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vendredi 4 octobre 2019

Préfecture de police de Paris: agression au couteau céramique de quatre policiers

L'"auteur" (CNews) des égorgements de policiers est présenté  comme un illuminé : premier pas vers l'annonce d'un déséquilibre

Quand les préfectures de police ne sont pas sécurisées et sûres 

Dans un tel pays, les citoyens sont-ils en sécurité ?
L'"état d'urgence" décrété pour la septième fois en France suite aux attentats du 13 novembre 2015 et prorogé à deux reprises, le 19 novembre, le 16 février et a été reconduit jusqu'à l'été, devait prendre fin le 26 juillet 2016 mais à la suite des attentats qui ont touché Nice la nuit du 14 juillet durant les feux d'artifices de la fête nationale, le président Macron a décidé de le prolonger de 6 mois de plus. L''assemblée vota la prolongation de l'état d'urgence de 7 mois supplémentaires pour mener au 15 juillet 2017, après les élections présidentielles, ainsi que les législatives de juin, le sénat validant cette prolongation jusqu'au 15 décembre 2016. Après une nouvelle prolongation, l'état d'urgence a pris fin le 1er novembre 2017.

Résultat de recherche d'images pour "don quichotte et sancho pança"
Salarié par le ministère de l'Intérieur, l'assaillant a tué quatre de ses collègues de la Préfecture de police, sur leur lieu de travail. Le premier ministre, flanqué de Castaner, ministre apparent de l'Intérieur et de son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez, le seul professionnel de la bande, s'est "aussitôt" rendu sur place, preuve que tout est fait au sommet de l'Etat... Le président  Macron a même dû se montrer sur les lieux, au coeur de Paris, et retarder son déplacement à Rodez où il est reparti pour un cycle de faux débats et de vrais monologues adressé à des sympathisants sur le thème de la réforme des retraites.

"Une attaque au couteau s'est produite au sein de la Préfecture de police", sur l'Ile de la Cité, dans le IVème arrondissement de Paris, eu avant le JT de 13 heures ce jeudi, indique l'AFP. L'attaque a fait quatre morts - par égorgements au couteau-céramique -  auxquels il faut ajouter celle de l'assaillant. Ce dernier travaillait à la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Un policier stagiaire a mis un terme au massacre en neutralisant le fanatique avec son arme : pourquoi ne pas le dire, un pistolet mitrailleur. 

Résultat de recherche d'images pour "Direction du renseignement de la préfecture de police"
La piste aussitôt privilégiée fut celle d'un "conflit interne" - pourquoi ne pas le dire, sa hiérarchie, bien que l'individu ne soit pas connu pour des "difficultés comportementales", selon Castaner. L'employé faisait partie du service informatique de la DRPP et souffrait d'un handicap: il était sourd et muet à 70% et avait des difficultés d'élocution. Ainsi bénéficiait-il d'un emploi protégé, curieusement, dans un secteur pourtant ultra-sensible.

Didier Lallement, actuel préfet de police de Paris, est étrangement discret. Outre la triplette Philippe-Castaner-Nuñez et le procureur de la République de Paris, le locataire de l'Elysée en campagne des municipales n'a pas manqué de "témoigner son soutien et sa solidarité à l'ensemble des personnels", au lendemain de la "Marche de la colère" à laquelle des milliers de policiers ont participé en masse dans la capitale pour protester contre leurs conditions de travail, mercredi 2 octobre à Paris, une action inédite depuis les années 60.

Des mesures de sécurisation dignes d'un attentat terroriste

Le quartier a été bouclé par les forces de l'ordre, avec des fourgons de police et de nombreuses barrières. 
A deux pas de N-D de Paris, la cathédrale incendiée en avril 2019 
Le personnel de la Préfecture de police a par ailleurs été évacué. Par sécurité, la station 'Cité' de la ligne 4 du métro parisien a été fermée.
Le secrétaire Ile-de-France du syndicat Alliance Police nationale, Loïc Travers, affirme qu'une "cellule psychologique" a été mise en place, "la moindre des choses quand on voit la gravité des faits". 

