POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Vigipirate. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vigipirate. Afficher tous les articles

jeudi 11 avril 2019

La macronie ose imputer aux Gilets jaunes la hausse de la délinquance depuis cinq mois

Une hausse enregistrée depuis la mobilisation des forces de l'ordre, un jour par semaine, depuis le 17 novembre 2018, précisément

Ils n'ont peur de rien : si les cambriolages sont en hausse de 9% et les vols violents en augmentation de 7%, c'est "la faute à Rousseau"!


Image associée
La présence des militaires de l'opération Vigipirate contribue-t-elle ou non
à la sécurisation des lieux de rassemblement de Gilets jaunes,
participant ainsi à l'allègement des missions de police?

Même pas honte, les élu(e)s qui défilent sur les plateaux des chaînes d'information pour soutenir ces "carabistouilles".
La délinquance augmente depuis novembre 2018 en France, selon les statistiques du ministère de l'Intérieur, jeudi 11 avril. Cette hausse est à contre-courant de la tendance générale, à la baisse depuis un an. Certains [qui? des noms !] font le lien entre cette augmentation et les manifestations des Gilets jaunes", qui mobilisent une part importante des forces de l'ordre. Elles n'auraient ainsi plus les moyens de lutter efficacement contre la délinquance, explique Matthieu Mondoloni, pour Radio France.

Depuis les premières manifestations des Gilets jaunes", les cambriolages sont en hausse de près de 9%, les vols dans les véhicules de 8%, les vols sans violence de 5%, et les vols violents sont en augmentation de près de 7% d'après les calculs réalisés par franceinfo à partir des données publiques du ministère de l'Intérieur. Une collaboration épatante pour des journalistes "libres et indépendants", qui plus est, jaloux de leur importance et de leur sérieux. Les crimes et délits sont en augmentation quasi générale, insiste Mondoloni.

Le pire, c'est que "ces chiffres ne recensent pas la totalité des infractions commises", notamment parce que toutes les victimes ne se font pas forcément connaître. Le tableau dressé par le service public est donc encore plus noir que noir ! 
La Fédération France Victimes, ex-INAVEM, qui regroupe 130 associations d’aides aux victimes, établit le même constat. "On ressent un poids plus fort des vols, des vols aggravés, des destructions et des dégradations depuis le mois de novembre", assure-t-elle, comme une évidence. Plus qu'un "élément de langage" de la Place Beauvau, un mot d'ordre.

Un lien évident, selon les forces de l'ordre

Philippe Capon, du syndicat UNSA-Police, rappelle que les Gilets jaunes mobilisent chaque samedi plusieurs milliers de policiers et de gendarmes. "Il y a un transfert des missions qui se fait par rapport à la semaine, avance-t-il. Enormément d’effectifs - disproportionnés, selon la Haute-commissaire des Droits de l'Homme de l'ONU et le Conseil de l'Europe - sont utilisés le samedi, BAC, CRS, compagnies de sécurisation, compagnies d’intervention, sur décision du gouvernement... Ils ne sont pas en mesure d’être sur le terrain, de travailler par exemple le vendredi soir ou le samedi soir." 

Ces missions, ce sont par exemple les patrouilles dissuasives : le fait, pour les forces de l’ordre, de se montrer. Mais c’est aussi tout le travail de démantèlement des réseaux de cambrioleurs, des flagrants délits. C’est le cas, par exemple, dans les Pyrénées-Orientales, où le patron des gendarmes du département, le colonel Guillaume Poumeau de Lafforest, a fait part de ses inquiétudes à France Bleu Roussillon : "Les cambriolages augmentent dans le département de façon extrêmement significative. C’est un domaine dans lequel, jusqu'au 17 novembre, le département, en tout cas pour la zone de gendarmerie, était assez performant."
La grande préoccupation des gendarmes, c’est de pouvoir revenir au plus vite à leur cœur de métier, c’est-à-dire le traitement de la délinquance et l’accompagnement des victimes.Colonel Guillaume Poumeau de Lafforestà France Bleu Roussillon
C'est comme mettre en cause le risque du terrorisme islamiste ! Dans tout le pays, et notamment dans les régions où les "gilets jaunes" sont fortement mobilisés, le constat est le même : la délinquance augmente. 
Un jour, les Gilets jaunes seront tenus pour responsables d'un acte terroriste, du fait du détournement d'éléments de la force Sentinelle pour protéger le Palais présidentiel...

