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jeudi 10 janvier 2019

Les salaires des hauts-fonctionnaires de nouveau pointés du doigt

Le mouvement des Gilets jaunes fait souffler un vent purificateur de l'air politique vicié

En pleine crise des "gilets jaunes", les révélations sur les salaires de hauts-fonctionnaires interpellent
La démission de Chantal Jouanno, poussée à abandonner le pilotage de l'organisation du "grand débat" sur fond d'indignation suscitée par son salaire, illustre un ressentiment à propos des rémunérations parfois mirobolantes des hauts fonctionnaires et dont le plafonnement est réclamé jusqu'au sein du gouvernement.

Il faut remettre à plat les rémunérations des hauts fonctionnaires, ont finalement reconnu plusieurs membres du gouvernement, des spécialistes de la prise des trains en marche : ce qui les chiffonne, c'est que certains gagnent plus que le président de la République... Ont-il seulement calculé que Jouanno continue de toucher plus de dix fois le SMIC ?

Les émoluments de la haute fonction publique, qui peuvent aller jusqu'à plusieurs centaines de milliers d'euros annuels, sont vus comme une anomalie et un énième privilège accordé aux élites à l'heure où les "gilets jaunes" réclament davantage de justice sociale. La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) Chantal Jouanno, dont le salaire mensuel de 14.666 euros brut mensuels a provoqué une vague de critiques, a elle-même jugé "légitime", mercredi, que cela fasse débat.

En 2018, la majorité présidentielle avait rejeté une proposition proposition de loi 
  
Comment les Français pouvaient accepter cela" alors que l'on "demande beaucoup aux Français les plus modestes?", a réagi auprès Fabien Di Filippo, député (LR) de Moselle, qui avait déposé en mars 2018 une proposition de loi visant à plafonner la rémunération dans la haute fonction publique. Aujourd'hui, se félicite l'élu, la majorité a l'occasion de "s'en emparer". "Symboliquement", il faut "plafonner à 12.500 euros mensuels (net), sur le niveau du président de la République" : "dans une entreprise, on ne comprendrait pas qu'un employé soit payé mieux que son dirigeant", explique l'élu Les Républicains.


De son côté, en démagogue confirmée, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a reconnu mercredi sur RMC/BFMTV qu'il faut "probablement remettre à plat" ces conditions de rémunération, "en fonction des postes et des responsabilités". 
Ce qui dérange dans cette prise de position vertueuse, c'est qu'elle avait été rémunérée par trois laboratoires privés avant 2011, tout en occupant diverses positions dans des organismes publics, et aussi que cette belle âme est l'épouse du directeur général de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et qu'elle aurait fait "un chantage à la démission" pour renouveler son deuxième époux, Yves Lévy, à la tête de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, selon Le Canard enchaîné. Le quotidien Libération décrivit ce conflit d'intérêts qui scandalise certains chercheurs et "embarrasse les politiques". Le Monde affirma que "la question sera tranchée au sommet de l’Etat, tant le sujet est sensible." Yves Lévy fut reconduit le 12 juin, par interim...
"Peut-être qu'il faut faire plus de transparence sur ces niveaux de salaire, moi ça ne me pose aucune difficulté", a hasardé, hésitant, sur France Culture le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, celui-là même qui ne trouve rien à redire au fait que Carlos Ghosn ne soit pas résident fiscal en France... 

Des rémunérations épinglées par la Cour des comptes

De quels salaires parle-t-on, exactement ? Ceux des patrons des autorités publiques, comme par exemple la CNDP de Chantal Jouanno - qui s'est demandée qui a pu faire "fuiter" sa paye - sont accessibles à tous.  En consultant une annexe à la loi de finances 2019, on peut ainsi voir que la dirigeante du CNDP doit percevoir 176.518 euros brut annuels (en hausse par rapport aux 156.305 euros de 2018). Un salaire plutôt dans la moyenne à ce type de poste: 238.973 euros pour le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), 210.197 euros pour celui de la Haute autorité de santé (HAS), 223.419 pour celui de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). A noter qu'ailleurs, à l'instar de l'ARDP (Autorité de régulation de la distribution de la presse) avec 18.000 euros annuels, le salaire du patron peut être bien plus modeste. Des "rémunérations attractives et insuffisamment encadrées", avait estimé la Cour des comptes dans un rapport daté de décembre 2017.


