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jeudi 16 juillet 2015

Perte de sang froid: les affaires de Miramas et Berre-l'Etang poussent Hollande à la faute

Hollande se précipite pour révéler une affaire terroriste à l'état embryonnaire 

Une déclaration intempestive du président Hollande fait avorter une enquête anti-terroriste

Hollande prend son ministre de l'Intérieur, B. Cazeneuve,  1m65, de court.
Rien ne se passe comme prévu, romance le Huffington Post. La vérité, c'est que, lors d'un point presse à Marseille où il était en visite d'accompagnement du président mexicain, le tortionnaire Enrique Peña Nieto, mercredi 15 juillet, Hollande a prématurément annoncé lui-même qu'un projet d'attentat aurait été déjoué. Préoccupé de se fabriquer une image de président "audacieux", François Hollande a perdu son sang froid et la maîtrise des événements en se précipitant pour donner le change, à la suite de deux menaces sur la sécurité de l'Etat dans les Bouches-du-Rhône, avec un vol de munitions sur le site militaire de Miramas -malgré le plan Vigipirate (alerte écarlate)- et des explosions criminelles suivies d'incendies sur le domaine pétrochimique de Berre-l'Etang, un site Seveso, dix jours plus tard. 

Ainsi le branquignol a-t-il encore fait l'inverse de ce qu'il avait pourtant expliqué gravement la veille depuis l'Elysée, obligeant son ministre de l'Intérieur à communiquer plus tôt que prévu, faisant échouer une enquête en cours.

Bernard Cazeneuve a rappelé les propos de François Hollande 

Le président vantard s'était déjà fait mousser 
Lors de son entretien du 14 juillet -au palais de l'Elysée, contrairement à son engagement de campagne- il avait fait son auto-promotion, clamant que "toutes les semaines, nous arrêtons, nous empêchons, nous prévenons des actes terroristes". 

Mais le ministre de l'Intérieur s'est bien gardé de reprendre l'intégralité des propos du chef l'État
Dans sa fièvre politico-médiatique, Hollande affirmait également ne "pas faire des conférences de presse pour en informer les Français". 

VOIR et ENTENDRE Hollande dire le contraire de ce qu'il fait:

jeudi 1 janvier 2015

Voeux 2015 de Hollande: que des mots cache-misère

La "gauche molle" adopte la posture de l'audace !

2015: froideur et austérité
Président au travail ? Bureau vide

Faible lumière indirecte dans le lointain et cheminée éteinte
Drapeaux repoussés à l'arrière-plan
d'une salle glacée, chargée de dorures
, coupée du monde réél


Pour un président qui se veut volontariste et audacieux, c'est Waterloo , morne plaine !

Ils avaient promis que l’apparence du chef de l'État serait passée au peigne fin. Et en effet, lestée de plomb, la cravate de Hollande a bien indiqué la direction de la courbe de l'emploi et  la teinture de ses cheveux a résisté à la chaleur des projecteurs. Mais la cohérence de la réalité et des éléments de langage, pesamment répandu pendant la semaine qui a précédé, s'arrête là. Son bureau a ainsi fait l'objet de toute l'attention de l'équipe pléthorique de bras cassés de la communication, mais les réseaux sociaux ont pointé ce que la presse aux ordres a occulté: l'espace était rangé, voire plus dégarni que le crâne de son locataire, selon les internautes. 

Voila pour la forme.

Selon la presse dévote, Hollande aurait été "classique dans son discours", ce qui apparaît incohérent avec le propos et surtout l'image travaillée d'un "audacieux": les journalistes ne savent visiblement plus dans quel sens lui caresser le poil. 

Le Point a préféré se livrer au décryptage du filigrane.
Autant dire qu'en s'attachant à la lecture de l'illisible, l'hebdomadaire n'a pas pris le risque d'être contredit, seulement celui d'inventer du n'importe quoi. Ainsi, Hollande aurait "déjà lancé le thème de la campagne de 2017 : "Je résiste à tout" ! Puissent les Français, livrés à eux-mêmes et un brin plus exposés au "vent mauvais",  puiser en eux la même force supposée de résistance.
Avant 16h00, Emmanuel Berretta avait bénéficié de fuites officielles sur "la tonalité générale du discours." Il a pu mettre les lecteurs du site en condition: l'allocution "portera sur la capacité de notre pays à faire face collectivement à la crise et à accepter le changement dans un monde profondément bouleversé." Cette belle aptitude au décryptage prêtée aux journalistes à bac +5 s'en trouvait donc juste un peu surestimée...

