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vendredi 5 août 2016

Terrorisme: Valls ne sait plus quoi faire

"Nous faisons tout contre le terrorisme," estime Valls, dépassé

Par Manuel Valls, soi-même, dans Libération, le 4 août 2016 à 20:21

Le premier ministre a plusieurs groupes de presse à sa botte. Dans 'Libération' de jeudi, il répond à l’écrivain Edouard Louis et au philosophe Geoffroy de Lagasnerie, des intellectuels  qui l’appellent à s’attaquer aux sources sociales de la violence. 

Je ne peux pas laisser sans réponse la lettre ouverte publiée jeudi par Edouard Louis et Geoffroy de Lagasnerie dans vos colonnes. Deux intellectuels de gauche, dans un journal de gauche, méritent une réponse claire [et les autres, non ?], d’un Premier ministre de gauche [d'après lui]. 
D’abord, parce que les auteurs, en niant que tout est fait pour lutter contre le terrorisme, alimentent les peurs des Français, ajoutent à la menace le doute et le scepticisme - je ne saurais l’accepter. 
Mais aussi parce que ce faisant, ils mettent en cause l’action de l’Etat, l’action de celles et ceux qui, dans nos forces de sécurité et nos armées, dans nos écoles, nos hôpitaux, nos caisses de sécurité sociale, dans nos mairies, sont la réponse collective de la nation face au défi terroriste [l'échec est collectif et non personnel, tente de convaincre celui qui dispose des ressources de l'état d'exception, qu'il appelle "état d'urgence", histoire d'apparaître moins sécuritaire et plus respectueux de l'Etat de droit]. 

Les auteurs, dans leur texte, font preuve d’une cécité - sans doute très confortable - qui est selon moi une faute, accuse-t-il. Cécité par rapport à l’action des pouvoirs publics. Cécité, aussi, quant aux racines profondes de la menace. Je veux le dire très clairement aux Français : oui, nous faisons tout contre le terrorisme. [Cécité de premier ministre impuissant ?] Les auteurs opposent une action dans le seul domaine de la sécurité - surveillance, répression [car il n'est plus question de "prévention" dans les cercles dilatés de l'Etat-PS] et une action pour lutter contre les inégalités sociales [les allocations ventilées à l'aveuglette ?], scolaires [qui peut en effet faire plus en pure perte avec satisfaction ?], une action qui s’appuie aussi sur la connaissance et l’analyse des phénomènes, sur la recherche en sciences humaines et sociales, en psychologie [ronflant, mais poudre aux yeux, au vu du bilan]. 

Mais enfin ! Notre politique antiterroriste s’appuie - bien évidemment ! - sur ces deux piliers, et ce depuis plus de quatre ans. [C'est bien le drame !] Tout est mis en œuvre pour traquer les terroristes, empêcher des attentats, adapter notre arsenal législatif à une menace en constante évolution. [Et tant d'énergie pour quoi ? Au détriment du chômage et de la croissance

[Fiers de faire la guerre contre d'ex-colonies]
Que la mise en scène est jolie !
Nos forces aériennes frappent Daech dans ses bastions en Irak et en Syrie, et l’emprise de cette organisation terroriste recule au Levant [Des militaires et des civils meurent en nombre].
Nous agissons aussi sur notre sol, avec le renforcement des effectifs et des moyens de nos forces de sécurité, avec deux lois antiterroristes, deux lois sur le renseignement, une loi sur la procédure pénale, avec la réforme du régime de l’Etat d’urgence. [la subversion ne se combat pas avec des textes; la paix religieuse ne se décrète pas] [Des civils  et des policiers y sont sauvagement exécutés] 

Mais nous agissons aussi, bien sûr, pour traiter les causes profondes du terrorisme, pour retisser les liens qui se défont dans notre société, pour combler ces fractures dans lesquelles les communautarismes [que la gauche favorise], les extrémismes s’engouffrent. Qui peut sérieusement soutenir que le gouvernement détourne les yeux face aux inégalités sociales, au chômage, à l’exclusion, aux discriminations, à la situation dans nos quartiers ? [Un gouvernement ne doit-il pas être jugé -plutôt qu'à des mots, des coups de menton, des invectives et des crises de nerfs- à ses résultats ?

Alors que nous avons refondé l’école de la République , pour que l’égalité des chances [des dizaines de milliers de foyers touchés en août par la baisse ou la suppression des APLne soit plus une promesse se heurtant au mur des réalités [l'OCDE nous dira si, vraiment, 'ça va mieux' !]

Alors qu’élu d’Evry, j’ai été l’un des premiers à dénoncer l’existence d’un apartheid social et territorial au sein de notre République. 
Alors que nous remettons avec détermination des services publics dans nos quartiers populaires, dans les zones périurbaines, dans le monde rural, en outre-mer comme en métropole. 
Alors que nous faisons tout pour casser les logiques de ségrégation, pour ne rien laisser passer en matière de racisme, d’antisémitisme, d’homophobie. Pour que chacun se sente pleinement citoyen, partage une même envie de construire l’avenir ensemble. Le Parlement examine en ce moment même deux textes, l’un sur l’égalité et la citoyenneté et l’autre sur l’égalité réelle en outre-mer, pour que, partout, la République se traduise en actes.  
[Après les attentats, Nicolas Sarkozy s'est dit "consterné" par l'emploi de Manuel Valls du terme "apartheid" pour qualifier la fracture de la société française.]

