentielle."

Et, Ô surprise, Le Parisien parle d'un "premier round", tandis que, dans Midi Libre (détenu par le radical-socialiste Jean-Michel Baylet qui a délégué la gouvernance à son ex-femme et actuelle concubine du socialiste Laurent Fabius, ex-ministre des Affaires étrangères de Hollande, le temps de sa participation au gouvernement Valls), Jean-Michel Servant, donc, évoque un "premier tour de chauffe plutôt tiède", pronostiquant de surcroît qu' "il n'a aucune chance, dans l'immédiat, de faire reculer le gouvernement".

L'AFP n'est pas mécontente non plus d'écrire que, dans Le Figaro, centre droit, Yves Thréard estime que "Martine Aubry et ses amis frondeurs, Philippe Martinez et la CGT, le jeune William Martinet et l'Unef, n'avaient pas, hier, de quoi pavoiser", car, selon lui, "la mobilisation ne fut pas à la hauteur de leurs espoirs".

"La France qui se lève tôt n'a pas massivement défilé dans les rues", traduit Raymond Couraud dans L'Alsace, propriété d'une entreprise mutualiste de banque et d'assurance, le Crédit mutuel, également propriétaire du groupe Est Bourgogne Rhône Alpes (EBRA), anciennement groupe Est républicain, leader dans l'Est de la France, comprenant notamment Le Progrès (Lyon, PS) et Le Dauphiné libéré (Grenoble, PS, puis EELV).

Comme Pierre Cavret (Ouest-France, propriété de la société d'investissements Groupe Sipa-Ouest‑France, laquelle est détenue à 100 % par... une association loi 1901 et présidée par Jacques Duquesne, ancien dirigeant de La Croix, Le Point et L'Express), qui écrit, non sans ironie, que "la mobilisation n'a pas crevé les plafonds".

Dans La Croix, chrétien et progressiste, voire tiers-mondiste, Guillaume Goubert fait même mieux en pointant les jeunes. Il les met en effet ces "nouvelles générations"  en garde de ne pas "contribuer, par les manifestations du moment, à renforcer l'immobilisme" d'autant qu'"elles n'en seront pas les bénéficiaires".
Didier Rose (Dernières Nouvelles d'Alsace, DNA, qui fait partie du pôle presse du Crédit Mutuel: cf. supra) est plus protecteur et quelque peu compassionnel, évoquant cette "génération Klenex" qui "se voit stagiaire à vie". 

Elle a "un lourd passif à solder en cette fin de mandat", estime d'ailleurs Florence Chédotal (La Montagne Centre-France, détenu par les héritiers du fondateur, le socialiste Alexandre Varenne), car les nouvelles générations "ne vivront pas mieux en 2017 qu'elles ne vivaient en 2012" et "savent désormais (que) la confiance est rompue, (que) l'espoir a vécu". Le quinquennat n'est pas achevé qu'il y a de quoi se flinguer ?

Mais Bruno Dive (Sud-Ouest, deuxième quotidien régional français,  détenu à 80 % par la famille Lemoîne, accusée de monopole sur la nouvelle grande région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, dans 8 départements sur 12), estime pour sa part que "les manifestations d'hier ont connu un certain succès (qui) en annonce peut-être d'autres" et "devrait inciter le gouvernement à lâcher un peu de lest".
Quoi qu'il en soit, Jean-Louis Hervois pense dans La Charente Libre (même groupe socialiste dominant) que "cette journée de mobilisation renvoie l'image d'une gauche totalement fracturée"
Comme le souligne amèrement Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne (Groupe EBRA, cf. supra): "l''originalité politique de ce conflit" tient au fait que "les attaques viennent surtout d'une partie de la majorité" socialiste.


Et " Oui à la réforme du code du travail !" clame Le Monde en titre

"Oui à une clarification du licenciement à caractère économique : on ne peut vouloir favoriser la négociation collective, la signature d’accords d’entreprise tout en maintenant la primauté du contrat individuel ; on ne peut laisser aux seuls juges l’appréciation du caractère économique ou pas d’un licenciement. [...]
Oui au référendum auprès des salariés lorsque les postures et les doctrines syndicales (nombreux sont les représentants du personnel qui ne représentent qu’eux-mêmes) [sic] sont source de blocage et ne permettent pas de proposer aux salariés des alternatives.
Si la loi doit fixer un cadre pour éviter tout débordement, elle doit également permettre la prise en compte des souhaits des uns et des autres. [...] En ce sens la possibilité de travailler le dimanche n’est pas une hérésie !

