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vendredi 21 février 2020

GriveauxGate Leaks : Piotr Pavlenski assume seul la diffusion de la vidéo mettant sa compagne en cause

L'élégance de l'activiste anti-Poutine ne réussit pas à séduire ce proche de Macron...

Son initiative contre la double vie de l'hypocrite ex-candidat LREM à la mairie de Paris n'était que le "début" d'un projet de "porno-politique"

"J'ai volé cette vidéo".
Dans un entretien à la presse internationale (CNN), l'activiste russe admet avoir subtilisé les vidéos de harcèlement sexuel de Benjamin Griveaux sur sa petite-amie, Alexandra de Taddeo, tandis que l'ancien porte-parole du gouvernement (novembre 2017-mars 2019) - auprès du premier ministre Edouard Philippe, dont le successeur à la mairie du Havre, Luc Lemonnier, est, quant à lui, poursuivi pour des vidéos porno de harcèlement sexuel  - dénonce une atteinte à sa vie privée - sans dépôt de plainte -, à propos d'un selfie de masturbation adressé sur un réseau public.

Piotr Pavlenski ne se fait pas prier pour passer aux "aveux". 
Après l'interpellation du couple et sa mise en examen dans l'affaire de la diffusion des sextos porno où Benjamin Griveaux se dévoile, l'activiste russe et sa compagne ont été remis en liberté, mais placé sous contrôle judiciaire, alors que le "cinéaste" de clips porno poursuit sa carrière. 

Jeudi, le chevaleresque réfugié politique, protégé du socialiste Bernard Cazeneuve, soutien déclaré d'Anne Hidalgo dans la même campagne des municipales, s'est accusé du vol des sex-tapes sordides adressées par Griveaux à sa compagne, Alexandra de Taddeo. La jeune femme "ne savait pas qu['il avait] découvert et volé la vidéo" en question, a également affirmé le trentenaire dans un entretien à la chaîne CNN.

Selon ses déclarations, c'est en novembre dernier qu'il a remarqué le fichier compromettant sur l'ordinateur de sa compagne. Mais il ne lui a pas tout de suite confié son intention de diffuser la vidéo de Benjamin Griveaux. "Je lui ai montré ce que je faisais après publication" du contenu, a-t-il précisé à CNN. 
Depuis le début du scandale, Alexandra de Taddeo dément toujours un rôle actif dans la diffusion des films 'trash' mettant en scène l'ancien candidat à la mairie de Paris en vedette du porno amateur.
 
De son côté, Piotr Pavlenski se déclare ravi de son coup. 
Auprès de la chaîne démocrate de télévision américaine, il réitère ses menaces du début de l'affaire Griveaux : "pour moi, ce n'est que le début". Il a toutefois entretenu le suspense - et l'angoisse - de la classe politique sur les prochains épisodes du feuilleton.

La maîtresse de Griveaux n'avait pas confiance

Devant les enquêteurs, Alexandra de Taddeo avait indiqué que Griveaux était entré en contact avec elle en mai 2018, alors qu'il était encore porte-parole du gouvernement, avant d'annoncer la naissance de son troisième enfant sur les réseaux sociaux, le 24 mai 2019. Ils avaient alors commencé des échanges de messages et vidéos intimes en privé, révèle Le Parisien. 
Pour expliquer pourquoi elle avait décidé de garder les séquences vidéos échangées, la jeune femme a indiqué lors de sa garde à vue : "Je savais que si sa femme ou quelqu'un d'autre apprenait sa relation, il n'hésiterait pas à m'enfoncer et ne me défendrait pas. Donc, je voulais me préserver".

La justice continue de prendre Griveaux pour une victime.
Tandis que Griveaux n'est pas inquiété pour ses obscénités, Piotr Pavlenski et Alexandra de Taddeo ont été mis en examen le 18 février pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "diffusion sans l'accord de la personne d'un enregistrement portant sur des paroles ou images à caractère sexuel".

vendredi 24 janvier 2020

Remise en liberté du chauffard qui a tué deux fillettes dans l'Aisne

Et n'allez pas accuser la justice de laxisme..

Vincent M. a été placé sous contrôle judiciaire, dans l’attente de son procès en appel, prévu début février.

Indulgence pour les crimes de la route,
sévérité pour les viols

Après seulement deux ans, une année pour chacune de ses petites victimes, Vincent M. se présentera libre à son nouveau procès, prévu le 3 février prochain devant la cour d’Appel d’Amiens.

L'automobiliste impliqué dans l'accident qui a coûté la vie à deux fillettes de deux et trois ans en avril 2018 à Festieux (Aisne) a été remis en liberté mardi, a-t-on appris de sources proches du dossier, confirmant des informations de L'Union.

