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lundi 6 mai 2019

Européennes : chantage à la menace islamiste et à la peur terroriste

Le défi de Baghdadi à la France est-il une fake news politicienne de l'Elysée ? 

Le chef de la plus puissante des organisations terroristes vient de désigner la "France croisée" comme une de ses cibles prioritaires

Arme à portée de main, Abou Bakr al-Baghdadi est un loup aux abois
On le disait mort, mais Abou Bakr al-Baghdadi a réapparu, dans une vidéo diffusée le 29 avril : pour servir les intérêts de Macron ?

Près de cinq ans après s’être auto-proclamé 'calife' dans la ville irakienne de Mossoul, Abou Bakr al-Baghdadi est réapparu dans une vidéo d’une vingtaine de minutes, diffusée par un des sites officiels de Daesh. Entre juillet 2014 et avril 2019, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et des dizaines de milliards d’euros ont été engloutis pour éliminer le pseudo-califat établi en seulement quelques mois entre la Syrie et l’Irak. La mort de Baghdadi lui-même a été annoncée à plusieurs reprises, alors qu'à l’évidence le chef de Daesh a échappé aux frappes de la coalition mobilisée contre lui. 
Il se met en scène en chef d’un réseau, certes privé désormais d’assise territoriale au Moyen-Orient, mais résolument actif dans le monde entier. La revendication des attentats du dimanche de Pâques au Sri Lanka (253 morts), même si elle a été sans doute ajoutée lors du montage final, s’inscrit dans cette relance de la dynamique terroriste.

La "France croisée" retient toute l'attention haineuse de l'islamiste.
Baghdadi et la direction de son 'Etat islamique' ont appris à se passer de leur base moyen-orientale pour animer et contrôler leur "internationale" djihadiste. De même que le prêche enregistré à Mossoul ouvrait en 2014 l’ère du pseudo-califat, cette vidéo définit le nouveau cadre de l'acte 2 de son action et de sa  propagande, après la chute de son dernier bastion de Baghouz en Syrie

L'agresseur réclame vengeance, citant des fidèles tombés à Baghouz face à la " barbarie des Croisés", dont les frères Jean-Michel et Fabien Clain, voix de l'islamisme qui ont fait leurs vocalises dans leur quartier du Mirail à Toulouse, ville plus rouge et noire que rose et à forte présence musulmane. Un tel hommage rendu à ces deux barbares djihadistes est d’autant plus significatif qu’ils avaient revendiqué au nom de Daesh les attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

Pour l'Irakien Baghdadi, la mort des deux barbares appelle une vengeance islamiste sur  la "France croisée", l'un des principaux ennemis de l’organisation terroriste. Il encourage en effet ses partisans "au Burkina Faso et au Mali" à "continuer de frapper la France croisée", les assurant que Daesh les "vengera" sur d’autres théâtres. 
Une telle incitation au crime trouve son origine dans la concurrence que se livrent les groupes djihadistes au Sahel le "Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans" (GSIM), affilié à Al-Qaida, et "l’Etat islamique pour le Grand Sahara". L’essor de cette branche régionale de Daesh, face au GSIM jusque là dominant, complique encore plus la conduite de l’opération Barkhane, lancée par la France en 2014 au Sahel pour y éradiquer la présence djihadiste.
 
Il ouvre ainsi la possibilité d’attentats anti-français en dehors du Sahel, que la propagande djihadiste présente comme des "représailles", alors que le GSIM n'a encore jamais frappé la France que dans la zone saharienne.

Une terreur mondialisée

La série d’attentats du 21 avril au Sri Lanka constituerait une première " vengeance" infligée en riposte à l’offensive des "Croisés" à Baghouz, un rapport que seul Baghdadi semble y voir. En semant la terreur dans un pays visiblement pris par surprise - on peut dire en traître -, Daesh entend démontrer sa capacité à frapper là où on l’attend le moins.
 
Suivant la logique perverse du djihadisme mondialisé - comme c'est encore trop souvent le cas de l'internationale communiste -  la planète représente un seul et même théâtre de la "longue bataille" que le chef de Daesh entend livrer contre les 'Croisés' de ses lointains ancêtres. 

A qui profiteraient des crimes de terroristes islamistes ?

