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jeudi 22 août 2013

Prisons: deux mutineries en deux jours à Châteaudun

Taubira motive-t-elle les détenus à se rebeller ?

Une deuxième mutinerie s'est produite mercredi après-midi au centre de détention de Châteaudun (Eure-et-Loir).
Une trentaine de détenus se sont rebellés au lendemain d'une première tentative dans ce même établissement, et deux jours après un événement similaire à la maison d'arrêt de Blois (Loir-et-Cher), a-t-on appris de sources syndicales.

Le mouvement semble prendre de l'ampleur
Ils n'étaient en effet qu'une vingtaine de détenus la veille. Mercredi, ils ont saccagé des clôtures pour s'introduire dans la zone neutre de la prison, mais ont été maîtrisés, "plus difficilement que la veille"en fin d'après-midi par des membres des équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris), confie un porte-parole du syndicat FO-Pénitentiaire.

Les forces de police ont pourtant utilisé des méthodes musclées, à l’aide de flashballs, jusqu'ici jugées excessifs et dangereux par la gauche vertueuse, des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes et des grenades de désencerclement...

Des renforts venus de Paris et de Dijon (Côte-d'Or) ont néanmoins été nécessaires.
"Les incidents ont duré de 15h30 à 18h40 environ, mais sans les renforts, la situation aurait été beaucoup plus compliquée, témoigne un surveillant pénitentiaire. Il a fallu faire évacuer les intervenants extérieurs présents dans la zone. On ne sait pas quel est le motif de ce mouvement, et si d’ailleurs il y en a un...
Une vingtaine de détenus devaient être transférés dans la soirée dans d’autres établissements afin d’éviter tout nouveau mouvement.

La veille, des émeutiers avaient escaladé les grillages de la cour de promenade

Ils voulaient se diriger vers un poste sécurisé, d'où est commandé le système informatique du centre
, et tenté de l'incendier, avant de gagner les toits d'où ils avaient lancé des dalles et brisé des vitres.
Créé en 1991, le centre de détention de Châteaudun accueille actuellement 587 détenus pour 600 places.

Lundi, une soixantaine de détenus avait saccagé un secteur de la maison d'arrêt de Blois, à la suite de la découverte d'un détenu mort le matin même.
Mutinerie à la maison d'arrêt de Blois : un détenu blessé au cours de l'intervention est sorti de la prison sur une civière.

Mutinerie à la maison d'arrêt de Blois : un détenu blessé
au cours de l'intervention est sorti de la prison sur une civière.

lundi 19 août 2013

Taubira a bien travaillé: émeute à la prison de Blois

Une soixantaine de détenus se rebiffent 

1 détenu sur 3 a refusé de regagner sa cellule après le décès dans la nuit d'un prisonnier. 

Une mutinerie a eu lieu lundi matin à la maison d'arrêt de Blois, où une soixantaine de détenus sur 170, a dégradé un secteur de la prison
Les mutins se sont révoltés après la promenade, vers 10h30, contestant le diagnostic de la mort d'un homme retrouvé sans vie au matin dans sa cellule à la suite d'une rupture d'anévrisme, selon les médecins.
"Les détenus ont d'abord refusé de remonter de promenade, puis ils sont entrés en force et ont investi un secteur de la prison", a expliqué le secrétaire national de FO-Pénitentiaire, David Daems.

Rapidement matés par Valls

Une quarantaine de membres des Equipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris)  ont été envoyés en renfort depuis Paris, pour réprimer la rebellion. 
Chargées d'intervenir en cas de tensions dans un établissement pénitentiaire , ils sont intervenus peu après 11 heures avec l'appui de la police et de la gendarmerie qui a placé un hélicoptère en vol stationnaire au dessus de la prison.

L'émeute a pris fin en début d'après-midi.
La situation était rapidement sous contrôle et l'opération a pris fin à 14 heures, indique la Gendarmerie de Blois. Les 60 détenus ont regagné  leur cellule. 
La mutinerie a causé quelques dégradations à l'intérieur de la prison et l'un des détenus aurait été blessé, précise la gendarmerie de Blois. Europe 1 parle de "saccage.


dimanche 21 juillet 2013

Trappes: les violences urbaines gagnent Guyancourt

Les sourcils froncés de Valls ne sont pas dissuasifs

De nouvelles violences urbaines ont eu lieu cette nuit à Trappes près de Versailles, 

dans les Yvelines  où a lieu le départ de la dernière étape du Tour de France, après le caillassage du commissariat la nuit dernière.


Cette fois,
une cinquantaine de jeunes qualifiés d'"agitateurs" sont venus semer le trouble: jets de pierres et gros pétards ont visé la police. 45 voitures ont été brûlées à Trappes et dans les communes voisines de Guyancourt et Elancourt.



Encore des "incidents" (selon l'AFP), cette nuit à Trappes dans les Yvelines, après le caillassage du commissariat la nuit de vendredi à samedi, avec une cinquantaine d'agitateurs qui ont jeté des pierres et des gros pétards en direction des policiers et des CRS. Quinze voitures de travailleurs ont été incendiées à Trappes, et une trentaine de voitures dans les communes voisines d'Elancourt et Guyancourt.