Parmi les victimes de leur collègue
, un fonctionnaire de police depuis 20 ans, une femme et trois hommes, à la fois des policiers et des agents administratifs. 

dimanche 2 décembre 2018

"Gilets jaunes" : la mairie de Paris dégage toute responsabilité dans les violences au rassemblement du 8 décembre

"La mairie de Paris n'a pas été associée à la préparation de la journée de samedi", se défend Ian Brossat

L'adjoint communiste à la mairie de Paris supplée à Hidalgo absente

"Gilets jaunes" : "La mairie de Paris n'a pas été associée à la préparation de la journée de samedi", déplore Ian Brossat

"Les services de l'Etat n'ont pas été capables de gérer la situation" hier, a accusé l'adjoint au Logement d'Anne Hidalgo et candidat communiste aux Européennes, regrettant dimanche que des émeutes de la misère aient marqué la mobilisation des "gilets jaunes" dans la capitale.
"Je ne comprends pas que la préfecture de police, que les services de l’Etat aient été incapables de gérer la situation de manière convenable hier", a clamé Ian Brossat, adjoint communiste à la maire de Paris, dimanche 2 décembre sur franceinfo, dans son attaque indirecte du demi-ministre de l'Intérieur. En marge de la mobilisation des "gilets jaunes", la veille, des émeutes de la misère ont eu lieu dans la capitale.

"Je note que la préfecture de police n'a pas souhaité associer la mairie de Paris du tout à la préparation de journée d'hier", a accusé l'élu PCF, en charge du logement. "Je crains que d’une certaine manière, on en paye le prix", a comment l'élu, dans une tentative de dédouanement de la municipalité de gauche, accusée de négligences dans le retrait d'éléments de chantier à proximité du lieu annoncé du rassemblement populaire. "J’ai du mal à comprendre comment deux week-ends d’affilée, on en arrive à une situation comme celle-là et je pense qu’il y a un certain nombre de questions à se poser, à poser au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner", a-t-il ajouté.

Une réunion au centre opérationnel de la Ville de Paris est prévue ce dimanche matin. "Nous ferons un point", a-t-il conclu. 

La semaine dernière, le 24 novembre, l'adjointe socialiste à la sécurité à la mairie de Paris, Colombe Brossel, 42 ans, une consultante dans les domaines des ressources humaines et de la formation ! -  avait évalué à plus d'un million d'euros les dégâts sur les Champs-Elysées en marge de la précédente journée d'action des "gilets jaunes", le samedi 24 novembre.

mardi 15 avril 2014

La préfecture de police de Paris recommande d'"évincer" les Rom du 6e arrondissement

Une note du commissariat central ordonne d'"évincer systématiquement" les Rom du 6e arrondissement

La police veutchasser les Rom des beaux quartiers, révèle Le Parisien
Famille Rom, place de la Bastille
à Paris, le 22 août 2012
Ce mardi 15 avril, le quotidien met en cause une note interne au commissariat VIe arrondissement, mais cette directive illégale vient de plus haut et provoque des remous. Dans le genre brouillage médiatique, Le Nouvel Observateur détourne également ses lecteurs des auteurs de la menace en citant d'entrée de jeu le maire UMP de l'arrondissement qui a déclaré n'être "pas choqué" par le ton de cette note, mais être "choqué de voir des familles de Rom  dans la rue avec des enfants en bas âge". Pierre Lecocq n'imaginait pas que sa déclaration, tout humaniste qu'elle soit, serait instrumentalisée contre lui. Ce qui  n'est "pas acceptable sur le plan humain et social", précise-t-il pourtant.

