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vendredi 28 juin 2019

France : radicalisation avancée dans les services publics

Des "zones d'ombres" persistent...

L
es services publics ont décidé "de ne plus fermer les yeux" 
depuis les attentats de 2015, explique le député de Les Républicains Eric Diard. 

Mais il y a encore des "zones d'ombre", confirme-t-il.
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Selon un rapport parlementaire publié ce mercredi 26 juin, les services publics, notamment les secteurs cruciaux de la sécurité et de l'éducation, sont peu touchés par la radicalisation, mais la menace persiste et des progrès restent à faire dans les prisons, la santé ou les transports. 

Dans un pays marqué par les attentats et le départ de plus de 1.500 nationaux et bi-nationaux en Irak et en Syrie ces dernières années, mais surtout leur retour, accueillis à bras ouverts, les deux députés rapporteurs de ce texte, Eric Poulliat (LREM, Gironde, membre de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation, et Eric Diard (LR, Bouches-du-Rhône), secrétaire national du transport aérien, se veulent globalement rassurants tout en appelant à la vigilance. 


Invité à l'antenne de RTL, le député Les Républicains explique que "dans un service public, on se doit à la neutralité, donc le prosélytisme, les signes distinctifs trop importants sont à bannir (...) Je pense que les attentats de 2015 étaient une prise de conscience. Les services publics ont dit qu'il ne pouvaient plus fermer les yeux. L’Éducation nationale, il y a une problématique".

Les "zones d'ombre"

islamisme en France, fiches S, Fichés S carte, musulmans dangereuxFruit d'entretiens menés depuis l'automne dernier avec des responsables de services publics, le rapport cite des proportions de cas soupçonnés "très faibles" (donc pas forcément avérés) : 0,05% dans l'armée de terre, 0,03% dans la marine et une trentaine de situations de suivies dans la police et la gendarmerie (sur un total de 130.000 gendarmes et 150.000 policiers). 

Le rapport s'inquiète particulièrement des "zones d'ombre" persistantes dans la santé, l'université, les transports, la détention carcérale et le sport, faute de prévention, de détection ou d'une "prise de conscience" suffisantes. 

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Le texte souligne tout particulièrement le niveau de radicalisation en milieu carcéral  (plus de 500 incarcérés pour faits de terrorisme, plus de 1.100 signalés pour radicalisation), y compris chez les femmes, inquiétant dans un contexte de "surpopulation carcérale". 

Côté transports, 
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à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, zone frontière, sur 80.000 personnes titulaires d'un badge d'accès aux zones "réservés", 80 personnes font l'objet d'un suivi régulier pour radicalisation et 29 d'un suivi ponctuel, note le rapport.
Radicalisation : Air France aurait subi des tentatives de sabotage
Publié le 6 octobre 2016 à 07h00 par François Duclos
La compagnie aérienne Air France doit lutter contre une vague montante d’incidents liés à l’islamisme radical de certains de ses employés, allant de simples tags à des tentatives de sabotage.
Si le problème de la radicalisation n’est pas nouveau au sein de la compagnie nationale française ou dans sa base à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle, Le Canard Enchaîné a publié le 5 octobre 2016 des informations pour le moins inquiétantes. Citant un fonctionnaire du renseignement, l’hebdomadaire raconte que plusieurs « anomalies » ont été constatées avant le départ de vols commerciaux, et « s’apparentent à des tentatives de sabotage » : en particulier une panne récurrente sur des « moteurs relais », qui permettent au pilote de contrôler le réacteur depuis le cockpit, a été repérée lors de la check-list. Les services de renseignements sont rapidement remontés jusqu’à un suspect, un Français converti employé d’Air France qui « a pris la poudre d’escampette dès qu’il s’est senti surveillé » et serait au Yémen, tandis que sa femme continuerait de diriger une école coranique près d’Orly. Deux de ses amis également employés par Air France étaient soupçonnés d’avoir trafiqué en atelier de maintenance des toboggans d’évacuation, qui n’ont jamais été installés ; ils ont été mutés, même si aucune preuve n’a été trouvée. Un agent de piste aurait d’autre part refusé en août de guider un avion qui venait d’atterrir car le commandant de bord était une femme.
La compagnie aérienne a également porté plainte, selon Le Canard Enchainé, pour des inscriptions « Allah Akbar » taguées sur des trappes de remplissage de kérosène, repérées sur une quarantaine d’avions. Parmi les autres incidents moins graves, on trouve une « attaque informatique » dont a été victime Air France à Noël, les annonces de sécurité sur un vol entre Paris et Amsterdam ayant été programmées pour être prononcées en arabe (en interne les soupçons portent sur une personne chargée du nettoyage), la disparition d’Israël sur les cartes du système de divertissement, ou le remplacement du Maroc par la mention « Khalifa » (l’enquête a remonté jusqu’à un employé d’une société prestataire en charge de la programmation des écrans) ; à chaque fois, Air France avait parlé de bug informatique.
Le fonctionnaire précise qu’une « dizaine de personnes sont sous surveillance » dans le groupe, parmi les milliers d’agents et de sous-traitants travaillant sur les aéroports français qui sont dans le viseur des services de renseignement. Il ajoute que certains salariés, musulmans salafistes et comptant dans leurs familles plusieurs radicaux, ont d’ores et déjà été licenciés ou « déplacés à des postes peu exposés ». La direction d’Air France assure travailler en étroite collaboration avec les autorités, et promet que le personnel et les clients « sont en sécurité absolue ». A l’aéroport de Roissy, la préfecture a retiré ces derniers mois 73 badges d’accès pour des motifs de sécurité, sur les 86.000 badges passés au crible depuis l’année dernière (l'article date de 2016).