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De nouvelles violences à Trappes qui font tâche d'huile.
Récit de Maryline Béreaud du syndicat SGP Police des Yvelines 
Le  contôle d'une femme voilée récalcitrante a déclenché des violences
La situation a dégénéré vendredi soir après l'arrestation d'un homme qui prit violemment fait et cause pour sa concubine entièrement voilée. L'homme tenta même d'étrangler le policier sur lequel des traces ont été relevées au cou. 
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls tenta d'apaiser plutôt que de sanctionner, énonçant des vérités républicaines passe-partout à la satisfaction du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), mais provoquant de vives réactions de l'opposition accusant le gouvernement de laxisme. 
Le polygame a été remis en liberté et place sous controle judiciaire hier en attendant son procès.

Valls a depuis annoncé que pour ce dimanche "un dispositif de sécurité conséquent sera maintenu" à Trappes. 

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Polémique politicienne après les violences à Trappes, réaction d'Eduardo Rihan-Cipel,
porte-parole PS, pendant la vacance de Najat Vallaud-Belkacem
Le procureur a confirmé hier que, lors du contrôle de sa concubine voilée, l''agresseur a bien tenté d'étrangler un policier, malgré le ramadan, une "version" (sic) contestée par le couple.

Au cours de l'émeute,
un adolescent de 14 ans a été grièvement blessé à l'oeil par un projectile. 
Une enquête est en cours pour vérifier la mise en cause de la police accusée d'être à l'origine d'un tir de flash ball, en vante comme le prétendent des membres du Collectif contre l'islamophobie en France, tandis que circule dans la presse l'accusation de violences raciales de la police à l'encontre de la poice de Hollande.


lundi 20 mai 2013

Stockholm: de jeunes immigrés mettent le feu à la capitale suédoise

Le modèle suédois ébranlé par une quatrième nuit d'émeutes

Matière à réflexion pour les imitateurs français
Ces jeunes sont "des Suédois nés à l'étranger", selon BFM...  
La Suède a connu une quatrième nuit de violences dans des quartiers défavorisés de la banlieue de Stockholm. Des groupes de "jeunes", selon les media les plus flous, ont incendié des voitures, brisé des vitres et jeté des pierres.
Malgré l'appel au calme lancé par le Premier ministre, les émeutiers sont à nouveau sortis dès la tombée de la nuit, les violences se déplaçant de Husby, au nord de Stockholm, vers le sud. Le feu a débuté dans un commissariat de police à Rågsved, a annoncé la presse locale. Il n'y a pas eu de blessés et l'incendie a pu être rapidement éteint.

A Hagsätra, un autre quartier du sud de Stockholm, une cinquantaine de "jeunes" -toujours aussi peu identifiables- ont lancé des pierres sur la police et brisé des vitres, pour ensuite s'éparpiller dans différentes directions, raconte Selcuk Ceken, qui travaille dans un centre pour jeunes. Les casseurs avaient une vingtaine d'années et semblaient bien organisés, ajoute-t-il.


Des violences ont également eu lieu
dans le sud du pays. A Malmö, deux voitures ont été incendiées, a annoncé la police.

Contrôles d'identités


"Il est difficile de dire pourquoi ils font ça", prétend-il. "Peut-être en veulent-ils à la loi et aux forces de l'ordre, peut-être est-ce de la colère pour leur situation personnelle, comme le chômage ou parce qu'ils n'ont pas d'endroit pour vivre."

Rouzbeh Djalaie, du journal local "Norra Sidan", qui couvre Husby, dénonce
les contrôles d'identité à répétition auxquels sont soumis les "jeunes". 

Cinq arrestations pour incendie
Au total en quatre nuits, des magasins, des écoles, une commissariat de police et un centre culturel ont subi des dégâts. Un policier a été blessé dans les dernières violences et cinq personnes ont été arrêtées pour tentative d'incendie.
Que dirait la presse française s'il s'agissait de catholiques ? 
Conservateurs ? Ultras ? Fascistes ?

D
es similitudes avec le départ du "printemps arabe" ?

Les émeutes semblent avoir été déclenchées par la mort d'un homme de 69 ans
dans la banlieue d'Husby, tué par la police, alors qu'il brandissait une machette, ce qui, dans les cercles communautaires, a pourtant déclenché des accusations de brutalité policière. 

Les troubles se sont ensuite étendus de Husby, où vivent de nombreux immigrés (pour tout dire, 60 % de la population est d'origine étrangère), à d'autres banlieues pauvres de Stockholm.
En Suède, 15% de la population sont "des Suédois nés à l'étranger"...

En Tunisie,
le mouvement révolutionnaire qualifié de 'révolution arabe', a exploité la mort de Mohamed Bouazizi, vendeur de légumes ambulant de vingt-six ans, qui s'est immolé par le feu le 17 décembre 2010 devant le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid et a conduit le président Ben Ali à quitter le pouvoir.
Lien PaSiDupes :  " Retour de l'islamiste R. Ghannouchi en Tunisie: la gauche a ce qu'elle voulait ": La presse française avait évacué tout risque islamiste !
A Londres, le soldat britannique a été lâchement exécuté à la machette par deux musulmans nigérians. 