Le cas de la capitale

Lieu de rassemblement hebdomadaire des manifestations depuis le 17 novembre, Paris enregistre des chiffres en hausse, assure l’adjointe socialiste à la mairie de Paris, en charge de la sécurité et de la prévention. Cherche-t-elle à se dédouaner des actes de délinquance ordinaire ? "Plus de 7% pour les vols à la tire, près de 10% d’augmentation pour les vols simples dans les locaux ou dans les lieux publics et plus 8,5% pour le recel", précise  Colombe Brossel, une proche de Dominique Sopo. "On voit bien", selon Brossel, qu’on a une augmentation des statistiques, notamment depuis la fin du mois de novembre. Ce serait la même chose si on faisait dire aux statistiques ce qu'il en est en fait depuis juillet. Pour cela, il faut que les manifestations des Gilets jaunes" s’arrêtent, la relaie un policier de l'UNSA.
Tout ça pour en venir à demander plus de moyens : "Aujourd’hui, on a besoin d’effectifs de police en uniforme dans nos arrondissements, dans nos quartiers qui soient stabilisés, qui soient des relais également pour la population", conclut Colombe Brossel. 

Des explications péremptoires qui mériteraient d'être nuancées

Visiblement gêné par les délires de la presse, de syndicats et d'élu(e)s, le directeur de l’Observatoire national de la délinquance, préfère tempérer. "On ne peut pas lier aussi simplement la hausse de la délinquance au mouvement des Gilets jaunes", nuance Christophe Soullez. "Je ne pense pas que la présence des forces de l’ordre sur la voie publique soit un élément qui permette, aujourd’hui comme hier, d’expliquer les fluctuations à la baisse ou la hausse de la délinquance", assure cet expert. Ce sont des cycles généralement assez déconnectés de tout ce qui est présence, évolution des effectifs sur le terrain. Les causes sont multiples. Il n’y a pas qu’une seule explication," ajoute-il.

Au plus fort du mouvement des Gilets jaunes, plus de 80.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés les samedis de manifestations. Ils étaient parfois plus nombreux que les manifestants et la responsabilité en incombe à Macron qui a paniqué dès décembre : il était allé se réfugier avec sa seniore dans les sous-sols de l'Elysée, se croyant menacés par les "gueux".

Il est compliqué de lier la hausse de la délinquance aux gilets jaunes

Mobilisés les samedis, les forces de l'ordre n'auraient plus le temps d'assurer leurs missions de sécurité quotidienne, faisant grimper la délinquance. Un lien très ténu.


La délinquance augmente, et ce depuis plusieurs mois. C'est ce qui ressort de l'analyse conjoncturelle des crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie à la fin du mois de mars, publiée début avril. Sur les trois premiers mois de l'année, la hausse des cambriolages se porte à 5 %, celle des vols sans violence à 4 %, celle des vols de véhicules à 3 % et celle des violences sexuelles à 6 %.


Les policiers moins présents dans les rues ?
C'est une critique récurrente depuis des années et pointer la responsabilité des rassemblements hebdomadaires de Gilets jaunes relève de la malhonnêteté morale.
Pour certains syndicats de police, l'explication est toute trouvée : "c'est l'effet Gilets jaunes", n'hésitait pas à clamer Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police, sur LCI en début de semaine, à propos des cambriolages. 
Unité SGP Police accuse-t-il les Gilets jaunes ou les casseurs de l'ultra-gauche anti-capitaliste ? A qui souhaite-t-il adresser la facture des dégâts assurés estimée, à la louche, à 200 millions d'euros ?
"Oui, il y a un lien, même si ça n'explique pas tout", assure à L'Express,  Loïc Lecouplier, secrétaire nationale du syndicat Allianceavec un peu plus de nuance. "Il y a un transfert des missions qui se fait [le samedi] par rapport à la semaine", embraye auprès de Franceinfo, Philippe Capon, du syndicat UNSA-Police. 