mardi 11 juin 2019

Retour de Syrie en France d'un djihadiste polygame, ses deux épouses et leurs neuf enfants

La Turquie assure notre avenir terroriste en nous faisant le cadeau empoisonné de douze islamistes de Syrie

Et, parce qu'ils nous aiment, les Turcs sifflent notre hymne national

Résultat de recherche d'images pour "retour de djihadiste"Un djihadiste et ses deux compagnes ont été placés en garde à vue, mardi matin, et leurs neuf enfants mineurs ont été confiés à l’aide sociale par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis)après avoir été transférés de Turquie

Les trois adultes, un homme de 35 ans et ses deux femmes, dont l’une âgée de 36 ans, sont pris en charge par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Leurs enfants ont été placés .

Un cas d’expulsion "régulier" : combien d'autres encore ?

Cette opération, distincte des rapatriements au cas par cas d’enfants en provenance du Kurdistan syrien, s’inscrit dans le cadre des expulsions régulières des djihadistes par la Turquie. Fin mai 2019, les autorités françaises avaient enregistré le retour de 277 revenants.

"Celui qui s’incline devant des règles établies par l’ennemi ne vaincra jamais" (Léon Trotski – Leur morale et la nôtre)

Il n’est pas un jour où media et politiciens ne s’interrogent sur ce que la France pourrait bien faire des criminels français qui ont choisi de servir l’Etat islamique . Les uns voudraient que les détenus de la Syrie soient jugés sur place, tandis que les autres accepteraient leur retour en France dans le but de les juger, les emprisonner et de les remettre un jour ou l’autre dans le circuit… au prétexte que le coût de leur entretien deviendrait insupportable et en feignant de croire qu'ils sont revenus à la raison, contrits et désireux de s'amender !

Il y a aussi les femmes voilées, encombrées d'une marmaille désirée ou produite pour le service armé, sans le moindre remords de leur sinistre participation à ce génocide, qui tentent d’émouvoir – un bébé dans chaque bras – les vertueux humanistes, éternels idiots du village des "droits de l’homme"… La télévision populiste n'hésite pas à nous présenter les mamies éplorées !

Dans un 'manifeste des intellectuels français pour la résistance à l’abandon de l’Algérie française' (soutenu par le maréchal Alphonse Juin) et paru le dans le contexte du conflit algérien, on pouvait lire  : "C’est une des formes les plus lâches de la trahison que d’empoisonner, jour après jour, la conscience de la France". Qu'avons-nous appris depuis? Macron en est conscient, lui qui ressort sans cesse son projet de loi sur la GPA, sans la mener à son terme - il est seulement favorable à la reconnaissance à l'état civil de la filiation des enfants nés à l'étranger de GPA  -, rien que pour faire se dresser une partie de la population contre l'autre et tirer les marrons du feu. En suscitant la polémique en France, le cynique distrait la population pendant qu'il fait passer ses textes par ordonnances, ni vu ni connu...

Comment gérer ce sujet sensible ? 

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Près de 2.000 Français radicalisés ont combattu en Syrie et en Irak sous le drapeau de Daesh depuis 2014. 450 seraient morts et 300 seraient déjà revenus en France. Et les autres ? Que fait-on d’eux, dès lors que nos prisons sont surpeuplées ?… Les juger sur le lieu de leurs forfaits ? Il faudrait pour cela que Syriens et Irakiens en acceptent la responsabilité, sachant que les méprisants militants droits de l'hommistes les jugent incapables de rendre une justice équitable… sachant que s’ils les condamnaient à mort, la France s’opposerait à leur exécution. Sur ce point, le 27 février 2019, sur BFM TV, la garde des Sceaux Nicole Belloubet, a rappelé la position française : "Il y a une limite. Notre pays n’accepte pas la peine de mort. Si tel est le cas, nous interviendrions pour demander que cette peine ne soit pas exécutée. C’est une condition sine qua non". Le problème reste donc entier dans la mesure où ni la Syrie, ni l’Irak, ni les Kurdes ne sont en mesure de gérer indéfiniment ces prisonniers qui, par la force des choses, recouvreront très vite leur liberté… Mais sommes-nous mieux équipés pour les assumer ?