Les risques calculés qu'a pris Baghdadi en se montrant dans cette vidéo visent à impacter les media et le pouvoir à la veille des élections européennes en semant la peur en France, des bénéfices politiques qui iraient à Macron comme au chef islamiste. Comment expliquer toutefois que la France - plus que ses alliés de la coalition - soit désignée explicitement comme l'ennemi international numéro 1, si les uns et les autres n'y trouvent pas leur compte ?

Le début du ramadan et l'ouverture de la campagne des Européennes coïncident avec cette annonce de règlements de comptes islamistes.  
Ce grand retour du chef de Daesh est censé préparer le terrain à la campagne terroriste qui est menée chaque année par son organisation à l’occasion du mois de jeûne musulman de Ramadan (5 mai-4 juin). 
En 2014, ce mois avait pour les djihadistes été marqué par la proclamation de Baghdadi comme 'calife' et par une expansion fulgurante en Irak. 
En 2016, des terroristes inspirés ou dépêchés par Daesh avaient frappé au coeur de Bagdad et de Médine, mais aussi en Turquie, aux Etats-Unis, en France, au Yémen et au Bangladesh. 
Le Ramadan 2017 avait été relativement moins sanglant, car Baghdadi et ses partisans étaient accaparés par la lutte pour leur propre survie en Irak et en Syrie. 
En 2018, Daesh a en revanche repris l’initiative terroriste sur trois continents. Cette fois, durant le mois de Ramadan qui débute le 6 mai, Baghdadi et ses fidèles tenteront par tous les moyens de se "venger" ici ou là de la perte de leur dernier territoire en Syrie.

En France, les Gilets jaunes seraient du même coup amenés - plus sûrement qu'avec le "grand" débat de Macron - à abandonner la lutte et Macron - comme ses media qui parlent en permanence d'essoufflement au bout d'environ 6 mois, sur la base des chiffres trafiqués de ce menteur de Castaner ! - ou ses émissaires sur les plateaux de télévision l'auraient belle de crier victoire...

Mais,
malgré son sens de l'humain, par son appel à la vengeance, Abou Bakr al-Baghdadi ne plaide pas en faveur d'un retour et de l'accueil en France des épouses et des enfants de djihadistes.

 

lundi 6 avril 2015

Kenya: le massacre d'étudiants de Garissa laisse indifférente la gauche des humanistes et humanitaires

Mieux vaut être d'extrême gauche avec Charlie Hebdo que modéré avec les Chrétiens

Le monde ne se lève que contre le massacre de dessinateurs libertaires

Les Chrétiens sont-ils des sous-hommes au Proche-Orient et en Afrique ?

Kenya: tuerie islamiste
(Université de Garissa)
Le Kenya est entré dans trois jours de deuil national à la mémoire des 148 victimes, essentiellement des étudiants, de l'attaque de son université de Garissa, jeudi 2 avril. Prises dans leur sommeil et froidement exécutés sur le campus par un commando de djihadistes, elles sont les victimes de l’attentat le plus sanglant du pays depuis l’attaque de l’ambassade américaine par al-Qaida en 1998. 

Sur les réseaux sociaux, des internautes s'indignent en vain du manque de réaction de la communauté internationale et des media. Le pape lui-même s'évertue à faire bouger le monde. Les Chrétiens d'Occident sont-ils devenus trop individualistes ou sont-ils étouffés par l'idéologie marxiste dominant le monde plus sournoisement que la banque ? Toujours est-il que, privés des relais médiatiques et universitaires, leurs voix ne parviennent pas à se faire entendre. 


Les chrétiens de France sont-ils victimes de leur respect des lois de la République qui fait peser sur eux le poids de la laïcité ? A force de se résigner aux railleries de leur foi et de leurs fidèles, voire à sa mise en procès pour des actions passées auxquelles d'autres opposeraient la prescription des siècles, à force de culpabilité insensée, de contrition et d'auto-flagellation, les Chrétiens paient partout le prix fort de l'enseignement de leurs religions d'amour et de respect.  Ainsi se trouvent-ils face à la barbarie aussi démunis que les démocrates.

Le Kenya, pays chrétien à 80%, a célébré Pâques dans le chagrin
Les messes données à travers le pays -et dans le monde chrétien- ont été dédiées aux personnes tuées jeudi à l'aube sur le campus de l'université148 personnes, essentiellement des étudiants, ont été exécutées par des islamistes shebab somaliens. On parle de martyre, comme si -partie intégrante de leur condition- il s'agissait de leur destin. S'en prendre à un pays membre de l'internationale socialiste ou à la Palestine suscite la levée des boucliers des media. Assassiner des dessinateurs provocateurs mobilise la gauche, certes, mais aussi la droite, qui leur sert pourtant couramment de cible, mais exterminer des Chrétiens innocents laisse les mêmes de marbre. Les magnats de la presse socialiste, les actionnaires multimillionnaires de Libération, du Monde ou de L'Obs, relatent et s'en tiennent à une simple couverture qui les rend pourtant complice de génocides: ils auront ensuite  les moyens médiatiques de réécrire l'Histoire tout loisir et de s'exonérer de toute faute déontologique et historique.  
Le président kényan Uhuru Kenyatta a promis une riposte sévère. Mais son gouvernement essuie depuis trois jours les critiques pour son incapacité à enrayer un cycle d'attaques des islamistes shebab sur le sol kényan ayant fait plus de 400 morts depuis mi-2013.
"Contrer le terrorisme est devenu particulièrement difficile, car ceux qui le planifient et le financent sont profondément implantés dans nos communautés et étaient considérés comme des gens ordinaires et inoffensifs", a expliqué Uhuru Kenyatta. Nos djihadistes français, assassins de 17 de leurs concitoyens, n'étaient-ils pas considérés comme sympathiques et inoffensifs par leurs voisins?  Mais "nous ne les laisserons pas continuer à vivre normalement," prévient-il.

La France profonde de l'internet international s'indigne 

Le pape François est-il le chef de combat
dont l'Eglise a besoin ?
Dans le monde entier, des messages de soutien ont été partagés sur twitter, certains dénonçant l'indifférence de la communauté internationale. Un indignation naturelle reprise également par le Pape François lors de son message de Pâques à Rome. Après "jesuischarlie" né des attentats du 7 janvier à Paris, un nouveau mot-clé "Jesuiskenyan" a émergé dans les pays francophones. 

Mais un autre mot-clé envoie aussi un message plus cruel pour la gauche libertaire et révolutionnaire qui s'était enflammée lors de l'assassinat des leurs à Charlie hebdo. "174isNotJustaNumber" dénonce le peu de réactions des chefs d'Etat : Obama lâche un peu al-Assad et Poutine, mais se rabat sur Israël en dédiabolisant l'Iran, pays des ayatollahs sectaires. Il ne manifeste pas plus d'intérêt pour les Chrétiens du Proche-Orient et d'Orient que la moyenne des chefs d'états qui s'acquittent à la sauvette de leur devoir de compassion et retournent à leurs manoeuvres politiciennes. 
Or, ce président des Etats-Unis est d'origine kényane par son père...
Obama, coiffé du turban kenyan, 
lors d'un voyage au Wajir en 2006
Barack Obama n'est pas aussi noir qu'on le dit volontiers. Il est en effet le premier métis afro-américain à la Maison Blanche, car fils d'une Blanche américaine de souche irlandaise et d'un Kényan noir et musulman. La stupéfaction face à l'inertie du prix Nobel de la... paix (2009) est légitime, mais il faut aussi savoir que, pendant la campagne électorale pour l'investiture de 2008, l'éditorialiste Daniel Pipes a révélé que Barack Hussein Obama a  été élevé dans l'islam durant son séjour en Indonésie, entre 6 et 10 ans. Obama nie quant à lui que son foyer était religieux.

Ensuite, les agences de renseignements égyptiennes possèdent des "documents et preuves". Au cours de la discussion sur le fait que ces documents contiennent des extraits d’échanges financiers massifs entre des instances internationales et les Frères Musulmans, la vice-présidente de la Cour Suprême Constitutionnelle d’Egypte a déclaré: "Le frère d’Obama (Malik, ci-contre) est l’un des architectes des investissements pour le compte de l’organisation internationale des Frères Musulmans."

Enfin, selon Waffa Taha Latik, journaliste marocain, "La Ilaha Illa Allah" est inscrite sur la bague que porte Barack Hussein Obama à la main gauche depuis 30 ans. Ce signe de foi confirme les liens étroits que le président américain entretient avec l'islam… Si Obama a menti au peuple américain en se déclarant chrétien et non musulman, cela expliquerait son discours du Caire où il fait pratiquement "allégance" à l’islam, allant jusqu’à s’incliner devant les nababs égyptiens…
Mais aussi un message plus polémique : "174isNotJustaNumber", mot-clé qui dénonce le peu de réactions des chefs d'Etat : pas de marche internationale prévue comme celle du 11 janvier à Paris... 
Le traitement est également jugé insuffisant par les media traditionnels notamment outre-Atlantique. Aux USA par exemple, Charlie Hebdo avait été cité plus de 1400 fois en 24 heures dans les media américains juste après l'attaque des frères Kouachi. L'attaque de Garissa, elle, n'a été cité que 214 fois, rapporte le site breaking3zero.com.

Une tragédie traitée comme un fait divers

Un Occident en perte de toute hiérarchie des valeurs
L'AFP privilégie l'anecdotique, sans que Le Figaro doive se sente pour autant obligé de diffuser ce qui distraie de l'essentiel, mais se prête à la diversion. Francetv info,‎ 20minutes.fr‎, europe1.fr, bfmtv.com, leparisien.fr, SudOuest.fr, etc rapportent tous que, samedi matin, plus de 50 heures après le début de l'attaque, une survivante terrorisée, a encore été retrouvée, cachée dans une penderie, échappant ainsi à la tuerie... La veille, quatre rescapés avaient été secourus. Tout est-il donc pour le mieux ? A bord de bus affrétés par le gouvernement, 663 étudiants rescapés ont quitté Garissa pour rejoindre les villes dont ils sont originaires. L'université est fermée jusqu'à nouvel ordre.


Les djihadistes ont pris pour cible les étudiants chrétiens 
Jeudi à l'aube, un commando est entré sur le campus, ouvrant le feu au hasard, avant de pénétrer dans la résidence universitaire, séparant musulmans et non-musulmans, laissant partir les premiers et gardant les seconds en otage.

Cinq suspects ont été arrêtés depuis jeudi: "Nous les soupçonnons d'être des complices des assaillants (...), nous tentons d'établir des liens", a expliqué le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mwenda Njoka. Deux d'entre eux ont été arrêtés à l'intérieur de l'université: un Tanzanien, caché avec des grenades, et un vigile kényan d'ethnie somali, soupçonné d'avoir aidé les assaillants à entrer, selon M. Njoka. Les trois autres suspects ont été arrêtés alors qu'ils tentaient de fuir vers la Somalie.

Une école coranique hébergeait le cerveau du raid islamiste 
Quatre membres présumés du commando ont été tués. La police a exhibé samedi leurs dépouilles nues et ensanglantées dans les rues de Garissa, devant une foule en colère ou indignée par cette sinistre parade. Jeudi, les autorités avaient offert d'une récompense d'environ 200.000 euros pour la capture du cerveau présumé de l'attaque, Mohamed Mohamud, alias "Kuno", ancien professeur kényan d'une école coranique de Garissa.

Ce massacre s'ajoute à la série de l'assaut du centre commercial Westgate, d'une succession de raids sur la côte kényane et dans la ville de Mandera frontalière de la Somalie, au cours desquels environ 160 personnes au total avaient été exécutées en 2014.

Affaiblis en Somalie, les islamistes ont choisi le Kenya, pays frontalier majoritairement chrétien (à 80% catholique), miné par la corruption, où une minorité musulmane jeune et délaissée est agité par les islamistes, pour montrer qu'ils peuvent continuer de frapper à leur guise impunément.

jeudi 31 juillet 2014

al-qaïda gagne du terrain sur Hollande en France

"La stratégie d'al-Qaida en France confine à la perfection"

La galaxie islamiste a implanté des cellules dormantes en France



Samuel Laurent, spécialiste du Moyen-Orient, a enquêté durant un an et nous en dit un peu plus. Je suis la voix des salafistes," dit-i dans un éclat de rire embarrassé à l'hebdomadaire Le Point. Ni chercheur ni journaliste, il sillonne depuis des années les régions contrôlées par al-Qaida. Ce consultant international avait pu approcher des djihadistes en Libye pour sa précédente enquête sur le Sahelistan (1). Aujourd'hui, ses contacts lui ont permis de gagner la galaxie djihadiste en Syrie et en Somalie pour mieux remonter la piste d'un réseau implanté en France, prêt à commettre, selon lui, plusieurs attentats de grande ampleur. Il le raconte dans Al-Qaida en France, révélations sur ces réseaux prêts à frapper (2). 

