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jeudi 11 avril 2019

La macronie ose imputer aux Gilets jaunes la hausse de la délinquance depuis cinq mois

Une hausse enregistrée depuis la mobilisation des forces de l'ordre, un jour par semaine, depuis le 17 novembre 2018, précisément

Ils n'ont peur de rien : si les cambriolages sont en hausse de 9% et les vols violents en augmentation de 7%, c'est "la faute à Rousseau"!


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La présence des militaires de l'opération Vigipirate contribue-t-elle ou non
à la sécurisation des lieux de rassemblement de Gilets jaunes,
participant ainsi à l'allègement des missions de police?

Même pas honte, les élu(e)s qui défilent sur les plateaux des chaînes d'information pour soutenir ces "carabistouilles".
La délinquance augmente depuis novembre 2018 en France, selon les statistiques du ministère de l'Intérieur, jeudi 11 avril. Cette hausse est à contre-courant de la tendance générale, à la baisse depuis un an. Certains [qui? des noms !] font le lien entre cette augmentation et les manifestations des Gilets jaunes", qui mobilisent une part importante des forces de l'ordre. Elles n'auraient ainsi plus les moyens de lutter efficacement contre la délinquance, explique Matthieu Mondoloni, pour Radio France.

Depuis les premières manifestations des Gilets jaunes", les cambriolages sont en hausse de près de 9%, les vols dans les véhicules de 8%, les vols sans violence de 5%, et les vols violents sont en augmentation de près de 7% d'après les calculs réalisés par franceinfo à partir des données publiques du ministère de l'Intérieur. Une collaboration épatante pour des journalistes "libres et indépendants", qui plus est, jaloux de leur importance et de leur sérieux. Les crimes et délits sont en augmentation quasi générale, insiste Mondoloni.

Le pire, c'est que "ces chiffres ne recensent pas la totalité des infractions commises", notamment parce que toutes les victimes ne se font pas forcément connaître. Le tableau dressé par le service public est donc encore plus noir que noir ! 
La Fédération France Victimes, ex-INAVEM, qui regroupe 130 associations d’aides aux victimes, établit le même constat. "On ressent un poids plus fort des vols, des vols aggravés, des destructions et des dégradations depuis le mois de novembre", assure-t-elle, comme une évidence. Plus qu'un "élément de langage" de la Place Beauvau, un mot d'ordre.

Un lien évident, selon les forces de l'ordre

Philippe Capon, du syndicat UNSA-Police, rappelle que les Gilets jaunes mobilisent chaque samedi plusieurs milliers de policiers et de gendarmes. "Il y a un transfert des missions qui se fait par rapport à la semaine, avance-t-il. Enormément d’effectifs - disproportionnés, selon la Haute-commissaire des Droits de l'Homme de l'ONU et le Conseil de l'Europe - sont utilisés le samedi, BAC, CRS, compagnies de sécurisation, compagnies d’intervention, sur décision du gouvernement... Ils ne sont pas en mesure d’être sur le terrain, de travailler par exemple le vendredi soir ou le samedi soir." 

Ces missions, ce sont par exemple les patrouilles dissuasives : le fait, pour les forces de l’ordre, de se montrer. Mais c’est aussi tout le travail de démantèlement des réseaux de cambrioleurs, des flagrants délits. C’est le cas, par exemple, dans les Pyrénées-Orientales, où le patron des gendarmes du département, le colonel Guillaume Poumeau de Lafforest, a fait part de ses inquiétudes à France Bleu Roussillon : "Les cambriolages augmentent dans le département de façon extrêmement significative. C’est un domaine dans lequel, jusqu'au 17 novembre, le département, en tout cas pour la zone de gendarmerie, était assez performant."
La grande préoccupation des gendarmes, c’est de pouvoir revenir au plus vite à leur cœur de métier, c’est-à-dire le traitement de la délinquance et l’accompagnement des victimes.Colonel Guillaume Poumeau de Lafforestà France Bleu Roussillon
C'est comme mettre en cause le risque du terrorisme islamiste ! Dans tout le pays, et notamment dans les régions où les "gilets jaunes" sont fortement mobilisés, le constat est le même : la délinquance augmente. 
Un jour, les Gilets jaunes seront tenus pour responsables d'un acte terroriste, du fait du détournement d'éléments de la force Sentinelle pour protéger le Palais présidentiel...