En revanche, pour les autres, les hauts diplomates ou les hauts fonctionnaires de Bercy, souvent énarques, silence radio. Un "manque de transparence" qui ajoute au ressentiment envers les élites étatiques, explique à l'AFP Vincent Jauvert, auteur d'un livre-enquête sur le sujet. Dans "Les Intouchables d'État" (2018), le journaliste lève le voile sur des fonctionnaires qui vivent avec des rémunérations parfois supérieures à celle du locataire de l'Elysée. Il évoque par exemple le code "REM 150", une note compilant les noms de 150 cadres de Bercy mieux payés que François Hollande, à l'époque. L'ancien président avait fait baisser son salaire de 30% pour le fixer à 150.000 euros annuels et Emmanuel Macron a, lui aussi, fustigé pendant sa campagne "les hauts fonctionnaires qui se sont constitué une caste".

Comme le souligne Vincent Jauvert, des ambassadeurs exposés, comme ceux à Washington (20.000 euros nets par mois), ou en poste dans des pays à risque, comme en Afghanistan (29.000 euros), sont toujours très grassement payés.
Reste que, si l'idée d'un plafonnement a refait surface, Agnès Buzyn en a immédiatement tracé la ligne rouge: il ne faudrait pas, a-t-elle prévenu, tomber dans un "poujadisme général qui est que personne ne doit être payé plus que trois fois le Smic". Elle a même défendu, dans certains cas comme à l'ASN, des salaires certes hauts mais qui permettent d'"éviter la corruption potentielle" face à de "très, très grosses entreprises" comme Areva ou EDF.

Des rémunérations pourtant épinglées par la Cour des comptes

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De quels salaires parle-t-on, exactement ? Ceux des patrons des autorités publiques
, comme par exemple la CNDP de Chantal Jouanno - qui s'est demandée qui a pu faire "fuiter" sa paye - sont accessibles à tous.  En consultant une annexe à la loi de finances 2019, on peut ainsi voir que la dirigeante du CNDP doit percevoir 176.518 euros brut annuels (en hausse par rapport aux 156.305 euros de 2018). Un salaire plutôt dans la moyenne à ce type de poste: 238.973 euros pour le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), 210.197 euros pour celui de la Haute autorité de santé (HAS), 223.419 pour celui de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). A noter qu'ailleurs, à l'instar de l'ARDP (Autorité de régulation de la distribution de la presse) avec 18.000 euros annuels, le salaire du patron peut être bien plus modeste. Des "rémunérations attractives et insuffisamment encadrées", avait estimé la Cour des comptes dans un rapport daté de décembre 2017.


En revanche, pour les autres, les hauts diplomates ou les hauts fonctionnaires de Bercy, souvent énarques, silence radio. Un "manque de transparence" qui ajoute au ressentiment envers les élites étatiques, explique Vincent Jauvert, auteur d'un livre-enquête sur le sujet. Dans "Les Intouchables d'Etat" (2018), le journaliste lève le voile sur des fonctionnaires qui vivent avec des rémunérations parfois supérieures à celle du locataire de l'Elysée. Il évoque par exemple le code "REM 150", une note compilant les noms de 150 cadres de Bercy mieux payés que François Hollande, à l'époque. L'ancien président avait fait baisser son salaire de 30% pour le fixer à 150.000 euros annuels et Emmanuel Macron a, lui aussi, fustigé pendant sa campagne "les hauts fonctionnaires qui se sont constitué une caste".

Comme le souligne Vincent Jauvert, cf. livre ci-dessus, des ambassadeurs exposés, comme ceux à Washington (20.000 euros nets par mois), ou en poste dans des pays à risque, comme en Afghanistan (29.000 euros), sont toujours très grassement payés. Mais la France dispose par ailleurs d'une réserve d'ambassadeurs supérieure aux besoins... et il faut bien qu'ils vivent en attendant une mission éventuellle...

Reste que, si l'idée d'un plafonnement a refait surface, Agnès Buzyn en a immédiatement tracé la ligne sous laquelle il serait fait atteinte à l'honneur de l'élite: il ne faudrait pas tomber dans un "poujadisme général qui est que personne ne doit être payé plus que trois fois le Smic"
, a-t-elle grondé. Elle a même défendu, dans certains cas comme à l'ASN (nucléaire), des salaires certes hauts mais qui permettent d'"éviter la corruption potentielle" face à de "très, très grosses entreprises" comme Areva ou EDF. 

