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dimanche 6 mars 2016

Clash: contre l'avis de Royal, Cosse promet de fermer Fessenheim dès cette année

La ministre du Logement interfère avec la ministre de l'Environnement de Valls

Fessenheim sera bien fermée cette année, affirme Emmanuelle Cosse

La ministre du Logement a réaffirmé ce dimanche un engagement de campagne de François Hollande. Problème, le chef de l'Etat est revenu sur cette promesse en septembre dernier et Emmanuelle Cosse lance un défi chef de l'Etat. Alors, fermera ou fermera pas, la centrale nucléaire de Fessenheim? en 2016 ? 

Au sommet de l'Etat, la confusion règne à tous les étages. 
En septembre dernier, François Hollande avait déclaré que Fessenheim, en service depuis 1977, ne fermerait pas en 2016, comme il l'avait initialement prévu parmi ses 60 engagements électoraux de 2012, en prétexte du retard pris par le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche), réacteur nucléaire de troisième génération. 
Ce dimanche, la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, a pourtant affirmé que la pionnière du parc nucléaire français serait bien fermée cette année. "Le calendrier (de la fermeture de Fessenheim), c'est celui que m'a répété à plusieurs reprises le président de la République, c'est 2016", a réaffirmé la ministre, lors d'un entretien au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. 

Clash au gouvernement sur la fermeture en 2016

Le président de la République s'est engagé à fermer Fessenheim d'ici la
fin 2016. C'est ça, la date", a insisté l'ancienne chef de file d'EELV, soutenant que "le processus est assez simple pour arrêter un réacteur"

De son côté, en octobre Ségolène Royal, la ministre de l'Environnement et de l'Energie, avait demandé à EDF d'entamer la procédure de fermeture de Fessenheim d'ici à "la fin juin 2016", en vue d'une fermeture effective en 2018. Car "pour fermer deux réacteurs comme ceux de Fessenheim, il ne suffit par de tourner un bouton", avait-elle souligné. Située à proximité de la frontière avec l'Allemagne et la Suisse, sur une prétendue faille sismique non unanimement avérée et en contrebas du Rhin, cette centrale sert de cheval de bataille aux écologistes français, allemands et suisses depuis des années et notamment au moment d'élections, comme c'est le cas en mars au Bade-Wurtemberg. 
La centrale est certes dans le collimateur des activistes anti-nucléaires, qui militent pour sa fermeture, mais ces trois états sont actionnaires de Fessenheim et tirent des profits de la production d'électricité à Fessenheim et sont beaucoup moins dans l'impatience de cette fermeture.
Lire PaSiDupes


Heureusement qu'aucune de ces deux péronnelles n'a le code des tirs nucléaires: les deux ministères sont tous les deux dans le VIIe arrondissement de Paris...

mardi 15 décembre 2015

Bartolone, communautariste battu aux régionales, doit partir, mais Le Drian doit-il envahir le paysage politique ?

Vainqueurs ou battus, les socialistes s'incrustent partout

Prenez Jean-Yves Le Drian...
Un républicain exemplaire, grave !
Ministre et président de région, un passe-droit ? Théoriquement impossible sous la présidence de François Hollande. Mais Jean-Yves Le Drian  a obtenu du président socialiste une dérogation, après son élection à la tête de la région Bretagne dimanche 13. Une entorse à la déontologie que le candidat Hollande disait inaugurer avec sa présidence! Mais cette exception pour ce proche serait liée à la "situation particulièrement dramatique, tragique, tendue" en France. Une situation qui autorise déjà un "état d'urgence" que les républicains contestent, mais que le premier ministre Valls aimerait proroger pendant trois autres mois: et pourquoi pas jusqu'à la présidentielle ?  
En 2012, Jean-Yves Le Drian avait pourtant quitté la présidence de la région pour rejoindre le gouvernement Ayrault. Pas cette fois, car Le Drian veut tout. Or qui mal étreint . Elu avec 51,4% des voix, il reprend la tête de la Bretagne, une région qui a pourtant violemment réagi aux portiques d'autoroutes et s'est enflammée à chaque fermeture d'usine de la filière sinistrée du porc, mais aussi plus largement de l'agroalimentaire, avec des exploitants agricoles sur les routes et devant les préfectures... Mais, à l'inverse, il restera ministre de la Défense "tant que le président jugera (sa) présence nécessaire", comme il l'a indiqué sur TF1 dimanche soir. 

