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jeudi 19 septembre 2013

Hollande, hué à Châlons-en-Champagne et ailleurs, mais acclamé au Mali

Une erreur de casting du PS ?

Ou les militants de la primaire du PS étaient-ils Maliens ?

Une cérémonie marquant l'arrivée au pouvoir d’Ibrahim Boubacar Keïta se tient jeudi à Bamako en présence de nombreux dirigeants africains et du président François Hollande.

Le président français François Hollande est
le seul dirigeant occidental à avoir fait le déplacement.
Le roi du Maroc Mohammed VI, le président sud-africain Jacob Zuma, le Tchadien Idriss Deby Itno ou encore l’Ivoirien Alassane Ouattara, par ailleurs président en exercice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), étaient présents. 

Hollande fait reluire sa médaille de "chef de guerre"

"Nous avons gagné cette guerre", a affirmé François Hollande, en visite ce jeudi à Bamako pour assister à l'investiture du nouveau président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, un socialiste et candidat du président de Françafrique. 

"Nous sommes à son aboutissement, car c'est une victoire, une grande victoire pour le Mali que nous fêtons aujourd'hui", et 
"la France est fière d'avoir contribué à cette victoire".

En janvier,
le président français avait envoyé des troupes soutenir les forces maliennes face aux groupes islamistes armés qui occupaient le nord du Mali.

Plus de 3.000 militaires français sont toujours sur le sol malien.
Et ce n'est pas tout: le développement du pays s’annonce comme le prochain défi à relever pour le Mali, quatre mois après la conférence des donateurs de Bruxelles qui a levé plus de trois milliards d’euros d’aide. De source diplomatique française, on précise que 150 millions d’euros ont été décaissés pour l’heure au niveau international, dont 18 millions par la France, sur 280 millions annoncés. "La visite de François Hollande ouvre un deuxième chapitre, celui du développement. Sinon, les mêmes causes reproduiront les mêmes effets", prévient Pouria Amirshahi.
D'autant que l'influence française en Afrique se réduit comme peau de chagrin.

En France, le chef de guerre ne fait pas illusion


A Châlons-en-Champagne, le président a été hué par des militants CGT
 qui l'ont rappelé à ses promesses de campagne alors que les sondages reflètent une impatience grandissante: " lui rappelant le 31 août 2012 son slogan de campagne : "Le changement, c'est maintenant".
Lien PaSiDupes - " Quand Hollande se fait chahuter dans la Marne, Libération ne remarque rien ": "Hollande tente de reprendre l’offensive", selon Jonathan Bouchet-Petersen

Et tant d'autres que la presse partisane auto-censure:
"C'est devenu le Texas ici [ou le Mali?]. On est où là, monsieur le président ?", lui lance une femme lors de son passage à Echirolles (Isère), où il rend visite, le 1er octobre 2012, aux familles de deux victimes d'une rixe mortelle.

"Faudrait pas oublier d'être de gauche !"
"Monsieur Hollande, elles sont où, les promesses ?" La question est posée au président lors de sa première visite de deux jours d'affilée, à Dijon (Côte-d'Or), le 11 mars 2013. Le chef de l'Etat est également pris à partie par une femme, qui refuse une photo avec lui. Une deuxième lui rappelle qu'il y a "beaucoup de monde en France" contre le mariage pour tous, et une dernière lui demande de ne pas se marier avec Valérie Trierweiler, parce qu'"on ne l'aime pas".

La dernière charge du genre date du 6 avril. François Hollande se trouve
à Tulle, son fief de Corrèze. "Faudrait pas oublier d'être de gauche", l'exhorte un homme, qui explique ensuite à France 3 Limousin avoir dit ce qu'il avait "sur le cœur".

Pour être applaudi, il n'a plus que Bamako où aller se faire voir.

Sans doute la France n'est-elle pas encore assez malienne...


jeudi 7 mars 2013

Inconstance: Hollande quitte le Mali avant la fin du conflit

L'abandon de la tâche engagée est-il une constante ?

