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jeudi 8 mars 2018

Réforme des prisons : Macron, capable de faire "pire que Taubira" ?

Belloubet aurai pris l'ascendant sur Macron, président qui délègue sur les prisons

Permettre aux détenus de voter aux prochaines élections européennes, c'est l'une des idées de Belloubet validées par Emmanuel Macron


Pourquoi Macron a-t-il choisi le domaine sensible des prisons pour combattre son image de président autoritaire, comme ce mardi 6 mars lors de sa visite de l'Enap (École nationale d'administration pénitentiaire) à Agen ?
Un discours qui laisse muette la gauche, mais qui ne passe pas du tout auprès de l'opposition, comme l'indique ce tweet  de Nadine Morano.

Le chef de l'État a expliqué à Agen qu'il proposait une troisième voie entre "laxisme" et "répression", en dénonçant des prisons qui "déshumanisent" et sont des "écoles du crime". Ces derniers mois, le chef de l'Etat avait en effet déjà annoncé vouloir à la fois qu'une peine de prison prononcée soit réellement exécutée et développer de manière "massive" les peines alternatives. 
Mardi, Macron en a donc dit plus sur sa profonde réforme du système des peines, qui proscrira les peines de prison courtes, mais assurera l'application effective de celles de plus d'un an, tout en multipliant les alternatives en milieu ouvert.
"Entre les laxistes qui voudraient que personne ne soit puni et les vrais durs qui seraient pour emprisonner les gens quelles que soient les mauvaises conditions, je ne crois à aucune de ces options car cette vision manichéenne dispense d'une vraie réflexion sur le contenu moral et politique que nous devons donner au sens de la peine", a-t-il déclaré.

Car ce n'est pas une "fake news"... 

Belloubet est-elle même aux mains de son administration.
Dans un contexte de crise des prisons, Macron soutient "pleinement" Belloubet, laquelle, toute technicienne qu'elle soit, s'est rendue impopulaire dans le milieu carcéral.

VOIR et ENTENDRE cette analyse en date de janvier 2018, avec Pierre Jacquemain, rédacteur en chef de la revue Regards, Jean-Sebastien Ferjou, directeur de la publication d'Atlantico, Bruno Jeudy, éditorialiste politique et Emmanuel Lechypre, éditorialiste économique de BFM Business, le jeudi 25 janvier 2018, présenté par Nathalie Levy, sur BFMTV :



Les islamistes radicalisés en détention pourront-ils vraiment voter depuis leurs cellules ?

Emmanuel Macron souhaite que les peines de 1 à 6 mois puissent être exécutées hors des établissements pénitentiaires

Résultat de recherche d'images pour "macron taubira"
Cette disposition de son "plan prison" fait aussi hurler au laxisme. On imagine bien que l'indignation ne monte pas des rangs du parti présidentiel. Il faut que ce soient  Marine Le Pen ou Eric Ciotti qui dénoncent cette proposition. 

Un reproche qui a souvent été adressé à l'ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira. "Emmanuel Macron fait du Taubira; il se trompe, on est dans l'artifice. 


Après ce plan il y aura moins de personnes en prison, et plus de délinquants qui effectueront leur peine chez eux ou qui seront en liberté", a réagi le député Les Républicains des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti sur BFM TV.

dimanche 18 août 2013

Les rêves éveillés des ministres de Hollande pour 2025

Le futur de la France dans les boules de cristal des ministres, sous l'effet du rosé

Incités à partager leurs élucubrations estivales
devant un petit rosé de Provence, 
cinq ministres dont Manuel Valls, Arnaud Montebourg ou encore Cécile Duflot, ont livré leur vision très idéalisée de ce que pourrait être "la France de 2025".
Le Point a mis en ligne cinq de ces synthèses, alors que le président de la "gauche sociale" prendra lundi le chemin du retour, de la Lanterne sur le domaine du Château de Versailles à l'Elysée: il est donc légitime que le peuple se demande pourquoi il a pris la Bastille. 

La rentrée commence par un soi-disant "séminaire" à l'Élysée qui ne sera en vérité qu'un apéro de recadrage visant à redorer une cohésion ébranlée par la nouvelle querelle entre l'Intérieur et la Justice, mais un concours du meilleur bronzage, pour les autres. Certains ministres sont tellement allumés que leurs productions ne sont pas simplement très inventives, mais rien moins que des enfumages de première.