Cette certitude pour expliquer
le lien de causalité n'est pas assénée pour incriminer le terrorisme islamiste qui mobilise toujours les effectifs militaires nombreux de la force Sentinelle dans Vigipirate: les forces de l'ordre affectées au maintien de l'ordre lors des différents actes des Gilets jaunes ne peuvent pas être au four et au moulin, ce qui se fait donc au détriment des tâches du quotidien et de la lutte contre les cambriolages, les vols et les agressions en tout genre. La prochaine campagne des syndicats, media et élus de la majorité présidentielle réunis comptent-ils incriminer bientôt les Gilets jaunes dans les suicides de militaires également en hausse ?

Comme toujours avec les statistiques de la délinquance, l'interprétation nécessite la plus grande prudence : les chiffres sont faits pour être manipulés. "L'explication concernant la hausse de ces chiffres nécessite de prendre du recul, met en garde auprès de L'Express Laurent Mucchielli, sociologue spécialiste des questions de délinquance et directeur au CNRS. Il peut y avoir une hausse à un moment donné, suivie d'une baisse. Les analyses à court terme, ce n'est jamais bon".
Le sociologue rappelle 
par ailleurs que les chiffres de hausse de la délinquance rapportés par la place Beauvau ne correspondent pas à un comptage des faits qui se sont produits - ce qui est impossible à faire -, mais un décompte de ceux portés à la connaissance des forces de l'ordre, policiers ou gendarmes. "En l'occurrence, la hausse des violences sexuelles [un bon de 13%] peut s'expliquer, depuis 2017, par une libération de la parole" dans le sillon de l'affaire Weinstein et des mouvements #Balancetonporc et #MeToo...

On est loin d'un hypothétique impact des Gilets jaunes, ce que concède volontiers Loïc Lecouplier - "on ne peut pas leur imputer ça", dit-il - tout en maintenant son analyse. Si les cambriolages sont en hausse, le lien de causalité est, pour lui, établi, puisque la lutte contre la criminalité serait dédiée depuis le début du mouvement des Gilets jaunes aux opérations de maintien de l'ordre. Le ministère de l'Intérieur suggère ainsi qu'en participant à un rassemblement de Gilets jaunes, vous vous exposez à un cambriolage !

Le ministère de l'Intérieur se défend de toute manipulation maligne: "ce n'est pas l'analyse que nous avons, on ne tient pas ce discours", évacue-t-on dans les couloirs de la place Beauvau. 


Ni imputer, ni évacuer l'effet des Gilets jaunes

Le manque de recul nécessaire à une analyse pertinente est également pointé du doigt par Christophe Soullez, responsable de l'Observatoire national de la délinquance. Contacté par L'Express, il assure que l'analyse des données policières "n'est pas opportune sur le court terme". "Par ailleurs, l'analyse de la criminalité est polyfactoriel [polyfactorielle]: les Gilets jaunes à eux seuls ne peuvent pas l'expliquer entièrement. On ne peut pas évacuer un impact, mais on ne peut pas l'imputer totalement !"


Les deux experts retoquent enfin l'argument qui voudrait que les policiers sont moins dans la rue
et tournés uniquement vers les manifestations des Gilets jaunes. "Les services de police judiciaire ne sont pas tous dans la rue, ils continuent de travailler ; il y a encore des policiers de la BAC - la brigade anticriminalité - qui tournent, tout comme la police municipale", rectifie Christophe Soullez, de peur que cette campagne de discrédit du mouvement social soit un signal lancé aux cambrioleurs ! "Les CRS ou encore les gendarmes mobiles ne constituent pas le coeur des effectifs de la sécurité publique", insiste Laurent Mucchielli.

mercredi 12 décembre 2018

Attentat de Strasbourg : Castaner chasse les journalistes

Les journalistes n'ont rien à faire sur une "scène de crime", selon le ministre LREM

Le ministre de l'Intérieur n'a pas apprécié la présence des journalistes sur les lieux de l'attentat

A Strasbourg, le 12 décembre 2018.
Attentat perpétré pendant le traditionnel Marché de Noël
On peine à comprendre que le pouvoir n'aime pas la presse qui l'a porté au pouvoir, mais tout s'explique si on songe que les arrogants se font la vie dure entre eux. 