Non, ce projet de réforme ne sera pas à lui seul créateur d’emplois.
[...] La modernisation de notre code du travail constitue un levier supplémentaire qui, adossé à d’autres mesures, doit contribuer à fluidifier le marché du travail et à une amélioration progressive du chômage endémique auquel nous sommes confrontés depuis de nombreuses années. [...]
Bien entendu, le projet présenté par le gouvernement n’est pas parfait [sic] et nécessite quelques ajustements. En particulier, le souhait de certaines organisations patronales de plafonner le montant des indemnités dans le cas d’un licenciement abusif est inapproprié et surtout choquant au vu des "parachutes dorés" que certains grands patrons peuvent percevoir sans aucun rapport à leur contribution au sein de l’entreprise. [ils sont d'ailleurs déjà plafonnés]
Pour autant, le projet susvisé est une opportunité que nous devons saisir. N’en déplaise [...] aux représentants d’organisations syndicales qui n’ont pas encore compris que nous n’étions plus dans un monde binaire, qu’il n’est plus possible de promettre à chacun qu’il fera sa carrière dans la même entreprise et dans le même métier, c’est tromper les salariés que de leur faire croire et surtout ne pas les préparer et les armer à faire face aux changements inhérents aux évolutions techniques, technologiques, organisationnelles. [on croirait une tribune de Matignon]
Si un socle commun doit être préservé, si des garde-fous doivent être prévus pour éviter la perte complète de notre modèle social, néanmoins nous devons faire preuve d’agilité et de souplesse pour être plus efficace[s] et lutter contre ce mal qui ronge notre société. 
Ne nous comportons pas comme des dinosaures, car comme eux nous risquons de disparaître."
Si la presse et ses chroniqueurs sont libres et indépendants, ils le cachent bien...


Entre 224.000 et 500.000 manifestants contre la loi Travail dans toute la France

Le point de vue est toutefois radicalement différent de ses confrères dans L'Humanité, où Patrick Apel-Muller se félicite notamment du fait que les "jeunes (...) ont fait d'un premier rendez-vous de mobilisation contre la loi de régression sociale un succès remarquable". Il constitue, selon lui, un "précieux atout pour les autres temps forts qui s'annoncent les 17 et 31 mars".


Dans la seule capitale, 100.000 personnes ont défilé à Paris, selon la CGT et francetvinfo.fr. Elles étaient entre 27.000 et 29.000 personnes, selon la préfecture.  
En province. Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, 195.000 personnes ont pris part à 175 rassemblements et défilés en province.

mardi 19 janvier 2016

Après le CICE, encore un plan de Hollande contre le chômage: "trop peu, trop tard", selon la presse

Si ça ne fait pas de bien, ça ne peut pas faire de mal...
Déjà incrédules avant l'annonce du plan d'urgence contre le chômage et après tant de promesses de solutions magiques, dont le CICE, la presse est restée sur sa faim mardi après le discours de François Hollande lundi. Comme Valls avait mis la pression au patronat sur "la nécessité de jouer le jeu" du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), alors qu'on attend toujours le bilan, depuis janvier 2013 qu'il est entré en vigueur (trois ans !), Hollande a encore cherché à impliquer la responsabilité des chefs d'entreprises dans ses échecs.

De "rien ne va plus" à "trop peu, trop tard", les éditorialistes ne s'en laissent plus conter

La "détermination" à gogo de Ayrault et la "fermeté" de Valls, ont laissé des séquelles et le tout "urgence" partout n'est pas davantage mobilisateur.  

"Quatre mots, au fond, suffisent à résumer ce énième plan d'urgence pour l'emploi : trop peu, trop tard", lâche Jean-Francis Pécresse des Echos qui reconnaît quelques avancées en estimant que "pour l'essentiel, c'est bien à une opération de dissimulation que se livre le chef de l'exécutif."