Nous étions favorablement conditionnés
Si le président a péché par "excès d'optimisme (notamment face à la montée du chômage)", tandis que de moins flagorneurs y voient un manque de réalisme et clairvoyance, "François Hollande croit ressentir chez nos compatriotes cette volonté d'arrêter de peindre la vie en noir." La popularité de son ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, l'incite à croire que le pays veut que cela bouge enfin. Et Berretta ne s'était pas trompé: Hollande a en effet tenu ce langage en rapport avec le plumage présenté par Le Point, fruit d'un dur labeur d'analyse,  en milieu d'après-midi, on l'a compris. Ne restait plus que le filigrane ...

Ca vous aura échappé, mais Le Point assure que le 31 décembre, "ses communicants ont continué leur plan de re-présidentialisation" 
d'un homme qui stagne depuis plusieurs mois sous les 20 % dans les sondages. Le Point ne croit donc pas au sondage Odoxa publié par Le Parisien (qui ne sont pas suspects de malveillance), selon lequel Santa Claus aurait favorisé"un regain de popularité pour Hollande et Valls," le 14 décembre. 

L'hebdomadaire diffuse gravement les éléments de langage élyséens. 
"Le choix du bureau présidentiel, sa pompe, sa majesté, son symbole, affirme-t-il avec l'assurance de plaire à son maître, est le couronnement de cette stratégie nécessaire mais insuffisante pour redonner un peu de lustre au chef de l'État. Les réseaux sociaux, dont Jérôme Béglé se désolidarise, se sont très vite enflammés sur "un détail" omniprésent (sic) qui a échappé aux communicants sélectionnés sur leur incompétence: le bureau derrière lequel François Hollande avait pris place était désespérément vide. Pas un dossier, pas un ordinateur, pas un téléphone, ni même un stylo... Un élément de décor qui suscite beaucoup de moqueries... Passons à l'essentiel, c'est-à-dire au contenu, évacue le rédacteur en chef du site Lepoint.fr... "Après l'inversion de la courbe du chômage, boulet qui pèse au pied [les deux] de François Hollande, et le pacte de responsabilité perdu dans les sables des interminables compromis syndicaux, patronaux, législatifs et administratifs, l'Élysée devait reprendre la main." Réponse en filigrane...

Une antienne pour hypnotiser son auditoire



Pourquoi pas ce terme religieux chez un dévot qui fut pourtant chroniqueur littéraire à Paris Match et auquel les "illettrés" de Gad et d'ailleurs, chers à Macron, préfèrent "anaphore", certes sévèrement connoté depuis 2012...
Les voeux ont donc consisté à adresser "un message de confiance et de volonté". Hier, réforme territoriale, pacte de responsabilité, compte pénibilité (qui sera nécessairement simplifié par les entreprises bénévoles), plan européen de relance de 315 milliards d'euros, et demain "plan numérique à l'école", "droit de mourir dans la dignité", (petite) réforme fiscale, service civique, conférence environnementale... Ouf ! Béglé ne manque pas de souffle. 


François Hollande s'est montré volontaire. En quoi? Béglé n'a manifestement rien vu dans sa boule  en filigrane, mais il répète toujours bravement les éléments de langage de l'Elysée, sans obligation de révélation de ses sources. 

"Pour ceux qui en doutaient, il confirme qu'il mènera sa mission jusqu'au bout." 
Est-il à l'écoute du pays et est-ce vraiment le voeu général ?

Il s'est posé en rassembleur d'une société menacée par les conservatismes et les populismes. Bref, du classique arrosé d'une sauce d'optimisme et de confiance. Comme le serpent Kaa dans Le Livre de la jungle, il espère que son antienne hypnotisera son auditoire, commente Béglé...

Neuf minutes pour ne pas dire grand-chose. 