Le cas de la capitale

Lieu de rassemblement hebdomadaire des manifestations depuis le 17 novembre, Paris enregistre des chiffres en hausse, assure l’adjointe socialiste à la mairie de Paris, en charge de la sécurité et de la prévention. Cherche-t-elle à se dédouaner des actes de délinquance ordinaire ? "Plus de 7% pour les vols à la tire, près de 10% d’augmentation pour les vols simples dans les locaux ou dans les lieux publics et plus 8,5% pour le recel", précise  Colombe Brossel, une proche de Dominique Sopo. "On voit bien", selon Brossel, qu’on a une augmentation des statistiques, notamment depuis la fin du mois de novembre. Ce serait la même chose si on faisait dire aux statistiques ce qu'il en est en fait depuis juillet. Pour cela, il faut que les manifestations des Gilets jaunes" s’arrêtent, la relaie un policier de l'UNSA.
Tout ça pour en venir à demander plus de moyens : "Aujourd’hui, on a besoin d’effectifs de police en uniforme dans nos arrondissements, dans nos quartiers qui soient stabilisés, qui soient des relais également pour la population", conclut Colombe Brossel. 

Des explications péremptoires qui mériteraient d'être nuancées

Visiblement gêné par les délires de la presse, de syndicats et d'élu(e)s, le directeur de l’Observatoire national de la délinquance, préfère tempérer. "On ne peut pas lier aussi simplement la hausse de la délinquance au mouvement des Gilets jaunes", nuance Christophe Soullez. "Je ne pense pas que la présence des forces de l’ordre sur la voie publique soit un élément qui permette, aujourd’hui comme hier, d’expliquer les fluctuations à la baisse ou la hausse de la délinquance", assure cet expert. Ce sont des cycles généralement assez déconnectés de tout ce qui est présence, évolution des effectifs sur le terrain. Les causes sont multiples. Il n’y a pas qu’une seule explication," ajoute-il.

Au plus fort du mouvement des Gilets jaunes, plus de 80.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés les samedis de manifestations. Ils étaient parfois plus nombreux que les manifestants et la responsabilité en incombe à Macron qui a paniqué dès décembre : il était allé se réfugier avec sa seniore dans les sous-sols de l'Elysée, se croyant menacés par les "gueux".

Il est compliqué de lier la hausse de la délinquance aux gilets jaunes

Mobilisés les samedis, les forces de l'ordre n'auraient plus le temps d'assurer leurs missions de sécurité quotidienne, faisant grimper la délinquance. Un lien très ténu.


La délinquance augmente, et ce depuis plusieurs mois. C'est ce qui ressort de l'analyse conjoncturelle des crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie à la fin du mois de mars, publiée début avril. Sur les trois premiers mois de l'année, la hausse des cambriolages se porte à 5 %, celle des vols sans violence à 4 %, celle des vols de véhicules à 3 % et celle des violences sexuelles à 6 %.


Les policiers moins présents dans les rues ?
C'est une critique récurrente depuis des années et pointer la responsabilité des rassemblements hebdomadaires de Gilets jaunes relève de la malhonnêteté morale.
Pour certains syndicats de police, l'explication est toute trouvée : "c'est l'effet Gilets jaunes", n'hésitait pas à clamer Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police, sur LCI en début de semaine, à propos des cambriolages. 
Unité SGP Police accuse-t-il les Gilets jaunes ou les casseurs de l'ultra-gauche anti-capitaliste ? A qui souhaite-t-il adresser la facture des dégâts assurés estimée, à la louche, à 200 millions d'euros ?
"Oui, il y a un lien, même si ça n'explique pas tout", assure à L'Express,  Loïc Lecouplier, secrétaire nationale du syndicat Allianceavec un peu plus de nuance. "Il y a un transfert des missions qui se fait [le samedi] par rapport à la semaine", embraye auprès de Franceinfo, Philippe Capon, du syndicat UNSA-Police. 