Or, il existe une troisième voie qui les mettrait en paix avec leurs consciences : l’exécution de ces djihadistes, sur le sol qu'ils ont choisi, au cours d'une opération militaire. La belle mort.
Durant ces années, dans le cadre de la coalition internationale et au péril de leurs vies, nos forces spéciales se sont efforcéEs de traquer les criminels, de les localiser et de les éliminer. C'est un total mépris d'Etat qu'ignorer le sacrifice des militaires en service commandé et de ramener en France ceux et celles qui ont combattu leur pays. Dès lors, si le droit international a permis de les tuer durant ce conflit, pourquoi accorder aujourd’hui la vie sauve à des fanatiques religieux et racistes prêts à reprendre, bientôt, leurs actions terroristes, cette fois à l'intérieur.

Seulement, voilà ! Les démocrates sont en situation de faiblesse. Comme l’a souligné notre ministre : "Notre pays n’accepte pas la peine de mort"…  
Lors de son entretien sur BFM TV, Nicole Belloubet a rappelé - non sans mépris des justices proche-orientales -  son obligation d’assurer aux djihadistes français "un minimum de droits à un procès équitable. Nous veillons à ce que les droits de la défense soient assurés"… et de rappeler que "les Français concernés bénéficient de la protection consulaire". Les maires d'opposition qui ne passeront pas sous les fourches caudines de Macron avant les prochaines municipales seront déclarés "ennemis" de Macron, a menacé le belliqueux Gilles Boyer, mais nos déserteurs islamistes sont ses amis...

Dans ce cas, comment venir à bout de ces monstres qui mettent à profit les faiblesses du système démocratique et nos idéaux humanistes et qui se reproduisent sans retenue malgré le contexte de guerre qui menace d'abord les enfants en bas âge qu'il nous faut maintenant traiter avec bienveillance ? Alors que les media ont montré leurs crimes (souvent floutés pour protéger les âmes sensibles), quelle part d'humanité peut-on encore déceler chez ces "humanoïdes"  robotisés par un islam cruel et conquérant, dès lors qu'ils sont capables de se faire photographier en exhibant la tête de leurs victimes innocentes en guise de trophée ? 

Serait-il juste et équitable qu'il viennent occuper un univers carcéral surpeuplé en prenant des places dans les prisons françaises 5 étoiles avec portables, soirées récréatives et "parloirs intimes", véritables studios sexuels, de crainte d'en faire des monstres  ? 
Nos enfants doivent-ils payer pour les bons sentiments de leurs parents ?


mercredi 24 octobre 2018

France : les plans des prisons étaient disponibles sur un site du ...ministère de la Justice

Belloubet demande à Google de flouter les vues aériennes des prisons

L
a garde des Sceaux, Nicole Belloubet, assure avoir 
pris des mesures

Ni les Chinois, ni Poutine ne sont en cause ! Alors, Trump ? 
Non! Il a seulement fallu que l'hebdomadaire anarchiste Le Canard enchaîné fasse le travail de la Chancellerie et livre ses conclusions. Dès que lui sont parvenues les révélations, à la lecture de l'édition du Canard, le mercredi 24 octobre, elle a aussitôt pris des mesures, a-t-elle assuré...

Jugeant "pas normal que des établissements sécurisés comme nos prisons se retrouvent sur Internet", l'improbable ministre de la Justice a réclamé début octobre à Google de flouter les vues aériennes des prisons françaises visibles sur Google Maps et Google Earth. Une demande à laquelle le géant du Net a bien voulu répondre favorablement, a précisé la semaine dernière la garde des Sceaux.

Les vues aériennes du moteur de recherche n'étaient pas les seuls éléments qui ont pu aider les prisonniers à s'évader

Des plans de prisons françaises, comme celles de Moulins-Yzeure (Allier) ou de Villefranche-sur-Saône (Rhône) étaient encore visibles sur le site de l'Agence publique pour l'immobilier de la justice (Apij) - sous tutelle du ministère de la Justice, il y a 10 jours assure en outre l'hebdomadaire satirique. Quiconque dénoncerait l'incurie des derniers ministres de la Justice - abusivement jugés laxistes - tels Taubira, Urvoas ou Bayrou, serait aussitôt qualifié d'anti-républicain... 

"Il y avait des plans effectivement, qui sont des plans masse, où n'apparaissent pas les mesures de sécurité. Cela dit, ça n'est pas possible, et c'est donc la raison pour laquelle dès que je m'en suis aperçue, nous avons retiré tout cela," a minimisé la ministre de la Justice à l'antenne de France Info.

Plans de prisons accessibles sur le web ? "J’ai pris les mesures nécessaires", assure la ministre de Macron :

"Je pense que nous aurions pu être plus adroit de ce point de vue", a-t-elle concédé, tout en se flattant qu'aucune mesure de sécurité n'apparaît sur ces plans
La garde des Sceaux a par ailleurs affirmé qu'elle ne pensait pas que ces plans ont pu servir lors de tentatives d'évasions... Redoine Faïd n'a pas pu bénéficier d'un défaut de professionnalisme des hauts fonctionnaires du ministère. Par trois fois...


jeudi 8 mars 2018

Réforme des prisons : Macron, capable de faire "pire que Taubira" ?

