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jeudi 8 mars 2018

Procès en 'fake news' sur la base de propos légers tenus par Macron

Macron à l'origine d'une soi-disant intox sur le droit de vote "des prisonniers djihadistes"

Le président s'est vanté de vouloir faire respecter le droit de vote de "TOUS les détenus", qu'ils exercent actuellement très peu...

Emmanuel Macron, lors de son déplacement à l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire, a souhaité que « tous les détenus puissent voter » pour les élections européennes.
Fort bien, mais il s'est pris au piège de ses propres propos inconsidérés et, maintenant, la presse aux ordres accuse les media d'avoir pris son souhait au pied de la lettre. 

Or, lors de son déplacement à l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire, Emmanuel Macron a bel et bien souhaité que "tous les détenus puissent voter" pour les élections européennes.

Ses déclarations sans nuances ont été "reprises par des blogs", qui en ont conclu que le président voulait faire voter "les prisonniers djihadistes," selon la presse de mauvaise foi. L'entourage présidentiel assure depuis qu'à aucun moment Macron n’a évoqué le cas de ces détenus. Il se prévaut du fait que le droit de vote des prisonniers est encadré par la loi, mais il est précisément question de réforme...

Mardi, devant les élèves de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire (ENAP), Emmanuel Macron s'est engagé en faveur du droit de vote des détenus, voulant que tous les prisonniers puissent voter "pour les élections européennes ", qui se dérouleront l’année prochaine. Au 1er février, il y avait un peu plus de 69.000 personnes incarcérées, selon le ministère de la Justice.




On a essayé de m’expliquer pourquoi les détenus ne pouvaient pas voter. Je n’ai pas compris. Pour les élections européennes je souhaite que tous les détenus puissent voter.

De facto, cela concernerait également les quelques 500 djihadistes détenus en France pour les nombreux attentats commis sur le territoire français depuis 2015.
Plusieurs blogs ont repris cette position du président, accuse une certaine presse.
Or, quand les réseaux sociaux ne sont pas dénigrés, les blogs ont bon dos: BFMTV ou 20 minutes sont-ils des blogs ?


Les suppôts du pouvoir accusent -sans les nommer - "les blogs"qui ont titré en toute bonne foi que le chef de l’Etat "veut permettre aux prisonniers djihadistes de voter 'dès 2019' ".

Des media institutionnels jouent sur les mots

A aucun moment dans son discours, Emmanuel Macron n’a évoqué les "prisonniers djihadistes," soutiennent-ils. Or, quand ils sont emprisonnés, les détenus sont privés de leur liberté, mais pas de leur droit de vote, comme l’a précisé Emmanuel Macron devant les élèves de l’ENAP. Il est donc logique de comprendre que tous les détenus désignent aussi bien des djihadistes.
Pour voter, les détenus doivent avoir la nationalité française, être âgés de plus de 18 ans et être inscrits sur les listes électorales. Certains djihadistes, la plupart même, sont Français, notamment par la double nationalité. Paris Match rappelle que les prisons françaises comptent entre 50% et 70% de détenus de confession musulmane. Les "blogs" sont donc bien injustement maltraités. 
Des précisions qui arrivent bien tardivement.
Dans un cas très précis, les prisonniers n’ont pas l’autorisation de voter : sont privés de ce droit ceux qui ont été condamnés définitivement à la déchéance des droits civiques. Dans cette situation, le détenu perd son droit de vote "pendant le délai fixé par le jugement."
Les autres détenus conservent l’autorisation de voter pendant leur incarcération. Ils ont deux options pour exercer ce droit :

- soit obtenir une permission de sortie d’une journée, si leur peine est inférieure ou égale à cinq ans, ou s’ils ont exécuté la moitié de leur peine si celle-ci était supérieure à cinq ans ;

- soit voter par procuration. Dans ce cas, un officier de police doit venir établir la procuration. Un extrait de registre d’écrou doit être délivré au prisonnier pour « justifier de son incapacité à se rendre à un bureau de vote", détaille le site service public.

Peu de prisonniers votent : et les djihadistes le veulent-ils ?