Le 21 novembre  dernier, Vincent M. avait été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour homicides et blessures involontaires par le tribunal correctionnel de Laon. Une peine assortie d'un mandat de dépôt, ce qui avait valu au conducteur d'être incarcéré à l'issue de l'audience. Mais ce dernier avait aussitôt fait appel.

Dans l'attente de son nouveau procès, c'est donc sous le régime de la détention provisoire que le prévenu a été maintenu derrière les barreaux. Lundi, la cour d'Appel d'Amiens examinait sa demande de mise en liberté. Et a donné son accord, mardi, à sa libération sous contrôle judiciaire, avec interdiction notamment de conduire tout véhicule à moteur et d'entrer en contact avec les personnes entendues dans le cadre de la procédure.

La douleur de la famille des fillettes

Nadia Karmel, la mère des deux victimes, n'a pas été encouragée à réagir. "La famille prend acte avec douleur de cette décision de remise en liberté à quelques jours du procès en appel", a répondu l'avocat de la mère de la famille, Me Philippe Courtois, dans un communiqué. "Nous démontrerons une nouvelle fois le comportement routier dangereux de ce conducteur qui a ôté la vie de deux petites filles et blessé grièvement leur mère et leur jeune frère, afin d'obtenir a minima la confirmation de la décision de première instance".

Une émotion "difficile à comprendre" pour Me Gérard Chemla, l'avocat du prévenu. "La cour d'Appel d'Amiens s'est contentée de faire du droit. Sans se prononcer sur le fond, elle a simplement confirmé que rien ne justifiait de maintenir mon client en détention provisoire, au regard des critères" prévus par l'article 144 du code de procédure pénale, a commenté l'avocat rémois.


mercredi 20 février 2019

Affaire Benalla : le contrôle parlementaire du Sénat dérange LREM

La députée Aurore Bergé incrimine la commission d'enquête sénatoriale

La commission d'enquête du Sénat "a voulu faire de la politique" et crée un "précédent dangereux", 

Résultat de recherche d'images pour "Aurore Bergé Macron"
accuse la porte-parole de La République en marche, avant même que les sénateurs rendent dans la matinée leur rapport sur l'affaire Benalla. 

"Il y a peu de sérénité dans ce dossier depuis le début et il y a beaucoup de volonté politique, assure-t-elle. "On l'a vu avec la commission d'enquête au Sénat", selon la députée des Yvelines, sur RFI. 
"Je pense que ça pose un précédent qui est quand même dangereux, ce n'est pas à l'Assemblée ni au Sénat de rendre la justice sur quelque affaire que ce soit", a mis en garde cette membre de l'équipe de campagne d'Alain Juppé pour la primaire de la droite et du centre de 2016.

La députée de la majorité entend limiter les pouvoirs des sénateurs

"C'est dangereux et, de fait, le Sénat a voulu faire de la politique," dénonce-t-elle. "Ils ont le droit de le faire, concède-t-elle pourtant dans le même temps. "Mais qu'il faut respecter quand même la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice", a insisté la députée.

Dans la crainte de l'exercice d'un contre-pouvoir parlementaire, elle 
"Sinon ça veut dire qu'on va créer des commissions d'enquête systématiquement pour doublonner des enquêtes en cours, que ce soit sur monsieur Benalla ou qui que ce soit ?", a soupçonné chez ses collègues parlementaires la députée, fille de Alain Dorval,
Résultat de recherche d'images pour "Peg-Leg Pete"
un acteur cantonné au doublage de voix d'acteurs étrangers: il est notamment connu pour être la voix française régulière de Sylvester Stallone. Dans les films d'animation, il est la voix de Pat Hibulaire, gros chat noir, malfaiteur, spécialiste d'entreprises malhonnêtes en tout genre.

"La justice avance, travaille; il faut qu'elle le fasse le plus sereinement possible", a-t-elle conclu, tentant ainsi de jeter le discrédit sur des représentants de la nation.
Un plaidoyer déconnecté, au moment où le président Macron fait durer l'entre-soi de son "grand débat national", tandis que que le peuple des ronds-points réclame, quant à lui, un droit de regard renforcé sur le fonctionnement des institutions et notamment le RIC, référendum d'initiative citoyenne.
La commission des Lois du Sénat présente mercredi son rapport d'enquête sur l'affaire Benalla

Membre de la commission des
Affaires culturelles et de l'Education
La porte-parole des députés de la majorité présidentielle s'inquiète des conclusions des membres de la commission, pourtant soucieux de limiter scrupuleusement leurs investigations au champ qui est le leur, dans l'affaire qui met en cause l'ex-homme de confiance du président, chargé de mission de l'Elysée, soupçonné d'avoir menti sous serment et placé la veille derrière les barreaux.