Belloubet aurai pris l'ascendant sur Macron, président qui délègue sur les prisons

Permettre aux détenus de voter aux prochaines élections européennes, c'est l'une des idées de Belloubet validées par Emmanuel Macron


Pourquoi Macron a-t-il choisi le domaine sensible des prisons pour combattre son image de président autoritaire, comme ce mardi 6 mars lors de sa visite de l'Enap (École nationale d'administration pénitentiaire) à Agen ?
Un discours qui laisse muette la gauche, mais qui ne passe pas du tout auprès de l'opposition, comme l'indique ce tweet  de Nadine Morano.

Le chef de l'État a expliqué à Agen qu'il proposait une troisième voie entre "laxisme" et "répression", en dénonçant des prisons qui "déshumanisent" et sont des "écoles du crime". Ces derniers mois, le chef de l'Etat avait en effet déjà annoncé vouloir à la fois qu'une peine de prison prononcée soit réellement exécutée et développer de manière "massive" les peines alternatives. 
Mardi, Macron en a donc dit plus sur sa profonde réforme du système des peines, qui proscrira les peines de prison courtes, mais assurera l'application effective de celles de plus d'un an, tout en multipliant les alternatives en milieu ouvert.
"Entre les laxistes qui voudraient que personne ne soit puni et les vrais durs qui seraient pour emprisonner les gens quelles que soient les mauvaises conditions, je ne crois à aucune de ces options car cette vision manichéenne dispense d'une vraie réflexion sur le contenu moral et politique que nous devons donner au sens de la peine", a-t-il déclaré.

Car ce n'est pas une "fake news"... 

Belloubet est-elle même aux mains de son administration.
Dans un contexte de crise des prisons, Macron soutient "pleinement" Belloubet, laquelle, toute technicienne qu'elle soit, s'est rendue impopulaire dans le milieu carcéral.

VOIR et ENTENDRE cette analyse en date de janvier 2018, avec Pierre Jacquemain, rédacteur en chef de la revue Regards, Jean-Sebastien Ferjou, directeur de la publication d'Atlantico, Bruno Jeudy, éditorialiste politique et Emmanuel Lechypre, éditorialiste économique de BFM Business, le jeudi 25 janvier 2018, présenté par Nathalie Levy, sur BFMTV :



Les islamistes radicalisés en détention pourront-ils vraiment voter depuis leurs cellules ?

Emmanuel Macron souhaite que les peines de 1 à 6 mois puissent être exécutées hors des établissements pénitentiaires

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Cette disposition de son "plan prison" fait aussi hurler au laxisme. On imagine bien que l'indignation ne monte pas des rangs du parti présidentiel. Il faut que ce soient  Marine Le Pen ou Eric Ciotti qui dénoncent cette proposition. 

Un reproche qui a souvent été adressé à l'ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira. "Emmanuel Macron fait du Taubira; il se trompe, on est dans l'artifice. 


Après ce plan il y aura moins de personnes en prison, et plus de délinquants qui effectueront leur peine chez eux ou qui seront en liberté", a réagi le député Les Républicains des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti sur BFM TV.

mercredi 24 janvier 2018

Méthode Macron : les gardiens de prison claquent la porte de la Chancellerie

La ministre du banquier Macron ne réussit pas à acheter les personnels pénitentiaires

Les gardiens de prison claquent la porte de la Chancellerie 

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La ministre de la Justice était arrivée, sûre de son affaire
: mardi, à la table des négociations, elle a déposé une enveloppe de 30 millions d'euros, ce qui n'évite pas de mettre les problèmes sur la table. 
Une heure plus tard, les syndicats ont rompu les négociations, promettant de reconduire le mouvement de blocage des établissements, dès mercredi. La méthode Macron, c'est ça ?

Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, n'a pas la méthode...

Mardi, les organisations syndicales ont fait connaître les raisons de leur insatisfaction, dans l'heure qui a suivi le début des négociations place Vendôme, en présence de la garde des Sceaux et du directeur de l'Administration pénitentiaire. 

Macron refuse catégoriquement de revenir sur le statut des personnels et de leur accorder le passage en catégorie B, une condition sine qua non pour Force ouvrière et la CGT

L'Ufap-Unsa, le syndicat majoritaire chez les surveillants, est en désaccord sur plusieurs points. Sa base s'est durcie en l'espace de quelques jours sur tous les sujets, qu'il s'agisse des volets sécuritaire et autorité des surveillants ou celui relatif aux conditions indemnitaires, qui, au départ, ne figuraient pas dans les revendications. 
 a 'diva' de la Place Vendôme est arrivée à la table de négociation avec . De quoi 
L'enveloppe de 30 millions d'euros pour octroyer des primes aux personnels, ne s'adresse pas à toutes et tous. Elle veut bien accorder une prime annuelle de 1.400 euros aux plus jeunes surveillants nommés dans des établissements où personne ne veut aller. Macron ne fait pas ce qu'il dit puisqu'il ne le renouvelle pas les pratiques: comme dans l'Education nationale, les personnels les plus inexpérimentés - et vulnérables -  sont envoyés au casse-pipe des établissements à risques. 
Cette prime aurait pu également concerner les surveillants intervenant dans les quartiers pour détenus violents, terroristes et radicalisés. Mais Macron développe les égalités entre les surveillants qui perçoivent cette discrimination comme extrêmement choquante. 

