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mardi 2 octobre 2018

Allemagne : son taux de chômage est au plus bas, malgré la Réunification

Chômage bas : Macron le promet; Merkel le fait
 
Le taux de chômage en Allemagne a reculé à 5,1% en septembre, soit son plus bas niveau depuis la Chute du Mur de Berlin en 1990

Une Allemagne riche avec des pauvres
"Pour une Allemagne où il fait bon vivre"
En données corrigées, le nombre de chômeurs a diminué de 23.000 personnes, selon les chiffres publiés vendredi par l'Agence pour l'emploi.
94.500 chômeurs de moins en un mois. Le taux de chômage se situe en deçà des attentes des analystes interrogés par Factset, qui tablaient sur un taux inchangé, à 5,2%.

Moins représentatives d'une tendance de fond, mais servant de référence dans le débat public, en données brutes, le nombre de chômeurs a baissé de 94.500 sur un mois et a décru de 192.400 sur un an. Le taux de chômage brut a atteint 5% en septembre, retrouvant son niveau de juin après avoir affiché 5,2% en août et 5,1% en juillet.

Un marché du travail "toujours bon". 

Une baisse "considérable" du chômage et du sous-emploi en septembre, autorise à Detlef Scheele, patron de l'Agence pour l'emploi, ce commentaire : "le développement du marché du travail est toujours bon", pendant que les emplois réguliers soumis aux cotisations sociales ont "continué à augmenter" et que le marché a de nouveau été tiré par "la demande des entreprises en salariés". Et en migrants ?...

Le protectionnisme américain et la pénurie de travailleurs qualifiés pourraient toutefois poser problèmes. 
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Les USA et la France sont les principaux partenaires commerciaux de l'Allemagne
Si la conjoncture allemande continue d'être portée par une économie qui approche le plein emploi, synonyme d'un pouvoir d'achat stimulant pour la population, "il y a beaucoup de risques latents, notamment la menace américaine d'un large différend commercial international", note Jörg Zeuner, chef économiste de la banque publique KfW. 
L'autre plus grand risque de reprise sur le marché du travail "est la pénurie croissante de travailleurs qualifiés", ajoute-t-il. L'agence de Nuremberg dénombrait 834.000 offres d'emplois vacantes fin septembre, soit 61.000 de plus qu'il y a un an.

vendredi 27 avril 2018

Chômage : petit recul, mais nette hausse de la précarité

Un tour de passe-passe dont les demandeurs d'emploi ne sortent pas indemnes

Le nombre de demandeurs d'emploi en France métropolitaine aurait reculé de 0,9 % au premier trimestre 2018
 


Les premiers chiffres trimestriels fournis par la Dares, l'institut de statistiques du ministère du Travail et publiés par le gouvernement mercredi, sont établis par rapport aux trois derniers mois de l'année 2017 consécutifs au quinquennat Hollande.
Les chiffres de l'Insee sont considérés comme plus significatifs. Ce sont eux qui sont utilisés pour les comparaisons internationales. Ils ne tiennent pas compte des personnes inscrites à Pôle emploi, mais uniquement des critères d'absence d'emploi, de disponibilité et de recherche.

Un chiffre qui concerne la catégorie A, celle des chômeurs sans aucune activité salariée. Le nombre des demandeurs d'emploi dans cette catégorie s'établit à 3.435.900 personnes en France métropolitaine, et à 3.695.400, en prenant en compte les départements et régions d'Outre-mer (hors Mayotte !).
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A Mayotte, selon l'INSEE en 2016, le taux de chômage s'élevait à ...27,1% et 26% en février 2018, en majorité dans le secteur public...Le taux de chômage des jeunes de moins de 30 ans est de l'ordre de 43% à Mayotte, contre 16% en métropole.
Au total, le nombre de personnes inscrites - en métropole - à Pôle emploi, toutes catégories confondues, s'établit pour ce premier trimestre à 5.621.000. Le recul du chômage en catégorie A semble donc se confirmer puisque le nombre de chômeurs est en baisse de 1,4 % sur un an.

Dans le même temps, le recul du chômage s'est accompagné d'une hausse du nombre de demandeurs d'emploi exerçant une activité (+ 1,5 %), qui a atteint 2,23 millions. Résultat : le nombre de demandeurs d'emploi, avec ou sans activité, est resté stable (+ 1.900, + 0,0 %) sur le trimestre, à 5,93 millions. Sur un an, le chômage a baissé de 1,2 %, mais le nombre de demandeurs d'emploi, petite activité comprise, a augmenté de 2,1 %.

Autre préoccupation, le chômage de longue durée a fortement augmenté au 1er trimestre : en incluant les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité, 2,74 millions étaient inscrits depuis plus d'un an. Un chiffre en hausse de 1,9 % sur le trimestre et de 6,5 % sur l'année.
Sur le trimestre, toutes les régions ont profité de la baisse du chômage, à l'exception de l'Île-de-France (stable), de la Corse (+ 0,2 %) et de La Réunion (+ 1,3 %).

