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mercredi 11 octobre 2017

Hulot, ministre suspect de noyautage de la médiation sur Notre-Dame-des-Landes

Ministre d'Etat interpellé sur les liens de sa fondation avec l'aéroport de N-D-des-Landes

Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, avait affirmé vouloir "remettre les choses à plat"

Des médiateurs ont jusqu'à la fin de l'année 2017 pour donner au gouvernement leur expertise sur la pertinence écologique de construire un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Pour l'heure, il apparaît que les trois experts seraient unanimement en faveur de l'option alternative à l'aéroport Ayrault : l’adaptation de l'aéroport de Nantes. 
Mais, lors de la séance de questions au gouvernement du mardi 10 octobre le député UDI de la Mayenne Yannick Favennec (Les Constructifs, juppéiste) a interpellé Nicolas Hulot au sujet des membres de cette médiation et surtout des partenaires qu'ils choisissent, dont certains sont proches de la Fondation Hulot. 


"Monsieur le ministre, quand allez-vous arrêter de nous embrouiller sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?" demanda Yannick Favennec.
"Les médiateurs que vous avez nommés ont demandé à la société Carbone 4 une expertise complémentaire sur le bilan carbone des deux options possibles [...]. Or, deux des dirigeants de cette société sont des personnalités que vous connaissez très bien. Au même titre qu'un des trois médiateurs, Jean-Marc Jancovici siège au comité stratégique de la Fondation Hulot. Alain Grandjean siège quant à lui au conseil scientifique de votre fondation. Vous lui avez d'ailleurs remis la légion d'honneur. [...] 
L'appartenance de ces deux personnalités à la Fondation Hulot créé la suspicion sur l'indépendance de leurs futures conclusions. Si on y ajoute que messieurs Grandjean et Jancovici ont pris des positions personnelles contre Notre-Dame-des-Landes, alors, monsieur le ministre, Notre-Dame-des-Landes, réelle médiation ou véritable manipulation ? 

Le ministre d'Etat Nicolas Hulot a répondu avec mépris

Le numéro 2 du gouvernement n'a pas apprécié la question et a répliqué "peu importe" à l'élu, lui qui n'est l'élu de nulle part et qui, comme le président Macron, appartient à la société civile. 
Nicolas Hulot, 62 ans, n'arrive d'ailleurs pas à cacher son embarras, au point d'écorcher le nom du député Les Constructifs. "Monsieur le Président, Mesdames Messieurs les députés, Monsieur le député Favenne... ['Favennec', entend-on dans l'hémicycle] Peu importe. [Nicolas Hulot est hué].

Il traite à leur tour avec mépris les élus de la nation qui le corrigent alors : 
"Peu importe parce que votre propos est lourd d'insinuation. 
Pardon de vous le dire, mais je vous demanderai de faire la démonstration que j'ai, en quoi que ce soit, participé de près ou de loin, non seulement à la nomination des experts, mais à la demande de ces experts de désigner Carbone 4 pour faire cette évaluation. [...] Pour tout vous dire, je l'ai découvert en ayant connaissance de votre question. [...] Je me plierai à la décision du gouvernement qui sera consécutive au travail de cette médiation, qui a pour vocation d'étudier en toute indépendance, et je peux le garantir, toutes les alternatives."
Nicolas Hulot s'est toujours clairement opposé à ce projet d'aéroport, persuadé qu'il existe "d'autres alternatives". La médiation "en fera la démonstration" avait-il assuré en mai dernier.

Deux médiateurs sont des mentors de Nicolas Hulot

Jean-Marc Jancovici, ingénieur consultant, 
Résultat de recherche d'images pour "Jean-Marc Jancovici"
collabora (2001-2010) avec l'ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, établissement public à caractère industriel et commercial) placé sous la tutelle des ministres chargés de la recherche, de l'écologie et de l'énergie, pour la mise au point du bilan carbone dont il est le principal développeur.

En 2001, il entre au comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme, puis en 2005 au comité stratégique de cette même fondation. Il y est coauteur du Pacte écologique, signé par les différents candidats à la présidentielle de 2007.