Hollande a décidé du retrait d'Afghanistan

Serval
Il a  fait prévaloir "une promesse de campagne" sur les engagements de la France. 
Certes, Hollande n'a pas décidé de l'intervention française en Afghanistan, mais il a fait vite pour les retirer. Un mois après sa prise de fonction, le président Hollande . Lors de son hommage aux Invalides à quatre soldats tués en Afghanistan, il avait présenté son abandon sous la forme d'un engagement à un retrait "dans l'ordre et la sécurité ... dans les prochaines semaines": 2.000 soldats français, sur un total de 3.500. "Nous sommes unis dans notre détermination à achever la mission", avait déclaré Barack Obama à l'annonce du départ accéléré des forces françaises. Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, affirma alors qu'il "n'y aura pas de retrait précipité". "Nous resterons engagés en Afghanistan jusqu'au succès de l'opération"...

Au cours du sommet de l'OTAN de mai 2012, Hollande devait préciser les "modalités" des actions de formation de la police et de l'armée afghane auxquelles la France s'est engagée dans le traité signé début 2012 entre le président afghan Hamid Karzaï et son prédécesseur Nicolas Sarkozy. "Je crois que la France dira clairement au sommet quelles sont ses intentions", avait espéré la chancelière allemande. Angela Merkel confirma en revanche que l'Allemagne "soutient la stratégie de l'OTAN: nous sommes entrés ensemble en Afghanistan et nous voulons en partir ensemble". 
Le départ des troupes de l'OTAN n'est pas prévu avant la fin 2014. 
Les Dupond-Dupont,
Le Drian et Fabius
 Hollande ne finit pas non plus le travail au Mali

Il a déclenché seul le conflit en envoyant le premier des troupes d'intervention au Mali. L'opération Serval, qui a débuté il y a près de deux mois, mobilise 4.000 soldats français sur le terrain. Nos troupes ont combattu seules pendant plusieurs semaines. Après avoir entraîné le Tchad dans les combats, il décide unilatéralement de rentrer à la maison. 

Les troupes françaises commenceront à se retirer du Mali à partir d'avril,
a déclaré jeudi Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères. "A partir d'avril, il y aura un début de décroissance des troupes", a -t-il déclaré sur RTL, confirmant en cela les propos tenus la veille par François Hollande. Peu-être le Mali avait-il été informé...
"Cela ne veut pas dire que l'on va partir du jour au lendemain", a ajouté le chef de la diplomatie française. Restent les forces africaines de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) dont les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao)  ont soutenu le projet de transformer à terme leur intervention en une mission de paix de l’ONU. 

"Nous avons dit depuis le début que nous n'avions pas vocation à rester éternellement au Mali."
Le "ratissage" de la barre des Ifoghas, sanctuaire des djihadistes dans le nord du Mali, sera terminé "dans quelques semaines", a assuré Laurent Fabius, et certains soldats commenceront alors à quitter le pays. C'est flou, mais c'est beau comme du Hollande !

François Hollande a fait état mercredi de la mort de "chefs terroristes", une information confirmée par Laurent Fabius. Mais c'est conscient de l'inachèvement de la mission qu'il se retire: "Nous savons qu'il y a pas mal de chefs parmi les plusieurs centaines de terroristes qui ont été tués dans toute cette opération", a dit le ministre des Affaires étrangères. 

Mais il a avoué qu'il ne sait toujours pas si, parmi ces chefs, figuraient les chefs djihadistes Mokhtar Belmokhtar et Abou Zeïd, dont la mort a été annoncée
par les autorités tchadiennes.
"Pour l'identité des deux ou trois chefs qui ont été cités, il faut faire des vérifications précises avec l'ADN, et c'est ce que les services de l'armée sont en train de faire", a dit Laurent Fabius. "Normalement, ça devrait être assez rapide." 
La rapidité n'est pas une vertu hollandienne, sauf dans la retraite.


dimanche 3 mars 2013

Motus de Hollande sur les morts de chefs djihadistes

Le Tchad endosse la responsabilité

Les soldats tchadiens assument la mort de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar
L'un des principaux chefs d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a été tué samedi par l'armée du Tchad dans le nord du Mali, a annoncé le porte-parole de l'état-major des armées tchadiennes. 
"Ce jour, samedi 2 mars 2013, à 12h00, les forces armées tchadiennes en intervention au Mali (...) ont totalement détruit la principale base des djihadistes et narcoterroristes dans le massif de l'Adrar des Ifoghas", a déclaré le général Zacharia Gobongué à la télévision tchadienne.
"Le bilan provisoire des combats s'établit comme suit : plusieurs terroristes tués, dont leur chef Mokhtar Belmokhtar, dit "le Borgne", soixante véhicules en bon état de fonctionnement récupérés, divers matériels de guerre, notamment du matériel électronique, récupérés. Le ratissage se poursuit à la recherche des fugitifs", a-t-il conclu.
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Curieusement, l'Algérie ne contribue pas à l'effort de guerre contre les terroristes djihadistes au Mali.

