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vendredi 19 octobre 2018

Affaire Fillon : les juges d'instruction ont terminé leur tri sélectif

Les juges Serge Tournaire, Aude Baresi et Stéphanie Tacheau ont-ils réussi à étayer leurs soupçons ?

Les juges chargés de l'enquête sur les emplois présumés fictifs de l'épouse et des enfants de François Fillon ont notifié la fin de leurs investigations

Au vu de leurs conclusions vendredi, il revient désormais au Parquet national financier (PNF) de donner son avis sur un éventuel procès de l'ex-candidat de la droite à la présidentielle en 2017 avant la décision finale des juges.

Mis en examen dans ce dossier, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a été réentendu au pôle financier du Tribunal de Grande Instance de Parisdébut septembre, après que les policiers ont remis cet été aux juges leur rapport de synthèse.

Le PNF avait ouvert une enquête après des accusations du Canard enchaîné le 25 janvier 2017, qui se sont avérées fatales pour la candidature de François Fillon. Parti favori dans la course à l'Elysée, il avait finalement été éliminé en avril, dès le premier tour, bien que présumé innocent, victime d'accusations de la presse anarcho-révolutionnaire.

Au cœur du dossier, des soupçons sans preuves d'emplois fictifs de sa femme Pénélope et de ses enfants quand ils étaient ses assistants parlementaires. Les investigations portaient aussi sur les salaires - 3.500 euros net par mois - touchés de mai 2012 à décembre 2013 par son épouse pour un emploi à la "Revue des deux mondes", 
propriété d'un homme d'affaires proche de François Fillon, Marc Ladreit de Lacharrière, que l'on voit ici avec le président Hollande.

Mis en examen le 14 mars 2017, notamment pour "détournement de fonds publics" et "complicité et recel d'abus de bien sociaux", François Fillon s'était alors borné à lire une brève déclaration devant les juges.

Résultat de recherche d'images pour "Robert Bourgi Hollande"Outre ces déboires judiciaires, la campagne du candidat avait été plombée par les accusations d'une figure des réseaux de la "Françafrique", le franco-libanais Robert Bourgi qui s'est vanté d'avoir offert deux costumes d'une valeur de 13.000 euros à l'ancien Premier ministre.

François Fillon avait été entendu pour la première fois sur le fond de l'affaire quelques mois après la présidentielle par les juges Serge Tournaire, Aude Buresi et Stéphanie Tacheau.
Image associéeLe juge Tournaire (ici au côté de sa consoeur Stéphanie Tacheau)

Lors de cette audition, fin juillet 2017, François Fillon avait défendu la réalité des emplois d'assistants de sa femme à l'Assemblée nationale, entre 1986 et 2013, lorsqu'il était député, et de ses enfants Charles et Marie quand il siégeait au Sénat, entre 2005 et 2007.
Quatre personnes ont été mises en examen dans cette enquête : les époux Fillon, Marc Joulaud (ancien suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale), et Marc Ladreit de Lacharrière. Les deux enfants du couple Fillon ont été placés sous le statut de témoin assisté.

Le tableau de chasse de Serge Tournaire est impressionnant : Vincent Bolloré, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Bernard Tapie, Serge Dassault. Un juge dédié à la droite ?

Aude Buresi, qui fuit les micros et caméras, un comportement généralement attribué aux trotskistes, est la dernière juge de cette triade et elle enquête aussi sur le Front national, probablement du fait de ses sympathies pour la droite. En janvier 2016, elle avait convoqué Marine Le Pen comme témoin assisté. 

Le Penelopegate est antérieur aux lois pour la confiance dans la vie politique, adoptées en août 2017, qui désormais interdisent notamment aux parlementaires d’employer des membres de leur famille directe (conjoint, parents, enfants, beaux-parents et beaux-enfants).

La question se pose donc de savoir s'il existe des magistrats hostiles à certains politiques ?

Résultat de recherche d'images pour "penelopegate"
Les réponses varient en fonction des préférences idéologiques des témoins. Oui, selon ce magistrat qui l'a dénoncé dans une tribune. "Il y a un groupe de militants zélés qui essayent de s'approprier l'élection présidentielle", assure Me Philippe Fontana. Invité d’Yves Calvi dans "24 heures en questions" sur LCI, en mars 2017, il dénonçait un coup d’Etat institutionnel à l’encontre de François Fillon.

En revanche, pour maître William Bourdon, un avocat spécialisé dans la lutte contre la corruption, et initiateur initiateur des premières procédures engagées en France à l'encontre de certains responsables de crimes contre l'humanité, notamment serbes et rwandais. Il est également l'avocat de familles franco-chiliennes victimes du dictateur Augusto Pinochet, "mettre en cause l'impartialité des juges est une stratégie bien connue," insinuait le gauchiste.

