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dimanche 30 juin 2019

Grenoble : les militants du burkini interpellent les passants

Y a-t-il atteinte à l'ordre public ?

La pression musulmane pousse le pouvoir à se saisir du problème




Une semaine après leur baignade en maillot couvrant de la tête aux pieds à la piscine municipale, les membres de l’association Alliance citoyenne ont récidivé, en y retournant dimanche, pour discuter avec les usagers.

A Grenoble ce dimanche, l’opération burkini dans les deux piscines municipales n’a pas eu lieu. Lien PaSiDupes "Grenoble : prosélytisme de musulmanes en burkini dans une piscine publique La ville écolo se prêtait à cette opération coup de poing"
La contre-opération "Tous à poil" non plus. 
Image d'illustration Facebook de l'événement Tous à poil. DR

Une atteinte intolérable à la liberté de pratiquer la natation selon nos usages.
Après plusieurs provocations dans les bassins et la fermeture des lieux à la demande des agents de la ville, les habitants n'ont pas pu se baigner "tranquillement" (en présence de CRS avec matraque et gaz lacrymogène à portée de main) à la piscine en plein-air Jean-Bron, comme à celle des Dauphins. En revanche, chacun a dû vider son sac à l’entrée devant des vigiles (en nombre pour l’occasion: + 50% à Jean-Bron, +25% aux Dauphins, selon la mairie), avec pour obligation de montrer son maillot de bain. La police municipale était aussi là, de l’entrée jusqu’aux bassins de Jean-Bron, avec un petit renfort ponctuel de la police nationale. Et il a fallu ranger serviettes et maillots plus vite que d’habitude, puisque les deux établissements municipaux fermaient à 14 heures, au lieu de 19 heures au plus tôt en temps normal.

Ils sont une quinzaine de perturbateurs, ce dimanche midi, réunis pour cette "opération burkini" à quelques pas de Jean-Bron : certains membres de l’Alliance citoyenne de Grenoble - non, ce n'est pas une ONG, mais un collectif qui sévit dans trois ou quatre villes de gauche, singulièrement communistes - , d’autres venus en soutien clairement politique plutôt que religieux, sans pour autant afficher clairement leurs couleurs. Certains ressemblant à des nervis... 
Parmi eux, trois femmes voilées seulement. Elles savent qu’elles ne vont pas pouvoir se mettre en burkini, le réglement de la Ville ne l'autorisant pas. 
L'objectif est de déranger en payant son ticket d’entrée, ce qui implique pourtant le respect du règlement intérieur, mais qui est détourné en droit sans aucun devoir. Et d'interpeller les autres clients avant les bassins, c’est-à-dire dans les vestiaires, à un moment qui devrait être un temps de détente. Tous ne sont pas d’accord, d'autant que le choix du dimanche n'est pas anodin. 

Leur manifestation sera donc minimaliste, si le prosélytisme religieux peut être pris à la légère. Provoquer le débat avec les passants sur la voie public est-il respectueux des lois de la République?  Rien n'est d'ailleurs laissé au hasard: ils doivent se préparer, avec des jeux de rôle. 
Extraits des dialogues, par les femmes voilées: 
"Nous, on ne peut pas aller à la piscine", se victimisent-elles.
"On nous oblige à mettre des maillots deux pièces", ajoute l'une.
"Ce n’est pas normal, on est dans un état laïc," argumente une autre. Car l'islam leur laisse leur libre-arbitre...
Il est presque 13 heures quand l’équipée se décide à partir à pied pour la piscine. Dans les rangs, on parle de Tariq Ramadan, de la différence entre laïcité et laïcisme, eux protégeant la première, quand l’autre est le fait de ceux qui ne sont pas d’accord avec eux. 
Les premiers arrivés n'ont pas raison...

Les musulmans de France vont-ils enfin laisser la société en paix ?

"La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres,"
un précepte étranger aux musulmans intégristes et à leur supporteurs. 
A la différence de la laïcité, en effet, "le religieux n’a pas sa place dans une piscine", ni dans la rue? où les activistes religieux imposent leur problématique.
Sur place, à l’entrée de Jean-Bron, les échanges houleux ne se font pas attendre. "Vous allez détruire notre liberté!", leur lance, fâché, un passant. "Et la liberté de conscience alors?" lui rétorque une sympathisante du mouvement. La liberté s'arrête "Oui, mais pas en l’imposant aux autres!3 poursuit le passant en s’en allant. "Oh ça va, à chaque coin de rue y’a une église, on t’entend pas gueuler!, lance une provocatrice mal-embouchée qui ne veut pas entendre que les églises ne sont pas une importation récente, mais un voeu ancestral.