A Paris, la mort de Belmokhtar n'a pu être confirmée. 
"Pour l'instant le ministère de la Défense ne peut pas confirmer cet élément", a dit un porte-parole. Le ministère des Affaires étrangères a également ajouté n'avoir aucune information à ce sujet.

Hécatombe de chefs djihadistes 

Mokhtar Belmokhtar, chef de la brigade des Moulathamine ("Ceux qui signent avec leur sang"),  est un narco-djihadiste commanditaire de la prise d'otages du complexe gazier algérien de Tiguentourine en janvier, au cours de laquelle une soixantaine de personnes, dont 37 étrangers, ont été tués.

Mokhtar Belmokhtar est né à Ghardaïa, en Algérie, en 1972.
Dans une interview diffusée en 2007 sur des sites islamistes, il affirmait s'être rendu en Afghanistan à l'âge de 19 ans pour y acquérir une formation et une expérience du combat.
Selon la Jamestown Foundation, un centre de réflexion basé à Washington, l'engagement de Belmokhtar a été influencé par le religieux Abdullah Azzam, promoteur d'une interprétation armée et offensive de la notion de "djihad" (guerre sainte), et qui a aussi été le mentor d'Oussama Ben Laden.
Revenu en Algérie en 1992, Belmokhtar a combattu durant la guerre civile au sein du Groupe islamique armé (GIA), puis a participé à la création du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), qui a élargi progressivement ses opérations dans différents pays du Sahel en y attaquant les forces de sécurité.
Le GSPC a fait par la suite allégeance à Al Qaïda, devenant le représentant de la nébuleuse islamiste en Afrique du Nord sous l'appellation d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Mokhtar Belmokhtar est soupçonné d'implication dans l'enlèvement de 32 touristes européens en 2003, dans les négociations en 2008 pour la libération de deux Autrichiens et dans les négociations en 2009 pour la libération de deux Canadiens.
Enlèvements et trafics divers, des armes à la drogue en passant par les cigarettes et les êtres humains, alimentent une économie parallèle basée sur la criminalité dans le Sahara et estimée à des millions de dollars.
Mokhtar Belmokhtar a été condamné par contumace à la réclusion à perpétuité par la justice algérienne après le meurtre de 10 gardes-frontières algériens en 2007.
Au-delà de son implication dans des enlèvements, il est réputé être l'un des plus importants "gangsters djihadistes" du Sahara. Ce voyou d'Allah s'est imposé dans la fourniture d'armes aux groupes islamistes de la région et dans le trafic de cigarettes, ce qui lui vaut le surnom de "Mister Marlboro" au sein des populations locales, selon les media  français.
Ses diverses activités lui ont permis de nouer des liens étroits avec les communautés touarègues, notamment avec les combattants qui ont participé au printemps 2012 à l'offensive ayant abouti à la prise du nord du Mali avec leurs alliés islamistes de l'époque.
Mokhtar Belmokhtar avait créé son propre groupe tout en maintenant son allégeance à Al Qaïda.

Plusieurs spécialistes mettent en doute la version de l'armée tchadienne. 
Mais si cela se confirmait, ce serait un gros coup porté à ces différentes organisations terroristes dans la région.
Une chaîne de télévision algérienne l'avait déjà donné pour mort dans des combats entre islamistes et séparatistes touaregs en juin dernier à Gao, dans le nord du Mali.