Sur le thème de l'innovation et des technologies nouvelles, l'objectif fixé par les conseillers en communication élyséens est clairement de "préparer la France dès aujourd'hui à relever les défis qui seront les siens dans dix ans, à travers un diagnostic mettant en exergue ses forces et ses faiblesses": ça se veut jeune et dynamique. Alors voyons ensemble jusqu'où peut aller l'intox, lorsqu'un pouvoir ne donne aucune limite au mépris de son auditoire.

Voici quelques traumatisés du soleil du sud


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Pierre Moscovici, le ministre des Finances, commence très fort, jugeant "réaliste" un retour au plein emploi dans la France de 2025, qui devrait avoir "pleinement recouvré sa souveraineté budgétaire". Pourtant, la cinquième puissance économique mondiale n'occupera plus, selon lui, que "la huitième ou neuvième place". Le ministre met aussi en garde contre l'utopie du modèle industriel allemand, qui selon lui serait "sans doute idéal à court terme (...), mais ne correspondra plus à l'état de l'économie mondiale dans dix ans".

Très connecté, Manuel Valls promet des "forces de l'ordre 3.0 efficaces [allusion au Web 2.0], proches de la population et à la pointe des avancées technologiques". Sans en aviser Marylise Lebranchu, le ministre fait d'autres suggestions, comme la création de "maisons de l'État", qui devraient remplacer les sous-préfectures dans les zones dépeuplées. Valls entrevoit aussi "l'élection au suffrage universel" dans les principales intercommunalités
En revanche, le ministre de l'Intérieur appréciera sans doute modérément l'obsession de sa collègue de la Justice.

Christiane Taubira continue de vouloir vider les prisons: pour lutter contre la surpopulation carcérale, elle ne démord toujours pas de la nécessité du "développement des peines alternatives à l'incarcération", malgré son absence de financement. Dans une note publiée par le Monde, qui a fait l'effet d'une bombe politique dans la torpeur du pont du 15 août, le chouchou du président s'était déjà vivement inquiété de son projet de réforme pénale, réclamant en catimini l'arbitrage de François Hollande. Pour 2025, Taubira espère des peines "qui ont du sens, réparatrices pour les victimes, sanctionnant à sa juste mesure l'auteur de l'infraction et permettant l'insertion ou la réinsertion de ce dernier". 

Cécile Duflot a écrit le conte de Noël d'une France où l'accès au logement "pour chacun ne sera plus un facteur de stress ou d'incertitude, mais une étape plaisante de la vie". Et la ministre de se laisser aller à l'auto-congratulation : qui le ferait , sinon elle, les clandestins mal-logés venus d'Afrique sub-saharienne?  "Dans le cadre des lois adoptées entre 2012 et 2014, les logements vacants seront devenus très rares" et "6 millions de logements auront été édifiés", élucubre-t-elle, sous l'effet d'un joint?  La magicienne conclut par la promesse qui résume tout : "Chacun dispose d'un toit et d'un environnement de qualité". C'est comme si c'était fait !

Pour la bonne bouche enfin, voici venir le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourgde son pas chaloupé sur coussin d'air, saluant de la main comme la défunte reine-mère d'Angleterre. Il lui paraît naturel de réaliser ce qu'il a échoué à faire en quinze mois d'état de grâce passés à insulter ses interlocuteurs et menacer les entrepreneurs, dont le patron US des pneus Titan, Mittal ou la famille Peugeot
Il augure donc allègrement le retour de son pays "dans le concert des grandes nations industrielles" avec une balance commerciale qui dégagera "un excédent positif structurel". 
Fruit de la recherche ...Peugeot
Dans le genre politique-fiction, Montebourg annonce que des chercheurs et industriels français ont mis au point le "véhicule 2 litres/100 km", annoncé par Ayrault en 2012, l'un des "plus commercialisés en Europe à partir de 2017". Bien que le projet soit à l'état d'esquisse, le matamore évoque un programme "Usine du futur" qui, dit-il, aurait déjà "permis d'amener nos industries aux meilleurs standards et de définir un modèle français de production qui après Ford et Toyota fait figure de modèle mondial". 
Enfin, grâce à "l'allégement du coût du travail, de nombreuses PME ont crû pour devenir des grands groupes".