En France, un militaire, originaire de Gap en mission Vigipirate au RER de La Défense à Paris, a été blessé à la gorge par une lame.

jeudi 16 mai 2013

PSG: Hidalgo tente de blanchir Valls et le préfet de Hollande, en diffamant Goasguen

France Info fait le point sur la lâcheté socialiste

La candidate PS à la mairie de Paris a mis en cause la responsabilité du maire UMP du XVIe arrondissement, sur France Info mercredi matin : "Le plus ridicule [...] c'est Claude Goasguen qui demande la démission de Manuel Valls et qui a donné un avis favorable à la manifestation". Le maire du XVIe aurait donc donné approuvé la remise du trophée au PSG dans son arrondissement
VOIR et ENTENDRE Anne Hidalgo dégager toute responsabilité du préfet de police en accusant Claude Goasguen d'avoir donné un avis -consultatif - favorable à la fête du PSG place du Trocadero: vrai ou faux ?





Sans parler de la polémique grossière ouverte par l'agressif Jean-Christophe Cambadélis dont l'argumentaire foireux envenime le débat. Lien PaSiDupes: Un "gros raté" du PS assimile la Manif pour tous aux violences liées au PSG : PSG : Cambadélis pointe le climat installé par les manifs anti-mariage homo


Faux, sur le plan strictement juridique


Parce que l'autorisation d'une manifestation sur la voie publique à Paris est de la compétence du Préfet de Police. Et de lui seul. Une situation d'exception dans la capitale, où le maire de la ville a des pouvoirs beaucoup plus restreints qu'ailleurs. Un 1er adjoint est censé savoir qu'un maire d'arrondissement n'a aucun pouvoir décisionnaire en la matière.

Quelques pouvoirs de police sont conférés au maire de Paris, mais ils concernent des questions plus secondaires comme la salubrité sur la voie publique, les troubles de voisinage, les foires et les marchés.

Les prérogatives du préfet de police sont explicitées dans le Code général des collectivités territoriales, art. L2512-13 et suivant, et dans le Code de sécurité intérieure, art. L132-11 et suivant.


La loi dit que le préfet est amené à consulter, pour avis, le maire de Paris, en l'occurence Bertrand Delanoë. Lequel peut consulter, à son tour, un maire d'arrondissement pour avis technique. Cela vise seulement à éviter la cumulatif d'événements sportifs, festifs, culturels ou à caractère revendicatifs, au même moment dans un même quartier.

Mais au final, depuis l'instauration de sa fonction sous Napoléon, "c'est bien le préfet de police qui interdit ou autorise une manifestation sur la voie publique parisienne, et qui assortit son autorisation d'éventuelles prescriptions, en fonction de la possibilité de maintenir l'ordre ou pas",explique Géraldine Chavrier, professeure agrégée de Droit public et doyenne en Droit public à l'université Panthéon-Sorbonne.



Dans le cas précis du Trocadéro, il peut apparaître étonnant que la présence d'un échaffaudage n'ait pas été signalée aux services de la préfecture par la mairie de Paris ou la mairie du XVIe arrondissement, car cet élément constitue évidemment une source de danger au beau milieu d'une manifestation publique.


Le préfet de police est placé sous l'autorité du ministre de l'Intérieur


Ajoutons que rien n'oblige le préfet, sur le plan juridique, à en référer au ministre de l'Intérieur ou à quiconque. Et personne ne peut le contraindre : un maire d'arrondissement ne peut pas s'opposer à une autorisation accordée par le préfet, lequel n'est pas tenu de suivre un avis négatif émis par le maire.

Sur les quelque 4.000 manifestations autorisées chaque année à Paris, le préfet de police est très rarement pris en défaut: on a le plus souvent à déplorer la
démesure du déploiement policier. Ce fut ainsi le cas en présence des manifestations pacifiques de familles opposées à la filiation homosexuelle.

Lundi soir au Trocadéro
, les services du préfet avaient visiblement sous-estimé le caractère potentiellement violent des manifestants.



Il reste que le préfet de police est un haut fonctionnaire nommé par le ministre de l'Intérieur et qu'il est responsable devant lui:
Un "préfet immobile"
imposé par "Moi, président"...

Valls ne peut fuir ses responsabilités etdoit rendre compte devant le Chef de l'Etat et devant la nation.

D'autant que Bernard Boucault, le préfet de police mis en cause après les graves dérapages de lundi soir, a été imposé par l'Élysée et que, le 24 mars, il avait déjà été critiqué pour les violences exercées par les forces de l'ordre à l'encontre des participants à la Manif pour tous.
Lien Le Figaro



jeudi 1 mars 2012

Bayonne - Sarkozy assiégé par des activistes: Reuters réécrit l'histoire

div align="justify">Cinq journalistes engagés pour un récit de tordus

Le monde à l'envers de Reuters

Titre Reuters: "Chahuté à Bayonne, Nicolas Sarkozy s'en prend aux socialistes"

Par conséquent, le candidat Sarkozy aurait attaqué ses agresseurs: un comble !

Un angle d'attaque vicieux

"Des CRS sont intervenus jeudi à Bayonne pour dégager les accès d'un café." A ces premiers mots de la dépêche ensuite reprise en choeur par la masse des journalistes paresseux, chacun aura compris que la police est à l'origine des faits. "Nicolas Sarkozy était assiégé par des manifestants" banalise d'autant plus la situation que celle-ci est alors qualifiée d'"incident", dans lequel le président "a vu", c'est-a-dire a interprété, le résultat de l'"épuration" annoncée, mais c'est "selon lui", par François Hollande.
Manuel Valls et Delphine Batho
savent-ils de qui et de quoi ils parlent ?


Puis, le lecteur étant conditionné pour la suite, les cinq compères passent aussitôt aux conséquences.
"Le président sortant a ensuite demandé au candidat socialiste à l'élection présidentielle de condamner le comportement des manifestants, où l'on trouvait des militants basques mêlés à des militants socialistes." Involontairement, Reuters identifie le gros des assaillants comme des militants du PS auxquels se sont mêlés des indépendantistes basques. L'agence de presse est-elle bien dans son rôle en suggérant, avant tout le monde, que les jeunes socialistes auraient été infiltrés ? Par des socialistes eux-mêmes, d'ailleurs !

Le président-candidat malmené mais présenté en accusateur de son rival
"J'aurai l'occasion de stigmatiser le comportement de voyous qui sont la honte la République", a-t-il dit à son arrivée au Conseil européen de Bruxelles. "Je ne peux pas imaginer une seconde que M. Hollande ne condamne pas ces méthodes."

"Dans une grande démocratie comme la France, on doit pouvoir faire campagne normalement de façon civilisée, sans violence, sans que les gens qui viennent discuter avec vous reçoivent des pierres sur la figure, des oeufs sur la figure, ce ne sont pas des méthodes de démocrate et François Hollande se grandirait en condamnant ces comportements comme je le ferais si ça avait été le cas de gens qui se réclament de moi", a-t-il ajouté.

VOIR et ENTENDRE le reportage de BFMTV qui, malgré les photos, affirme avec insistance que les manifestants sont "tous des indépendantistes basques":

Hollande pacificateur

Sans faire allusion directement aux incidents de Bayonne, François Hollande a estimé qu'il ne fallait "jamais céder (...) à la violence verbale et encore moins à la violence physique", mais a défendu le droit "de manifester autant que nécessaire".

Une certaine version des faits

Point de vue des victimes


En campagne au Pays basque, Nicolas Sarkozy est
arrivé peu avant 16h00 à Bayonne, où il a été immédiatement chahuté.
[ Bar du Palais, rue d'Espagne, près de la cathédrale: seuls peuvent pénétrer des responsables de l'UMP, comme Max Brisson et Michèle Alliot-Marie. A l'intérieur, le candidat s'entretient avec une vingtaine de professionnels
issus de la société civile.]

Il a été accueilli par des sifflets et des lâchers de bulletins de vote factices en forme de "oui" à la création d'une collectivité territoriale basque [Autour de l'établissement, le face-à-face est très tendu. Quelques coups sont même échangés. Oeufs et projectiles sont lancés. Max Brisson demande que les responsables départementaux du PS, notamment Pierre Chéret et Georges Labazée, condamnent les incidents]. Des militants du Parti socialiste s'étaient aussi mêlés à la foule, où les sympathisants UMP ont eu du mal à se faire entendre.

Nicolas Sarkozy n'a eu le temps que de visiter un seul commerce dans la cohue avant de gagner le café où, comme à Annecy pour sa première sortie de campagne, il s'est entretenu avec des habitants et des commerçants. Mais Reuters présente cette rencontre comme "une réunion à huis clos avec des habitants".
.
Reuters change la victime en agresseur

Le point de vue est désormais celui de la rue
"Des centaines de manifestants ont été repoussés à distance du café par les forces de l'ordre, a constaté Reuters," qui prend ainsi clairement position du côté des manifestants.

"Avant de partir, il [le président] s'en est pris à François Hollande" [sic]
"On n'acceptera rien, simplement parce qu'on a la force des convictions qui sont les nôtres", a-t-il ajouté, assurant que François Hollande avait "annoncé l'épuration. Forcément ça échauffe les esprits des gens de la base".

"Si c'est ça leur conception de la démocratie, si c'est ça la République qu'ils préparent, et bien ça ne donne pas envie qu'ils arrivent", a-t-il ajouté.

Reuters donne la parole au PS

Michel Sapin, chargé du projet de François Hollande, a repoussé les accusations insinuant [mais en fait claires et directes] que le PS serait derrière ces troubles [les journalistes passent au conditionnel].

Contre-vérités socialistes

Les socialistes se sont aussitôt répartis les interventions sur les chaînes de radio.

