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jeudi 16 juillet 2015

Perte de sang froid: les affaires de Miramas et Berre-l'Etang poussent Hollande à la faute

Hollande se précipite pour révéler une affaire terroriste à l'état embryonnaire 

Une déclaration intempestive du président Hollande fait avorter une enquête anti-terroriste

Hollande prend son ministre de l'Intérieur, B. Cazeneuve,  1m65, de court.
Rien ne se passe comme prévu, romance le Huffington Post. La vérité, c'est que, lors d'un point presse à Marseille où il était en visite d'accompagnement du président mexicain, le tortionnaire Enrique Peña Nieto, mercredi 15 juillet, Hollande a prématurément annoncé lui-même qu'un projet d'attentat aurait été déjoué. Préoccupé de se fabriquer une image de président "audacieux", François Hollande a perdu son sang froid et la maîtrise des événements en se précipitant pour donner le change, à la suite de deux menaces sur la sécurité de l'Etat dans les Bouches-du-Rhône, avec un vol de munitions sur le site militaire de Miramas -malgré le plan Vigipirate (alerte écarlate)- et des explosions criminelles suivies d'incendies sur le domaine pétrochimique de Berre-l'Etang, un site Seveso, dix jours plus tard. 

Ainsi le branquignol a-t-il encore fait l'inverse de ce qu'il avait pourtant expliqué gravement la veille depuis l'Elysée, obligeant son ministre de l'Intérieur à communiquer plus tôt que prévu, faisant échouer une enquête en cours.

Bernard Cazeneuve a rappelé les propos de François Hollande 

Le président vantard s'était déjà fait mousser 
Lors de son entretien du 14 juillet -au palais de l'Elysée, contrairement à son engagement de campagne- il avait fait son auto-promotion, clamant que "toutes les semaines, nous arrêtons, nous empêchons, nous prévenons des actes terroristes"

Mais le ministre de l'Intérieur s'est bien gardé de reprendre l'intégralité des propos du chef l'État
Dans sa fièvre politico-médiatique, Hollande affirmait également ne "pas faire des conférences de presse pour en informer les Français"

VOIR et ENTENDRE Hollande dire le contraire de ce qu'il fait:

samedi 23 février 2013

Des journalistes d'i-télé dont le culot ne compense pas la superficialité

Bernadette Chirac tente d'éduquer Sonia Chironi, arrogante et sans parole

Journaliste brushée mais mal-léchée de 34 ans 

Si seulement Sonia Chironi
passait plus de temps à ses dossiers
qu'à ses cheveux...
Sorti du Centre de (dé)formation des journalistes de Paris, la péronnelle est représentative du groupe Canal+, version 'Nulle part ailleurs', qui ne respecte rien ni personne, mais de tous exigent le respect pour eux-mêmes.
Bernadette Chirac, ex-Première dame légitime, était l'invitée de i>télé pour évoquer l'opération "Pièces jaunes" qu'elle parraine chaque année depuis 1990. 
Mais la trentenaire n'a que faire de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France et du financement de projets au bénéfice des enfants hospitalisés.

Une
 respectable journaliste incapable de respecter ses engagements
Elles étaient convenues que les questions porteraient sur la collecte des dons aux enfants en détresse, mais Sonia Chironi tenta de lancer l'épouse de l'ancien Président de la République sur la politique du moment la journaliste et l'invita à exprimer une opinion personnelle sur le retour annoncé de Nicolas Sarkozy. 
La toujours septuagénaire Bernadette Chirac va damer le pion de l'impudente. 
"Si vous étiez professionnelle, vous resteriez sur le sujet qui a été convenu", observa Bernadette Chirac, digne et ferme.
Et la petite présentatrice effrontée de confirmer son manque d'éducation en bredouillant des excuses incorrectes, puisque quiconque a un soupçon de savoir vivre invite son interlocuteur à l'excuser, plutôt que d'expédier soi-même les réparations, en ricanant.
VOIR et ENTENDRE la scène de savoir-vivre, ou leçon de déontologie:

La bouillonnante Bernadette Chirac ne s'est pas départie de son calme
La classe inspire le respect à quiconque en a un peu plus qu'une vague notion.

Madame Chirac a réitéré son souhait de voir Nicolas Sarkozy se présenter à l'élection de 2017. 
En septembre 2012, Bernadette Chirac, croyait déjà au retour de l'ancien Président en politique. A l'époque, elle affirmait dans les colonnes du Parisien/ Aujourd'hui en France que "les Français iront chercher" l'ancien président. Elle insistait alors sur le fait que l'ancien président de la République devait garder le silence pour le moment. "Il ne faut pas que Nicolas Sarkozy parle pour le moment. Il faut qu'il se taise, il faut savoir attendre. Et s'il juge qu'il doit refaire de la politique à un haut niveau, alors... Moi, je crois que c'est ce qui va se passer. Je crois que les Français iront chercher Sarkozy", avait-elle soutenu sur Europe 1. 