Un autre chef islamiste algérien, Abdelhamid Abou Zeïd, aurait également été tué
cette semaine dans le massif montagneux de l'Adrar des Ifoghas.
Le décès de Zeïd n'a pas été confirmé officiellement, notamment pas par Paris. D'après des sources maliennes, il fait pourtant partie de la quarantaine de rebelles tués il y a cinq jours dans ces collines (200 m d'altitude), présentées comme inexpugnables, de l'extrême nord-est du Mali où les troupes françaises et leurs alliés tchadiens combattent les terroristes djihadistes. 
Concernant l'éventuel décès d'Abou Zeid, on peut relever que les dates indiquées sont compatibles avec celles des combats qui ont fait 26 morts et 66 blessés tchadiens, actuellement soignés à l'hôpital de Niamey et à Paris, tandis que des éléments de l'armée française sont employés à la reconstruction de Gao.

Abdelhamid Abou Zeïd est l' "émir" d'Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), le chef respecté de l'organisation. 
Il est considéré comme l'auteur d'une vingtaine d'enlèvements d'occidentaux ces cinq dernières années dans le Sahara, responsable également de plusieurs exécutions.
Zeïd, "un homme méthodique, organisé et froid." 
Pierre Camatte, ancien otage retenu par Abou Zeïd et ses hommes pendant trois mois en 2010 au Sahel, décrit son geôlier. Il évoque un homme méthodique, froid, organisé, un homme petit et malingre qui n'avait pas de prestance mais une certaine autorité.

Selon le président tchadien, Abou Zeïd a bien été tué, par les forces tchadiennes
Le président tchadien Idriss Déby a affirmé vendredi que le chef d'al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), Abou Zeïd, a bien été tué lors d'affrontements au nord du Mali. Mais, selon lui, il est tombé sous les balles de soldats tchadiens, alors que plusieurs sources affirmaient jusqu'alors qu'il était décédé suite à un bombardement de l'armée française.
François Hollande ne confirmait déjà pas la mort d'Abou Zeid
Le "chef de guerre" français parle d'une "phase sans doute ultime": " Des groupes terroristes se sont réfugiés, cachés, dans une zone particulièrement difficile. Des informations circulent. Je n'ai pas à les confirmer, parce que nous devons aller jusqu'au bout de l'opération".
Les rapports de confiance entre la France et le Tchad se tendent-ils ?

Silence radio à Paris...
François Hollande avait refusé de confirmer.
Vendredi, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a de nouveau affirmé que la France n'a aucune information concernant la mort présumée du terroriste.
L'information annoncée par Idriss Déby fait douter certains spécialistes, comme le très "officiel" Pierre Servent :
Journaliste pour La Croix puis Le Monde, Pierre Servent est devenu porte-parole du ministère de la Défense de Charles Millon (1995-1997), puis ...expert en stratégie militaire et spécialiste des questions de défense. Très flexible, il change de cap dans les années 2000 et suit désormais F. Hollande.

La France n'assume plus rien

Al-Qaïda pourrait être déstabilisé pendant quelques semaines

Pour Anne Giudicelli, 
une ancienne chargée de mission au ministère français des Affaires, aujourd'hui à la tête de la société de conseils Terrorisc, si la mort des deux chefs djihadistes est confirmée, "ça va contribuer certainement à créer une forme de débandade pour toutes les recrues récentes qui constituaient le gros des troupes de ces leaders-là", a-t-elle dit samedi, mais "cela va générer une désorganisation temporaire de l'ensemble des réseaux" islamistes dans la région.

Pascal Lupart, président du comité de soutien à deux Français enlevés en novembre 2011 au Mali, avait dit samedi craindre que les otages se retrouvent aux mains de "seconds couteaux", si c'est bien Abou Zeïd qui a été tué. "C'est une angoisse permanente", dit-il.

Anne Giudicelli souligne également la pusillanimité du "chef de guerre" français
Anne Giudicelli tente de justifier le mutisme de l'Elysée: "on laisse au Tchad le privilège de communiquer. Ca s'inscrit dans la stratégie politique qui depuis le début consiste à ne pas se mettre en avant et laisser les Africains en première ligne".
"La France ne veut pas être en première ligne sur ce type d'annonce, d'abord car la guerre n'est pas finie, ensuite en raison des otages. La non confirmation par Paris maintient un certain flou qui minimise l'événement. Ca permet de ne pas alimenter les velléités de représailles", insiste la spécialiste du terrorisme.