1 - "Quand on est candidat on n'est plus président de la République"
Nicolas Sarkozy reste président légitime en exercice jusqu'à la proclamation des résultats par le Conseil Constitutionnel: les margoulins du PS, tel Sapin, sont pressés de sévir.

De plus, selon le PS, un simple citoyen peut être assiégé dans un commerce

2 - "On n'est plus protégé par des centaines et des centaines de CRS qui évacuent toute population à plusieurs kilomètres à la ronde", a dit l'ancien ministre sur I>Télé".[filiale du groupe Canal+], légitimant les violences et les entraves à la libre circulation de leurs opposants. Les otages de forcénés n'auraient pas le soutien de Sapin et des autres.

Mais Manuel Valls, directeur de la communication du candidat, a finalement regretté ces incidents sur BFM-TV. "Nous sommes évidemment opposés à toute violence", a-t-il [évidemment] dit."

"M. Sarkozy perd ses nerfs. Il sent que sa campagne ne prend pas", a estimé Elisabeth Guigou, députée socialiste de Seine-Saint-Denis, sur Radio Classique/Public Sénat, sans un mot de condamnation des violences par l'ex-Garde des Sceaux, ministre de la Justice.

[Quant au toujours élégant trotskiste du PS, Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris interrogé ce vendredi sur LCI, il a eu le réflexe de polémiquer : "Les incidents sont regrettables, mais le président de la République surjoue l'indignation. Franchement, l'incident est clos", décide-t-il.]

La majorité présidentielle a exprimé son indignation aux méthodes anti-démocratiques de la gauche
, mais qui a entendu ou lu les réactions de F. Fillon, A.Juppé, L.Wauquiez, J.-F. Copé ? Reuters ne les a pas apportées en contrepoids des dénis socialistes...

Epilogue malveillant de l'"incident", selon Reuters


"Avant cet incident, une agricultrice d'Itxassou, au sud-est de Bayonne, avait eu un échange aigre-doux avec le président. Eleveuse de vaches laitières, elle se plaignait de la difficulté de son travail et de ses problèmes financiers."
Nous en passons les détails qui sont du type discussion de café: l'agence de presse militante s'abandonne aux racontars et petites aigreurs avec malignité, sans d'ailleurs les revendiquer d'un classique "a constaté Reuters"...

Ce dialogue, inventé ou non, concerne en revanche un épisode occulté de la série d'agressions dont le président sortant a été victime.


Les hostilités socialistes contre le candidat Sarkozy avaient en effet commencé dès le matin du jeudi

Tout a commencé lors de la rencontre du président sortant avec les agriculteurs d'une exploitation à Itxassou.

Reuters n'a pas dû "constater" les amabilités des vertueux, car il n'en souffle mot.

Pour sa part, Sud Ouest n'y a d'ailleurs rencontré qu'un boucher-charcutier impatient: " Je l'interrogerais notamment sur les charges qui pèsent sur les commerçants ", cite le quotidien socialiste régional.

La République des Pyrénées
, qui parle d'"excursion" présidentielle, note: "La visite du Président-candidat Nicolas Sarkozy a, certes, généré une marée humaine dans les rues du centre historique mais, surtout, produit un véritable climat d'émeute, contenu par l'intervention des CRS."


Une centaine de manifestants s'était massée à proximité de la ferme.
Vers 13h, coupant à travers bois, quelques personnes ont contourné le service d'ordre pour s'approcher de la ferme, au sud-est de Bayonne. Ils ont alors tiré des fusées en l'air.
Le groupe de manifestants était composé d'opposants à la ligne à grande vitesse (LGV) devant relier Bordeaux à l'Espagne et de militants de la coalition Euzkal Herria Bai regroupant des partis de la gauche nationaliste basque, dont Batasuna Après une course-poursuite, trois personnes ont été interpellées et conduites à Bayonne par les forces de sécurité pour "vérification d'identité".

L'alliance du PS avec Batasuna n'est pas à prendre à la légère

Il s'agit d'un parti politique nationaliste et indépendantiste basque d'extrême gauche qui apparaissait jusqu'en 2009 sur la liste officielle des organisations terroristes de l'Union européenne. Il se dit aussi socialiste (proche des mouvances marxistes et libertaires) et encore féministe et écologiste, donc sympathisant des altermondialistes de Gro Eva Joly et Cécile Duflot (Europe Ecologie-les Verts).
Batasuna est considerée comme le bras politique de l'ETA par l'État espagnol, par la Cour européenne des droits de l'homme et par l'Union européenne.

dimanche 11 juillet 2010

Emeute à Paris: le Secours populaire profite de la distribution gratuite de billets

La gauche et son rapport à l'argent ? Douteux !