C'est le moment où parle ce filigrane filigrane: "sauf qu'une musique est en train d'émerger depuis quelques semaines, celle d'un président courageux, qui résiste à tout et à tous."
Une progression dramatique en gros sabots par un pro de la presse pharisienne. Béglé tente une conclusion imparable, citant cette phrase : "J'ai tenu bon malgré les difficultés."
Mieux que lui, avec un mérite autrement plus grand, ce sont les Français qui tiennent bon malgré les difficultés, n'en déplaise à son auguste égocentrisme. Au final et en 9 minutes, Hollande s'est souhaité une année meilleure, mais il n'a rien à faire du sort que ses réformes sur le papier voient véritablement le jour dans les faits.  
VOIR et ENTENDRE  (sans obligation) 9 minutes de verbiage:


mercredi 12 novembre 2014

Hausse des impôts: les promesses de Hollande ne sont "pas gravées dans le marbre", lâche Eckert

Le secrétaire d'Etat n'écarte plus une hausse des impôts en 2015, mais est contredit par le porte-parole du gouvernement

Il n'y aura pas de hausse d'impôt à partir de 2015, a promis François Hollande le 6 novembre 2014...
Tous les Français sont invités
à son "Dîner de cons"
Les yeux dans les yeux avec les Français, à la télévision... Le président de la République n'en démord pas, il l'a une nouvelle fois garanti jeudi 6 novembre sur RTL et TF1 Face aux Français : "Il n'y aura pas d'impôt supplémentaire" dès 2015, "pour qui que ce soit".
"La classe moyenne supérieure ne peut plus accepter d'augmentation d'impôt" (François Hollande) Et la classe moyenne inférieure non plus!
"Il y aura une baisse d'impôt telle que je l'ai annoncée (...) Il n'y aura rien au-delà de ce qui a été annoncé", jusqu'à la fin du quinquennat, insisté gravement celui qui répète "moi, je suis le président de la République". 

Les analystes avaient comme un (gros) doute sur la sincérité de François Hollande 
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze réagir aux promesses d'ivrogne de Hollande sur TF1:

Chargé du Budget, Eckert estime une semaine plus tard que la non augmentation des impôts ne peut être garantie.

Alors que Hollande comptait relancer la croissance et réduire le chômage par la reprise de l'activité économique européenne, que 
Hollande s'est engagé solennellement à ce que les impôts n'augmentent pas en 2015, "on ne peut pas graver dans le marbre une situation qui dépend d'un contexte international que nous ne maîtrisons pas", explique son secrétaire d'Etat. 

Christian Eckert se veut libre d'avoir recours à une nouvelle hausse, selon la situation économique. Une annonce à laquelle les Français ont du mal à croire.

VOIR et ENTENDRE 
François Lenglet:

Les propos du secrétaire d'État ont immédiatement été contredits par Stéphane Le Foll 
le porte-parole du gouvernement: "Pour moi, la promesse de François Hollande est gravée dans le marbre. La porte est fermée".  Le Normand  Breton dit toutefois "comprendre" Christian Eckert lorsqu'il évoque "le contexte international qui peut évoluer".

Le secrétaire d'État chargé du Budget rappelle par ailleurs que la hausse de 20% de la taxe sur les résidences secondaires n'entre pas dans la catégorie des nouveaux impôts: une taxe n'est pas un impôt, mais la différence risque d'être trop subtile pour les Français victime de hold-ups répétés sur leur pouvoir d'achat (redevance audiovisuelle, timbre, diesel, etc...). "Cette disposition était annoncée bien avant l'intervention du Président (...), c'est une demande d'un certain nombre de territoires", explique-t-il à qui veut l'entendre. Que les Français se retournent contre les communautés territoriales: nous on n'a rien à voir la dedans !

Les économies des collectivités territoriales

Selon Christian Eckert, "les populations autochtones [indigènes !] des zones très touristiques ont du mal à se loger, car les résidences secondaires captent l'ensemble du marché (...) Cette disposition, qui pourra être retravaillée, n'est pas faite pour renflouer le budget de l'État mais celui des communes. Celles qui ne le souhaitent pas, ne la feront pas". Les plus touristiques et donc les plus riches: cherchez la cohérences...