La formule de Manuel Valls "apartheid... par francetvinfo


Valls détient la vérité (officielle)
Dès 2013, le gouvernement s’est engagé dans une politique de prévention de la radicalisation, totalement novatrice dans notre pays. Après un premier plan adopté en 2014, le deuxième, que j’ai présenté, avec le ministre de l’Intérieur, en mai [2016], a bien comme objectif de mobiliser tous les ministères, notamment, aux côtés de la Justice et de l’Intérieur, ceux de l’Education nationale, des Affaires sociales, des Familles, ou encore de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. ["Nous faisons tout contre le terrorisme"] Et il faudra aller plus loin encore. 
Le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation pilote l’action de pas moins de 18 départements ministériels. Tous ces ministères ont intégré dans leur politique une dimension préventive face au terrorisme. 

Non : contrairement à ce qui est asséné, la réponse gouvernementale ne se limite pas au démantèlement - nécessaire - des filières terroristes.[Ce qui s'appelle distribuer des coups d'épée dans l'eau !]

Malgré tout cela, même si tous les moyens de l’Etat de droit sont mis en œuvre, le risque zéro n’existe pas. [La popularité du président à 13% et l'efficacité de son premier ministre, si] Dire cela, ce n’est pas un "discours de fatalité", mais un discours de vérité - confondre les deux, c’est au fond refuser de voir la réalité pour s’enfermer dans la posture. Une vérité dure, difficile à porter pour un Premier ministre, mais une vérité à laquelle les Français ont droit. 

Oui, nous sommes entrés dans une période longue, la menace terroriste restera forte ["discours de fatalité" ?], et nous devons, chacun à notre place, faire face à ces risques nouveaux. Et moi, je crois que le vrai "discours de fatalité", c’est celui d’Edouard Louis et de Geoffroy de Lagasnerie [la faute aux autres. Et encore, le quinquennat précédent n'est pas mis en cause...]. 

En dressant un profil type des terroristes [délit de faciès], dont les points communs seraient la misère, l’exclusion, la désespérance sociale [profil dressé lors des "printemps arabes"...] - ce qui est au demeurant loin de se vérifier à chaque fois -, ils dessinent, en creux [on reconnaît le bac +3 non sanctionné d'un quelconque diplôme], une forme de déterminisme, qui ferait de tous les jeunes des quartiers populaires des terroristes en puissance. 

C’est ce discours - le même qui était présenté il y a quelques années concernant la délinquance - qui est dangereux. Car il crée la suspicion vis-à-vis de l’immigration et de l’islam, car il accroît les divisions, fait le jeu des populismes. 

Enfin, quand on est intellectuel et que l’on analyse les dynamiques sociales du terrorisme, il est curieux de faire une impasse totale sur la matrice idéologique qui nourrit le [d]jihadisme, en grande partie salafiste. Comment ne pas voir que la sphère [d]jihadiste constitue une entreprise idéologique à visée totalitaire d’un genre nouveau ?  

Schémas classiques 
Curieux, aussi, de ne pas s’intéresser à la relance [à peine amorcée] du chantier de construction d’un islam de France, à la fois reconnu et respecté au sein de la nation [il ne fonctionne pas: difficile de le reconnaître et le respecter]. Elle répond à la double nécessité de réaffirmer la pleine appartenance des Français de confession musulmane à la vie collective [n'est-ce pas plutôt à eux de se manifester comme tels ?], dans le respect des règles de la laïcité. 
Et elle vise à prévenir les tentatives de déstabilisation dont certaines associations cultuelles peuvent être victimes [Aux Pennes-Mirabeau dans les Bouches-du-Rhône ils font de la provocation avec la privatisation d'un parc aquatique avec port du burkini obligatoire]

Les auteurs reprochent au gouvernement de ne pas avoir de "réflexe de gauche"… Mais être de gauche, c’est voir qu’il y a, bien sûr, des déterminants liés à la situation économique et sociale, mais voir aussi que ce n’est qu’une part de la réalité. C’est appréhender les situations dans toute leur complexité. C’est voir que parfois les schémas classiques, les grilles de lecture binaires [rien à côté de la binarité et des évidences du bipolaire Valls] n’offrent pas toutes les réponses. 
Alors moi je crois que ce dont nous avons besoin aujourd’hui, ce n’est pas de "réflexe de gauche", mais d’une politique de gauche, c’est-à-dire une politique globale, profondément républicaine, qui agit sur tous les leviers. Une politique qui est aussi exigeante et s’inscrit toujours dans le cadre de l’Etat de droit, du respect des droits des personnes, du refus de l’arbitraire. Voilà la politique que nous menons et continuerons de mener pour protéger nos concitoyens. 
[Olé !]
Manuel Valls

mardi 12 avril 2016

Valls met en garde contre le poids idéologique des salafistes

Manuel Valls a mis en garde contre l'influence idéologique et culturel des salafistes en France

Le Premier ministre a pointé cette branche intégriste de l'islam.

Invité à s'exprimer lundi lors d'une table ronde sur l'islamisme organisée par le forum ("démocratique", mais citoyen, aussi bien !) "Le Sursaut" au théâtre Dejazet à Paris, Valls a défié les salafistes.
"L'objectif est de créer une plateforme de réflexion et d’engagement pour redonner corps à nos valeurs démocratiques face à la menace islamiste et à la récupération populiste" expliquent les organisateurs (ci-dessous).