Si on ne veut considérer que les seuls chômeurs (sans activité), toutes les classes d'âge ont profité de la baisse trimestrielle. En métropole, le chômage a décru de 0,6 % pour les jeunes comme pour les seniors. 
En revanche, si les "moins de 25 ans" ont vu leur situation s'améliorer fortement (- 3,9 %), sur un an, la situation des "50 ans ou plus" s'est détériorée (+ 0,4 %).

Travail précaire en hausse sensible

Mieux vaut un travail précaire que rien ?
 
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En septembre 2012, deux tiers des demandeurs d'emploi qui exerçaient un petit boulot (moins de 110 heures par mois) en même temps qu'ils recherchaient un emploi stable le décrochaient quelques mois plus tard, selon une étude de l'Unedic. La moitié obtenait un CDI.
"Au cours du quinquennat de François Hollande, chaque fin de mois était devenue très souvent comme un supplice chinois pour ...les ministres du Travail [sic] lorsqu'il s'agissait d'annoncer officiellement les chiffres du chômage, écrivit La Dépêche"... On plaindra donc Michel Sapin, François Rebsamen, puis Myriam El Khomri.

Cette baisse que la presse des macroniens béats salueest quelque peu factice.
Elle s'accompagne en parallèle d'une hausse du travail précaire, dénoncée hier par plusieurs syndicats. Une situation qui rappelle ainsi ce qui s'est passé en Allemagne après les réformes du travail introduites par Gerhard Schröder en 2003. Il y a 15 ans : la marche en avant de Macron serait-elle virtuelle ?
Alors que plusieurs clignotants (croissance, embauches en CDI), sont au vert, notamment chez nos voisins européens, cette ombre au tableau  français va modérer l'enthousiasme du gouvernement et des fats de la majorité présidentielle. De fait, hier, le président du groupe LREM à l'Assemblée, Richard Ferrand, a assuré le service minimum, mentionnant plutôt sobrement "un signal positif dans la lutte contre le chômage." Un signal clignotant...

samedi 27 janvier 2018

Méthode Macron : le chômage n'a toujours pas baissé en décembre

"Le chômage a stagné en décembre," titre Le Monde: et le niveau de vie des chômeurs, bien davantage !

Pôle emploi et le ministère du Travail choisissent la catégorie A pour assurer que le 
nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 0,1 % 

Non seulement c'est la catégorie des demandeurs sans aucun emploi, mais c'est sur un mois et dans la seule France métropolitaine... 
Ces chiffres diffusés et commentés chaque mois avaient plombé la politique de François Hollande, tout au long de son quinquennat, en dépit des mensonges de Michel Sapin. Dans un souci peu évident de transparence, Macron ne fera plus communiquer Pôle emploi sur le nombre d’inscrits que tous les trois mois. Le Monde suggère que la publication mensuelle d’une douzaine de pages consacrées à ces statistiques, serait une charge trop lourde. 
Mieux, elle ne contiendra plus désormais que des indicateurs moyens calculés sur trois mois. Certes, les services du ministère communiqueront toujours les données mensuelles, mais de façon beaucoup plus sommaire, au prétexte qu'elles seraient peu significatives, l’objectif étant qu’elles tombent dans l’oubli et soient de moins en moins commentées, non pas tant par les journalistes que par les experts, auprès desquels les premiers puisent leurs pseudo-"décryptages". 

L'effet Macron n'atteint toujours pas la courbe du chômage 
Selon la dernière livraison des chiffres officiels de Pôle emploi et du ministère du Travail, arrivée mercredi 24 janvier, le nombre de demandeurs d'emploi n'a pas évolué de manière significative : ce que Le Monde appelle de la "quasi-stabilité". Le nombre de demandeurs d’emploi qui n’ont exercé aucune activité (catégorie A) a très peu bougé en décembre 2017 : – 0,1 %, seulement, sur un mois en France métropolitaine, soit 2.700 inscrits en moins. Il y a, au total, 3,45 millions de chômeurs dans l’Hexagone.

Macron ministre ou Macron président, quelle différence ?

L'Outre-mer est encore considéré par-dessus la jambe. Pour mention, les services de l'Etat daignent parfois affiner la situation des demandeurs d'emploi "en incluant les territoires outre-mer". Et ça donne "un peu plus de 3,7 millions, rien qu'en Catégorie A. 

Solidairement, le ministère de Pénicaud et Pôle emploi enregistrent une même baisse de 0,5 %, sur un an. Sachant qu'Emmanuel Macron a été à Bercy d'août 2014 à août 2016, puis à l'Elysée pendant sept mois à la fin décembre 2017, on s'interroge sur sa capacité à peser sur l'économie.