Le secrétaire d'État rappelle également qu'à force de dépenses incontrôlées 
le gouvernement s'est placé sous la tutelle européenne et la contrainte à réduire le déficit en privilégiant les économies aux impôts. "Le cap, c'est de réduire les déficits et ne pas casser la croissance (...) En 2015, l'impôt sur le revenu va baisser de trois milliards d'euros, soit neuf millions de foyers fiscaux".

Et de conclure en évoquant les dépenses des
collectivités locales, dont le gouvernement a diminué les dotations: "Elles ont connu une inflation considérable (...) On les pousse à faire des économies de fonctionnement".

VOIR et ENTENDRE Jean-Michel Aphatie, le 13 novembre 2014, au détour de l'entretien sur les finances des communautés territoriales exsangues:
Il faut "savoir tirer quelques bords", lance Eckert visiblement sous l'effet (de la route) du rhum.

Cerise sur le gâteau: les Français ne paient rien: "c'est l'Etat qui paie", assure le président socialiste...
VOIR et ENTENDRE la réaction d'un Nicolas Doze abasourdi :


La réforme fiscale promise par le candidat Hollande en 2012 a été enterrée officiellement le 6 novembre 2014

Une "intervention éclairante", selon Cambadélis...
En fait, à entendre le chef de l'État, cette réforme ne se fera pas en 2015. Et il est en outre très peu vraisemblable qu'elle se fasse en 2016 avant une campagne présidentielle qui s'annonce calamiteuse pour le pouvoir sortant, car toute réforme fait des victimes et faire des victimes avant une élection présidentielle, ça n'est pas indiqué. Nous avons donc assisté à un enterrement de première classe.



vendredi 22 août 2014

"On n'est plus dans la crise", selon Hollande à La Réunion, à la différence des Français...

Hollande tente d'endormir La Réunion, frappée par un chômage massif

A La Réunion, près de 30% de la population active (et 60% des jeunes) n'ont pas d'emploi
Pour bien commencer son "trip" dans l'océan Indien, François Hollande a encore promis de prochaines annonces "fortes", marquant sa volonté de "maintenir le cap" et de "forcer l'allure"...
Logement, professions réglementées, investissement et emploi, tels sont toujours les dossiers prioritaires de la rentrée sur lesquels le président halluciné a promis qu'il y aura "dès la semaine prochaine" des "annonces". "On maintient le cap et on est dans le mouvement; on force l'allure", a lancé le faraud à des journalistes, lors de son escapade dans l'océan Indien jusqu'à samedi.

Cultivant le flou, François Hollande a expliqué que ses annonces concerneront quatre domaines: le logement, la concurrence et les professions réglementées, la simplification et l'investissement". Il a surtout fait le VRP de des invendus de sa politique de relance de la compétitivité de l'économie française par le pacte de responsabilité, qui, selon lui, "va marcher".
"Toute autre politique aurait enfoncé le pays soit dans la dette, soit dans la désagrégation sociale", a-t-il assuré. "Si je pensais que ma politique n'allait pas porter ses fruits, j'en aurais changé", a insisté le bonimenteur, faisant valoir sa "constance".

La confiance serait un mal français

Les Français souffriraient d'un mal profond qui entraverait le socialiste. Or, ils devront s'y faire, il n'y a pas alternative. Les Français devront prendre sur eux; Hollande n'a pas de plan B. "Sortir de l'euro, laisser filer les déficits ou bien sabrer dans la dépense publique, aucune de ces politiques n'a d'avenir." Mais personne ne l'envisage, sauf le caricaturiste.

La confiance, c'est "le problème français", assure François Hollande qui pense que le retour de la confiance pourrait relancer "l'investissement, privé comme public, qui est la clef de tout et qu'il faut débloquer".
  
Il n'admet pas qu'il est la  malédiction de son propre quinquennat
Ce président est un incompris.  "L'effet psychologique d'un cadre suffisamment stable" peut permettre à la confiance de revenir, si les Français ont une confiance aveugle. "Le pacte de responsabilité n'aura d'effet qu'à moyen terme," est-il contraint d'admettre, mais Hollande est assez vicieux pour ne pas exclure que le "mandat suivant en bénéficie" !...