Même si les salafistes pourraient "représenter 1% des musulmans" en France, selon le Premier ministre,
"leurs messages sur les réseaux sociaux sont les seuls qu'on entend".
"Il y a une forme de minorité agissante, des groupes (salafistes) qui sont en train de gagner la bataille idéologique et culturelle ", a-t-il lancé. "Les salafistes doivent représenter 1% aujourd’hui des musulmans dans notre pays, mais leur message, leurs messages sur les réseaux sociaux, il n’y a qu’eux finalement qu’on entend".


En France, la minorité salafiste est en train de "gagner la bataille idéologique et culturelle," selon Valls.
Et cette bataille "idéologique" est "essentielle" aux yeux du Premier ministre, qui avait suscité une polémique en parlant d’un "apartheid territorial, social, ethnique" après les attentats de Paris en janvier 2015. "Si nous ne gagnons pas cette bataille, on oublie tout", a-t-il insisté. "L’essentiel, c’est comment on reconstruit la République, pas simplement dans les quartiers mais dans tout le pays ".

Le voile, "plus qu'un signe religieux,  un message idéologique"

Pour Manuel Valls, "ce que représente le voile pour les femmes, non ce n’est pas un phénomène de mode, non, ce n’est pas une couleur qu’on porte, non : c’est un asservissement de la femme," affirme Manuel Valls. Le Premier ministre a mis en garde "contre le message idéologique qui peut se dissimuler derrière le signe religieux". Noter que, dans la nébuleuse socialiste, des bobos, supportent la mode islamique, comme ici Line Renaud, ci-contre, au Sidaction 2016
Il a par ailleurs salué l’entretien " lumineux" samedi de la philosophe féministe Elisabeth Badinter, qui a appelé au boycottage des marques vendant des tenues islamiques et dénoncé la minorité "influente" des "islamo-gauchistes".

Sans se prononcer sur l’interdiction du port du voile à l’université, il s’est dit "inquiet sur ce qui se passe" dans certains établissements universitaires. "Ne nous voilons pas la face c’est le cas de le dire dans tous les domaines ", a-t-il ajouté.

"Augmenter massivement les budgets de sécurité et de justice"

Que faire face à la menace d’attentats djihadistes ? "Augmenter massivement les budgets de sécurité et de justice, pendant sans doute des années", a déclaré le Premier ministre.
Pour mémoire,  le 4 avril dans un entretien au JDD, le ministre de la Justice
Jean-Jacques Urvoas avait dressé un bilan sans concessions du passage au ministère de la Justice de la calamiteuse Christiane Taubira. Ce proche de Valls a  dénoncé une justice "sinistrée" et "en état d’urgence absolue " ajoutant que son ministère "n’a plus les moyens de payer ses factures".

vendredi 5 février 2016

Cécile Duflot fait un lot de Valls, Vichy et la déchéance nationale

Cécile Duflot assimile Valls et la déchéance de nationalité à Vichy

L'altermondialiste a vivement critiqué le projet de révision constitutionnelle et la politique du gouvernement.
 

"Le dernier régime à avoir massivement utilisé la déchéance de nationalité fut Vichy", a notamment lancé la coprésidente du groupe des écologistes radicaux de l'Assemblée, soulevant l'indignation de Manuel Valls, alors que le premier ministre présentait aux députés son projet de révision constitutionnelle visant à graver dans le marbre des dispositions de circonstances sur l'état d'urgence et la déchéance de nationalité.

La gauche a "jeté aux oubliettes nos valeurs," a aussi frontalement accusé la coprésidente d'Europe Ecologie-les Verts (EELV), ce vendredi à la tribune de l'Assemblée nationale. Face au premier ministre Manuel Valls, elle s'est livrée à une dénonciation de la politique gouvernementale post-attentats du 13 novembre.

VOIR et ENTENDRE
Cécile Duflot, 
haletante, s'improvisant constitutionnelle :
L'élue EELV de Paris a également défendu une motion de rejet préalable de ce projet de loi constitutionnelle 

Avec l'extrême gauche, elle juge le texte "inutile" et "dangereux." Et jugeant qu'avec cette réforme, "nous emprunterions le chemin de nos ennemis" islamistes, elle a aussi souligné que "la réforme proposée divise profondément". Qu'a fait Hollande de sa prétendue aspiration à l'unité nationale ?
Et d'estimer que "notre pays vient de gâcher une occasion historique de refonder le contrat qui nous lie".  "Après janvier, le premier ministre avait eu des mots très forts pour dénoncer les inégalités de condition, parlant même d'apartheid, a-t-elle rappelé. Au choc des mots a succédé le vide des actes", a dénoncé celle qui s'oppose régulièrement aux positions de Manuel Valls.

"Vichy, ce n'est pas la République. C'est une part de la France et je rappelle mes mots, mais ce n'est pas la République. Ce n'est pas la République !" a répliqué le premier ministre.
Valls n'a encore pas rassemblé. "Et puisque vous-même, et vous avez parfaitement raison, vous disiez qu'il faut sortir des quolibets, des approximations, des caricatures, je vous demande seulement, dans le rappel qui est fait de cette période sombre, de ne pas associer la démarche et la volonté du gouvernement et de quiconque dans cette Assemblée avec cette période que chacun d'entre nous ne peut pas supporter", a-t-il assuré, sous les applaudissements. 
La presse hollandienne continue pourtant d'évacuer la compromission de l'URSS avec le régime hitlérien. 
Au final, 15.000 individus - dont une soixantaine de députés communistes - perdront leurs papiers français, dont 40% de Juifs. La motion de rejet, soutenue par les écologistes altermondialistes et par les députés communistes du Front de gauche, a été repoussée par 120 voix contre 23.