Des violences se sont déroulées le samedi 14 novembre 2009 aux abords de la tour Eiffel, à Paris, après l’annulation en dernière minute de la distribution d’argent qui devait être organisée par le site Mailorama.fr. 7.000 personnes s’étaient massées pour cet événement. Des vitrines de magasins ont été brisées et des voitures ont été endommagées près de l’école militaire. Des témoins rapportent que le quartier est "saccagé".
VOIR et ENTENDRE


Jackpot pour le Secours populaire


Avant le début de l’émeute, Jean-Baptiste Descroix-Vernier, le président de Rentabiliweb, maison mère du site internet Mailorama.fr, justifiait cette annulation : "Nous nous sommes aperçus que la sécurité allait être difficile à assurer". "Je pense que c’est une décision sage. Je reverserai l’intégralité de la somme qui était prévue au Secours populaire dès lundi", avait-il poursuivi, précisant qu’il envisageait de distribuer "environ 100.000 euros".
Don déguisé ? Aucun plafond aux versements de dons aux associations...

La maire UMP du 7e arrondissement Rachida Dati avait demandé au maire de Paris Bertrand Delanoë, de "porter plainte" contre Rentabiliweb.
Par ailleurs, l’ancienne Garde des Sceaux "condamne sévèrement les agissements des casseurs qui se sont attaqués aux forces de l’ordre et ont saccagé des véhicules". Le ministère de l’Intérieur a fait savoir qu’il avait "l’intention de déposer plainte" contre l’organisateur.
Où en est la plainte de la mairie socialiste à ce jour ?

Raison sociale
Sur son site, on apprend que "Mailorama, est l’un des leaders sur le marché du cash-back dans l’hexagone, et a pour vocation de rétribuer les internautes qui achètent chez ses partenaires e-commerçants (3Suisses.fr, Fnac.com, Yves Rocher,...) en leur reversant du cash à la manière des cartes de fidélité des enseignes de la grandes distribution."
La publicité de ce jour est en tout cas absolument catastrophique pour l’entreprise, à l’origine de troubles d’une très grande gravité dans la capitale.


Mailorama avait annoncé quelques semaines auparavant son intention de distribuer des billets de banque aux passants afin de se faire connaître, mais aussi pour donner une "dimension sociale" à l’entreprise. Reste, comme le rappelle nouvelobs.com, que l’article R642-4 du Code pénal interdit l’utilisation de billets de banque "comme support d’une publicité quelconque".

Serge Gainsbourg : 11 mars 1984

C'était l'époque mythique de François Mitterrand, selon la gauche vertueuse.
Pierre Mauroy était Premier ministre et le ministre des Finances et du Budget était Jacques Delors, le papa de Martine Aubry-Brochen.

Serge Gainsbourg qui brûla un gros billet de 500 F en direct au cours de l'émission 7 sur 7 avait également fait sa promo: d'ailleurs, aujourd'hui encore, certains n'y voient toujours pas un outrage à la misère.
VOIR et ENTENDRE


La gauche est imprévisible: farouchement anti-bling-bling dans sa propagande populiste, en revanche, elle est avec les siens, d'une indulgence coupable.

8 juillet 2010 - Inauguration d'un jardin "écolo" (sic !) Serge Gainsbourg

Un jardin à la mémoire de Serge Gainsbourg a été inauguré porte des Lilas à Paris (XIXe), en présence de sa famille, notamment Jane et Charlotte, et du maire de la capitale Bertrand Delanoë, Roger Madec, Sénateur maire PS du 19 ème arrondissement et Frédérique Calandra (PS). cet espace vert d'1,4 hectare, a été créé dans un nouveau quartier à cheval entre les Lilas (Seine-Saint-Denis) et le XIXe et situé au dessus du boulevard périphérique.
Le maire de Paris Bertrand Delanoë, a ensuite dit "merci à Serge de nous donner envie de l'installer pour toujours au coeur de Paris, c'est une manière de lui être fidèle", avant que Jane et Charlotte ne dévoilent une plaque verte "Jardin, Serge Gainsbourg, 1928-1991, auteur compositeur, interprète" sous les crépitements des appareils photos et des caméras.

On n'est pas à une aberration près à la mairie de Paris


Ce jardin est géré de façon écologique, ce qui paraît naturel s'agissant d'un chanteur aux "oreilles de chou" qui appréciait les feuilles de tabac et autres substances toxiques: le meilleur choix socialiste possible d'un modèle incontestable pour les petits enfants !

Un modèle toujours assez recommandable pour des enfants du XIXe, selon les socialistes qui, pour les plus défavorisés, veulent manifestement le meileur !

vendredi 30 mars 2007

Une interpellation tourne à l'émeute gare du Nord.

La loi n'est plus respectée.
RESUME:
Des échauffourées ont perturbé la gare du Nord hier mardi en fin de journée jusque tard dans la nuit. L'interpellation d'un fraudeur qui résistait aux agents de la RATP est à l'origine de ces violences. Selon la police, environ 200 personnes se sont opposées à elle, brisant également les vitrines des boutiques de la station. Des pots de fleurs et des bouteilles vides transformées en projectile, des barres de fer utilisées comme matraques et des vitrines brisées... Une boutique de chaussures de sport a même été pillée, des cabines de photomation ont été vandalisées et des poubelles incendiées.
Treize personnes ont été interpellées mercredi matin alors que le nouveau ministre de l'Intérieur, François Baroin, a effectué une visite éclair sur les lieux dans l'après-midi, dénonçant une "violence inacceptable".