En fait, la "gauche molle" se défosse sur les Tchadiens de peur de représailles à la fois sur les otages (4 Français d'Areva) et d'attaques terroristes sur le territoire français. 
Ce président est passé maître dans l'art du retrait, un expert de la reculade.

Fin 2012, Le Drian, le ministre-stratège de Hollande, affirmait à propos des états de la Cedeao: " Ces pays connaissent mal les populations arabes et berbères du Nord Mali, qui représentent un monde totalement étranger, souligne un diplomate, leurs armées sont de plus pauvres et mal équipées ".
Nous espérons que le président ait  bientôt de bonnes raisons de faire à nouveau la roue devant les caméras. Quitte à reléguer le Tchad au rang de supplétifs...

dimanche 27 janvier 2013

Traité de l'Elysée: plus d'un malaise dans la délégation française

Marianne est bonne fille


Le socialiste Philippe Kemel a été pris en charge par les services sanitaires de Roissy...

Hollande a la scoumoune et les relations franco-allemandes sont malaisées. Le jour de son investiture, l’avion du poisseux avait été touché par la foudre, l’obligeant à faire demi-tour.

Lundi, 
l’avion de Hollande a dû faire demi-tour sur la piste. 
Ce sont les intempéries qui ont retardé les avions de François Hollande et de Claude Bartolone, le président de l'Assemblée accompagné d'une délégation d'élus, en début d'après-midi.

Et ce mardi 22 janvier au matin, "quatre autres" ont emporté à Berlin le gouvernement et le reste des parlementaires, soit une partie des 400 députés français pour les cérémonies du cinquantenaire du traité de l’Elysée après le malaise du député-maire PS de Carvin, Philippe Kemel.


Ce sont les députés eux-mêmes qui ont tweeté l’information. Yves Jégo, député UDI de la Seine-et-Marne, notamment.

400 députés français débarquent à Berlin

Les festivités ont coûté au bas mot 100.000 euros au total. 
Le député UMP Yves Nicolin juge la dépense excessive. Dans un courrier envoyé au président de l'Assemblée nationale, le 23 novembre, le parlementaire avait enjoint Claude Bartolone à n'envoyer qu'une délégation restreinte de chaque groupe parlementaire afin de réduire les dépenses au maximum. 
Une proposition alors balayée par le président de l'Assemblée nationale. 
Avec une facture de 179,54 euros par député, Claude Bartolone avait rappelé que les dépenses entraînées pour ce 50e anniversaire étaient "très nettement inférieures à celles engagées en 2003 pour l'accueil des députés allemands", lors de la célébration, à Versailles, du quarantième anniversaire du traité de l'Élysée. 
Mais aujourd'hui encore, Yves Nicolin n'en démord pas. "C'est quand même cher payé le symbole en cette période de restrictions budgétaires où chaque Français est appelé à faire des efforts", regrette le député UMP.

Deux avions affrétés aller et retour
L'un est affrété par la France, l'autre par l'Allemagne, mais l'aller et retour express prévu dès mardi soir.

Une pollution excessive et superflue


Or, ce déplacement en avion de 400 députés et quelques dizaines de sénateurs a généré l'émission de 380 tonnes équivalent carbone. 

Un bilan carbone qui sera compensé par un projet d'aide au développement au Mali, a prétendu lundi soir Claude Bartolone dans un communiqué !

Quel est ce projet dont se targue Bartolone ?

La France a demandé à l'Allemagne de lui accorder un soutien militaire pour le déroulement de l’opération militaire au Mali. 
Le représentant du ministère de la Défense de l'Allemagne a répondu vendredi qu'elle a alloué des fonds destinés à la logistique (ravitaillement en vol).

A la CEDEAO, Berlin a déjà mis à disposition deux avions de transport militaire Transall pour le transfert de troupes africaines. 

Mais 71% des Allemands se sont prononcé contre l'envoi de troupes au Mali.

La fiabilité des répliques de Bartolone est par conséquent plus que douteuse.


lundi 31 décembre 2012

Hollande à Alger et prise d'otage au Nigéria: la coïncidence est malheureuse

La prise d'otage est-elle un défi islamiste lancé à Hollande en Algérie ?

Alors que Hollande était en voyage officiel en Afrique, un ingénieur français était enlevé au Nigeria.