Il faut laisser du temps au temps! 
La formule socialiste est pourtant éculée depuis ...Mitterrand. Mais Hollande maintient toutefois que c'est cette fois l'Europe qui devrait lui laisser tout le temps de réduire les déficits publics, alors que le ministre des Finances Michel Sapin estime désormais qu'ils seront supérieurs à 4 % cette année, excluant de facto un retour à 3 %, la norme européenne, dès l'an prochain. Les Allemands "ont mis dix ans de réformes pour en arriver là où ils en sont et nous en sommes à deux années", raconte le chef de l'État dans l'Océan indien. "Nous allons continuer de réduire les déficits mais au rythme qui nous paraîtra compatible avec la croissance", nuance-t-il néanmoins, tout en se tournant vers les autres - après les Français, Bruxelles et Berlin - pour qu'au "niveau de l'Europe aussi, le rythme de l'ajustement budgétaire soit adapté à la croissance".

Un optimiste coupable

Même s'il refuse de se projeter en 2017 - "sinon je n'avance plus" -, il répète qu'on peut "faire des réformes et gagner", se comparant au passage à l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, qui avait "perdu de peu" après avoir engagé une vaste réforme du marché du travail. 

François Hollande ne nie plus que la reprise "est faible" et "fragile", mais, incorrigible velléitaire,  il estime qu'elle est bien là -comme était là le redressement de la courbe de l'emploi- avec désormais 0,5 % de croissance attendue cette année par le gouvernement. "On n'est plus dans la crise, mais l'enjeu, c'est de libérer et de mobiliser toutes les énergies pour sortir de la stagnation", est-il allé affirmer sous le soleil des tropiques.

Après La Réunion, le président de la République se rend aujourd'hui à Mayotte, le plus prolifique département de France. Comme La Réunion, Mayotte est un DOM sous perfusions toxiques de la métropole. Parmi les dossiers brûlants qui l'attendent, un taux de chômage endémique à 29% (et 50% pour les moins de 25 ans et les plus de 50 ans), et un pouvoir d'achat en stagnation. Mais il n'épuisera pas son inépuisable capital d'optimisme...

samedi 16 août 2014

Croissance : les ministres se mobilisent pour excuser les prévisions du gouvernement

Histoire d'un "génocide économique" 

Quand Hollande promettait sur une croissance à 2% en 2014
En 2012, le candidat socialiste à la présidentielle tablait une croissance à 2% en 2014, et autour de 2,25% en 2015. Des chiffres qui se révèlent aujourd'hui bien en-dessous de la réalité.
Le programme de François Hollande et ses "60 engagements pour la France", dévoilés en janvier 2012.


"Mon projet se fonde sur des hypothèses de croissance à la fois prudentes et réalistes." 
Nous sommes début 2012. Candidat à la présidence de la République, François Hollande dévoile en grande pompe ses "60 engagements pour la France". Accusé par ses adversaires de faire des promesses trop coûteuses au regard de l'économie française, le candidat socialiste insiste au contraire sur "le sérieux budgétaire" de son programme. 

Pour financer ses engagements, François Hollande compte alors sur un rapide retour de la croissance : 0,5% en 2012, 1,7% en 2013, 2% en 2014, puis 2 à 2,5% à partir de 2015. Deux ans et demi plus tard, ces hypothèses "prudentes et réalistes" semblent complètement irresponsables… Après la publication des dernières prévisions de l'INSEE, jeudi 14 août, le gouvernement n'espère plus désormais qu'une croissance de 0,5% en 2014 et de 1% en 2015, après 0% en 2012 et 0,3% en 2013.
Conséquence directe de ce blocage de la croissance  : la promesse de François Hollande de ramener le déficit sous la barre des 3% dès 2013, conformément aux engagements européens, est, elle aussi, loin d'être atteinte. Après l'avoir déjà reportée plusieurs fois, son compère, le ministre des Finances, Michel Sapin, a implicitement reconnu, jeudi 14 août, que la France n'atteindrait pas cet objectif en 2015.

Amateurisme ou tromperie "criminelle"? 