Macron a envoyé Christophe Castaner dès mardi soir à Strasbourg, où s'est déroulé vers 20h00 l'attentat qui a fait trois morts au marché de Noël. Exactement vingt-quatre heures après l'allocution présidentielle qui a ravivé la colère des Français. A fleur de peau sur les lieux de l'attaque attentat, ce mercredi 12 décembre, le ministre de l'Intérieur a viré les journalistes présents sur une "scène de crime" [sic], terminologie inappropriée empruntée à l'américain, correspondant au français "lieux du crime".

L'assaillant, selon la presse, mais le terroriste, selon les autres, a fait usage de son arme à feu à plusieurs reprises dans la ville. Après être passé par le Pont du Corbeau, armé d'un couteau, pour pénétrer dans l'ultra-centre de Strasbourg en fête, il a " tout au long de (son) parcours, à plusieurs reprises ouvert le feu avec une arme de poing et utilisé un couteau avec lesquels il a blessé grièvement et donné la mort", a précisé le procureur de la République, Rémy Heitz, lors d'une conférence de presse à la mi-journée.

En fin de matinée, Christophe Castaner était sur place, entouré de forces de l'ordre et aussi de nombreux journalistes à qui il a fait la leçon, selon les uns, mais qu'il a expulsés, selon d'autres. "Les journalistes, vous êtes sur une scène de crime là. Donc, s'il vous plaît, je vous invite à...", a lancé le ministre de l'Intérieur, sans finir sa phrase, mais avec un geste les invitant clairement à débarrasser le plancher. 

"C'est fermé là," leur a-t-il ensuite lancé en pointant du doigt l'entrée de la zone, pendant que les forces de l'ordre faisaient reculer les media, comme le montre cette vidéo de CNews.
Trois personnes ont été tuées et douze autres blessées dont six sont en état d'urgence absolue. 
Le tireur, un "fiché S" bien connu des autorités, Cherif Chekatt, que la presse s'obstine à encagouler sous ses initiales, Chérif C., Français radicalisé et braqueur multirécidiviste de 29 ans en liberté, était toujours en fuite mercredi en début d'après-midi, malgré le plan Vigipirate. 
Depuis janvier 2015, une mission de protection associée au plan Vigipirate est confiée à des militaires sous le nom d''Opération Sentinelle'. 720 personnes sont à ses trousses...

mercredi 9 août 2017

Attentat terroriste : des militaires ciblés par un automobiliste à Levallois-Perret

Le terroriste a fait six blessés parmi des militaires de l'opération Sentinelle

Un automobiliste a lancé son véhicule BMW sur les militaires avec la volonté de tuer
Résultat de recherche d'images pour "operation Sentinelle"L'attentat a été perpétré mercredi matin à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Le ou les terroristes ont réussi à  prendre la fuite.
Quatre jours après une tentative d'attaque contre d'autres soldats de l'opération Sentinelle à la tour Eiffel à Paris, la ministre des Armées, Florence Parly, a ressorti les phrases toutes faites pour condamneré "avec la plus grande fermeté cet acte lâche qui n'entame en rien la détermination des militaires à œuvrer pour la sécurité des Français". Issu de l'ENA, le haut-fonctionnaire a mis tout son coeur en copiant-collant le précédent tweet... La préfecture des Hauts-de-Seine a, quant à elle, évoqué un "acte a priori volontaire".

Survenu dans un contexte de forte menace terroriste en France, "l'incident [sic] s'est déroulé peu avant 08h00 sur la place de Verdun, en plein centre-ville de la commune cossue [l'AFP dit là essentiel !] de Levallois. Il a eu lieu dans une rue piétonne et devant un immeuble HLM [pas bien "cossu", pour sa part] où les militaires de l'opération Sentinelle disposent au rez-de-chaussée d'un local prêté par la mairie, située à quelque 200 mètres de là. 
"J'ai entendu un énorme bruit, j'ai d'abord cru qu'un échafaudage était mis en place", a témoigné pour l'agence de presse gouvernementale un résident de l'immeuble, qui a vu depuis son balcon "deux militaires à terre, semblant inanimés", entourés d'une dizaine d'autres soldats.