Selon le quotidien, cette note, rédigée par un officierde police
"sur instruction de la commissaire centrale", demande "dès à présent et jusqu'à nouvel ordre pour les effectifs du 6e arrondissement, de jour et de nuit, de localiser les familles rom vivant dans la rue et de les évincer systématiquement".

E
nvoyé il y a près d'un mois, il n'empêche que ce courriel a indigné les professionnels du secteur. "Il a été très mal fait, sans concertation. A chacun son métier. Cela peut-être la porte ouverte à la délation, et au délit de faciès. Je ne peux pas faire cela! Cela pourrait conduire à placer des innocents en garde à vue. Mais il est évident que si je vois des mineures traitées brutalement dans un hôtel, je préviendrai la police", s'est indigné Jacques Mestre, responsable local de l'UMIH.
"C'est violent et surtout illégal !" 

Telle est l'honorable réaction d'un haut fonctionnaire de la préfecture de police, en flagrant délit de double-jeu, simplement. Interrogé sous couvert d'anonymat, il rappelle qu'il est en effet illégal de mendier avec un enfant de moins de 6 ans et, bien qu'issue de sa hiérarchie, il juge néanmoins que "cette consigne maladroite et inadmissible stigmatise une population. Et de quel droit les évincer ?"

Récemment, un courrier électronique du SRPJ de Montpellier avait déjà incité des hôteliers et campings à "signaler l'arrivée" de personnes "originaires d'Europe de l'Est" en vue de la lutte contre la délinquance organisée. Autrement dit, dénoncer auprès de la police, les clients suspects de leurs établissements. 
"Nous souhaitons maintenant passer à une seconde phase afin d'anticiper les faits de délinquance que sont en particulier les cambriolages en bande organisée, les vols de donnée de cartes bancaires [...] et le proxénétisme. Nous vous demandons donc de nous signaler l'arrivée dans vos établissements d'individus originaires d'Europe de l'Est, en groupe ou en famille", poursuit ce courrier."

Et le mail de conclure en incitant très concrètement ces hôteliers et gérants de campings à "relever si possible l'immatriculation de leur[s] véhicule[s]".

Dans ce courrier adressé aux hôtels et campings du Languedoc-Roussillon et du Vaucluse, révélé par France Inter, le SRPJ de Montpellier rappelle d'abord "l'aide très efficace" apportée par ces derniers à la suite de mails antérieurs les sollicitant "dans le but d'interpeller des individus recherchés ou soupçonnés de crimes et délits".

Du côté de la police, on nie toute discrimination ou incitation à la délation. 
Le responsable régional Unité SGP Police-FO, Bruno Bartocetti, affirme qu'il faut "dépasser la lecture au premier degré de ce mail". Selon le responsable syndical, interrogé par France 3 Languedoc-Roussillon, "c'est une proposition, une demande d'information sur des réseaux qui se mettent en place, de façon très courte, 10 à 15 jours, dans les campings et les hôtels". Et d'ajouter : "Ce n'est pas du délit de faciès, on leur demande d'être responsables. Sont-ils prêts à accepter qu'un réseau de prostitution se mette en place chez eux ?"
VOIR et ENTENDRE Laurent Nunez, directeur de cabinet du préfet de police de Paris, Bernard Boucault, lequel s'est déjà illustré par la brutalité de la police à l'encontre les manifestants pacifistes de la Manif pour Tous :


Manuel Valls, ancien ministre de l'Intérieur et actuel Premier ministre, ne peut être incriminé en rien...


Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) a toutefois officiellement déposé plainte,
mardi 12 novembre 2013, contre le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, pour provocation à la haine, la violence et la discrimination raciste. Le 24 septembre, Manolo Valls avait en effet déclaré que les Rom sont des "populations qui ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation".