Info ou intox ? L'Express écrit que ce souhait serait "loin d'être partagé par tous les Français". 

D'après un sondage BVA réalisé pour ... i-Télé et diffusé le 15 février, quelques 35% des Français interrogés souhaitent un retour de Nicolas Sarkozy sur la scène politique. 
L'ancien président reste donc un élément incontournable de la vie politique française et pas seulement à droite. 
Le fait que Nicolas Sarkozy, et uniquement lui, ait été testé est bien la preuve que jusqu'à i-télé il apparaît aux yeux des observateurs comme le seul candidat légitime et crédible pour la droite
Près d'un an plus tard, le candidat présumé conserve sa base électorale traditionnelle derrière lui. En effet, 67% des sympathisants UMP souhaitent que Nicolas Sarkozy soit candidat en 2017.

On comprend mieux dès lors que la petite journaliste ait trouvé la question incongrue dans ses fiches et cédé aux pressions de sa direction.

mercredi 17 octobre 2012

Cinq mois de Hollande et de gouvernement cacophonique

Une suite sans fin de "couacs" et de recadrages


"Il y a quelques erreurs, c'est vrai, et il faut les reprendre"


Le gouvernement Ayrault ressemble à une réunion d'Europe Ecologie-les Verts dans un train fantôme

Jean-Marc Ayrault, le premier ministre virtuel de Hollande, l'a admis mardi 16 octobre, à propos des dysfonctionnements de son gouvernement du changement. Tirant sans cesse les oreilles de ses ministres, le professeur logé à Matignon a ajouté, sur Europe 1, à leur attention : "On n'est pas là pour se faire de la publicité pour soi-même, on n'est pas là pour faire des débats de société, on est là pour défendre son ministère (...) et la politique du gouvernement." Il se pose un peu là !

Près de cinq mois après sa nomination, Z-Ayrault est pointé pour son manque d'autorité et de réactivité. Les "couacs" partent de partout au fond de son gouvernement et le professeur d'allemand, c'est "normal",  est accusé de ne pas tenir sa classe
Lire l'article de Le Monde: Au gouvernement, les couacs s'accumulent depuis cinq mois (seulement accessible aux riches abonnés du journal socialiste)

Le 2 septembre, le premier ministre rappelait déjà qui est le chef
Il avait en effet déjà dû effectuer un recadrage en règle des membres du gouvernement, intervenant après trois mois émaillés de conflits, petits et grands, entre plusieurs ministres. "Si ça devait continuer, je dirais que chacun devra prendre ses responsabilités. C'est clair, c'est net", affirmait-il alors, dans un mouvement de menton. Mais depuis, les agités, épris de pouvoir, se sont vu pousser des ailes... 

Revue de détails des désaccords qui se sont multipliés ces dernières semaines, avant même que le projet de loi de finances (PLF) pour 2013  ne soit débattu en séance publique à l'Assemblée nationale.

Redevance audiovisuelle : Cahuzac mouché 

Le premier ministre a déclaré mardi sur Europe 1 que la contribution à l'audiovisuel public ne sera pas étendue aux résidences secondaires. Non, mais ! Un recadrage en règle du ministre délégué au budget, le sympathique Jérôme Cahuzac, qui , haut et fort, s'était dit "favorable" à cette extension de la redevance, proposée par les députés PS et qui aurait rapporté quelque 110 millions d'euros en 2013.

"Non, ce n'est pas la position du gouvernement", a soutenu Ayrault. "Le gouvernement est favorable à cet amendement parlementaire, d'origine parlementaire", avait pourtant affirmé dimanche le très cassant Cahuzac.
Lire Le Monde si on en a les moyens:  Ayrault désavoue Cahuzac sur la redevance audiovisuelle (zone de non-droit pour les non-abonnés)

Mariage homo : coup sur le bec de Touraine

Ayrault a répété mardi que le projet de loi sur le mariage de personnes du même sexe se limitera à l'adoption pour les couples homosexuels, tout en reconnaissant que "le débat parlementaire" aurait lieu ensuite: c'est la concertation socialiste ! "Le projet du gouvernement, celui qui sera présenté en conseil des ministres par Christiane Taubira [le 31 octobre], c'est à la fois le mariage pour tous et l'adoption. Et il sera limité à cette proposition", a déclaré le Chef.