La 'diva' de la Chancellerie aggrave le climat social en pleine période de luttes syndicales

Résultat de recherche d'images pour "Belloubet diva"Lors des questions au gouvernement, le premier ministre, Edouard Philippe, avait en effet promis des "mesures indemnitaires spécifiques et ciblées" à la représentation nationale. Personne n'avait pu imaginer qu'elles excluraient certain-e-s.
 
La ministre a opposé une non-réponse à la revendication de réforme de l'article 57 de la loi pénitentiaire. Elle interdit les fouilles systématiques et oblige les personnels à un tombereau de paperasserie pour les justifier. Un malaise d'autant plus embarrassant que "l'essentiel du dispositif est imposé par les textes européens et qu'il sera bien difficile d'y revenir."
 
La garde des Sceaux a encore tout faux sur les quartiers pour détenus violents et radicalisés, mais elle estime avoir fait des avancées... Elle a promis de mettre en place des quartiers parfaitement ..."étanches". Or, depuis des années, à l'exception de la CGT, toutes les organisations syndicales plaident en faveur d'établissements dédiés. 
Plus largement, elles militent pour une plus grande diversité des établissements, afin de ne pas mélanger les populations pénales. Or, la Chancellerie n'est pas disposée à aller plus loin. Dans son discours de rentrée, lundi, Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes a d'ailleurs exhorté Emmanuel Macron à ne pas se comporter en cigale, mais en fourmi...

En attendant que la 'diva' se mette au diapason des personnels, le mouvement est reconduit, et la question se pose, pour certaines organisations, de savoir si c'est vers Matignon qu'il faut désormais directement se tourner pour obtenir des avancées plus concrètes. 

La sexagénaire, qui paraît apeurée, semble également dépassée. "Décidée à gérer ce dossier", quand il est question d'êtres humains, Nicole Belloubet ne veut pas perdre la face et s'est dite "pas absolument certaine qu'un médiateur s'impose à ce stade", comme le réclame la CGT-Pénitentiaire qui considère la ministre "disqualifiée". 

Selon le secrétaire général de l'Ufap-Unsa (majoritaire) Jean-François Forget, la ministre a par ailleurs jugé "absolument pas acceptable" la volonté des surveillants de la prison de Fresnes, de bloquer le transfert de Jawad Bendaoud, jugé mercredi à Paris pour avoir logé des djihadistes du 13-Novembre.
L'aura supposée du président-soleil à l'étranger pourrait s'en trouver ternie.

samedi 20 janvier 2018

Prisons : les agresseurs islamistes provoquent le soulèvement de leurs gardiens

Nouvel incident à Fleury-Mérogis, deux gardiens agressés en Corse, colère des personnels pénitentiaires

Les gardiens de prison qui bloquaient toujours Fleury-Mérogis, Essonne, vendredi matin ont été chargés par les forces de l'ordre.

Résultat de recherche d'images pour "gardiens de prison   bloquent toujours Fleury-Mérogis"Les forces de police ont utilisé des gaz lacrymogènes contre les gardiens de prison. A Borgo en Corse, deux gardiens ont pourtant été agressés par trois détenus, en plein mouvement syndical.
Vendredi matin, de premiers incidents ont éclaté devant la prison de Fleury-Mérogis, déjà le théâtre jeudi de violences sur les gardiens de prison : 123 détenus avaient refusé de regagner leurs cellules après la promenade de la mi-journée, avant d'accepter de les réintégrer dans le calme. Six des prisonniers, considérés comme les meneurs du mouvement, ont été envoyés en quartier disciplinaire, selon une source syndicale. 

Les surveillants pénitentiaires entament leur cinquième jour de mobilisation pour de meilleures conditions de sécurité. Au total, 81 établissements ont été bloqués vendredi.
Deux des trois principaux syndicats pénitentiaires, la CGT et l'Ufap-Unsa, étiquetés à l'extrême gauche, soumettent ce weekend à leurs bases un projet d'accord rédigé lors de négociations avec l'administration, tandis que FO entend "durcir" la mobilisation dans les prisons.


• Heurts entre gardiens et gendarmes

Alors que des gardiens bloquaient l'accès à la plus grande prison d'Europe, les gendarmes mobiles ont tiré des gaz lacrymogènes pour forcer le passage peu après 7 heures ce vendredi et pour évacuer les 150 manifestants. Ces derniers avaient dressé une barricade de pneus et de palettes devant la porte de la prison pour empêcher les entrées et les sorties. "Il y a eu des échanges de lacrymogènes et de coups avec les CRS. Ça a été très tendu et violent", a expliqué Thibault Capelle, responsable local du SNP-FO, précisant que le blocage de Fleury-Mérogis avait été levé à 8h30.