L'avocat de Mélenchon, maître Mathieu Davy, 52 av. des Champs-Elysées, est est curieusement spécialisé en droit de la propriété intellectuelle et droit commercial, des affaires et de la concurrence. Croyez-vous que depuis le mardi 16 octobre, il partage l'avis de son camarAde William Bourdon ?

Si on écoute maintenant Alexis Corbière (LFI) qui faisait partie du lot d'Insoumis qui hurlaient lors des perquisitions qu'il n'est pas un voleur, mais qui occupait un logement social avec Raquel Garrido, avocate et LFI, on peut considérer que François Fillon est "peut-être coupable", et non pas présumé innocent...



Il faut accepter de subir une pub...

Isabelle Prévost-Desprez, 58 ans, ancien juge d'instruction au pôle financier, qui s'intéressa aux banques blanchisseuses d'argent ou aux vendeurs d'armes en Angola, est réputée adhérente au Syndicat de la Magistrature (SM) étiqueté à l'extrême gauche et donc qualifiée de "juge rouge". Or, elle est mariée à un polytechnicien, banquier d'affaires, et vit à Paris, au coeur du quartier préféré de la bourgeoisie intellectuelle, Rue Gay-Lussac...

vendredi 1 avril 2016

Mystère autour de l'orchestre d'Anne Gravoin, épouse Valls

Les liens étranges de l'orchestre d'A. Gravoin avec la Françafrique et les marchands d'armes

L'
Alma Chamber Orchestra, dirigé par l'épouse du Premier ministre intéresse l'
hebdomadaire L'Obs 

Il lui consacre une enquête à ses casseroles musicales, notamment sur les zones d'ombre qui l'entourent.
Premier violon de son propre orchestre
L'Obs publie ce jeudi un long papier sur l'Alma Chamber Orchestra, orchestre créé en mai 2013 et dont la direction artistique est confiée à la femme du Premier ministre français depuis trois ans. Or, l'Alma Chamber Orchestra, dans lequel Anne Gravoin (ci-dessus, à gauche) est une modeste violoniste qui, à 50 ans, ne voulait pas rester seulement la violoniste de Johnny Hallyday ou de Nolwenn Leroy. 

Alors,
à l'épouse du ministre de l'Intérieur de Hollande, s'est présenté un homme d’affaires providentiel qui lui a offert un orchestre classique, lequel comporte par ailleurs les meilleurs solistes mondiaux, ce qui a interpellé le magazine, d'autant que cette formation souhaite "diffuser un message de paix et de fraternité"... De quoi suspecter cette petite-fille du docteur Corenfeld, émigré de Moldavie soviétique?

"L'orchestre a aimanté l'intérêt d'une mosaïque de personnages, au carrefour de la politique, des affaires, de la diplomatie parallèle, tous gravitant autour de son premier violon, Mme Valls, officiellement par "amour de la musique," indique L'Obs et "pour le rapprochement des peuples par le langage du cœur et de l’esprit dont la musique est l’expression universelle"." L'enquête poursuit: "On y trouve pêle-mêle un marchand d'armes, "proche du président congolais Denis Sassou-Nguesso", un vieux routier de la Françafrique, "décoré en juin dernier des insignes d'officier de la Légion d'honneur par Manuel Valls en personne", un raider boursier, François Gontier (PDG du conglomérat Eaux et Electricité de Madagascar, EEM) reconverti dans la vente de tenues militaires, "plusieurs fois épinglé par la justice et l'Autorité des Marchés financiers, qui héberge les bureaux d'Anne Gravoinet, enfin, un businessman, naviguant entre la France et le Koweït."
A propos de Françafrique, rappelons 
 aux amateurs du devoir de mémoire que, de 1986 à 1992, Jean-Christophe Mitterrand fut conseiller au cabinet de son père François pour les Affaires africaines et que son comportement lui valut en Afrique le sobriquet de 'Papamadi' (papa m'a dit)...