VOIR et ENTENDRE la remise par Bouteflika de deux chevaux à Hollande:


L'enlèvement de l'ingénieur français dans le nord du Nigeria mercredi 18 décembre a été
revendiqué ce dimanche par le groupe islamiste Ansaru. 

Pour expliquer cet enlèvement, le groupe pointe "le rôle majeur de la France" dans l'intervention planifiée au Mali.

Interrogé sur le sujet, François Hollande a promis vendredi : "Nous utiliserons tous les moyens pour retrouver notre ressortissant".
La France va apporter "un soutien technique à la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest dans la constitution d'une force capable d'aider le Mali a retrouver l'intégralité de son territoire", a expliqué le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Dans un entretien au journal La Croix lundi, le ministre précise que cette intervention militaire "pourra avoir lieu au premier semestre de l'année prochaine".
  © IDÉ

Le président Hollande s'est pourtant livré à un exercice "classique de dénonciation de la colonisation"
VOIR et ENTENDRE: 


Une trentaine d'hommes ont attaqué la résidence où logeaient les ingénieurs de la société Vergnet. 

Les islamistes ont tué un agent de sécurité et un voisin dans l'attaque.


La famille de Francis Collomp, 63 ans, implore ses ravisseurs de le remettre en liberté.


Enlevé le 19 décembre dans le nord du Nigéria,
c
e Français est "malade et a besoin d'un traitement régulier", affirment ses proches qui rêvent d'une réaction d'humanité chez les ravisseurs.

Gilda Marbois s'adresse aux ravisseurs de Francis Collomp enlevé au Nigéria


Le message video  enregistré face à la caméra par le site d'information réunionnais IMAZPRESS Réunion dure environ une minute. La belle-sœur de Francis Collomp, s'adresse directement aux ravisseurs : "Libérez mon beau-frère car ma soeur est dans la peine, dans la détresse. Et nous aussi, sa famille, nous souffrons avec elle. Ayez pitié de nous, nous qui sommes loin du Nigéria. Nous n'avons rien à voir avec vos problèmes", supplie Gilda Marbois.


Elle rappelle également que son beau-frère, âgé de 63 ans, est
un "gros malade cardiaque qui a besoin d'un traitement régulier [...] Il ne voulait que vous faire du bien, il voulait vous aider", explique-t-elle encore.


Francis Collomp travaillait pour l'entreprise Vergnet, spécialisée dans les éoliennes et les énergies renouvelables, lorsqu'il a été dans le nord du Nigéria, alors que Hollande rencontrait le président algérien (FLN) en lutte contre les rebelles islamistes du nord du Mali. 

Or, le groupe islamiste Ansaru serait lié au groupe Boko Haram
. 
Cette organisation terroriste fondée par Mohamed Yusuf en 2002, a pour objectif de faire appliquer strictement la charia dans tout le pays.
Et justifiés par "la position du gouvernement français et des Français contre l'islam et les musulmans", poursuit le groupe. Les ravisseurs évoquant notamment l'intervention militaire envisagée dans le nord du Mali, et la loi contre le port du voile intégral dans les lieux publics.

Francis Collomp est marié à une réunionnaise et il vit à la Réunion. En signe de solidarité, la ville du Port a déployé sur la façade de la mairie une grande photo de lui. La famille se dit "révoltée" par l'absence de contact avec le Quai d'Orsay depuis l'enlèvement. La Chancellerie affirme cependant être totalement mobilisée par obtenir la libération de Francis Collomp et de tous les otages français.

Neuf ressortissants français sont actuellement retenus en otage dans le monde. 
ENTENDRE l'appel lancé par la famille du Français enlevé au Sahel (Reportage de Mathilde Lemaire): 



Francis Collomp est marié à une réunionnaise et il vit à la Réunion. 
En signe de solidarité, la ville du Port a déployé sur la façade de la mairie une grande photo de lui. Alors que la Chancellerie affirme être totalement mobilisée par obtenir la libération de Francis Collomp et de tous les otages français, la famille se dit "révoltée" par l'absence de contact avec le Quai d'Orsay depuis l'enlèvement. 