Collaboration aussi de Jacques Duclos avec l'Union soviétique

Derrière l'apparence de ce petit homme rond de 1m49 au fort accent du terroir et responsable du PCF clandestin pendant la période de l'occupation (1940-1944) se dissimulait une figure aux contours plus troubles. Rouage essentiel de l’Internationale Communiste, Duclos a régné pendant plus de trente ans sur l’appareil parallèle et clandestin du PCF. Au service de l’Union soviétique et de Staline, il organise des réseaux secrets d’information et de décision, s’initie au "travail illégal", veille à la formation des cadres, mène la lutte contre les trotskistes, dirige le PC clandestin sous l’Occupation… S’appuyant sur les archives des services de renseignements français, suisses, américains ou britanniques, Frédéric Charpier ne laisse aucun doute sur l’appartenance de Jacques Duclos à l’appareil de renseignement soviétique, ni sur sa compromission dans des opérations criminelles.

Mais à aucun moment, ni Valls, ni l'extrême gauche n'a été placée face à sa vision partisane
qui condamne Vichy sans évoquer le pacte germano-soviétique passé en 1939 entre Ribbentrop pour l'Allemagne nazie et Molotov, pour l'Union soviétique. 
Ce pacte n’est qu’une des multiples horreurs de l'idéologie marxiste que l'extrême gauche voudrait réduire au stalinisme, que les media occultent et que l’Éducation Nationale aborde à peine dans ses manuels scolaires.

VOIR et ENTENDRE 
un rappel des faits par Alexandre Adler:

Les communistes français du PCF suivent pourtant les ordres de Moscou qui le finance.
 En 2009, le 24 août, Le Monde diplomatique, organe non officiel du Parti Communiste, continuait de faire obstacle à tout procès de Staline, par une apologie complète et assumée, scandaleuse mais jamais dénoncée (ils sont de gauche, ils ont tous les droits) : 
"Soixante-dix ans après le déclenchement de la seconde guerre mondiale, le 1er septembre 1939, on ne saurait trop en vouloir à qui imaginerait que c’est Joseph Staline qui en aurait été le responsable principal pour avoir signé, le 23 août, le pacte germano-soviétique, prélude à l’invasion de la Pologne ; et que ce sont les Etats-Unis qui l’auraient remportée en débarquant en Afrique du Nord, puis en Italie, enfin et surtout en Normandie. La réalité est quelque peu différente… A partir de 1938, le Royaume-Uni et la France cherchent à retarder – voire à prévenir – la guerre avec l’Allemagne nazie (accords de Munich en septembre 1938, ouvrant la voie à la liquidation de la Tchécoslovaquie) ; à partir de l’été 1939, l’Union soviétique en fait autant (pacte germano-soviétique organisant le dépeçage de la Pologne). Et pour tous, le conflit ne démarrera vraiment que le jour précis où Adolf Hitler en prendra l’initiative." Lien Le Monde diplomatique

On constatera
la même mauvaise foi d’une bonne partie de la gauche lors de la parution du "Livre noir du communisme". 

Bref, tout est bon pour blanchir l’idéologie communiste, quitte à plonger dans l’infâme. La gauche a des spécialistes, pour ne pas dire des experts. Ils infiltrent l'école, l'université et la presse.



mardi 23 juin 2015

Bordeaux: un épicier musulman impose des jours d'ouverture différents aux hommes et aux femmes

Juppé ne peut plus aller chez l'arabe du coin avec sa femme

Des moeurs importées s'imposent peu à peu aux Français 
Bienvenue aux frères et aux soeurs:
les Chrétiens sont-ils exclus ?
Apartheid anti-Blancs ?
Interdire la ségrégation sexuelle serait raciste... 
L'épicier arabe a tous les droits, ceux d'un Français et ceux des musulmans, et les Bordelais commencent à prendre conscience que leur mode de vie est en train de changer. Ce commerçant vient en effet d'instaurer des jours d'ouverture différents pour les hommes et les femmes. Suite à la bronca suscitée par sa réglementation, Jean-Baptiste Michalon, l'épicier métis musulman, a finalement mis fin à cette pratique, non sans crier à la xénophobie. 
Il aura fallu un article de Sud-Ouest et une avalanche de réactions indignées pour qu'il retire sa pancarte. Le journal qui décrit "voilée de la tête aux pieds" la jeune femme qui se tient derrière le comptoir, la dit néanmoins "souriante"... Elle dit s'appeler Soumaya ("noble, élevée", en français), avoir 30 ans et quatre enfants: "Je me suis récemment convertie à l'islam", insiste-t-elle. "Je m'appelais Jessica, je suis née et j'ai grandi à Bordeaux, dans une famille où on ne pratiquait aucune religion. J'étais esthéticienne, la religion ne m'intéressait pas. Puis, à une période, il s'est produit des deuils autour de moi; j'étais perdue, beaucoup de doutes. Alors j'ai pensé à la religion comme secours. J'ai lu la Bible, la Torah et le Coran. Et là, dans le Coran, j'ai trouvé mes réponses, la paix, la justesse. Je n'avais jamais fréquenté de musulmans." "Je suis épanouie," lance l'épicière, dont le journal diffuse le discours  prosélyte.