Après sept mois de révélations, un juge a décidé mardi de placer en détention provisoire l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire, dans l'enquête sur les violences du 1er mai 2018 à Paris qui lui vaut d'être mis en examen.


dimanche 3 février 2019

Plusieurs dizaines d'avocats dénoncent les "dérives" dans le traitement judiciaire des "gilets jaunes"

Dans une tribune, 59 avocats exposent les difficultés majeures qu'ils rencontrent à exercer correctement les droits de la défense 

Plusieurs dossiers de "gilets jaunes" sont exposés à ces "dérives", expliquent-ils dans une tribune publiée sur franceinfo

Deux "gilets jaunes" postés devant le TGI de Valence (Drôme), le 26 décembre 2018.
59 avocats* communiquent leurs inquiétudes.
Les droits de la défense sont-ils bafoués si on porte un gilet jaune ? Alors que, début janvier, plus de 5 000 personnes ont fait l'objet d'un placement en garde à vue depuis le début du mouvement, donnant lieu à plus de 800 comparutions immédiates, les avocats des "gilets jaunes" se disent inquiets. 

Dans une tribune publiée, samedi 2 février, sur franceinfo, 59 avocats* mettent en garde contre "les dérives" qu'ils ont pu constater dans le traitement de ces dossiers. Expulsions et délogements "totalement illicites", auditions sans présence d'avocats, grande sévérité des peines prononcées... Ces avocats alertent sur d'éventuelles "atteintes aux droits individuels et aux libertés publiques dans notre pays". Ils s'expriment ici librement.
"Notre pays traverse une période de contestation inédite sous la Ve République depuis le 17 novembre 2018. De manière tout aussi inédite, les juridictions, principalement pénales, sont particulièrement sollicitées afin de statuer, dans des conditions parfois discutables, sur la culpabilité ou l'innocence de justiciables qui, pour un grand nombre d'entre eux, n'ont jamais eu à connaître les instances judiciaires pénales ni même les services de police et d'enquête. Les gardes à vue sont légion et ont lieu dans des conditions qui inquiètent nombre d'avocats, auxiliaires de justice mais aussi défenseurs des libertés publiques et individuelles. 
Par la présente tribune, nous, avocats signataires, entendons alerter quant au danger que constituent ces procédures faites souvent dans l'urgence et visant principalement à gonfler, souvent de manière artificielle, des chiffres qui seront annoncés par le ministère de l'Intérieur.
Des "gilets jaunes" dissuadés de recourir à la présence d'un avocat
En amont de toute poursuite et sans décision judiciaire, nous avons pu constater la violation délibérée des droits de manifestants par des expulsions et délogements totalement illicites et en ayant recours à la force publique. Nous avons constaté des poursuites pour des motifs saugrenus telle qu'occupation illicite du domaine public alors que les personnes poursuivies n'avaient fait que stationner quelques minutes aux alentours d'un rond-point.
Certains encore ne sont pas tenus informés des suites judiciaires décidées par le seul parquet : soit de remise en liberté, soit de leur présentation devant un procureur de la République alors que l'avocat doit être averti de celles-ci.
Pire encore, tant dans le cadre des auditions libres que durant les gardes à vue, nombre de "gilets jaunes" indiquent que des enquêteurs les ont dissuadés du recours à l'assistance d'un avocat en arguant que si l’avocat intervenait, ils seraient remis en liberté beaucoup plus tardivement. Nombre de personnes ont donc renoncé au droit essentiel de la présence d'un avocat à leurs côtés, espérant ainsi une sortie plus rapide de garde à vue ou bien la clémence des services judiciaires. 
Des comparutions immédiates devenues la norme

Nous tenons ici à rappeler que nombre de "gilets jaunes" n'ont jamais eu à connaître auparavant la justice pénale. Après des enquêtes souvent rapides, des investigations réduites au minimum et des prolongations de garde à vue dites de "confort", les gardés à vue sont fréquemment déférés lors de comparutions immédiates. Ces procédures où le mis en cause est jugé immédiatement après une garde à vue par définition éprouvante, sont habituellement réservées aux personnes ayant des antécédents judiciaires, pour des affaires relativement évidentes et relevant d'une gravité certaine.
Pour autant, s'agissant des "gilets jaunes", nous avons pu voir ce choix procédural du parquet être mis en œuvre pour des affaires plus complexes, pour des personnes sans aucun antécédent et s'agissant d'affaires ne présentant pas la gravité habituellement retenue pour ce choix procédural (dégradations, outrages...). 
Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, d'autres membres de l'exécutif mais aussi le président Emmanuel Macron ont indiqué dans des tweets ou par voie de presse que des réponses judiciaires sévères seront apportées par la justice. Cette sévérité ainsi demandée aux magistrats du siège pourrait constituer une atteinte à leur indépendance.
Cependant, il semblerait que certains magistrats ne s'émeuvent pas des consignes des pouvoirs publics et adhèrent à cette sévérité en prononçant des peines fermes avec mandat de dépôt en ne tenant pas compte des critères habituels, notamment celui de la personnalisation de la peine et son adaptation au profil et aux faits reprochés et ce alors que les mis en cause n'ont jamais été condamnés. 
Des contrôles judiciaires "très contraignants"

De manière tout aussi fréquente, sont mises en place des procédures de convocation par procès-verbal remis par les procureurs et donc plaçant les mis en cause sous contrôle judiciaire parfois de longs mois avant leurs jugements. Ces contrôles judiciaires, très contraignants, portent parfois des obligations ayant des conséquences graves, comme des interdictions de paraître dans certaines villes alors qu'il s'agit du lieu de travail des mis en cause, ou encore des obligations de soins sans lien avec les faits reprochés ou même des interdictions de conduire tout véhicule bien que sans lien avec les faits reprochés. Nous avons même pu constater une interdiction de quitter le domicile entre certains horaires !
Certains avocats et aussi des magistrats du siège constatent aujourd'hui cette sévérité pénale et manifestement souvent inadaptée, et s'en émeuvent.
L'identification de policiers mis en cause est longue et laborieuse, les poursuites rares, dans le cadre de procédures excluant les avocats (enquêtes préliminaires, enquêtes internes) de sorte qu'à ce jour, à la connaissance des avocats signataires, aucune poursuite pénale n'a abouti concernant des violences policières. Nous dénonçons par ailleurs des comportements qui posent question de la part des services de police quant à la présence de certains avocats, qui ont pu s'émouvoir de pratiques policières qu'ils constataient et qui ont fait l'objet eux-mêmes de mesures coercitives particulièrement inquiétantes. Nous pensons notamment à notre confrère de Nancy.
Enfin, à l'instar de plusieurs parlementaires, nous sommes particulièrement inquiets quant au projet de loi actuellement en discussion dit "anti-casseur" qui nous semble contraire à nombre de principes fondamentaux. Le cas échéant, nous envisageons de saisir, par la voie de la question prioritaire de constitutionnalité le Conseil constitutionnel, afin de déterminer si les libertés publiques, le droit européen et les textes fondateurs de notre République ne sont pas transgressés par l'application de la loi si elle restait en l'état.

Nous, avocats signataires, tenons à alerter quant aux dérives que nous constatons et qui semblent porter atteinte aux droits individuels et aux libertés publiques dans notre pays.

* Liste des 59 signataires : 

Sophia ALBERT-SALMERON, avocate à Avignon - Khalida BADJI, avocate à Clermont-Ferrand - Georges BANTOS, avocat à Marseille - Betrand BEAUX, avocat à Montélimar - Myriam BERLINER, avocate à Paris - Marjorie BEREZA, avocate à Strasbourg - Avi BITTON, avocat à Paris - Sandrine BLEUX, avocate à Cambrai - Alexandra BODEREAU, avocat à Arras - Annabelle BOURG, avocate à Clermont-Ferrand - Joëlle CABROL, avocate à Toulon - Christine CASABIANCA, avocate à Aix-en-Provence - Brigitte CHARLES, avocate à Nice - Régis DE CASTELNAU, avocat à Paris - Cyril DE GUARDIA DE PONTE, avocat à Perpignan - Philippe DE VEULLE, avocat à Paris - Christine CLAUDE-MAYSONNADE, avocate à Tarbes - Clotilde COURATIER-BOUIS, avocate à Paris - Mathieu CROIZET, avocat à Paris - Mathilde SANSON, avocate à Rouen - Estelle DELATTRE-ARENA, avocate à Béthune - Richard DOUDET, avocat à Limoges - Aziza DRIDI, avocat à Grasse - Christophe DUMEZ, avocat à Montpellier - Anne DUNAN, avocate à Toulon - Alix ESTUBLIER-ADAMO, avocate à Toulon - Mazen FAKIH, avocat à Paris - Yoave FENNECH, avocat à Toulon - Olivier FERRI, avocat à Toulon - Saphia FOUGHAR, avocate à Nîmes - Mireille GODARD, avocate à Aix-en-Provence - Charline GAIA, avocate à Toulon - Guylène GRIMAULT, avocate à Evreux - Charlotte GRUNDMAN, avocate à Paris - Anne GUTTADORO, avocate à Cannes - Marie-jeanne KAHN, avocate à Montpellier - Jacques LABROUSSE, avocat à Toulon - Charline LHOTE, avocate à Colmar - David LIBESKIND, avocat à paris - Alfonso M.DORADO, avocat à Paris - Christophe MACONE, avocat à Toulon - Alexandra MAILLOT, avocat à Saint-Denis (La Réunion) - Melissa MARIAU, avocate à Rennes - Sandra MOLINERO, avocate à Rouen - Nathalie MOULINAS, avocate à Tarascon - Léa N'GUESSAN, avocate à Paris - Michèle NAUDIN, avocate à Marseille - Salomé PERRIER, avocate à Nîmes - Sandrine RAGALD, avocate à Saint-Aimé (Martinique) - Elisabeth RAMACKERS, avocate à Nîmes - Virgile RENAUD, avocat à Marseille - Anouk ROZZI, avocate à Dijon - Lizzie SACCHERO, avocate à Toulon - Karim SEBIHAT, avocat à Paris - Maïdou SICRE, avocat à Toulouse - Anthony SUTTER, avocat à Mont de Marsan - Cendrine TOBAILEM, avocate à Perpignan - Karine VICENTINI, avocate à Saint Quentin - Prisca VITALI, avocate à Marseille.