Le Drian devient sereinement le premier cumulard officiel sous la présidence de François Hollande.
Interrogé sur RTL ce lundi, le ministre de la Défense a rappelé qu'il avait prévenu ses électeurs (mais aussi les militaires) après les attentats de Paris le 13 novembre dernier. "Dans la période actuelle, le président de la République a souhaité que pour l'instant, je continue d'exercer mes fonctions," avait prévenu Jean-Yves Le Drian au lendemain des élections régionales, tout en martelant que, malgré ses 68 ans, il "ne [sera] pas ministre de la Défense à mi-temps". 
Sera-t-il président de région à mi-temps?  L'élu affirme qu'à la présidence de la région Bretagne il a "auprès de [lui] à Rennes une équipe qui est prête à assurer la complémentarité de [ses] fonctions"...

"Moi, président, les ministres ne pourraient pas cumuler"...
S'il estime ne pas avoir trahi les électeurs bretons en restant ministre, ni en les abandonnant en 2012, pour donner à Hollande la priorité, Jean-Yves Le Drian bafoue toutefois à la règle qu'avait fixé François Hollande pour son quinquennat en matière de cumul des mandats, soulignent les commentateurs. Mais ces analystes désinformateurs ne font que dédouanner Hollande: qui dirige, qui est supposé prendre les décisions, Le Drian ou Hollande ? 

Le premier ministre, Manuel Valls, va-t-il prend en charge les armées en complémentarité de Le Drian,
comme il prend en charge le fardeau Myriam el Khomeri, ministre néophyte du Travail et du chômage ?
On se souvient de la tirade de Hollande dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle en 2012: "Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local, parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches". 

Une règle qui avait été gravée dans le marbre de l'article 4 de la Charte de déontologie des membres du gouvernement: "Les membres du gouvernement consacrent tout leur temps à l'exercice de leurs fonctions ministérielles. Ils doivent, de ce fait, renoncer aux mandats exécutifs locaux qu'ils peuvent détenir". 
Jusqu'à présent, la consigne avait été fermement appliquée. Pour se consacrer aux élections, Carole Delga - élue dimanche présidente de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées - avait notamment démissionné en juin dernier de son poste de secrétaire d'État au commerce et à l'artisanat. L'exception Le Drian pose un problème dont le Parlement doit se saisir. 

Qui trop embrasse mal étreint 

Jean-Yves Le Drian à la Défense R est-il à ce point indispensable ? Ne pensait-on pas d'Europe 1 à Libération, en passant par France Télévisions et Le Monde, qu'Arnaud Montebourg l'était ?  Que le président de la République craigne de changer de têtes est en soit inquiétant sur ses facultés de changements et d'adaptation, mais c'est aussi et surtout un déni de parole. 
Ni l'un, ni l'autre ne sait donc faire de choix et ils n'ont pas pris de risque: ils ont laissé faire les choses ! Quoi qu'on pense de l'aboutissement de longs pourparlers de vente de Rafale ou de l'enlisement de nos troupes au Mali ou en Centrafrique, mais aussi en Syrie, avec les conséquences terroristes sanglantes sur notre territoire, cible des assassins islamistes de masse, à 67 ans, ce ministre de François Hollande s'est rendu indispensable en multipliant les terrains d'opérations et entend donc être désormais à la fois au four militaire et au moulin breton.
Une femme, première ministre de la guerre  Défense, ça aurait pourtant de la (grande) gueule: on pense d'ailleurs à la ch'tite Aubry !...

Le parrain du 9.3 s'est fait déjuger en région mais veut rester à l'Assemblée nationale !

Le président socialiste de l'Assemblée nationale refuse de tirer les conséquences de son échec aux régionales. Battu en région capitale, Bartolone veut retourner sur son perchoir...  Après les déclarations polémiques de Claude Bartolone sur Valérie Pécresse, "candidate qui défend la race blanche" et à la femme politique qui "fait la danse du ventre", Laurent Wauquiez s'élève contre les pratiques anciennes de la classe politique que le nombre grandissant d'abstentionnistes condamne. Bartolone doit tirer les conséquences du désaveu dans les urnes de ses comportements. Valérie Pécresse ne promettait-elle pas de porter plainte contre ses insultes ?
Le parrain du 9.3 doit se retirer puisque les électeurs -libres, hors de Seine-Saint-Denis- l'ont rejeté, comme les électeurs de France ne veulent pas à la présidence de l'assemblée nationale d'un communautariste anti-Blancs, doublé d'un mafieux sicilien, aux manières sexistes et aux propos injurieux, à la façon de l'amère PS de Lille, Martine Aubry, autre complotiste et élue à la langue fétide.
Le président de Région Rhône-Alpes considèrent la politique  que le président socialiste de l'Assemblée n'est "plus digne d'occuper sa fonction au perchoir. Il a perdu l'autorité et le respect d'un certain nombre d'élus. Il s'est abaissé et n'a pas eu une conduite digne", affirme-t-il sur BFMTV et RMC.

"Bartolone n'est plus digne d'occuper ses fonctions au perchoir de l'Assemblée", souligne Laurent Wauquiez.
Laurent Wauquiez, élu président de Rhône-Alpes, région la plus riche de France derrière l'Ile-de-France,  considère que Claude Bartolone "doit se retirer de sa fonction" de président de l'Assemblée, insiste l'ancien ministre.

Invité de de Jean-Jacques Bourdin ce mardi matin sur BFMTV et RMC, Laurent Wauquiez s'est déclaré favorable à une démission de Claude Bartolone de son poste de président de l'Assemblée nationale. "Il n'est plus digne d'exercer cette fonction (…) Je considère que Claude Bartolone a perdu l'autorité et le respect d'un certain nombre d'élus. Et qu'un président de l'Assemblée nationale doit pouvoir être respecté par tous les partis. Il s'est abaissé, il a une conduite qui n'est pas digne. Pour moi, si lui-même était à la hauteur, il se retirerait de cette fonction", a expliqué le maire du Puy-en-Velay. 
BFMTV continue de désigner comme maire de Puy-en-Velay le député de Haute-Loire, alors que Laurent Wauquiez est depuis dimanche le brillant vainqueur des régionales en Rhône-Alpes-Auvergne: il  a en effet largement battu de quatre points Jean-Jack Queyranne, 70 ans et sorti ce proche de Ségolène Royal, président socialiste depuis onze années (2004). 
Le candidat des Républicains (LR), de l’UDI et du MoDem a obtenu 40,61% des voix (113 sièges), contre 36,84% pour JJ. Queyranne (57 sièges) et 22,55% au candidat du Front national Christophe Boudot (34 sièges).

jeudi 4 avril 2013

Un riche ami fraudeur fiscal de Hollande est au paradis ...fiscal des Caïmans

Ce proche de Hollande investit loin de Bercy

Moscovici ne sait-il pas que ce vertueux requin de la finance est un Caïman ?
Le trésorier de la campagne présidentielle de François Hollande est un évadé fiscal 

Jean-Jacques Augier est actionnaire de sociétés offshore aux îles Caïmans, selon Le Monde de ce jeudi: des informations qui pourraient achever le chef de l'Etat déjà plombé par l'affaire Cahuzac.


Cet homme de confiance de 59 ans est "actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans par le biais de son holding financier Eurane." ancien inspecteur des Finances et homme d'affaires discret.

Augier vient toutefois de racheter le magazine gay "Têtu" au multimilliardaire, Pierre Bergé, mécène de Désirdavenir Royal, puis de son ex-concubin François Hollande.
En pleine contestation sur le projet de mariage homosexuel porté à bouts de bras par le gouvernement Ayrault, le chef de l'Etat est-il indépendant du  lobby gay ? Ou le débat est-il tronqué ?

Un fuite en provenance de deux sociétés offrant des services "offshore"

Ces révélations relayées par le quotidien socialiste sont en fait issues de la publication d'une longue investigation sur les services "offshore" dans le monde.


Le Monde ne pouvait dissimuler une fuite majeure à laquelle 36 médias dans le monde ont eu accès, grâce au consortium indépendant de journalisme d'investigation ICIJ, basé à Washington. Les deux sociétés fuiteuses sont  basées l'une à Singapour et  l'autre dans les bien-nommées Iles Vierges britanniques. Tout comme leurs cousines, les îles Caïmans, elles ne paient aucune taxe !

Interrogé par le quotidien, Augier a confirmé avoir constitué en 2005 et 2008-2009 deux entités offshore aux Caïmans, paradis fiscal des Caraïbes sous souveraineté britannique, à la demande de ses partenaires en affaires.


La première société, International Bookstores, a été créée en 2005 à la demande d'un de ses associés chinois, un certain Xi Shu, propriétaire d'un réseau de librairies, a indiqué l'homme d'affaires français, propriétaire du magazine Books et, depuis janvier 2013, de Têtu, le premier magazine et lobby de la communauté homosexuelle française.
"J'ai investi dans cette société par l'intermédiaire de la filiale d'Eurane en Chine, Capital Concorde Limited, un holding qui gère toutes mes affaires chinoises", a précisé l'homme d'affaires au Monde. "L'investissement dans Internationale Bookstores apparaît au bilan de cette filiale", insiste ce proche du président.

La deuxième entité offshore, constituée en 2008-2009 avec des voyagistes de plusieurs pays, a également été créée à la demande de ses partenaires, a affirmé M. Augier au Monde, ajoutant qu'elle aurait été depuis rapatriée à Hongkong."Rien n'est illégal", explique l'ancien inspecteur des Finances de Bercy et homme d'affaires discret. Il affirme n'avoir "ni compte bancaire personnel ouvert aux Caïmans ni investissement personnel direct dans ce territoire".

"Rien n'est illégal", affirme ce proche du président

Le chef de l'Etat français n'était encore au courant de rien, affirme évidément cette belle âme socialiste.

J.-J. Augier reconnaît toutefois qu'il a "peut-être manqué de prudence" en participant à la création de ces entités offshore, mais il souligne que ces opérations ont été faites à la demande de ses partenaires, dont un important homme d'affaires chinois.

Pourvu que Cahuzac ne soit pas Chinois à ses heures singapouriennes !
Ces révélations pourraient embarrasser encore plus le président François qui,  avec son ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, s'est placé dans l'oeil du cyclone de la fraude fiscale.
"Même si ces opérations sont légales, fallait-il qu'un inspecteur des Finances, membre de l'un des grands corps de l'Etat, et porteur des valeurs de la République, participe à de tels montages, cautionnant ainsi l'opacité financière des territoires offshore ?", s'interroge le quotidien Le Monde.

Le quotidien socialiste surfe toutefois allégrement sur la vague d'exemplarité que Hollande devait faire déferler sur la France.
Parmi ses "60 engagements pour la France" du jeudi 26 janvier à la Maison des métallos de Paris, Le candidat Hollande avait fait croire à sa priorité à une réforme de la fiscalité: son projet confirmait la séparation des activités des banques (investissement et emploi/opérations spéculatives) et l'interdiction qui leur serait faite d'exercer dans les paradis fiscaux. Et les copains ? Etaient-ils d'accord pour donner leur vote à celui qui promettait de leur mettre des bâtons dans les roues de la fortune ? Ou ont-ils reçu des gages sur leur tranquillité paradisiaque aux Caraïbes ?

Et Arte de banaliser:
VOIR et ENTENDRE ce reportage du jour qui tend à faire l'amalgame entre le menu fretin et les gros poissons:

Et puis, le bon Dr Cahuzac a-t-il croisé  Augier ?
L'ex-ministre du Budget, 61 ans, ancien du ministère de la Santé, et de l'homme d'affaires, 59 ans, ancien du Ministère des Finances, ne se sont-ils jamais trouvé des affinités communes au début des années 90, quand Cahuzac est soupçonné d'avoir beaucoup reçu des laboratoires pharmaceutiques en échange de ses connaissances acquises au ministère de Claude Evin ?
L'exil n'est-il pas de nature à rapprocher  ?


vendredi 18 janvier 2013

Mali: Hollande relance la Françafrique en dépit de ses engagements

"En aucun cas, la France n'interviendra elle-même au Mali"

Hollande renie ses promesses à l'Afrique

Mali: troupes françaises
"au sol"
Soutien logistique éventuel, oui, mais "sans jamais avoir de troupes au sol", précise le "facilitateur" Laurent Fabius...
"En aucun cas, la France n'interviendra elle-même au Mali", a déclaré le chef de l'Etat lors de sa conférence de presse , a affirmé  le président François Hollande, mardi 8 novembre 2012.
rappelant que Paris s'était engagé à "soutenir logistiquement" les pays africains pour mettre un terme à l'occupation du nord du Mali par des "groupes terroristes".

Aujourd'hui, la France achèvera son intervention militaire au Mali une fois le pays stabilisé et un processus électoral mis en oeuvre, a déclaré mardi le président François Hollande, ouvrant la perspective d'une opération coûteuse et prolongée contre les rebelles islamistes.

Des "relations de confiance et de respect"

"C'est une affaire qui relève avant tout des Africains," dixit Fabius...
 tout en soulignant que l'occupation (du nord du Mali) par des groupes terroristes" était "suffisamment grave pour que la France puisse aider les Africains à s'organiser face à cette menace". 

VOIR et ENTENDRE François Hollande  s'interdire toute intervention qui puisse être ressentie comme une ingérence de l'ancienne puissance coloniale:

"La France et ...l'Europe" en appui

Qui sont les pays européens au côté des troupes françaises ?..

Le passé colonial de la France au Sahel, ainsi que sa "plus grande" facilité à mobiliser du matériel militaire dans la région, l'ont logiquement placée au premier plan. Reste que, si de nombreux pays ont déclaré soutenir l'opération, peu ont promis d'envoyer des moyens en hommes ou en matériel.

Côté occidental, pour l'heure, seuls la Grande Bretagne, les Etats-Unis et l'Allemagne ont annoncé leur aide. La Grande-Bretagne met à disposition deux avions de transport, tandis que les Etats-Unis promettent l'envoi de drones dans le Sahel.
Enfin, l'Allemagne, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Guido Westerwelle a annoncé qu'elle "ne laissera pas seule la France dans cette situation difficile." Evoquant une aide sur le plan logistique ou humanitaire. Même si ses modalités restent floues, pour l'instant.
Côté africain, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a validé l'envoi de troupes à Bamako. Dirigées par un général nigérian ces troupes devraient rejoindre le Mali dans quelques jours.

Après une semaine que la France assume son rôle de "fer de lance", ses alliés potentiels sont toujours attendus.

La France a déployé 800 soldats au Mali depuis le début de son intervention militaire jeudi, et ce dispositif doit être porté progressivement à 2.500 hommes.

Interrogé sur Europe 1, le chef d'état-major des armées, l'amiralEdouard Guillaud, a souligné pour sa part que les forces françaises étaient confrontées au Mali à "un conflit de type guérilla", situation à laquelle elles sont habituées dans ce genre de zones

A noter qu'il n'est fait état d'aucune victime civile...
 

mercredi 9 janvier 2013

Changement: Hollande rappelle Schrameck, ex-directeur de cabinet de Jospin

Olivier Schrameck succède à Michel Boyon à la tête du CSA 

Le candidat Hollande avait promis l'"impartialité de l'Etat" , le 3 mars 2011, en meeting à Dijon.


Le président ne tient pas ses engagements de campagne.

Olivier Schrameck, ancien directeur du cabinet de Lionel Jospin à Matignon de 1997 à 2002, a été nommé en Conseil des ministres à la présidence du Conseil supérieur de l’audiovisuel, ce mercredi 9 janvier 2013, en remplacement de  Michel Boyon.

L'ouverture et le partage des pouvoirs ne sont pas inscrits dans les socialistes

Hollande ne se pose plus en défenseur de hauts fonctionnaires "déplacés comme des pions, moqués comme des petits pois, regardés comme des gêneurs, considérés comme des subalternes" et tombe donc dans le travers des "nominations partisanes parfois issues des cercles les plus intimes".

Le frère Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, voulait plus de nominations de gauche. L'esprit de tolérance de ce franc-maçon est satisfait: il dénonçait en effet la présence d'un trop grand nombre de hauts fonctionnaires qu'il soupçonnait de ne pas avoir l'intention de défendre la politique du gouvernement et de mouiller la chemise pour lui.

Le nouveau président, 62 ans, est en revanche le petit-neveu d'Abraham Schrameck qui fut ministre de l'Intérieur du Cartel des gauches (1932-1936) et sénateur des Bouches-du-Rhône.Cette coalition avait échoué dans sa politique financière: les socialistes voulaient déjà remédier à la dette par l'adoption d'un impôt sur le capital, et notamment sur les profits réalisés pendant la guerre, tandis qu'une une partie de ses alliés, les radicaux, y étaient hostiles.

Peu à peu, les hommes du président sont placés

La nomination d'Oliver Schramek intervient en pleine réfonte du CSA. Avant l'été le gouvernement doit présenter son projet de loi sur l'audiovisuel. Cette réforme vise, d'abord, à restaurer l'indépendance du CSA : son président sera à nouveau chargé de . Schrameck  garantit à Hollande la désignation de patrons des chaines publiques à la dévotion du président de la République. Ce haut fonctionnaire dévoué permet à l'Elysée d'avoir les mains libres, notamment s'il est finalement décidé de désigner un président commun aux deux institutions.
L'autre volet de la réforme de l'audiovisuelle vise, cette fois, à rapprocher le CSA et l'Arcep, le gendarme des télécoms. 


L'Elysée  assure bien sûr qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle nomination politique.
Olivier Schrameck, proche du pouvoir, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, est un choix qui participe du maillage de la république.


La mutation opérée par Michel Boyon


Michel Boyon va quitter ses fonctions le 24 janvier. Depuis 2007, il a été en particulier l'artisan du développement de la TNT. Lancée en 2005 par Dominique Baudis, elle aura pris son envol sous sa présidence. L'ancien directeur de cabinet de Jean Pierre Raffarin a estimé très tôt qu'il fallait "donner sa chance" à la télévision numérique terrestre. 



Pendant son mandat, Michel Boyon, a mené à bien le basculement technique de la diffusion analogique vers le numérique. A la date prévue, fin 2010, tous les Français avaient accès à la TNT. Les nouvelles chaînes ont conquis près du quart des parts de marché de la télévision française. 



Son successeur arbitrera les rachats de TMC et Direct 8 
Dans ce nouvel environnement, le CSA a dû gérer la concurrence entre les chaînes: la vente des fréquences de TMC et NT1 à TF1 et le rachat de Direct 8 et Direct Star par Canal+. Des rachats qui ont accéléré l'attribution de 6 nouvelles fréquences de TNT gratuites, le dernier chantier de Michel Boyon. Des chaînes inutiles dans l'état.

lundi 31 décembre 2012

PCF: Hollande, président, ne tient pas les engagements de François en campagne

Les communistes critiquent l'exécutif socialo-écolo 

Pas content, Libération ? 

Le Parti communiste a publié une vidéo de presque quatre minutes "moquant" les promesses non tenues du candidat Hollande devenu président.
Les media nous avaient habitués à plus de tolérance avec les zappings et autres montages douteux à prendre avec humour, "au second degré" ! 

Le clip, intitulé "2013, rallumons les étoiles", met en scène François Hollande formulant différentes promesses lors de la campagne présidentielle, "aussitôt "coupé par des rires enregistrés typiques des sitcoms, avant que n'apparaisse le chiffre ou l'affirmation le contredisant dans les faits. 
A chaque engagement non tenu, le slogan "le changement, c'est maintenant" apparaît grignoté, pour finalement totalement disparaître à la fin de la vidéo.

L'humour grinçant échauffe a presse dévote

François Hollande est ainsi montré du doigt par le Parti communiste sur sa politique dans les domaines de la culture, l'Europe, la santé, le vote des étrangers, la hausse de la TVA, le vote à la proportionnelle ou encore la finance. 

Libération, incrédule, semble découvrir son hypo-président ?
La dernière séquence du clip aborde le thème de l'industrie.
Le président y apparaît peu à peu submergé par le nom des groupes industriels ayant annoncé des plans de licenciements et les rires laissent place à cette phrase : "1.500 emplois détruits chaque jour, ça nous fait pas rire".

Promis pas Désirdavenir Royal, le vent de révolte" se lève
Après ce passage sur l'industrie qui égrène les entreprises en difficulté (PSA, Petroplus, ArcelorMittal, Fralib, Thalès...), tandis qu'on entend le "capitaine de pédalo" déclarer que "la réindustrialisation de la France sera [sa] priorité", le PCF conclut sa liste noire sur un sobre "A toutes et tous, une bonne année de luttes".

Mais, pour visionner la vidéo, il ne faut pas compter sur Libération...

VOIR et ENTENDRE le crime de lèse-majesté audiovisuel:

Timorée, TF1 est incomplète et ne donne qu'un faible aperçu de la satire communiste: craint-elle d'être nationalisée ?