Conseiller régional du groupe Socialiste et démocrate d’Auvergne-Rhône-Alpes, Stéphane Gemmani a lui aussi tenté le dialogue, reprochant aux militants leur appellation des 'Rosa Parks musulmanes', qui amalgame plusieurs notions et instrumentalise l'Histoire, mais suggérant que la demande des musulmans n'est pas déconnectée des luttes raciales et anticolonialistes. "Le religieux n’a pas sa place dans une piscine", conclut-il. Provisoirement.

Des activistes dans le déni : "On ne vous parle pas de religion mais de liberté" !

Les Rosa Parks musulmanes, c’est quoi, cette invention? C’est bien une revendication religieuse. Je trouve que vous poussez à la discrimination. C’est grave ce que vous faites. Vous ne représentez pas la majorité des musulmans, mais vous attirez l’attention de tout un tas de personnes, notamment les franges les plus extrêmes." L'enjeu de ces intégristes de l'islam en en fait clairement d'une déstabilisation politique. 

"Le règlement de la piscine exclut des gens, raconte plus tard une militante qui assimile personne et habillement.
Non, tranche l’élu. Vous avez le droit d’y aller en respectant le règlement!
Mais pourquoi vous voulez nous imposer votre maillot?" 
La discussion ne mène à rien. 

"Vous et la sphère facho de Grenoble...", lâche une militante qui se dévoile. Piqué, Gemmani répond: "Vous êtes en train de me traiter de facho? Parce qu’on n’est pas d’accord?"
Etre facho, c'est aussi simple que ça !...

lundi 29 juin 2015

Cazeneuve fait le ménage dans les mosquées ?

Des chiffres, selon la police ou l'Union des Organisations Islamiques de France ?

Quarante imams "prêcheurs de haine" auraient été expulsés de France depuis 2012,
 
Khalil Merroun, imam radical qui revendique l’appel à 
la prière sonore du haut des minarets en France, 
a reçu les insignes de chevalier de la Légion d’honneur 
des mains de Manuel Valls (15/02/2014 à Evry)
selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Une dizaine auraient été démasqués depuis le début de l'année.
"Nous avons depuis 2012 expulsé quarante prêcheurs de haine et imams [distinguo intéressant...]. Dans les cinq années précédentes, il n'en avait été expulsé que quinze", a polémiqué lundi sur Europe1 le ministre de l'Intérieur. Or, s'il aime les chiffres ronds, Bernard Cazeneuve nie la récente montée en flèche du prosélytisme et de la radicalisation du milieu. 

"Depuis le début de l'année, il y a 22 dossiers qui sont en cours d'instruction", a-t-il ajouté. Tout "prêcheur de haine qui a vocation à rester en France, s'il est étranger il sera expulsé, je le fais systématiquement", a certifié le ministre.
Aucun organe de presse ni association n'a fuité pour s'en émouvoir...
"La mosquée d’Evry est réputée pour être 'un paravent pour dissimuler les activistes intégristes qui œuvrent à l’instauration d’un islam en France proche des thèses monarchistes' [marocaines]. Les observateurs, connaisseurs de ce lieu, s’interrogent s’il s’agit d’ 'une mosquée ou de la tombe de Ben Barka, le leader opposant marocain assassiné ?' " 
Des dossiers en cours d'expertise

Interrogé sur la volonté du gouvernement de fermer la centaine de mosquées salafistes dont certaines nourrissent le djihadisme terroriste, il a répondu : "s'il y a des associations qui gèrent ces mosquées et dont la totalité des membres poursuivent un objectif d'appel à la haine et d'incitation au terrorisme, ces mosquées seront dissoutes". Des dossiers - aucun chiffre n'est avancé - sont actuellement en cours d'expertise, a "précisé" Bernard Cazeneuve.

Par ailleurs,"il y a eu des plaintes déposées au pénal à chaque fois qu'il était constaté qu'un individu appelait à la haine dans les mosquées en France," a-t-il encore garanti. Autant d'insistance à affirmer la vigilance du pouvoir accrédite le doute sur sa fermeté passée. Quelles suites ont été données à ces plaintes-là ? 

Djihadiste présumé qui a tué son patron par décapitation vendredi dans l'Isère, Yassin Salhi s'était fait repérer à Pontarlier dans le Doubs en 2004 au contact d'un homme soupçonné d'avoir préparé des attentats en Indonésie avec des militants d'al-Qaïda. Salhi n'avait plus été signalé jusqu'en 2013 quand une voisine avait dénoncé sa radicalisation. Les tueries de janvier 2015 et l'émotion internationale n'avaient pas suffi à faire réactiver ce signalement...

dimanche 28 décembre 2014

La dernière: l'"islamisme à visage humain", selon le Collectif contre l'islamophobie en France

On avait déjà l'islam modéré et vertueux, on passe à l'"islamisme à visage humain"

Difficile de faire le partage, assurent les fans d'islam 


Charles Martel, 
que la ministre de l'Education de Valls, Najat Vallaud-Belkacem, n'envisage pas de rétablir dans sa niche des livres d'Histoire

Suite à la présentation 
sur France Culture de l'essai "Islamophobie, la contre-enquête"  par Caroline Fourest, qui, dans la droite ligne plagiaire du fameux livre d'Hajjat et Marwan Mohammed "Islamophobie, comment les élites françaises fabriquent le problème musulman"estime à son tour que le terme d'islamophobie est instrumentalisé à des fins de prosélytisme en vue d'interdire le blasphème, et suite aussi à son émission 'Cahiers de doléances' consacrée sur LCP au martèlement de la thèse du racisme anti-musulman, un communiqué du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) dénonce la "forfaiture intellectuelle" de l'ennemie préférée des intégristes de tous bords - intégrisme dont nous n'aurions probablement aucun exemple en islam.
Co-auteur d'"Islamophobie, la contre-enquête",  Jean-Christophe Moreau, spécialiste d'histoire du droit, avec Isabelle Kersimon, journaliste, a réagi à cette malveillante victimisation des intégristes musulmans. PaSiDupes enfonce le clou à moitié planté.

Avec véhémence dans son communiqué, le CCIF se défend  d'avoir jamais cherché à "disqualifier toute vigilance envers l'intégrisme ou le terrorisme", selon ses termes. Son seul objectif, assure-t-il, est "non pas [d']étouffer toute critique de l'islam, ou [de] réclamer un traitement de faveur [...] mais [de] repousser la diabolisation des musulmans, [de] faire rétablir dans leurs droits les victimes d'une nouvelle forme de discrimination."

Conquêtes des débuts de l'islam
Créé en 2003, le CCIF entretient d'excellentes relations avec l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), laquelle s'inspire de l'idéologie des Frères musulmans égyptiens. Le CICF exerce principalement deux fonctions : un travail de recensement des "actes islamophobes", à partir des dépôts de plaintes et des signalements qui lui sont directement rapportés, et une mission d'information et d'assistance juridique auprès des victimes.

Reconnu d'intérêt général en juin 2011, le CCIF est également membre consultatif du Conseil économique et social des Nations unies depuis septembre 2011. Or, l'inventaire des "actes islamophobes" recensés par le CCIF a, curieusement, disparu de ses rapports annuels depuis cette consécration... C'est en investiguant sur eux que l'on saisit son ambivalence, la lutte contre des violences et des discriminations bien réelles (principalement liées au port du voile), mais aussi une propagande idéologique.
Le collectif profite d'un combat légitime pour faire avancer des causes plus suspectes

Pour se déciller, il suffit de regarder de plus près certains des actes dénoncés par le CCIF entre 2003 et 2011.

En juillet 2004, le CCIF signale la "fermeture d'une école coranique à Grisy-Suisnes". L'école coranique clandestine de Seine-et-Marne en question avait été ouverte illégalement et, surtout, sa fermeture était consécutive à l'agression de trois journalistes du magazine 90 minutes de Canal+ par quatre membres du mouvement Tabligh, dont le directeur, Mohamed Hammami, expulsé en 2012 suite à des prêches incitant au djihad et à la haine envers les JuifsLe 11 mars 2004, les trois journalistes de Canal + s'étaient présentés devant les grilles du château de Ville-Main qui abritait cette école coranique clandestineAprès avoir tourné quelques images, ils avaient été violemment pris à partie et s'étaient fait voler la caméra. L'ingénieur du son, hospitalisé, s'était vu notifier 97 jours d'incapacité totale de travail. Mohamed Hammami, imam de l'association Foi et pratique, une branche fondamentaliste du mouvement Tabligh, âgé de 72 ans, et son fils, Mohsen Hammami, 41 ans, ont été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Caroline Fourest ne peut ignorer cette décision de justice.

En octobre 2006, le CCIF s'indigne d'un "rassemblement d'élus et de personnalités à Lyon contre la venue de Hani Ramadan"... dont on rappellera simplement qu'il a justifié l'application des châtiments corporels prévus par la charia, vantant entre autres les vertus dissuasives de la lapidation. Comment Caroline Fourest peut-elle l'ignorer sur les chaînes publiques de France Culture et de LCP ?

En mars 2007, le CCIF dénonce la "demande de fermeture de la mosquée de Noisy-le-Grand car les voisins de la mosquée se plaignent de voir des 'barbus' ". Une fois encore, le lieu de culte a été ouvert en violation des règles d'urbanisme par une association salafiste refusant tout droit de visite aux autorités. Maître de conférences (juste un peu orienté) à l'Université de Paris, le député PS de cette ville de Seine-Saint-Denis est maire depuis 1995. Caroline Fourest soutient-elle l'illégalité ?

Le dernier exemple que cite Jean-Christophe Moreau, parmi des dizaines d'autres, mérite une attention particulière, tant il atteste du degré de mauvaise foi que peut atteindre le CCIF. En juillet 2012, il dénonce le licenciement, à Gennevilliers, de quatre animateurs qui, en période de Ramadan, refusaient de s'alimenter pendant leur travail. Le licenciement s'appuyait sur une clause ajoutée par la mairie communiste au contrat de travail de tous les animateurs - leur imposant de "veiller à ce que les enfants et eux-mêmes se restaurent et s'hydratent convenablement" - après qu'une animatrice pratiquant le jeûne avait fait un malaise et provoqué un accident de la route dans lequel furent blessés plusieurs enfants. Caroline Fourest soutient-elle les pratiques religieuses engendrant des morts d'enfants ?

Alors que le licenciement était manifestement lié à des considérations de sécurité, le CCIF a joué la surenchère en affirmant qu' "identifier le jeûne comme altérant la capacité au travail est [...] stigmatisant et insultant pour l'ensemble des musulmans dans le monde". La modération n'est visiblement pas le fort de ce collectif, une association loi de 1901 subventionnée par la République, donc les contribuables chrétiens, qu'ils le veuillent ou non.

On aura compris qu'aux yeux du CCIF tout acte défavorable à un musulman, quelle que soit sa justification, peut être dénoncé comme "islamophobe". Il n'a pas seulement l'ambition de repousser la diabolisation des musulmans, mais aussi celle de sanctuariser la supposée communauté musulmane contre certaines interventions de l'État. La loi coranique prévaut sur la loi de la République, avec l'aval des laïcards christianophobes, des Femen et des Caroline Fourest.

Quitte à disqualifier au passage la lutte contre la menace terroriste

Ainsi, deux semaines après la tuerie du Musée juif de Bruxelles, le porte-parole du CCIF - Marwan Muhammad - affirmait que la focalisation des autorités sur le terrorisme islamiste était "statistiquement irrationnelle" au regard du nombre d'actions commises, par exemple, par les mouvements séparatistes. Lorsqu'on apprend, en étudiant les rapports d'Europol (Office européen de police), que 70 % des victimes du terrorisme en Europe au cours de la dernière décennie ont péri dans des attentats islamistes, on est en droit de s'interroger sur la probité du CCIF, qui peut se targuer d'être membre consultatif de l’Organisation des Nations Unies (ONU) - et c'est vrai !- et de développer depuis 2011 un partenariat avec l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe), le CCIF s’inscrit dans un projet paneuropéen qui a pour seul objectif d'agir contre l'islamophobie. C'est de l'entrisme... La lutte contre le terrorisme - malgré certains excès - n'est pas le fruit d'un préjugé anti-religieux ou d'un racisme déguisé. Elle répond à une menace bien réelle.

Le CCIF reçoit le soutien d'une presse qui a pour mission d'assurer la paix sociale à chaque fois que le pouvoir socialiste trouve un intérêt politicien à se ranger du côté des intégristes musulmans. A la suite à une image de Jean-François Copé qui déplorait qu'un élève puisse se faire "arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous lui expliquant qu'on ne mange pas pendant le ramadan", le CCIF a organisé une distribution gratuite de pains au chocolat à la gare Saint-Lazare, le 10 octobre 2012, opération relayée par des media  gourmands de chicaya politique.

Le racisme anti-musulman répond en France au racisme islamique 

Souvent sous prétexte de défendre la laïcité, les préjugés envers l'islam sont tenaces et peuvent devenir sources de violences ou de discriminations. Avec la volonté de conciliation, les collabos de l'islam accréditent l'idée que
les résistances des Français prendraient "en partie racine dans notre roman national, où la religion musulmane a longtemps servi de croquemitaine civilisationnel". C'est effacer d'un rapide revers de manche les invasions musulmanes de notre territoire et rayer de notre Histoire le grand-père paternel de Charlemagne, Charles Martel qui, en 732 à Poitiers, mis un coup d'arrêt à la conquête musulmane en repoussant les armées omeyyades, dynastie qui régna de l'Indus jusqu'à la péninsule Ibérique et qui - depuis l'actuelle Syrie - gouverna La Mecque au temps de Mahomet.

Bataille de Poitiers, en octobre 732
Mais le poids, et surtout pas allégé, de la mémoire n'explique pas tout. L'actualité internationale - et parfois nationale - nous rappelle avec une brutalité chronique que la méfiance envers l'islam, ou certaines de ses dérives (compromis ou compromission?), ne relève pas uniquement des stéréotypes qui y sont associés, surtout lorsqu'il est question d'islam politique ou de condition féminine. Et peut-on, sans froisser, risquer l'homophobie de l'islam?

Pour ne pas être qu'une étape dans le naufrage de l'antiracisme, la lutte contre le racisme anti-musulman doit donc naviguer entre de nombreux écueils idéologiques, et commencer par rompre avec l'idée qu'on peut mater les préjugés racialistes à coups de tabous médiatico-politiques.

Or, le CCIF ne favorise pas un changement de logiciel pour demain. L'association, en liant la lutte contre l'islamophobie à un déni de l'intégrisme, de la menace islamiste, bref de la crise  que traverse l'islam [si ce n'est l'émergence de son vrai visage ?], attise la défiance à l'égard des musulmans. Elle offre à la pensée racialiste son alibi préféré : le soupçon du communautarisme -dont on constate chaque jour dans notre paysage à quel point il est justifié -, l'idée que l'Autre agit en fonction d'intérêts distincts de ceux de la communauté nationale -comme l'attestent les exemples ci-dessus, parmi d'autres-, en plaçant en l'occurrence le respect de la religion au-dessus de toute autre considération, dont l'observance de la loi coranique contre la loi républicaine du pays d'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile. Ce qui, l'évidence sociologique démontrant qu'il n'en est rien, revient à démasquer ces musulmans de France qu'il s'agissait de défendre.
Carte des pays musulmans au début du XXIe siècle


Caroline Fourest stigmatisée par le CCIF pour son combat contre l'homophobie

L'ambiguë 
Caroline Fourest reproche au CCIF de systématiquement accuser les organisations féministes d'islamophobie. Celui-ci proteste en retour : "Le CCIF ne considère pas "comme islamophobe, voire comme quasi-fasciste toute personne simplement féministe ou laïque". Et de se justifier: "il soutient le droit des femmes musulmanes à choisir librement leur vie, de ne pas porter le foulard, par exemple, mais aussi de le porter." Pour conclure, le porte-parole du CCIF attaque violemment l'organisation féministe des Femen, lesquelles méritent, selon lui, "Plus q'un coup de pied." Un pas de plus et c'est la lapidation...
Ces musulmans modérés - reconnus par l'ONU et l'OSCE - taxent d’ "islamophobie" un ouvrage pour enfants, Comprendre le monde (Nathan), qui affirme à tort, selon le CCIF, que les femmes en Arabie saoudite "peuvent être condamnées à mort en cas de désobéissance." L'Etat subventionne des extrémistes dans le déni et la mauvaise foi.

La polémiste n'est pas payée en retour de ses sympathies islamiques et pro-palestiniennes. 
"Ce lundi sur France Culture, Caroline Fourest a encore professé une de ses analyses à l'emporte pièce qui tente, écrit le CCIF sur son site, bien que mal, de vilipender tous les compte-rendus scientifiques et les chiffres irréprochables qui montre [orthographe dans son jus] la réalité irrécusable de l'islamophobe et la renvoie ainsi vers les abîmes de l'imposture intellectuelle dans laquelle elle a décidé de s'enraciner." 
"Dans une chronique sur France culture, assène encore l'association subventionnée, en quelques mots et cinq minutes, la star médiatique s'emploie, malhonnêtement, à balayer la réalité de l'islamophobie en France: 'une vingtaine de tags contre les mosquées ou carrés musulmans, quelques têtes de porc, une dizaine d’agressions contre des femmes voilées' affirme-t-elle. En somme rien d'alarmant, surtout lorsque celle qui donne des leçons viole, elle-même, la loi et est condamnée pour diffamation par la 17 ème chambre du tribunal de grande instance de Paris pour avoir mis en doute la parole de victimes d'islamophobie. Madame Fourest a cependant fait appel de la décision."

