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vendredi 28 juin 2019

France : radicalisation avancée dans les services publics

Des "zones d'ombres" persistent...

L
es services publics ont décidé "de ne plus fermer les yeux" 
depuis les attentats de 2015, explique le député de Les Républicains Eric Diard. 

Mais il y a encore des "zones d'ombre", confirme-t-il.
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Selon un rapport parlementaire publié ce mercredi 26 juin, les services publics, notamment les secteurs cruciaux de la sécurité et de l'éducation, sont peu touchés par la radicalisation, mais la menace persiste et des progrès restent à faire dans les prisons, la santé ou les transports. 

Dans un pays marqué par les attentats et le départ de plus de 1.500 nationaux et bi-nationaux en Irak et en Syrie ces dernières années, mais surtout leur retour, accueillis à bras ouverts, les deux députés rapporteurs de ce texte, Eric Poulliat (LREM, Gironde, membre de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation, et Eric Diard (LR, Bouches-du-Rhône), secrétaire national du transport aérien, se veulent globalement rassurants tout en appelant à la vigilance. 


Invité à l'antenne de RTL, le député Les Républicains explique que "dans un service public, on se doit à la neutralité, donc le prosélytisme, les signes distinctifs trop importants sont à bannir (...) Je pense que les attentats de 2015 étaient une prise de conscience. Les services publics ont dit qu'il ne pouvaient plus fermer les yeux. L’Éducation nationale, il y a une problématique".

Les "zones d'ombre"

islamisme en France, fiches S, Fichés S carte, musulmans dangereuxFruit d'entretiens menés depuis l'automne dernier avec des responsables de services publics, le rapport cite des proportions de cas soupçonnés "très faibles" (donc pas forcément avérés) : 0,05% dans l'armée de terre, 0,03% dans la marine et une trentaine de situations de suivies dans la police et la gendarmerie (sur un total de 130.000 gendarmes et 150.000 policiers). 

Le rapport s'inquiète particulièrement des "zones d'ombre" persistantes dans la santé, l'université, les transports, la détention carcérale et le sport, faute de prévention, de détection ou d'une "prise de conscience" suffisantes. 

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Le texte souligne tout particulièrement le niveau de radicalisation en milieu carcéral  (plus de 500 incarcérés pour faits de terrorisme, plus de 1.100 signalés pour radicalisation), y compris chez les femmes, inquiétant dans un contexte de "surpopulation carcérale". 

Côté transports, 
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à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, zone frontière, sur 80.000 personnes titulaires d'un badge d'accès aux zones "réservés", 80 personnes font l'objet d'un suivi régulier pour radicalisation et 29 d'un suivi ponctuel, note le rapport.
Radicalisation : Air France aurait subi des tentatives de sabotage
Publié le 6 octobre 2016 à 07h00 par François Duclos
La compagnie aérienne Air France doit lutter contre une vague montante d’incidents liés à l’islamisme radical de certains de ses employés, allant de simples tags à des tentatives de sabotage.
Si le problème de la radicalisation n’est pas nouveau au sein de la compagnie nationale française ou dans sa base à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle, Le Canard Enchaîné a publié le 5 octobre 2016 des informations pour le moins inquiétantes. Citant un fonctionnaire du renseignement, l’hebdomadaire raconte que plusieurs « anomalies » ont été constatées avant le départ de vols commerciaux, et « s’apparentent à des tentatives de sabotage » : en particulier une panne récurrente sur des « moteurs relais », qui permettent au pilote de contrôler le réacteur depuis le cockpit, a été repérée lors de la check-list. Les services de renseignements sont rapidement remontés jusqu’à un suspect, un Français converti employé d’Air France qui « a pris la poudre d’escampette dès qu’il s’est senti surveillé » et serait au Yémen, tandis que sa femme continuerait de diriger une école coranique près d’Orly. Deux de ses amis également employés par Air France étaient soupçonnés d’avoir trafiqué en atelier de maintenance des toboggans d’évacuation, qui n’ont jamais été installés ; ils ont été mutés, même si aucune preuve n’a été trouvée. Un agent de piste aurait d’autre part refusé en août de guider un avion qui venait d’atterrir car le commandant de bord était une femme.
La compagnie aérienne a également porté plainte, selon Le Canard Enchainé, pour des inscriptions « Allah Akbar » taguées sur des trappes de remplissage de kérosène, repérées sur une quarantaine d’avions. Parmi les autres incidents moins graves, on trouve une « attaque informatique » dont a été victime Air France à Noël, les annonces de sécurité sur un vol entre Paris et Amsterdam ayant été programmées pour être prononcées en arabe (en interne les soupçons portent sur une personne chargée du nettoyage), la disparition d’Israël sur les cartes du système de divertissement, ou le remplacement du Maroc par la mention « Khalifa » (l’enquête a remonté jusqu’à un employé d’une société prestataire en charge de la programmation des écrans) ; à chaque fois, Air France avait parlé de bug informatique.
Le fonctionnaire précise qu’une « dizaine de personnes sont sous surveillance » dans le groupe, parmi les milliers d’agents et de sous-traitants travaillant sur les aéroports français qui sont dans le viseur des services de renseignement. Il ajoute que certains salariés, musulmans salafistes et comptant dans leurs familles plusieurs radicaux, ont d’ores et déjà été licenciés ou « déplacés à des postes peu exposés ». La direction d’Air France assure travailler en étroite collaboration avec les autorités, et promet que le personnel et les clients « sont en sécurité absolue ». A l’aéroport de Roissy, la préfecture a retiré ces derniers mois 73 badges d’accès pour des motifs de sécurité, sur les 86.000 badges passés au crible depuis l’année dernière (l'article date de 2016).