L'orchestre serait soutenu par la fondation du plus important groupe d'armement en Afrique (Paramount), apprend de cette enquête. Las de tout financer lui-même, Zouhir Boudemagh, le mécène principal de l'orchestre, également président, aurait eu besoin de nouveaux partenaires. 
Zouhir Boudemagh, le mécène à l'origine de l'Alma Chamber Orchestra, est son président. Ce mystérieux homme d'affaires d'origine algérienne, représente en France du groupe Al Sayer, un conglomérat koweïtien, mais la rumeur veut que, dévasté par la mort de sa femme, il ait voulu créer un orchestre classique en hommage. C'est par l'entremise de Mohamed Mestar, le producteur de Faudel et de Rachid Taha, qu'il fait ainsi la connaissance d'Anne Gravoin, à l'automne 2012.
Il aurait jeté son dévolu sur Jean-Yves Ollivier, un "homme d'affaires aux multiples vies, figure de la Françafrique" et figure de la diplomatie parallèle -notamment contre l'apartheid et pour la libération en février 1990 de Nelson Mandela (mort le 5 décembre 2013), si on en croit le film 'Plot for Peace' (2013) et sa propre autobiographie vendue à la sortie de ce film- , décoré de la Légion d'honneur par Manuel Valls en 2015.
Jean-Yves Ollivier : Figure de la Françafrique, il est l'homme de confiance du président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, réélu le 20 mars dans un climat d'extrême tension. Sollicité par Zouhir Boudemagh, Jean-Yves Ollivier a aidé à l’organisation de la tournée de l'Alma Chamber Orchestra en Afrique du Sud, en avril 2015. Avec la Fondation Brazzaville, qu’il préside, il a aussi parrainé le concert de l’orchestre à la Philarmonie de Paris. Il a reçu les insignes d’officier de la Légion d’honneur des mains de Manuel Valls en juin 2015, deux mois après la tournée sud-africaine.
VOIR en ENTENDRE un entretien de J.-Y. Ollivier avec Le Point:


Zouhir Boudemagh aurait associé Ollivier à Ivor Ichikowitz, fondateur de Paramount Group, "richissime marchand d'armes sud-africain" (blindés, avions de combat livrés au président du Congo-Brazzaville) et... philanthrope, qui aurait pris en charge la tournée de l'orchestre en Afrique du Sud. Mieux, ces deux partenaires seraient proches du très contesté général Denis Sassou-Nguesso, baron du Parti congolais du travail (PCT), parti politique congolais d’obédience marxiste-léniniste, puis social-démocrate à la chute de l'URSS.


Conflit d'intérêts à la tête de l'Etat ?

Cerise sur le gâteau, Anne Gravoin utiliserait les réseaux de son mari pour remplir les salles, au Maghreb, en Afrique du Sud, au Moyen-Orient et le 8 janvier dernier, à la Philharmonie de Paris, précise L'Obs. Cité par le magazine, un ancien membre du gouvernement explique que les ministres avaient été invités à un concert Salle Pleyel en 2014. "Trois semaines avant, les réservations étaient à moitié vides et, après le remaniement, c'était complet", signale-t-il. "Quand l'épouse du Premier ministre se produit à l'étranger, même à titre privé, les ambassadeurs ne restent pas les bras croisés", insinue encore le magazine.

L'hebdomadaire a contacté  la femme de Manuel Valls au départ de l'enquête. Dans un premier temps, elle n'a pas souhaité répondre, car elle estimait que l'article serait "à charge". Avant d'envoyer un mail à L'Obs pour préciser qu'elle n'est qu'une simple "prestataire" au sein de cet orchestre. 
Et si c'était un coup de la droite ?!...


Après sa visite de travail à l’Elysée avec son homologue François Hollande, le 7 juillet 2015, et au lendemain de la tournée africaine du président français, le président congolais, le président congolais a reçu le premier ministre français dans un huis clos d'une trentaine de minutes. A l'issue de l’audience, Manuel Valls s’est montré favorable aux initiatives de Denis Sassou N'Guesso, tant au plans national et régional qu'international.


Alors qu'en octobre 2015 les Etats-Unis appelaient au report du référendum prévu au Congo pour modifier la constitution, Hollande avait apporté un soutien appuyé à Sassou N'Guesso, au pouvoir depuis 30 ans.
L’Observateur Paalga n’a pas hésité à tirer à vue sur le locataire de l’Elysée. "Il y a des revirements qui donnent le tournis et vous donnent l’envie de vomir tripes et boyaux", tonna le quotidien burkinabé, représentatif de la presse africaine qui dénonça le soutien "complice" de François Hollande.

Brazzanews.fr s'interroge: "VALLS et son épouse Anne GRAVOIN sont ils otages du clan SASSOU et de ses affairistes ?"
"On parle dans le clan du grand cobra (Sassou) qu’une présumée somme de 6 millions d’euros aurait été remise à Paris par SASSOU au clan VALLS et qu il attend en retour que celui-ci respecte son engagement : "Ne pas intervenir au Congo et bloquer toutes prises de positions françaises quant au futures élections présidentielles de mars 2016 au Congo Brazzaville". 
SASSOU fait pression sur le Premier Ministre Français par le biais de Jean Yves OLLIVIER qu’il a décoré en France dernièrement mais aussi au travers du marchand d’arme Sud Africain Ivor ICHIKOWICH de " Paramount Group" qui aurait financé les concerts de son épouse Anne GRAVOIN en Afrique du Sud.
La corruption au Congo Brazzaville est un art ! Apres l’affaire ASPERBRAS au Portugal, y aura t’ il une autre affaire SASSOU / JY OLLIVIER / Paramount Group/ Famille VALLS en France?"

samedi 1 novembre 2014

L'avenir du Burkina-Faso est-il islamiste ?