D'autant que la baisse de 0,5 % est beaucoup moins nette qu’en 2016 (– 3 %). Un universitaire maintient néanmoins "une confirmation du mouvement de recul, enclenché en 2015, et qui concerne la plupart des régions", mais Yannick L’Horty, professeur à l’université Paris-Est et directeur de fédération de recherche du CNRS, n'est pas qu'un observateur éclairé: il publie communément dans la revue de l'OFCE, classée à gauche. 
On aurait pu espérer une performance plus éclatante, sous la houlette de Jupiter, compte tenu de la solidité de la croissance chez nos partenaires européens, où elle n'est pas, comme en France, qu'un frémissement chronique : + 1,9 % en 2017, d’après les dernières prévisions de l’INSEE, une direction générale du ministère des Finances. 
Tout ça pour décrire un "dynamisme qui a soutenu les créations d’emplois" dont on a constaté en décembre qu'elles sont toujours limitées et peu significatives... Entre le troisième trimestre 2016 et le troisième trimestre 2017, les effectifs dans le privé se sont accrus de 260.000. Et sur les trois derniers mois de 2017, le nombre de déclarations d’embauche (hors intérim) de plus d’un mois a progressé de 3,4 % pour atteindre "un niveau jamais enregistré" depuis 2000, selon l’ACOSS, un établissement public à caractère administratif, EPA, sous les tutelles du ministère des Solidarités et de la Santé et du ministère de l'Action et des Comptes Publics (la caisse nationale du réseau des Urssaf), qui coiffe le réseau des organismes collectant les cotisations sociales. 

Deux phénomènes viennent toutefois "contrarier" ce beau "dynamisme" de "reflux du chômage." Le décryptage est cette fois assuré par Bruno Ducoudré, de l’Observatoire français des conjonctures économiques : toujours l'OFCE. 
Il est temps de rappeler qu'en février 2017, à la veille de l'élection présidentielle, l'OFCE était particulièrement volontariste. Cet éminent observatoire prévoyait une baisse importante du chômage pour les années à venir, atteignant 8,7 % pour 2019-2020, puis 7,7 % en 2022. Cette prévision est en contradiction avec une étude de l'UNEDIC de fin 2016, qui prévoit une légère hausse du chômage jusqu'en 2019 à 9,6 %.
1 - Le plan de 500.000 formations supplémentaires en faveur des demandeurs d’emploi, lancé début 2016, a cessé de produire ses effets : il avait contribué à la diminution du nombre de personnes relevant de la catégorie A de Pôle emploi et à l’accroissement concomitant de la catégorie D – celle qui regroupe les demandeurs d’emploi "non tenus" de rechercher un poste, en raison, notamment, d’un ...stage ou d’une ...formation (+ 24,6 % en 2016). Depuis, bon nombre des bénéficiaires du "plan 500.000", annoncé "massif' et "d'urgence" par François Hollande, le 18 janvier 2016, et mis en place par la précédente majorité, sous l'autorité de Myriam El Khomri (qui est passée au théâtre avec une énième version des 'Monologues du vagin', le 7 mars prochain, aux côtés des commères Marlène Schiappa et Roselyne Bachelot), ont dû refaire surface en catégorie A – ou en catégories B et C (demandeurs d’emplois ayant exercé une activité réduite). La preuve en est que la catégorie D a fondu (– 18,3 % en 2017). Bilan 2017 mitigé. 

2- L'autre magouille qui n'a pu perdurer et contribue à un possible retard dans la diminution du chômage : l’enveloppe des contrats aidés au second semestre 2017 a été amputée, rappelle Bruno Ducoudré. 
Le président Macron s'en est violemment pris aux opposants à sa suppression massive de contrats aidés, en novembre dernier à Tourcoing, dans le Nord. "Que ceux qui les défendent les prennent ! Ils n'en voudraient pas pour eux-mêmes ! J'entends les messages qui m'ont été livrés sur les contrats aidés. Il y a des publics très en difficulté, il y a des quartiers très en difficulté, il y a quelques priorités que j'ai déjà évoquées pour les emplois aidés, au niveau de 200.000", chiffre retenu dans le budget 2018, a déclaré le chef de l'État."Mais il n'est pas sain, selon les cycles électoraux, de monter à 500.000 ou 600.000 les emplois aidés en les plaçant comme des petits pains auprès des collectivités ou des maires pour arranger les chiffres du moment et nous expliquer que c'est l'alpha ou l'oméga de la politique de l'emploi. Un contrat aidé, c'est un contrat à court terme subventionné par l'Etat. Un contrat aidé, ce n'est pas la bonne solution quand il n'y a pas une formation à la clé pour trouver un emploi", a lancé le président de la République dans une nouvelle pique adressée à son prédécesseur François Hollande, qui avait porté à 459.000 le nombre de ces contrats en 2016.
Il est probable, par ailleurs, que la vigueur du marché du travail engendre un "effet d’appel", ajoute l'économiste de l'OCDE: des personnes qui avaient cessé leur quête d'un job – disparaissant, du même coup, des statistiques – auraient repris courage et se sont inscrites à Pôle emploi. C’est pourquoi le bilan 2017 est mitigé, y compris pour les moins de 25 ans, raconte-t-il. 