Or, dimanche, la ministresse de la Santé et des affaires sociales, Marisol Touraine s'était déclarée "personnellement favorable" à  la procréation médicalement assistée (PMA) accessible à tous. Cette dernière, qui fait figure de rivale pour la succession à Matignon et qui avait critiqué ouvertement la discrétion estivale de son professeur Ayrault, avait en fait soutenu l'initiative du chef de file des députés PS frondeurs. Bruno Le Roux avait clamé vendredi qu'il souhaite voir déposer un amendement sur la PMA dans le projet sur le mariage homosexuel. Il avait alors cru qu'il était le chef au Palais Bourbon.

Cannabis : Peillon et Duflot appelés au sevrage


Pourquoi Peillon
est-il donc 
en pétard ?
Panne de gel ?



Ayrault a confirmé mardi avoir rappelé à l'ordre le ministre de l'Education, Vincent Peillon, qui a suscité un tollé à droite et a mis la majorité dans l'embarras en se déclarant dimanche en faveur d'un débat sur la dépénalisation du cannabis pour lutter contre les trafics dans les cités. Le président Hollande et le premier ministre sont pourtant opposés à tout infléchissement de la législation."Vincent Peillon m'a appelé hier matin pour reconnaître son erreur parce qu'il a fait effectivement une erreur. (...) Les choses sont rentrées dans l'ordre. Maintenant tout le monde est au travail", a assuré le premier ministre.

"Les ministres ont à se concentrer sur la mission qui est la leur. (...) Et rien d'autre, nous ne sommes pas des commentateurs", avait-il déjà lancé sèchement la veille: silence dans les rangs !
"Très colère" après cette énième expression divergente de l'un de ses ministres, François Hollande, président de la "gauche molle" incohérente, avait demandé à Ayrault, lundi matin, "de faire respecter l'ordre au sein du gouvernement".
Lire (si possible) Le Monde : L'embarrassante sortie de route de Vincent Peillon sur le cannabis (zone VIP des abonnés)

Simple épisode d'un interminable feuilleton... 
S'exprimant en tant que secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, la ministre azimutée du Logement, Cécile Duflot, avait - elle aussi- défendu début juin la légalisation du cannabis : un défi à F. Hollande qui s'y était déclaré opposé pendant la campagne présidentielle. Les propos de la ministre avait échauffé les oreilles de l'adjudant-chef Ayrault, qui avait affecté le mépris, affirmant qu'elle s'était engagée à titre personnel. Le chef de l'Etat avait alors rappelé qu'il restait hostile au projet évoqué par Duflot, qui n'a pas demandé son reste.

Education : Peillon, humilié 

En cinq mois, c'est la troisième fois que Son Excellence Vincent Peillon se fait recadrer par le chef du gouvernement. 

1 - Le 17 mai, jour de son entrée au ministère de l'Education, il avait annoncé de manière intempestive le retour de la semaine de cinq jours à l'école pour la rentrée 2013, alors même que le Premier ministre virtuel avait demandé à ses troupes discrétion et cohésion. Ayrault l'avait recadré fermement, rappelant qu' "il y aura une concertation (...) avec tous ceux qui ont leur mot à dire et puis (...) il y aura un arbitrage, JE le prendrai, pour que l'objectif principal soit respecté".

2 - Un mois plus tard, V. Peillon avait récidivé, en promettant l'allongement à deux semaines des vacances de Toussaint. Et une fois encore, Ayrault avait fait baisser la température de son ministre. 
Voyez la chance que vous avez de lire Le Monde: Le professeur Ayrault reprend une nouvelle fois l'élève Peillon

3 - Fin septembre, Peillon a aussi annoncé le recrutement de 40 000 enseignants dès 2013. Cela en opposition avec les consignes de F. Hollande, qui avait demandé à ses ministres de ne pas faire d'annonces budgétaires avant le vote du projet de loi de finances pour 2013.
Les privilégiés peuvent lire : Vincent Peillon, un habitué de l'annonce choc

Contrôles d'identité et droit de vote aux étrangers : Valls s'impose

"Convaincu" par son ministre de l'intérieur, Manuel Valls,  Ayrault a entériné le 28 septembre l'abandon de récépissé après contrôle d'identité. Le 30e "engagement pour la France" du candidat Hollande pour lutter "contre le délit de faciès dans les contrôles d'identité par une procédure respectueuse des citoyens" n'évoquait pas explicitement les récépissés. 
Mais le 1er juin, le premier ministre Jean-Marc Ayrault avait semblé ouvrir la voie à ce dispositif du "reçu", expliquant qu'il s'agissait d'un"engagement" de campagne du président Hollande. Mais Manu Valls a fait part de son scepticisme à plusieurs reprises...