Le véhicule, une BMW [une berline également cossue], était "prépositionné dans l'allée" et "a foncé" sur un groupe de militaires [une douzaine] qui sortaient faire leur tournée", a déclaré sur BFMTV le maire de Levallois Patrick Balkany, dénonçant une "odieuse agression".

Les militaires visés font partie du 35e régiment d'infanterie de Belfort, ont ajouté les services de la locataire de l'Hôtel de Brienne, précisant que "six ont été blessés, dont trois plus grièvement, sans que leur pronostic vital ne soit engagé".

Le conducteur du véhicule, "en fuite, est activement recherché par les forces de l'ordre", a-t-elle osé ajouter.
"L'enquête en cours déterminera ses motivations et les circonstances dans lesquelles il a agi," si jamais elle remet la main dessus...
Un véhicule fonce sur six militaires à Levallois-Perret, une enquête ouverte
Sur place, un périmètre de sécurité a évidemment été mis en place, comme le précise la stagiaire de l'AFP. Plusieurs dizaines de policiers municipaux et de la police nationale et des militaires de la mission Vigipirate se trouvaient au pied du bâtiment de 12 étages qui donne sur un parc arboré : le paradis, suggère la novice.
Résultat de recherche d'images pour "Macron helitreuillé"
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, et la ministre des Armées, Florence Parly, doivent se rendre à 12h30 au chevet de militaires blessés à l'hôpital militaire Bégin, à Saint-Mandé (Val-de-Marne): par hélitreuillage à grand spectacle? 

L'agression de Levallois a eu lieu alors qu'un conseil de Défense, avant le Conseil des ministres, avait lieu à l'Élysée, réunissant notamment le président Macron, le chef au 'command car' sur les Champs Elysées, son premier ministre Edouard Philippe, Gégé Collomb et Flo Parly.

La Macronie est visée

L'enquête du Parquet antiterroriste, ordonnée notamment pour "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste", a été confiée à 
1- la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ), 
2- à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) 
3- et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Tant de personnels mobilisés ne peuvent qu'aboutir. Et déclarer le terroriste "déséquilibré"... On notera qu'actuellement, on ne sait rien. Il convient donc de dresser un bilan des "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste", en bref et en clair, des attentats djihadistes. Tiens, à défaut d'enquête et de faits, l'AFP fait les comptes... 

Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats ...djihadistes (elle l'a dit !) qui a fait au total 239 morts.
"Une vague" qui fait 239 morts, est-ce une vague ou une déferlante ? Les dernières ont tout particulièrement visé les forces de l'ordre, sur des sites emblématiques : l'assassinat du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées le 20 avril, l'attaque d'une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame le 6 juin et celle d'un fourgon de gendarmerie le 19 juin également sur les Champs-Elysées. "Emblématique" renvoie à des atteintes à la République en tant qu'institution.

Samedi soir, 5 août, peu avant minuit à la tour Eiffel, lieu touristique hyper-sécurisé de Paris, un homme avait franchi un portique en bousculant un agent de sécurité, puis sorti un couteau en criant "Allah Akbar". Des militaires de Sentinelle lui avaient ordonné de poser son couteau à terre et il s'était exécuté sans opposer de résistance.

Un terroriste est-il nécessairement un "déséquilibré" ?
La question est systématiquement -et facilement- résolue et l'islamiste remis à un service de santé. L'homme du jour, comme ses frères, a été envoyé en psychiatrie : en permission de sortie, il a dit pendant sa garde à vue vouloir "commettre un attentat contre un militaire". Il a été réadmis lundi en hospitalisation d'office.

Le 14 juillet, le chef de l'État a annoncé que l'opération Sentinelle, qui mobilise 7.000 soldats en permanence sur le territoire national depuis les attentats de 2015, allait être revue, et "en profondeur [s'il vous plaît], afin d'avoir une plus grande efficacité opérationnelle et de prendre en compte l'effectivité et l'évolution de la menace."
Le dément - dont l'identité, l'origine et l'âge sont tenus secrets - a agi plus vite que le trentenaire de l'Elysée.