Sympathisants ou non, les Français se heurtent à l'esprit de conquête des musulmans,
que ce soit par la méthode douce des salafistes ou à la hussarde, à leur volonté de colonisation, à leur objectif de domination. 


mardi 1 juillet 2014

Voile intégral: la Cour européenne des droits de l'homme valide l'interdiction en France

La loi de 2010 qui interdit le port du voile intégral en France est "légitime"

La loi n'est pas discriminatoire, a tranché la Cour européenne des droits de l'homme 
Saisis par une Française de 24 ans adepte de la burqa et du niqab, n'a pas non plus obtenu gain de cause  mardi  contre la loi de 2010 auprès des juges de StrasbourgSaisie le 11 avril 2011 par le groupe de pression islamique autour de la jeune femme, la CEDH avait examiné l'affaire au fond, le 27 novembre dernier. La jeune plaignante se dit aujourd'hui "déçue par ce résultat", mais elle l' "accepte", car elle l'avait "anticipé", a admis son avocat, Me Ramby de Mello, parmi d'autres.
L'avocat de cette petite française a un cabinet situé à Londres où il a acquis une solide réputation dans les domaines de l'Immigration et de l'asile, du droit public et administratif, de l'emploi et de la discrimination.

La gauche avait fait campagne contre une législation "discriminante" et qui entrave la liberté de ces "femmes qui ne peuvent plus sortir de chez elles vêtues comme elles le souhaitent". Depuis 2010, le port du niqab ou la burqa dans les rues de France entraîne une amende de 150 euros – voire plus.
Tandis que Benoît Hamon, alors porte-parole du parti, jugeait qu'il ne pourrait s'agir que d'une "loi de circonstance" difficilement applicable, Aurélie Filipetti s'était étonnée des déclarations "prématurées" de son collègue. La même, à l'occasion du match Algérie-Allemagne, se livre à une déclaration intempestive en assurant qu' "on a tous un peu d'Algérie au coeur"... Qui est ce "on"?

Cette mystérieuse plaignante qui n'a dévoilé que ses initiales - S.A.S.
Cette citoyenne anonyme de la République avait saisi la CEDH le jour de l'entrée en vigueur de cette loi, en avril 2011. Se présentant comme musulmane pratiquante, elle contestait ce texte qui stipule que "nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage", sous peine de 150 euros d'amende et/ou d'un stage de citoyenneté.
Son appel à la Cour européenne n'aura eu pour effet que de conforter la juridiction française et de la renforcer en faisant jurisprudence. 

Cette Française sous influence estimait "dégradant" d'être forcée à se dévoiler dans les lieux publics. Elle y voyait aussi une discrimination, ainsi qu'une atteinte à ses libertés de pensée et d'expression: le grand jeu ! "Porter la burqa n'est pas un signe d'extrémisme mais relève purement de la sphère privée" avait tenté de faire valoir Me Ramby De Mello (ici à droite).

La CEDH entend veiller au respect des "conditions du vivre ensemble"

La Cour européenne conforte la politique de la droite. "La préservation des conditions du vivre ensemble" est "un objectif légitime" des autorités françaises, fait valoir la juridiction dans un arrêt qui est définitif. 
En revanche, la Cour a exprimé quelques réserves, notamment sur le choix d'une interdiction générale "qui peut paraître démesurée" au regard du faible nombre de femmes concernées: 1.900 environ, selon une mission d'information de l'Assemblée nationale.

Concernant les 150 euros d'amende prévus, la CEDH juge que "les sanctions en jeu (...) sont parmi les plus légères que le législateur pouvait envisager". 

Se disant "consciente que l'interdiction contestée pèse essentiellement sur une partie des femmes musulmanes", la Cour juge que cette loi "n'est pas explicitement fondée sur la connotation religieuse des vêtements mais sur le seul fait qu'ils dissimulent le visage" dans l'espace public, par quelque moyen que ce soit. Donc aussi à l'aide d'une cagoule ou d'un casque de moto.