Ce public particulièrement "fragile", et dont le gouvernement a indiqué vouloir faire une priorité, en particulier dans son plan d’investissement pour les compétences, a certes vu ses effectifs baisser, l’an passé, mais bien moins qu’en 2016 (– 3,5 %, contre – 8,8 %, pour la catégorie A, en ...métropole). 

Le chômage de longue durée repart à la hausse

C'est un fait que la cohorte des économistes et journalistes copieurs-colleurs macroniens ne peuvent glisser sous le tapis : un accroissement "sensible" du nombre d’inscrits à Pôle emploi depuis au moins un an (+ 5,1 % en métropole, dans les catégories A, B et C). 

Si Emmanuel Macron et sa sexagénaire suscitent la curiosité des décideurs étrangers qu'il attire à Versailles, l'opération séduction n'a jusqu'ici été qu'un miroir aux alouettes. Les demandeurs d'emploi peuvent l'attester.

samedi 3 décembre 2016

L'emploi en zone euro au plus haut depuis juillet 2009. Et en France?

En France, l'emploi est au plus bas depuis juillet 2009  

L'Union européenne connaît une embellie sur le front de l’emploi 

Le taux de chômage dans la zone euro a atteint, en octobre, son plus bas niveau depuis juillet 2009, selon les chiffres publiés par Eurostat. 
Il s‘établit à 9,8 % en recule de 0,1 point par rapport au mois précédent, selon un chiffre révisé à la baisse.
 
Pour le deuxième mois consécutif, le chômage se situe donc en dessous du seuil symbolique des 10 % dans l’ensemble des pays utilisant la monnaie unique européenne. 

La France est en dessous de la moyenne européenne 

Son taux de chômage s'élève à 9,7 % en octobre, très loin derrière l’Allemagne, toujours première de la classe, avec un chômage à 4,1%, le plus bas depuis la réunification. A l’opposé, la Grèce (23,4%) et l’Espagne (19,2%) affichent toujours les taux les plus élevés. 

Hollande a fait pire en 3,5 années -sans la crise économique internationale de 2008- que Sarkozy en 5 ans, avec... La Tribune attribue cet échec à "la malédiction" qui se serait abattue sur le quinquennat du "bras cassé".
Le chômage en France qui était, fin octobre, proche de son record (3,591 millions en février 2016), reste supérieur de 556.000 au niveau du début du quinquennat, fin mai 2012.
Pas d'embellie non plus côté croissance économique, qui atteindra péniblement cette année 1,3%, du même ordre qu'en 2015.

jeudi 25 juin 2015

Chômage : nouvelle hausse forte de 0,5% en mai

La courbe du chômage ne faiblit toujours pas

Le nombre des demandeurs d'emploi (catégorie A) a encore progressé de 0,5%soit 16.200 chômeurs de plus au mois de mai. 

Leur nombre atteint le record de 3.552.200 dans la seule métropole. Mais le ministère du Travail raconte que cette hausse serait en grande partie due à des... difficultés rencontrées pour "actualiser" la situation des chômeurs ce mois-ci.

Après la très forte hausse du nombre des demandeurs d'emploi en avril (26.200 soit, 0,7%), la progression ne faiblit pas en mai avec 16.200 demandeurs d'emploi supplémentaires en catégorie "A" en France métropolitaine", soit une hausse de 0,5%. Ils sont maintenant 3.811.200, en comptant les Dom.
 
Si, cette fois, on n'exclut pas les catégories "B et C", le nombre des demandeurs d'emploi progresse de ... 1,3% en France métropolitaine (+ 69.000) pour atteindre 5.414.200 et même 5.717.900 en incluant les DOM. Un record absolu.

Des difficultés administratives

Mais, fait très rare, le ministère du Travail a lancé un avertissement pour expliquer cette progression. En voici le texte.
"Au mois de mai 2015, constatant que le nombre de demandeurs d'emploi ayant actualisé leur situation à la suite de la relance habituelle était sensiblement plus faible que d'ordinaire, Pôle emploi a procédé à deux relances supplémentaires.
Ces particularités de la période d'actualisation de mai 2015 ont contribué à la baisse inhabituellement forte des sorties de catégories A, B, C pour défaut d'actualisation (qui atteint 160 600 en mai 2015) et, par conséquent, à la hausse du nombre de
demandeurs d'emploi en catégories A, B, C enregistrées ce mois-ci. Par comparaison avec les évolutions passées, on estime que cet impact serait en mai 2015 de l'ordre de 28.000 à 38.000 sur le nombre de sorties de catégories A, B, C pour défaut d'actualisation"
En d'autres termes, les services de Pôle emploi ont eu des difficultés à connaître la situation des demandeurs d'emploi. 