Le 17 septembre, le soliste de la place Beauvau a également fait entendre sa petite musique sur le droit de vote des étrangers aux élections locales. Alors que 77 députés de la majorité lançaient, dans les colonnes du Monde, un appel à François Hollande pour qu'il n'oublie pas de faire appliquer cette promesse de campagne, Valls a assuré que cette mesure, promise par la gauche depuis trente ans, n'est pas "une revendication forte de la société française". "Ça n'a pas la même portée qu'il y a trente ans. Aujourd'hui, le défi de la société française est celui de l'intégration", avait-il lancé.

Banque des PME : Moscovici et Montebourg priés de se calmer

Un autre "tandem" a défié Ayrault : l'attelage entre Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, et Pierre Moscovici, ministre de l'économie. Le 2 septembre, le premier ministre a rappelé à leur devoir de discrétion les deux ministres, qui se sont livrés à un bras de fer sur la Banque publique d'investissement (BPI), sur fond de soupçons de conflit d'intérêts en faveur de la concubine Pulvar. Cause de cette tension : le choix de désigner la banque Lazard comme conseil du gouvernement pour créer la future BPI qui sera chargée de financer les entreprises.

Les deux ministres ont démenti tout coup bas et abus de pouvoir, mais Nono Montebourg a critiqué ce choix sur le fond. P. Moscovici avait réagi en marquant son territoire, affirmant que le dossier lui revenait à lui seul, et que c'était lui qui prenait les décisions, assurant au Monde que le choix de cette banque est issu d'un appel d'offres. Et ajoute, à destination de Montebourg : "Quand on appartient à un gouvernement, il vaut mieux la jouer solidaire". M. Ayrault, qui avait recadré M. Montebourg, était apparemment du même avis.
Dommage, peut-être, que nous ne puissions pas tous lire dans Le Monde: Banque des PME : Moscovici recadre Montebourg

Nucléaire : Montebourg recadré 

Fin août, Jean-Marc Ayrault avait dû déjà rappeler à l'ordre Arnaud Montebourg, qui avait suscité la colère des écologistes en déclarant le 26 août qu'il ne faut pas"abandonner le nucléaire", qui "est une filière d'avenir". Le gouvernement prévoit pourtant de réduire l'énergie produite par le nucléaire de 75 à 50 %.

Invité sur France 2, le premier ministre a démenti tout changement de cap : "J'ai parlé avec Arnaud Montebourg et la position du gouvernement, elle est très claire : ce sont les engagements que le président de la République a pris devant les Français, c'est le mix énergétique."

Z-Ayrault avait rappelé qu'il s'agissait de faire passer d'ici à 2025 la part de l'électricité produite par le nucléaire "de 75 % à 50 %" en développant les économies d'énergie et les énergies renouvelables. Prié de dire s'il avait recadré M. Montebourg, le premier ministre avait répondu : "Je lui ai rappelé la position du gouvernement, il en a parfaitement convenu".

Forages en Guyane : Nicole Bricq limogée 

Le 14 juin, la ministre de l'écologie et de l'énergie, Nicole Bricq, a annonçait qu'elle souhaite une "remise à plat" complète des permis d'exploration pétrolière, qui autorisent les compagnies à pratiquer des forages, en attendant une réforme du code minier. Une décision qui contrarie fortement plusieurs compagnies, dont Shell, qui avait plusieurs forages prévus pour l'été.

Mais la ministre est rapidement désavouée. Les parlementaires guyanais font pression pour que les forages aient lieu. Le lendemain de sa décision, son ministère annonce qu'il n'est "pas envisagé de remettre en cause les permis déjà octroyés pour la recherche de pétrole et de gaz conventionnel". Tollé chez les écologistes et dans les associations, qui dénoncent une volte-face. A l'issue des législatives, Mme Bricq perd son portefeuille, qui va à Delphine Batho. Une occasion de défaire le tandem que constituait cette dernière avec la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, et qui ne fonctionnait pas du tout, selon plusieurs échos de presse.Mutualisez vos ressources pour lire Le Monde: Comment le pétrole de la Guyane a eu raison de la ministre de l'écologie

Financement de la télé publique : Filipetti et Cahuzac remis en place 

Autre rivalité entre membres du gouvernement: celle entre Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, qui n'a de cesse de s'opposer à son homologue du budget, Jérôme Cahuzac. Dès les débuts du gouvernement, la ministre se heurte à la rigueur budgétaire imposée par   Cahuzac, un psycho-rigide à forte poitrine  fort ego, qui lui refuse toute rallonge budgétaire.