lundi 24 juin 2019

Gauche et extrême gauche, OK avec le burkini en France

Ils font le jeu de Marine Le Pen

Des représentants de la droite et de l'extrême droite ont en revanche exprimé lundi leur opposition au port du burkini

Une opération sexiste, condamnée des féministes 
La gauche progressiste, permissive et internationaliste n'a pas réagi.
Il aura donc fallu que les droites s'opposent à l'islamisation de la France par les intégristes. Car les gauches ne mélangent pas intégrisme catholique qu'ils combattent et intégrisme musulman qu'ils tolèrent et instrumentalisent contre le premier... 
La provocation prosélyte d'un collectif radical de femmes encadrées d'hommes ne les à pas sortis de la canicule, bien qu'il ait mené une opération coup de poing à Grenoble en faveur de ce maillot de bain couvrant et pudique, comme au temps de nos (arrières-)grands-mères, mais interdit dans les piscines publiques, au même titre que les caleçons.

Le burkini n'a "pas sa place en France où la femme est l'égale de l'homme," a fait valoir le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti. 

"Laisser faire ces activistes islamistes à Grenoble comme partout en France, c'est renoncer à la République. Je ne l'accepterai jamais", a insisté sur Twitter le président de la commission d'investiture de LR.

"Il ne faut aucun accommodement avec le burkini", a estimé Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, qui avait rejoint l’équipe de Jacques Chirac, alors qu’elle a été sollicitée par l’équipe socialiste de Lionel Jospin après les législatives de 1997, la jugeant déjà socialo-compatible, et qui a d'ailleurs démissionné récemment de LR. Sur Radio Classique, elle dénonce pour sa part "la provocation" des femmes qui ont fait irruption dans une piscine de Grenoble dimanche avec cette tenue.
Faisant de la pédagogie en direction de cette population exogène qui, de surcroît, crache couramment sur la voie publique, elle a insisté :  "On se baigne en maillot de bain pour des raisons d'hygiène", de "sécurité" et "d'ordre public, parce que voir des personnes se baigner en burkini, ça crée des grandes tensions", puisque c'est un jugement négatif porté sur les femmes en maillots à l'occidentale. Sachant en outre que le bikini n'est pas autorisé aux femmes.

"Si on acceptait le burkini, d'ici quelques années, toutes les jeunes filles des quartiers populaires se baigneraient couvertes, pour des raisons d'ordre moral et pour préserver leur réputation". Il faut "continuer à se baigner en maillot de piscine, pour laisser les femmes libres", a-t-elle martelé.

Le Rassemblement national a dénoncé une "provocation islamiste"

Le RN souligne que cette action médiatisée - à laquelle la presse était convoquée - vise "à revendiquer et imposer un communautarisme vestimentaire au même titre qu'est désormais exigée la mise en place d'un communautarisme alimentaire," tente-t-ildans un communiqué, de faire comprendre au Washington Post, El Pais ou die Welt...