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lundi 28 janvier 2019

Arrestation de quatre Gilets jaunes, sur des soupçons de projet d'incendie d'un péage

Les Gilets jaunes sont-ils victimes d'un montage policier visant Eric Drouet, figure emblématique de leur mouvement ?

Tous les moyens semblent bons pour décapiter le mouvement

Des
Le joueur de poker de la Place Beauvau est-il à la manoeuvre ? 
Agés de 35 à 46 ans, quatre hommes ont été interpellés mercredi 23 janvier sur des soupçons : ils auraient voulu détruire un péage dans la Drôme et de s'en prendre aux forces de l'ordre. Tous sont militants du mouvement des "gilets jaunes".

Quatre militants ont été interpellés mercredi 23 janvier et mis en examen pour "association de malfaiteurs", a-t-on appris seulement vendredi 25 janvier auprès du Parquet de Valence. 
L'un d'eux, présenté comme le meneur, a été écroué et trois autres ont été placés sous contrôle judiciaire. 
Ces mesures prises par le représentant du ministère de l'Intérieur interviennent à titre préventif, avant qu'aucun délit ou crime n'ait été commis. 

Leur arrestation a eu lieu dans le cadre d'une enquête, lancée en décembre dernier, après la découverte de deux bouteilles de gaz dans une voiture garée près d'un péage, dans la Drôme. 
Les bonbonnes n'ont pas explosé mais, dans la nuit, trois autres péages de l'autoroute A7 ont été pris pour cibles, dans le même département. Un commando d'une dizaine de personnes cagoulées ont incendié les locaux et volé des barrières. Les attaques avaient été filmées par les caméras de vidéo-surveillance


Mercredi, les gendarmes ont procédé à l'interpellation de sept autres personnes, qui ont été relâchées. 
Lors des perquisitions, les forces de l'ordre auraient découvert des armes non déclarées, dont des fusils et des munitions, ainsi que des cagoules et des explosifs artisanaux. 
Par ailleurs, la voiture dans laquelle se trouvaient les bouteilles de gaz a appartenu à Eric Drouet, l'un des leaders des "gilets jaunes", sauf qu'il l'avait revendue...

L'enquête aurait en outre mis au jour d'autres projets d'actions violentes, notamment contre des locaux de gendarmerie et de police. Les investigations se poursuivent.

Eric Drouet, le Gilet jaune à abattre

Résultat de recherche d'images pour "Eric Drouet"Ce chauffeur routier est l'une des principales personnalités médiatisées dès le début du mouvement. 
Avec Priscillia Ludosky, il est à l’origine de la pétition en ligne appelant à la baisse des prix des carburants lancée sur Facebook le 17 novembre 2018. Jacline Mouraud est quant à elle l'auteure d'une vidéo de colère devenue virale contre Macron.

Drouet est devenu le coeur de cible de la macronie politique et médiatique. 
Début décembre, pour avoir appelé les Gilets jaunes à "entrer" à l'Elysée pour être reçus par le président claquemuré au Château, il fait l'objet d'une enquête pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit " et "organisation d'une manifestation illicite". Le socialiste François Kalfon a alors accusé la police d'être "les auxiliaires" de LREM.

Le mois suivant, dans la soirée du 2 janvier, il est interpellé pour la troisième fois pour "vérification d'identité"et placé en garde à vue.
Résultat de recherche d'images pour "Eric Drouet"
Jérôme Rodrigues, Gilet jaune victime 
des ordres de fermeté de Castaner
Selon une source policière, l'interpellation a lieu alors qu'il se dirigeait vers les Champs-Elysées où il avait appelé d'autres sympathisants à se rassembler. Il était recherché pour avoir appelé, un peu plus tôt dans l'après-midi, dans une vidéo sur Facebook, à mener une "action" sur la célèbre artère parisienne. "Ce soir, on va pas faire une grosse action mais on veut choquer l'opinion publique. Je sais pas s'il y en aura qui seront avec nous sur les 'Champs'(...) On va tous y aller sans gilets", disait-il. Il a ensuite été placé en garde à vue pour manifestation sans déclaration préalable.

Selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche (dimanche 27 janvier), en dépit d'une Lettre aux Français, le 13 janvier 2019, trois one-man shows télévisés en longueur, entourés de maires sélectionnés, dans des département choisis (dont l'Eure, où Sébastien Cornu, ministre, et Bruno Questel, député LREM, a exercé ou exerce un mandat),

Quelque 66% des sondés jugent que la crise des "gilets jaunes" n'a pas changé la façon d'Emmanuel Macron d'exercer son mandat, contre 34% qui sont d'un avis contraire. 

Ce qui suggère que le combat doit continuer.
Les caractères de la présidence Macron que les sondés souhaiteraient voir changer en priorité sont 85% à citer "son attention aux préoccupations des Français", ce qui, en clair, renvoie au pouvoir d'achat, puis, à 80%, "sa manière de s'exprimer lorsqu'il est au contact des Français": non qualifiée, elle vise son arrogance de "monsieur je sais tout", mais incapable de faire la synthèse de ses fiches, pour 78%, sa politique économique et sociale et, pour 73%, sa façon d'incarner la fonction présidentielle, archaïque, florentine et autoritaire.

Au final, ce dimanche, alors que ses partisans tentaient, dans la rue, de stigmatiser ses opposants Gilets jaunes, sa popularité reste faible, à 27%, ce qui interpelle sur la légitimité de sa politique. Tandis que le Président gagnerait 3 points chez les "plutôt satisfaits" (22%), les "plutôt mécontents" augmentent d'un point à 32%. Son collaborateur de Matignon en perdrait 1, à 30%. 
Macron reste "impopulaire et minoritaire dans toutes les catégories de population, selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. 

Pour une embellie, après sa troisième prestation, à Valence, dans la Drôme (où le président LR de Conseil départemental est le suppléant du maire LR de Valence, tête de liste ...LR-UDI-MoDem-Société civile, et vice-président du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, observateur critique de Laurent Wauquiez, LR), il faut peut-être attendre son "Acte IV" télévisé par ses services devant ses partisans...

L’exécutif devait désigner un duo de "sages" pour assurer le bon déroulement du Grand débat national
des "gueux", dont sont exclus les maires RN, à la différence de ceux de la gauche extrême, co-piloté par deux membres du gouvernement, Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu : étaient pressentis Nicole Notat, l’ancienne patronne de la CFDT et Jean-Paul Bailly, ancien patron de la RATP puis de La Poste. 
Ce sont finalement cinq "garants" de son indépendance qui ont été désignés : Jean-Paul Bailly, Isabelle Falque-Pierrotin (CNIL), Pascal Perrineau (ex-directeur du CEVIPOF et membre du conseil d’administration de Public Sénat), Guy Canivet (ancien membre juppéiste du Conseil constitutionnel) et Nadia Bellaoui ( secrétaire générale de la Ligue de l'enseignement, confédération d'associations laïques ancrées à gauche).


mercredi 21 mars 2018

Sarkozy mis en examen sur des soupçons de financement illicite de campagne présidentielle

Une décision après cinq ans d'enquête sur un financement libyen présumé 

Deux jours de garde à vue mise en scène, suivis de mise en examen courue d'avance

Financement libyen : Nicolas Sarkozy mis en examenL'ancien chef de l'Etat a été mis en examen ce mercredi en fin de journée des chefs de corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens, selon une fuite à destination du journal Le Monde. Après cinq ans d'investigations, c'est un déblocage de l'instruction sur des soupçons de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par la Libye de Mouammar Kadhafi en 2007
Ce mercredi, à l'issue de vingt-six de garde à vue, l'ancien chef de l'État a été mis en examen, pour la deuxième fois, et placé sous contrôle judiciaire par Serge Tournaire, juge d’instruction pugnace au pôle financier du Tribunal de grande instance de Paris, après avoir fait ses preuves en Corse, en août 1993 (par D. Perben au gouvernement Balladur sous Mitterrand, gouvernement de cohabitation), puis Nice et à Marseille en 2003 (gouvernement Raffarin, sous Jacques Chirac).

Après une nuit passée à son domicile, vers 8h du matin, l'ex-président avait rejoint les locaux de l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre, pour être de nouveau auditionné, puis a été déferré devant les juges d'instruction Serge Tournaire, désigné par le président du Tribunal de Grande Instance de Paris, Aude Burresi et Clément Herbo. 