"A l'époque, nous nous étions calés sur les prévisions de la majorité alors en place. Nous n'avions pas encore mesuré l'ampleur des choses qui allaient nous êtres léguées après dix ans de droite au pouvoir", se défend le député Olivier Faure, porte-parole du Parti socialiste, assez lâche pour assumer une idéologie ringarde, ainsi qu'une politique de stigmatisation et de menaces et, au final, la déroute du pouvoir socialiste. 
A quel moment le déficit français repassera enfin sous la barre des 3% ? "L'économie n'est pas une science exacte, esquive le foireux Olivier Faure. La question, c'est celle de la trajectoire. Et aujourd'hui, cette trajectoire de réduction du déficit doit être maintenue," raconte ce fanal socialiste

Le gouvernement mobilise les media pour justifier les mauvais chiffres sur la croissance. Les éléments de langage qu'ils colportent accusent l'Europe de tous les maux de la France. C'est donc aux Européens de répondre, car nous ne changerons pas de cap, s'obstinent-ils.

Tout ne se passe pas comme attendu. Pour 2014, le gouvernement va devoir revoir ses prévisions de croissance. Après la publication des derniers chiffres par l'Insee, le résultat est cinglant: au deuxième trimestre, la France s'est figée dans une croissance zéro. Des données qui font voler en éclats les prévisions du gouvernement.

Quatre ministres sont rentrés de vacances pour faire le service après-vente de résultats clairement négatifs

Ce jeudi, sur les antennes des radios et télévisions, Michel Sapin, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de la Ville, des sports et des droits des femmes, ainsi que Kader Arif, en charge des anciens combattants sont sur le pont pour enfumer l'opinion. Tous ces menteurs vertueux pointent l'Europe qui n'y est pourtant pour rien, affirmant que l'exécutif français n'est pas seul à s'être trompé dans les prévisions et que le gouvernement va donc maintenir sa politique.

Le plus concerné, le ministre des Finances, Michel Sapin, reconnaît toutefois la "panne" de croissance de la France mais appelle à une réponse européenne, passant par la BCE et par une "adaptation" des règles budgétaires. Dans un texte publié par Le Monde, ce proche de Hollande avoue que la France n'atteindra que 0,5% de croissance cette année, contre un objectif initial de 1%, et ne croit pas pour 2015 à un chiffre "très supérieur à 1%". 
Et il fait aussi exploser les prévisions de déficit: cette croissance zéro, combinée à une inflation si légère qu'on parle de déflation aura pour effet un déficit public "supérieur à 4% du PIB en 2014", au lieu d'une prévision initiale de 3,8%. L'objectif d'un respect en 2015 de la limite européenne de 3% s'en trouverait fortement compromis.

"L'Europe doit agir", disent en choeur les ministres

Invité d'Europe 1, Michel Sapin est contraint de lâcher la vérité: "C'est un mauvais chiffre. Je le regarde comme tel, je le commente comme tel." Mais il n'assume rien, refusant d'accorder la responsabilité de cette mauvaise prévision, et de ce mauvais résultat, au seul gouvernement. "1% de croissance en 2014, c'était la prévision du FMI, de l'OCDE, de la Commission européenne. Nous le corrigeons. La réalité n'était pas celle prévue par les observateurs", ajoute-t-il, inculpant tout le monde. "Je ne vois pas comment nous pourrions faire mieux que 0,5%, ce qui n'est pas suffisant."

Comme il l'a fait dans la tribune publiée par Le Monde, le ministre met à son tour l'Europe en cause. "Il y a un problème français et un problème européen. Même la croissance allemande est à l'arrêt", a-t-il commenté, dans un amalgame désobligeant pour les membres de la zone euro. "L'Europe doit agir fermement, clairement, en adaptant profondément ses décisions à la situation particulière et exceptionnelle que connaît notre continent. La France pèsera en ce sens", écrit-il, faisant la leçon à ses alliés.

Sur RMC, Najat Vallaud-Belkacem débite  les mêmes arguments: tous les commentateurs faisaient cette prévision et un appel lancé à l'Europe. "Ce n'est pas 'on a été trop optimistes', ce n'est pas le gouvernement seul, tous les observateurs économiques prévoyaient des chiffres plus importants", glisse-t-elle, avouant la dépendance du gouvernement aux analystes.
En phase avec son collègue des Finances, elle considère qu'il "faut que l'Europe prenne en considération la situation et qu'elle mette en oeuvre une politique monétaire adaptée à cette situation exceptionnelle de croissance faible." "Sans l'Europe, nous n'arriverons pas à aller plus loin."