ENTENDRE Gilda Marbois, sa belle-soeur, exprimer librement son amertume à l'égard du gouvernement: 

La République fédérale du Nigéria, dont le président est membre du Parti démocratique populaire (IDC) - organisation politique internationale regroupant des partis d'orientation centriste et démocrate-chrétienne -  est par conséquent soumise à de sévères tentatives de déstabilisation par les musulmans intégristes.

Liens PaSiDupes:

1 - Messe de minuit sanglante au Nigéria - Six chrétiens tués par des islamistes dans une église

2 -  Nigéria: pour Noël, des islamistes tuent des Chrétiens - Des islamistes "modérés" revendiquent quatre attentats.

jeudi 18 octobre 2012

François Hollande, otage du conflit au Mali

Ses interlocuteurs en ont déjà fait le tour


La gauche molle, 
cohérente et épanouie
 délocalise son enthousiasme 
sur le continent africain:
"J'ai confiance, 
l'Afrique est en marche."

Et ça saute aux yeux !


Suffit-il que François Hollande répète sa détermination à lutter contre le terrorisme ?

Ingérence française au nom de liens coloniaux...
François Hollande s'est pris un instant pour l'indispensable facilitateur de l'ONU, alors que le Conseil de sécurité presse les pays de l'ouest africain de préparer une opération de reconquête du nord du Mali.

Philippe Hugon, chercheur à l'Iris et spécialiste du Mali, fait le point sur la situation actuelle, alors que
le président français rentre de sa tournée africaine et que Fabius montre ses muscles mous, relayé par la presse partisane des insurgés, stigmatisant tous en choeur le pouvoir syrien au profit des rebelles islamistes soutenus militairement par l'Iran (lien France24) et financièrement  par le Qatar ou l'Arabie saoudite...

Mardi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que l'intervention au Mali était "une question de semaines". Qu'en pensez-vous?

Cela me paraît peu réaliste. Effectivement, les politiques doivent mettre la pression en menaçant d'une intervention militaire dans un délai pas trop lointain. Mais en même temps, le Conseil de sécurité de l'ONU a donné 45 jours pour - éventuellement - autoriser l'intervention militaire, donc ce n'est pas assuré. 
Deuxièmement, il ne peut pas y avoir d'intervention s'il n'y a pas un minimum d'armée malienne reconstituée avec des systèmes de formation, une hiérarchie et un appui en termes d'armement... Or, on en est loin. 
Ensuite, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) se dit prête mais en réalité le Sénégal -sur lequel Hollande est allé faire pression-  n'est pas d'accord, la Côte d'Ivoire et le Nigeria sont pris par leurs problèmes intérieurs. C'est un conflit extrêmement difficile contre des groupes à la fois mafieux et terroristes. [Mais Fabius et Hollande n'ont pas pris à temps la mesure de la complexité du terrain] Ce n'est pas du tout une guerre conventionnelle.

Cette guerre vous semble-t-elle inévitable ?

Il y a toujours deux fers au feu : il faut préparer la guerre pour vouloir la paix. On est peut-être dans cette configuration. Il y a une possibilité de négocier avec les groupes touareg, à condition de faire basculer ces 5.000 hommes du côté de la paix et de la reconversion. Le jeu des négociations passe par la reconnaissance d'une autonomie plus grande des touaregs et notamment par des opportunités de réemploi [que les islamistes leur font miroiter], alors qu'ils n'ont d'autres perspectives que les armes et le contrôle de trafics de drogue. 
Il faut aussi les dissocier des éléments fanatiques qui sont membres du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

Pour l'heure, l'Algérie privilégie une solution négociée au Mali. Son rôle est-il essentiel ?

Il n'y aura pas d'intervention militaire crédible sans l'Algérie. [Alors F. Hollande multiplie les gestes en direction de son président: le président français  a commencé par annoncer une visite officielle en Algérie pour décembre et maintenant reconnaît officiellement la répression d'une manifestation d'Algériens proches du FLN le 17 octobre 1961, alors que le conflit armé durait et que des appelés du contingent étaient tués en Algérie. Le 17 octobre 2011, François Hollande, qui venait de remporter la primaire PS pour être candidat à l'Elysée, s'était pourtant déjà rendu à Clichy-la-Garenne, commune de proche banlieue parisienne, pour témoigner "de sa solidarité" avec les familles endeuillées par ces événements, comme le raconte Le Monde.]  
Elle [L'Algérie] est, dans son principe, contre l'intervention extérieure. L'Algérie ne veut en aucun cas retrouver chez elle le terrorisme et les groupes d'Aqmi qu'elle a bouté hors du pays. Par contre, elle peut être sensible à un argument : l'intégrité du territoire.
[Peut mieux faire ! Le premier ministre algérien Abdelmalek Sellal a salué mercredi "les bonnes intentions " manifestées par F. Hollande pour tourner la page du 17 octobre 1961 dont ont été victimes des rebelles algériens, mais sans oublier ces faits. Ces Algériens attendent des excuses officielles pour les crimes coloniaux.]