Le MRAP justifia sa plaintecontre le ministre de l'intérieur :
"Manuel Valls nie ainsi aux membres d'un groupe ethnique particulier parmi les ressortissants roumains et bulgares, la liberté de circulation dont ils disposent en tant que ressortissants de l'Union européenne (...). Ce faisant, Manuel Valls crée un sentiment de rejet à l'encontre des Rom. Il exhorte à la violence, à la haine et à la discrimination raciste."
Les propos de Valls avaient provoqué des remous au sein de la majorité, y compris au sein du gouverement. La ministre écologiste du logement, Cécile Duflot, avait durement critiqué M. Valls. Elle lui avait reproché de mettre en danger le pacte républicain, contraignant François Hollande à les rappeler à l'ordre.

vendredi 30 août 2013

Les "Veilleurs": le pouvoir socialiste dresse des obstacles à Paris

L'arrivée des "veilleurs" à Paris se complique

La préfecture de police de Paris s'est opposée à la marche 
 
Ces "Veilleurs" pacifiques dont Valls a si peur(Luçon, le 14 août)
Le préfet  invoque des raisons de sécurité

La veillée 
des adversaires au mariage homosexuel aura-t-elle lieu ?
Envisagées de longue date pour ce samedi dans la capitale par les "veilleurs" partis de Charente-Maritime, elle a été maintenue par la trentaine de "veilleurs" qui ont fait étape à Nantes mercredi, confirmant ainsi leur détermination à ne rien changer de leur programme.

Le 11 août, une vingtaine de "veilleurs", étudiants, actifs et retraités, ont quitté Rochefort (Charente-Maritime) pour une marche de 20 jours "à la rencontre des Français", avec pour objectif d'arriver samedi à Paris. Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris (PP) assure qu'elle "regrette de ne disposer d'aucun interlocuteur pour envisager conjointement les modalités de l'arrivée de la 'marche des veilleurs' dans la capitale". 
Elle affirme avoir vainement "tenté d'entrer en contact avec un responsable du mouvement" pour "étudier la mise en oeuvre d'un tel rassemblement sur un autre itinéraire et selon d'autres modalités".

"Selon la loi en vigueur, tout rassemblement de voie publique doit donner lieu à déclaration préalable, ce qui n'a toujours pas été fait à ce jour", indique le communiqué. "La consultation des réseaux sociaux a permis à la préfecture de police d'apprendre que le mouvement dit 'des veilleurs' envisageait de se rassembler sur le parvis de la Défense (Hauts-de-Seine), le samedi 31 août, avant de rejoindre la place de la Concorde en empruntant un certain nombre de grands axes de circulation parisiens, dont l'avenue des Champs-Élysées. A l'issue, un appel à organiser une veillée sur la place de la Concorde a été lancé, les participants souhaitant s'y maintenir toute la nuit", a précisé la PP dans son communiqué en forme d'invitation.

Le préfet maintenu par Valls
malgré les débordements violents
de fans du PSG
sur les Champs-Elysées
 
La préfecture informe que "le cortège ne pourra pas emprunter le trajet envisagé et que la veillée ne pourra pas avoir lieu dans les conditions projetées". La décision est prise "pour des raisons tenant à la protection des institutions et à l'ordre public mais également pour assurer la propre sécurité des manifestants sur des sites particulièrement fréquentés un samedi" et sous le regard de témoins internationaux équipés d'appareils photos... 

"Nous sommes dans un État de droit, je me déplace librement dans mon pays", a objecté Gaultier Bès, porte-parole des Veilleurs, présent à Nantes, étape de la marche des "citoyens vigilants" et où une veillée a eu lieu mercredi soir. 
Le pouvoir prend prétexte
du face à face provoqué par
des pro-mariage-gay !
"Ce n'est pas une manifestation. J'estime n'avoir besoin de l'autorisation de personne pour lire des textes de Camus ou Bernanos dans la rue", a-t-il ajouté.
"Nous ne troublons en aucun cas l'ordre public, nous sommes sur la chaussée, simplement sur les places publiques. Samedi nous irons sur le parvis de la Défense et la place de la Concorde comme prévu", avait-il annoncé en précisant que, depuis le départ de Rochefort, ils étaient une trentaine, rejoints à chaque étape par un nombre variable de sympathisants.
C'est ainsi qu'ils étaient 200 personnes opposées au mariage pour tous à veiller devant la préfecture de Nantes, malgré les provocations des pro-mariage-gay.
VOIR et ENTENDRE le contraste des comportements vu par Presse Océan:

A Nantes, la police a dû interpeller des contre-manifestants

Contre-manifestants radicaux,
opposants aux "Veilleurs"
Trois jeunes fauteurs de troubles ont été interpellés, mercredi soir, à Nantes, en marge du rassemblement des Veilleurs (militants opposés au mariage pour tous). Les trois jeunes extrémistes de gauche qui ont été placés en garde à vue sont des opposants à l’aéroport Ayrault  à Notre-Dame-des-Landes. Ils avaient répondu à l’appel consistant à perturber le rassemblement des Veilleurs. Deux des jeunes gens interpellés sont mineurs, âgés de 15 et 17 ans. Ils sont accusés de jets de projectiles sur les policiers qui assuraient le maintien de l’ordre.

Un homme de 35 ans, SDF et se déclarant ouvertement militant anti-aéroport et pro-mariage gay, a en outre été arrêté en état d'ébriété et en possession de bouteilles d'acide chlorhydrique vides, d'aluminium et d'un briquet. Il sera convoqué en février prochain devant le tribunal correctionnel de Nantes pour participation à une manifestation publique avec arme et pour fabrication sans autorisation d'un engin explosif ou incendiaire.

jeudi 16 mai 2013

PSG: Hidalgo tente de blanchir Valls et le préfet de Hollande, en diffamant Goasguen

France Info fait le point sur la lâcheté socialiste

La candidate PS à la mairie de Paris a mis en cause la responsabilité du maire UMP du XVIe arrondissement, sur France Info mercredi matin : "Le plus ridicule [...] c'est Claude Goasguen qui demande la démission de Manuel Valls et qui a donné un avis favorable à la manifestation". Le maire du XVIe aurait donc donné approuvé la remise du trophée au PSG dans son arrondissement
VOIR et ENTENDRE Anne Hidalgo dégager toute responsabilité du préfet de police en accusant Claude Goasguen d'avoir donné un avis -consultatif - favorable à la fête du PSG place du Trocadero: vrai ou faux ?





Sans parler de la polémique grossière ouverte par l'agressif Jean-Christophe Cambadélis dont l'argumentaire foireux envenime le débat. Lien PaSiDupes: Un "gros raté" du PS assimile la Manif pour tous aux violences liées au PSG : PSG : Cambadélis pointe le climat installé par les manifs anti-mariage homo


Faux, sur le plan strictement juridique


Parce que l'autorisation d'une manifestation sur la voie publique à Paris est de la compétence du Préfet de Police. Et de lui seul. Une situation d'exception dans la capitale, où le maire de la ville a des pouvoirs beaucoup plus restreints qu'ailleurs. Un 1er adjoint est censé savoir qu'un maire d'arrondissement n'a aucun pouvoir décisionnaire en la matière.

Quelques pouvoirs de police sont conférés au maire de Paris, mais ils concernent des questions plus secondaires comme la salubrité sur la voie publique, les troubles de voisinage, les foires et les marchés.

Les prérogatives du préfet de police sont explicitées dans le Code général des collectivités territoriales, art. L2512-13 et suivant, et dans le Code de sécurité intérieure, art. L132-11 et suivant.


La loi dit que le préfet est amené à consulter, pour avis, le maire de Paris, en l'occurence Bertrand Delanoë. Lequel peut consulter, à son tour, un maire d'arrondissement pour avis technique. Cela vise seulement à éviter la cumulatif d'événements sportifs, festifs, culturels ou à caractère revendicatifs, au même moment dans un même quartier.