Actuellement, les détenus qui remplissent ces conditions ont le droit de vote. Mais il s’agit d’un droit tout théorique, car de nombreux obstacles existent à l’exercice de ce droit. Conséquence, les détenus sont peu nombreux à voter. En 2012, seuls 1.980 d’entre eux, soit moins de 4 %, ont voté à l’élection présidentielle, précise l’Observatoire international des prisons.

En 2013, le contrôleur général des prisons soulignait "qu’en dépit d’une information souvent correctement diffusée sur les modalités de vote à l’approche d’une élection, le nombre de personnes détenues qui votaient directement – ce qui nécessite l’obtention d’une permission de sortir – ou par procuration restait extrêmement faible." Parmi les obstacles, la difficulté d’obtenir une permission de sortie. Et, quand elle est accordée, le détenu peut avoir des difficultés à récupérer ses documents d’identité ou sa carte d’électeur, ce qui "annule la possibilité effective de voter", ajoute le contrôleur général des prisons.

Gag : 20 Minutes est partenaire de Facebook pour lutter contre les fake news.
Et Yahoo Actualités  a jugé bon d'accorder sa confiance à 20minutes...



Réforme des prisons : Macron, capable de faire "pire que Taubira" ?

Belloubet aurai pris l'ascendant sur Macron, président qui délègue sur les prisons

Permettre aux détenus de voter aux prochaines élections européennes, c'est l'une des idées de Belloubet validées par Emmanuel Macron


Pourquoi Macron a-t-il choisi le domaine sensible des prisons pour combattre son image de président autoritaire, comme ce mardi 6 mars lors de sa visite de l'Enap (École nationale d'administration pénitentiaire) à Agen ?
Un discours qui laisse muette la gauche, mais qui ne passe pas du tout auprès de l'opposition, comme l'indique ce tweet  de Nadine Morano.

Le chef de l'État a expliqué à Agen qu'il proposait une troisième voie entre "laxisme" et "répression", en dénonçant des prisons qui "déshumanisent" et sont des "écoles du crime". Ces derniers mois, le chef de l'Etat avait en effet déjà annoncé vouloir à la fois qu'une peine de prison prononcée soit réellement exécutée et développer de manière "massive" les peines alternatives. 
Mardi, Macron en a donc dit plus sur sa profonde réforme du système des peines, qui proscrira les peines de prison courtes, mais assurera l'application effective de celles de plus d'un an, tout en multipliant les alternatives en milieu ouvert.
"Entre les laxistes qui voudraient que personne ne soit puni et les vrais durs qui seraient pour emprisonner les gens quelles que soient les mauvaises conditions, je ne crois à aucune de ces options car cette vision manichéenne dispense d'une vraie réflexion sur le contenu moral et politique que nous devons donner au sens de la peine", a-t-il déclaré.

Car ce n'est pas une "fake news"... 

Belloubet est-elle même aux mains de son administration.
Dans un contexte de crise des prisons, Macron soutient "pleinement" Belloubet, laquelle, toute technicienne qu'elle soit, s'est rendue impopulaire dans le milieu carcéral.

VOIR et ENTENDRE cette analyse en date de janvier 2018, avec Pierre Jacquemain, rédacteur en chef de la revue Regards, Jean-Sebastien Ferjou, directeur de la publication d'Atlantico, Bruno Jeudy, éditorialiste politique et Emmanuel Lechypre, éditorialiste économique de BFM Business, le jeudi 25 janvier 2018, présenté par Nathalie Levy, sur BFMTV :



Les islamistes radicalisés en détention pourront-ils vraiment voter depuis leurs cellules ?

Emmanuel Macron souhaite que les peines de 1 à 6 mois puissent être exécutées hors des établissements pénitentiaires

Résultat de recherche d'images pour "macron taubira"
Cette disposition de son "plan prison" fait aussi hurler au laxisme. On imagine bien que l'indignation ne monte pas des rangs du parti présidentiel. Il faut que ce soient  Marine Le Pen ou Eric Ciotti qui dénoncent cette proposition. 