Le parti du président démissionnaire n'était pas membre de l'Internationale socialiste

Le Burkina Faso, premier pays du "printemps noir" ? 
Le futur de ce pays est-il vraiment militaire ?
La presse occidentale a repris le crayon de ses caricatures passées. La rue burkinabèe aurait agi avec la plus grande spontanéité et la fougue de la jeunesse aurait suffi à déboulonner Blaise Compaoré, en route, dit-on, pour le Ghana. 
Le Parti pour la Démocratie et le Progrès (PDP/PS4) n'aurait donc pris aucune part dans la fin d'un pouvoir qu'il revendiquait pourtant depuis trois décennies et la démocratie aurait gagné après 27 années de stabilité.
Il a néanmoins  mobilisé des centaines de milliers de manifestants dans les rues de Ouagadougou, accusant Blaise Compaoré de fomenter un "coup d'état" constitutionnel. L'importance de ce motif doit toutefois être relativisé au regard des pratiques africaines. 

Nul n'est besoin d'être militaire pour être dictateur
En République islamique d'Iran, le pouvoir est exercé par un religieux, l'ayatollah Ali Khamenei, 75 ans, qui n'a pas dit son dernier mot après 25 années de pouvoir absolutiste et sectaire. L'actuel Guide suprême de la Révolution islamique est un terroriste,
Au Zimbabwe, le président Robert Mugabe, ancien chef de guérilla qui se dit "diplômé en violence", ne peut donner des leçons de démocratie à son collègue bukinabè, puisqu'il exerce sa dictature "marxiste-léniniste-maoïste" depuis 1987, à l'âge de 90 ans.

Depuis la démission de Blaise Compaoré vendredi,
le Burkina Faso, "pays des hommes intègres", a remis son avenir entre les mains d'un militaire. Les insurgés miseraient sur l'un d'entre eux, le chef d'état-major des armées, Honoré Traoré, qui assure l'intérim dans l'attente d'élection. Mais l'invraisemblance de cet engouement laisse présager une menace plus réelle: d'une part, les jeunes n'ont aucune attirance naturelle pour l'armée et, d'autre part, d'autres militaires, se disputent le pouvoir, l'un retraité, d'autres plus jeunes, constitués en junte. Cette menace ne serait pas tant militaire ou politique, que religieuse. Déjà, certains experts parlent en effet de "printemps noir" en octobre.
La crainte d'un coup d'état militaire

Désigner des militaires comme seuls prétendants est une première manipulation. L'intention de la première force politique alternative est claire: discréditer l'armée qui assure pourtant le maintien de l'ordre actuel et limite les risques de violence. Jusqu'ici parti observateur de l'Internationale socialiste, le Parti pour la Démocratie et le Progrès, ex-Mouvement du peuple pour le socialisme, compte sur l'opinion internationale réserver un mauvais accueil aux militaires, évacuant les exemples des glorieux putschistes de l'histoire de la gauche, tel Chavez.   

La presse occidentale décrit la déception des manifestants 
Réunis place de la Nation, comme place Tahrir, au Caire en Égypte, les dizaines de milliers de manifestants qui fêtaient le départ de Blaise Compaoré ont déchanté en apprenant que le nouvel homme fort est Honoré Traoré, nommé par l'ancien président en avril 2011 à la tête de l'institution militaire, en récompense de sa gestion de la révolte survenue cette année-là dans le pays. "Il est considéré comme très proche de l'ancien président", explique le rédacteur en chef du Reporter, un journal burkinabè.
Cette prise de pouvoir n'a aucune légitimité constitutionnelle: la constitution prévoit que le président de l'Assemblée assure l'intérim, en aucun cas le chef des armées. Des centaines de manifestants continuent donc de se réunir devant le siège de l'état-major pour réclamer un autre président. 
Un président de transition. 
Quel futur pour le Burkina Faso ?
Honoré Traoré, au centre
"Dans ce genre de moments, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de risque de coup d'état militaire", admet un journaliste qui ne minimise pas le risque de basculement dans la terreur. Il demeure pourtant confiant. "Il ne fait pas l'unanimité, mais si l'opposition l'a laissé prendre le pouvoir c'est qu'ils ont l'assurance qu'il ne va rien tenter". Une analyse partagée par Justin Yarga, journaliste pour la chaîne de télévision Burkina 24. "L'armée n'a aucune légitimité; elle s'est tenue à l'écart de la révolte. C'est le peuple qui s'est révolté, pas elle, insiste-t-il. Et le journaliste de porter en avant les jeunes, non organisés et manipulables. "Les militaires se sont impliqués trop tard pour réclamer la paternité de cette révolte", polémique-t-il. 
Les mêmes schémas se profilent. Comme à Kiev où la destitution du président en février 2014 a conduit à un gouvernement pro-européen d'abord dirigé par Oleksandr Tourtchynov, puis par Arseni Iatseniou, démissionnaire en juillet 2014 et finalement élu avec 22 % des voix en octobre 2014, le processus pourrait se répéter à Ouagadougou avec un président par défaut d'abord, le temps d'apaiser les tensions. L'annonce toutefois de la suspension de la Constitution par un groupe d'officiers de l'armée nourrit  ce jour les craintes des manifestants. La confusion est donc encore grande, puisque cette annonce vient contredire celles'oppose à celle du général Traoré qui avait dit assumer la continuité du pouvoir.  