Denis Daumin de La Nouvelle République du Centre Ouest, clame que "rien ne va plus !" depuis que François Hollande a décoffré "deux gros milliards, comme au casino," en rappelant que "c'est le sort d'un demi-million de chômeurs qui est en jeu."

A Raymond Couraud dans L'Alsace, le président présentant son plan est apparu "comme le joueur malchanceux jette son ultime jeton sur le tapis vert du casino" et affirme que quoi qu'il arrive "il sera soupçonné de mieux défendre son emploi que ceux de ses compatriotes."

Pour François Ernenwein de La Croix, "son bilan sur l'emploi" reste le "talon d'Achille" du chef de l'État qui a "tenté une difficile synthèse entre les exigences du Medef et l'immobilisme prêté aux syndicats."

De son côté, dans les lignes de Patrick Apel-Muller L'Humanité déplore que François Hollande ait "retenu les propositions les plus libérales de son ministre de l'Économie, celles qui le mettent en harmonie avec Pierre Gattaz, pour présenter des propositions contre le chômage, qui détruiront l'emploi."

Bruno Dive regrette dans Sud-Ouest que "François Hollande ait donc choisi de recourir aux bons vieux tours de magie que tous les gouvernements nous servent depuis un quart de siècle".

Hervé Chabaud de L'Union a du mal à y croire : "les mêmes recettes qui ont échoué par le passé sont cuisinées à une autre sauce  avec un autre vocabulaire sans qu'on discerne ce qui, dans cette vieille boîte à outils, a désormais des vertus miraculeuses."
Enfin, Alain Dusart de L'Est Républicain se demande avec ironie, mais compassion, si : "François Hollande envisage de tourner un remake français de "Mission impossible" ", et plus sérieusement : "s'il croit lui-même au scénario de son "plan pour l'emploi" avec lequel il espère transformer plusieurs centaines de milliers de chômeurs en figurants spectateurs de sa fin de quinquennat." 
Il était temps, en effet, d'envisager le sort que Hollande réserve à ses victimes.

jeudi 3 avril 2014

Gouvernement Valls : Hollande " a accouché d'une souris ! " s'esclaffent les éditorialistes

Un "gouvernement de combat" en guenilles

Le petit adjudant de quartier sera isolé parmi des proches du capitaine de pédalo
Valls dans la posture de la gravité
Valls est-il déjà gagnant-perdant?
Les éditorialistes de la presse nationale et régionale s'étonnent jeudi de ne pas voir "de changements" par rapport au précédent,  au lendemain de la composition du gouvernement de Manuel Valls.

Les Une des quotidiens nationaux donnent d'emblée le ton: "Ayrault bis", rêve Libération en Une, "Hollande... ne change rien", écrit Le Figaro. Pour La Croix, c'est "le changement a minima". MetroNews pioche dans le registre de l'écologie et y voit du "recyclage"faisant une allusion sourde à l'arrivée de Ségolène Royal.

"La plupart des hommes du gouvernement Ayrault se retrouvent dans le gouvernement Valls. Un gouvernement copie presque conforme du précédent", constate dans Libération Eric Decouty pour qui: "François Hollande n'a donc changé que son Premier ministre.""La seule vraie innovation, c'est le Premier ministre lui-même", appuie Dominique Jung, des Dernières Nouvelles d'Alsace.

"Hormis la nomination de Manuel Valls, la nouveauté ne crève pas l'écran", note à son tour Michel Urvoy, pour Ouest-France. "Du Ayrault sur un autre ton", banalise-t-il, dans un souci d'apaisement de la gauche aux cents coups, y compris à l'intérieur du PS.

"Dans le choix des ministres, François Hollande a fait preuve de moins d'audace que dans le choix de son Premier ministre", juge Hervé Favre, dans La Voix du Nord.

Jacques Camus, pour la Montagne Centre France, abonde dans ce sens: "Un vaste remue-ménage(s) qui a finalement débouché sur la banale reconduction d'une majorité de ministres sortants."