Un reproche qui a souvent été adressé à l'ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira. "Emmanuel Macron fait du Taubira; il se trompe, on est dans l'artifice. 


Après ce plan il y aura moins de personnes en prison, et plus de délinquants qui effectueront leur peine chez eux ou qui seront en liberté", a réagi le député Les Républicains des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti sur BFM TV.

samedi 5 avril 2014

Les Verts disposent du président Hollande: si ils veulent, quand ils veulent

La patronne des Verts assure que son parti "reviendra un jour au gouvernement" 

"La France a besoin d'écologie", selon les altermondialistes d'Europe Ecologie-Les verts (EELV). Une raison suffisante pour que sa secrétaire nationale estime devant le conseil fédéral du parti réuni à Paris samedi 5 avril leur parti "reviendra un jour au gouvernement". A cette différence que cette écologie-là, sectaire et punitive, s'est rendue insupportable aux Français.
"Nous sommes un parti de gouvernement", affirme Emmanuelle Cosse, après que Cécile Duflot et Pascal Canfin ont claqué la porte au nez de Manuel Valls, le nouveau premier ministre étant trop à droite à leur goût. 
Avec une superbe arrogance, les écologistes préviennent qu'ils continueront à "rappeler aux socialistes leurs promesses et leurs responsabilités".

L'échec de Hollande n'est pas le leur,
après deux ans de partage du pouvoir 

Les rats quittent le navire. La patronne des écologistes radicaux a le sentiment que la décision de partir du gouvernement a  été "difficile", mais "courageuse", soulignant que la responsabilité en incombe au chef de l'Etat, François Hollande : "Nous appelions de nos vœux depuis longtemps un changement de cap. L'intervention du président de la République lundi dernier a montré qu'il n'avait pas eu lieu." Le changement de cap au ministère du Logement a-t-il en revanche eu lieu en 24 mois d'exercice du pouvoir ?

Verts dans le déni, de solidarité et d'échec 

Les altermondialistes se désolidarisent de leurs frères d'armes vaincus 
"Ce n'est pas l'échec d'EELV aujourd'hui, si nous sommes absents du gouvernement. C'est celui d'une majorité et d'un président de la République qui n'a jamais cherché à construire durablement une alliance.

EELV, s
elon eux, serait maîtresse de la situation
La formation écologiste dit aussi avoir décidé de sortir "malgré des propositions solides qui nous ont été faites" par le nouveau premier ministre. Ainsi, l'échec collectif des municipales qu'ils  refusent d'endosser serait étranger à leur décision de battre en retraite.

Le PS, paillason comme marche-pied d'EELV

Manuel Valls "nous a fait une proposition simple : diriger un ministère de l'écologie, avec la tutelle sur l'énergie, afin de faire la loi sur la transition énergétique. Une loi qui acte la réduction de la part du nucléaire dans le mixe énergétique (50 % en 2025). Pas de construction d'EPR, la fermeture de réacteurs. Pas de changement de ligne sur les OGM, ni sur les gaz de schiste. Une réforme de la décentralisation pour aboutir à 10 régions, la mise en œuvre de la proportionnelle, et enfin, à demi-mots, la fin de Notre-Dame-des-Landes ", a-t-elle énuméré. Et, malgré cette offre alléchante qui colle si bien à leurs projets, les deux ministres Verts se retirent ? 

Duflot aurait-elle craint le défi devant lequel Valls l'aurait placée?
La décision de sortie du gouvernement n'a pas manqué de surprendre des écologistes ambitieux comme F. de Rugy ou J.-V. Placé et de diviser les écologistes,  au regard de propositions inespérées. 

E. Cosse montre ses muscles flasques et promet qu'elle ne laissera pas "cette décision difficile [les] désunir"
, voulant "recréer les conditions de la confiance"
EELV ne se sent pas assez solide pour ne pas redouter d'être aspirée dans la spirale socialiste de l'échec
Et Cosse d'en appeler, pour les élections européennes de mai, à construire une "alternative en France", celle de "l'écologie politique". 
L'écologie environnementale peut toujours attendre.