La première tension survient alors que le gouvernement réfléchit à rétablir la publicité à la télévision publique, supprimée par Nicolas Sarkozy au prix d'une perte de recettes forte, mais contraignant à une gestion rigoureuse. Pour retrouver des financements sans remettre en place les écrans publicitaires, Aurélie Filippetti évoque début juillet la possibilité d'une taxe sur les écrans d'ordinateur pour financer le service public. Hors de question, trancha J. Cahuzac. 
Après d'autres échanges dans les media entre les deux ministres, il avait finalement fallu l'intervention de Jean-Marc Ayrault – qui avait demandé à ses ministres de "garder [leur] calme" –  et d'enterrer la hache de guerre.
Les défavorisés peuvent en faire leur deuil. L'article de Le Monde est discriminatoire et s'adresse aux riches : Ayrault rappelle ses ministres à l'ordre sur la télévision publique

Mais qui n'a pas donc pas encore été envoyé au coin ?

Est-ce parce qu'il a déjà les oreilles décollées, que Benoît Hamon se les protège ? Tout de même, comment occupe-t-il son temps ? 
Si le ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire et à la Consommation est désoeuvré, il va falloir que le Chef du gouvernement fasse pointer ses membres et les passe tous aux  35 heures.

mardi 28 août 2012

Aggravation du chômage: l'exécutif se laisse déborder

4 millions de chômeurs abandonnés à leur sort


41.000 chômeurs de plus
ce dernier mois


Hollande a-t-il tenté d'enrayer la hausse du chômage?


La suppression par Hollande de la défiscalisation des heures supplémentaires contribue à la dégradation du marché du travail. 

Sans aucune stratégie, le Premier ministre a pourtant prétendu, hier soir sur France 2, qu'il ne faut pas " changer de braquet " mais " continuer " le travail engagé", confirmant ainsi son inconscience  alarmante de la gravité de la situation et son inaptitude à agir. 


François Hollande et Jean-Marc Ayrault n'ont pas anticipé cette rentrée à hauts risques. 

Elle s'avère littéralement explosive. L'annonce d'une hausse record du chômage - la plus forte depuis plus de trois ans -, dépassant les 4 millions de sans-emploi, compte-tenu de l'Outre-mer, a fait hier l'effet d'une douche froide.
L'exécutif est sorti de sa torpeur caniculaire pour tenter de rassurer des Français inquiets de sentir les effets du " changement " dès " maintenant "
Invité au 20 Heures de France 2, le Premier ministre s'est efforcé de défendre la détermination et l'action de son gouvernement, misant - après 120 jours -  sur les emplois d'avenir - le projet de loi est présenté demain en Conseil des ministres -et les contrats de génération

Atone, la communication sur la politique de croissance est remisée
La prévision pour 2013 sera revue " un peu " à la décroissance... Les marges de manoeuvre budgétaires se raréfient à l'extrême. Quand l'exécutif se déclare au travail, c'est pour " colmater les brèches " et assurer le " redressement " que les Français attendent, par des réformes " de structures " qui ne sont pas sorties des cartons

Zayrault continue d'annoncer la mise en oeuvre des engagements de campagne du candidat Hollande.
" Nous sommes engagés dans un combat de tous les jours (...) Je ne me résigne à rien ", a assuré le velléitaire Jean-Marc Ayrault, qui accusera ses prédécesseurs pendant cinq ans : " Nous avons à reconstruire ce qui a été défait depuis dix ans."

Investi le 15 mai, François Hollande faisait toujours de la lutte contre le chômage la " priorité " du quinquennat, deux mois plus tard, le 14 juillet . " Tout doit être engagé pour que l'emploi soit le plus haut possible à la fin de mon quinquennat ", avait-il dit, se gardant de fixer un objectif, comme l'avait fait Nicolas Sarkozy en 2007.

" S'inscrire dans la durée " et la mollesse

Au-delà des drames familiaux que le PS ignore et que les media occultent, la pression de l'opinion sur le rythme des réformes s'accentue toujours plus

Les chefs de l'Etat et du gouvernement reculent dans les sondages :
moins onze points pour le président des bisous en un mois dans le baromètre IPSOS publié hier. Au sein même de l'électorat de gauche, beaucoup se disent sceptiques sur l'action du pouvoir socialiste, sur sa capacité à réduire le chômage et à tenir ses promesses, sur le pouvoir d'achat notamment. 

Il reste que
la dégrdation très forte de l'emploi risque d'accroître les contraintes budgétaires déjà très fortes qui pèsent sur le gouvernement mais surtout sur les Français d'abord.

Le plafond du Livret A a certes augmenté, mais de seulement 25 %, alors que François Hollande s'était engagé à le doubler
Sur la montée en flèche des prix des carburants
, l'exécutif, qui avait d'abord promis de les bloquer, s'est contenté d'une baisse " modeste et provisoire "  de quelque " 2 à 4 centimes par litre ", au risque qu'elle ne soit guère perceptible pour les salariés. " C'est une mesure de blocage [sic] pour éviter que les prix repartent à la hausse ", a prétendu Double-Zayrault, croyant tromper les Français. " Sur un plein, ça ne représentera même pas le prix d'un café ", a raillé le député UMP Laurent Wauquiez.