La majorité présidentielle prend plus que jamais ses désirs pour des réalités

Il s'agit de dresser un rideau de fumée sur un certain nombre de dossiers chauds qui attendent le gouvernement avec, au sommet de la pile, la préparation du budget 2014 et la réforme des retraites, sujets explosifs. 
Sur ce point, Jean-Marc Ayrault devrait dévoiler ses intentions fin août avant la présentation officielle d'un projet de loi début septembre. 
A l'opposé des vendeurs de rêve, 70% des Français réclament des emplois. Mais Sapin, le ministre du Travail, malgré sa face lunaire,  a-t-il jamais fait rêver ? 
On demande à voir sa copie !

Une journée de mobilisation syndicale est déjà prévue, le 10.

dimanche 28 avril 2013

La fusillade d'Istres met Taubira au centre d'une polémique

La justice de Taubira a-t-elle été à la hauteur ?

Mise en cause de l'idéologie de la ministre de la justice
 
La personnalité et les antécédents judiciaires du tueur de 19 ans qui a abattu jeudi trois personnes à Istres (Bouches-du-Rhône) suscitent un début de polémique.

Le tireur faisait l'objet d'une procédure de placement sous bracelet électronique après avoir été condamné, en août 2012, pour la découverte d'une arme prohibée dans sa voiture.
"Les cinq mois d'emprisonnement qu'il se devait d'effectuer étaient en cours de mise à exécution sous forme de bracelet électronique après qu'il ait été vérifié qu'il présentait bien les conditions pour bénéficier de cette alternative à l'incarcération", a affirmé samedi à la presse le procureur-adjoint d'Aix-en-Provence, Denis Vanbremeersch.

Le magistrat a toutefois réfuté que le jeune homme soit passé entre les mailles du filet judiciaire
.
"Après coup, on a toujours l'envie d'analyser pourquoi on n'a pas anticipé telle ou telle dérive mais on ne peut pas demander à la justice de tout prévenir", a-t-il jugé, une nouveauté depuis mai 2012 !

Les premiers éléments de l'enquête ont montré que ce fana d'armes avait depuis plusieurs mois confié ses intentions meurtrières à un proche. Adepte de jeux de guerre sur internet, il est aussi établi que c'est sur internet qu'il s'est procuré son arme.
Selon le magistrat, la justice n'est pas davantage responsable de la facilité apparente avec laquelle le tireur a pu se procurer une arme de type kalachnikov.
"C'est bien par le biais d'internet qu'il a acquis l'arme et les éléments qui lui ont permis de la remilitariser", a-t-il confirmé. Il a précisé que le tireur n'en était pas à son coup d'essai et qu'il s'était même fait une "spécialité d'acquérir des armes neutralisées" sur la toile, puis de les remettre en état de fonctionner. Autant d'éléments à charge contre les juges qui ont opté pour le bracelet électronique.

Le juge accable le jeune pour se décharger de toute responsabilité

En apparence, le jeune homme respectait les dispositions légales auxquelles il était assujetti. Il a ainsi respecté le contrôle judiciaire qui lui imposait de pointer deux fois par mois au commissariat d'Istres, ce qu'il a encore fait la veille de la tuerie. Mais il ne faudrait évidemment pas y voir un froid calcul de la part du tueur et donc la pleine possession de ses moyens !

"Parallèlement, il a pourtant poursuivi ses achats d'armes, qu'il a pris soin de dissimuler, soit au domicile de ses parents, soit en les enterrant", a insisté Denis Vanbremeersch.

D'ailleurs, les premiers éléments du dossier font apparaître que le criminel n'a  pas fait l'objet de soins psychiatriques et qu'il était titulaire d'une licence de tir sportif pour laquelle un certificat médical lui a été délivré.

Le club de tir d'Istres a pris les mesures que d'autres n'ont pas prises.
Il a en effet exclu le jeune à la suite de sa condamnation pour port d'arme prohibé, en août 2012.