Mais au final, depuis l'instauration de sa fonction sous Napoléon, "c'est bien le préfet de police qui interdit ou autorise une manifestation sur la voie publique parisienne, et qui assortit son autorisation d'éventuelles prescriptions, en fonction de la possibilité de maintenir l'ordre ou pas",explique Géraldine Chavrier, professeure agrégée de Droit public et doyenne en Droit public à l'université Panthéon-Sorbonne.



Dans le cas précis du Trocadéro, il peut apparaître étonnant que la présence d'un échaffaudage n'ait pas été signalée aux services de la préfecture par la mairie de Paris ou la mairie du XVIe arrondissement, car cet élément constitue évidemment une source de danger au beau milieu d'une manifestation publique.


Le préfet de police est placé sous l'autorité du ministre de l'Intérieur


Ajoutons que rien n'oblige le préfet, sur le plan juridique, à en référer au ministre de l'Intérieur ou à quiconque. Et personne ne peut le contraindre : un maire d'arrondissement ne peut pas s'opposer à une autorisation accordée par le préfet, lequel n'est pas tenu de suivre un avis négatif émis par le maire.

Sur les quelque 4.000 manifestations autorisées chaque année à Paris, le préfet de police est très rarement pris en défaut: on a le plus souvent à déplorer la
démesure du déploiement policier. Ce fut ainsi le cas en présence des manifestations pacifiques de familles opposées à la filiation homosexuelle.

Lundi soir au Trocadéro
, les services du préfet avaient visiblement sous-estimé le caractère potentiellement violent des manifestants.



Il reste que le préfet de police est un haut fonctionnaire nommé par le ministre de l'Intérieur et qu'il est responsable devant lui:
Un "préfet immobile"
imposé par "Moi, président"...

Valls ne peut fuir ses responsabilités etdoit rendre compte devant le Chef de l'Etat et devant la nation.

D'autant que Bernard Boucault, le préfet de police mis en cause après les graves dérapages de lundi soir, a été imposé par l'Élysée et que, le 24 mars, il avait déjà été critiqué pour les violences exercées par les forces de l'ordre à l'encontre des participants à la Manif pour tous.
Lien Le Figaro



lundi 22 avril 2013

Mariage homosexuel: les images diffusées étaient reductrices et les chiffres truqués

Les photos trafiquées de la Préfecture de Police font l'objet d'une enquête

L'insoutenable traquenard du vote



Alors que la désinformation fait rage sur les media engagés,  la chronique de  Bernard Seillier, publiée le 15 avril 2013 par Le Figaro laisse sans voix. L’ancien sénateur de l’Aveyron dénonce la procédure " à main levée ", qui, au Sénat, a permis le vote du projet de loi autorisant le mariage homosexuel. 

Il dénonce une évidente une mystification, signes d’une inquiétante décadence de la vie parlementaire. Si le projet de loi est passé au sénat, grâce à deux voix de l'UMP, malgré un vote à main levée, c'est qu'il y a eu entente préalableUne "entente préalable (...) pour qu’il n’y ait pas de scrutin public susceptible de révéler le véritable vote de chacun et vraisemblablement l’absence de majorité pour adopter le texte." 

La manipulation d'une vidéo


Un documentaire, relayé par les opposants au projet de loi, affirme que
les clichés de la police pris lors de la manifestation géante du 24 mars ont été falsifiés dans le but de minorer l'ampleur de la mobilisationLe flou des clichés, de très basse qualité, pris avenue de la Grande Armée à Paris, est tel que les images laissent à penser que l'avenue était vide de tout manifestant sur plusieurs dizaines de mètres. De quoi mettre en doute le comptage des organisateurs: 1,4 million de manifestants revendiqués, contre 300.000 selon la police.