Depuis une semaine, Jean-Marc Ayrault tente en fait de berner tous azimuts. Multipliant les interventions sur les media accueillants pour appeler les Français à la patience sur les réformes à venir, tout en refusant de se désavouer en " changeant de braquet ". " Nous avons engagé la totalité de ce qu'il faut faire (...) Mais notre action doit s'inscrire dans la durée ", a-t-il fait valoir hier. " Certaines choses sont faites plus progressivement que prévu mais elles seront faites ", a admis un de ses proches à Matignon dont l'anonymat est préservé...Faire du sur-place, c'est reculer

Sur RTL, le président de l'Assemblée, le socialiste Claude Bartolone, a assuré que les Français " VONT en avoir pour leur grade  bulletin de vote " et " VONT voir le changement s'installer ". Un changement à petits pas !

Devant ses interlocuteurs, le président des bisous affiche lui aussi sa détermination à ne pas se laisser imposer le rythme des réformes, même s'il lui faut gérer le court terme. " Bon ordre, bon rythme, bonne direction ", insiste-t-il en privé: un slogan suffira-t-il ? 

Pour faire illusion et tenter de démontrer qu'il ne reste pas inactif sur la question du pouvoir d'achat, le gouvernement met en exergue ses dépenses
la hausse de 2 % du SMIC en juillet
la revalorisation de 25 % de l'ARS (allocation de rentrée scolaire), 
mais aussi la suppression de la TVA sociale. 

Double-Zayrault fait l'impasse sur son casse du pouvoir d'achat avec l'ouverture du marché du travail aux Rom bulgares ou roumains (hors espace Schengen) et  la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires: il fait le pari que les Français savent qu' " on ne peut pas dépenser ce que l'on n'a pas ". Et qu'ils seraient prêts à donner du temps à un gouvernement qui veut avancer par la négociation. " L'opinion publique a conscience de la situation. Elle n'a pas été bercée par les illusions de campagne ", veut croire un ministre mystère proche du chef de l'Etat. 
Mais un socialiste tout aussi anonyme mais qui ne fait pas fi de tous les sondages, avoue que plus que jamais " le mensonge  message est compliqué à faire passer. "

samedi 17 mars 2012

Le candidat Hollande supporte mal la critique

Sarkozy "devient un anti-Hollande", observe le candidat PS !




Le sale mec oiseau Hollande,

candidat socialiste salissant

de la campagne présidentielle 2012



Le candidat socialiste suppléant a brocardé Nicolas Sarkozy samedi soir .
Hollande a jugé "virulentes" les attaques du chef de l'Etat lors d'un meeting tenu peu avant à Lyon. Il lui a répondu lors du journal de 20h00 de TF1.

C'est pas moi, c'est l'autre...
"Moi je ne suis pas, comme il a été dit, dans l''antisarkozysme' [sic ! Et ses porte-paroles, Vallaud-Belkacem ou Batho, encore moins ?]. J'ai l'impression que c'est plutôt le candidat sortant qui devient maintenant un anti-Hollande, si je peux m'exprimer ainsi", a-t-il estimé.

Hollande est innocent de tout
Brocardant "l'outrance" et "le combat de la dernière heure" de son adversaire qui l'attaque pour "mensonge" et "cynisme", Monsieur Parfait a dit vouloir vivre dans un pays "apaisé".

La doublure de DSK porte des coups mais les refuse
"Nicolas Sarkozy est dans un combat qui relève de la fuite en avant: il ne peut pas défendre son bilan, c'est un boulet, il ne présente pas de projet -est-ce que vous connaissez ses propositions détaillées, chiffrées, organisées, structurées ?", a lancé le député de Corrèze, retournant contre son adversaire les attaques qui lui sont adressées.

Le "petit joueur" aux "petits bras" insiste encore pour démontrer qu'il manque autant d'arguments que d'initiatives et que les critiques le touchent là où ça fait mal.
Premier secrétaire sortant du PS, qui a pris 60 engagements en janvier devant les électeurs (contre 110 en 1981 par François Mitterrand), et se voit reprocher ses "incohérences" (réduction de la dette public, mais création d'emplois dans l'Education...) et ses "improvisations" (au-delà d'un million d'euros de revenus -par mois, puis par an !- j'en prends 75% ...), le "capitaine de pédalo" a tenté d'opposer sa "cohérence" aux "improvisations" de son principal adversaire.
"Comme il ne peut pas présenter un bilan, un projet, il présente un visage, qui est celui de l'outrance. Moi je ne tombe pas dans ce genre de surenchère, je ne me livre pas à des attaques qui sont de ce niveau-là", a assuré la "fraise des bois" (selon L. Fabius, PS).
Pourtant, malgré son "boulet" et ses "outrances", Nicolas Sarkozy fait jeu égal dans les sondages au premier tour.