"Les CRS ont chargé, ils nous ont gazés, on a essayé de tenir malgré le gaz et les coups", témoigne Sacha, un surveillant de 28 ans. "C'est honteux, on nous a matraqués, donné des coups de pied, des coups de poing, alors que nous voulons juste faire entendre nos revendications. Il faut qu'ils comprennent que le mouvement va se durcir", a lancé de son côté Alexandre Caby, délégué syndical Ufap-UNSA. Peu avant 8 heures, les gardiens de prison qui ne manifestaient pas ont pu intégrer le centre pénitentiaire, tandis que les manifestants étaient retenus derrière un cordon de police.


  • L'agression de trois surveillants par un islamiste détenu à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), le 11 janvier, a déclenché un mouvement national de blocage des prisons, le 15 janvier. Les surveillants réclament plus de sécurité pour mener à bien leur mission.


  • Les agressions par des islamistes détenus se multiplient



    De nouvelles agressions de surveillants de prison ont eu lieu le mardi 16 janvier.

    Les surveillants de la prison de Mont-de-Marsan (Landes) sont en révolte. La veille, sept d'entre eux ont été agressés par un détenu "radicalisé", pour ne pas dire un islamiste. 

    La prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône) a aussi été bloquée après l'agression ce matin d'une surveillante par un prisonnier "radicalisé", terme imposé parmi les éléments de langage
    C'est dans ce contexte très tendu que, six jours après les agressions, la ministre de la Justice s'est finalement rendue à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

    Deux des trois syndicats à l'origine des blocages des pénitenciers militent pour une suspension du mouvement le temps de négocier avec le ministère de la Justice.

    Deux gardiens agressés dans une prison Corse.
    Vendredi matin toujours, deux gardiens de prison ont été agressés par trois détenus "de droit commun" (?) à la maison d'arrêt de Borgo en Corse, selon la direction de l'administration pénitentiaire. Or, l'un de ces trois détenus est suivi pour radicalisation religieuse, a-t-on toutefois précisé ...de même source. L'un des deux surveillants blessés a été frappé à la gorge d'un coup de couteau. Ils ont été transférés vers l'hôpital de Bastia. "Il s'agit d'une grosse agression, l'un des deux gardiens était inconscient et l'auteur est un détenu qui avait déjà une fiche signalétique sur son comportement", a précisé Maxime Coustie, délégué régional UFAP.

    L'auteur de la tentative d'assassinat a été condamné en appel en novembre 2015 à huit ans de prison pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il s'était retranché dans sa cellule avec un ou deux complices. A 11h30, l'auteur principal et trois autres détenus ont été interpellés par les gendarmes et la situation dans la maison d'arrêt est revenue à la normale, selon "une autre source proche de l'enquête" qui ne communique pas directement et à visage découvert. La section de recherches de la gendarmerie de Bastia a été chargée de l'enquête.

    Une agression "grave" et "intolérable", a commenté la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui s'est décidée à aller à la prison de Borgo rencontrer les surveillants dans l'après-midi. "Ils sont blessés extrêmement sérieusement", a-t-elle confirmé aux media, après sa visite à l'hôpital, jugeant "très choquant et très émouvant de parler avec eux, même si je ne suis pas restée très longtemps pour ne pas les fatiguer".

    Un automobiliste fonce sur des gardiens à Nice.
    Enfin, à Nice, un automobiliste a forcé un barrage de police et foncé droit sur un groupe de gardiens de prisons en train de manifester devant la maison d'arrêt, selon une information de France Bleu Azur. Un des surveillants a été blessé au bras et a été conduit à l'hôpital. Le conducteur lui a été interpellé. On ne connaît pas pour l'heure les raisons de son geste.
    Deux jours plus tard, l'agresseur courrait toujours mais le mode opératoire ne laisse guère de place au doute sur une intention criminelle de djihadiste circulant parmi la population. Anthony Lequeux, responsable du syndicat Force Ouvrière dans le département raconte. "C'était intentionnel," assure-t-il.

    Les mouvements reconduits

    Pendant les négociations qui ont débuté mardi soir avec leur direction et la promesse d'un plan pour les prisons par le président Emmanuel Macron, les syndicats ont décidé de reconduire le mouvement, lancé après l'agression le 11 janvier de surveillants par un  djihadiste détenu à Vendin-le-Vieil, un Allemand de 51 ans, converti. 
    Les gardiens mobilisés réclament plus de moyens et de meilleures conditions de sécurité, mais, fait nouveau, la question de la prise en charge des détenus "radicalisés" vient s'ajouter au problème endémique, au moment où la France attend le retour prochain des "revenants", ses ressortissants 'nationaux' de retour de Syrie après y avoir combattu aux côtés des islamistes.