"Sous couvert de la défense de droits individuels et d'une prétendue lutte contre les discriminations, les organisations islamistes qui s'infiltrent dans toutes les sphères de la société, menacent nos libertés et sapent les fondements de notre démocratie en cherchant à imposer les prescriptions et le droit religieux dans la sphère publique", a développé le RN, qui demande "la dissolution (...) des organisations islamistes affiliées à la confrérie des Frères musulmans".

Une dizaine de femmes vêtues de burkinis, soutenues par l'association Alliance citoyenne (subventionnée?), ont mené une action dimanche après-midi dans une piscine de Grenoble pour revendiquer le droit de se baigner avec ce maillot de bain effrayant les plus petits. Lien PaSiDupes
En mai, des femmes soutenues par le même collectif avaient conduit une action similaire dans une autre piscine de la ville. Sans poursuites.

mardi 12 avril 2016

Valls met en garde contre le poids idéologique des salafistes

Manuel Valls a mis en garde contre l'influence idéologique et culturel des salafistes en France

Le Premier ministre a pointé cette branche intégriste de l'islam.

Invité à s'exprimer lundi lors d'une table ronde sur l'islamisme organisée par le forum ("démocratique", mais citoyen, aussi bien !) "Le Sursaut" au théâtre Dejazet à Paris, Valls a défié les salafistes.
"L'objectif est de créer une plateforme de réflexion et d’engagement pour redonner corps à nos valeurs démocratiques face à la menace islamiste et à la récupération populiste" expliquent les organisateurs (ci-dessous).

Même si les salafistes pourraient "représenter 1% des musulmans" en France, selon le Premier ministre,
"leurs messages sur les réseaux sociaux sont les seuls qu'on entend".
"Il y a une forme de minorité agissante, des groupes (salafistes) qui sont en train de gagner la bataille idéologique et culturelle ", a-t-il lancé. "Les salafistes doivent représenter 1% aujourd’hui des musulmans dans notre pays, mais leur message, leurs messages sur les réseaux sociaux, il n’y a qu’eux finalement qu’on entend".


En France, la minorité salafiste est en train de "gagner la bataille idéologique et culturelle," selon Valls.
Et cette bataille "idéologique" est "essentielle" aux yeux du Premier ministre, qui avait suscité une polémique en parlant d’un "apartheid territorial, social, ethnique" après les attentats de Paris en janvier 2015. "Si nous ne gagnons pas cette bataille, on oublie tout", a-t-il insisté. "L’essentiel, c’est comment on reconstruit la République, pas simplement dans les quartiers mais dans tout le pays ".

Le voile, "plus qu'un signe religieux,  un message idéologique"

Pour Manuel Valls, "ce que représente le voile pour les femmes, non ce n’est pas un phénomène de mode, non, ce n’est pas une couleur qu’on porte, non : c’est un asservissement de la femme," affirme Manuel Valls. Le Premier ministre a mis en garde "contre le message idéologique qui peut se dissimuler derrière le signe religieux". Noter que, dans la nébuleuse socialiste, des bobos, supportent la mode islamique, comme ici Line Renaud, ci-contre, au Sidaction 2016
Il a par ailleurs salué l’entretien " lumineux" samedi de la philosophe féministe Elisabeth Badinter, qui a appelé au boycottage des marques vendant des tenues islamiques et dénoncé la minorité "influente" des "islamo-gauchistes".

Sans se prononcer sur l’interdiction du port du voile à l’université, il s’est dit "inquiet sur ce qui se passe" dans certains établissements universitaires. "Ne nous voilons pas la face c’est le cas de le dire dans tous les domaines ", a-t-il ajouté.

"Augmenter massivement les budgets de sécurité et de justice"

Que faire face à la menace d’attentats djihadistes ? "Augmenter massivement les budgets de sécurité et de justice, pendant sans doute des années", a déclaré le Premier ministre.
Pour mémoire,  le 4 avril dans un entretien au JDD, le ministre de la Justice
Jean-Jacques Urvoas avait dressé un bilan sans concessions du passage au ministère de la Justice de la calamiteuse Christiane Taubira. Ce proche de Valls a  dénoncé une justice "sinistrée" et "en état d’urgence absolue " ajoutant que son ministère "n’a plus les moyens de payer ses factures".

mardi 23 juin 2015

Bordeaux: un épicier musulman impose des jours d'ouverture différents aux hommes et aux femmes

Juppé ne peut plus aller chez l'arabe du coin avec sa femme

Des moeurs importées s'imposent peu à peu aux Français 
Bienvenue aux frères et aux soeurs:
les Chrétiens sont-ils exclus ?
Apartheid anti-Blancs ?
Interdire la ségrégation sexuelle serait raciste... 
L'épicier arabe a tous les droits, ceux d'un Français et ceux des musulmans, et les Bordelais commencent à prendre conscience que leur mode de vie est en train de changer. Ce commerçant vient en effet d'instaurer des jours d'ouverture différents pour les hommes et les femmes. Suite à la bronca suscitée par sa réglementation, Jean-Baptiste Michalon, l'épicier métis musulman, a finalement mis fin à cette pratique, non sans crier à la xénophobie. 
Il aura fallu un article de Sud-Ouest et une avalanche de réactions indignées pour qu'il retire sa pancarte. Le journal qui décrit "voilée de la tête aux pieds" la jeune femme qui se tient derrière le comptoir, la dit néanmoins "souriante"... Elle dit s'appeler Soumaya ("noble, élevée", en français), avoir 30 ans et quatre enfants: "Je me suis récemment convertie à l'islam", insiste-t-elle. "Je m'appelais Jessica, je suis née et j'ai grandi à Bordeaux, dans une famille où on ne pratiquait aucune religion. J'étais esthéticienne, la religion ne m'intéressait pas. Puis, à une période, il s'est produit des deuils autour de moi; j'étais perdue, beaucoup de doutes. Alors j'ai pensé à la religion comme secours. J'ai lu la Bible, la Torah et le Coran. Et là, dans le Coran, j'ai trouvé mes réponses, la paix, la justesse. Je n'avais jamais fréquenté de musulmans." "Je suis épanouie," lance l'épicière, dont le journal diffuse le discours  prosélyte.


C'est donc un jeune couple de Français convertis à l'Islam qui a suscité une levée de boucliers
spontanée, pour avoir affiché sur la devanture de son épicerie situé dans le quartier Saint-Michel à Bordeaux (Gironde), que l'entrée était réservée aux hommes en semaine, et aux femmes le week-end.

Le maire de Bordeaux Alain Juppé a d'ores et déjà appelé les autorités compétentes à se saisir du sujet

Bordeaux : une épicerie musulmane remet en cause la mixité
Cette contrainte sexiste a fait réagir musulmans et non musulmans. Tareq Oubrou, imam à Bordeaux, n'en revient pas lui-même : «On n'a jamais vu ça, même à l'époque du prophète", confie t-il au journal Sud-Ouest. Les marchés étaient mixtes. Ça me paraît un peu bizarre dans un monde où la mixité est une culture établie." Cette radicalité s'explique par le zèle coutumier aux néophytes.

En totale opposition aux règles républicaines

Puis l'affaire est arrivée jusqu'aux oreilles du maire de Bordeaux, Alain Juppé. Le premier magistrat de la ville et candidat à la primaire des Républicains en 2016 a demandé ce lundi aux commerçants de mettre fin à de telles pratiques. Dénonçant "toute pratique discriminante", il a rappelé que "de telles pratiques sont passibles de sanctions pénales". Et l'élu de "condamner fermement un comportement en totale contradiction avec les règles républicaines d'égalité et de mixité."


Le maire de Bordeaux a également appelé "les autorités compétentes à se saisir de ce dossier afin de faire cesser de telles pratiques discriminatoires". Pour ce genre de discrimination qui relève du code pénal, le jeune couple risque trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.


La conseillère régionale socialiste Naïma Charaï a également condamné l'initiative.


L'épicier de 24 ans a fourni quelques explications à France Bleu, lundi soir.
"Je pensais que c'était plus pratique. Une femme mal à l'aise avec les hommes, c'est ma femme qui vient la servir. Avec un homme, ils peuvent faire connaissance et çà peut partir sur des histoires d'adultère. C'est une incitation au péché", a estimé le jeune homme, au risque de paraître binaire. "Mais je n'attendais pas à tout cela : les gens disent que c'est discriminatoire; moi, je ne veux pas être hors-la-loi", assure-t-il sur ce point.

Le maire de Bordeaux réaffirme le principe républicain d'égalité entre les hommes et les femmes. 
A croire que le jeune couple de Français n'a jamais vécu en France, ni fréquenté l'école de la République, sauf à penser qu'on n'y enseigne pas plus la laïcité que l'anglais... 


La question du travail dominical va bientôt être exotique et obsolète...

 

mardi 1 juillet 2014

Voile intégral: la Cour européenne des droits de l'homme valide l'interdiction en France

La loi de 2010 qui interdit le port du voile intégral en France est "légitime"

La loi n'est pas discriminatoire, a tranché la Cour européenne des droits de l'homme 
Saisis par une Française de 24 ans adepte de la burqa et du niqab, n'a pas non plus obtenu gain de cause  mardi  contre la loi de 2010 auprès des juges de StrasbourgSaisie le 11 avril 2011 par le groupe de pression islamique autour de la jeune femme, la CEDH avait examiné l'affaire au fond, le 27 novembre dernier. La jeune plaignante se dit aujourd'hui "déçue par ce résultat", mais elle l' "accepte", car elle l'avait "anticipé", a admis son avocat, Me Ramby de Mello, parmi d'autres.
L'avocat de cette petite française a un cabinet situé à Londres où il a acquis une solide réputation dans les domaines de l'Immigration et de l'asile, du droit public et administratif, de l'emploi et de la discrimination.

La gauche avait fait campagne contre une législation "discriminante" et qui entrave la liberté de ces "femmes qui ne peuvent plus sortir de chez elles vêtues comme elles le souhaitent". Depuis 2010, le port du niqab ou la burqa dans les rues de France entraîne une amende de 150 euros – voire plus.
Tandis que Benoît Hamon, alors porte-parole du parti, jugeait qu'il ne pourrait s'agir que d'une "loi de circonstance" difficilement applicable, Aurélie Filipetti s'était étonnée des déclarations "prématurées" de son collègue. La même, à l'occasion du match Algérie-Allemagne, se livre à une déclaration intempestive en assurant qu' "on a tous un peu d'Algérie au coeur"... Qui est ce "on"?

Cette mystérieuse plaignante qui n'a dévoilé que ses initiales - S.A.S.
Cette citoyenne anonyme de la République avait saisi la CEDH le jour de l'entrée en vigueur de cette loi, en avril 2011. Se présentant comme musulmane pratiquante, elle contestait ce texte qui stipule que "nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage", sous peine de 150 euros d'amende et/ou d'un stage de citoyenneté.
Son appel à la Cour européenne n'aura eu pour effet que de conforter la juridiction française et de la renforcer en faisant jurisprudence. 

Cette Française sous influence estimait "dégradant" d'être forcée à se dévoiler dans les lieux publics. Elle y voyait aussi une discrimination, ainsi qu'une atteinte à ses libertés de pensée et d'expression: le grand jeu ! "Porter la burqa n'est pas un signe d'extrémisme mais relève purement de la sphère privée" avait tenté de faire valoir Me Ramby De Mello (ici à droite).

La CEDH entend veiller au respect des "conditions du vivre ensemble"

La Cour européenne conforte la politique de la droite. "La préservation des conditions du vivre ensemble" est "un objectif légitime" des autorités françaises, fait valoir la juridiction dans un arrêt qui est définitif. 
En revanche, la Cour a exprimé quelques réserves, notamment sur le choix d'une interdiction générale "qui peut paraître démesurée" au regard du faible nombre de femmes concernées: 1.900 environ, selon une mission d'information de l'Assemblée nationale.

Concernant les 150 euros d'amende prévus, la CEDH juge que "les sanctions en jeu (...) sont parmi les plus légères que le législateur pouvait envisager". 

Se disant "consciente que l'interdiction contestée pèse essentiellement sur une partie des femmes musulmanes", la Cour juge que cette loi "n'est pas explicitement fondée sur la connotation religieuse des vêtements mais sur le seul fait qu'ils dissimulent le visage" dans l'espace public, par quelque moyen que ce soit. Donc aussi à l'aide d'une cagoule ou d'un casque de moto.