A défaut de projet, François Hollande n'a que Nicolas Sarkozy à la bouche

Hollande porte des attaques permanentes de la personne
" C'est dur quand on est candidat sortant, enfin j'imagine, et qu'on a été aussi loin dans le renoncement aux promesses", a-t-il petitement polémiqué.

L'agresseur évite les vastes zones d'ombre de ses quelques engagements
Hollande mouline comme un ordinateur buggé: "Alors on s'en prend à qui: aux Français, à certains, aux syndicats, aux étrangers, aux autres, à l'Europe ? On oublie de s'en prendre au premier responsable: c'est Nicolas Sarkozy".

"Je veux vivre dans un pays apaisé, qui ne soit pas toujours brutalisé, divisé, stigmatisé, ça nous changera"", a conclu le candidat socialiste. Or, l'homme "normal", qualifié de "gauche molle" par sa rivale des primaires, adopte aussi le registre du bug du PS, la punaise lilloise, précisément. On le voit, comme cette dernière, le caméléon de la campagne présidentielle accuse ses adversaires de toujours "salir" et d"abîmer" tout ce qui touche la comploteuse et tricheuse. Cohérence et personnalité ?

,

mercredi 14 mars 2012

Le Canard Enchaîné ne croit pas en Hollande et en sa chasse aux riches

Le journal satirique dénonce la reconduite des riches aux frontières...
Les riches s'en paient une tranche
de Hollande
avec les mesures démagogiques
de Monsieur 75% !

samedi 28 janvier 2012

Pour le candidat Hollande, l'arrogance serait une attitude présidentielle

Le candidat socialiste se la joue



"Arrogance (n.f) : insolence mépisante ou aggressive", selon le Petit Robert.





Le candidat "suffisant" du PS prend la pose

Et l'UMP l'a belle de railler la "gauche molle" sous Viagra
Après les interminables primaires, avec un avant, un pendant et un après, voici en effet la présentation de ses 60 engagements en grandes pompes qui occupent les exégètes de tout poil, avec l'analyse du verre à moitié vide, du décor imité de la droite et des réactions pleines d'éléments de langage.

La majorité s'agace donc de l'accaparement socialiste des media
, tout en s'impatientant de l'attente d'une déclaration présidentielle de candidature.
Le président sortant ne souhaite visiblement pas s'agiter au four des conseils ministériels ou des sommets internationaux et au moulin des plateaux de radios ou de télévisions.
Il a donc choisi de faire face à la crise et de servir tous les Français, au détriment de sa propre campagne, qu'il mène en pointillés et sans fracas.



Le nouvel angle d'attaque de la majorité manque de variété et de spontanéité




Arrogant QG de campagne
rue de Ségur,
dans le très chic VIIe arrondissement






Cette séquence dédiée au candidat socialiste François Hollande arrive à son terme.
L'intérêt suscité retombe, le tir groupé de ses prestations est passé et les commentaires divers s'épuisent et l'équipe socialiste va devoir maintenir le rythme ! L'heure est en effet passée où la presse rendait forcément compte du discours du Bourget, faisait le tour du programme du candidat dominant et dramatisait sa dernière intervention télé en date, le 26 janvier, du fait de la participation d un ministre en activité, Alain Juppé, dans le rôle du contradicteur policé.


L'appartement des garçons
et l'appart de Mme Trierweiller:
dont le salon de coiffure
et l'institut de beauté



Désoeuvrées, les entreprises commerciales de sondages continuent bien évidemment de faire du socialiste le grandissime favori de la présidentielle, mais pour combien de temps ? Le flan devrait retomber avant dimanche.

Alors Nicolas Sarkozy reprendra la main dimanche
Il a déjà recentré l'intérêt des media sur sa personne. Pour la première fois cette semaine, n'a-t-il pas évoqué devant des journalistes l'hypothèse de sa défaite? L'opposition n'en a pas cru bon de s'en réjouir, puisque les propos qu'on lui prête auraitent été recueillis en "off" et que le rapporteur reste anonyme ! Les agences de presse ont pourtant battu les oeufs en neige et livré aux salles de rédaction la pâtée dont se sont repaît les journalistes paresseux.

Hollande confond grandeur et arrogance


Doigt pointé, tenant la pose,
jusque dans son propre bureau de QG de campagne !