CHRONOLOGIE des FAITS :
Six heures d'affrontements avec la police gare du Nord, entre les secteurs de la SNCF et de la RATP.
Ces scènes de violence ont été provoquées par un contrôle de voyageur qui a mal tourné vers 16h00 mardi après-midi (27 mars). Sans billet, un homme d'une trentaine d'année est contrôlé par des agents de la RATP en fin d'après-midi. Parce qu'il devient violent et blesse deux contrôleurs, les gendarmes interviennent. Ils l'emmènent dans un local où des badauds se rassemblent également. Ils demandent la libération du voyageur incriminé estimant son arrestation injuste. C'est alors que la situation dégénère. Aux cris de "Sarkozy hypocrite !", des 'jeunes' accourus expliquent être venus protester contre "les brutalités infligées à un voyageur dépourvu de titre de transport", affirmant que ce dernier avait eu "la main cassée". La rumeur veut même que ce soit un 'jeune' de 13 ans... La police parle d'environ 200 personnes, des marginaux habitués à hanter l'endroit selon elle, qui s'en seraient pris aux policiers présents. Pour tenter d'éviter de faire des blessés, explique-t-on, les forces présentes ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes. Des CRS sont également intervenus.

Video de SYNTHESE des événements à VOIR et ENTENDRE

Mercredi matin, on comptait 13 interpellations dont le voyageur sans billet et la gare a complètement retrouvé son calme. Sur ces 13 interpellations - qui concernent 5 mineurs, toutes ont abouti à une mise en garde à vue. La préfecture de police indique qu'il y a également 9 blessés légers :4 agents de la RATP, 4 de la SNCF et 1 gardien de la paix. Dans la matinée, les traces de bagarre avaient toutes été effacées durant la nuit. Restaient seulement quelques vitrines brisées, rafistolées à l'aide de bandes adhésives...
Le tout nouveau ministre de l'Intérieur François Baroin a révélé que l'homme à l'origine de ces "actes de violence inacceptables est un récidiviste défavorablement connu des services de la police et de surcroît entré illégalement sur le territoire". Et d'ajouter : "nous serons d'une très grande fermeté et en même temps d'une très grande sérénité face à l'approche de ce type d'événements".

Les clivages politiques se creusent à cette occasion:
Pour Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, qui n'est jamais éloigné des faits de violence par des jeunes et prend systématiquement leur défense, ces "affrontements illustrent le climat de tension, le fossé et la violence désormais installés entre la police et la population".
Au contraire, l'ex-ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy prend la défense des forces de l'ordre. "Nous sommes le seul pays où l'on considère qu'arrêter quelqu'un parce qu'il ne paie pas son billet, ce n'est pas normal", a-t-il déploré. "Si la police n'est pas là pour faire régner un minimum d'ordre, quel est le rôle de la police?", a-t-il demandé.

Reportage AUDIO de RTL sur le climat à la gare du Nord: à ne pas manquer.

jeudi 29 mars 2007

Algarades de la gare du Nord: présentation des faits.

Un article de Libération est symptomatique.
Le site internet du quotidien parisien de gauche a publié à chaud l'article qui suit dès le mardi 27 mars 2007. Il contient des indices des présupposés qui ont cours dans la France actuelle, avec les dégats que les événements relatés confirment.

Face à face tendu entre jeunes et policiers à la gare du Nord
Environ 200 jeunes ont défié la police mardi en fin de journée à la gare du Nord après l’arrestation de l’un d’entre eux • Alors que sept personnes ont été interpellées, plusieurs dizaines de jeunes continuaient vers 21 heures à jouer au chat et à la souris avec les policiers.
Par Ludovic Blecher (mise en page PaSiDupes)
Grosse tension à la gare du Nord. Mardi, en fin d’après-midi, une brusque poussée de fièvre entre jeunes et policiers a failli virer à l’émeute. C’est l’arrestation d’un jeune sans billet qui a chauffé les esprits. «Un individu a été contrôlé par des agents de la RATP, raconte un policier. Il n’avait pas de titre de transport donc les agents ont voulu le verbaliser. Il s’est alors rebellé et a commis des violences à l’encontre des agents».
Alors que deux contrôleurs ont été légèrement blessés, le personnel de la RATP a fait appel à une patrouille de gendarmes en faction gare du Nord. Ils ont alors interpellé le jeune homme et l’ont conduit dans un local. C’est devant ce local que plusieurs dizaines de jeunes se sont rassemblés pour protester contre son arrestation. «Ils étaient une dizaine au départ puis 100 à 200, précise une source policière jointe par Libération peu avant 20 heures. Leur attitude était très hostile mais a priori il n’y a pas eu de dégradation». L’arrivée de renforts policiers, qui n’auraient pas fait usage de gaz lacrymogène, a rapidement entraîné la dispersion de la plupart des jeunes. Sept personnes ont tout de même été interpellées. «La situation semble s’être calmée mais il y a encore pas mal d’éléments perturbateurs», indiquait la préfecture vers 20 heures alors qu’une trentaine de jeunes continuaient à jouer au chat et à la souris avec la police.Vers 21 heures toutefois, selon plusieurs journalistes sur place, les échauffourées avaient repris dans le sous sol de la gare du Nord et dans la station de métro, avec une centaine de jeunes mobilisés.