Le juge Tournaire cumule les dossiers incriminant la droite républicaine:
 en effet, il est également premier magistrat instructeur dans l'affaire touchant Penelope Fillon et les enfants du candidat de la droite, cette fois à la présidentielle de 2017. 

C'est encore ce juge que l'on dit intègre et indépendant qui plaça l'ancien président sur écoute 
 pendant près d'un an, violant ainsi les droits individuels de l'homme, un fait unique dans les pays démocratiques du monde occidental.

L'instruction avait été ouverte en 2013, mais Nicolas Sarkozy n'avait pas encore été entendu

Trois jours avant le déclenchement de l'intervention militaire franco-britannique en Libye qui va conduire au renversement de son père du pouvoir,  le 16 mars 2011, sans fournir de preuves, Saïf al-Islam Kadhafi assure que son père aurait financé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Le site Mediapart s'empresse de diffuser l'information, sans prendre le temps vérifier l'authenticité de ces allégations.
Nicolas Sarkozy dépose plainte contre Mediapart pour "faux et usage de faux", " recel de faux" et "publication de fausses nouvelles", puis Mediapart dépose plainte à son tour contre Nicolas Sarkozy pour "dénonciation calomnieuse." Le 30 mai 2016, les magistrats rendent une ordonnance de non-lieu au bénéfice de ...Mediapart.

Les accusations du sulfureux homme d'affaires franco-libanais, Ziad Takieddine, ont reçu l'oreille des trois juges.
Pour avoir recueilli ses déclaration, Fabrice L'Homme, journaliste du Monde, indiquait ce soir sur BFMTV, que l'individu qui murmure à l'oreille des juges lui avait certifié que Sarkozy n'avait jamais reçu d'argent de l'Etat libyen.  Avant de certifier le contraire à la justice.  Et Fabrice L'Homme de commenter : "On ne sait jamais quand il dit vrai"...

Ces magistrats instructeurs enquêtent depuis 2013 pour trouver des éléments susceptibles d'étayer leurs soupçons.
Les accusations - contradictoires - émanent dans un premier temps de l'homme d'affaires Ziad Takieddine et d'ex-dignitaires du régime dictatorial libyen, qui assurent que Nicolas Sarkozy aurait touché de l'argent de Mouammar Kadhafi pour le financement de sa campagne 2007. 

Mais deux témoins-clés à décharge sont hospitalisés. 
L'un, ex-trésorier de Kadhafi, Béchir Saleh, blessé par balle le 26 février dernier à Johannesburg en Afrique du Sud où il était réfugié depuis 2012, est soigné à Abu Dhabi. Le Libyen hospitalisé pour ses blessures aurait à présent quitté l'Afrique du Sud pour les Emirats arabes unis : une nouvelle domiciliation qui n'a pas pu justifier la prise de décision du juge, ce soir. Preuve que Serge Tournaire savait où il allait, avant la garde à vue qu'il a mise en scène.  
L'ancien directeur de cabinet du colonel Kadhafi, qui avait ensuite dirigé la Libyan Investment Authority, un fonds d'Etat servant à investir l'argent du pétrole à l'étranger, est sous le coup d'une notice rouge d'Interpol depuis la fin de la guerre en Libye.
Le magistrat instructeur misait en revanche beaucoup sur l'audition de l'homme d'affaires Alexandre Djouhri. Mais l'intermédiaire Alexandre Djouhri,  59 ans, est soigné à Londres après une attaque cardiaque. Les millions libyens, dont personne ne sait à ce jour s'ils ont en partie servi à financer la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy, ne portent pas chance à ceux qui, de près ou de loin, les ont approchés... 
En 2012, le corps de Choukri Ghanem, ex-ministre libyen du Pétrole et proche du colonel Kadhafi, avait été retrouvé dans le Danube à Vienne.

De quels faits nouveaux et convergents Serge Tournaire dispose-t-il donc   pour mettre Sarkozy en examen ?

Il ne reste au juge qu'un document libyen faisant état d'un financement par la Libye de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Mais ce n'est pas un élément nouveau, puisqu'il a été publié en mai 2012 par le site révolutionnaire trotskiste Mediapart et sujet à caution.   

Les accusations à son encontre ont été constamment démenties par le camp Sarkozy, mais ont valu à l'ancien président une mise sur écoute illicite.
Elles ont porté sur deux dossiers, Bettencourt et l'arbitrage Tapie-Crédit Lyonnais. Dans le premier, Sarkozy avait été placé sous le statut de témoin assisté, mais l'affaire s'est soldée par un non-lieu en sa faveur le 7 octobre 2013. Dans le deuxième, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir fait pression sur sa ministre de l'Economie, Christine Lagarde, pour qu'elle décide un arbitrage qui accéléra le règlement interminable du conflit. Cinq protagonistes de l'affaire sont toujours mis en examen pour "escroquerie en bande organisée".