"Un nouveau débat," lit-on dans la presse. 
Car la moralisation des niveaux de salaires peut faire débat, si est en cause la noblesse d'Etat...


mercredi 31 janvier 2018

Le socialiste Benoît Hamon ne jure plus que par les migrants

Le socialiste dénonce un "retour à l'ordre" et en appelle à Cohn-Bendit 

Il accuse "une partie de la haute fonction publique" de "retour à l'ordre et d' "arbitraire"

Candidat du parti socialiste, écrasé avec 6,36% des suffrages exprimés à l'élection présidentielle, alors qu'il s'y voyait déjà, Hamon a estimé que le refus "stupéfiant" de le laisser s'exprimer dans l'enceinte de la faculté de droit de Toulon  le 6 février prochain est "assez symptomatique de ce retour à l'ordre et à l'arbitraire dans une partie de la haute fonction publique et dans certains milieux très proches du pouvoir en place".

Le socialiste craindrait-il de voir péricliter son fonds de commerce en migrants ? "Qui ne voit pas ces préfets, qui dissuadent les migrants de faire valoir leurs droits ? Dans certaines régions, la police a ordre d'arracher les effets personnels, de gazer des migrants, qui sont des pauvres parmi les pauvres", a-t-il accusé mardi, après avoir rencontré des étudiants de l'université de Tours.

Benoît Hamon a également dénoncé et étrillé Daniel Cohn-Bendit

Il fait pression sur 'Dany-le-rouge' pour qu'il prenne position en faveur des migrants.
Evoquant Mai 1968, dont le 50e anniversaire est commémoré cette année, Hamon a ciblé l'ancien meneur étudiant embourgeoisé Daniel Cohn-Bendit, jugeant "incroyable de voir aujourd'hui des soixante-huitards qui ont mené des combats contre l'ordre établi être maintenant les porte-parole de l'ordre établi".

"J'imagine que le jeune Cohn-Bendit de 1968 aurait dit 'merde' à Macron et au Cohn-Bendit d'aujourd'hui : j'aime bien le Danny de 68 pour le souffle et l'espérance qu'il a levés, j'aime un peu moins le Cohn-Bendit qui remet le couvercle de plomb sur la marmite, comme il le fait aujourd'hui quand il soutient Emmanuel Macron".

"Je l'invite à nous aider, au moins pour qu'on ait en France une attitude juste et humaine vis-à-vis des migrants", a-t-il lancé Hamon, acteur politique solitaire et sans public, ni scène, réduit à solliciter un pédophile et soutien de Macron...

mercredi 19 juin 2013

Moralisation: dix députés font la leçon à leurs camarades opaques

10 députés sur 577 demandent la fin de leurs privilèges à ...Bartolone !

Ces élus en colère signent une tribune
dans le Nouvel Observateur
pour remettre en cause certains avantages.
Ils sont socialistes, écologistes ou membres de l’UMP et, fait rare, signent une tribune commune. Dix députés de tous bords dénoncent les privilèges auxquels ils ont droit, eux et leurs collègues de l’hémicycle. 

Un appel qui survient alors que l’Assemblée débat d’une loi sur la moralisation de la vie politique bien moins ambitieuse que prévu. Chacun des dix élus signataires avancent une proposition. 

Inventaire, par appartenance politique.

UMP

Le juvénile
Gérald Darmanin, 31 ans, dénonce ainsi l’acquisition de locaux : "On n'a pas à se constituer un patrimoine avec l'argent public".

Laurent Wauquiez s’en prend aux régimes de retraites, très favorables du député. "Je suis donc pour l'alignement complet sur le régime de droit commun et basta !" qui au passage égratigne les régimes spéciaux d’EDF et de la SNCF.
"Il faut un système unique avec un régime unique et une caisse unique", conclut-il, alors qu’une réforme des retraites forcément controversée est annoncée.

Bruno Le Maire veut mettre un terme à la surreprésentation de la haute fonction publique à l’Assemblée. "Notre pays n'a pas vocation à être dirigé par une promo de l'ENA", dénonce-t-il avant de proposer que tous les hautes fonctionnaires démissionnent en cas d’élection, au nom de l’exemplarité. 

Europe Ecologie-les Verts (EELV)

François de Rugy
, député EELV de Loire-Atlantique, pointe les lobbies

"On vit dans une situation confuse : le statut des lobbys présents à l'Assemblée nationale n'est pas clair. Il y a d'abord le problème des lobbyistes qui circulent librement au Palais-Bourbon. Il faut limiter leurs possibilités de déplacement en son sein et rendre publique la liste des lobbyistes autorisés à y pénétrer. Il y a également le problème des colloques organisés de A à Z par des lobbys dans l'enceinte de la représentation nationale avec le concours de députés."