Quelques remarques pour commencer:
1- Présentation chronologique: elle met en évidence les deux phases principales de l'incident. D'abord, une réaction spontanée des personnes présentes qui prennent fait et cause pour celui qui les ameute.
Puis, moins d'une heure plus tard, une agression des forces de l'ordre par des jeunes convoqués par SMS pour en découdre avec la police et profiter de l'occasion pour piller les magasins.
2- Présentation objective et dépouillée des faits: le journaliste prend parti en fonction de ce qu'il a vu, plutôt que par idéologie. 'C’est l’arrestation d’un jeune sans billet qui a chauffé les esprits'; 'Il s’est alors rebellé et a commis des violences à l’encontre des agents»'; ' Ils ont alors interpellé le jeune homme et l’ont conduit dans un local'; 'C’est devant ce local que plusieurs dizaines de jeunes se sont rassemblés pour protester contre son arrestation.' ; 'Leur attitude était très hostile mais a priori il n’y a pas eu de dégradation»'; 'L’arrivée de renforts policiers, qui n’auraient pas fait usage de gaz lacrymogène, a rapidement entraîné la dispersion de la plupart des jeunes"; «La situation semble s’être calmée mais il y a encore pas mal d’éléments perturbateurs»; et les choses auraient pu en rester là: 'une brusque poussée de fièvre entre jeunes et policiers a failli virer à l’émeute'.
Mais l'arrestation du fraudeur est bientôt exploitée... : les choses étaient rentrée dans l'ordre. ' vers 20 heures alors qu’une trentaine de jeunes continuaient à jouer au chat et à la souris avec la police'; 'Vers 21 heures toutefois, les échauffourées avaient repris dans le sous sol de la gare du Nord et dans la station de métro, avec une centaine de jeunes mobilisés'. Mobilisés par qui?
3- Mais banalisation d'une présence massive de 'jeunes' à cette heure tardive: jusqu'à 200 'jeunes' voyageurs et acheteurs (?), dont des mineurs, errent en semaine et en soirée en groupes dans cette gare. Qu'en est-il de la sécurité des autres voyageurs et acheteurs? Le centre ville serait-il aussi une zone de non droit au même titre que certaines zones du 9-3?
4- Appel par la RATP à la force publique : la police ne prendrait donc pas l'initiative de se jeter sur de pauvres innocents?

Observons donc quels sont les a prioris du journaliste.

1- Si les jeunes défient la police, c'est qu'un jeune -un des leurs- a été arrêté. Suggestion d'une solidarité des jeunes: "l'un d'entre eux". Or, le jeune en question n'est ni un enfant, ni un adolescent. Il est largement majeur et probablement père de famille. Il a ...33 ans !
2- Les jeunes protestent contre une arrestation. Le respect de la loi est sujet à contestation. Mais c'est dire que ces jeunes de plus de cinq ans ont bénéficié des efforts de la police de proximité pendant une dizaine d'années: les années Mitterrand et Jospin! Le bilan est-il aussi positif qu'on veut bien dire dans l'entourage de Sa Cynique Majesté Royal qui a participé à ces deux glorieuses périodes, dont nous pouvons juger du bilan .
3- Arrestation d'un jeune sans billet : arrestation injuste tant la pratique est courante. Pourquoi lui et pas tous les autres?...
4- Jouer au chat et à la souris: défier la police est présenté comme un jeu et les jeunes désoeuvrés deviennent tellement sympas...
5- Rébellion et violence à agents: suite logique à une verbalisation. 200 jeunes mobilisés, soit sans doute plus que de voyageurs: des voyageurs plus fatigués par une longue journée de travail et de transports que ces 'jeunes' après une journée de recherche d'emploi ou de cours...
Les interdits:
1- Bien que les photos et videos nous présentent des 'jeunes' de couleur, le journaliste peut ne pas savoir que le fraudeur est un multi-récidiste sans papiers connu de la police depuis qu'il a 16 ans , mais il semble n'avoir rien remarqué de sa couleur de peau: une telle mention n'est pas autorisée, au nom de la liberté d'expression et de la presse et des sans papiers... Bon, les collectifs et réseaux de la gauche extrême peuvent opposer qu'il devait bien y avoir un indigène de type européen dans le lot: soit! Sans doute plus d'un, même. Et le droit de réunion?
2- Des violences et insultes subies par les policiers nous ne sauront rien... Il est interdit de rapporter des faits qui donneraient à penser que la police n'est pas agresseur, mais victime! Les libertés d'expression, de la presse ne sont pas mises à mal... Quant au droit de réunion des policiers, il devrait être réduit à deux, pour que la France ne soit pas décrite de l'intérieur comme un état ...policier!
Mais une république bananière, peut-être?