Moqué et blessé, le "capitaine de pédalo" se donne de l'importance en s'ajoutant des barrettes de capitaine de bâteau de croisière. IL espère que l'illusion est parfaite et qu'il peut ainsi donner le change, aussi longtemps que devant lui ne se dressent les récifs de la crise.
Et les familles des victimes du Costa Concordia échoué pensent pour de bon que le capitaine est un "sale mec".

samedi 8 août 2009

Bonus: le gouvernement doit rappeler les banques à l'ordre

Matignon réunit les représentants des banques

François Fillon invite à une moralisation des moeurs de la banque

Entrer dans une banque provoque un coup au moral, mais aussi une utile étape préliminaire à la visite du château de Versailles. Tout y est profusion de marbre et de lumière. Les agents y sont tous des banquiers au geste lent et majestueux, au port hautain et au regard condescendant, à la parole rare et au langage abscons : ils vivent sur vos dépôts, les gèrent au prix fort et en tirent le maximum de profits en prenant impunément les plus grands risques, mais ne consentent à vous rendre compte qu'avec impatience et réticence. A chaque coin de rue, dans ces temples de Mamnon, point de tape sur l'épaule, ni aucun mot de trop: « Aucun banquier ne peut servir deux maîtres: on ne peut servir à la fois Mammon et le client ».

Des banques qui ont la mémoire courte

Le Prince Démon de la cupidité n'a-t-il « ni dieu ni maître »?
Ce prince des Enfers, uniquement soumis à Lucifer, préside aux divers péchés que fait commettre l'amour de l'argent. Fillon doit donc soumettre l'ange de la richesse et démon de l'avarice. Pour cela, le gouvernement est encore appelé à la rescousse

Le Premier ministre français s'attaque a deux dérives.
  • Ce rappel intervient après la révélation d'une provision par BNP Paribas de centaines de millions d'euros pour ses traders, qui a provoqué l'indignation de l'opinion et une demande de rapport par la ministre de l'Economie.
    Après la CGT et le Parti socialiste, la CFDT à son tour, a, aussi condamné "la reprise de la pratique de bonus exorbitants". "C'est aux régulateurs et aux gouvernants de fixer de nouvelles règles du jeu", estime le syndicat qui juge insuffisant le code de bonne conduite adopté par les banques françaises en matière de bonus.

  • Le Premier Ministre a demandé jeudi aux banques de respecter leurs engagements et annonce qu'il recevra leurs dirigeants vendredi pour examiner l'évolution et les conditions du crédit bancaire en France.
    François Fillon "rappelle que le respect par les banques des engagements qu'elles ont pris est une exigence absolue vis-à-vis de la collectivité nationale, et de l'Etat, qui a mis à leur disposition à l'automne dernier des moyens importants pour les aider à surmonter la crise financière".

    "Cette exigence a conduit le président de la République et le Premier ministre à demander hier (mercredi 5/8) à Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'industrie et de l'emploi, de saisir le gouverneur de la Banque de France pour s'assurer du strict respect par les banques des règles en matière de bonus", poursuit le texte.
    "L'accès des entreprises et des particuliers au crédit bancaire dans de bonnes conditions est par ailleurs une clef d'une reprise rapide et soutenue de l'activité économique en France", a en outre souligné Matignon.

  • Le Premier Ministre lance un autre appel.
    La réunion avec les dirigeants des banques sera aussi l'occasion pour le Premier ministre de faire le point sur l'évolution du crédit en France.
    Pour François Fillon, "l'accès des entreprises et des particuliers au crédit bancaire dans de bonnes conditions est par ailleurs une clef d'une reprise rapide et soutenue de l'activité économique en France".
    "Le Premier ministre a donc demandé à ce que les représentants du monde bancaire soient réunis demain à Matignon avec la Banque de France et le ministère de l'Economie afin d'examiner l'évolution et les conditions du crédit bancaire aux particuliers et aux entreprises ces derniers mois, ainsi que les mesures qui devraient, le cas échéant, être envisagées."

    En échange de la garantie de l'Etat pour emprunter et de quasi-fonds propres, les banques françaises se sont engagées à augmenter leurs encours de crédit de l'ordre de 3 à 4% en rythme annuel.
    Mais fin juin, elles avaient prévenu que cet objectif de 3% pourrait ne pas être atteint cette année. En revanche, les bonus le sont.


    « Alors, au final, la bête fut vaincue et les infidèles se réjouirent. Mais tout n'était pas perdu, car des cendres s'éleva un majestueux oiseau. L'oiseau scruta les infidèles et lança sur eux le feu et le tonnerre. Dès lors que la bête fut réincarnée et sa puissance renouvelée, les disciples de Mammon se tapirent dans l'horreur.
    d'après Le Livre de Mozilla, 7:15 »