Le Point.fr: Comment êtes-vous parvenu à intégrer ces cellules djihadistes ? 
Samuel Laurent : J'ai travaillé de longues années en tant qu'intermédiaire auprès de sociétés implantées dans des zones à risques au Moyen-Orient, particulièrement en Irak. J'ai ainsi approché différentes cellules sans l'accord desquelles aucun contrat ne pouvait se poursuivre. J'ai accumulé de précieux contacts. Alors, quand ce projet s'est lancé j'ai réactivé certains d'entre eux. Je me suis envolé pour la Syrie à la rencontre des combattants occidentaux adoubés par al-Qaida. J'y ai trouvé des jeunes souvent sans repères, partis faire le djihad avec idéal. Ils trouvent sur place ce qui leur manque ici, un univers structuré, parce que l'islam répond à tout : votre manière de vous habiller, de parler, de se comporter, c'est une école de la vie. Mais ils sont souvent mal acceptés sur place et finissent par revenir pour réinventer une guerre à laquelle ils n'ont, au fond, pas participé. Ils romancent leur voyage ce qui pousse les autres à partir. Pour autant, ils ne constituent pas formellement de filières. 
En revanche, il existe un autre réseau en France, piloté par l'émir Abou Hassan, qui sélectionne les meilleurs combattants français des cellules djihadistes syriennes pour les former à des cellules dormantes sur notre territoire.

Comment fonctionne cette cellule ? 

Après avoir combattu en Syrie, ils sont envoyés en Somalie où ils s'entraînent dans le massif de Galgada, aux frontières du Puntland et du Somaliland. Il s'agit d'
un petit nombre d'hommes - une vingtaine par an - formés durant quelques mois aux sabotages et aux attentats suicide avant de revenir en France en passant par le Maghreb. Ils abandonnent leur identité et coupent tout lien avec leur famille restée dans l'Hexagone. Une trentaine d'agents sont déjà en France. Une stratégie qui confine à la perfection.

Comment échappent-ils aux services de renseignements ?

Ils pratiquent la Taqiya, l'art de la dissimulation. Ils mènent une vie discrète, "normale". Les célibataires doivent se marier, à une femme arabe, qui travaille, mais qui ne portera jamais le voile. Lui ne porte ni la barbe ni la djellaba. Leurs enfants doivent fréquenter de bonnes écoles. L'agent est encouragé à éviter les contacts au sein de sa propre communauté, à dénigrer, si besoin, publiquement l'islam radical. Piégé, arrêté, torturé, il ne livrera que quelques éléments fragmentaires, sans pouvoir compromettre les cadres d'al-Qaida qui règnent sur l'organisation française, ni même les autres kamikazes dont il ignore jusqu'à l'existence. Il est sous les ordres d'un homme, l'émir Abou Hassan, qu'il n'a jamais rencontré.

Cet homme, comme l'émir Abou Youssef en Somalie, a exigé de relire vos écrits, pourquoi ?

Parce qu'à travers moi, ils veulent faire passer un double message :
affirmer leur présence dans notre pays et démontrer leur capacité de nuisance.

Quelles sont leurs intentions ?

Riposter à toute action de la France contre les musulmans
, avec pour seul étendard : "Si l'ennemi se bat dans ton pays, porte la guerre chez lui." Mais rendre coup pour coup n'est pas leur seul but, l'objectif final du salafisme, c'est la conquête du monde où chaque État devra adopter l'islam et la charia.

Au cours de votre enquête, vous n'avez rencontré ni opérateurs ni lieutenants, mais avez exigé de voir les armes dont ils disposaient sur notre territoire, qu'avez-vous découvert ? 

Des armes redoutables. J'ai vu un lanceur Kornet H133 équipé de son missile qui peut atteindre une cible à plus de cinq kilomètres, des SA-24, ces missiles air-sol, les plus sophistiqués au monde, des fusils de sniper, des explosifs, des munitions, des kalachnikovs et deux mortiers ! Du matériel de guerre utilisé en Irak. Al-Qaida possède une structure quasiment parfaite dans notre pays avec des armes et des agents qui exploitent les failles de notre système et contournent ses forces pour s'y infiltrer sans éveiller les soupçons. Et l'aveuglement de nos services de sécurité leur a permis de se nicher au plus profond de la société. Longtemps. Pour y attendre un petit bout de papier glissé sous une pierre qui leur donnera l'ordre d'attaquer. 

Comment les percer à jour ?

Le drapeau d'al-qaïda défile dans Paris
avec les activistes pro-Hamas contre Israël
Avec une direction dispersée à travers l'Europe, il faudrait une agence de renseignements transnationale. Les agents d'al-Qaida qui prospèrent actuellement en France connaissent parfaitement notre système. Seule une guerre de l'ombre peut tout changer. En introduisant de faux volontaires en Syrie, le flot d'information devenait précieux, mais ce travail, la DGSE refuse visiblement de le faire. Le travail d'infiltration, aussi dangereux, long et difficile qu'il soit, représentait notre seule chance d'endiguer la menace terroriste qui pèse aujourd'hui sur la France, mais nos dirigeants et nos services ont choisi de l'ignorer. Nous sommes en guerre sans le savoir.


(1) Sahelistan, Samuel Laurent, éditions du Seuil.
(2) Al-Qaida en France, révélations sur ces réseaux prêts à frapper, éditions du Seuil.

samedi 26 avril 2014

Révélation: Hollande a menti sur la rançon des otages de Syrie

18 millions de dollars de rançon, malgré les assurances officielles

Les "fonds" ont été acheminés en Turquie par Jean-Yves Le Drian

Hollande jurait ses grands dieux que la France ne verse jamais de rançon. Or, l'hebdomadaire allemand Focus contredit le pouvoir socialiste, précisant même ce samedi que la France a versé 18 millions de dollars, soit 13 millions d'euros, pour la libération des quatre journalistes français enlevés en juin 2013 en Syrie et relâchés la semaine dernière.

Leurs ravisseurs appartiennent à un groupe djihadiste lié à al-Qaida, EILL, et présenté comme ayant "des liens particuliers avec le régime syrien" de Bachar al-Assad, qui le soutient contre les rebelles de l’Armée syrienne libre et d’autres factions islamistes.

La presse a la consigne de ne pas parler de rançon mais de " fonds"
Ils ont été convoyés vers Ankara par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et versés aux ravisseurs par l'intermédiaire des services secrets turcs, écrit Focus, citant des sources proches de l'OTAN à Bruxelles
Proche de F. Hollande, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé sa visite en Turquie "il y a plusieurs semaines", un déplacement "discret" au cours duquel il a rencontré les autorités politiques turques et les services "pour permettre de réaliser ce qui est arrivé", avait confirmé, en son temps, une source "proche du dossier", mais anonyme.

Selon des experts de l'OTAN, l'espionnage français a été informé dès le début de la prise d'otage du lieu de détention des quatre journalistes, mais n'a entrepris aucune intervention armée pour les libérer, en raison des combats qui secouent la Syrie, poursuit le magazine.

Hollande a affirmé ne pas "payer de rançon"

Le président de la République française, François Hollande, a affirmé le 20 avril que la France "ne paie pas de rançon" dans les affaires d'otages.
"L'Etat ne paie pas de rançon. C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages puissent être tentés d'en ravir d'autres. Tout est fait par des négociations, des discussions", avait-il assuré.
VOIR et ENTENDRE François Hollande affirmer que la France ne verse pas de rançons pour la libération de ses otages, à l'occasion de la libération, le 27 avril 2013, de la famille Moulin-Fournier, dont quatre enfants, enlevés au Cameroun   et retenus deux mois au Nigeria. 
La France "ne cède pas sur les principes", le "non versement par la France de rançons", a déclaré le président français. "C'est en étant le plus discrets possible que nous pouvons être le plus efficaces", a ajouté Hollande. "Nous ne pouvons pas tout dire, mais nous ferons tout".
Didier François, grand reporter à la radio française Europe 1, et le photographe Edouard Elias avaient été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, reporter à l'hebdomadaire français Le Point, et Pierre Torrès, photographe indépendant, avaient été enlevés le 22 juin à Raqqa.

VOIR  et ENTENDRE
mentir, outre Laurent Fabius, J-Yves Le Drian:
Les otages de Syrie ont été retrouvés par une patrouille de l'armée turque dans la nuit du 19 au 20 avril dans le no man's land de la frontière séparant la Turquie et la Syrie, près de la petite ville turque d'Akçakale (sud-est). 
En vérité, on sait maintenant que les quatres otages n'ont pas été "retrouvés" mais échangés par EILL avec les autorités turques contre  13 millions d'euros.

Quant aux
quatre otages d’Arlit au Niger libérés le mercredi 30 Octobre 2013, ils avaient déjà manifesté leur malaise -et leur désapprobation de l'instrumentalisation de leurs épreuves, en faisant vivre un grand moment de solitude au président Hollande venu se montrer à l’aéroport militaire de Villacoublay.

Laurent Fabius a nié toute livraison d’armes.
Attendons que la vérité éclate à nouveau...


vendredi 7 mars 2014

Jeux paralympiques: Carlotti et Fourneyron choisissent la politique contre les athlètes handicappés

Deux ministres déserteurs des Jeux paralympiques

Elles soutiennent les musulmans Tatars...
Les deux incompétentes se paient le luxe 

d'un boycottage de nos athlètes
En charge des Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, et Valérie Fourneyron au poste de ministre des Sports, feront défection à Sotchi.
Les deux gourdes ont annoncé jeudi qu'elles ne se rendront pas aux Jeux paralympiques de Sotchi, qui doivent débuter vendredi. Le gouvernement français a choisi de soutenir un gouvernement ukrainien transitoire et illégitime issu de la rue et de tenter de mettre la pression sur Moscou que la Crimée russophone a appelé à son secours face à l'invasion des rebelles pro-occidentaux.

Le gouvernement français sanctionne les athlètes handicappés

Comme elle l'avait annoncé mercredi sur les ondes de Vivre FM, la ministre déléguée aux Personnes handicapées a confirmé jeudi son peu d'intérêt pour nos athlètes nationaux des  Jeux paralympiques de Sotchi qui débutent vendredi.

Sa collègue Valérie Fourneyron, ministre des Sports, va prendre la même décision. Une manière pour le gouvernement français de politiser une manifestation qui n'a lieu que tous les quatre ans.
Le sombre Ayrault a assumé cet abandon gouvernemental des handicappés, estimant jeudi après-midi "qu'il ne serait pas très cohérent d'envoyer des ministres en Russie alors que le gouvernement français a favorisé la suspension des travaux préparatoires du G8 à Sotchi".

La France n'est pas la seule à prendre une telle mesure
Hollande s'est encore aligné sur Obama: lundi, la Maison-Blanche avait déjà annoncé qu'aucune délégation présidentielle n'irait à Sotchi, tandis que le Premier ministre britannique conservateur, David Cameron, avait fait la même annonce la veille.
Laurent Fabius, le menteur en chef de la diplomatie française, a annoncé qu'il n'y aura aucun ministre français présent ce vendredi à l'ouverture des Jeux paralympiques de Sotchi, afin de protester, dit-il, contre la présence militaire russe en Ukraine. 
Or, la présence russe en Crimée, république autonome d'Ukraine, est totalement légitime. Les Russes occupent leur base navale de Sébastopol en Crimée, d'une part suite à des accords bilatéraux, et d'autre part en réponse à l'appel à l'aide du gouvernement élu de Crimée. De mauvaise foi et contre le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le ministre des Affaires étrangères français fait de l'ingérence dans le sillage du président impérialiste américain et prétend sur France Info que" cela aurait été très inopportun." De mauvaise foi, Fabius énonce une appréciation subjective quand il assure que "nous prenons une attitude qui me paraît très raisonnable, c'est-à-dire qu'il n'est pas question de pénaliser les athlètes." Son commentaire est parfaitement damagogique et irrespectueux: "Ils ont travaillé dans des conditions très difficiles pour être présents là-bas. Ils ont travaillé pendant des mois et des mois. il est normal qu'ils puissent concourir."

Les propos de Fabius bafouent l'accord de 2010, par lequel l'Ukraine a prolongé le bail de la Russie sur le port de Sébastopol, jusqu'en 2042. A la vérité, l'anti-sioniste Fabius se range aux côtés des Tatars de Crimée, minorité musulmane d'origine turque. Ils étaient 5% le mois dernier, mais la propagande les a fait passer à 12%. Les Tatars (ou Tartares) furent accusés par les Soviétiques d'avoir fait bon accueil à la Wehrmacht allemande en 1941, et Staline les fera intégralement déporter, même si ultérieurement certains eurent la permission de revenir. Les Tatars sont en butte, comme les Rom, à l'hostilité des paysans sédentaires dont ils avaient pillé les ancêtres. L'ethnie tatare représente environ 5.000 personnes en Chine, principalement au Xinjiang, où ils ont participé aux émeutes de juillet 2009 avec le mouvement (sunnite) ouïghour, le Mouvement islamique du Turkestan oriental, finalement placé sur la liste des organisations liées à Al-Qaïda. Une centaine de familles nommées "Tatars" vit encore actuellement en Algérie et depuis le temps de la domination par l'empire ottoman.

La presse gouvernementale ne précise pas que l'Allemagne sera en revanche au côté de ses champions.

samedi 14 septembre 2013

Syrie: les preuves des atrocités commises par les rebelles viennent de l'étranger

Syrien décapité par les rebelles islamistes, devant des enfants
Pépère s'en va-t-en guerre

Des images qui ne donnent pas à réfléchir aux jusqu'au-boutistes bornés
C'est la presse anglo-saxonne qui publie des photos que les media français cherchent à occulter












Des commentaires ?

mardi 5 février 2013

Mali: des graffitis menacent la France sur une école à Tunis

Hollande battra-t-il en retraite devant les représailles ?
L'Elysée prend au sérieux les graffitis

Peints dans la nuit de dimanche à lundi, sur l'un des murs d'enceinte d'une école française à Tunis, ils menacent les Français de représailles en raison de l'intervention militaire de notre chef de guerre au Mali .
"Je viens vous égorger mécréants" et "Vous tuez nos frères au Mali, attendez les jours qui viennent, adorateurs de la croix". Des menaces inscrites à la peinture noire sur l'un des murs de l'école Robert Desnos, dans le quartier cossu El Omrane de Tunis, selon des témoins  et des media  tunisiens. Dans l'après-midi, les graffitis ont été éffacés et l'enceinte on été repeinte.

Le président va-t-en-guerre venait tout juste de quitter le sol malien

Hollande venait de s'attirer une ovation en lâchant une de ses phrases qui puent la démagogie, mais ravit la populace: "Je veux vous dire que je viens sans doute de vivre la journée la plus importante de ma vie politique."

Sans qu'il y paraisse d'abord, cette phrase, prononcée le 2 février à Bamako lors de son discours à l'adresse du peuple malien clôturait une visite éclair au Mali constitue une vraie faute politique.
La satisfaction d'être aimés passée, le chef de l'État, comme les trois ministres de la Défense, des Affaires étrangères et du Développement de son escorte, face à la ferveur populaire des maliens, doit maintenant assumer ces paroles prononcées sous le coup de l'émotion et du soleil: les Maliens d'Afrique, mais aussi de France, tous attendent de "Papa Hollande",  "El Farouk des temps", qu'il finisse le travail et assure leur libération.

L'Afrique ne bouge pas seulement comme le souhaiterait Hollande
L'ambassade de France a confirmé ces dégradations mais n'a pas souhaité faire de commentaire. Nos media ne disent pas toute la vérité et, le porte-parole du ministère tunisien de l'Intérieur, pour sa part, occupe la galerie en indiquant : "Une enquête judicaire est en cours sur ces inscriptions. Le directeur de l'école a officiellement porté plainte".
"A chaque fois que c'est exigé pour un établissement national ou étranger, le dispositif de sécurité est renforcé. Cela se fait naturellement lorsque c'est nécessaire", a-t-il ajouté, sans donner de détails sur un éventuel renforcement de la protection des écoles françaises dans la capitale tunisienne
En revanche, c'est étrangement la sécurité autour des représentations de plusieurs intérêts français en Tunisie qui a été renforcée après l'intervention française au Mali contre des islamistes et à la suite de la prise d'otages sur le site gazier d'In Amenas, en Algérie.


L'agence de presse française glisse aussi sur la menace d'Aqmi qui dès septembre dernier reprocha à Paris "d'appeler à envahir" le Mali, alors qu'un déploiement était encore seulement à l'étude. L'Elysée a-t-il bien évalué le prestige que Hollande retire de sa visite et de ses bombardements aériens sur le nord Mali en contrepartie des risques qu'il fait courir sur la vie des otages détenus par des terroristes depuis plus de deux ans ?


Tunis tente de rassurer


Quelque 25 000 Français, dont 70% de binationaux, sont exilés en Tunisie. 
Les établissements scolaires français y accueillent 7 500 élèves d'une quarantaine de nationalités, dont une large part de Tunisiens, plutôt aisés. 
Les autorités tunisiennes reconnaissent l'existence de certains groupes salafistes hostiles à l'Occident, mais tentent par tous les moyens de rassurer en matière de sécurité et pour freiner la baisse -déjà sensible en 2011 après la révolution du Jasmin- des réservations touristiques, une des principales sources de l'économie locale.

Le président Hollande s'est entretenu avec Moncef Marsouki, son homologue tunisien, à la préfecture de Strasbourg.  
Le chef de l'Etat a annoncé mardi qu'il se rendrait "en mai" prochain en Tunise, "un exemple des printemps arabes".