Les photos 
les plus impressionnantes 
mentaient

La thèse du trucage des photos de la préfecture est développée dans un documentaire d'une dizaine de minutes diffusé sur la page Facebook d'une petite maison de production parisienne, Tprod. L'auteur du reportage, le journaliste indépendant Pierre Barnérias, a été alerté de l'existence possible de photos retouchées par un blogueur proche du mouvement de la Manif pour Tous. Le journaliste a soumis les clichés de la Préfecture de police à un technicien, qui les a analysés avec un logiciel capable de repérer les trucages photo. "Je peux confirmer que toutes les photos n'ont pas eu le même traitement", explique-t-il. Certains fichiers "ne sortent pas directement de la caméra" de l'hélicoptère de surveillance de la police, et auraient été modifiés. "Rien n'a été ajouté ou gommé, mais des choses ont été tellement mélangées qu'elles n'apparaissent plus".

Quand la réalité cachée
dépasse la fiction
La préfecture et l'Agence France Presse démentent.

L'Agence France Presse admet d'abord que "les photos sont tellement compressées qu'il en résulte une déperdition d'informations qui pouvait laisser penser qu'elles avaient été retouchées", mais elle estime aujourd'hui qu'il n'y a eu aucun trucage, après avoir pu visionner à la préfecture de police la vidéo dont sont tirés les clichés. "Après une série de vérifications, l'AFP a conclu que les images aériennes de la manifestation du 24 mars mises à disposition par la préfecture de police de Paris n'avaient pas été manipulées", explique le directeur de l'information de l'agence. 
Quant au logiciel utilisé, il ne serait pas performant sur les captures d'écran de mauvaise qualité, selon un journaliste de France Info.

La préfecture de police a elle affirmé dans un communiqué que "la rumeur d'une falsification des photographies aériennes de la manifestation du 24 mars [...] est sans fondement".


Quatre laboratoires étrangers ont planché sur les photos et donc sur les
chiffres stupéfiants de la Préfecture de police.





La conclusion est sans appel : ces vingt-quatre photos très basse définition, dans un format inconnu, ont été retouchées. Grave, monsieur le ministre de l'Intérieur ! 


Un mot d'ordre de "radicalisation" du mouvement 

L'accusation était trop systématique pour être objective.
Elle revenait en boucle sur toutes les chaînes de radio et de télévision et si, paresseusement, les salles de rédaction se laissent imposer les biais des agences de presse,  aucune, pour une fois, n'aurait dû s'abaisser à relayer une contre-vérité aussi criante que celle du Ministre de l'Intérieur, qui maintient le chiffre de 300.000.



VOIR et ENTENDRE Chantal Jouanno (UDI) dramatiser des métaphores prises au pied de la lettre pour diaboliser les opposants au projet de saccage du Code civil et de la famille:


Mais la vérité n'est pas nécessairement du côté du plus grand nombre. 

Manuel Valls sait qu'il y avait au moins 1,5 millions de manifestants. Quelle chaîne va reprendre le scoop de Frigide Barjot ce matin sur RTL ? Qui parlera de ces photos retouchées ? S'il y avait eu dialogue comme le disent à qui veut l'entendre Erwann Binet et sa bande, pourquoi l'État a-t-il besoin de mentir ?


mardi 26 mars 2013

Point sur les "débordements" lors du rassemblement d'opposition au mariage homo

Des schémas révélateurs

Une démonstration due à Lionel Tardy, député de Haute-Savoie

Photo ajoutée
Je profite de quelques minutes pour revenir, par ce billet, sur la manifestation contre le mariage pour tous de ce dimanche.

Les médias et les réseaux sociaux se sont agités depuis dimanche soir, concernant les débordements de la manifestation pour tous ... sans forcément avoir tous les éléments.

Présent sur les lieux, j'ai assisté à tout, de façon à vérifier par moi-même le bon déroulement de la manifestation ... vu qu'aucun accès internet mobile, ni téléphonique mobile, n'étaient accessibles avenue de la Grande Armée et sur les Champs Elysées ... même certains médias avaient du mal à joindre leur rédaction en direct.