C'est donc un jeune couple de Français convertis à l'Islam qui a suscité une levée de boucliers
spontanée, pour avoir affiché sur la devanture de son épicerie situé dans le quartier Saint-Michel à Bordeaux (Gironde), que l'entrée était réservée aux hommes en semaine, et aux femmes le week-end.

Le maire de Bordeaux Alain Juppé a d'ores et déjà appelé les autorités compétentes à se saisir du sujet

Bordeaux : une épicerie musulmane remet en cause la mixité
Cette contrainte sexiste a fait réagir musulmans et non musulmans. Tareq Oubrou, imam à Bordeaux, n'en revient pas lui-même : «On n'a jamais vu ça, même à l'époque du prophète", confie t-il au journal Sud-Ouest. Les marchés étaient mixtes. Ça me paraît un peu bizarre dans un monde où la mixité est une culture établie." Cette radicalité s'explique par le zèle coutumier aux néophytes.

En totale opposition aux règles républicaines

Puis l'affaire est arrivée jusqu'aux oreilles du maire de Bordeaux, Alain Juppé. Le premier magistrat de la ville et candidat à la primaire des Républicains en 2016 a demandé ce lundi aux commerçants de mettre fin à de telles pratiques. Dénonçant "toute pratique discriminante", il a rappelé que "de telles pratiques sont passibles de sanctions pénales". Et l'élu de "condamner fermement un comportement en totale contradiction avec les règles républicaines d'égalité et de mixité."


Le maire de Bordeaux a également appelé "les autorités compétentes à se saisir de ce dossier afin de faire cesser de telles pratiques discriminatoires". Pour ce genre de discrimination qui relève du code pénal, le jeune couple risque trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.


La conseillère régionale socialiste Naïma Charaï a également condamné l'initiative.


L'épicier de 24 ans a fourni quelques explications à France Bleu, lundi soir.
"Je pensais que c'était plus pratique. Une femme mal à l'aise avec les hommes, c'est ma femme qui vient la servir. Avec un homme, ils peuvent faire connaissance et çà peut partir sur des histoires d'adultère. C'est une incitation au péché", a estimé le jeune homme, au risque de paraître binaire. "Mais je n'attendais pas à tout cela : les gens disent que c'est discriminatoire; moi, je ne veux pas être hors-la-loi", assure-t-il sur ce point.

Le maire de Bordeaux réaffirme le principe républicain d'égalité entre les hommes et les femmes. 
A croire que le jeune couple de Français n'a jamais vécu en France, ni fréquenté l'école de la République, sauf à penser qu'on n'y enseigne pas plus la laïcité que l'anglais... 


La question du travail dominical va bientôt être exotique et obsolète...

 

samedi 30 mai 2015

Liberté d'expression: le dossier de Marianne qui dérange les islamistes

"Cachez ce djihadisme qu'ils ne sauraient voir..."

Le dossier sur "les complices de l’islamisme" qui fait la une de "Marianne" cette semaine a provoqué de vives réactions. 

Beaucoup ont critiqué la forme. Pour mieux ignorer le fond ? La preuve par l'enquête que nous avons consacrée à Mamadou Daffé, imam à la mosquée du Mirail à Toulouse. Mohammed Merah et Kévin Chassin, qui s'est récemment fait exploser en Irak, ont fréquenté cette mosquée.

La paille plutôt que la poutre. Le doigt plutôt que la lune. La forme plutôt que le fond. On ne sait quelle expression retenir pour résumer une partie des réactions suscitées par notre dossier sur 'Les complices de l'islamisme'. Il en va ainsi de notre enquête 'Que faire avec un imam qui prêche l'apartheid ?' qui évoque 'l'œuvre' pour le moins troublante de Mamadou Daffé, l'imam de la mosquée du Mirail, à Toulouse, aussi appelée mosquée de Basso Cambo [terminus ouest de la ligne A du métro de Toulouse et zone d'aménagement concerté, d'une superficie de 57,3 ha, créée le 15 décembre 1986]

Ainsi, Julien Salingue, invité régulier de l'émission 'Les Zinformés' sur Beur FM, pourfendeur peu objectif de notre dossier sur le site Acrimed, nous a-t-il aussi gratifié d'un texte sur le blog 'Résiter à l'air du temps' pour nous adresser ses ironiques félicitations : "Toutes mes félicitations, encore, pour les moments de bravoure littéraire qui égayent la lecture de ce pesant dossier, avec entre autres les 'portraits' que tu nous proposes, riches en informations essentielles et exempts de tout cliché. Ainsi, de Mamadou Daffé, imam à Toulouse : 'Il est si franc de poignée de main et si bel homme, son large sourire d’ivoire surtout, tranchant sa peau d’ébène, son large sourire (sic), est si conforme aux canons de la beauté ethnique prisée par Vogue et GQ, que Mamadou Daffé, scientifique de profession, précisément chercheur à l’Institut de pharmacologie et de biologie structurelle du CNRS, passe pour l’imam idéal.' " [Qui peu 'objectivement' nier que ce portrait est chargé en poncifs xénophobes, interdits à la droite, mais acceptés du centre ?]
[D’origine malienne, français par naturalisation, jugé "trop musulman pour être français" en 1997 et qualifié d’"islamiste" en 2002, adoubé par l’université islamique d’Al Azhar cette même année. C’est en 2004 un inconditionnel du voile  prônant ouvertement la ghettoïsation.]