Cette certitude pour expliquer
le lien de causalité n'est pas assénée pour incriminer le terrorisme islamiste qui mobilise toujours les effectifs militaires nombreux de la force Sentinelle dans Vigipirate: les forces de l'ordre affectées au maintien de l'ordre lors des différents actes des Gilets jaunes ne peuvent pas être au four et au moulin, ce qui se fait donc au détriment des tâches du quotidien et de la lutte contre les cambriolages, les vols et les agressions en tout genre. La prochaine campagne des syndicats, media et élus de la majorité présidentielle réunis comptent-ils incriminer bientôt les Gilets jaunes dans les suicides de militaires également en hausse ?

Comme toujours avec les statistiques de la délinquance, l'interprétation nécessite la plus grande prudence : les chiffres sont faits pour être manipulés. "L'explication concernant la hausse de ces chiffres nécessite de prendre du recul, met en garde auprès de L'Express Laurent Mucchielli, sociologue spécialiste des questions de délinquance et directeur au CNRS. Il peut y avoir une hausse à un moment donné, suivie d'une baisse. Les analyses à court terme, ce n'est jamais bon".
Le sociologue rappelle 
par ailleurs que les chiffres de hausse de la délinquance rapportés par la place Beauvau ne correspondent pas à un comptage des faits qui se sont produits - ce qui est impossible à faire -, mais un décompte de ceux portés à la connaissance des forces de l'ordre, policiers ou gendarmes. "En l'occurrence, la hausse des violences sexuelles [un bon de 13%] peut s'expliquer, depuis 2017, par une libération de la parole" dans le sillon de l'affaire Weinstein et des mouvements #Balancetonporc et #MeToo...

On est loin d'un hypothétique impact des Gilets jaunes, ce que concède volontiers Loïc Lecouplier - "on ne peut pas leur imputer ça", dit-il - tout en maintenant son analyse. Si les cambriolages sont en hausse, le lien de causalité est, pour lui, établi, puisque la lutte contre la criminalité serait dédiée depuis le début du mouvement des Gilets jaunes aux opérations de maintien de l'ordre. Le ministère de l'Intérieur suggère ainsi qu'en participant à un rassemblement de Gilets jaunes, vous vous exposez à un cambriolage !

Le ministère de l'Intérieur se défend de toute manipulation maligne: "ce n'est pas l'analyse que nous avons, on ne tient pas ce discours", évacue-t-on dans les couloirs de la place Beauvau. 


Ni imputer, ni évacuer l'effet des Gilets jaunes

Le manque de recul nécessaire à une analyse pertinente est également pointé du doigt par Christophe Soullez, responsable de l'Observatoire national de la délinquance. Contacté par L'Express, il assure que l'analyse des données policières "n'est pas opportune sur le court terme". "Par ailleurs, l'analyse de la criminalité est polyfactoriel [polyfactorielle]: les Gilets jaunes à eux seuls ne peuvent pas l'expliquer entièrement. On ne peut pas évacuer un impact, mais on ne peut pas l'imputer totalement !"


Les deux experts retoquent enfin l'argument qui voudrait que les policiers sont moins dans la rue
et tournés uniquement vers les manifestations des Gilets jaunes. "Les services de police judiciaire ne sont pas tous dans la rue, ils continuent de travailler ; il y a encore des policiers de la BAC - la brigade anticriminalité - qui tournent, tout comme la police municipale", rectifie Christophe Soullez, de peur que cette campagne de discrédit du mouvement social soit un signal lancé aux cambrioleurs ! "Les CRS ou encore les gendarmes mobiles ne constituent pas le coeur des effectifs de la sécurité publique", insiste Laurent Mucchielli.

vendredi 6 juillet 2018

Délinquant tué à Nantes : des mères ne reconnaissent pas d'autre autorité que le Coran

L'individu, Aboubakar Fofana, "était un délinquant recherché; il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt"


blog -Fofana Aboubakar-delinquant de Nantes-juill2018.jpgCConnu de la police pour vol par effraction, menace de mort, vol en bande organisée et association de malfaiteurs, l'homme a été abattu par la police à Nantes, le 3 juillet, alors qu’il tentait de se dérober à un contrôle d’identité en prenant la fuite à bord de son véhicule. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour vol en bande organisée et recel.

Son véhicule avait été signalé dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants. Alors que les policiers s’apprêtaient à vérifier son identité, cet homme de 22 ans a passé la marche-arrière pour reculer sur un CRS, malgré la présence d’une fillette qui circulait à bicyclette, toujours selon la même source. L’un des policiers, qui se trouvait à l’avant de la voiture, a tiré un coup de feu, tuant l’agresseur.

La maire (PS) de Nantes a aussitôt clamé que ses « première pensées » allaient "à ce jeune homme mort et à sa famille". Les citoyens respectueux de la loi républicaine, mais victimes des vols par effraction, menaces de mort, vols en bande organisée et autres délits en association de malfaiteurs commis par ce jeune malfrat, ne doivent pas compter sur la compassion de Johanna Rolland.

Celle-ci a-t-elle compris qu'elle n'a rien à attendre de ce type d'administré, depuis que sa voiture personnelle été incendiée, dans la soirée du jeudi 4 au vendredi 5 juillet, au cours d'une troisième nuit consécutive d'émeutes à Nantes en soutien à Aboubakar. Une cinquantaine de véhicules et des bâtiments ont été incendiés.
Aboubakar Fofana était surnommé "le Loup", en raison de son caractère solitaire, indique Le "Le Parisien". Originaire de Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d'Oise, l'homme était toutefois connu des services de police. Mercredi peu après les événements, le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, a indiqué qu'il était sous le coup d'un mandat d'arrêt, délivré en juin 2017 par un juge d'instruction de Créteil.

Il était venu se faire oublier chez sa tante à Nantes, il y a un peu plus d'un an, insinue Le Parisien. Depuis le drame, solidaires d'un frère de couleur, les habitants du quartier assurent, sans nécessairement le connaître, qu'ils ont perdu un "ami" du quartier, un gars sans histoire. En fait, il était originaire de la cité de la Muette à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), PCF jusqu'en 1995. En mai 2017, deux frères de 24 et 20 ans - connus des services de police, notamment pour des affaires de stupéfiants et de vol avec arme - y avaient été la cible de tirs d’arme à feu, au niveau de la place Nelson-Mandela, dans le quartier de la Muette.

Garges-lès-Gonesse, un jeune est en garde à vue après la marche pour Aboubakar.

Une voiture et deux poubelles ont été incendiées ainsi que des projectiles jetés à répétition sur les policiers à la suite d’un rassemblement organisé en réaction à la mort d’Aboubakar Fofana, originaire de la Muette. A 23h30, alors que le cortège qui s’était rendu devant le commissariat de Sarcelles s’était dispersé plusieurs heures plus tôt, un cocktail Molotov a été lancé sur des fonctionnaires de police, rue Paul-Langevin, à Garges. L’engin incendiaire a atterri aux pieds de deux policiers qui n’ont pas été blessés. Les forces de l’ordre ont riposté en tirant deux grenades pour disperser les agresseurs.
A 1h15 du matin, avenue du 8-Mai-1945, dans le secteur du Fort de Stains, un équipage de la BAC a été la cible de projectiles, notamment des pierres. Les fonctionnaires ont tiré à deux reprises avec un calibre 40 (projectiles en caoutchouc) et ont identifié
un des auteurs présumés du caillassage. Celui-ci, âgé de 21 ans, a été interpellé et placé en garde à vue.

Pratiquement au même moment, allée Van-Gogh, une patrouille de police-secours qui contrôlait un véhicule a été également prise à partie et a essuyé des jets de pierres qui n’ont pas fait de blessés.
Vers 2h30, du matin, les policiers ont dû faire usage à deux reprises du calibre 40 pour sécuriser l’intervention des sapeurs-pompiers mobilisés pour éteindre des feux de poubelles.dans le secteur de la place de la Commune-de-Paris.

En vérité, Fofana était recherché pour vol en bande organisée, recel et association de malfaiteurs. La voiture qu'il conduisait sans ceinture au moment des faits était sous surveillance, précise une source policière à 20 Minutes. Il était au volant d'une Nissan Juke, un crossover d'une valeur de 16.000 à 21.300 euros.
Son prénom désigne le petit du chameau et son patronyme renvoie aux Diakhankés, groupe ethnique de musulmans établis au Sénégal, en Guinée, au Mali, en Gambie.
Des "jeunes" ont commencé à mettre le feu à une station service, à un lycée professionnel et à une école :  au total, 8 bâtiments ont été dégradés. Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, dont un mineur de 14 ans. Il était en possession d'un bidon d'essence et de mèches, révèle la police.
Après plusieurs heures passées à narguer la police, les groupes de jeunes se sont fait disperser par les CRS qui ont utilisé les gaz lacrymogènes. "C'est la plus grande provocation qu'ils pouvaient nous faire", estiment Samir, habitant du quartier pour qui les représentants de l'ordre républicain n'auraient rien à faire dans la cité du Breil. "Ils auraient pu ne plus jamais revenir et nous laisser tranquille." 


La presse et les réseaux ont pris le parti du voyou


Le lendemain matin la radio et la télévision ont diffusé des témoignages - uniquement à charge - de voisins d'Aboubakar Fofana. Tous expliquaient à quel point « la victime » était un garçon charmant, serviable, calme, pas méchant, vraiment sympathique.  Les media institutionnels espèrent ainsi participer au retour du calme à Nantes, mais la presse ne réussit qu'à convaincre les délinquants de leur bon droit en défiant la police et en s'en prenant aux symboles de la République.

La photographie d’un CRS, dénoncé comme étant celui qui a mortellement blessé Aboubakar Fofana, a été diffusée sur Facebook (ci-dessus). Elle est devenue virale après avoir été publiée sur Facebook ce mercredi après-midi. En incrustation, on peut y voir : « C’est lui le Fils de Pute qui a tué le ptit frère du « BREIL » à Nantes44 ». De nombreux commentaires haineux vise le policier, lequel est menacé de mort. Des dizaines de commentaires ont été déposés sous la photographie, où se succèdent tour à tour, appels au meurtre et insultes.

Les mères des quartiers ne reconnaissent pas les lois de la République

Le poing levé ! Ne seraient-ce pas des réfugiés politiques ?
"Si on ne dit rien, comme aux Etats-Unis, les Noirs se feront tirer dessus" : la colère des mères de famille racistes éclate à Nantes. A l’arrivée de la marche, des poings se sont levés, la foule a crié pour demander la "vérité pour Abou", sous des applaudissements. "Peut-on faire confiance à la justice ?", s'interrogent certains habitants militants, malgré le placement en garde à vue du fonctionnaire de police qui a tiré sur le délinquant. Deux individus, qui viennent de laisser un tag demandant "Justice pour Aboubakar", espèrent que cette fois, "il va se passer quelque chose", que le policier "sera sanctionné". D'autres graffitis ou affiches, dans le quartier, mettent en cause plus directement les forces de l'ordre et l'Etat. 


Une affiche quartier du Breil, à Nantes, où un jeune de 22 ans a été tué par un tir policier le 3 juillet 2018. 
Une affiche quartier du Breil, à Nantes, où un jeune de 22 ans a été tué par un tir policier le 3 juillet 2018.  (SANDRINE ETOA-ANDEGUE / RADIO FRANCE)

Camille remue le passé. "La justice ne fera rien, elle n’a jamais rien fait; regardez Adama Traoré, Zyed et Bouna, les policiers n’ont rien eu", lance-t-il. 
"Si on ne dit rien, on va terminer comme aux États-Unis, les Noirs se feront tirer dessus", explose une mère de famille, qui précise ne pas cautionner les violences, mais comprendre que les jeunes se soient révoltés. "Imaginez, vous voyez votre copain, votre frère, par terre, qu’on essaie de réanimer", dit-elle. Pour cette maman, il n'est pas étonnant que "les enfants déchirent leur tee-shirt et mordent les murs".
C'est mauvais pour l'économie souterraine...

vendredi 2 mars 2018

Tupperware ferme sa boîte française définitivement

Tupperware, une boîte de plus qui ferme en France 

Ses 
235 salariés de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) sont sans travail 

Les deux dernières machines qui produisaient encore dans l'unique usine Tupperware arrêtées définitivement mercredi matin à l'aube, quarante-cinq ans après son implantation, comme annoncé par le fabriquant américain de boîtes alimentaires en plastique en octobre dernier A l'issue d'une grève de deux semaines en janvier, un accord avait été conclu avec le groupe américain sur les conditions de licenciement des salariés du site, en activité depuis 1973. 

Pour Antonio Constantino, délégué du syndicat CGT, majoritaire dans l'entreprise, "la majorité des salariés sont satisfaits de l'accord, notamment du montant des primes supra-légales de licenciement et du plan de formation, qui est très bien fait". Les salariés licenciés après plus de 30 ans de travail dans l'entreprise devraient recevoir des primes supra-légales allant de 24 à 36 mois de salaire, plafonnées à 100.000 euros. 

La direction générale de Tupperware a justifié sa décision de fermeture totale de l'usine par "une surcapacité industrielle notable de son réseau de fabrication européen liée à une amélioration de sa productivité et à un ralentissement de ses activités commerciales en Europe centrale et occidentale et notamment en France". 


"Un choix stratégique opportuniste (de la direction de Tupperware) à partir des ordonnances Macron"

C'est ainsi  que  l'élu socialiste au Conseil régional et ancien député Jean-Patrick Gille explique la décision de fermeture de l'usine. "Tupperware a quatre usines en Europe: Portugal, Grèce, Belgique et France. On ne ferme que la française... On nous dit qu'on coûte trop cher !", avait dénoncé Antonio Constantino, le 19 octobre, encore sous le choc de l'annonce de la fermeture du site et de la délocalisation de la production française dans les autres usines européennes. 

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Avec ses quatre sites de fabrication en Europe, la surcapacité de production en 2017 est de 35% (en Europe) et serait de 45% si le site français poursuivait ses activités, a-t-elle expliqué. "Il y a dix ans, il y avait 55 machines à l'usine de Joué-lès-Tours. Aujourd'hui, il y en a 8 et elles ne tournent pas à plein régime", a encore fait valoir la direction de Tupperware.
La fabrication est délocalisée au Portugal et en Grèce, où les coûts de main d'oeuvre sont moindres.

Joué-lès-Tours, deuxième commune du département et pourtant  sinistrée 

Cette cessation d'activité de Tupperware à Joué-lès-Tours intervient alors que cette commune de l'agglomération de Tours a déjà vécu la suppression par Michelin de 742 postes dans le cadre d'un plan social de 2013.  En fermant son usine française, Tupperware va supprimer 235 emplois. Avec le renoncement de principe d'avoir un "état-stratège", il n'y a rien d’étonnant à ce que la France devienne un "désert industriel" et connaisse une situation de "chômage pour tous" au lieu du "plein-emploi".

Mais il y a plus, car Joué-lès-Tours n'est pas une commune réputée sans histoires.
Épilogue judiciaire pour les « mariages chinois ».
Cette commune fait partie de l'agglomération de Tours dont le maire de juin 1995 à avril 2014, fut le socialiste Jean Germain, notamment connu pour sa citation en 2011, dans l' "affaire des mariages chinois", où quatre autres personnes furent mises en examen,   notamment pour escroquerie et détournement de fonds de la mairie, dont une ancienne maîtresse, Lise Han, condamnée à 12 mois ferme. Pendant trois ans, la ville avait organisé pour de jeunes couples chinois des mariages "romantiques" en Touraine, sous des caméras de télés nationales qui faisaient ainsi de la publicité pour la ville. Mais, en 2011, la presse s'est fait l'écho de pratiques jugées illégales autour de ces unions chinoises.

Le 20 décembre 2014, vers 14h00, à l'approche des fêtes de Noël,
 
"un homme" armé d'un couteau - une arme répandue dans une certaine catégorie de la population - a blessé plusieurs policiers du commissariat et a dû être abattu abattu.
Le petit ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait commenté avec une "grande" sobriété : " C'est un acte de grande violence", après avoir salué "la grande maîtrise, la grande compétence et le grand sang-froid des policiers" qui se sont retrouvés "en situation de se défendre".
De l'auteur des faits,  on sait qu'il habitait Joué-lès-Tours, où il était connu pour des actes de délinquance. Il faut toutefois compléter les informations retenues par la presse: l'agresseur des quatre policiers est un jeune musulman d'origine burundaise au commissariat de Joué-lès-Tours. Certains tiennent à préciser que le jeune Africain, un adulte de 20 ans né en 1994, du nom de Bertrand "Bilal" Nzohabonayo, est français, pour ne pas dire 'franco-burundais'. Son frère cadet,  Brice, également tenu sous surveillance par la police burundaise, sera arrêté à Bujumbura.



D'après les premiers témoignages des policiers, l'homme aurait crié "Allahu Akbar" ("Allah est plus grand") au moment de l'agression. 
Selon l'AFP en fin d'après-midi, une enquête devait néanmoins être ouverte aux chefs de tentative d'assassinat et d'association de malfaiteurs, en lien avec une entreprise terroriste, version qui reste à confirmer par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Une "source proche du dossier" affirma que "l'enquête s'oriente vers un attentat contre les forces de l'ordre motivé par l'islamisme radical". Elle ressemble précisément "au mode d'action préconisé par le groupe Etat islamique".  Le Figaro affirma un peu moins de quatre heures après les faits, que l'individu «était un islamiste» connu des renseignements. A Joué-lès-Tours, la France faisait donc face à sa première attaque terroriste liée à Daech.

Le 19 février dernier, les policiers ont interpellé un homme de 28 ans à son domicile de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). Lors de la perquisition, ils ont découvert 3 kg de résine de cannabis et quelques centaines de grammes d’herbe. Et, dans la voiture que l'individu partage avec son amie, la police a trouvé un pistolet automatique de marque Browning, calibre 6,35. L’homme, qui est bien connu des services de police et de la justice, a déjà été condamné à maintes reprises pour violences sous la menace d’une arme, dégradations, conduite sans permis, trafic de stupéfiants et violences sur concubine.

14.504 crimes et délits ont été recensés pour l'année 2014 à Joué-lès-Tours et ses environs. En 2016, la délinquance a nettement augmenté dans l'agglo tourangelle : forte hausse des cambriolages, ainsi que des agressions sexuelles. 

mardi 23 mai 2017

Hauts-de-France: la généralisation de la vidéosurveillance dans les lycées fait débat

La mesure de l'exécutif régional suscite des inquiétudes chez certains parents d'élèves et spécialistes de l'opposition de gauche

Tous les lycées des Hauts-de-France, soit 265 établissements, seront prochainement équipés de la vidéosurveillance

Votée jeudi en séance plénière du Conseil régional, ce dispositif concrétise une promesse de campagne de Xavier Bertrand (LR), alors candidat aux régionales de 2015 et actuel président de la région.
"Au regard du contexte sécuritaire particulièrement difficile, illustré par les récents événements de Grasse, il nous est rappelé que les établissements publics locaux d'enseignement (EPLE) ne sont pas exempts de risques. La volonté du Conseil régional est de faire de la sécurisation des EPLE (établissement public local d'enseignement), une véritable priorité régionale", explique la région. 

Un "plan de sûreté" d'un coût de 10 millions d'euros adopté jeudi.
Résultat de recherche d'images pour "lycee videosurveillance"La généralisation de la vidéosurveillance est prévue dès la rentrée prochaine, par des caméras "à boule" (à vision nocturne et filmant à 360 degrés) à l'intérieur des lycées (une à deux par couloir) et à l'extérieur (tubulaires à plan fixe). 
Ce plan comporte également des travaux de sécurisation, la mise en place de sonneries différenciées ou encore la formation du personnel pour savoir "réagir en cas d'attaque terroriste" dans les lycées.