    Pour l'instant, les négociations ont débouché sur un document de travail contenant des propositions sur la sécurité des agents, la prise en charge de la radicalisation, une meilleure reconnaissance du métier de surveillant et les effectifs. 

    Les syndicats annoncent que des blocages ont repris dans de nombreuses prisons,  mais la presse gouvernementale assure que le "mouvement a baissé ce vendredi" ...dans le Sud-Ouest.

    Le Figaro banalise avec un historique des mouvements de gardiens de prisons

    La presse gouvernementale veut ignorer l'origine islamiste des agressions.
    "La France a déjà connu de longs mouvements de gardiens de prison, avec des revendications diverses: surpopulation carcérale, insécurité, création d'emplois... L'un des plus longs a duré près de deux mois, en novembre et décembre 1994, et concernait la création d'emplois supplémentaires ou la revalorisation des traitements. La France compte parmi les pays avec la surpopulation carcérale la plus élevée, avec un taux d'occupation qui atteint 140%, selon des chiffres officiels.

    Cette presse partisane détourne l'attention du fait aggravant de la radicalisation.
    Ainsi rappelle-t-elle que plusieurs pays ont ainsi appelé vendredi la France au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève  à améliorer sa gestion des prisons. Paris a promis de faire des efforts, notamment en favorisant les alternatives à la détention.

    Une quinzaine de députés zélés de la majorité présidentielle LREM se rendra lundi simultanément dans des commissariats et gendarmeries sur le territoire, avant d'aborder notamment la réforme de la procédure pénale, a-t-on appris vendredi de sources parlementaires. "Les représentants de la Nation veulent manifester l'intérêt qu'ils portent au travail des policiers et des gendarmes et la reconnaissance qui leur est due dans un contexte difficile", a indiqué dans un communiqué la commission des Lois de l'Assemblée, présidée par Yaël Braun-Pivet (LREM), 47 ans, ex-trésorière de section du Parti socialiste et avocate qui, selon son CV, s'impliqua à Chanteloup-les-Vignes en 2015 dans ...les Restos du cœur. Elle a prévu de se rendre au commissariat de Trappes (Yvelines)

    Les LREM Alexandra Louis, avocate tournée vers l'insertion et aisément élue dans la circonscription de la socialiste Sylvie Andrieux, condamnée pour détournement de fonds publics, dans un commissariat de secteur à Marseille, Fabien Matras, qui à 33 ans a travaillé à l'Assemblée sur la ...gratuité des péages, à la gendarmerie de Salernes (Var), Bruno Questel, 52 ans, avocat lui aussi, à la gendarmerie d'Evreux (Eue) et encore Thomas Rudigoz, ex-UDF, directeur de cabinet d'Anne-Marie Comparini, une proche de François Bayrou, à l'hôtel de police de Lyon. 
    Jean-Michel Fauvergue, 61 ans, ancien patron du Raid et élu macroniste de Seine-et-Marne, se concentre sur les services spécialisés d'enquête et est  déjà passé cette semaine dans une brigade criminelle. Il veut "toucher du doigt les problèmes que posent des règles procédurales trop lourdes", qui contribuent au "malaise" des forces de l'ordre et à "la perte de sens de leur travail", a-t-il déclaré.
    Le problème spécifique posé par les islamistes détenus est évacué.

    lundi 15 janvier 2018

    Agression islamiste de Vendin-le-Vieil : "blocage" lundi dans les prisons

    Une ministre de la gauche de l'ex-PS parachevant le saccage de la justice par Taubira ?

    Les syndicats appellent à un "blocage total" des prisons lundi dès 06h00 pour réclamer plus de sécurité

    A l’extérieur de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), vendredi.
    "C'est une opération prison morte", après l'agression de trois surveillants par un détenu djihadiste seul, dans une prison du Pas-de-Calais, symbole d’une nouvelle génération de prisons "ultramodernes" et "ultrasécurisées". 
    Tout sera fait au ralenti. Les agents sont très déterminés", a déclaré Jean-François Forget de l'Ufap-Unsa Justice. 

    Selon les différents récits, armé d’une paire de ciseaux à bout rond et d’un couteau, l'islamisiste s’est jeté sur eux en criant 'Allah akbar'. L’un d’entre eux a été hospitalisé pour des points de suture. Le Parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste.