"Qu'est ce qui a changé? Rien ou si peu", estime lui aussi Jean-Louis Hervois, dans la Charente Libre
"Tout ça... pour ça", s'étonne Alain Dusart, pour l'Est Républicain.
"Comme un air de déjà vu", semblent regretter Yann Marec, dans le Midi Libre, et Patrick Planchenault pour France-Antilles-Guadeloupe.

Gouvernement "resserré", voire isolé

Manolo Valls, en chef d'armée mexicaine
"Ce 'nouveau' gouvernement resserré est composé en grande majorité de survivants de l'équipe Ayrault", relève Raymond Couraud, dans L'Alsace. "Il a des allures de synthèse d'un congrès du PS", s'amuse l'éditorialiste. 

"Un congrès du PS en miniature", confirme Denis Daumin, de La Nouvelle République du Centre Ouest. "Un gouvernement de congrès PS", titre L'Opinion.

Pour Bruno Dive (Sud Ouest), c'est à "un bureau national du PS que ressemble l'équipe de Manuel Valls." "Un gouvernement de congrès PS", écrit également Jean-Marcel Bouguereau, de La République des Pyrénées.

Dans Le Figaro, pour Paul-Henri du Limbert, il ne pouvait y en être autrement: "Puisque la 'majorité plurielle' n'existe plus, François Hollande n'avait d'autre choix que de se tourner exclusivement vers le Parti socialiste". "Tout change mais rien ne change", observe l'éditorialiste d'opposition.

"Cette grande stabilité ne rassurera pas ceux que les choix idéologiques du précédent gouvernement avaient inquiétés", souligne de son côté François Ernenwein, dans La Croix.

Patrick Apel-Muller, pour L'Humanité, est bien d'accord, dans ce "gouvernement rabougri, il n'y a aucune bonne surprise."

Sourds au claquement de porte des écolos radicaux 
"Une équipe compacte, faite pour l'action, une sorte de 'task force' ", positive Jean-Claude Souléry, dans La Dépêche du Midi, qui minimise l'amputation d'une division. Et si, après avoir été une épine dans le talon de Hollande, cette fraction de la gauche passait à l'opposition ? 

Certains renoncent à enfumer leurs lecteurs
"Une équipe plus cohérente que la précédente sans doute, plus professionnelle nous verrons, mais suffisamment armée pour affronter les turbulences qui s'annoncent, on peut hélas en douter", conclut Bruno Dive (Sud-Ouest).

Le général Manolo Valls est-il à la tête d'une armée mexicaine ?

 

jeudi 27 mars 2014

Forte reprise du chômage: un "supplice chinois" -pour Hollande- selon les éditorialistes

Touchante empathie des humanistes de la presse éditoriale française

" 'Chômage: un '
supplice chinois' pour Hollande qui doit "réagir vite' "
 
Et nos éditorialistes dissertent

C'est ainsi que L'Express gémit en titrecompatissant à l'incurie de l'exécutif. L'hebdomadaire cite les éditorialistes de la presse nationale qui reprennent les termes de la dépêche AFP, laquelle diffuse les éléments de langage préparés par les services de l'Elysée. C'est ainsi que circule l'information, du haut vers le bas, par les tuyaux d'un pouvoir préoccupé de sa seule survie et à qui le sort des 31.000 foyers s'ajoutant à 5 millions déjà frappés par le malheur importe finalement assez peu.

Le quotidien Libération constate la forte hausse du chômage en février (+0,9%), mais qu'elle atteigne le niveau record de 3,34 millions de chômeurs. a un sens aigu du respect de et reprend la même image de l'AFP.

Un "coup de bambou" -pour le gouvernement-
, commente l'humoriste Fabienne Sintès, journaliste du service public à ses heures, qui raconte sa vie à l'antenne, la tête à mille lieues des difficultés des gens "normaux".

Quand Hollande reçoit le président chinois, toute la presse vit à l'heure chinoise


"Le chômage explose"
, assène en Une Le Figaro qui observe que "la gauche panique". Pour Les Echos, toujours en Une, "c'est le chiffre qui tombe mal pour Hollande". "Loin de nous l'idée d'offenser le vénérable président chinois Xi Jinping (...) Il n'empêche que la rituelle publication des chiffres du chômage prend, pour l'exécutif, l'allure d'un vrai 'supplice chinois'", ironise Jacques Camus, dans la Montagne Centre France.

