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dimanche 14 mai 2017

Les nouveaux hommes du président Macron à l'Elysée

Uniquement des hommes, moyenne d'âge 50 ans

Alexis Kohler, 44 ans, nommé secrétaire général de l'Elysée

Alexis Kohler nommé secrétaire général de l'Elysée
Alexis Kohler, ancien directeur de cabinet d'Emmanuel Macron à Bercy, est nommé secrétaire général de l'Elysée, a indiqué dimanche l'entourage du président élu.

Enarque, A. Kohler, 44 ans, a notamment travaillé à l'Agence des participations de l'Etat, avant d'être le directeur adjoint de cabinet de Pierre Moscovici au ministère des Finances, puis de diriger le cabinet d'E. Macron au ministère de l'Economie (2014-2016). Il va succéder à Jean-Pierre Jouyet, ami proche de François Hollande et ancien secrétaire d'Etat de Nicolas Sarkozy.
Le secrétaire général de l’Élysée est le plus proche collaborateur du chef de l’État. Il dirige l’ensemble des conseillers, aide le président de la République à élaborer sa stratégie, veille sur les domaines réservés de celui-ci, à savoir la défense et les affaires étrangères.

Patrick Strzoda, nouveau directeur de cabinet du nouveau président 

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Agé de 64 ans, énarque (1983, promotion Léonard de Vinci), ancien préfet des Deux-Sèvres en 2004, de Savoie (et secrétaire général du comité d’organisation des Jeux olympiques d'hiver de 1992 à Albertville, toujours en Savoie) et de la région Bretagne (2013-2016), il fut d'abord directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, avant de l'accompagner brièvement au même poste à Matignon lorsque Cazeneuve succéda à Manuel Valls, Premier ministre démissionnaire en décembre dernier, et avant d'être nommé préfet de la région Ile-de-France entre les deux tours de la présidentielle, il n'y a pas un mois.

Philippe Etienne, 61 ans, a été nommé conseiller diplomatique

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Actuel ambassadeur de France en Allemagne, Ph. Etienne est aussi énarque, il fut notamment directeur adjoint du cabinet de Hervé de Charette, ministre des Affaires étrangères d'Alain Juppé de 1995 à 1997, puis directeur de cabinet de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2010. 
Ce diplomate français a été en poste en ambassade en Serbie, en Allemagne et en Russie. Il fut, de 2009 à 2014, représentant permanent de la France auprès de l'Union européenne à Bruxelles.
Le conseiller diplomatique fournit au chef de l’État des informations sur l’international et la diplomatie française.

Ismaël Emelien, 30 ans, a été nommé conseiller spécial du président

Diplômé de Science Po (2010), il est le plus jeune membre du cabinet d’Emmanuel Macron, mais a un gros CV, puisqu'à 19 ans, il a travaillé, lui aussi, avec son professeur, Dominique Strauss-Kahn sur la campagne avortée de 2006 (notamment à la co-écriture, avec Gilles Finchelstein, des discours de l’ancien candidat à la primaire socialiste), et sur les primaires du Parti Socialiste préparant l'élection présidentielle de 2007. 

En 2013, il œuvra à la campagne du président bolivarien Nicolás Maduro, président par intérim du Venezuela à la mort du président Hugo Chávez (2013,), lorsqu'il fut élu chef de l'Etat, aujourd'hui contesté dan la rue.
Il était déjà conseiller d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, chargé de la stratégie, de la communication et des discours. Il a participé au lancement d’En Marche !, et était conseiller communication et affaires stratégiques pendant la campagne présidentielle. 

Discret, Ismaël Emelien est d’une redoutable efficacité. Il suit les opinions et attentes des Français grâce à de nouveaux outils de traitement des données.
Cette fonction a notamment été occupée par Aquilino Morelle sous la présidence de François Hollande, ou encore par Henri Guaino, sous celle de Nicolas Sarkozy.
Emelien est l'antithèse du petit marquis Morelle, cet aîné délicat qui se faisait reluire les pompes à l'Elysée, aux frais de Marianne.

 

mercredi 9 janvier 2013

Changement: Hollande rappelle Schrameck, ex-directeur de cabinet de Jospin

Olivier Schrameck succède à Michel Boyon à la tête du CSA 

Le candidat Hollande avait promis l'"impartialité de l'Etat" , le 3 mars 2011, en meeting à Dijon.


Le président ne tient pas ses engagements de campagne.

Olivier Schrameck, ancien directeur du cabinet de Lionel Jospin à Matignon de 1997 à 2002, a été nommé en Conseil des ministres à la présidence du Conseil supérieur de l’audiovisuel, ce mercredi 9 janvier 2013, en remplacement de  Michel Boyon.

L'ouverture et le partage des pouvoirs ne sont pas inscrits dans les socialistes

Hollande ne se pose plus en défenseur de hauts fonctionnaires "déplacés comme des pions, moqués comme des petits pois, regardés comme des gêneurs, considérés comme des subalternes" et tombe donc dans le travers des "nominations partisanes parfois issues des cercles les plus intimes".

Le frère Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, voulait plus de nominations de gauche. L'esprit de tolérance de ce franc-maçon est satisfait: il dénonçait en effet la présence d'un trop grand nombre de hauts fonctionnaires qu'il soupçonnait de ne pas avoir l'intention de défendre la politique du gouvernement et de mouiller la chemise pour lui.

Le nouveau président, 62 ans, est en revanche le petit-neveu d'Abraham Schrameck qui fut ministre de l'Intérieur du Cartel des gauches (1932-1936) et sénateur des Bouches-du-Rhône.Cette coalition avait échoué dans sa politique financière: les socialistes voulaient déjà remédier à la dette par l'adoption d'un impôt sur le capital, et notamment sur les profits réalisés pendant la guerre, tandis qu'une une partie de ses alliés, les radicaux, y étaient hostiles.

Peu à peu, les hommes du président sont placés

La nomination d'Oliver Schramek intervient en pleine réfonte du CSA. Avant l'été le gouvernement doit présenter son projet de loi sur l'audiovisuel. Cette réforme vise, d'abord, à restaurer l'indépendance du CSA : son président sera à nouveau chargé de . Schrameck  garantit à Hollande la désignation de patrons des chaines publiques à la dévotion du président de la République. Ce haut fonctionnaire dévoué permet à l'Elysée d'avoir les mains libres, notamment s'il est finalement décidé de désigner un président commun aux deux institutions.
L'autre volet de la réforme de l'audiovisuelle vise, cette fois, à rapprocher le CSA et l'Arcep, le gendarme des télécoms. 


L'Elysée  assure bien sûr qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle nomination politique.
Olivier Schrameck, proche du pouvoir, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, est un choix qui participe du maillage de la république.


La mutation opérée par Michel Boyon


Michel Boyon va quitter ses fonctions le 24 janvier. Depuis 2007, il a été en particulier l'artisan du développement de la TNT. Lancée en 2005 par Dominique Baudis, elle aura pris son envol sous sa présidence. L'ancien directeur de cabinet de Jean Pierre Raffarin a estimé très tôt qu'il fallait "donner sa chance" à la télévision numérique terrestre. 



Pendant son mandat, Michel Boyon, a mené à bien le basculement technique de la diffusion analogique vers le numérique. A la date prévue, fin 2010, tous les Français avaient accès à la TNT. Les nouvelles chaînes ont conquis près du quart des parts de marché de la télévision française. 



Son successeur arbitrera les rachats de TMC et Direct 8 
Dans ce nouvel environnement, le CSA a dû gérer la concurrence entre les chaînes: la vente des fréquences de TMC et NT1 à TF1 et le rachat de Direct 8 et Direct Star par Canal+. Des rachats qui ont accéléré l'attribution de 6 nouvelles fréquences de TNT gratuites, le dernier chantier de Michel Boyon. Des chaînes inutiles dans l'état.

mardi 29 mai 2012

Hollande a commencé à placer ses hommes dans la haute fonction publique

Nomination d'un proche de l'Élysée à la préfecture de police de Paris 

Une nouvelle promesse non tenue


Hollande avait promis que “le pouvoir au sommet de l’État” serait “exercé avec dignité mais simplicité, avec une grande ambition pour notre pays et une scrupuleuse sobriété dans les comportements”.


Dans son premier discours de président de la République, Hollande avait pourtant donné des assurances

Le chef de l’État avait également tenu à revenir sur la question des nominations dans la haute fonction publique. 
Le président de la République  avait rendu hommage à la fonction publique. “La France a la chance de disposer d’une fonction publique de grande qualité, a-t-il dit. Je veux lui dire ma reconnaissance et l’attente que je place en elle et dans chacun de ses agents”. 
François Hollande avait bien parlé :  “l’État sera impartial parce qu’il est la propriété de tous les Français et qu’il n’appartient donc pas à ceux qui en ont reçu, pour un temps limité, la charge”.

Le changement, ce n'est encore pas maintenant !

Bernard Boucault, un proche du secrétaire général de l'Élysée, Pierre-René Lemas, remplace sans délai l'actuel préfet de police de Paris Michel Gaudin.

Michel Gaudin, actuel préfet de police de Paris, va être débarqué demain de son poste à l'issue du conseil des ministres. 
Il a droit un lot de consolation : il sera nommé au Conseil d'État. 


Bernard Boucault, un énarque de 63 ans, né le 17 juin 1948 à Blois en Loir-et-Cher, était  directeur de l'ENA, institution pourtant décriée par la gauche qui considère maintenant qu'il a le profil idéal pour occuper ce poste sensible. 
Il a travaillé depuis 30 ans dans de nombreux cabinets de gauche, notamment aux côtés de Jacques Delors, Pierre Joxe et Daniel Vaillant. Préfet de Midi-Pyrénées quand Jospin était Premier ministre, puis préfet des Pays de la Loire, ce qui en fait un proche de Jean-Marc Ayrault, Bernard Boucault avait été recasé après 2007 par Nicolas Sarkozy.