Les rivalités de 
opposition politique, facteurs d'instabilité 

Les partis se préparent à la lutte pour le pouvoir. 
Unis contre Blaise Compaoré, les partis d'opposition sont entrés en compétition. "Ce sont des alliés de circonstance, les partis étaient unis face à Compaoré. Même si ce n'est pas encore visible, les luttes entre les principaux leaders vont bientôt émerger.
Parmi les figures potentiellement rassembleuses, celle du général en retraite Kouamé Lougué a émergé. "Au sein de la population, c'est sûr qu'il est largement soutenu. Il a beaucoup plu quand il était ministre de la Défense, mais je crois qu'il n'est pas dans la course au pouvoir," analyse Ladji Bama, qui conclut : "Ca se jouera entre les partis d'opposition". Parmi eux, deux sont particulièrement bien placés. L'UPC de Zéphirin Diabré, un homme d'affaires (Areva), "le vrai chef de l'opposition" aux yeux du journaliste politique. Mais à la compétence, les jeunes préféreraient le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) qui n'est pas un nouveau parti, mais la fusion de 13 partis politiques socio-démocrates, aussi peu gérables que le PS français ou EELV...

La société civile a un rôle à jouer. 
Au-delà des partis, de nombreuses associations et autres formations "apolitiques" ont émergé depuis le début de la contestation populaire. A l’image du mouvement "Y’en à marre" du Sénégal, la plus connue au Burkina -notamment grâce à une émission de radio- s'appelle le Balai Citoyen, un mouvement lancé par deux jeunes musiciens, qui remporte l'adhésion des jeunes déçus de la classe politique, Sams K Le Jah (reggae et radio) et Smockey qui fait du rap. "Les partis vont leur faire les yeux doux pour s'attirer les votes de leurs sympathisants et profiter de leur capacité de mobilisation", prophétise-t-on. Le message de Sams’K le Jah exploite clairement la colère sociale: "on a par exemple les coupures de courants. Il n’y a pas longtemps, la bouteille de gaz a connu une augmentation de près de 50%, ça ne s’explique pas !" Leurs textes sont politiques (Ce président-là) et ils ont créé une page Facebook pour partager leur mouvement.
Le Balai Citoyen a partagé la photo de Souleymane Ouedraogo.

Le rôle des réseaux sociaux dans le soulèvement du Burkina Faso aura été nul. 
La population manifestait en nombre dès mardi avant qu’on parle du mouvement sur Facebook, le seul véritablement suivi. En revanche, ce mouvement est très important pour la jeunesse des états limitrophes et nombre d’Africains des pays voisins en Afrique de l’Ouest ont posté des messages de soutien au Burkina sur les réseaux sociaux.  La mobilisation du Burkina peut être un exemple et pourrait avoir un vrai rôle sur la jeunesse africaine.

Le politique face au religieux


D'après le recensement de 2006, la proportion de musulmans s'élève à 60,5 %. 
Mais l'ethnie des Mossis a toujours défendu ses croyantes animistes contre les influences islamiques des musulmans venus du Mali. Aujourd'hui, on les retrouve toutefois dans les villes de Bobo-Dioulasso, Kong ou Bunduku. D'autres marchands transsahariens sont arrivés du Nigéria, ont épousé des femmes Mossis et la communauté musulmane s'est agrandie , assurant l'éducation islamique. Passés sous hégémonie peule, ils se transformèrent en émirats, sous la coupe de deux califats, à l’ouest et à l’est. Pendant le grand djihad de 1809-1867 contre les animistes, l'islam s'étendit dans la région de la Côte d'Ivoire, de la Guinée et de la Haute-Volta, l'actuel Burkina-Faso (depuis 1984).
Les mouvements islamistes s'opposent à la culture européenne dominante. Pour autant qu'on sache, ils ne représentent pas encore une réelle menace, mais le fait qu'ils ont intégré des groupes ethniques divers constituent à la fois une faiblesse et une force à maintenir sous vigilance. Les petits garçons, appartenant principalement aux classes moyennes, sont en effet soumis à l'éducation dans les madrasasDes mosquées se construisent et des imams prêchent jusqu'à la télévision nationale.
Il existe des mouvements islamiques, mais ils sont apparemment divisés. L'opportunité que leur offre l'opposition politique pourrait toutefois les rassembler.

Les réactions internationales

L'ONU a envoyé un émissaire au Burkina Faso pour tenter de mettre fin aux violences. Le secrétaire général de l'organisation, Ban Ki-Moon, "suit avec une grande inquiétude la détérioration de la situation". 
Washington se dit "très inquiet".

L'Union Europénne a insisté sur "le sens de la responsabilité" que devaient assumer "toutes les forces politiques, de l'armée et des institutions républicaines".

Paris appelle "toutes les parties à la retenue"  
L'Elysée a réagi en "saluant" la démission de Blaise Compaoré et appelle à la "rapide tenue d'élections démocratiques". Mais Hollande a exercé des pressions, comme l'atteste cette lettre:

L'ambassadeur de France à Ouagadougou a d'ailleurs rencontré les chefs de l'opposition pour trouver une solution pour une sortie de crise, affirme France 24. Concernant les ressortissants français au Burkina Faso (environ 3.500), Laurent Fabius a assuré qu'il n'y avait "aucun risque" et que "les décisions ont été prises pour qu'ils soient rassurés". 



samedi 14 décembre 2013

Centrafrique: coup de mou des Français dans le soutien à l'intervention de Hollande

Le coup de pub du chef de guerre ne séduit plus guère

L'adhésion à l'opération Sangaris est passée de 51% à 44% en une semaine
 

Des soldats francais arrêtent un ex-seleka
à Bangui, le 9 décembre 2013
Un effritement "particulièrement rapide", selon un sondage Ifop pour Ouest-France publié samedi. A titre de comparaison, les interventions en Libye et au Mali n'avaient connu une chute de popularité qu'au bout de respectivement deux semaines et un mois et demi, souligne l'Ifop.

Cette diminution "particulièrement rapide" s'explique par un "effet de lassitude" face à la multiplication des opérations à l'étranger, par des objectifs peu évidents et par une réticence à engager de nouveaux moyens financiers en période de crise, analyse l'institut de sondage.

Sur le même sujet, le sondage exclusif Atlantico/Ifop : seulement 51% des Français favorables à une intervention militaire en Centrafrique

En parallèle, selon une enquête BVA pour i-télé et Le Parisien publiée samedi, 50% des Français font confiance à François Hollande pour mener cette intervention (12% tout à fait confiance et 38% plutôt confiance), contre 48% qui ne lui accordent pas un tel crédit (22% pas du tout, 26% plutôt pas). 2% ne se prononcent pas.
Mais d'après ce sondage, près des trois quarts des sondés, 72%, pensent que cette opération durera "beaucoup plus longtemps" que les 6 à 9 mois annoncés. 25% des personnes interrogées pensent le contraire et 3% se ne prononcent pas.

Le sondage de l'Ifop été réalisé du 11 au 13 septembre, après la mort de deux soldats français le 10 décembre à Bangui. Enquête réalisée par questionnaire en ligne auprès d'un échantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.
Le sondage BVA a été réalisé par Internet le 12 et 13 décembre sur un échantillon de 991 personnes représentatif de la population française recrutées par téléphone. Méthode des quotas. 
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dimanche 8 décembre 2013

Sommet africain à Paris : Hollande serre la main d'un président arborant le Coran

Le président laïc serre la main d'un président musulman prosélyte

Hollande a-t-il la ligne claire et les épaules pour éviter les écueils.

La gauche molle a accepté de poser avec un président de la Gambie, coran en main pour la photo officielle
Le président africain s’est distingué dès son arrivée à l’Élysée. Vêtu d’un habit traditionnel blanc, Yahya Jammeh a traversé la cour sur le tapis rouge de la république laïque   Coran à la main comme on peut le voir sur les photos.

A l’heure où l’actualité africaine reste dominée par des conflits et des massacres, l’exode de nombreux jeunes, la lente "colonisation" de ce continent par la Chine, et aussi l’influence de plus en plus prégnante de l’islam en Afrique.

Le Sommet de l'Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique s'est ouvert ce vendredi, à Paris, en présence d'une quarantaine de dirigeants africains. François Hollande souhaite faire de ce rassemblement un moment historique. Mais si ce sommet est une redite du sommet de la Baule en 1990 en imitation du type de relation voulue par François Hollande entre la France et l'Afrique, il risque de marquer un retour de la politique de la Françafrique.

Déjà, ce sommet de la paix est réuni au moment même où la France s'engage militairement en Afrique pour la deuxième fois en moins d'un an: l'opération "Sangaris" commence en Centrafrique, moins d'un an après avoir engagé plus de 4.000 militaires au Mali en janvier et alors que l'intervention reste inachevée. La France qui devait déployer 1.200 soldats en Centrafrique enverra en fait 1.600 militaires. "Que la France soit obligée d'intervenir en pompier pour nous sauver, ce n'est pas normal", a souligné le président guinéen Alfa Condé.
Au total, 53 pays africains sont représentés au sommet de Paris
Sont également présents les dirigeants de l'Union européenne et de l'Union africaine ainsi que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Seul le Zimbabwe a décliné l'invitation. Paris a en fait déclaré son président Robert Mugabe persona non grata, tout comme cinq autres chefs d'Etat, Soudan, Guinée-Bissau, Centrafrique, Madagascar et Egypte.

Hollande, gendarme de l'Afrique

Evidemment, le président Hollande a pris la précaution de rappeler que, moins d’un an après avoir engagé plusieurs milliers de militaires, "la France n'a pas d’autre objectif que de sauver des vies humaines". Ainsi le septième président de la Ve République française a-il veillé à neutraliser toute éventuelle accusation pouvant faire penser au "gendarme" dans sa zone d’influence.
Pour François Hollande, il s'agit de montrer que la France est sortie de son face-à-face, parfois trouble voire opaque, avec ses anciennes colonies, une "rupture" déjà promise à plusieurs reprises par Paris, rappelle Antoine Glaser. Cet expert des relations franco-africaines juge que "dans les faits, il n'y a pas de nouvelle politique". "La politique africaine de la France, c'est toujours celle des militaires français", dit-il
la création d'une force de réaction rapide africaine pourrait être relancée à l'occasion du sommet de Paris. 


"L'une de nos propositions à ce sommet de Paris consistera précisément à dire que tous ceux qui profitent des richesses de l'Afrique doivent aussi contribuer à sa sécurité", a-t-il déclaré vendredi au quotidien Le Figaro. Car, souligne-t-il, "quoi qu'on dise de l'influence grandissante de la Chine, des États-Unis ou du Brésil, ces pays ne sont pas engagés chez nous sur le front de la défense et de la sécurité. Ils ne prennent pas les mêmes risques que la France". 
"Aujourd'hui, le principal allié des djihadistes, des terroristes, des organisations criminelles, c'est la pauvreté"
C'est ce qu'a également souligné vendredi le président du Niger Mahmadou Issoufou. "J'attends de ce sommet qu'il y ait une affirmation très claire de la liaison sécurité/développement, et un engagement très clair de tous les participants à mobiliser suffisamment de ressources pour les pays en voie de développement", a-t-il déclaré à la presse.

Un intérêt commun pour un nouveau partenariat économique
Paris insiste sur l'idée que "la sécurité de l'Afrique est aussi la sécurité de l’Europe". La crise économique aidant, la frontière maritime entre l’Europe et l’Afrique devrait ne plus constituer une barrière douanière contraignante à sens unique, c’est-à-dire au détriment des partenaires africains. Elle ne devrait plus rester infranchissable aux personnes avec qui la France a la langue en partage... Or, nul n’ignore que la France a perdu, en une dizaine d’années, la moitié des parts de marché africain au profit de la Chine.
Les intérêts communs devraient effectivement prendre le dessus. De plus,
la lutte contre le terrorisme devrait surtout être débattu dans l’optique de ne pas laisser aux seuls Américains le monopôle sur l’espace qualifié d’"axe du mal". Et dans la mesure où il est question de menace transversale, le combat contre la piraterie, ainsi que les trafics de drogue et d’armes oblige les dirigeants africains et européens à collaborer. Ainsi espère-t-elle revenir commercialement au premier plan dans un continent où la croissance ne cesse de progresser.
En vérité, derrière la sémantique des "intérêts communs" et d'une "proximité géographique", difficile de masquer la réalité, à savoir la crise économique qui frappe les pays occidentaux. C'est aussi une opportunité pour les Chefs d’Etats d’Afrique et de France d'orientation des futures relations avec la France, en particulier, et l’Europe en général. Ainsi le sommet de l’Elysée devra-t-il accoucher d’un nouveau partenariat. "Il n’y a pas de développement sans démocratie et il n’y a pas de démocratie sans développement", avait rappelé le Florentin, le 20 juin 1990, à La Baule. François Hollande aura tout avantage à enfin réussir à concrétiser les intentions mitterrandiennes manquées.


"Papa m'a dit"

Le fils Mitterrand est encore là pour incarner l'échec socialiste en Afrique 
Hollande porte sa charge, comme Jean-Christophe Mitterrand porte un nom trop lourd pour lui. Accusé de s'être rempli les poches dans une affaire de ventes d'armes avec l'Angola et multi-mis en examen, le fils aîné de l'ancien président,comme l'Afrique, déprime. Il y a neuf mois, la justice l'a privé de désert en lui confisquant son passeport. Exilé de Mauritanie où il s'était installé il y a cinq ans, après avoir été viré de la Générale des Eaux au lendemain de l'enterrement de son père, il se dit en "résidence surveillée en France". Même si le fils est convaincu que c'est le père qu'on attaque à travers lui, Jean-Christophe est transparent. "Un être faible", tranche un ancien de l'Elysée. Il squatte la mémoire paternelle comme François Hollande se cherche un référent.

Des stations de métro fermées des stations de métro fermées
Les accès à la station de métro Miromesnil (VIIIe) étaient fermés ce vendredi à partir de 11 heures sur décision de la préfecture de police de Paris. La RATP précisait qu’il s’agissait d’une mesure de sécurité en raison du sommet pour la paix et la sécurité en Afrique qui réunit une quarantaine de dirigeants africains à l’Elysée. Des fermetures ont également été décidées vendredi après-midi aux stations Javel et Champs-Elysées.
La paix et la sécurité en Afrique provoquent des blocages à Paris. 


jeudi 19 septembre 2013

Hollande, hué à Châlons-en-Champagne et ailleurs, mais acclamé au Mali

Une erreur de casting du PS ?

Ou les militants de la primaire du PS étaient-ils Maliens ?

Une cérémonie marquant l'arrivée au pouvoir d’Ibrahim Boubacar Keïta se tient jeudi à Bamako en présence de nombreux dirigeants africains et du président François Hollande.

Le président français François Hollande est
le seul dirigeant occidental à avoir fait le déplacement.
Le roi du Maroc Mohammed VI, le président sud-africain Jacob Zuma, le Tchadien Idriss Deby Itno ou encore l’Ivoirien Alassane Ouattara, par ailleurs président en exercice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), étaient présents. 

Hollande fait reluire sa médaille de "chef de guerre"

"Nous avons gagné cette guerre", a affirmé François Hollande, en visite ce jeudi à Bamako pour assister à l'investiture du nouveau président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, un socialiste et candidat du président de Françafrique. 

"Nous sommes à son aboutissement, car c'est une victoire, une grande victoire pour le Mali que nous fêtons aujourd'hui", et 
"la France est fière d'avoir contribué à cette victoire".

En janvier,
le président français avait envoyé des troupes soutenir les forces maliennes face aux groupes islamistes armés qui occupaient le nord du Mali.

Plus de 3.000 militaires français sont toujours sur le sol malien.
Et ce n'est pas tout: le développement du pays s’annonce comme le prochain défi à relever pour le Mali, quatre mois après la conférence des donateurs de Bruxelles qui a levé plus de trois milliards d’euros d’aide. De source diplomatique française, on précise que 150 millions d’euros ont été décaissés pour l’heure au niveau international, dont 18 millions par la France, sur 280 millions annoncés. "La visite de François Hollande ouvre un deuxième chapitre, celui du développement. Sinon, les mêmes causes reproduiront les mêmes effets", prévient Pouria Amirshahi.
D'autant que l'influence française en Afrique se réduit comme peau de chagrin.

En France, le chef de guerre ne fait pas illusion


A Châlons-en-Champagne, le président a été hué par des militants CGT
 qui l'ont rappelé à ses promesses de campagne alors que les sondages reflètent une impatience grandissante: " lui rappelant le 31 août 2012 son slogan de campagne : "Le changement, c'est maintenant".
Lien PaSiDupes - " Quand Hollande se fait chahuter dans la Marne, Libération ne remarque rien ": "Hollande tente de reprendre l’offensive", selon Jonathan Bouchet-Petersen

Et tant d'autres que la presse partisane auto-censure:
"C'est devenu le Texas ici [ou le Mali?]. On est où là, monsieur le président ?", lui lance une femme lors de son passage à Echirolles (Isère), où il rend visite, le 1er octobre 2012, aux familles de deux victimes d'une rixe mortelle.

"Faudrait pas oublier d'être de gauche !"
"Monsieur Hollande, elles sont où, les promesses ?" La question est posée au président lors de sa première visite de deux jours d'affilée, à Dijon (Côte-d'Or), le 11 mars 2013. Le chef de l'Etat est également pris à partie par une femme, qui refuse une photo avec lui. Une deuxième lui rappelle qu'il y a "beaucoup de monde en France" contre le mariage pour tous, et une dernière lui demande de ne pas se marier avec Valérie Trierweiler, parce qu'"on ne l'aime pas".

La dernière charge du genre date du 6 avril. François Hollande se trouve
à Tulle, son fief de Corrèze. "Faudrait pas oublier d'être de gauche", l'exhorte un homme, qui explique ensuite à France 3 Limousin avoir dit ce qu'il avait "sur le cœur".

Pour être applaudi, il n'a plus que Bamako où aller se faire voir.

Sans doute la France n'est-elle pas encore assez malienne...