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jeudi 25 avril 2019

Les CRS devant escorter Schiappa et Nuñez se sont fait porter pâles

L'escorte policière de Marlène Schiappa et Laurent Nuñez a fait massivement défection 

Il a fallu  mobiliser une autre compagnie pour faire face à la défection de la compagnie entière et assurer la sécurité des deux secrétaires d'Etat en visite à Tours.

25/04/2019. Marlène Schiappa inaugure à Tours un espace unique en France pour les femmes / © I. Racine - F3CVDL
La compagnie de CRS 51 de Saran (Loiret) s'était déclarée "indisponible" ce jeudi 25 avril, lors de la visite de Laurent Nuñez et Marlène Schiappa à Tours (Indre-et-Loir), en raison de nombreux arrêts de travail, selon une source syndicale. Laurent Nuñez a quant à lui évoqué "un petit problème de gestion locale".

48 des 61 CRS de la compagnie de Saran se sont portés "consultants" médicaux jeudi matin, a expliqué Christophe Granger, délégué zonal Unsa Police de la région Ouest, confirmant une information du quotidien Ouest-France.
Au lieu d’aller au rassemblement, ils ont appelé le service pour dire qu’ils allaient voir le médecin. Du coup, la compagnie est indisponible", a-t-il précisé.

"Certains sont proches du burn-out"

Christophe Granger, délégué zonal CRS Unsa Police de la région Ouest : « Les CRS sont à bout ».La CRS 51 devait effectuer une "mission de sécurisation" dans un quartier populaire de Joué-les-Tours, deuxième commune (38.000 habitants) du département socialiste d'Indre-et-Loire, dont l'un des ex-députés était alors Marisol Touraine, ministre PS des Affaires sociales et de la Santé, où se rendait justement jeudi le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. En mars 2018, dans ce quartier sensible de Tours, Tupperware ferma définitivement sa boîte française et où, en 2014, "un apprenti djihadiste" armé d'un couteau - une arme répandue dans une certaine catégorie de la population - a blessé plusieurs policiers du commissariat et a dû être abattu abattu. Autre lien PaSiDupes

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les genres, et son collègue de l'Intérieur étaient attendus pour inaugurer un espace d’accueil pour les femmes victimes de violences conjugales, affirme France 3.

"Ce ne sont pas des CRS qui devaient m’accompagner, a assuré Laurent Nuñez. Il y a une revendication locale, que mes collaborateurs, mon cabinet est en train de traiter." "Oui, bien sûr ils sont fatigués mais je peux vous assurer [sincèrement] qu’ils sont toujours déterminés et prêts à mener leur mission et c’est ce qu’ils démontrent tous les samedis avec beaucoup de courage", a-t-il raconté.

Discours officiel du député PS de Tours

Selon Christophe Granger, de l’Unsa Police, c’est la CRS 13, qui rentrait de Nice à Saint-Brieuc, qui a finalement été mobilisée "au pied levé". "Les collègues n’en peuvent plus. Ce matin, ils se sont levés et étaient exténués. Certains sont proches du burn-out", a-t-il ajouté, en évoquant une "fatigue physique et psychologique". 

Un message est apparu sur Twitter concernant le dispositif assurant la protection des politiciens.

jeudi 15 mars 2018

Macron suce le sang des retraités

Macron, interpellé par des retraités : 
"Vous nous avez vraiment pompés !" 

Les retraités manifestent ce jeudi pour dénoncer la hausse de la CSG et défendre ainsi leur pouvoir d'achat

Son stock de lingettes est-il bien toujours dispo dans sa voiture ?
A Tours, Emmanuel Macron a tenté de déminer, renouvelant un appel déjà mal reçu des retraités "à un peu de patience", preuve que son écoute est défaillante et que sa réflexion ne progresse pas.

Le président autiste a été apostrophé par de nombreux retraités présents pour l'accueillir mercredi au centre de formation des apprentis (CFA) des Compagnons du devoir et du Tour de France à Tours. Il a dû leur consacrer quelque minutes, devant les caméras et les photographes.

"J'ai 80 ans aujourd'hui", "démarre une petite dame", écrit, avec condescendance, la petite journaliste du Figaro, Marion Mourgue. "J'aimerais bien que vous me baissiez ma CSG." 
Ce qu'on va faire, c'est qu'on va vous baisser votre taxe d'habitation", lui répond le président, l'embrassant pour son anniversaire... Selfie en prime ?