La version des faits, selon le tueur 

Au cours de sa garde à vue, l'auteur de la fusillade a expliqué qu'il a parcouru une distance non précisée la kalachnikov à la main après l'avoir déterrée. Il a ensuite fait feu et tué deux voisins de 35 et 45 ans occupés dans leurs jardins.

Il a ensuite stoppé une voiture et demandé à la conductrice de le conduire à Paris. Devant son refus, il a fait feu sur le pare-brise du véhicule, blessant légèrement la conductrice à la main et à l'oreille.

Il a arrêté une deuxième voiture conduite par un sexagénaire, qu'il a abattu d'une rafale d'arme automatique.

Le directeur interrégional de la police judiciaire est un psy...
Christian Sainte analyse les faits: "Il est dans un registre où il joue depuis des années sur des jeux de guerre. Il est parti sur ce schéma".

A Istres, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Marseille, l'heure était samedi au recueillement: une marche blanche en hommage aux trois victimes a rassemblé près de 3.000 personnes.

Karl Rose serait un solitaire sans aucune idélogie

Le tireur soutient "n'être militant de rien", n'avoir aucune conviction politique ou religieuse et ne se revendique d'aucune idéologie ni d'aucun courant de pensée.

Il affirme avoir agi seul. "C'est quelqu'un qui a conscience de la gravité des faits commis. il coopère avec son intelligence et son système de défense", a précisé le procureur adjoint.

Le parisien placé en garde à vue jeudi à Paris, après que l'auteur de la fusillade eût livré son nom aux enquêteurs, devait être libérée sans qu'aucune charge ne soit retenue à son encontre.
Les deux hommes avaient l'habitude de correspondre par téléphone et de jouer en réseau sur internet depuis cinq ans. Le tireur avait révélé à son compagnon de jeu son intention de tuer mais ce dernier ne l'avait pas pris au sérieux, jugeant qu'il s'agissait de "délires de post-adolescent"...

Et quelle est la part de responsabilité de la ministre de la Justice ?

Une probable mise en examen pour "assassinats et tentative d'assassinat" devait être prononcée contre le tueur après qu'il ait été déféré samedi après-midi devant un juge.

Christiane Taubira détient les clés de nos vies. Et de nos morts.
Face aux centres de détention surpeuplés, la garde des Sceaux soutient que "nos prisons sont pleines, mais vides de sens." Elle entend donc développer massivement les peines alternatives. Un changement profond de la politique pénale française… qui demande beaucoup de moyens.

Sa circulaire diffusée aux parquets entend lutter contre la surpopulation carcérale de plusieurs manières. 
D’abord en limitant le recours aux peines planchers, ces sanctions automatiques contre les récidivistes. Taubira a en conséquence demandé aux procureurs d’ "individualiser" les décisions en n’optant pour la prison ferme "qu’en dernier recours", avec notamment l'idée pré-conçue qu'un jeune ne peut être dangereux... 
La ministre de la Justice encourage aussi à freiner les comparutions immédiates, accusées d'être hâtives et prononcées à tour de bras.
Et l'idéologue enjoint enfin les parquets à "faire de l’aménagement des peines une priorité de politique pénale". Cette priorité est défendue au nom de la lutte contre la récidive, considérant que les taux de "rechute" seraient inférieurs parmi les condamnés ayant bénéficié d’un aménagement partiel ou ...total de leur peine., soit un condamé sur cinq.Mais cet affichage suppose des moyens que Taubira n'a pas débloqués.

La tuerie d'Istres soulève la question du placement sous surveillance électronique mobile 
Alors que la majorité des peines alternatives sont peu utilisées, le bracelet électronique, ou Psem, l'est bien davantage du fait de son coût très avantageux. Il a donc connu un boom (9 000 personnes aujourd’hui, contre la moitié il y a deux ans). 
Outre les motivations idéologiques de la politique judiciaire de la gauche, les questions de coûts exposent les Français aux doux tueurs et violeurs. 
Christiane Taubira aura à répondre aux deux délires idéologiques de la gauche qui a fait trois morts cette semaine à Istres.

Taubira a mérité son affichage au "mur des cons" du Syndicat de la magistrature. 
Et pourtant...