Et que peut le pouvoir socialiste pour l'économie française ? 

La ministre de la Ville, des sports et des droits des femmes estime comme les autres qu'il ne faut surtout pas changer de cap. "Nous n'irons pas plus loin pour faire d'autres économies", insiste-t-elle. "Et pour ne pas avoir à aller plus loin, nous demandons à l'Europe d'adapter sa politique monétaire". Les socialistes élèvent l'Europe au rang de sous-traitant de l'entreprise France en plein coulage.

"Il y a un problème européen", lance de son côté le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, citant les chiffres négatifs de l'Allemagne, sur France Inter. "Il faut des politiques à l'échelle européenne pour redresser cette croissance", répète-t-il. Mais pas question non plus de changer de cap et d'abandonner la règle des 3% du PIB pour le déficit. "Les 3%, ça reste un cadre. La France a pris un engagement. Les efforts sont engagés, ils le resteront. Mais on n'en fera pas plus. On fera ce qui est de notre responsabilité."

Du côté de Kader Arif, proche de François Hollande et secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, donc parfaitement compétent en matière économique (et financière!) le discours est encore une fois le même, sur i-télé. Interpellé sur la "panne" de la France, il répond: "l'Europe est en panne", évoquant l'Allemagne et l'Italie, parce que l'Espagne, elle, remonte la pente. Comme ses collègues, le ministre juge qu'il faut "maintenir une politique de réforme", avec "une politique d'investissement forte". Concédant qu'il faut "adapter le budget 2015 à l'aune de ces mauvais résultats".
Que voulez-vous ajouter à ça ?...

dimanche 4 mai 2014

Musée Picasso: Filippetti ne tient pas parole

Claude Picasso estime que "la France se fout de (son) père"
Les retards du musée Picasso agacent le fils du peintre
Le musée est fermé depuis cinq ans mais les tensions depuis des mois autour du musée Picasso à Paris sont désormais publiques. En jeu, la date de réouverture de l'établissement public fermé, mais aussi le management contesté de sa présidente Anne Baldassari. "J'ai l'impression que la France se fout de mon père et aussi de ma tête !", tonne Claude Picasso, le fils de Pablo Picasso, dans un entretien au Figaro daté de vendredi.
Le ministère de la Culture a révélé que la ré-ouverture du musée, envisagée en juin, pourrait être repoussée à mi-septembre.

La ministre ne tient pas ses engagements

Claude Picasso se dit scandalisé par la manière dont l'Etat saborde la réouverture du musée parisien, créé à partir de l'exceptionnelle dation de 1979 enrichie depuis par de nombreuses donations de la famille. Représentant la famille au conseil d'administration du musée, il attend de la ministre de la Culturequ'elle passe des promesses aux actes, puisqu'Aurélie Filippetti  s'était engagée "à tout faire" pour ouvrir le musée en juin, avec l'actuelle présidente Anne Baldassari "à sa tête". Née à Tlemcen, elle était fut nommée directrice du musée Picasso 2005 et préside l'établissement public du musée Picasso depuis 2010.

"Nous ne sommes pas à quelques semaines près, après cinq ans de fermeture", estime le directeur général du patrimoine au ministère. "Il est de la responsabilité du ministère que toutes les conditions soient réunies pour une bonne ouverture du musée : la sécurité des collections, les conditions d'accueil du public et le bon fonctionnement des équipes", argue-t-il. Il faut également "trouver le meilleur moment pour cet événement exceptionnel et fin juillet ne l'est pas", déclare  Vincent Berjot.

Interrogé sur les méthodes de management contestées d'Anne Baldassari, accusée notamment de ne pas assez déléguer, il souligne qu'"il y a un rapport de l'inspection générale du ministère qui décrit une ambiance de travail extrêmement dégradée".