"Un acte qui a conduit le Parquet anti-terroriste à se saisir de l'enquête"...

vendredi 5 mai 2017

Emmanuel Macron se voyait déjà célébrer sa victoire sur le Champ-de-Mars, au pied de la Tour Eiffel

Contesté et exposé, Emmanuel Macron se rabat sur la cour du Louvre

En cas de victoire, Emmanuel Macron ferait la fête devant la pyramide du Louvre

Macron, cantonné à un environnement clos:
la cour ...Napoléon
Le risque terroriste impacte la vie de la République
Les deux candidats n'ont plus que deux jours pour s'accorder avec le ministère de l'Intérieur sur le lieu où se déroulera leur soirée électorale en cas de victoire et, malgré l'état d'urgence et Vigipirate, les Champs Elysées ne seraient pas sûrs, avoue le pouvoir socialiste, selon  plusieurs media citant l'entourage du candidat d'En Marche !

Le candidat d'En Marche ! aurait choisi l'esplanade du Louvre. 
La candidate du Front national opterait, quant à elle, pour le bois de Vincennes, rapporte de son côté le site lexpress.fr

Première déconvenue : Emmanuel Macron espérait pouvoir choisir librement d'organiser sa soirée sur le Champ-de-Mars

Résultat de recherche d'images pour "VIGIPIRATE Pyramide Louvre"Sa requête d'investissement du pied de la Tour Eiffel lui a  été refusée par la mairie de Paris, non pas seulement parce que la maire PS était un soutien de Benoît Hamon, moins de 6%, mais pour cause d'insécurité, en plein Paris, a-t-on appris ce jeudi 4 mai. "Le Champ-de-Mars doit être visité le week-end suivant par les membres de la commission d'évaluation du CIO", dans le cadre de la candidature de Paris aux Jeux olympiques 2024, avait raconté Bruno Julliard, premier adjoint de la ville. Avant d'ajouter : "Comme le Champ-de-Mars doit accueillir plusieurs épreuves, on ne peut pas prendre le risque que les pelouses soient détériorées... Or, on sait très bien qu'elles le sont systématiquement pour ce type d'événement".

L'inauguration du quinquennat sera marquée par une première restriction et un premier repli sécuritaire.
La place de la Concorde où Nicolas Sarkozy en 2007 et Jacques Chirac en 1995 avaient célébré leurs victoires, trop ouverte à un possible attentat, ou encore la place de la Bastille qui avait servi de cadre à la victoire de François Hollande en 2012, devenue incontrôlable et le repaire de la gauche contestatrice, doivent donc être écartés par l'ancien ministre de l'Économie de Hollande. 
Excroissance au Louvre, centre culturel emblématique de la capitale, la célèbre pyramide de verre,  commandée en 1983 par François Mitterrand et construite par l'architecte chinois Ieoh Ming Pei, 100 ans, incarnera le "Made in France"...

Séance de rattrapage manquée à la déclaration de Macron, pour qui "il n'y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse". 
Les islamistes de l'UOIF - qui appellent à voter pour lui -  disent-ils autrement ?

mercredi 3 mai 2017

Nouvelle opération anti-terroriste: à la demande et à point nommé

Cinq arrestations, cinq jours avant le second tour de la présidentielle 

Quatre hommes et une femme ont été arrêtés mardi dans plusieurs villes de France



Les services de l'antiterrorisme qui craignaient une possible action violente ont saisi des armes a-t-on appris de sources judiciaire et proches de l’enquête.  