Barbara Pompili, députée EELV de la Somme, tient à réformer l'assurance-chômage""A l'issue de leur mandat, les députés issus du secteur privé sont protégés car ils conservent une part décroissante de leur indemnité pendant trois ans. Mais ils sont aussi complètement abandonnés alors qu'ils ont dû démissionner avant d'entrer à l'Assemblée nationale. Il faut donc revoir tout le système en créant un statut du député, qui donne des droits, forme à des métiers et valide les acquis d'expérience."

PS

Le contingent socialiste compose la matière des dix signataires. Député de Seine-et-Marne, Olivier Faure réclame que les augmentations de patrimoines entre le début et la fin d’un mandat soient publiées.

Son collègue 
de l’Essonne, Jérôme Guedj, propose de son côté de fiscaliser les indemnités de représentation et de frais de mandat (IRFM), qui ne sont actuellement pas considérées par le fisc comme des revenus. Elles représentent pourtant la somme non négligeable de 80 000 €/an

Karine Berger s’intéresse à la réserve parlementaire. Cette somme allouée aux parlementaires leur permet d’investir dans leur circonscription. Récemment plafonnée à 110.000 euros par élu, elle échappe encore à tout contrôle.

Elue du Doubs, Barbara Romagnan évoque le non-cumul des mandats et plaide  pour un mandat parlementaire unique. Enfin Razzy Hammadi, élu de Seine-Saint-Denis, se prononce pour la clarification des groupes d’amitié.

Razzye Hammadi, député PS de Seine-Saint-Denis, a les groupes d'amitié dans le viseur.
"Les groupes d'amitié sont le lieu d'une diplomatie parlementaire en lien avec un pays. Il en existe plus de 150 à l'Assemblée. Ils sont utiles parce qu'ils permettent notamment de faire passer des messages qui peuvent être compliqués à exprimer pour l'exécutif. En revanche, ils souffrent d'un manque de transparence."

Parmi les signataires, on cherche en vain Claude Bartolone

Tandis que les sénateurs sommeillent, le président socialiste de l'Assemblée nationale, l
ui, trouve moral de dissimuler son patrimoine aux électeurs.
Manuel Valls a laissé passer l'occasion de confirmer, "les yeux dans les yeux", qu'il n'a aucun compte secret en Suisse. Aussi bien, il n'a trouvé aucun proche camarade pour s'en prendre à la fraude fiscale.  

On peine à le croire, mais
aucun communiste n'a de revendication...

mardi 29 mai 2012

Hollande a commencé à placer ses hommes dans la haute fonction publique

Nomination d'un proche de l'Élysée à la préfecture de police de Paris 

Une nouvelle promesse non tenue


Hollande avait promis que “le pouvoir au sommet de l’État” serait “exercé avec dignité mais simplicité, avec une grande ambition pour notre pays et une scrupuleuse sobriété dans les comportements”.


Dans son premier discours de président de la République, Hollande avait pourtant donné des assurances

Le chef de l’État avait également tenu à revenir sur la question des nominations dans la haute fonction publique. 
Le président de la République  avait rendu hommage à la fonction publique. “La France a la chance de disposer d’une fonction publique de grande qualité, a-t-il dit. Je veux lui dire ma reconnaissance et l’attente que je place en elle et dans chacun de ses agents”. 
François Hollande avait bien parlé :  “l’État sera impartial parce qu’il est la propriété de tous les Français et qu’il n’appartient donc pas à ceux qui en ont reçu, pour un temps limité, la charge”.

Le changement, ce n'est encore pas maintenant !

Bernard Boucault, un proche du secrétaire général de l'Élysée, Pierre-René Lemas, remplace sans délai l'actuel préfet de police de Paris Michel Gaudin.

Michel Gaudin, actuel préfet de police de Paris, va être débarqué demain de son poste à l'issue du conseil des ministres. 
Il a droit un lot de consolation : il sera nommé au Conseil d'État. 


Bernard Boucault, un énarque de 63 ans, né le 17 juin 1948 à Blois en Loir-et-Cher, était  directeur de l'ENA, institution pourtant décriée par la gauche qui considère maintenant qu'il a le profil idéal pour occuper ce poste sensible. 
Il a travaillé depuis 30 ans dans de nombreux cabinets de gauche, notamment aux côtés de Jacques Delors, Pierre Joxe et Daniel Vaillant. Préfet de Midi-Pyrénées quand Jospin était Premier ministre, puis préfet des Pays de la Loire, ce qui en fait un proche de Jean-Marc Ayrault, Bernard Boucault avait été recasé après 2007 par Nicolas Sarkozy.