Une critique sur la forme qui sera reprise sur les réseaux sociaux, sans que jamais ne soit abordé le fond du problème : le fait que cet homme prêche le pire, sans être inquiété le moins du monde par les autorités françaises... Peut-être le nom de Kévin Chassin dit-il quelque chose à nos contempteurs ? Ou alors son nom d'emprunt, Abou Maryam, leur parle-t-il plus ? Ce Toulousain de 25 ans s’est fait exploser dans une opération kamikaze menée vendredi dernier en Irak. Plusieurs articles ont relaté le parcours de ce jeune français qui a rejoint l’Etat islamique en 2013. Dans un article du Parisien, on peut lire que le garçon est un « fidèle de la mosquée Basso Cambo, au Mirail, où il prie en 2010 au côté d’un certain Mohammed Merah". Dans les colonnes de La Dépêche du midi, le propre demi-frère de Kévin Chassin, pointe du doigt la responsabilité de la mosquée de Basso Cambo. Deux sources locales nous confirment, par ailleurs, que le djihadiste français fréquentait bien les lieux.
Le père de Merah de retour à Toulouse :
"Il ravive le souvenir du drame", 
selon les familles de victimes
Mais non, nous aurions eu tort d'évoquer le "guide d'une communauté de 2.000 à 3.000 membres" capable de "faire la promotion de la 'main coupée' pour châtier 'une femme mecquoise qui a volé sur le marché' ". Car des citoyens lanceurs d’alerte ont en effet compilé sur un CD-Rom les prêches de Mamadou Daffé que Marianne a retranscrit dans ces six pages qui posent tant de problèmes. Mais non, il faut en rester à l'écume médiatique, à 'ces descriptions que l’on pourrait considérer comme élogieuses', mais qui "ne servent, écrit Salingue (encore lui), qu’à accentuer, par contraste, la dangerosité politique de ces individus : sous un visage d’ange, une âme de démon." Que dire alors de la présentation qu’en a fait Le Monde au lendemain de l’affaire Merah ? Est-elle moins sujette à polémique ? "Mamadou Daffé a la cinquantaine élégante, la carrure large, les tempes à peine grisonnantes. Un physique de footballeur qu'on devine aller de pair, en temps normal, avec le calme naturel d'un leader charismatique."

Traiter de la forme pour ne surtout pas voir le fond. Comme ces propos glaçants tenus par l'imam et retranscrits dans notre numéro de cette semaine : " Lorsque vous tuez, tuez de la meilleure façon, lorsque vous égorgez, égorgez de la meilleure façon." Kévin Chassin n’a pas eu le temps de suivre ce dernier conseil et d’égorger qui que ce soit avant de se faire sauter. "Je n'ai jamais eu la chance d'égorger quelqu'un", a-t-il confié à son demi-frère, avant d’accomplir sa sinistre besogne. Il avait tout de même trouvé le temps d'écrire, selon l'AFP, " 'les têtes vont tomber' " sur son profil Facebook, une tête tranchée à la main". "Il était allé au marché, en Syrie, et avait vu deux corps décapités par terre. Il voulait faire un foot avec une tête. A la place, il avait fait une photo...", a expliqué son cadet à l'agence de presse. [L'école de France a-t-elle failli à sa tâche ou la propagande de la FSU a-t-elle oblitéré cette tête folle ?]

Nos 'amis' de l'émission 'Les Zinformés' de Beur FM feront-ils du LOL avec ces informations, se lanceront-ils dans un nouveau pastiche du style "Djihad FM" ?

[Créée par Nacer Kettane en 1992, après la radio libre associative Radio Beur en 1981, Beur FM qui dispose de 18 fréquences FM en France, n'a jamais plus connu le succès depuis la Marche des Beurs en 1983, et la radio connaissant des problèmes financiers, en février 2014, le CSA adressa une mise en demeure suite aux constats de non-diffusion sur plusieurs sites d'émissions (Aix-en- Provence, Alès, Carcassonne, Creil, Grenoble, Le Mans, Mantes la jolie, Saint Etienne et Troyes). En juillet 2014, tout en restant actionnaire minoritaire, Nacer Kettane céda la majorité du capital de Beur FM à... Serge Dassault.]



vendredi 10 avril 2015

1942 à Paris - 2015 à Montpellier: les rafles de Rom vont-elles continuer?

Un syndicaliste FO propose un bus spécial pour les Rom 

La prise en charge de certains usagers provoque une gêne dans les bus

"C'est intenable pour les usagers et les conducteurs de la ligne de bus de Montpellier, Hérault, qui dénoncent l'odeur que dégagent depuis plusieurs années des  voyageurs rom, mais la proposition de les isoler a d'ores et déjà déclenché de vives critiques.