Or, l'utilisation de la vidéosurveillance en milieu scolaire est très réglementée

Des élèves dans des couvertures de survie devant le lycée Tocqueville à Grasse.
Mars 2017: des élèves dans des couvertures de survie
devant le lycée Tocqueville à Grasse
Dans un rapport de mai 2016, la CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés) préconisait leur utilisation de manière "limitée" et uniquement "complémentaire à d'autres mesures de sécurité". "Seules des circonstances exceptionnelles (établissements scolaires victimes d'actes de malveillance fréquents et répétés) justifient de filmer les élèves et les enseignants en continu", selon l'instance, malgré les attentats récents de novembre 2015.
La gauche minoritaire fait de l'obstruction sur la protection des mineurs.
Résultat de recherche d'images pour "Nathalie Gaujac FCPE"
La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) du Nord, marquée à gauche, n'a pas manqué de s'opposer au projet de la Région de droite, et s'est émue, a priori, "s'inquiétant" de l'utilisation possible des données.
"Qu'est-ce qu'on fait des images ? Il est question de les envoyer vers des centres de surveillance urbains (CSU), mais qui les observera ? A l'intérieur des établissements, les caméras ne vont pas empêcher qu'il y ait des problèmes avec les élèves et même, au contraire, peuvent être vues comme une provocation !" affirme Nathalie Gaujac, secrétaire générale de la FCPE Nord. 
Mme Gaujac réussit à être maman et militante régionale d'association, mais il est vrai qu'elle est allocataire de recherche, bénéficiant d'une "bourse', en contrepartie d’un contrat de travail, sans obligation de résultats. Un emploi fictif rémunéré ?

L'utilisation des données à l'extérieur des établissements la laisse également songeuse: "Sur des cités scolaires très étendues où on ne peut pas mettre partout du personnel, cela peut s'entendre, mais on ne remplacera jamais la présence humaine. On voit bien [il faut voir, justement !] que les villes ont déjà des caméras de partout et pourtant ce n'est pas cela qui dissuade la délinquance..." Selon cette maman, il est négligeable que la vidéosurveillance soit dissuasive et facteur d'un plus grand bien-être, comme dirait la Ch'tite Aubry de Lille.

Une position partagée par Laurent Mucchielli, sociologue et directeur de recherches au CNRS,  pour qui ces annonces "sont largement symboliques et politiques". 
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"Dans ce cas, il faudrait mettre des caméras partout! Or, on voit bien que leur seule utilité est de contribuer après-coup à une enquête et encore, leur utilité est bien limitée quand on observe la liste des attentats commis en France où les terroristes se suicident..." ajoute cet ancien professeur à l’École nationale de la magistrature à Paris.

Selon le sociologue, "chaque situation et établissement est différent et nécessite des besoins précis". Lui aussi pense que "rien ne remplacera le personnel humain": "Les 10 millions d'euros auraient pu être utilisés plus intelligemment, permettant par exemple d'embaucher des personnes et réduire le chômage des jeunes.On l'a compris, ce chercheur est engagé à gauche et son expertise est clairement dédiée à la diffusion de l'idéologie dominante. Parmi ses chevaux de bataille, la récupération politique du thème de "l’insécurité", l’action de certains lobbies sécuritaires (notamment certains syndicats de police), l’usage abusif des "statistiques de la délinquance" et le discours "catastrophiste" de ses collègues criminologues, au premier rang desquels les universitaires Alain Bauer, proche de Manuel Valls, et son élève, Xavier Raufer, qui débuta une carrière militante à l'extrême-droite dans les années 1970, et devint peu à peu formateur et expert en questions de criminalité. 
Or, né à Nice (à 43 kms), Laurent Mucchielli, lui aussi, a été professeur, bizarrement, au Collège interarmées de défense à Paris et à ...l’École des officiers de la gendarmerie nationale de Melun, entre 2004 et 2009. Les formateurs ne sont pas désignés sans arrière-pensées politiques, à des fins de formatage.
Depuis 2001, son groupe de sociologues (CLARIS, Agir pour clarifier le débat sur la sécurité) publie des tribunes dans le quotidien ...Libération, mettant en cause notamment la déshérence de la notion de prévention. Ils en sont toujours là : le terrorisme islamiste n'a pas ensanglanté le pays et aucune famille n'est endeuillée...