    Vendredi après-midi, les équipes régionales d’intervention et de sécurité sont arrivées en renfort, tandis que les personnels restaient sur le pont : les syndicats CGT et Unfap-Unsa-Justice ont appelé à un "blocage total" des prisons françaises dès lundi 6 heures.
    Des débrayages ont déjà eu lieu dans plus d'un tiers des établissements pénitentiaires français, vendredi, au lendemain de l'agression qui a eu lieu à Vendin-le-Vieil, qui accueille 90 détenus réputés parmi les plus difficiles et violents (44 % d’occupation).
    Cette prison neuve a déjà connu une redoutable série noire : deux prises d’otages, l’assassinat d’un prisonnier par un autre. Puis, jeudi, l’agression de trois surveillants entraînant dès le lendemain le blocage de l’établissement. Depuis, aucune activité ni promenades n'est assurée aux détenus; seule la distribution de repas et de médicaments a été effectuée, ainsi que l’appel. "Le climat est plus que tendu. Ca fait seize ans que je suis dans la pénitentiaire et je n’ai jamais connu ça", commente Philippe Maurice, du syndicat majoritaire Ufap-Unsa-Justice, brigadier de roulement à Vendin-le-Vieil.
    Trois syndicats l'Ufap-Unsa Justice, syndicat majoritaire, la CGT Pénitentiaire et FO Pénitentiaire sont à l'origine de cet appel à un mouvement "reconductible". "Tant qu'on ne trouvera pas un chemin d'entente avec le gouvernement, on ne lâchera rien", a affirmé le représentant de l'UNSA qui dénonce "l'impunité totale" dans les prisons.
    Dans un tract vendredi, l'Ufap-Unsa Justice et la CGT Pénitentiaire dénonçaient le "laxisme" des gouvernements successifs face au traitement des détenus radicalisés les plus violents. 
    Les syndicats dénoncent en particulier le récent allègement des conditions de détention de l'agresseur et réclament le départ du directeur de cet établissement ultra-sécurisé, situé à une trentaine de kilomètres au sud de Lille, inauguré en mars 2015 et qui abrite actuellement 100 détenus.

    Cette agression "a mis en avant des défaillances au niveau de la sécurité", a souligné  Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT Pénitentiaire. "Il faut plus de sécurité, plus de moyens, plus de personnel", a-t-il poursuivi.

    La ministre de la Justice manque de réactivité

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    Nicole Belloubet doit faire le déplacement mardi - six jours plus tard - dans cette prison du Pas-de-Calais, où trois gardiens ont été blessés jeudi à l'arme blanche par l'islamiste allemand Christian Ganczarski, 51 ans, un des instigateurs de l'attentat contre la synagogue de Djerba (Tunisie), qui avait fait 21 morts en avril 2002 et a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle. 
    Il devait toutefois être libéré le 24 janvier 2018, mais était sous le coup d’une extradition vers les Etats-Unis, pour y être entendu dans une enquête sur les attentats du 11 Septembre, ce qu’il voulait à tout prix éviter. Une perspective qui a pu être le "déclencheur"...
    Le syndicat majoritaire Ufap-Unsa-Justice précise : "On était au courant qu’il avait juré d’agir. Il l’avait dit à des surveillants." Par conséquent, le détenu avait été placé à l’isolement sous un régime particulier, menotté pour tous ses déplacements et les équipes en charge étaient composées de quatre personnes portant des tenues spéciales. "Ces mesures ont été levées verbalement pour le week-end par le directeur", révèle Julien Martin, secrétaire interrégional FO.
    D’après les différents récits des surveillants, une fois encore, lundi matin, le directeur de l’établissement, Richard Bauer, aurait décidé d’alléger le dispositif de sécurité.

    Samedi matin, le cabinet de la garde des Sceaux a reçu les syndicats qui ont quitté les discussions en "claquant la porte". "Aucune réponse concrète aux revendications portées par nos organisations syndicales respectives ne nous a été apportée afin de mettre un terme à l'absence de considération et de moyens, notamment en matière de sécurité, au sein des établissements pénitentiaires", ont dénoncé les trois syndicats dans un communiqué commun.

    La ministre est une femme de dossiers manquant cruellement de la connaissance du terrain : professeure des universités qui enseigna le droit avant de devenir rectrice de l'académie de Limoges, puis de celle de Toulouse, et d'être désignée membre du Conseil constitutionnel (mars 2013-juin 2017) par le socialiste Jean-Pierre Bel.
    En tant que femme politique, elle a été
    adjointe à la ... Culture du maire  de Toulouse, Pierre Cohen, qui apporta son soutien à Benoît Hamon au second tour de la primaire citoyenne de 2017.
    Le ministère de la Justice a demandé une mission d'inspection dans cette prison. Les investigations sur les circonstances de l'agression et les responsabilités "ont déjà commencé" et l'introuvable Garde des sceaux "prendra les décisions adaptées, dès la remise des conclusions", a indiqué samedi la chancellerie
    Ce n'est qu'ensuite que Belloubet "se rendra ensuite à Vendin-le-Vieil pour évoquer avec les personnels et leurs représentants les voies d'amélioration de leur sécurité".
    La ministre "ne sera pas accueillie tant que le directeur de Vendin-le-Vieil sera en place", a prévenu samedi Jean-François Forget à l'issue de la réunion, place Vendôme.

    Or, Vendin-le-Vieil doit accueillir Salah Abdeslam, dernier survivant des commandos des attentats du 13 novembre 2015, lors de son procès en Belgique. Belloubet a estimé qu'"il n'y a pas de raison de revenir sur cette décision", en dépit de cette agression.
    Abdeslam est actuellement incarcéré à Fleury-Mérogis près de Paris dans des conditions extrêmement rigoureuses, à l'isolement et sous vidéosurveillance permanente.