Un "danger sanitaire" 
C'est ainsi que Dominique Granier, délégué syndical Force Ouvrière (FO)  définit l'odeur des Rom qui empruntent les bus de la ligne 9 de Montpellier. Dans un entretien accordé à la Gazette de Montpellier, relayée par Midi Libre, le syndicaliste à la TaM (Transports de l'agglomération de Montpellier) propose en conséquence de "créer une navette spécialement pour eux"

Quotidiennement, de nombreuses familles rom se rendent de  leur bidonville, situé à proximité du quartier de Grammont, au centre-ville de Montpellier en empruntant cette ligne. Et selon un syndicat de chauffeur, l'odeur de ces personnes serait insupportable. "C'est une véritable infection", confirme le syndicat FO. "C'est intenable pour les usagers et les conducteurs. C'est un problème sanitaire, il faut trouver une solution, d'autant que cela remonte à plusieurs années", ont indiqué, selon Midi Libre, des représentants de Force Ouvrière, présents au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

Gilbert Fouilhe, secrétaire général de FO, nie les propos de Dominique Granier. "On n'a pas du tout fait cette proposition. Après, je ne suis pas derrière tout le monde. Monsieur Granier est chauffeur de bus; il n'a donc pas l'habitude des media. Il est possible qu'il a été amené sur un terrain où il ne souhaitait pas aller", a-t-il minimisé pour reprendre l'affaire en mains, renvoyant  un élu syndical au dépôt avec la base et suggérant que la presse fabrique du buzz.

En attendant que la ministre Ségolène Royal s'en mêle

"Luttons contre la pauvreté, pas contre les pauvres"
La CGT Tam Montpellier a immédiatement récupéré l'affaire pour se démarquer de FO sur sa page Facebook: "La CGT-TaM va faire des propositions après concertations pour régler ce problème dans le respect de toutes et tous y compris les Roms qui ne sont pas des animaux mais bien des êtres Humains. [A noter la majuscule...] D'autre parts [orthographe d'origine] de mémoire de Syndicat jamais à TaM un cas de Tuberculose ou Gale n'est apparu chez les conducteurs [un évocation révélatrice...] après un service sur la ligne 9 ou une autre ligne,restons serein chers collègues." On est ailleurs rassuré: "Ce ne sont pas des lépreux; ils sont suivis sur le plan sanitaire ! Luttons contre la pauvreté, pas contre les pauvres". Amis lépreux, évitez Montpellier, ville d'un spécialiste de l'exclusion, puisqu'aux élections municipales de Montpellier, ce chirurgien-dentiste socialiste du nouveau quartier d'affaires d'Antigone, était un candidat dissident du PS...
"C'est une honte. Oui, il y a une mauvaise odeur quand les Roms sont dans le bus et on le signale depuis deux ans mais ce n'est pas leur de faute. C'est parce qu'on les abandonne tellement qu'ils n'ont qu'un robinet sur leur camp! Ce ne sont pas des animaux. On ne doit pas s'attaquer aux pauvres mais à la pauvreté. Ça ne ferait que déplacer le problème. On ne va pas reproduire l'apartheid à Montpellier", renchérit auprès de Libération Bernard Gotis, délégué syndical CGT à la TaM.

ATD Quart-Monde balaie d'un revers de manche le mal-être des usagers
Le "vivre-ensemble" reste plus que jamais un slogan de vertueux donneurs de leçons dont sont exclus les devoirs. "Un bus spécial pour les Roms? Ce serait de la pure discrimination. Chacun a droit à sa place dans la société, et à une place digne. Qu'il y ait des difficultés, on ne peut pas le nier. Mais on ferait mieux de construire pour eux des points d'eau et des sanitaires plutôt que de se focaliser sur les conséquences de ce manque d'hygiène", s'indigne de son côté sur France tv info, Marie-Françoise Combaz, responsable de l'association ATD Quart-Monde en Languedoc-Roussillon. En s'exprimant sur le service public, s'adresse-t-elle à Ségolène Royal, Bernard Cazeneuve, Manuel Valls et François Hollande? Le spécialiste des catastrophes et des chrysanthèmes lâchera-t-il encore la courbe du chômage pour venir compatir sur place: pour se brancher sur les réseaux d'eau et d'électricité de la commune, les congénères de Leonarda attendent-ils en effet qu'il déclare solennellement, escorté de Nanard Cazeneuve et NVB, qu' "il y a" un problème, "il faut" et "c'est l'Etat qui paie" ? "Cette demande est scandaleuse. C'est même scandaleux d'y penser; il n'y a aucune chance que cela se fasse, car ce serait illégal", déplore Philippe Goossens, chargé par la Ligue des droits de l'homme - à laquelle appartenait l'altermondialiste Richard Durn, auteur en 2002 de la tuerie du Conseil municipal de Nanterre - de la défense des Rom et honteux d'avoir de vilaines pensées....

Selon Laurent El Ghozi, co-fondateur du collectif Romeurope, les propos du syndicaliste d'en face sont insupportables.
Depuis Nanterre où il est adjoint au maire (PCF, depuis avant-guerre: hôtel de ville de Nanterre, ci-contre), chargé de l'enseignement supérieur et de la ville, il reproche à la population locale héraultaise de ne pas s’interroger sur les moyens qui sont mis en œuvre pour permettre à ces populations de vivre dignement
Sa volonté de polémiquer se révèle lorsqu'il interpelle: "Est-il nécessaire de leur rappeler que les Roms ne sont pas sales génétiquement ? Les problèmes d’hygiène ne sont pas liés à un mode de vie ou à des considérations culturelles, mais au "fait qu’on oblige ces populations à vivre dans des bidonvilles ou des squats," accuse-t-il, "sans leur donner la possibilité de se laver", alors qu'il doit à la vérité d'admettre qu'ils  refusent la sédentarisation. Et d'ajouter: "C’est la manière dont on les traite qui est le fond du problème." Faut-il fournir le savon ?