En 2007, il participe en tant que personne morale associée au groupe 1 du Grenelle Environnement : "Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l’énergie".
En 2007, il fonde également le cabinet Carbone 4 avec Alain Grandjean, avec lequel il publie.

Il est membre du conseil scientifique du Service de l'Observation et des Statistiques (SOES) du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer.
Il est constamment invité à participer à des débats de radio et de télévision, en qualité d'expert, sans précisions de ses liens avec le pouvoir depuis environ six ans. 


Alain Grandjean, fondateur et associé de Carbone 4 
Alain Grandjean - 2009.jpg
(cabinet de conseil et d'études sur le carbone), est membre du comité de veille écologique et du comité stratégique de la fondation Nicolas-Hulot depuis 2005.


Il a participé à la rédaction de la partie 'Taxe carbone' du 'pacte écologique' de Nicolas Hulot.

Il fut le représentant de la fondation Hulot à l’atelier 1 (Énergie-climat) du 'Grenelle de l’environnement'. 

Accessoirement, avec Pascal Canfin et Gérard Mestrallet, il co-présida la "mission sur le prix du carbone au niveau européen" commandée par Ségolène Royal, alors ministre de l'Environnement et présidente de la COP.


Mais Hulot garantit qu'il n'avait pas connaissance de leur participation à la médiation.

dimanche 21 février 2016

Tahiti: Hollande fait virer les "sans dents" sur son passage

Les SDF Thaïtiens, sommés de quitter les lieux, le temps de la visite du socialiste

La mairie de Papeete a dû demander à ses sans-abri de quitter les lieux, e
n prévision de la visite de François Hollande, lundi à Tahiti

En Polynésie française, 25 % de la population vit
au-dessous du seuil de pauvreté
(à 50.000 Fcfp, soit 400 euros, 2014)
François Hollande avait la volonté de visiter le monde avant de quitter le pouvoir. Il s'est offert une virée de quelque 46.000 km commencée par Wallis et Futuma, dimanche 21 février.
Mais à Tahiti  lundi,  Papeete, ce n'est seulement son port aux eaux claires, ses bougainvilliers en fleurs, son marché aux étals colorés, car cette île de la Polynésie française en Outre-mer, a aussi ses SDF. Pour donner au président François Hollande une image idyllique de carte postale, la capitale de la Polynésie a demandé aux 'sans-dents' d e Hollande au centre-ville de laisser la place au président Blanc et à toute sa suite: pas question d'offenser sa vue et de le rappeler à ses engagements de candidat à l'Elysée. 

Le chef de l'Etat doit déambuler dans le marché Mapuru a Paraita, explique la chaîne Polynésie 1ère, mais des baraquements précaires sont situés autour et c'est l'enfer au paradis. Ce bidon-ville de 150 à 200 sans-abris devait donc être évacué.
Aucune caisse de chômage, de faibles allocations familiales, des aides alimentaires très limitées... Quand on n'a pas de travail, on est dans la dèche totale, car la vie coûte environ 50 % plus chère qu'en métropole.
"Pour le président, il faut qu'on dégage de là!" 

"Je vis sur ce terrain vague depuis trois ans. Les responsables du marché et de la mairie viennent nous dire que c'est pour la sécurité du président. Où allons nous ? Nous ne sommes pas méchants!", s'indigne au micro de Polynésie 1ère Tehihira Tuihaa, l'un des SDF sommés de partir, qui s'inquiète pour ses affaires, qu'il ne peut laisser sur place. Il précise d'ailleurs qu'aucune solution de relogement ne lui a été proposée. 
Coco, un autre sans-abri, vit dans un abri de fortune, près du marché de Papeete et ne comprend pas non plus la démarche de la mairie de Papeete, à l'instigation de la préfecture de Tahiti: "Ils ne se sont jamais inquiétés avant. Et voilà, pour le président, il faut qu'on dégage de là. Ils ne sont même pas venus me voir." 
L'homme indique que tous les baraquements seront détruits pour la visite présidentielle. "On pourra revenir trois jours après son départ", indique-t-il. Mais il leur faudra alors reconstruire leurs abris de fortune. Lundi, la mairie fera également fermer sept écoles et cinq lycées et interdira tout stationnement aux alentours du marché.