Qu'en est-il du rôle de la France ?

Il est important car la France a quand même fortement appuyé la résolution prise au Conseil de sécurité de l'ONU. Elle est aussi la seule puissance militaire existanteen Afrique -  [officiellement missionnée] avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne - et possède donc, grâce à ces différentes bases militaires, la logistique et les possibilités de soutien. 
La France est également très présente dans le renseignement et, ce que l'on dit moins, des forces spéciales sont aussi infiltrées dans les groupes terroristes.

François Hollande - qui a reçu les familles des otages - refuse de lier la question de leur libération à celle de l'intervention militaire. Peut-il réellement séparer les deux dossiers ?

C'est toujours un problème. D'un côté, il est très difficile pour la France d'être indifférente à ce qu'il se passe au Mali. Mais en même temps, les otages sont des boucliers humains utilisés par les groupes d'Aqmi et du Mujao pour obtenir des rançons, négocier le retrait en Afghanistan et, aujourd'hui, une non-intervention militaire au Mali.

François Hollande est pris entre deux feux : défendre la vie des otages [avec le soutien de Charlie Hebdo, d'ailleurs accusé de faire de l'argent sur ses parodies de caricatures du prophète]- si jamais ils étaient assassinés, ce serait évidemment une baisse de crédibilité auprès de l'opinion publique [un problème politique plutôt qu'un drame humain !] - et céder au chantage aux otages. Cela revient à enclencher un processus permanent. Quand on libère des otages, on verse des rançons; quand on verse des rançons, on permet d'acheter des armes qui permettent d'avoir d'autres otages…

Un membre du Mujao a proféré samedi dernier de vives menaces contre la France. Que peut-on craindre ?

La crainte la plus forte est qu'il y ait de nouvelles prises d'otages de Français dans les zones sahéliennes. 
Ensuite, on peut craindre des actions terroristes contre des intérêts économiques ou des entreprises françaises en Afrique. 
Je crois qu'il y a aussi des craintes d'action terroriste en Europe. [En France, pourquoi ne pas le dire ?] La situation s'est tendue ces derniers mois. Dans les milieux informés, on est inquiet.

Les rebelles ont pris le contrôle de la région il y a quelques mois. Comment expliquer cette dégradation de la situation ?

Ils sont implantés depuis longtemps dans le nord du Mali, puisqu'ils avaient été chassés par l'Algérie. Le Mali lui-même avait une politique qui n'était pas très claire à l'époque de l'ancien président Amadou Toumani Touré (juin 2002 - mars 2012). La chute de Kadhafi - un élément de stabilité dans la région - [on croit rêver, déjà...] a également joué. Les mercenaires de Libye sont venus. Les mouvements touaregs ont pris de l'ampleur et l'armée malienne n'a pas pu contrôler le territoire. La conjonction de tout cela fait qu'il y a actuellement un espace - plus grand que la France - qui n'est pas du tout contrôlé militairement.

Quelles sont les relations entre le Mujao et Aqmi?

Les recrutements ne sont pas les mêmes. Pour simplifier, Aqmi est essentiellement algérien, alors que le Mujao est composé de touaregs d'Afrique de l'Ouest. Mais ils ont énormément de connivences, liées notamment au trafic et au contrôle d'armes [et de drogue, non ? Et au banditisme aussi !], et ont mené des actions communes. Souvent, le Mujao travaille pour Aqmi. Quand on dit : 'les otages sont aux mains d'Aqmi et pas du Mujao', en réalité les otages passent d'une mouvance à l'autre. Leurs liens sont devenus étroits.

Fabius et Hollande, cessez de parader: réveillez-vous !