Jean-Philippe- Harlem Désir se dresse sur ses ergots

Le premier secrétaire désigné du PS a dénoncé aujourd'hui la vidéo du PCF, y voyant un "clip de mauvaise foi, mensonger et caricatural qui vise de façon inacceptable le président de la République et le gouvernement", et appelant les communistes à ne pas "se tromper d'adversaire".
Mais ce n'est pas tout : il réclame la parité !
"Ce clip est un honte pour ses auteurs", fustige encore le coopté de l'Elysée, observant que "François Hollande et la gauche qui gouvernent sont la cible exclusive de ce clip qui épargne totalement la droite et l'extrême droite"

Désir n'accepte pas d'ouvrir les yeux
"Ce clip ne met pas seulement en cause le président de la République, il ignore délibérément l'action menée depuis 8 mois au service des Français", souligne la chose de Hollande, citant une longue liste de mesures sociales prises par le gouvernement, dont beaucoup ont été "votées par le PCF au Parlement", mais non mises en oeuvre.

"Ce clip passe aussi sous silence l'incohérence du Parti communiste qui a, pour la première fois avec la droite au Parlement, voté contre des réformes qui améliorent, selon lui, la vie quotidienne des Français comme le budget de la Sécurité sociale", dont les bénéficiaires attendent les effets positifs alors que tous les tarifs augmentent. 

Désir implore le PCF de s'en prendre aux partis au pouvoir
Il demande à la gauche, "radicale" pendant la campagne, de " cesser de se tromper d'adversaire et à se garder d'une dérive contraire à sa tradition de responsabilité ".
"Ces caricatures sont insultantes et dangereuses pour l'unité de la gauche. La France n'a rien à gagner à la division de la gauche. Au lieu de faire la guerre à la gauche, le Parti communiste devrait aider le gouvernement à faire la guerre au chômage et à la crise", insiste-t-il.

PaSiDupes fera de l'information quand les media "indépendants" seront absents
VOIR et ENTENDRE la vidéo que les media "libres" diffusent "avec modération" :


Devoir de mémoire
On voit ainsi un extrait vidéo d'un discours du candidat socialiste où Hollande promet que "le budget de la culture sera entièrement sanctuarisé". "Sanctuarisé ? Moins 4,3 % pour la culture", observe le PCF. 

Idem avec
le traité budgétaire européen que le chef de l'Etat avait promis de renégocier."Renégocier ? Sarkozy/Hollande, même traité", répond le PCF. 
L'opération se répète avec le droit de vote des étrangers - "promis depuis 30 ans, reporté depuis 30 ans" -, 
La TVA ? Voulue par Nicolas Sarkozy et jugée "injuste" par Hollande - "Injuste ? 3% de TVA en plus".
Quant  à la lutte contre la finance
"Adversaire ? 20 milliards de cadeaux au patronat, le Medef rassuré".

Au fur et à mesure, le slogan de campagne, "Le changement, c'est maintenant", est grignoté jusqu'à disparaître complètement.

Quels mensonges Hollande va-t-il encore trouver à servir à ses électeurs communistes du second tour, lors de son allocution télévisuelle au soir du 31 décembre ? 
"Les quatre millions d'électeurs du Front de gauche dont les votes ont fait la décision" (Mélenchon) se sentiraient-ils trompés, humiliés par le président tout-puissant ?

Réactions aigres-douces, sur Twitter 
(Sélection du huffingtonpost)

mardi 27 novembre 2012

Fisc: Hollande récompense la presse qui l'a fait élire

Le conflit d'intérêts des journalistes militants


A la niche,
les journalistes militants:
la gamelle est bonne !



Le mercredi 3 octobre 2012 sur France Inter, un auditeur de la matinale de France Inter a fait ressurgir le tabou des avantages fiscaux qu'entretient la profession charger de nous informer de tout.



L'auditeur vigilant a interpellé directement  Patrick Cohen, l’animateur radio :

"J’aimerais beaucoup que monsieur Cohen nous parle des niches fiscales des journalistes. J’aimerais, par équité, que vous en parliez autant que les niches fiscales des restaurateurs. " Les restaurateurs, boucs émissaires donnés en ...pâture à l'opinion: rideau de fumée comme un autre !


Un salaire mensuel de 2 000 euros permet à un journaliste de bénéficier de 7600 euros maxi d’avantage annuel

Ces abattements fiscaux s'élèvent en effet à 600 euros par mois, sur 12 mois.