Le président Hollande est attendu dimanche à Wallis-et-Futuna, première étape d'un périple de plus de 45.000 kilomètres.

Sans rechigner, Hollande a adopté cet 
Airbus A330, surnommé Air Sarko One
En juillet 2010, Ségolène Royal demanda au président de "sacrifier son avion de luxe" en raison de la crise. Qu'a-t-elle à ajouter en 2016, en tant que ministre de l'Environnement et de présidente de la COP 21?

Le président de la République s’est envolé samedi pour la Polynésie avant d’enchaîner par une tournée en Amérique latine.
Un périple de sept jours durant lequel il va parcourir près de 46.000 kilomètres, a révélé Le Parisien vendredi, soit largement plus qu’un tour du globe.

46.000 kilomètres pour 7 jours de voyage. 

Dans la foulée du Conseil européen consacré vendredi au Brexit et alors qu'une certaine presse lui trouvait "les traits tirés" (!), François Hollande s'est lancé  samedi dans un voyage de 60 heures pour la Polynésie et Wallis-et-Futuna dans cet avion présidentiel dont il critiquait l'usage par son prédécesseurIl vient honorer une promesse de campagne, se justifie-t-il: visiter tous les territoires d’outre-mer, sans aucune arrière-pensée de campagne présidentielle, à 16 mois de l'échéance. Comme le souligne le quotidien, le dernier président à avoir posé le pied à Wallis est Valérie Giscard d’Estaing, tandis que Futuna n’a tout simplement jamais reçu la visite d’un président de la République. 
Lundi soir (mais mardi en France), le chef de l’Etat partira ensuite pour l’Amérique latine au Pérou, en Argentine et en Uruguay. A l’origine, il devait se rendre en Argentine en novembre, mais les attentats du 13 novembre ont bouleversé son calendrier.

Un Conseil des ministres a été annulé, sans état d'âme, pour que le président François Hollande puisse vivre deux lundis en une seule fois... Il va franchir deux fois la ligne de partage des jours qui passe entre Tahiti et Wallis. Ce qui explique son agenda en double sur le site de l’Elysée. Ses dévots s'inquiètent des conséquences de son dévouement. Rendez-vous compte, le capitaine de pédalo va devoir supporter des décalages horaires variant de plus 13 heures à moins 11 heures.

Mais quel bilan carbone ? 
"C’est un voyage logistiquement très compliqué", raconte l’Elysée à Europe 1. François Hollande devra changer d’avion pour aller de Tahiti à Wallis, car la piste est trop courte pour l’A330. Il empruntera ensuite un avion militaire entre Wallis et Futuna. 

Europe 1 a demandé à un expert en bilan carbone de se pencher sur ce voyage présidentiel.
Trois ministres écologistes au gouvernement:
Cosse, Placé, Pompili
Selon Arnaud Dore de la société Ecoact, si l’on considère qu’
environ 150 personnes sont du voyage, un tel périple va émettre 1.400 tonnes d’équivalent (teq) par CO2, soit 138 tours de la Terre en voiture, 541 allers-retours Paris-New York ou les émissions de gaz à effet de serre annuelles de 115 Français. Mais attention, ces chiffres sont à prendre avec beaucoup de précaution.

Avec Air-Flanby-One, Hollande voyage à bas coût. 
Si, deux mois après la COP21, la planète n’est pas épargnée par un tel voyage, la tirelire de l’Elysée - c'est-à-dire le nôtre - serait peu entamée. En enchaînant plusieurs destinations, la présidence parvient à réduire les coûts, font valoir ses services. "On essaye systématiquement de grouper les voyages, comme on l’avait fait avec l’Australie et la Nouvelle-Calédonie", insiste-t-on au Château. 
Les comptables des deniers de l'Etat ne sont pourtant pas en mesure de communiquer sur le coût total du voyage. Ils déclarent aux uns: "on multiplie les devis", mais avouent aux autres qu'ils n'ont pas évalué l'addition totale des dépenses par anticipation, puisque ce n'est pas leur argent, leur budget et leurs fins de mois : "il y a le coût du transport, de l'hébergement, de la nourriture du personnel que l’on déplace mais il y a aussi les chefs d’entreprises, hors PME, et les journalistes qui eux payent leur voyage". "Tout est fait pour limiter les coûts", assure-t-on néanmoins. De quoi se plaint-on? 
Vous ne voudriez pas qu'il croise le Français "normal" sur les pistes enneigées ! D'autant que sa côté de "popularité" est tombée à 19 %... Ils auraient pourtant beaucoup à se dire.

dimanche 27 janvier 2013

Traité de l'Elysée: plus d'un malaise dans la délégation française

Marianne est bonne fille


Le socialiste Philippe Kemel a été pris en charge par les services sanitaires de Roissy...

Hollande a la scoumoune et les relations franco-allemandes sont malaisées. Le jour de son investiture, l’avion du poisseux avait été touché par la foudre, l’obligeant à faire demi-tour.

Lundi, 
l’avion de Hollande a dû faire demi-tour sur la piste
Ce sont les intempéries qui ont retardé les avions de François Hollande et de Claude Bartolone, le président de l'Assemblée accompagné d'une délégation d'élus, en début d'après-midi.

Et ce mardi 22 janvier au matin, "quatre autres" ont emporté à Berlin le gouvernement et le reste des parlementaires, soit une partie des 400 députés français pour les cérémonies du cinquantenaire du traité de l’Elysée après le malaise du député-maire PS de Carvin, Philippe Kemel.


Ce sont les députés eux-mêmes qui ont tweeté l’information. Yves Jégo, député UDI de la Seine-et-Marne, notamment.

400 députés français débarquent à Berlin

Les festivités ont coûté au bas mot 100.000 euros au total. 
Le député UMP Yves Nicolin juge la dépense excessive. Dans un courrier envoyé au président de l'Assemblée nationale, le 23 novembre, le parlementaire avait enjoint Claude Bartolone à n'envoyer qu'une délégation restreinte de chaque groupe parlementaire afin de réduire les dépenses au maximum
Une proposition alors balayée par le président de l'Assemblée nationale. 
Avec une facture de 179,54 euros par député, Claude Bartolone avait rappelé que les dépenses entraînées pour ce 50e anniversaire étaient "très nettement inférieures à celles engagées en 2003 pour l'accueil des députés allemands", lors de la célébration, à Versailles, du quarantième anniversaire du traité de l'Élysée. 
Mais aujourd'hui encore, Yves Nicolin n'en démord pas. "C'est quand même cher payé le symbole en cette période de restrictions budgétaires où chaque Français est appelé à faire des efforts", regrette le député UMP.

Deux avions affrétés aller et retour
L'un est affrété par la France, l'autre par l'Allemagne, mais l'aller et retour express prévu dès mardi soir.

Une pollution excessive et superflue


Or, ce déplacement en avion de 400 députés et quelques dizaines de sénateurs a généré l'émission de 380 tonnes équivalent carbone

Un bilan carbone qui sera compensé par un projet d'aide au développement au Mali, a prétendu lundi soir Claude Bartolone dans un communiqué !

Quel est ce projet dont se targue Bartolone ?

La France a demandé à l'Allemagne de lui accorder un soutien militaire pour le déroulement de l’opération militaire au Mali. 
Le représentant du ministère de la Défense de l'Allemagne a répondu vendredi qu'elle a alloué des fonds destinés à la logistique (ravitaillement en vol).

A la CEDEAO, Berlin a déjà mis à disposition deux avions de transport militaire Transall pour le transfert de troupes africaines

Mais 71% des Allemands se sont prononcé contre l'envoi de troupes au Mali.

La fiabilité des répliques de Bartolone est par conséquent plus que douteuse.