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samedi 30 décembre 2017

Terrorisme : deux jeunes islamistes arrêtés à Paris et à Lyon

Identifiés "islamistes", seront-ils classés "déséquilibrés" ?

Un "homme" et une "femme": en sait-on si peu sur eux ? 

Résultat de recherche d'images pour "couple terroriste islamiste"
On ne connaîtra pas leurs identités, mais on saura que c'est la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qui a procédé aux interpellations des deux individus en début et en fin de semaine dernière, les 18 et 22 décembre dernier à Lyon et Pariset qu'ils ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle". 

A priori sans liens entre eux, ils étaient toutefois en contact avec des membres de l'organisation Etat islamique (EI) dans la zone irako-syrienne, via les réseaux sociaux, et envisageaient de passer à l'action chacun de leur côté. Rien ne prouve qu'ils ne se connaissaient pas.

Les deux suspects, un homme et 22 ans et une femme de 19 ans, étaient pareillement "déterminés". Ils avaient procédé à des repérages et visaient des porteurs d'uniformes, en particulier des militaires, mais aussi un lieu public, comme un café en province. Leur projet n'était toutefois pas totalement abouti et ni armes ni explosifs n'ont été découverts au cours des perquisitions à leurs domiciles.
L'homme, interpellé le 22 décembre, souhaitait répondre aux appels de Daech en s'attaquant d'abord à des militaires. Il a été écroué le 26 décembre.

Une  dissimulatrice

Interpellée le 18 décembre en Ile-de-France, la femme "habite la région parisienne". Mise en examen des mêmes chefs d'accusation, elle a été placée en détention provisoire le 21 décembre. En garde à vue, elle a confirmé un projet d'action violente en province, où la surveillance est moindre, selon elle. Elle a aussi indiqué qu'elle cherchait des armes à feu depuis deux mois, notamment une kalachnikov, mais qu'elle n'avait pas eu le temps d'y parvenir. Elle a été arrêtée avant... 

Cette jeune femme avait orchestré sa vie autour d'une stratégie de dissimulation, comme elle l'a expliqué aux enquêteurs. Face à eux, elle a pourtant affiché très clairement des idées radicales, plus affirmées que celles du second suspect. "Le Parisien" précise que, lors de perquisitions au domicile de la suspecte, les enquêteurs ont mis la main sur des écrits de type testamentaire.

Les enquêteurs considèrent cette radicalité comme la preuve qu'une menace "endogène" pèse toujours sur la France. Elle émane de personnes souhaitant passer à l’acte sur le territoire français, faute de pouvoir se rendre en Syrie ou en Irak, ce qui semble être le cas pour ces deux islamistes radicaux. Il n'est pas précisé si nous avons affaire à des convertis.

Depuis la vague d'attentats djihadistes sans précédent qui ont fait 241 morts depuis 2015, la France n'en a donc pas terminé avec la menace terroriste : elle subsistera aussi longtemps qu'une portion des Français l'alimentera, soit en l'exacerbant, soit en la justifiant.

dimanche 7 mai 2017

Alerte de sécurité sur le lieu de la célébration de la victoire de Macron

Présidentielle: l'esplanade du Louvre évacuée en raison d'une menace terroriste

L'évacuation de l'esplanade du Louvre, où Macron a prévu un rassemblement en cas de victoire, a été 

décidée dimanche en début d'après-midi, en raison d'une alerte de sécurité

De source policière, il s'agit "d'une simple levée de doutes" sur un risque sécuritaire, entraînant la mise en place d'un périmètre de sécurité et l'intervention d'une équipe pour vérifier l'absence de tout danger, a-t-on ajouté de même source, sans donner de détails sur la nature de la menace. 

Les services du gouvernement sont crispés

Les vérifications permettant d'écarter toute menace ont duré 90 minutes et se sont achevées peu avant 14h30a-t-on précisé de même source officielle.

Selon un porte-parole d'En Marche! l'évacuation a eu lieu "suite à la détection d'un colis suspect".


A 13h00, "les 300 journalistes présents ont été évacués par mesure de sécurité et portés à bonne distance de la zone", a ajouté ce porte-parole, précisant qu'une salle de presse a été installée sur l'esplanade en prévision du rassemblement de dimanche soir.
"Vigilants et attentifs à la sécurité de ce type de grands événements, le mouvement En Marche! a mis en place un filtrage précis de tout matériel ou bagage de journalistes entrant sur site", a-t-il ajouté.

Une célébration d'avance peu festive...

Militaires agressés au Louvre : un Égyptien de 29 ans soupçonné Un périmètre a également été délimité pour éloigner passants et visiteurs de la zone et les orienter vers les rues bordant l'édifice, a observé la presse.

Des forces de l'ordre étaient ensuite visibles patrouillant sur l'esplanade, traditionnellement très fréquentée par les touristes venus visiter le musée situé dans le centre de Paris.