Depuis, l'ex-secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a été mis en examen en mars 2016
et doit toujours s'expliquer sur le versement de 500.000 euros sur l'un de ses comptes.
Quant à Ziad Takieddine, il a été mis en examen dans ce dossier, pour "complicité de diffamation". 

Le juge Tournaire ne devrait plus pouvoir mettre cinq nouvelles années pour peser sur les prochaines présidentielles, une troisième fois.
Arrivé en 2009 au PNF, il est rattrapé par la limite légale autorisée à un même poste, dix années. Il devra donc mettre la surmultipliée. Mais on peut lui faire confiance. 
Pour Bernard Tapie, "Tournaire, ce n'est pas un ayatollah, mais c'est un dur à cuire qui ne recule devant rien", enquêtant toujours à charge. "Chez lui, les règles du Code pénal sont inversées : il faut prouver qu'on est innocent".
Selon le journaliste Benoît Rayski (Atlantico), "il est réputé proche du Syndicat de la Magistrature" (SM), "celui des "juges rouges"...

dimanche 24 avril 2016

Des activistes suspectés de violences sur des policiers

Deux militants de la CNT placés sous contrôle judiciaire

Les deux hommes que la police a arrêtés jeudi après avoir défoncé la porte du local de la Confédération nationale du travail sont suspectés d'avoir participé à une agression contre des policiers au cours d'une manifestation. Ce que ces révolutionnaires nient...
Une brève audience a eu lieu ce vendredi après-midi au tribunal correctionnel de Lille où ont comparu les deux militants suspectés de violences sur quatre policiers mercredi en marge de la manifestation contre la loi travail. La police les avait arrêtés après avoir dû défoncer la porte du local de la Confédération nationale du travail  (CNT) à coups de bélier. Le juge a reporté le procès au 25 mai pour leur permettre de préparer leur défense. La procureure avait réclamé une détention provisoire. Ils y échappent et sont placés sous contrôle judiciaire.

Ils n'assument pas

Ce qu’on reproche à Benjamin F., 30 ans – qui doit commencer un CDD de préparateur de commande le 2 mai –, et Martin D. 25 ans, chauffeur-livreur ? Le juge résume : des "coups de poing, des coups de pied, jets de cailloux, jets de cannettes et de pétard fumigènes" sur quatre policiers de la Brigade anticriminalité (BAC), dont un a subi un jour d’incapacité temporaire de travail.
Ils ne contestent pas les violences; ils disent qu’ils n’y ont pas participé: ce n'est pas eux, ce sont les autres !

"Quinze témoignages"

Le juge raconte la scène. La BAC est "agressée physiquement par un groupe". Des policiers "réussissent à se réfugier dans l’entrée d’une école de commerce rue de l’Hôpital-militaire".
Coups, cailloux, fumigènes, cannettes. Les policiers disent avoir repéré la veste en jean avec col de fourrure de l’un et la capuche noire et les lunettes de soleil de l’autre. Martin : "J’étais au niveau des banderoles, à 75 mètres du porche. J’ai des témoignages pour étayer mes propos. Je suppose qu’on me voit sur la vidéo surveillance." Benjamin dit qu’il était "avec Martin près des banderoles".
Leur avocate, Muriel Ruef : "J’ai 15 témoignages écrits de personnes [des camarades activistes?] qui me disent qu’ils sont restés près d’eux pendant la manifestation. Ces personnes n’ont rien à faire en prison," juge-t-elle.

Des récidivistes de l'agression de CRS

Martin a déjà été condamné à deux mois de prison avec sursis en 2012 pour violences avec armes, une matraque télescopique. "Une bagarre, dans laquelle j’étais autant victime", estime-t-il.
Benjamin également a déjà été condamné à deux mois avec sursis lui aussi, pour violences en réunion. "Une bagarre due à l’alcool à la braderie de Lille."
C’est ce qui permet à la procureure de réclamer une détention provisoire en attendant le procès. "Ce ne sont pas des novices. Ils sont en récidive légale tous les deux. Les manifestations vont continuer. Ils pourraient s’en prendre de nouveau aux services de police. On peut s’inquiéter des risques de représailles", souligne-t-elle. Elle ne les "trouve pas insérés de façon quotidienne" et suggère que la promesse d’embauche de Benjamin peut être "de convenance".
La juge est trop bonne: ils échappent à la détention provisoire, en attendant l’audience du 25 mai. "Nous avons tenu compte de votre situation professionnelle", dit le juge. En attendant, ils sont interdits "d’attroupement ou de manifestation"...
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