Ils on donc fait deux relances, ce qui a conduit les demandeurs d'emploi a bien actualiser leur situation. Davantage que les mois ordinaires... Résultat, les services de Pôle emploi ont moins que d'habitude procédé à des "sorties de catégories" pour défaut d'actualisation. Les demandeurs d'emploi seraient donc restés inscrits dans leur catégorie en plus grand nombre qu'un mois ordinaire. C'est particulièrement vrai pour les catégories "B et C", celles où les demandeurs d'emploi ont exercé une activité réduite. Ce serait pour cette raison abracadabrantesque que le nombre des chômeurs inscrits dans ces catégories progresse fortement.

Ainsi, en l'absence de ces particularités de mai 2015, selon le ministre du Travail et si ma tante François Rebsamen en avait, la hausse du nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B, C en mai 2015 aurait été de l'ordre de 32.000 à 42 000, contre 69.600 observés et celle du nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A de l'ordre de 7.000 à 10. 000, contre +16. 200 observés. Il n'en reste pas moins vrai que, fait exceptionnel ou pas, que la courbe mensuelle du chômage continue de progresser... Et toutes les catégories d'âge sont concernées, y compris les jeunes, priorité du président.

Le mieux reste évidemment à venir, à la fin de l'année, à moins que...

Cependant, les pronostics de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de l'UNEDIC (assurance chômage) prévoient un "léger reflux du chômage" dans la seconde partie de l'année. Si jamais il est sensible...
VOIR et ENTENDRE Julien Dray dire "son sentiment" que "le tournant va avoir lieu à l'été", "sauf accidents internationaux graves" (au pluriel !)...
           
           
               
                    Chômage : 'Le tournant va avoir lieu à l'été', prédit Julien Dray sur wat.tv                
                   

A l'inverse, l'Institut national de la statistique (INSEE) - qui se réfère à une autre façon de comptabiliser le nombre des demandeurs d'emploi - estime qu'
il se stabilisera au niveau élevé de 10,1% en métropole fin 2015, proche du record de 10,4% atteint en 1997.

vendredi 3 avril 2015

Reprise économique au 1er semestre: une prévision vendue comme un fait

Reprise économique annoncée, mais chômage attendu en hausse

Le gouvernement attend désespérément une
 reprise de l'activité économique

L'INSEE lui offre l'annonce d'une prévision positive lors de la première moitié de l'année 2015, mais elle sera encore insuffisante pour enrayer la hausse du chômage ou provoquer le "déclic" de l'investissement des entreprises.

Dans sa note de conjoncture publiée jeudi, l'Institut national de la statistique et des études économiques prévoit une croissance du produit intérieur brut français de 0,4% au premier trimestre (révision légèrement en hausse par rapport à l'estimation de décembre) et de 0,3% au deuxième trimestre.

La gauche saute allègrement de la prévision à la réalité 
Les éléments de langage de l'AFP répandent la confusion  ensuite entretenue par les organes de presse, tel Libération. "Ces prévisions, qui assurent à la France un acquis de croissance" (croissance annuelle s'il n'y a pas de variation les deux trimestres suivants) de 0,8%, confortent la position du gouvernement qui prévoit 1% sur l'année, mais qui espère aussi aller au-delà", écrit l'agence de presse officielle. 
L'INSEE est d'ailleurs présenté comme une arme de propagande. "De plus, si le scénario conjoncturel de l'Insee se réalise, le produit intérieur brut (PIB) à mi-2015 [dans trois mois] aura crû de 1,1% par rapport à mi-2014."

La voie est ainsi ouverte  au ministre des Finances Michel Sapin qui politise ouvertement le débat. L'économie n'irait-elle donc mal que du fait d'un ressenti mauvais des acteurs? "Le 1% pour l'année 2015, perçu par beaucoup comme irréaliste il y a quelques mois, apparaît aujourd'hui comme un plancher", a polémiqué devant la presse le marchand de sable de Bercy, rappelant que "l'objectif est de faire plus".

Si les chiffres remontaient, deux nuages très noirs hypothéquent encore la reprise

D'une part, l'INSEE ne dissimule pas que le taux de chômage va encore augmenter et, d'autre part, la confiance des entrepreneurs ne revient pas puisque leurs investissements resteront "atones" au premier semestre, malgré un "net redressement" du taux de marge des entreprises.