Rue 89 (Libération) s'est porté au secours de la corporation en pointant les autres niches. 
Les bénéficiaires osaient
réclamer plus de justice sociale...
Une centaine de professions est ainsi dénoncée (lien Sénat). Pourquoi croyez-vous que des artistes comme les Bedos, père et fils, ou le chanteur bobo Yannick Noah, la propriétaire vinicole Bouquet et l'actrice populaire Josiane Balasko, qui avoue jouer de sa notoriété pour obtenir des passe-droits, comme le rupin Jean Rochefort, apportent-ils leur soutien au PS ? 
Les internes des hôpitaux ont regimbé récemment, mais sont pourtant de ces privilégiés, au même titre que les fonctionnaires ou agents des assemblées parlementaires ou les ouvriers d'imprimerie de journaux (dont le Syndicat général du livre et de la communication écrite, SGLCE-CGT, l'ex ténébreuse NMPP: voir libellé PaSiDupes) et les "speakers" du service public de la radiodiffusion télévision française (Radio France et France Télévisions)... La boucle est bouclée !

La technique est aussi classique que vile: réduire au silence les détracteurs en dressant contre eux les autres bénéficiaires d'abattements fiscaux.
Lien Rue89

La niche Jospin des media bien-pensants



Les artistes et journalistes
solidaires et justes
 détournent  l'attention
sur les autres
Si les media sont si complaisants avec le président socialiste, c'est que F. Hollande a promis de rétablir l’abattement fiscal de 30% des journalistes que Juppé avait aménagé en abattement forfaitaire socialement plus juste, car il n’avantageait pas excessivement les stars des media. D'où la rancune des journalistes de la "pensée unique" à l'encontre de la droite !

Jospin n'avait pas tardé à se rallier les nantis aigris en remettant en vigueur cette déduction fiscale de ...7600 euros par an.


Pendant la campagne Pulvar et Trierweiller avaient déposé une pétition  sociale et juste et Hollande a promis de la rétablir fin 2012. Pulvar pourra renouveler ses lunettes en écaille de tortue (lien PasiDupes:  "Audrey Pulvar chausse des lunettes à au moins 12.000 euros ") ou se couvrir de chocolat (lien PaSiDupes :  " Le " made in France" de Montebourg est-il une supercherie ? ")
Ce qui explique la différence de traitement entre Sarkozy et Hollande

Chacun a pu noter la grande complicité de la presse godillot avec le candidat de la gauche. Son indulgence a même atteint des sommets de flagornerie depuis l'élection ! Laurent Mouchard-Joffrin s'est appliqué à mériter son abattement et s'est démultiplié sur toutes les chaînes de radio, comme dans Libération, dans des numéros risqués de funambule en collant rose. Bizarrement, on n'entend plus le trotskiste Edwy Plenel de Médiapart. Lui qui diffusait les rumeurs les plus folles et tapait sur Sarkozy matin midi et soir. Il promettait le même traitement à Hollande, mais semble avoir atteint le nirvana: au mieux l'idéologue cherche-t-il ses marques, au pire va-t-il retrouver la trace idéologique du NPA et de Mélenchon, aussi bien. Il a fait l'impasse sur Trieweiller, il a  fiston Hollande qui se répand dans les media, et a jeté un voile pudique sur tous les rivalités des ministres préoccupés de leur pré carré et qui lancent des ballons d'essai tous les matins à jeûn. 

Tous, sauf...
les journalistes de gauche ?
Viendrait-il à l'idée de quiconque de demander sa carte SNJ, syndicat dominant, c'est-à-dire hégémonique, à Michaël Darmon, éditorialiste partisan de 50 ans sur i-télé
Sur La Chaîne parlementaire LCP, en deux "Politique Matin" on a fait le tour de Patrick Chêne, dans le genre sournois, et Arnaud Ardoingrimacier façon Nono Montebourg, fait du Serge Moati, 66 ans, à grand renfort de gestes et d'interruptions, jouant le rôle officieux de journaliste débatteur omniprésent plus que tendancieux. D'ailleurs, à 70 ans, Olivier Mazerolle continue de régler des comptes vieux de plus de huit ans (2004) et  BFM-TV ne prend même plus la peine de dissimuler ses sympathies et les expressions du visage de Ruth Elkrief peuvent servir de météo lisible de l'état idéologique de la presse vénale et reconnaissante plus qu' "indépendante"