Les interpellations ont eu lieu notamment à Bihorel, près de Rouen (PS, administrée par Yvon Robert, collaborateur de L. Fabius, A. Savary, P. Bérégovoy, M. Rocard et C. Bartolone et est élu maire le 6 juillet 2012, à la suite de la démission de Valérie Fourneyron, devenue ministre des Sports de Hollande), Roanne (ville socialiste prise à Jean Auroux par l'UMP en 2001) et Villeneuve d’Ascq (commune socialiste qui fait partie de la Métropole européenne de Lille dont le maire appartient à l'équipe de Martine Aubry à Lille Métropole), où un couple a été arrêté. 
Jean Auroux est reconnu coupable de prise illégale d’intérêts, le 27 mai 2011, mais dispensé de peine par la chambre d’instruction de la cour d'Appel de Lyon. En qualité de maire de Roanne, ill était président d'une association d'aide aux personnes âgées dirigée par sa compagne, que finançait la ville de Roanne à travers une subvention, puis une délégation de service public.
Deux pistolets 9 mm et deux fusils-mitrailleurs, modifiés pour ne plus permettre de tirer en rafale, ont été retrouvés lors d’une des perquisitions au domicile de l’un des "hommes" (?) en garde à vue, près de Rouen, a "précisé" une source anonyme proche de l’enquête. 
Les armes étaient détenues légalement par cet "homme", demi-frère d’un autre suspect, les deux fusils-mitrailleurs n’étant pas dans cet état considérés comme des armes de guerre, a indiqué la même source. Les deux hommes figurent parmi les personnes en garde à vue. 

Quatre des cinq suspects sont âgés de 17 à 24 ans

Résultat de recherche d'images pour "soupcons attentat terroriste"
A Villeneuve d’Ascq, un homme de 22 ans et sa compagne de 20 ans ont été interpellés vers 06h00 en présence du Raid, a indiqué une source policière informatrice de la presse. 

"Ils sont dans la mouvance radicalisée", pour ne pas dire islamiste, a précisé cette source non identifiée, selon laquelle le couple a été transféré au siège de la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (Sdat) à Levallois-Perret, en banlieue parisienne. 
Certains des suspects étaient en contact sur internet, via les réseaux sociaux, et des messages échangés ont fait craindre la possibilité d’une action violente, a ajouté une source "proche de l’enquête". 

Les arrestations ont eu lieu dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte au Parquet antiterroriste depuis mars et confiée à la Sdat et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a précisé la source judiciaire. Le Procureur de la République de Paris, François Molins, est le chef de la section anti-terroriste du Parquet de Paris.

Des opérations anti-terroristes de circonstance 

Le soir du 20 avril, trois jours avant le premier tour de la présidentielle, Karim Cheurfi, 39 ans, a tué un policier de 37 ans, Xavier Jugelé, de deux balles dans la tête sur les Champs-Élysées. Il a aussi blessé deux autres agents et une passante allemande, avant d’être abattu. L’attaque a été presque aussitôt revendiquée par l’organisation djihadiste État islamique (EI), à l’origine de la plupart des attentats qui ont fait 239 morts depuis 2015 en France.

Parce que la période était électorale et sur de simples soupçons d'une intention de commettre un attentat,  
Des militaires devant devant l'immeuble où à eu lieu la perquisition dans le cadre de l'enquête anti-terroriste, mardi 18 avril à Marseille.deux individus avaient été arrêtés à Marseille et la garde à vue de Clément Baur et Mahiedine Merabet avait été prolongée de 96 heures, de manière exceptionnelle et médiatique. Un important arsenal aurait été découvert dans l’appartement marseillais loué par l’un des deux suspects, Clément Baur, un converti: un fusil-mitrailleur, deux armes de poing, des sacs de munition, trois kilos d’explosifs de type TATP, dont une partie prête à l’emploi, et une grenade artisanale. 

Le 21 mars, dans une opération de communication, le Premier ministre Bernard Cazeneuve avait affirmé que cinq projets d’attentats avaient été déjoués depuis le début de l’année 2017, après 17 projets en 2016.