- 10,2% de chômage dans la seule métropole
Le taux de chômage, qui a atteint la barre des 10% de la population active fin 2014, devrait ainsi continuer à augmenter jusqu'à 10,2% en métropole mi-2015, retrouvant un niveau inégalé depuis près de 20 ans,  fin 1997: 10,8 %, un niveau record depuis la fin des Trente Glorieuses, le socialiste Lionel Jospin étant devenu premier ministre en juin. (Pour mémoire, il annonça alors la fermeture du réacteur Superphénix.) Les économistes et le gouvernement estiment qu'il faut au moins 1,5% de croissance pour faire baisser le chômage: d'où l'intox actuellement développée par l'INSEE, organisme rattaché au ministère de l'Économie.
Comme son prédécesseur, mon beau Sapin, roi de l'intox, le ministre du Travail, François Rebsamen, anticipe le moindre frémissement en prenant ses désirs pour des réalités. Il  "pense" (si, si) que l’année 2015 sera "meilleure que l’année 2014" en matière de lutte contre le chômage, et qu’elle devrait "être le tournant". Le ministre s’attend à "un début de régression" (du nombre des inscrits à Pole emploi), 
à "la fin de l’année." En faisant disparaître certains chômeurs de la photo de l'INSEE ? 
"On s'attend à une légère augmentation de l'emploi total, de l'ordre de 20.000 emplois, raconte Vladimir Passeron, chef du département conjoncture de l'Insee. Mais, il y aurait un 'mais' !  La population active augmente d'environ 60.000 personnes, donc on observera une hausse du taux de chômage, sur le même rythme que les trimestres précédents", a a-t-il tenté de faire comprendre, lors d'une conférence de presse jeudi.

En attendant, si on veut bien inclure l’Outre-mer, le chômage, qui touchait 10,4% de la population active à la fin de l’année 2014, culminerait cet été à 10,6%.
Fin février, Pôle emploi recensait 3,49 millions de demandeurs d’emploi sans aucune activité en métropole, flirtant avec son record absolu, atteint fin 2014. Sans exclure les chômeurs ayant exercé une petite activité, le deuxième thermomètre du chômage a atteint de nouveaux records, à 5,26 millions en métropole, 5,56 millions avec l’Outre-mer. 

Et la méthode Coué se heurte aux réalités têtues. Parallèlement, si les perspectives d'investissements dans l'industrie augmentent légèrement, celles des services grèvent la prévision (0,0% en moyenne au premier trimestre, 0,1% au deuxième). Et, avant que le gouvernement n'annonce de nouvelles mesures pour inciter les entreprises à investir, pour l'Insee, c'est comme si c'était assuré, "les conditions sont réunies" pour une reprise de l'investissement.

- "Redressement spectaculaire" des marges 
En effet, le taux de marge des entreprises s'est nettement redressé, estime l'Institut, retrouvant son niveau de 2011 (31,3%). Il l'explique par l'effet conjugué de plusieurs baisses de l'euro, du crédit d'impôt compétitivité emploi et des premières baisses de cotisations patronales prévues dans le pacte de responsabilité, mais aussi des conditions de financement favorables et d'un prix du pétrole qui reste bas grâce au gaz de schiste américain.

L'INSEE tente de minimiser l'impact négatif de la faiblesse de l'investissement sur la reprise économique



"Le taux d'investissement français n'a pas baissé autant en France que dans d'autres pays pendant la crise, il n'y a pas de rattrapage nécessaire", a positivé Laurent Clavel, chef de la division Synthèse conjoncturelle de l'Insee. "Historiquement, la plupart des redémarrages économiques s'accompagnent d'un investissement suiveur, pas moteur", a-t-il précisé.

Pour Michel Sapin, si les taux de marge opèrent un "redressement spectaculaire",
le but du gouvernement est de retrouver les niveaux d'avant la crise débutée en 2007 et ressentie en 2008 (32,7%). Et il en profite pour se féliciter de cet... objectif qui justifie, selon lui, "le maintien du cap" de la politique économique du gouvernement, une ligne socio-libérale très contestée à gauche, après comme avant la défaite de la majorité présidentielle aux départementales. "Il faut que le monde économique soit certain que le cap (des baisses de charges et d'impôts) soit maintenu", a insisté le ministre soucieux de rassurer l'entreprise, quitte à irriter les socialo-socialistes. 