Petit détour par Nanterre, il y a seulement quelques mois. En octobre 2014 à Nanterre, une dizaine de camions de CRS ont encerclé un ensemble de pavillons abandonnés du fond de l'avenue du Général-Leclerc pour chasser une trentaine de Rom installés dans une maison inoccupée, située en face du dépôt ...RATP. 
La police a-t-elle pu intervenir sans y avoir été appelée par le conseil municipal où Laurent El Ghozi est adjoint ? Ces familles erraient dans Nanterre depuis le mois de mai précédent, suite à leur expulsion  d'un terrain appartenant à l'Etablissement Public d'Aménagement Défense Seine Arche (Epadesa: bâtiment ci-contre). "Ce bâtiment est inoccupé depuis plus d'un an et nous avions décidé de le réquisitionner tant qu'une solution n'avait pas été trouvée pour reloger ces familles," expliqua un membre du comité créé pour les soutenir. 
El Ghozi ne s'en tient pas là. "Pour remédier à cette 'nuisance', le syndicat [FO] propose une solution qui relève de la ségrégation raciale." (...) "il s’agit là de discrimination. Cela rappelle tristement l’apartheid qu’ont pu connaître les Noirs en Afrique du Sud ou dans certains États américains." Et de menacer: "Si cette navette venait tout de même à être mise en place, les associations comme RomEurope, dont je fais partie, saisiraient le défenseur des droits."
L'adjoint au maire communiste exploite visiblement un filon. Mediapart soutient d'ailleurs ce dossier. "L’arrivée de la gauche au pouvoir n’y a rien changé. Les conditions de vie dans les bidonvilles n’ont cessé de se dégrader au cours des deux dernières années, écrivait le site trotskiste en mars 2014. Et les élections municipales ne font qu'empirer la situation. Tel est le bilan dramatique que dresse le réseau associatif Romeurope dans un rapport rendu public mercredi 5 mars, réalisé à partir des observations des ONG et des collectifs de riverains qui le composent.
El Ghozi n'en a pas fini et s'en prend aux travailleurs FO.
"Ces chauffeurs de bus montpelliérains évoquent un "danger sanitaire". Croient-ils réellement que, parce que l’on sent la transpiration, on présente un risque pour la santé d’autrui ? Ils sont même allés jusqu’à saisir le CHSCT pour faire constater les "nuisances", s'indigne-t-il contre des salariés.
Pour faire court, signalons enfin que l'élu communiste de Seine-Saint-Denis dénonce tout en bloc comme "inacceptable sur le plan des valeurs et faux sur le plan épidémiologique", mais s'en prend à la municipalité socialiste de Montpellier. "Pour régler le problème, la ville de Montpellier doit simplement appliquer la loi : les communes sont dans l’obligation d’apporter, entre autres, l’eau et l’électricité aux populations migrantes. L’installation de douches publiques est donc la solution." Demandons donc aux usagers languedociens de voter pour que leurs impôts locaux soient utilisés selon les volontés du Francilien. 

PLUS
édifiant
Lien video 2 (1981) : R. Hue (PCF) mène la chasse aux migrantx, accusés non pas de relents nauséabonds, mais de trafic de drogueRobert Hue est aujourd'hui supporter du président Hollande


Devoir de mémoire: l'affaire du tramway de Saint-Denis utilisé lors de l'expulsion de Rom 

Les vieux démons des salariés de la régie parisienne de transport ne sont pas morts: ils semblent avoir conservé la nostalgie de la rafle du Vel d'Hiv' en juillet 1942, au cours de laquelle les autobus parisiens de la STCRP, l'entreprise qui a précédé la RATP, ont transporté les Juifs raflés. La prévention par les journées de sensibilisation, les enseignements et les documentaires de la bien-pensance prend encore un rude coup. La gauche est sous le choc, vexée par ce retour de ce désir de discrimination et de ségrégation qui pèse toujours sur l'histoire de l'entreprise. Est-ce en connaissance de cause que ce pauvre Manu Valls avait évoqué, oeil noir et sourcil froncé, l'existence d' " un apartheid territorial, social, ethnique" en France ? A l'époque, les autorités policières avaient ordonné la participation des véhicules et des employés des transports en commun. En 1942, certains pointaient la responsabilité individuelle des conducteurs de bus ou de tramway face aux ordres supérieurs. En 2015, c'est un encarté FO de base -  son patron Jean-Claude Mailly, est lui-même encarté au PS - qui lance cette proposition à sa hiérarchie... 

Il faut encore rappeler que lors de la manifestation des Algériens de Paris et de la répression qui s'en suivit, le 17 octobre 1961,  les autobus de la RATP furent aussi utilisés pour transporter les personnes arrêtées. "Ce n'est pas à nous de transporter des convois de personnes qui ne sont pas forcément volontaires pour monter dans les tramways", avait déclaré un délégué syndical de la RATP. La gare de Bobigny, Seine-Saint-Denis, terminus de cette ligne de tramway, avait pourtant joué un rôle central durant la Seconde Guerre mondiale dans la déportation vers les camps de la mort de 22.000 Juifs du camp de Drancy. Elle abrite aujourd'hui un mémorial...  
Le président Hollande va-t-il occulter le malaise ou s'emparer au contraire du sujet pour lâcher une de ses phrases empathiques et définitives?