Mais, depuis 2016, neuf attentats n'ont pas été déjoués en France
Le 7 janvier 2016, un islamiste marocain portant une fausse ceinture attaqua des policiers à l'aide d'un couperet à viande et fut abattu.
Le 11 janvier 2016, un adolescent turc âgé de 15 ans agressa à la machette un enseignant juif. L'agresseur dit avoir agi "au nom d’Allah" et de l’organisation État islamique.
Le 13 juin 2016, un double meurtre est commis à Magnanville, visant un commandant de police (Jean-Baptiste Salvaing) et sa compagne (Jessica Schneider), fonctionnaire du ministère de l’intérieur, sont assassinés devant leur domicile à Magnanville par Larossi Abballa. L'attentat est revendiqué par l'organisation État islamique. 
Le 14 juillet 2016 à Nice, le jour de la fête nationale, un Tunisien, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, fonça dans la foule au volant d'un camion sur la promenade des Anglais, tuant 86 personnes et en blessant 286, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. L'État islamique revendique ce carnage d'innocents.
Le 26 juillet 2016, lors d'une messe, deux islamistes munis d'armes blanches prennent en otage plusieurs personnes dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen. Un prêtre est égorgé, et un paroissien est blessé. Les deux terroristes sont abattus par les forces de l'ordre, l'un d'eux était fiché S. Selon le Président de la République, "les deux terroristes se réclament de Daech". L'attentat est revendiqué via Amaq, l'agence de presse de l’État islamique.
Le 12 septembre 2016, au Havre un Français de 25 ans, converti à l'islam, tua sa mère en l'étranglant avec un lacet car elle se serait opposée à sa volonté de partir pour le djihad en Syrie.
Le 3 février 2017, au Carrousel du Louvre à Paris, un ressortissant égyptien de 29 ans,s'attaqua à quatre militaires en opération Sentinelle (3.500 militaires déployés), une agression "à caractère terroriste", selon B. Cazeneuve, alors que la France est toujours en alerte selon le Plan Vigipirate. Et depuis les attentats de novembre 2015, l'état d'urgence est en vigueur. On est sans nouvelles d'Abdallah El-Hamahmy pourtant mis en examen.
Le 18 mars 2017, un homme s'empara de l'arme d'un militaire à Orly avant d'être abattu.
Le 20 avril 2017, un homme ouvrit le feu à l'arme automatique sur des policiers le long de l'avenue des Champs-Elysées, vers 21 heures. L'un d'entre-eux fut tué au cours de l'attaque; deux autres, ainsi qu'une touriste, furent blessés. L'assaillant fut abattu et l'attaque revendiquée par l'Etat islamique.

Combien d'opérations anti-terroristes médiatisées sur la base de soupçons ?

A la mi-février 2017, au début du contrôle par le Conseil supérieur de l’Audiovisuel des temps de parole et d’antenne des candidats et de leurs soutiens, des hommes de la DGSI venus de Paris, sous la protection du Raid interpellèrent un jeune homme à Wattignies près de Lille (Nord). Il fut soupçonné de préparation d'un attentat à Lille.

Les agents de la DGSI et du RAID ponctuèrent également la période de réception et de traitement des parrainages par l'interpellation le 28 février 2017 d'une lycéenne de 18 ans à Creil (Picardie), pour son implication présumée dans la préparation d'un attentat en lien avec Daech. Elle serait membre d'un groupe de jeunes filles radicalisées qui se seraient surnommées 'Les Lionnes' et auraient été en relation avec des djihadistes en Syrie, et notamment le célèbre Rachid Kassim, bien que mort lors d'une frappe de drone le 8 février en Irak.
Deux hommes de 19 et 27 ans, interpellés à Marseille et Clermont-Ferrand, également soupçonnés d'un projet d'attentat, avaient été mis en examen et écroués le 25 février.

Soupçonnés par la justice anti-terroriste d'avoir projeté un attentat en France, fin mars 2017, dans la semaine de la publication de la liste officielle des candidats au Journal Officiel, quatre proches de l'ex-braqueur converti au djihadisme, Reda Kriket, âgés respectivement de 25 ans, 26 ans, 35 ans et 37 ans, ont été interpellés par les policiers de l'anti-terrorisme, à Athis-Mons (Essonne), Courbevoie (Hauts-de-Seine) et Roubaix (Nord) et placés en garde à vue. 

Le Français Reda Kriket avait été arrêté en mars 2016 en possession d'un arsenal impressionnant, dans un appartement d'Argenteuil (commune communiste de 1945 à 2001, Val-d'Oise), nous avait-on dit (kalachnikov, armes de poing, et du TATP), et mis en examen le 30 mars 2016, notamment pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.
Manuel Valls avait annoncé le lundi 18 juillet 2016 qu'un attentat possiblement très meurtrier avait été déjoué ...juste avant l'Euro-2016 de football.