Reste que, dans l'immédiat, le pouvoir mise sur une activité portée par la consommation des ménages, traditionnel moteur de croissance en France. Celle-ci ne se fera qu'à la condition d'une "accélération du pouvoir d'achat", selon l'Insee, grâce à la baisse des prix des carburants du fait des cours du baril à l'international, mais aussi au "moindre dynamisme des prélèvements obligatoires". 
Quant au commerce extérieur, il devrait avoir une influence marginale sur la croissance du premier semestre, du fait d'une faible compétitivité de nos entreprises et malgré les bons effets de la baisse de l'euro sur les exportations.

mardi 4 novembre 2014

Déficit public : Sapin se fait à nouveau remonter les boules par Bruxelles

"Bruxelles n'a pas pris en compte les récentes mesures d'ajustement faites par le gouvernement français", polémique Sapin

La France sera confrontée à une légère hausse de son déficit public l'an prochain, 
estime la Commission européenne dans ses prévisions publiées mardi, alors que le gouvernement promettait une légère baisse. Il serait de 4,4% du PIB fin 2014 et de 4,5% fin 2015. Sans mesure supplémentaire, le déficit progresserait encore à 4,7% en 2016. De son côté, Paris prétendait réduire le déficit public à 4,3% du PIB l'an prochain, puis à 3,8% fin 2016, avec un objectif de 3% en 2017, année électorale.

L'exécutif européen précise qu'il a pris en compte environ 19 des 21 milliards d'euros d'économies annoncées pour l'an prochain par le gouvernement car "certaines de ces mesures, représentant près de 2 milliards d'euros, restent insuffisamment détaillées pour être prises en compte dans la prévision", soulignent les services de ...Pierre Moscovici. Les modifications présentées par le gouvernement français fin octobre - qui visent à réduire le déficit de 3,6 à 3,7 milliards d'euros de plus que prévu auparavant - n'ont pas non plus été prises en compte, du fait qu'elles étaient restées dans le vague au moment où les prévisions ont été arrêtées.

Baisse légère du chômage à partir de ...2016

Michel Sapin a réagi mardi sur ce flou des prévisions françaises pointé par la Commission. Le ministre des Finances a souligné mardi que les prévisions de déficit de la Commission européenne, faisant de la France la lanterne rouge de la zone euro en 2016, ne tiennent pas compte de la totalité des récentes mesures d'ajustement. Et pour cause, puisqu'elles ne sont pas détaillées! Ce qui n'incite pourtant pas Mon beau Sapin à la décence, puisqu'il a déclaré lors d'une conférence de presse que "ces prévisions de déficit public ont été faites avant toute proposition nouvelle". Le déficit 2016 annoncé par Bruxelles est un "calcul purement théorique" qui "ne signifie rien", a lancé l'entourage du ministre, piqué au vif de ses subterfuges.

La courbe de la croissance économique en France sera moins positive, selon la Commission, que celle promise par Bercy : de 0,3% cette année, de 0,7% l'an prochain et de 1,5% en 2016, alors que le gouvernement prévoit de son côté une plus forte accélération : à 1% l'an prochain et 1,7% en 2016, après 0,4% cette année.
Bruxelles estime que le taux de chômage stagnera en France à 10,4% de la population active en 2015, avant de baisser à 10,2% en 2016.

La dette publique ira croissante, atteignant 95,5% du PIB fin 2014, 98,1% fin 2015 et 99,8% fin 2016, poursuit la Commission, des niveaux là encore supérieures à ceux attendus par la France (95,3% fin 2014, 97,2% fin 2015, puis 98% fin 2016).

Faut-il sortir ce Sapin de la forêt gouvernementale socialiste avant Noël ?

vendredi 22 août 2014

"On n'est plus dans la crise", selon Hollande à La Réunion, à la différence des Français...

Hollande tente d'endormir La Réunion, frappée par un chômage massif

A La Réunion, près de 30% de la population active (et 60% des jeunes) n'ont pas d'emploi
Pour bien commencer son "trip" dans l'océan Indien, François Hollande a encore promis de prochaines annonces "fortes", marquant sa volonté de "maintenir le cap" et de "forcer l'allure"...
Logement, professions réglementées, investissement et emploi, tels sont toujours les dossiers prioritaires de la rentrée sur lesquels le président halluciné a promis qu'il y aura "dès la semaine prochaine" des "annonces". "On maintient le cap et on est dans le mouvement; on force l'allure", a lancé le faraud à des journalistes, lors de son escapade dans l'océan Indien jusqu'à samedi.

Cultivant le flou, François Hollande a expliqué que ses annonces concerneront quatre domaines: le logement, la concurrence et les professions réglementées, la simplification et l'investissement". Il a surtout fait le VRP de des invendus de sa politique de relance de la compétitivité de l'économie française par le pacte de responsabilité, qui, selon lui, "va marcher".
"Toute autre politique aurait enfoncé le pays soit dans la dette, soit dans la désagrégation sociale", a-t-il assuré. "Si je pensais que ma politique n'allait pas porter ses fruits, j'en aurais changé", a insisté le bonimenteur, faisant valoir sa "constance".

La confiance serait un mal français

Les Français souffriraient d'un mal profond qui entraverait le socialiste. Or, ils devront s'y faire, il n'y a pas alternative. Les Français devront prendre sur eux; Hollande n'a pas de plan B. "Sortir de l'euro, laisser filer les déficits ou bien sabrer dans la dépense publique, aucune de ces politiques n'a d'avenir." Mais personne ne l'envisage, sauf le caricaturiste.

La confiance, c'est "le problème français", assure François Hollande qui pense que le retour de la confiance pourrait relancer "l'investissement, privé comme public, qui est la clef de tout et qu'il faut débloquer".
  
Il n'admet pas qu'il est la  malédiction de son propre quinquennat
Ce président est un incompris.  "L'effet psychologique d'un cadre suffisamment stable" peut permettre à la confiance de revenir, si les Français ont une confiance aveugle. "Le pacte de responsabilité n'aura d'effet qu'à moyen terme," est-il contraint d'admettre, mais Hollande est assez vicieux pour ne pas exclure que le "mandat suivant en bénéficie" !...

Il faut laisser du temps au temps! 
La formule socialiste est pourtant éculée depuis ...Mitterrand. Mais Hollande maintient toutefois que c'est cette fois l'Europe qui devrait lui laisser tout le temps de réduire les déficits publics, alors que le ministre des Finances Michel Sapin estime désormais qu'ils seront supérieurs à 4 % cette année, excluant de facto un retour à 3 %, la norme européenne, dès l'an prochain. Les Allemands "ont mis dix ans de réformes pour en arriver là où ils en sont et nous en sommes à deux années", raconte le chef de l'État dans l'Océan indien. "Nous allons continuer de réduire les déficits mais au rythme qui nous paraîtra compatible avec la croissance", nuance-t-il néanmoins, tout en se tournant vers les autres - après les Français, Bruxelles et Berlin - pour qu'au "niveau de l'Europe aussi, le rythme de l'ajustement budgétaire soit adapté à la croissance".

Un optimiste coupable

Même s'il refuse de se projeter en 2017 - "sinon je n'avance plus" -, il répète qu'on peut "faire des réformes et gagner", se comparant au passage à l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, qui avait "perdu de peu" après avoir engagé une vaste réforme du marché du travail. 

François Hollande ne nie plus que la reprise "est faible" et "fragile", mais, incorrigible velléitaire,  il estime qu'elle est bien là -comme était là le redressement de la courbe de l'emploi- avec désormais 0,5 % de croissance attendue cette année par le gouvernement. "On n'est plus dans la crise, mais l'enjeu, c'est de libérer et de mobiliser toutes les énergies pour sortir de la stagnation", est-il allé affirmer sous le soleil des tropiques.

Après La Réunion, le président de la République se rend aujourd'hui à Mayotte, le plus prolifique département de France. Comme La Réunion, Mayotte est un DOM sous perfusions toxiques de la métropole. Parmi les dossiers brûlants qui l'attendent, un taux de chômage endémique à 29% (et 50% pour les moins de 25 ans et les plus de 50 ans), et un pouvoir d'achat en stagnation. Mais il n'épuisera pas son inépuisable capital d'optimisme...

samedi 19 avril 2014

Hollande dit n'avoir "aucune raison d'être candidat" en 2017

Si le chômage ne baisse pas d'ici 2017, il abandonnera !

Faut-il souhaiter que la courbe se maintienne ?
 
 Harakiri de Pépère !
Le chef de l'Etat a évoqué clairement son éventuel retrait de la prochaine présidentielle, pour la première fois le 18 avril 2014, lors  d'un déjeuner avec une vingtaine de salariés, de dirigeants et de syndicalistes d'une usine Michelin, près de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).  

Un joueur de poker à l'Elysée
"Si le chômage ne baisse pas d'ici à 2017, je n'ai, ou aucune raison d'être candidat, ou aucune chance d'être réélu." C'est dire la confiance qu'il a en ses capacités...  Autant jouer à la roulette russe ! 

Le président a également rappelé que l'emploi est sa "priorité" et tout particulièrement l'emploi des jeunes. "On va y mettre toute notre énergie parce qu'il n'y a pas d'autre enjeu", a-t-il ajouté. Voilà près de deux ans qu'on va voir ce qu'on va voir !

Le président sortant ne se qualifierait pas pour le second tour de la prochaine élection présidentielle... 

...si le premier tour avait lieu le dimanche suivant, a prévenu un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI publié mardi.  Et ce dimanche-là, c'est bientôt, en cas de dissolution !  

D'autre part, cette étude indiquait que 83% des personnes interrogées se déclarent mécontentes de son inaction, soit une chute de 9 points sur la seule nnée passée. 
Son impuissance contre le chômage suscite justement le plus de mécontents, 88%.