- Une contestatrice moins impressionnable repart à l'assaut de la citadelle : "Ça, c'est pas pour tout le monde" 
"Si on va le faire pour tout le monde!", prétend Emmanuel Macron, à une muance près de cheveu blanc : "simplement, on va le faire par tranches. On baissera d'un tiers à la fin de l'année, simplement ça vient pas en même temps, donc c'est ça, il faut un peu de patience [si la mort peut attendre]. Après, c'est vrai qu'au-dessus de 1.200 euros, on a augmenté la CSG". 

- Là, vous nous avez vraiment pompés !", lance la récalcitrante. 
"Non, c'est pas vrai !", lui lance l'insolent quadra. 
"Ah bas les retraités, dites donc.. On a travaillé toute notre vie", se défend la harcelée de l'Etat macronien. 
"Mais vous avez travaillé toute votre vie pour quoi ? 
Pour avoir une retraite", maintient-elle. 
"Non! Si vous regardez le système français tel qu'on l'a, vous avez travaillé toute votre vie pour payer la retraite de vos aînés, polémique l'ex-banquier. C'est un système qui marche comme ça (...) : votre retraite, c'est les jeunes qui vont la financer, c'est les actifs actuels", argumente Emmanuel Macron, hermétique à la situation de ses aîné-e-s.

"La CSG, on ne l'a pas faite pour vous pomper"

Car pomper n'est sucer le sang, dira Edouard Philippe.
C'est susciter, assure Macron.

Les personnes âgées pour "remettre l'économie en marche"...
"J'ai beaucoup de respect pour les personnes âges et les personnes qui sont à la retraite, assure maître Corbeau, mais je suis aussi obligé de remettre en marche l'économie du pays. Et la CSG, on ne l'a pas fait pour vous pomper, comme vous dites. On a baissé de trois points toutes les cotisations salariales [des actifs]. Donc, tous ceux qui travaillent touchent plus pour qu'ils gagnent plus [y a un bug ?] par le travail et que ça redémarre plus vite, pour qu'ils puissent VOUS payer les retraites"Une démonstration fallacieuse, car les retraités ont eux-payé pour leurs propres aînés du temps de leur vie active ...
"En attendant, on n'est pas content", maintient la retraitée, attachée à son pouvoir d'achat. 
"Ca fait jamais plaisir, bien sûr, mais je l'assume", répète Jupiter, à bout d'arguments.

"Ceux qui sont des petits retraités n'ont pas vu leur taux de CSG augmenter", réplique le bonimenteur à une troisième acharnée. Ni leur pension...

VOIR et ENTENDRE Macron assurer que c'est lui qui fait "cet effort pour ceux qui travaillent" :


Le temps du visiteur parisien imparti au dialogue de sourds est alors terminé.
"Je vous demande un petit effort pour m'aider [jouez violons !] à relancer l'économie et les actifs. C'est pour les jeunes, ose-t-il opposer aux seniors qui aident souvent leurs enfants et petits-enfants à boucler les fins de mois (...). 

Vous vous verrez la baisse d'un tiers de la taxe d'habitation à l'automne, et un tiers l'année prochaine et un tiers après. Si Dieu vous prête vie... La taxe d'habitation on va la supprimer pour tout le monde. (...) Certains vont être gagnants tout de suite", conclut le chef de l'État. Ce sera en fait pour 2020 et "simplement" pour 80% des Français...

Autant d' "éléments de langage" repris jeudi matin par l'ensemble des ministres dans les matinales ce jeudi, à commencer par les polyvalents Sébastien Lecornu (ex-UMP, théoriquement dédié à la Transition écologique et solidaire dans le gouvernement) et Jacqueline Gourault (centriste du MoDem, chargée de la formation et des élus, et que la charge du "dossier corse" n'occupe visiblement pas à plein temps), mobilisés pour ce bourrage de crâne : argumentaire à retrouver dans Le Figaro... 

vendredi 2 mars 2018

Tupperware ferme sa boîte française définitivement

Tupperware, une boîte de plus qui ferme en France 

Ses 
235 salariés de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) sont sans travail 

Les deux dernières machines qui produisaient encore dans l'unique usine Tupperware arrêtées définitivement mercredi matin à l'aube, quarante-cinq ans après son implantation, comme annoncé par le fabriquant américain de boîtes alimentaires en plastique en octobre dernier A l'issue d'une grève de deux semaines en janvier, un accord avait été conclu avec le groupe américain sur les conditions de licenciement des salariés du site, en activité depuis 1973. 

Pour Antonio Constantino, délégué du syndicat CGT, majoritaire dans l'entreprise, "la majorité des salariés sont satisfaits de l'accord, notamment du montant des primes supra-légales de licenciement et du plan de formation, qui est très bien fait". Les salariés licenciés après plus de 30 ans de travail dans l'entreprise devraient recevoir des primes supra-légales allant de 24 à 36 mois de salaire, plafonnées à 100.000 euros. 

La direction générale de Tupperware a justifié sa décision de fermeture totale de l'usine par "une surcapacité industrielle notable de son réseau de fabrication européen liée à une amélioration de sa productivité et à un ralentissement de ses activités commerciales en Europe centrale et occidentale et notamment en France". 


"Un choix stratégique opportuniste (de la direction de Tupperware) à partir des ordonnances Macron"

C'est ainsi  que  l'élu socialiste au Conseil régional et ancien député Jean-Patrick Gille explique la décision de fermeture de l'usine. "Tupperware a quatre usines en Europe: Portugal, Grèce, Belgique et France. On ne ferme que la française... On nous dit qu'on coûte trop cher !", avait dénoncé Antonio Constantino, le 19 octobre, encore sous le choc de l'annonce de la fermeture du site et de la délocalisation de la production française dans les autres usines européennes. 

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Avec ses quatre sites de fabrication en Europe, la surcapacité de production en 2017 est de 35% (en Europe) et serait de 45% si le site français poursuivait ses activités, a-t-elle expliqué. "Il y a dix ans, il y avait 55 machines à l'usine de Joué-lès-Tours. Aujourd'hui, il y en a 8 et elles ne tournent pas à plein régime", a encore fait valoir la direction de Tupperware.
La fabrication est délocalisée au Portugal et en Grèce, où les coûts de main d'oeuvre sont moindres.

Joué-lès-Tours, deuxième commune du département et pourtant  sinistrée 

Cette cessation d'activité de Tupperware à Joué-lès-Tours intervient alors que cette commune de l'agglomération de Tours a déjà vécu la suppression par Michelin de 742 postes dans le cadre d'un plan social de 2013.  En fermant son usine française, Tupperware va supprimer 235 emplois. Avec le renoncement de principe d'avoir un "état-stratège", il n'y a rien d’étonnant à ce que la France devienne un "désert industriel" et connaisse une situation de "chômage pour tous" au lieu du "plein-emploi".

Mais il y a plus, car Joué-lès-Tours n'est pas une commune réputée sans histoires.
Épilogue judiciaire pour les « mariages chinois ».
Cette commune fait partie de l'agglomération de Tours dont le maire de juin 1995 à avril 2014, fut le socialiste Jean Germain, notamment connu pour sa citation en 2011, dans l' "affaire des mariages chinois", où quatre autres personnes furent mises en examen,   notamment pour escroquerie et détournement de fonds de la mairie, dont une ancienne maîtresse, Lise Han, condamnée à 12 mois ferme. Pendant trois ans, la ville avait organisé pour de jeunes couples chinois des mariages "romantiques" en Touraine, sous des caméras de télés nationales qui faisaient ainsi de la publicité pour la ville. Mais, en 2011, la presse s'est fait l'écho de pratiques jugées illégales autour de ces unions chinoises.

Le 20 décembre 2014, vers 14h00, à l'approche des fêtes de Noël,
 
"un homme" armé d'un couteau - une arme répandue dans une certaine catégorie de la population - a blessé plusieurs policiers du commissariat et a dû être abattu abattu.
Le petit ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait commenté avec une "grande" sobriété : " C'est un acte de grande violence", après avoir salué "la grande maîtrise, la grande compétence et le grand sang-froid des policiers" qui se sont retrouvés "en situation de se défendre".
De l'auteur des faits,  on sait qu'il habitait Joué-lès-Tours, où il était connu pour des actes de délinquance. Il faut toutefois compléter les informations retenues par la presse: l'agresseur des quatre policiers est un jeune musulman d'origine burundaise au commissariat de Joué-lès-Tours. Certains tiennent à préciser que le jeune Africain, un adulte de 20 ans né en 1994, du nom de Bertrand "Bilal" Nzohabonayo, est français, pour ne pas dire 'franco-burundais'. Son frère cadet,  Brice, également tenu sous surveillance par la police burundaise, sera arrêté à Bujumbura.



D'après les premiers témoignages des policiers, l'homme aurait crié "Allahu Akbar" ("Allah est plus grand") au moment de l'agression. 
Selon l'AFP en fin d'après-midi, une enquête devait néanmoins être ouverte aux chefs de tentative d'assassinat et d'association de malfaiteurs, en lien avec une entreprise terroriste, version qui reste à confirmer par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Une "source proche du dossier" affirma que "l'enquête s'oriente vers un attentat contre les forces de l'ordre motivé par l'islamisme radical". Elle ressemble précisément "au mode d'action préconisé par le groupe Etat islamique".  Le Figaro affirma un peu moins de quatre heures après les faits, que l'individu «était un islamiste» connu des renseignements. A Joué-lès-Tours, la France faisait donc face à sa première attaque terroriste liée à Daech.

Le 19 février dernier, les policiers ont interpellé un homme de 28 ans à son domicile de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). Lors de la perquisition, ils ont découvert 3 kg de résine de cannabis et quelques centaines de grammes d’herbe. Et, dans la voiture que l'individu partage avec son amie, la police a trouvé un pistolet automatique de marque Browning, calibre 6,35. L’homme, qui est bien connu des services de police et de la justice, a déjà été condamné à maintes reprises pour violences sous la menace d’une arme, dégradations, conduite sans permis, trafic de stupéfiants et violences sur concubine.

14.504 crimes et délits ont été recensés pour l'année 2014 à Joué-lès-Tours et ses environs. En 2016, la délinquance a nettement augmenté dans l'agglo tourangelle : forte hausse des cambriolages, ainsi que des agressions sexuelles. 

mercredi 31 janvier 2018

Le socialiste Benoît Hamon ne jure plus que par les migrants

Le socialiste dénonce un "retour à l'ordre" et en appelle à Cohn-Bendit 

Il accuse "une partie de la haute fonction publique" de "retour à l'ordre et d' "arbitraire"

Candidat du parti socialiste, écrasé avec 6,36% des suffrages exprimés à l'élection présidentielle, alors qu'il s'y voyait déjà, Hamon a estimé que le refus "stupéfiant" de le laisser s'exprimer dans l'enceinte de la faculté de droit de Toulon  le 6 février prochain est "assez symptomatique de ce retour à l'ordre et à l'arbitraire dans une partie de la haute fonction publique et dans certains milieux très proches du pouvoir en place".

Le socialiste craindrait-il de voir péricliter son fonds de commerce en migrants ? "Qui ne voit pas ces préfets, qui dissuadent les migrants de faire valoir leurs droits ? Dans certaines régions, la police a ordre d'arracher les effets personnels, de gazer des migrants, qui sont des pauvres parmi les pauvres", a-t-il accusé mardi, après avoir rencontré des étudiants de l'université de Tours.

Benoît Hamon a également dénoncé et étrillé Daniel Cohn-Bendit

Il fait pression sur 'Dany-le-rouge' pour qu'il prenne position en faveur des migrants.
Evoquant Mai 1968, dont le 50e anniversaire est commémoré cette année, Hamon a ciblé l'ancien meneur étudiant embourgeoisé Daniel Cohn-Bendit, jugeant "incroyable de voir aujourd'hui des soixante-huitards qui ont mené des combats contre l'ordre établi être maintenant les porte-parole de l'ordre établi".

"J'imagine que le jeune Cohn-Bendit de 1968 aurait dit 'merde' à Macron et au Cohn-Bendit d'aujourd'hui : j'aime bien le Danny de 68 pour le souffle et l'espérance qu'il a levés, j'aime un peu moins le Cohn-Bendit qui remet le couvercle de plomb sur la marmite, comme il le fait aujourd'hui quand il soutient Emmanuel Macron".

"Je l'invite à nous aider, au moins pour qu'on ait en France une attitude juste et humaine vis-à-vis des migrants", a-t-il lancé Hamon, acteur politique solitaire et sans public, ni scène, réduit à solliciter un pédophile et soutien de Macron...

jeudi 6 mars 2014

Municipales: l'UDI et le MoDem font le jeu de la gauche

L'UDI et le MoDem restent divisés dans 19 des 25 plus grandes villes

L'Alternative, mouvement censé rapprocher les partis de Borloo et Bayrou il y a quatre mois, remplit-il son office ?

Jean-Louis Borloo et François Bayrou enterraient la hache de guerre devant les caméras après onze ans de divorce. Signée début novembre 2013, la charte actant cette union se voulait même très claire : "Nous nous présenterons ensemble à toutes les élections, nationales, régionales et européennes". Pour les élections municipales, en revanche, des exceptions étaient déjà envisagées.
Or, quatre mois plus tard, les exceptions s'avèrent bien plus nombreuses que prévu. L'UDI et le MoDem défendront des positions divergentes dans dix-neuf des vingt-cinq plus grandes villes, là où l'attention médiatique est la plus forte. Car sur le terrain, les consignes nationales se heurtent bien souvent à de fortes résistances locales.

Les cas les plus compliqués sont sans doute à Strasbourg, Toulouse et Angers
Le MoDem préfère soutenir, dès le premier tour, le candidat UMP, plutôt que la liste UDI ! 

Dans d'autres villes, comme à Dijon ou à Tours (ville de Jean Royer de 1959 à 1995), le parti de François Bayrou a choisi de rouler pour le Parti socialiste plutôt que pour la liste UMP-UDI. Or, l'élection de François Rebsamen à Dijon relancerait la contestation de la loi sur le non-cumul des mandats à laquelle il est opposé. Quant à Jean Germain, il  est pourtant mis en examen dans l'"affaire des mariages chinois" de  Tours pour complicité de prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics.

Troisième cas de figure : le MoDem présente une liste autonome, mais sans le soutien de l'UDI, comme à Grenoble (où la droite se cherche) ou à Nantes (ville de Jean-Marc Ayrault, premier ministre annoncé sur le retour en Bretagne)

Enfin, il arrive bien souvent que les consignes nationales du MoDem ne sont pas respectées par les instances locales : c'est le cas à Paris, Marseille, Lille, Montpellier, Amiens, Saint-Etienne

Légende: position commune en vert; désaccords UDI-MoDem en rouge
Tout va bien à Pau et Valenciennes...

Le MoDem assume officiellement ces positions divergentes et n'y voit aucun problème majeur  

Pour justifier les alliances à géométrie variable du mouvement de François Bayrou, le vice-président du parti, Robert Rochefort, assure qu' "au niveau local, les lecteurs votent plus pour une personnalité et un projet que pour une étiquette politique." "Dans la plupart des cas, les municipales sont des élections locales", soutient-il, n'appelant visiblement pas à un vote sanction de la politique gouvernementale de surfiscalisation et de chômage.

Une analyse que ne partagent absolument pas les amis de Jean-Louis Borloo. Vice-président de l'UDI, le député François Sauvadet déplore "un problème de positionnement politique" du MoDem et "un problème de leadership" de François Bayrou au sein de son propre mouvement. 
Porte-parole de l'UDI, le député Jean-Christophe Lagarde assure néanmoins que ces bisbilles "n'empêcheront pas l'UDI et le MoDem de faire campagne commune aux européennes". Mais "à la sortie de cette séquence, il faudra faire le bilan", ajoute-t-il : "A ce moment-là, soit le MoDem clarifiera sa règle et on poursuivra l'aventure, soit on arrêtera là". Voilà François Bayrou prévenu.
Les électeurs tentés par le MoDem savent qu'ils voteront pour l'incertitude.

lundi 19 août 2013

Valls, face à une vidéo, ne peut ignorer les violences policières

Joué-les-Tours : la vidéo d'une interpellation agitée suscite une polémique

Les faits datent de ce dimanche 18 août 
 


Un habitant du quartier de la Rabière à Joué-les-Tours - commune PS - a filmé et mis en ligne une interpellation mouvementée qui s'est déroulée en bas de chez lui. Les images montrent notamment un policier aux prises avec une femme. 

Bavure ou rébellion ?
La longue séquence de huit minutes ne montre pas le début de l'interpellation. On y voit d'abord deux policiers maîtriser un homme allongé sur le bitume. Un homme et une femme, debout autour d'eux, assistent à la scène.
Après une coupure, on voit deux femmes, dont une se débat avec un policier. Celui-ci fait usage de sa matraque sur la jeune femme (50 secondes - une minute après le début de la vidéo). Par la suite, les agents se servent de gaz lacrymogène pour éloigner une femme de l'homme interpellé. Plusieurs autres voitures de police arrivent en renfort (4'20).



Un policier mordu, selon un syndicat

Le Parquet de Tours se refuse pour l'instant à communiquer sur les circonstances précises de la scène. Mais il n'y a guère de doute sur le fait que cette interpellation a bien eu lieu dimanche à Joué-les-Tours. 
Les policiers seraient à l'origine intervenus pour arrêter un conducteur ivre au volant. Selon le syndicat Unité SGP police de Tours, la femme cible des coups de matraque a mordu l'agent à plusieurs reprises, au bras et à l'épaule.


Le procureur adjoint de Tours, Bruno Albisetti, a appris l'existence de cette vidéo ce lundi après-midi. Il doit désormais la visionner pour faire officiellement le lien avec les interventions de la police répertoriées ces derniers jours. Ce lien est aussi la première étape indispensable à d'éventuelles auditions pour savoir ce qui s'est passé pendant et avant la scène filmée.
"C'est ce mardi que le Parquet va décider éventuellement de l'ouverture d'une enquête judiciaire."

 

mardi 29 janvier 2013

Gouvernement incapable de choisir une "Cité de la gastronomie"

Plusieurs Cités de la gastronomie préconisées

G. Collomb, maire de Lyon,
a la moutarde de Dijon
qui lui monte au nez

La Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA) a décidé de ne pas décider

Bien que forte de l'aval de trois ministres, cette association n'a pas su trancher.
LA Cité de la gastronomie sera un réseau de Cités de la gastronomie comprenant le socle Tours, Paris-Rungis et Dijon, et accessoirement Lyon, en liste supplémentaire.


Des ministres qui en ont...
Dans un communiqué commun publié vendredi matin, les ministres de la Culture, la Mauritienne Filippetti, de l'Agriculture, Stéphane Le Foll-qui-s'y-fie et de l'Agro-alimentaire, Guillaume Garot-le-faraud, se déclarent "favorables à la constitution d'un réseau des Cités de la gastronomie"
"Je croyais être indécis, mais je n'en suis plus certain." (Robert Bourassa)

Les indécis demandent néanmoins que des "éléments complémentaires soient apportés aux dossiers sélectionnés, en particulier sur le plan du financement". Les villes candidates ont jusqu'à la mi-avril pour rassembler les éléments nécessaires permettant aux ministres "d'annoncer leur décision définitive fin avril".


L'inscription par l'UNESCO du "repas gastronomique des Français" au Patrimoine de l'humanité  attend

Le rapport d'évaluation sur la création d'une Cité de la gastronomie préconise "l'instauration d'un dispositif original et fédérateur, un réseau de trois Cités de la gastronomie, trois villes socialistes.


Bien que reconnue capitale de la gastronomie dans le monde, plutôt que Tours, la mission écarte Lyon, tout en déclarant que "Lyon ne doit pas être exclu du schéma proposé". 

Est-ce un pur hasard que le maire d'Argenton-sur-Creuse en région Centre, soit Michel Sapin, ministre PS en exercice et ancien président du Conseil régional du ...Centre (1998-2000 et 2004 à 2007) ? Quiconque soupçonnerait un conflit d'intérêts serait poursuivi et les blogueurs tracassés.

En revanche, le projet de Beaune jugé "très difficilement réalisable" par la mission a été écarté, précise le communiqué: or, son maire est UMP !


Le "Made in France" a des ratés

La création de la Cité de la gastronomie doit permettre à la France de se doter d'un outil de promotion de sa culture alimentaire et de valorisation de son patrimoine gastronomique. Ce sera aussi "un extraordinaire pôle culturel de développement économique et touristique", selon la mission. C'est actuellement un sujet d'âpres rivalités, y compris entre maires PS (Lyon vs Dijon). 
Quant aux villes UMP, elles ont été éliminées, sur des critères objectifs.


A noter enfin que la MFPCA, association régie par la loi de 1901, est présidée par le professeur Jean-Robert Pitte, géographe, membre de l’Institutet ancien président de l'Université Paris-Sorbonne. Il est l'auteur d'une thèse sur l'histoire des rapports entre l'homme et le châtaignier: étonnez-vous dès lors que ça castagne dans l'association !