L'indécent angle de vue de la presse


Pour Jean-Francis Pécresse (Les Echos), "le gouvernement ne pouvait guère redouter pire coup de massue" avec "cette note économique calamiteuse", à quatre jours du second tour des municipales. C'est faire peu cas des nouveaux, comme des anciens demandeurs d'emploi. Une augmentation du chômage que "François Hollande, se prend de plein fouet, ruinant ses pronostics pour le moins aventureux", écrit Hubert Coudurier, dans le Télégramme. On va donc le plaindre ! "Un coup dur pour le gouvernement", abonde Aline Gérard, dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. Effectivement, reconnaît Libération, "ce ne sont pas les chiffres du chômage qui risquent de remonter la cote du gouvernement." Ni le pouvoir d'achat des ménages...<br>Mépris des conséquences humaines

Cette hausse du chômage "est venue rappeler une préoccupante vérité: ce gouvernement paraît dépassé par les événements", juge Paul-Henri du Limbert, pour Le Figaro. "Et, cette fois, les circonlocutions gouvernementales n'y pourront rien", prévient Jean-Francis Pécresse (Les Echos). La "publication" plus que les chiffres, du chômage"enterre encore un peu plus la politique économique du chef de l'Etat"relève Christophe Bonnefoy, pour le Journal de la Haute-MarneLa foi socialiste chevillée au moral, Hubert Coudurier (Le Télégrammea toutefois le sentiment que le gouvernement a "commencé à changer de paradigme économique", mais il "le fait trop lentement pour obtenir des résultats". En somme, il ferait le nécessaire, mais n'aurait pas vraiment la "détermination" dont se prévaut le Premier ministre.

François Hollande doit "réagir vite"


"D'où la demande de Jean-Louis Hervois, dans la Charente Libre, avec "l'urgence d'une communication forte, d'une volonté nouvelle pour reprendre la main sur le cours des événements." Le verbe d'abord, ensuite l'action et peut-être la réflexion ! Les amis de Ségolène Royal sont les meilleurs conseilleurs qui soient... Les payeurs sont, en revanche, les chômeurs et aussi les contribuables solidaires. 
Pour Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute Marne), le président de la République "se voit obligé de réagir" et "plus vite que prévu". Sans doute faut-il dons continuer de croire, après dix-huit mois de mesures productrices de chômage, que ces nouveaux mauvais chiffres n'étaient pas prévisibles. "Le chef de l'Etat n'est plus seulement condamné à accélérer vivement son pacte de responsabilité, mais à le rendre bien plus ambitieux et favorable à la compétitivité qu'il ne l'est aujourd'hui", commente sans conviction Jean-Francis Pécresse (Les Echos).  

La République des Pyréneées, tient la solution: la même que l'AFP et ses confrères ! Outre "des annonces rapides et énergiques", son éditorialiste de 68 ans, le soixante-huitard Jean-Marcel Bouguereau, ex-collaborateur de Libération et ancien rédacteur en chef du Nouvel Observateur, attend, comme la majorité des éditorialistes, "un remaniement lui-aussi fort, avec une équipe resserrée de ministres plus professionnels." C'est croire que Hollande pourrait se priver de des amis qu'il a placés autour de lui, notamment Michel Sapin, ministre du Travail, qui a fait la preuve de sa haute sensibilité au moindre tressaillement de la courbe du chômage et de sa maîtrise de l'enfumage, mais impuissant à redonner du travail à ses concitoyens.

Tous les éditorialistes brodent en fait sur la dernière résolution du gouvernement.
Aucun de ces éditorialistes aux ordres n'évoque plus.la "courbe du chômage" que le magicien Hollande promettait de maîtriser, il y a déjà plusieurs mois maintenant. Le mot d'ordre aux acteurs économiques est désormais "plus vite, plus fort". 

Le "Plus haut" de Coubertin et non de Sapin, c'est la courbe actuelle du chômage !