La police n'avait pas prévu une manifestation de cette ampleur :
Vue générale ajoutée

Il apparait clairement que la Préfecture de police a sous-estimé le succès de la manifestation : un CRS m'a confié qu'il était attendu 100 000 manifestants tout au plus ... Résultat, une avenue de la Grande Armée inadaptée à une manifestation statique de cette importance, qui a rapidement été saturée.

La place de l'Etoile rapidement envahie :

Les élus, dont j'étais, étaient regroupés devant le podium en haut de l'avenue de la Grande Armée, juste devant l'Arc de Triomphe ... la pression aidant, une brèche s'est ouverte sur la droite du podium et un certain nombre de manifestants ont enfoncé le premier cercle rouge et se sont retrouvés place de l'Etoile, sous l'Arc de Triomphe ...

C'est là que tout s'est joué : les policiers auraient dû réagir immédiatement, ce qui n'a pas été le cas ... et les CRS sont arrivés trop tard !
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Il faut sauver les Champs Elysées :

Branle-bas de combat chez les forces de l'ordre : la première ligne étant enfoncée,
les CRS mettent en place une ligne de défense qui coupe en deux la place de l'Etoile et renforcent leur ligne de défense en barrant le haut de l'avenue des Champs Elysées, à hauteur de la rue Arsène Houssaye.

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Matraque caoutchouc au poing
La bataille des Champs Elysées est perdue depuis longtemps ... mais on gaze quand même :
Pendant que les forces de l'ordre sont occupées à barrer le haut des Champs Elysées ... les manifestants n'ont aucun mal à contourner le barrage en redescendant les Champs Elysées via les rues parallèles (rue du Vernet notamment).
Il rejoignent facilement l'avenue des Champs Elysées au niveau de l'avenue George V ...
... et finalement, ce sont les forces de l'ordre qui se retrouvent prises en tenailles sur l'avenue des Champs Elysées, entre la rue Arsène Houssaye et l'avenue George V !!!!
L'accès a l'avenue des Champs Elysées aura donc été interdit sur 100 mètres (rectangle rouge) ... pour protéger le Mac Donald's ? Et de quoi ???
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croisement rue Arsène Houssaye :
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Croisement avenue George V :
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Pendant ce temps, les manifestants, enfants compris,  circulent librement sur le milieu et le bas des Champs Elysées !!!
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Conclusion :

Les forces de l'ordre, visiblement en nombre réduit et probablement mal dirigées ... ont donc [inutilement] gazé des manifestants
, alors qu'elles savaient pertinement que le milieu et le bas des Champs Elysées était déjà sous le contrôle des manifestants :
  • Qui a donné l'ordre de lancer des lacrymogènes ?
  • Si les forces de l'ordre avaient peur pour leur propre sécurité, la partie étant perdue (prises en tenailles), pourquoi ne pas avoir donné à temps un ordre de repli ?
  • Quel était l'intérêt pour les forces de l'ordre de préserver une zone tampon de 100 mètres sur l'avenue des Champs Elysées, qui n'avait aucun intérêt stratégique ... sauf à ce que le pouvoir politique ait donné l'ordre de tenir ... pour éviter de perdre la face, face à l'ampleur de la manifestation ?
Bref, beaucoup de questions que j'aurais aimé voir posées par les médias ??
En tout cas, aucune voiture et mobilier urbain dégradés, aucune effraction ou bris de vitrine constatés sur les Champs Elysées et ailleurs ... et des enfants qui poussent leur poussette sur les Champs Elysées, pendant que d'autres ont droit un peu plus haut aux lacrymogènes ... sous vent portant ! J'ai testé, merci !
Il serait bien que la Préfecture de police de Paris rende des comptes.
Dauphiné Libéré du 25 mars :
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