Deux machettes en mains, le 3 février dernier, à 10h00 du matin, et deux ans jours pour jour après l'agression au couteau de trois militaires de l'opération Sentinelle, à Nice, un islamiste égyptien de 29 ans avait attaqué une patrouille Sentinelle de militaires, blessant légèrement l'un d'entre eux,  en criant "Allah Akbar", dans la galerie du carrousel du musée du Louvre, à deux pas de l'alerte de ce jour. Il avait été grièvement blessé par les tirs de riposte des soldats.

samedi 12 décembre 2015

Ecologistes assignés à résidence: le Conseil constitutionnel devra valider cette mesure prise sous l'empire de l'état d'urgence

Le Conseil d'Etat a validé l'assignation à résidence de sept activistes altermondialistes par le ministère de l'Intérieur

Ils jugent en leur âme et conscience que ces mesures administratives "ne sont pas manifestement illégales". 

Toutefois, la plus haute juridiction administrative du pays se défausse sur le Conseil constitutionnel: les conseillers d'Etat demande aux Sages d'examiner une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur le régime des assignations à résidence dans le cadre de l'état d'urgence
Ces mesures administratives appliquées sans la caution d'aucun tribunal avaient frappé des écologistes radicaux entendant manifester pendant la COP21, au lendemain de heurts fin novembre place de la République à Paris. 

Les activistes avaient contesté ces assignations devant le tribunal administratif
Après les avoir examinés au cas par cas, le Conseil d'Etat a relevé que les sept plaignants "ont déjà participé à des actions revendicatives violentes et préparé des actions de contestation et des actions violentes" au cours de la COP21
Cela justifie selon les juges leur assignation à résidence, dans un contexte de mobilisation exceptionnelle des forces de l'ordre face à la menace terroriste.

Les mesures prennent fin ce samedi. 
Déclaré après les attentats, l’état d’urgence a été prolongé, pour une durée de trois mois à compter du 26 novembre, par la loi du 20 novembre 2015.  
Les Sages devront dire si l'article 6 de la loi de 1955 fondant le pouvoir d'assignation à résidence du ministre de l'Intérieur dans le cadre de l'état d'urgence est conforme à la Constitution

"Ce ne sont pas des terroristes," assurent la défense des activistes
"On a certes des militants, potentiellement des activistes, mais ce ne sont pas des terroristes et ils n'ont en aucune façon présenté un quelconque danger", a protesté Patrice Spinosi, avocat de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) qui les soutient. Il s'est dit "malgré tout heureux" que l'affaire soit portée au niveau constitutionnel et a précisé que la LDH sollicite de son côté l'avis du juge constitutionnel sur d'autres mesures de l'état d'urgence, notamment le durcissement du régime des perquisitions.

jeudi 16 juillet 2015

Perte de sang froid: les affaires de Miramas et Berre-l'Etang poussent Hollande à la faute

Hollande se précipite pour révéler une affaire terroriste à l'état embryonnaire 

Une déclaration intempestive du président Hollande fait avorter une enquête anti-terroriste

Hollande prend son ministre de l'Intérieur, B. Cazeneuve,  1m65, de court.
Rien ne se passe comme prévu, romance le Huffington Post. La vérité, c'est que, lors d'un point presse à Marseille où il était en visite d'accompagnement du président mexicain, le tortionnaire Enrique Peña Nieto, mercredi 15 juillet, Hollande a prématurément annoncé lui-même qu'un projet d'attentat aurait été déjoué. Préoccupé de se fabriquer une image de président "audacieux", François Hollande a perdu son sang froid et la maîtrise des événements en se précipitant pour donner le change, à la suite de deux menaces sur la sécurité de l'Etat dans les Bouches-du-Rhône, avec un vol de munitions sur le site militaire de Miramas -malgré le plan Vigipirate (alerte écarlate)- et des explosions criminelles suivies d'incendies sur le domaine pétrochimique de Berre-l'Etang, un site Seveso, dix jours plus tard. 

Ainsi le branquignol a-t-il encore fait l'inverse de ce qu'il avait pourtant expliqué gravement la veille depuis l'Elysée, obligeant son ministre de l'Intérieur à communiquer plus tôt que prévu, faisant échouer une enquête en cours.

Bernard Cazeneuve a rappelé les propos de François Hollande 

Le président vantard s'était déjà fait mousser 
Lors de son entretien du 14 juillet -au palais de l'Elysée, contrairement à son engagement de campagne- il avait fait son auto-promotion, clamant que "toutes les semaines, nous arrêtons, nous empêchons, nous prévenons des actes terroristes"

Mais le ministre de l'Intérieur s'est bien gardé de reprendre l'intégralité des propos du chef l'État
Dans sa fièvre politico-médiatique, Hollande affirmait également ne "pas faire des conférences de presse pour en informer les Français"

VOIR et ENTENDRE Hollande dire le contraire de ce qu'il fait: