POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est école coranique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est école coranique. Afficher tous les articles

samedi 13 avril 2019

Lutte contre l'islamisme: fermeture de quatre écoles hors contrat et sept lieux de cultes fermés depuis début 2018

Un bilan léger que le gouvernement voudrait faire passer pour glorieux : combien restent à fermer? 

Quatre écoles musulmanes hors contrat, sept lieux de culte et 89 petits commerces ont été fermés en un peu plus d'un an, depuis début 2018

Résultat de recherche d'images pour "livre Mosquees radicales"
Le premier ministre Edouard Philippe a fait cette annonce décevante jeudi, dans le cadre de la lutte contre l'islamisme radical et la radicalisation. Depuis un premier comité interministériel consacré à la lutte contre la radicalisation en février 2018, "quatre écoles musulmanes (qui plus est) hors-contrat, sept lieux de culte, dont la mosquée salafiste As-Sunna d'Haumont - dont le nom vient de la construction d'un petit oratoire, dédié à saint Waast, au Mont-Aigu - dans le Nord (celle de Marseille, photo ci-dessous, a été fermé en décembre 2017 : accusé d’apologie de la violence et du djihad armé, l’imam Doudi de la mosquée avait été expulsé vers l’Algérie en avril 2017), huit établissements culturels ou associatifs - couvertures classiques du salafisme, plus nuisibles que le milieu carcéral en termes de prosélytisme -, 89 débits de boissons ont été fermés", a-t-il énuméré lors d'un déplacement à Strasbourg. 

Par ailleurs, depuis avril 2018, "près de 300" étrangers en situation irrégulière inscrits dans le fichier de signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) ont été expulsés "ou ont quitté volontairement le territoire national", a-t-il ajouté.
 
Début avril, ce fichier a atteint 20.904 individus, dont 11.152 fiches actives et 9.752 fiches clôturées, selon Matignon. Constitué de 78% d'hommes et de 2,7% de mineurs, il comprend 27% d'individus "déclarés convertis" à l'islam.

Quatre mois après l'attentat djihadiste visant le marché de Noël de Strasbourg, le 11 décembre 2018, Edouard Philippe a réuni dans le quartier du Neuhof un comité interministériel consacré à la prévention de la délinquance et de la radicalisation, avec une petite dizaine de membres du gouvernement. 
Le chef du gouvernement n'a pas détaillé les villes ou les régions où avaient eu lieu ces fermetures, mais indiqué qu'elles avaient eu lieu "dans les quartiers dans lesquels nous avons concentré notre action".

Quant à la récente loi Gatel, qui durcit depuis avril 2018 le régime d'ouverture des établissements scolaires hors contrat, la procédure d'opposition à l'ouverture a été engagée "à 15 reprises", a-t-il par ailleurs précisé.

La fermeture de lieux de culte avait elle aussi été facilitée par la loi sur la sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme d'octobre 2017.

Les "débits de boisson" visés concernent principalement des kebabs, salons de thé, bars à chicha, mais aussi des bars qui vendent de l'alcool, mais dont les patrons sont proches de la mouvance radicale, selon des sources policières.


Coup de bluff de l'Edouard

Marseille, Boulevard National
Rien qu'à Marseille, 12 mosquées sont salafistes et dirigées par des étrangers.
A titre d'exemples, le Centre islamique Ibn Khaldoun à Marseille est dirigé par l’ancien responsable de l’UOIF dans la région, Moshen N’Gazou, né en Tunisie et ayant obtenu la nationalité française. Un gros travail a été entrepris par l’homme pour créer un collège-lycée juxtaposé à la mosquée, conférant un gage de sérieux à l’institution, de même qu’il existe un institut pour adultes. Un succès pour le collège, qui a ouvert une deuxième classe de sixième à la rentrée 2017, et qui est passé sous contrat avec l’Etat.

La plus grande mosquée de Marseille, Al-Islah, mettant en ligne les ouvrages de base du wahhabisme appelant au djihâd armé et précisant que "Allah a rendu obligatoire la haine envers les mécréants et le fait de les considérer comme ennemis" (Salâh Al Fawzan, Alliance et désaveu en islam). Cette mosquée qui rassemble mille fidèles le vendredi est dirigée par un quartette d’algériens, président, vice-président, délégué et imâm étant tous nés en Algérie avant l’indépendance de 1962.

La mosquée Al Quods de La Recolette, fréquentée par des salafistes, est dirigée aussi par des maghrébins, algériens (président et secrétaire) et tunisiens (vice-président), dont la présence en France est loin d’être justifiée. L’imâm qu’ils se sont choisi est un salafiste égyptien, Mohamed El Sheimy, dont la présence en France n’est due qu’au laxisme de l’Intérieur. 

Telles ou telles portent des noms charmants : les Bleuets, qui est logée dans le centre commercial Saint-Paul regroupe 900 fidèles, majoritairement salafistes. 

En revanche, la mosquée de Consolat de la "zone de sécurité prioritaire" de Saint-Paul, fréquentée par 300 fidèles le vendredi, n’a pas respecté son arrêté de fermeture notifiée pourtant depuis juin 2016. La raison ? Son imâm, un quadragénaire algérien, Mouammar Fedj, a proféré "des discours antirépublicains", note le renseignement territorial. Là aussi, comment tolérer un imâm étranger sur notre sol pourtant identifié comme radical ?

A la mosquée Air Bel du 11ème arrondissement, le président est Egyptien, Abdelkader Hamel, dont on se demande la valeur ajoutée pour la société française. D’autant que des prêches antirépublicains ont été enregistré par les services et que sa radicalité est détectée dès 2008. Fréquentée par les salafistes, le quartier dans lequel rayonne cette mosquée étrangère est appelé 'la petite Kaboul' de par le nombre d’habitants portant le niqab pour les femmes et les tenues afghanes pour les hommes.

vendredi 18 janvier 2019

PMA : sacrilège d'une députée LREM associant "parent d'intention" à "écoles coraniques"

Atteinte à la démocratie et à la liberté d'expression, le politiquement correct profite à certains 

Les dénis de race et de genre font leur chemin

PMA : une députée LREM associe "parent d'intention" et "écoles coraniques"
"Grand débat national" pour la galerie, avec les maires,
mais censure  des élus, dans le parti présidentie
l
La députée LREM Agnès Thill est opposée à l'extension de la PMA et elle n'a pas le droit !
"L'absence de genre dans le mot 'parent' favorise l'éclosion d'écoles coraniques", a estimé jeudi 17 janvier, ce membre de la Commission des Affaires culturelles et de l'Education à l'Assemblée nationale. Et ses propos sont condamnés par des élus de son groupe. Déjà rappelée à l'ordre à plusieurs reprises par le parti présidentiel pour certaines de ses prises de positions, parce qu'elles étaient publiques, l'élue LREM de l'Oise a jugé que le rapport de la mission de l'Assemblée nationale sur la bioéthique franchit une "ligne rouge" dans certaines de ses recommandations.

Dans une lettre adressée à ses collègues du groupe majoritaire,cette ex-membre du Parti socialiste (1981- 1990) estime notamment qu'accepter dans la future révision de la loi le "parent d'intention" - le parent n'ayant pas de lien biologique avec l'enfant - "permet la multiplication des parents" et que le mot parent "n'a alors plus aucun sens". "Il en découle politiquement, que cette absence de genre dans le mot parent favorise l'éclosion d'écoles coraniques et le départ de nos élèves vers celles-ci", écrit la directrice d'école en disponibilité.


Nos amis musulmans créent un monde parallèle dans la République 

"Nos amis musulmans, que nous savons opposés à cet éloignement progressif des concepts de père-mère, homme-femme (...) ne vont point dans la rue, ni dans les urnes, pour exprimer leur conception.
Mais ils vivent en créant un monde parallèle dans la République, où les choses sont comme ils veulent (...) Il n'y a pas, chez nos amis musulmans, de parent 1 et de parent 2", ajoute la députée du Beauvaisis qui, dans sa lettre, cite "juristes", "scientifiques", "associations" mais aussi "francs-maçons" parmi les experts à s'être prononcés sur l'extension de la PMA.

"Marre qu'une députée @LaREM puisse prononcer des propos homophobes et islamophobes aussi librement... 
Le courrier reçu par mes collègues et moi-même est un tapis de sottises qui stigmatise inutilement deux minorités. En France, il n'y a pas de 'parallèle' à la République", a réagi sur Twitter Laurence Vanceunebrock-Mialon, députée LREM de l'Allier et fonctionnaire de police.

Cette élue, qui traita des dossiers de violences faites aux femmes, de problèmes intrafamiliaux et d’urbanisme au commissariat de Vichy, est la mère biologique d'une fille qu'elle a eue par procréation médicalement assistée en Belgique, la PMA n'étant pas autorisée en France pour les femmes seules et les couples homosexuels.Elle s'est séparée de son ex-compagne avant l'ouverture du mariage aux couples homosexuels en 2013. N'ayant pas porté l'enfant de son ex-compagne, elle n'a pas pu adopter légalement la fille de celle-ci, situation qu'elle déplore : "s'il arrive quelque chose à la plus jeune, il faudra appeler la “mère du ventre” [sic] pour prendre d’éventuelles décisions médicales".
Porte-parole du groupe LREM, Marie Lebec, a cinglé sa collègue de l'Oise sur Liberation.fr, dénonçant une lettre "caricaturale, comme Agnès Thill peut l'être". LREM avait, en novembre, mis une "dernière" fois en garde Agnès Thill "contre les excès" de ses "prises de position publiques", après des propos concernant un supposé "lobby LGBT à l'Assemblée nationale"

"Aucun propos homophobes ni islamophobes"

L'élue de l'Oise a ensuite "assumé" son constat sur l'extension de la PMA, récusant toute "homophobie" : "aucun propos homophobes ni islamophobes dans ma contribution", a-t-elle répondu à Laurence Vanceunebrock-Mialon.

Rédigé par le député LREM Jean-Louis Touraine,
le rapport de la mission sur la bioéthique, qui vise à préparer le débat législatif, a proposé des changements majeurs en matière de bioéthique. 
Parmi eux, l'ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de femmes et aux femmes seules et l'autorisation de la PMA post-mortem (la conjointe d'un homme décédé aurait le droit de se faire inséminer avec son sperme, congelé avant son décès).


jeudi 9 juillet 2015

Les clandestins arrivent en France aussi par Mayotte, dans l'océan indien

A l'exil politique et économique s'ajoute l'exode sanitaire  

La France, terre d'asile du monde entier

Un habitant de l’île de Mayotte sur trois est un étranger en situation irrégulière.
"En un an, la situation s’est terriblement dégradée", explique Michel Rami, un gynécologue obstétricien à la retraite qui assure ponctuellement des remplacements dans l’unique hôpital de Mamoudzou, le chef-lieu de Mayotte, où il a passé un mois en mission. Il décrit une situation de catastrophe sanitaire : "On voit des patients débarquer à Mayotte avec des urgences très graves, des péritonites en choc septique, des grands brûlés surinfectés après une traversée en pirogue de plusieurs heures dans des conditions extrêmement précaires."

Pour franchir les 70 km qui séparent Mayotte d’Anjouan, l’une des trois îles de l’Union des Comores, les passeurs font payer entre 300 et 500 euros pour une traversée en kwasa, une pirogue à moteur, dont les détours visant à éviter les gardes-côtes rallongent d’autant le temps de trajet. "Nous avons eu le cas d’une fille de 11 ans qui est arrivée avec une fracture ouverte depuis plus de trois jours, raconte le médecin. On se retrouve à soigner des pathologies que l’on ne voit plus en Europe dans des délais qui sont inacceptables." 
De même que débarquent en Europe des pathologies oubliées: une polémique s'est développée dans la région de Nice sur de prétendus cas de gale, imputées à l'immigration clandestine depuis l'Italie, la Lybie et au-delà en Afrique sub-saharienne, mais on signale aussi une poussée de maladies oubliées, telles la syphilis et la tuberculose. 
En France, le nombre de nouveaux cas de tuberculose étaient de 4.934 en 2013. Les taux de déclaration de la maladie restant plus élevés en Ile-de-France, en Guyane, à Mayotte et chez les personnes sans domicile fixe et celles nées à l’étranger. 
En Seine-Saint-Denis, département dont la population, précaire et migrante de fraîche date, est la plus cosmopolite et pauvre de France, le nombre de nouveaux cas de tuberculose avait nettement diminué en France entre 2000 et 2010. Désormais, "la proportion de résistance à au moins un antituberculeux de première ligne parmi les nouveaux cas en 2013 était de 10,3% en France", précisent les rédacteurs du BEH. La proportion de multi-résistance, de 1,7%.


"Exode sanitaire", alors que Valls était en voyage à Mayotte à la mi-juin dernier

Valls en visite de travail à Mayotte, le 13 juin 2015:
à bord de son kwasa ?
La départementalisation de l’île en 2011 a accentué la pression migratoire, historiquement élevée depuis que Mayotte a choisie de rester française en 1976 à la suite d’une manoeuvre controversée. Pendant que Mayotte prenait son essor, les trois autres îles qui composent l’archipel et forment depuis l’Union des Comores étaient secouées par une vingtaine de coups d’Etat ou de tentatives avortées en 40 ans d’indépendance. 
"Un terrible exode sanitaire s’est rajouté ['ajouté' ou 'surajouté' et non pas 'rajouté') à l’habituel exode économique", résume Michel Rami. La pression migratoire ces derniers mois se fait plus intense, alors que les chiffres de la préfecture, dévoilés en avril, montrent une augmentation de 25 % du nombre de reconduites à la frontière en 2014 par rapport à l’année précédente. Près de 600 kwasas (nom comorien des petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs, souvent utilisés par des passeurs pour l'immigration clandestine vers Mayotte) ont ainsi été interceptés en 2014, et autant de passeurs interpellés. Beaucoup d’immigrants ont perdu la vie sur ces embarcations de fortune, comme en Méditerranée.

Aux Comores, les expatriés et les plus fortunés se font évacuer par avion vers Mayotte ou La Réunion en cas d’urgence. Les autres -dont les clandestins bénéficiaires de la CMU- n’ont à leur disposition qu’un système de santé défaillant.

L’Hôpital El-Maarouf, la principale structure hospitalière située à Moroni, la capitale, est régulièrement paralysé et subit la fronde du personnel médical, sous-payé. "Le paiement des heures de garde ne constitue pas le seul problème. Nous sommes aussi préoccupés par le manque d’eau, d’électricité, le manque d’outils de travail élémentaires comme l’oxymétrie, les thermomètres", confiait la semaine dernière un gynécologue au journal local Al-Watwan, jusque-là en grève.

83 médecins pour 100.000 habitants
A Mayotte, si l’hôpital suit les normes françaises, il est dimensionné pour une population de 200.000 habitants. Or, en dépit de l’absence de statistiques fiables,
on estime le nombre de personnes en situation irrégulière entre 100.000 et 150.000, ce qui conduit à la saturation de l’hôpital. "Tous les matins, nous sommes obligés de prioriser les urgences, et certains doivent attendre plus de 48 heures pour être opérés. Il faudrait doubler le nombre de blocs opératoires pour répondre aux besoins", estime Michel Rami.

A cela s’ajoute
un boom dans le nombre de naissances

Mayotte, qui est le département français où le taux de fécondité est le plus élevé, est déjà et depuis plusieurs années la première maternité de France. "70 % des naissances sont le fait de femmes sans-papiers", souligne le médecin. Elles cherchent à faire bénéficier à leurs enfants de la nationalité française, à moins que le système français de protection sociale ait un pouvoir plus attractif que l'amour de la France et des Français, soit un phénomène qui pose la question de la soutenabilité financière de l’établissement, puisque à l’échelle de l’hôpital, 40 % des soins sont prodigués à des non-assurés sociaux.

Or, l'islam (version sunnite) est pratiqué par 95 % de la population mahoraise. Dès l'âge de six ans, les enfants fréquentent en parallèle l'école coranique et l'école primaire de la République.

L’Agence régionale de santé (ARS) tire aussi la sonnette d’alarme : "Il est clair que la situation est complexe", explique Chantal de Singly, la directrice générale. La ministre de la Santé,
Marisol Touraine, a été alertée de la gravité de la situation et "nous sommes en relation permanente pour mobiliser des ressources." 
Pour la responsable, le grand défi est d’attirer du personnel soignant, alors que l’insécurité et la faiblesse du système éducatif ont fait de Mayotte un désert médical, avec 83 médecins pour 100.000 habitants en 2013, contre 285 pour La Réunion. "Il nous est surtout compliqué de mobiliser des équipes dans la durée, et c’est pesant pour les permanents qui doivent gérer les allers et venues constantes de remplaçants", ajoute-t-elle.
En visite sur l’île en juin, le premier ministre Manuel
Valls a posé la première pierre d’un nouvel hôpital dont l’achèvement est prévu pour 2018. "Ce n’est pas l’argent qui manque à Mayotte, ce sont des bras", analyse la directrice. Par leur travail, les bras français sont néanmoins heureux de produire de la richesse et de participer à la solidarité universelle depuis la métropole.

lundi 6 avril 2015

Kenya: le massacre d'étudiants de Garissa laisse indifférente la gauche des humanistes et humanitaires

Mieux vaut être d'extrême gauche avec Charlie Hebdo que modéré avec les Chrétiens

Le monde ne se lève que contre le massacre de dessinateurs libertaires

Les Chrétiens sont-ils des sous-hommes au Proche-Orient et en Afrique ?

Kenya: tuerie islamiste
(Université de Garissa)
Le Kenya est entré dans trois jours de deuil national à la mémoire des 148 victimes, essentiellement des étudiants, de l'attaque de son université de Garissa, jeudi 2 avril. Prises dans leur sommeil et froidement exécutés sur le campus par un commando de djihadistes, elles sont les victimes de l’attentat le plus sanglant du pays depuis l’attaque de l’ambassade américaine par al-Qaida en 1998. 

Sur les réseaux sociaux, des internautes s'indignent en vain du manque de réaction de la communauté internationale et des media. Le pape lui-même s'évertue à faire bouger le monde. Les Chrétiens d'Occident sont-ils devenus trop individualistes ou sont-ils étouffés par l'idéologie marxiste dominant le monde plus sournoisement que la banque ? Toujours est-il que, privés des relais médiatiques et universitaires, leurs voix ne parviennent pas à se faire entendre. 


Les chrétiens de France sont-ils victimes de leur respect des lois de la République qui fait peser sur eux le poids de la laïcité ? A force de se résigner aux railleries de leur foi et de leurs fidèles, voire à sa mise en procès pour des actions passées auxquelles d'autres opposeraient la prescription des siècles, à force de culpabilité insensée, de contrition et d'auto-flagellation, les Chrétiens paient partout le prix fort de l'enseignement de leurs religions d'amour et de respect.  Ainsi se trouvent-ils face à la barbarie aussi démunis que les démocrates.

Le Kenya, pays chrétien à 80%, a célébré Pâques dans le chagrin
Les messes données à travers le pays -et dans le monde chrétien- ont été dédiées aux personnes tuées jeudi à l'aube sur le campus de l'université148 personnes, essentiellement des étudiants, ont été exécutées par des islamistes shebab somaliens. On parle de martyre, comme si -partie intégrante de leur condition- il s'agissait de leur destin. S'en prendre à un pays membre de l'internationale socialiste ou à la Palestine suscite la levée des boucliers des media. Assassiner des dessinateurs provocateurs mobilise la gauche, certes, mais aussi la droite, qui leur sert pourtant couramment de cible, mais exterminer des Chrétiens innocents laisse les mêmes de marbre. Les magnats de la presse socialiste, les actionnaires multimillionnaires de Libération, du Monde ou de L'Obs, relatent et s'en tiennent à une simple couverture qui les rend pourtant complice de génocides: ils auront ensuite  les moyens médiatiques de réécrire l'Histoire tout loisir et de s'exonérer de toute faute déontologique et historique.  
Le président kényan Uhuru Kenyatta a promis une riposte sévère. Mais son gouvernement essuie depuis trois jours les critiques pour son incapacité à enrayer un cycle d'attaques des islamistes shebab sur le sol kényan ayant fait plus de 400 morts depuis mi-2013.
"Contrer le terrorisme est devenu particulièrement difficile, car ceux qui le planifient et le financent sont profondément implantés dans nos communautés et étaient considérés comme des gens ordinaires et inoffensifs", a expliqué Uhuru Kenyatta. Nos djihadistes français, assassins de 17 de leurs concitoyens, n'étaient-ils pas considérés comme sympathiques et inoffensifs par leurs voisins?  Mais "nous ne les laisserons pas continuer à vivre normalement," prévient-il.

La France profonde de l'internet international s'indigne 

Le pape François est-il le chef de combat
dont l'Eglise a besoin ?
Dans le monde entier, des messages de soutien ont été partagés sur twitter, certains dénonçant l'indifférence de la communauté internationale. Un indignation naturelle reprise également par le Pape François lors de son message de Pâques à Rome. Après "jesuischarlie" né des attentats du 7 janvier à Paris, un nouveau mot-clé "Jesuiskenyan" a émergé dans les pays francophones. 

Mais un autre mot-clé envoie aussi un message plus cruel pour la gauche libertaire et révolutionnaire qui s'était enflammée lors de l'assassinat des leurs à Charlie hebdo. "174isNotJustaNumber" dénonce le peu de réactions des chefs d'Etat : Obama lâche un peu al-Assad et Poutine, mais se rabat sur Israël en dédiabolisant l'Iran, pays des ayatollahs sectaires. Il ne manifeste pas plus d'intérêt pour les Chrétiens du Proche-Orient et d'Orient que la moyenne des chefs d'états qui s'acquittent à la sauvette de leur devoir de compassion et retournent à leurs manoeuvres politiciennes. 
Or, ce président des Etats-Unis est d'origine kényane par son père...
Obama, coiffé du turban kenyan, 
lors d'un voyage au Wajir en 2006
Barack Obama n'est pas aussi noir qu'on le dit volontiers. Il est en effet le premier métis afro-américain à la Maison Blanche, car fils d'une Blanche américaine de souche irlandaise et d'un Kényan noir et musulman. La stupéfaction face à l'inertie du prix Nobel de la... paix (2009) est légitime, mais il faut aussi savoir que, pendant la campagne électorale pour l'investiture de 2008, l'éditorialiste Daniel Pipes a révélé que Barack Hussein Obama a  été élevé dans l'islam durant son séjour en Indonésie, entre 6 et 10 ans. Obama nie quant à lui que son foyer était religieux.

Ensuite, les agences de renseignements égyptiennes possèdent des "documents et preuves". Au cours de la discussion sur le fait que ces documents contiennent des extraits d’échanges financiers massifs entre des instances internationales et les Frères Musulmans, la vice-présidente de la Cour Suprême Constitutionnelle d’Egypte a déclaré: "Le frère d’Obama (Malik, ci-contre) est l’un des architectes des investissements pour le compte de l’organisation internationale des Frères Musulmans."

Enfin, selon Waffa Taha Latik, journaliste marocain, "La Ilaha Illa Allah" est inscrite sur la bague que porte Barack Hussein Obama à la main gauche depuis 30 ans. Ce signe de foi confirme les liens étroits que le président américain entretient avec l'islam… Si Obama a menti au peuple américain en se déclarant chrétien et non musulman, cela expliquerait son discours du Caire où il fait pratiquement "allégance" à l’islam, allant jusqu’à s’incliner devant les nababs égyptiens…
Mais aussi un message plus polémique : "174isNotJustaNumber", mot-clé qui dénonce le peu de réactions des chefs d'Etat : pas de marche internationale prévue comme celle du 11 janvier à Paris... 
Le traitement est également jugé insuffisant par les media traditionnels notamment outre-Atlantique. Aux USA par exemple, Charlie Hebdo avait été cité plus de 1400 fois en 24 heures dans les media américains juste après l'attaque des frères Kouachi. L'attaque de Garissa, elle, n'a été cité que 214 fois, rapporte le site breaking3zero.com.

Une tragédie traitée comme un fait divers

Un Occident en perte de toute hiérarchie des valeurs
L'AFP privilégie l'anecdotique, sans que Le Figaro doive se sente pour autant obligé de diffuser ce qui distraie de l'essentiel, mais se prête à la diversion. Francetv info,‎ 20minutes.fr‎, europe1.fr, bfmtv.com, leparisien.fr, SudOuest.fr, etc rapportent tous que, samedi matin, plus de 50 heures après le début de l'attaque, une survivante terrorisée, a encore été retrouvée, cachée dans une penderie, échappant ainsi à la tuerie... La veille, quatre rescapés avaient été secourus. Tout est-il donc pour le mieux ? A bord de bus affrétés par le gouvernement, 663 étudiants rescapés ont quitté Garissa pour rejoindre les villes dont ils sont originaires. L'université est fermée jusqu'à nouvel ordre.


Les djihadistes ont pris pour cible les étudiants chrétiens 
Jeudi à l'aube, un commando est entré sur le campus, ouvrant le feu au hasard, avant de pénétrer dans la résidence universitaire, séparant musulmans et non-musulmans, laissant partir les premiers et gardant les seconds en otage.

Cinq suspects ont été arrêtés depuis jeudi: "Nous les soupçonnons d'être des complices des assaillants (...), nous tentons d'établir des liens", a expliqué le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mwenda Njoka. Deux d'entre eux ont été arrêtés à l'intérieur de l'université: un Tanzanien, caché avec des grenades, et un vigile kényan d'ethnie somali, soupçonné d'avoir aidé les assaillants à entrer, selon M. Njoka. Les trois autres suspects ont été arrêtés alors qu'ils tentaient de fuir vers la Somalie.

Une école coranique hébergeait le cerveau du raid islamiste 
Quatre membres présumés du commando ont été tués. La police a exhibé samedi leurs dépouilles nues et ensanglantées dans les rues de Garissa, devant une foule en colère ou indignée par cette sinistre parade. Jeudi, les autorités avaient offert d'une récompense d'environ 200.000 euros pour la capture du cerveau présumé de l'attaque, Mohamed Mohamud, alias "Kuno", ancien professeur kényan d'une école coranique de Garissa.

Ce massacre s'ajoute à la série de l'assaut du centre commercial Westgate, d'une succession de raids sur la côte kényane et dans la ville de Mandera frontalière de la Somalie, au cours desquels environ 160 personnes au total avaient été exécutées en 2014.

Affaiblis en Somalie, les islamistes ont choisi le Kenya, pays frontalier majoritairement chrétien (à 80% catholique), miné par la corruption, où une minorité musulmane jeune et délaissée est agité par les islamistes, pour montrer qu'ils peuvent continuer de frapper à leur guise impunément.

dimanche 28 décembre 2014

La dernière: l'"islamisme à visage humain", selon le Collectif contre l'islamophobie en France

On avait déjà l'islam modéré et vertueux, on passe à l'"islamisme à visage humain"

Difficile de faire le partage, assurent les fans d'islam 


Charles Martel, 
que la ministre de l'Education de Valls, Najat Vallaud-Belkacem, n'envisage pas de rétablir dans sa niche des livres d'Histoire

Suite à la présentation 
sur France Culture de l'essai "Islamophobie, la contre-enquête"  par Caroline Fourest, qui, dans la droite ligne plagiaire du fameux livre d'Hajjat et Marwan Mohammed "Islamophobie, comment les élites françaises fabriquent le problème musulman"estime à son tour que le terme d'islamophobie est instrumentalisé à des fins de prosélytisme en vue d'interdire le blasphème, et suite aussi à son émission 'Cahiers de doléances' consacrée sur LCP au martèlement de la thèse du racisme anti-musulman, un communiqué du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) dénonce la "forfaiture intellectuelle" de l'ennemie préférée des intégristes de tous bords - intégrisme dont nous n'aurions probablement aucun exemple en islam.
Co-auteur d'"Islamophobie, la contre-enquête",  Jean-Christophe Moreau, spécialiste d'histoire du droit, avec Isabelle Kersimon, journaliste, a réagi à cette malveillante victimisation des intégristes musulmans. PaSiDupes enfonce le clou à moitié planté.

Avec véhémence dans son communiqué, le CCIF se défend  d'avoir jamais cherché à "disqualifier toute vigilance envers l'intégrisme ou le terrorisme", selon ses termes. Son seul objectif, assure-t-il, est "non pas [d']étouffer toute critique de l'islam, ou [de] réclamer un traitement de faveur [...] mais [de] repousser la diabolisation des musulmans, [de] faire rétablir dans leurs droits les victimes d'une nouvelle forme de discrimination."

Conquêtes des débuts de l'islam
Créé en 2003, le CCIF entretient d'excellentes relations avec l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), laquelle s'inspire de l'idéologie des Frères musulmans égyptiens. Le CICF exerce principalement deux fonctions : un travail de recensement des "actes islamophobes", à partir des dépôts de plaintes et des signalements qui lui sont directement rapportés, et une mission d'information et d'assistance juridique auprès des victimes.

Reconnu d'intérêt général en juin 2011, le CCIF est également membre consultatif du Conseil économique et social des Nations unies depuis septembre 2011. Or, l'inventaire des "actes islamophobes" recensés par le CCIF a, curieusement, disparu de ses rapports annuels depuis cette consécration... C'est en investiguant sur eux que l'on saisit son ambivalence, la lutte contre des violences et des discriminations bien réelles (principalement liées au port du voile), mais aussi une propagande idéologique.
Le collectif profite d'un combat légitime pour faire avancer des causes plus suspectes

Pour se déciller, il suffit de regarder de plus près certains des actes dénoncés par le CCIF entre 2003 et 2011.

En juillet 2004, le CCIF signale la "fermeture d'une école coranique à Grisy-Suisnes". L'école coranique clandestine de Seine-et-Marne en question avait été ouverte illégalement et, surtout, sa fermeture était consécutive à l'agression de trois journalistes du magazine 90 minutes de Canal+ par quatre membres du mouvement Tabligh, dont le directeur, Mohamed Hammami, expulsé en 2012 suite à des prêches incitant au djihad et à la haine envers les JuifsLe 11 mars 2004, les trois journalistes de Canal + s'étaient présentés devant les grilles du château de Ville-Main qui abritait cette école coranique clandestineAprès avoir tourné quelques images, ils avaient été violemment pris à partie et s'étaient fait voler la caméra. L'ingénieur du son, hospitalisé, s'était vu notifier 97 jours d'incapacité totale de travail. Mohamed Hammami, imam de l'association Foi et pratique, une branche fondamentaliste du mouvement Tabligh, âgé de 72 ans, et son fils, Mohsen Hammami, 41 ans, ont été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Caroline Fourest ne peut ignorer cette décision de justice.

En octobre 2006, le CCIF s'indigne d'un "rassemblement d'élus et de personnalités à Lyon contre la venue de Hani Ramadan"... dont on rappellera simplement qu'il a justifié l'application des châtiments corporels prévus par la charia, vantant entre autres les vertus dissuasives de la lapidation. Comment Caroline Fourest peut-elle l'ignorer sur les chaînes publiques de France Culture et de LCP ?

En mars 2007, le CCIF dénonce la "demande de fermeture de la mosquée de Noisy-le-Grand car les voisins de la mosquée se plaignent de voir des 'barbus' ". Une fois encore, le lieu de culte a été ouvert en violation des règles d'urbanisme par une association salafiste refusant tout droit de visite aux autorités. Maître de conférences (juste un peu orienté) à l'Université de Paris, le député PS de cette ville de Seine-Saint-Denis est maire depuis 1995. Caroline Fourest soutient-elle l'illégalité ?

Le dernier exemple que cite Jean-Christophe Moreau, parmi des dizaines d'autres, mérite une attention particulière, tant il atteste du degré de mauvaise foi que peut atteindre le CCIF. En juillet 2012, il dénonce le licenciement, à Gennevilliers, de quatre animateurs qui, en période de Ramadan, refusaient de s'alimenter pendant leur travail. Le licenciement s'appuyait sur une clause ajoutée par la mairie communiste au contrat de travail de tous les animateurs - leur imposant de "veiller à ce que les enfants et eux-mêmes se restaurent et s'hydratent convenablement" - après qu'une animatrice pratiquant le jeûne avait fait un malaise et provoqué un accident de la route dans lequel furent blessés plusieurs enfants. Caroline Fourest soutient-elle les pratiques religieuses engendrant des morts d'enfants ?

Alors que le licenciement était manifestement lié à des considérations de sécurité, le CCIF a joué la surenchère en affirmant qu' "identifier le jeûne comme altérant la capacité au travail est [...] stigmatisant et insultant pour l'ensemble des musulmans dans le monde". La modération n'est visiblement pas le fort de ce collectif, une association loi de 1901 subventionnée par la République, donc les contribuables chrétiens, qu'ils le veuillent ou non.

On aura compris qu'aux yeux du CCIF tout acte défavorable à un musulman, quelle que soit sa justification, peut être dénoncé comme "islamophobe". Il n'a pas seulement l'ambition de repousser la diabolisation des musulmans, mais aussi celle de sanctuariser la supposée communauté musulmane contre certaines interventions de l'État. La loi coranique prévaut sur la loi de la République, avec l'aval des laïcards christianophobes, des Femen et des Caroline Fourest.

Quitte à disqualifier au passage la lutte contre la menace terroriste

Ainsi, deux semaines après la tuerie du Musée juif de Bruxelles, le porte-parole du CCIF - Marwan Muhammad - affirmait que la focalisation des autorités sur le terrorisme islamiste était "statistiquement irrationnelle" au regard du nombre d'actions commises, par exemple, par les mouvements séparatistes. Lorsqu'on apprend, en étudiant les rapports d'Europol (Office européen de police), que 70 % des victimes du terrorisme en Europe au cours de la dernière décennie ont péri dans des attentats islamistes, on est en droit de s'interroger sur la probité du CCIF, qui peut se targuer d'être membre consultatif de l’Organisation des Nations Unies (ONU) - et c'est vrai !- et de développer depuis 2011 un partenariat avec l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe), le CCIF s’inscrit dans un projet paneuropéen qui a pour seul objectif d'agir contre l'islamophobie. C'est de l'entrisme... La lutte contre le terrorisme - malgré certains excès - n'est pas le fruit d'un préjugé anti-religieux ou d'un racisme déguisé. Elle répond à une menace bien réelle.

Le CCIF reçoit le soutien d'une presse qui a pour mission d'assurer la paix sociale à chaque fois que le pouvoir socialiste trouve un intérêt politicien à se ranger du côté des intégristes musulmans. A la suite à une image de Jean-François Copé qui déplorait qu'un élève puisse se faire "arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous lui expliquant qu'on ne mange pas pendant le ramadan", le CCIF a organisé une distribution gratuite de pains au chocolat à la gare Saint-Lazare, le 10 octobre 2012, opération relayée par des media  gourmands de chicaya politique.

Le racisme anti-musulman répond en France au racisme islamique 

Souvent sous prétexte de défendre la laïcité, les préjugés envers l'islam sont tenaces et peuvent devenir sources de violences ou de discriminations. Avec la volonté de conciliation, les collabos de l'islam accréditent l'idée que
les résistances des Français prendraient "en partie racine dans notre roman national, où la religion musulmane a longtemps servi de croquemitaine civilisationnel". C'est effacer d'un rapide revers de manche les invasions musulmanes de notre territoire et rayer de notre Histoire le grand-père paternel de Charlemagne, Charles Martel qui, en 732 à Poitiers, mis un coup d'arrêt à la conquête musulmane en repoussant les armées omeyyades, dynastie qui régna de l'Indus jusqu'à la péninsule Ibérique et qui - depuis l'actuelle Syrie - gouverna La Mecque au temps de Mahomet.

Bataille de Poitiers, en octobre 732
Mais le poids, et surtout pas allégé, de la mémoire n'explique pas tout. L'actualité internationale - et parfois nationale - nous rappelle avec une brutalité chronique que la méfiance envers l'islam, ou certaines de ses dérives (compromis ou compromission?), ne relève pas uniquement des stéréotypes qui y sont associés, surtout lorsqu'il est question d'islam politique ou de condition féminine. Et peut-on, sans froisser, risquer l'homophobie de l'islam?

Pour ne pas être qu'une étape dans le naufrage de l'antiracisme, la lutte contre le racisme anti-musulman doit donc naviguer entre de nombreux écueils idéologiques, et commencer par rompre avec l'idée qu'on peut mater les préjugés racialistes à coups de tabous médiatico-politiques.

Or, le CCIF ne favorise pas un changement de logiciel pour demain. L'association, en liant la lutte contre l'islamophobie à un déni de l'intégrisme, de la menace islamiste, bref de la crise  que traverse l'islam [si ce n'est l'émergence de son vrai visage ?], attise la défiance à l'égard des musulmans. Elle offre à la pensée racialiste son alibi préféré : le soupçon du communautarisme -dont on constate chaque jour dans notre paysage à quel point il est justifié -, l'idée que l'Autre agit en fonction d'intérêts distincts de ceux de la communauté nationale -comme l'attestent les exemples ci-dessus, parmi d'autres-, en plaçant en l'occurrence le respect de la religion au-dessus de toute autre considération, dont l'observance de la loi coranique contre la loi républicaine du pays d'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile. Ce qui, l'évidence sociologique démontrant qu'il n'en est rien, revient à démasquer ces musulmans de France qu'il s'agissait de défendre.
Carte des pays musulmans au début du XXIe siècle


Caroline Fourest stigmatisée par le CCIF pour son combat contre l'homophobie

L'ambiguë 
Caroline Fourest reproche au CCIF de systématiquement accuser les organisations féministes d'islamophobie. Celui-ci proteste en retour : "Le CCIF ne considère pas "comme islamophobe, voire comme quasi-fasciste toute personne simplement féministe ou laïque". Et de se justifier: "il soutient le droit des femmes musulmanes à choisir librement leur vie, de ne pas porter le foulard, par exemple, mais aussi de le porter." Pour conclure, le porte-parole du CCIF attaque violemment l'organisation féministe des Femen, lesquelles méritent, selon lui, "Plus q'un coup de pied." Un pas de plus et c'est la lapidation...
Ces musulmans modérés - reconnus par l'ONU et l'OSCE - taxent d’ "islamophobie" un ouvrage pour enfants, Comprendre le monde (Nathan), qui affirme à tort, selon le CCIF, que les femmes en Arabie saoudite "peuvent être condamnées à mort en cas de désobéissance." L'Etat subventionne des extrémistes dans le déni et la mauvaise foi.

La polémiste n'est pas payée en retour de ses sympathies islamiques et pro-palestiniennes. 
"Ce lundi sur France Culture, Caroline Fourest a encore professé une de ses analyses à l'emporte pièce qui tente, écrit le CCIF sur son site, bien que mal, de vilipender tous les compte-rendus scientifiques et les chiffres irréprochables qui montre [orthographe dans son jus] la réalité irrécusable de l'islamophobe et la renvoie ainsi vers les abîmes de l'imposture intellectuelle dans laquelle elle a décidé de s'enraciner." 
"Dans une chronique sur France culture, assène encore l'association subventionnée, en quelques mots et cinq minutes, la star médiatique s'emploie, malhonnêtement, à balayer la réalité de l'islamophobie en France: 'une vingtaine de tags contre les mosquées ou carrés musulmans, quelques têtes de porc, une dizaine d’agressions contre des femmes voilées' affirme-t-elle. En somme rien d'alarmant, surtout lorsque celle qui donne des leçons viole, elle-même, la loi et est condamnée pour diffamation par la 17 ème chambre du tribunal de grande instance de Paris pour avoir mis en doute la parole de victimes d'islamophobie. Madame Fourest a cependant fait appel de la décision."

Sympathisants ou non, les Français se heurtent à l'esprit de conquête des musulmans,
que ce soit par la méthode douce des salafistes ou à la hussarde, à leur volonté de colonisation, à leur objectif de domination.