La ministre découvre le problème

Claude Picasso, homme fort de la famille, soutient pour sa part Anne Baldassari, épouse Christian Phéline, conseiller maître à la Cour des comptes. "Elle se bat depuis dix ans" pour que la réouverture du musée agrandi "soit une fête à partager avec les visiteurs du monde entier", estime-t-il. "Si on prend n'importe qui pour réaliser l'accrochage qu'elle avait prévu", il dit envisager de démissionner du conseil d'administration du musée.

Le ministère de la Culture se déclare "très étonné de la tournure" que prend la question de la date de réouverture du musée Picasso. "Les propos de Claude Picasso sont très excessifs", estime Vincent Berjot. "Nous partageons le même objectif de valoriser le génie de Picasso et de son oeuvre", dit-il. "Le ministère a investi 19 millions d'euros dans la rénovation du musée et il procède actuellement au recrutement de 40 personnes". "Quand on investit autant, quand on recrute, quand on double les surfaces, je ne pense pas que l'on se moque de l'oeuvre de Picasso. On lui donne un magnifique écrin", souligne-t-il.

Et quand on met  en loterie une oeuvre estimée à 800.000 euros?

En décembre dernier et 
pour une mise de 100 euros, un Américain de 25 ans a remporté un véritable Picasso d'une valeur d'un million de dollars (photo 1) en participant à la loterie mondiale organisée au profit de la sauvegarde de la ville de Tyr au Liban. Les fonds récoltés doivent financer deux projets socioculturels : la création d'un centre d'artisanat pour offrir du travail aux jeunes, femmes et handicapés de Tyr, et celle d'un institut d'études phéniciennes à Beyrouth. 

Chefs d'oeuvre "made in France" en péril
 
Faudra-t-il que Filippetti organise une tombola pour sauver le musée Pablo Picasso de Paris ?  

mercredi 23 avril 2014

François Hollande, hué à Carmaux

Les Français le traitent de "pourri"

François Hollande a été sifflé et hué mercredi à son arrivée Carmaux
Hollande, interpellé par une chômeuse
désespérée à Carmaux
François Hollande a été hué dès son arrivée mercredi à Carmaux, fief de Jean Jaurès où le président vient prononcer un discours pour le centenaire de la mort de cette figure du socialisme.

"Jaurès, il parlait pas comme vous!"
"Vous ne tenez pas vos promesses!", lui a reproché une femme. L'accueil était plus que glacial mercredi à Carmaux à l'arrivée de François Hollande. Le chef de l'Etat a en effet été hué dès sa descente de voiture. Il a alors dû traverser des rangées de protestataires.

Certains des mécontents lui reprochent sa politique. 
D'autres dénonçaient le refus du dialogue et de l'accès à la cérémonie d'hommage à Jean Jaurès. Les enfants des écoles avaient en effet été préférés aux contestataires. "Venez avec moi" leur a alors proposé le président, tout en accusant la préfecture du Tarn d'avoir bloqué l'accès la place Jean-Jaurès.

VOIR et ENTENDRE les sifflets, huées et reproches frontaux de la population, en terre socialiste:



Jean Jaurès a dû être flatté du déplacement du chef de l'Etat !...
Depuis  1952, Hollande était le premier président à se rendre dans le Tarn pour rendre hommage à Jean Jaurès, figure du socialisme, au moment où il tente de faire avaler aux Français la pilule amère d'un plan de 50 milliards d'économies, s'aliénant du même coup une large part de sa majorité.
 
VOIR et ENTENDRE comment i-télé (groupe Canal+) donne la priorité à ses commentaires sur les faits:
Dans son discours, il a fait de nombreux parallèles entre l'époque de Jaurès et la situation actuelle. "J'ai été élu pour le changement et je le conduirai", a-t-il assuré, comme il a promis de baisser la courbe du chômage avant 2014.  Il a décrit  une réalité certes difficile, mais "rien à côté" de celle de Jaurès...

VOIR et ENTENDRE une femme en colère qui ne mâche pas ses mots:


Le 16 avril 2012, quelques jours avant sa victoire à la présidentielle,
François Hollande était déjà venu dans ce fief historique de la gauche rendre hommage au député de Carmaux, "haute figure du socialisme et de la République", proclamant, sous les vivats de la foule: "Maintenant c'est notre tour de gouverner et de diriger la France"...

Hollande n'a pas réussi à renouer le dialogue en invoquant simplement Jaurès.